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Titre

CONTRE LES AUTEURS SATYRIQUES.

Titre d'après la table

Contre les Auteurs Satyriques,

Fait partie d'une section
Page de début
184
Page de début dans la numérisation
209
Page de fin
185
Page de fin dans la numérisation
210
Incipit

Dieu des Vers, puissant Apollon,

Texte
CONTRE LES AUTEURS SATYRIQUES,
Dieu des Vers , puissant Apollon ,
Peux - tu souffrir sur le Parnasse ,
Peux-tu voir répandus dans le sacré Vallon
D'implacables Démons dont l'insolente audace
Par les plus indignes Chansons ,
De ta Lyre aujourd'hui font mépriser les sons ?
Les Eumenides ennemies ,
Dont la noire fureur en tous lieux se répand ,
Ont- elles converti les Muses en Furies ?
L'Hypocrene en bourbier , et Pegase en Serpent
Il paroit tous les jours des Satyres nouvelles ,
Dans le Public sans cesse on séme des Bre
vets ,
Des Monorimes , * des Couplets ;
Et ces injurieux Libelles
Armés de leurs traits odieux ,
Portent des atteintes cruelles ,
Sans épargner même les Dieux :
* Ouvrage tout en mêmes rimes et d'une satyre
ontrée.
2
C'est
JANVIER.
1733. 185
C'est l'Enfer qui vomit ces insolents ouvra
ges;
Ce tissu de fiel et d'outrages
Ajoûte à la malignité
L'imposture et l'impiété ;
Les plus hautes vertus deviennent leurs victi
mes ,
Et les Auteurs de tant de crimes
Se flattent de l'impunité.
De ces nouveaux Pythons purge à jamais la
terre ,
Fils du plus grand des Dieux , de sa gloire ja
Joux ,
Frappe , fais tomber sous tes coups
Des Monstres dignes du Tonnerre .
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
En janvier 1733, une supplique est adressée à Apollon pour qu'il intervienne contre les auteurs satiriques. L'auteur exprime son indignation face à la prolifération de satires impertinentes qui dénigrent la poésie sacrée et offensent les dieux. Ces satires sont décrites comme des démons implacables et des furies, comparées à des monstres issus de l'enfer. Elles prennent diverses formes, telles que des brevets, des monorimes et des couplets, et sont qualifiées de libelles injurieux armés de traits odieux. L'auteur dénonce la malignité, l'imposture et l'impiété de ces œuvres, qui visent même les plus hautes vertus. Il appelle Apollon à purger la terre de ces monstres, les comparant à des Pythons, et à les frapper avec la puissance de son père, Zeus.
Soumis par lechott le