Titre
A MLLE ROSE de S... N... en lui envoyant des Vers Provençaux.
Titre d'après la table
Vers François et Provenceaux sur une Figure de Capucin en sucre,
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
422
Page de début dans la numérisation
23
Page de fin
423
Page de fin dans la numérisation
24
Incipit
Dans l'aimable Saison où les Ris et les Graces
Texte
A MLLE ROSE de S ... N ... en
lui envoyant des Vers Provençaux.
Ans l'aimable Saison où les Ris et les Gráces
S'empressent , jeune Rose , à marcher sur vos
traces ;
Dois -je me flatter que des Vers ,
Enfans engourdis d'une Muse ,
Qui compte déja trente hyvers ,
Seront pour vous des jeux où votre esprit s'amuse
?
Mais songez que ces jeux ont emprunté de vous ,
Ce qu'ils ont d'amusant , ce qu'ils ont d'agréable;
Passe- temps d'une Enfance aimable ,
Vous devez passer jusqu'à nous .
Recevez , belle Rose , un légitime hommage ,
Je ne viens vous offrir que votre propre Ouvrage.
Pour bannir l'Art et son secours ,
Je vais me servir du langage ,
Dont se servoient les Troubadours ,
Qui les premiers sur ce Rivage ,
Ont mis en rime des Discours.
Vous qui nâquites toute belle ,
Vous qu'on ne sçauroit voir sans qu'on en soit
épris ,
Qui serez du beau Sexe à jamais le moż
dele ,
SouMARS.
1733
423
Soutenez mes accords , animez mes esprits
D'une beauté toûjours nouvelle ;
Heureux , si je la fais passer en mes Ecrits !
Mille Rivaux jaloux respecteront ma gloire ,
Mes Vers vainqueurs de l'Onde noire ,
A l'abri de votre beau noin ,
Loin de l'Empire de Pluton ,
Iront au Temple de Memoire.
lui envoyant des Vers Provençaux.
Ans l'aimable Saison où les Ris et les Gráces
S'empressent , jeune Rose , à marcher sur vos
traces ;
Dois -je me flatter que des Vers ,
Enfans engourdis d'une Muse ,
Qui compte déja trente hyvers ,
Seront pour vous des jeux où votre esprit s'amuse
?
Mais songez que ces jeux ont emprunté de vous ,
Ce qu'ils ont d'amusant , ce qu'ils ont d'agréable;
Passe- temps d'une Enfance aimable ,
Vous devez passer jusqu'à nous .
Recevez , belle Rose , un légitime hommage ,
Je ne viens vous offrir que votre propre Ouvrage.
Pour bannir l'Art et son secours ,
Je vais me servir du langage ,
Dont se servoient les Troubadours ,
Qui les premiers sur ce Rivage ,
Ont mis en rime des Discours.
Vous qui nâquites toute belle ,
Vous qu'on ne sçauroit voir sans qu'on en soit
épris ,
Qui serez du beau Sexe à jamais le moż
dele ,
SouMARS.
1733
423
Soutenez mes accords , animez mes esprits
D'une beauté toûjours nouvelle ;
Heureux , si je la fais passer en mes Ecrits !
Mille Rivaux jaloux respecteront ma gloire ,
Mes Vers vainqueurs de l'Onde noire ,
A l'abri de votre beau noin ,
Loin de l'Empire de Pluton ,
Iront au Temple de Memoire.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
En 1733, 'SouMARS' adresse une lettre poétique à Mlle Rose de S... N..., comparant cette dernière à une rose, symbole de jeunesse et de beauté. L'auteur espère que ses vers provençaux, bien que écrits par une muse âgée, divertiront et amuseront Mlle Rose. Il souligne que ses vers tirent leur charme de la personne même de Mlle Rose. Il se propose d'utiliser le langage des troubadours, les premiers poètes provençaux, et de bannir l'artifice. L'auteur loue la beauté et le charme de Mlle Rose, affirmant qu'elle sera à jamais le modèle du beau sexe. Il souhaite que ses écrits soient inspirés par la beauté de Mlle Rose et trouvent une place durable dans le Temple de la Mémoire, loin des rivaux jaloux et des dangers représentés par Pluton.
Remarque
L'auteur signe au bas du texte suivant (conte en vers provençaux).