→ Vous voyez ici les données brutes du contenu. Basculez vers l'affichage optimisé.
Titre

LES EPITRES HEROÏQUES D'OVIDE, traduites en Vers François par Mlle l'Heritier. A Paris, Quay de Gesvres, chez Prault, 1732. in 12 de 366. pages, sans l'Epitre, l'Avertissement et la Table.

Titre d'après la table

Epitres Heroïques d'Ovide, &c.

Fait partie d'une section
Page de début
1180
Page de début dans la numérisation
361
Page de fin
1183
Page de fin dans la numérisation
364
Incipit

Nous croyons avec l'Auteur, que les Ouvrages d'Ovide

Texte
LES EPITRES HEROÏQUES D'OVIDE
traduites en Vers François par Me l'Heritier. A Paris , Quay de Gesures , chez
Prault, 1732. in 12. de 366. pages , sans
l'Epitre , l'Avertissement et la Table.
Nous croyons avec l'Auteur , que les
Ouvrages d'Ovide étant aussi aimez qu'ils
le sont , le Public verra avec plaisir une
nouvelle Traduction en Vers des Epitres
de cet excellent Auteur. Il est extrémement difficile, sans doute , de les rendre
en notre Langue avec toutes leurs beautez;
et c'est aparemment cette difficulté qui est
cause qu'on n'en a point vû en Vers de
traduction entiere , depuis plus de 200.
ans.
2
J'ai apporté tant d'application et de soins à bien suivre le sens de mon- Auteur , continuë Mlle l'Heritier , dans son
Avertissement qu'on me flatte que j'ai
réussi ; excepté que je l'ai un peu adouci
dans les endroits où les bienseances auroient pû être blessées , je l'ai toûjours.
suivi avec une grande exactitude.
Ces Epitres sont tradui es en differentes
manieres ; on en trouvera en Vers suivis,
en Quatrains et en Vers de divers' s mesures. Il y en a même un nombre en Prose
pour rendre la varieré plus complette et
satisfaire les goûts differens.
I. Vol.
Pour
JUIN. 1732. 1181
*
Four donnér une idée de cet Ouvrage,
nous prendrons sans choix à l'entrée du
Livre , quelques Strophes de la premiere
Epitre de Penelope à Ulisse.
Penelope t'écrit , et dans sa peine extrême ,
T'accuse d'un oubli qu'elle a peu mérité :
Pars au lieu de répondre , et lui vien par to même ,
Confirmer les sermens de ta fidelité.

Troye autrefois si fiere , elle dont la memoire;
Donne aux femmes de Grece une si juste horreur, -
Cette Troye a peri , mais quelle en est la gloire
De dix ans de combats vaut elle la fureur? ·
Plut aux Dieux qu'au moment que pour ravir Helene ,
Le coupable Pâris osoit fendre les eaux ,
Des fougueux Aquilons l'impetueuse haleine ,
But fait au fond des Mers abimer ses Vaisseaux !
Je n'aurois point passé dans un triste veuvage,
Cette affreuse longueur de jours dont je me
plains ;
Et l'assidu travail d'un importun ouvrage ,
Ne m'obligeroit point à me lasser les mains

J. Vol . Je
1182 MERCURE DE FRANCE
Combien, le cœur serré , les yeux baignez de larmes ,
Ai-jocraint des périls qui ne t'attendoient pas
Le veritable amour est sujet aux allarmes
Et dans l'inquietude il trouve des appas.
Je croyois toujours voir quelque Troupe enne mie ,
S'avancer pour ta perte et n'en vouloir qu'à tois
Et pleine des dangers qui menaçoient ta vie ,
Dès qu'on nommoit Hector , je palissois d'effroi..
Par ce fils de Priam aux-Grecs si redoutable,
Antiloque vaincu , me mettoit aux abois.
Ma tendresse pour toi craignoit un sort sem→
blable ,
Et mes pleurs dans ce trouble ont coulé milla
fois.
Combien m'en a-t'on va verser pour Tlépoleme;
Qui du fier Sarpedon en vain crut fuir le bras t
Sa mort renouvella l'inquietude extréme ,
Qui de ce que j'aimois me peignoit le trépas.
Quand Patrocle tomba sous les armes d'Achille ,
Ah! m'écriai-je alors , nos efforts seront vains !`
Ulisse aura peut- être une adresse inutile ,
Pour dérober ses jours auxmalheurs que je crains!
I. Vol Enfin
JUI N. 17320 1183:
Enfin , aucun des Grecs ne restoit sur la place,
En perdant pour jamais la lumiere du jour ,
Que dans l'instant mon sein ne fut plus froid.
que glace ,
Quoiqu'il brulât d'ailleurs des flammes de l'a
mour.
Mais un Dieu favorable à cet amour fidelle .
Dissipant mes frayeurs , m'a mise en sureté ,
Troye en cendre réduite , a fini la querelle ,
Et, quand elle n'est plus , Ulisse m'est resté. &e.
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
Le texte présente une édition des 'Épîtres héroïques' d'Ovide, traduites en vers français par Mlle l'Heritier et publiées à Paris en 1732. L'ouvrage, de 366 pages, propose diverses traductions des épîtres en vers, en quatrains, en vers de différentes mesures et même en prose, afin de répondre à divers goûts littéraires. L'auteure souligne la difficulté de traduire les œuvres d'Ovide tout en conservant leurs beautés. Elle précise que sa traduction est la première en vers complète depuis plus de 200 ans. Elle a cherché à suivre fidèlement le sens original tout en adoucissant certains passages pour respecter les bienséances. Le texte inclut des extraits de la première épître de Pénélope à Ulysse, abordant les thèmes de l'amour, de l'anxiété et des dangers affrontés par Ulysse durant la guerre de Troie.
Soumis par delpedroa le