Titre
LES QUATRE AGES. CANTATE A mettre en Musique.
Titre d'après la table
Les quatre Ages, Cantate,
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
1
Page de début dans la numérisation
24
Page de fin
4
Page de fin dans la numérisation
27
Incipit
Heureux siécle de l'innocence,
Texte
LES QUATRE’ AGES.
CANTATE '
A mettre en Musique.‘ _
_ av.
grw. . g Eurcux sxéclc de Piunocence,‘
r o i _
‘ ' -v Beaux purs de PAgc d’or qwêtaæ?
vous devenus 3
0L‘: sont ces tcms où l'abat-ï
dance,
N’c'toit pas 1c vil finit des iravanx assidus il
" M
a- MEIÏCURE m; FRANCE
La Nature a.l\ors libérale v ‘ ‘- "
' Prodiguoit de son sein les trésors précieux g
q Jamais mere ne fur plus tendre, et plus égale. .
Ses cnfans joiiissoient des délices des Cieux.
i Air.
Le lait serpentoit dans les Plaines ,
Le nziel couloir dans les Jardins.
Les seuls Zéphirs par leurs baleines ,
Faisoient respirer les humains.
De Pl-lyver, les filles de Flore
Ne connoissoicnr pas les rigueurs , ,
De conCCrt Vertumne, et I.’Aurore
Immorralisoienr leurs couleurs.
L'innocence servait de guide _‘__
Au Dieu qui donne 3. tout des Loir,‘
Et jamais d’aucun trait perfide
Il ne remplissait son Carquois.
Le lait. . _ “
p ‘ RécitatifÏ
Biais bien-tôt les Mortels , de la» divine A54
rrée ,
Ne mériterenr pluslcs dons-ni les faveurs:
Elle quitta la Terre, c: fut dans Pfiinpirée
Qmnd elle vit changerles coeurs. ‘
p Airÿ
@’on verse deslannes !
On perd pour‘ jamais
‘La
JANVIER. x7333 3
La douceur des charmes
Qxc produit la Paix.
Du Dieu de la Guerre
Ifiinjuste fureur
Répond sur la terre ’
La, haine et Phorrcur.
Ëa Nature avare
Garde ses trésors ,
Et l’Amour prépare
A mille remords. ’
Récitattf.
Grands Dîcuit l quel thangcment funeste!
Les plaisirs innocens ne sont plus de saison ;
Le vice cst triomphant : c: le courroux cé-e‘
lcstc i
Lui laisse enchaîner 1a raison.
Tbémis fait place â Pinjusticc ,
UOtphelin gémit opprimé ,
Et PUnivcrs entier n’€St qu’un vaste édifice
941i mérite d’êtte abîmé.
-_ Air.
C'est a‘. kfiseulc molesse
Qÿon élcvc des Autels 5
Tout ce qui n’cst pas foihlcsse
Est indigne des Mortcls.
Ils ne connaissent de chaînes
Qxe
g‘ MERCURE ne FRANCE
Que celles des doux plaisirs 5
Et se font même des peines
D’avoir de trop longs désirs.‘
C’esr. . . . _
Récitatif.
lnfin PAge de fer , auteur de mille crimes;
.,Vient enclor augmenter Pcxcès de leurs mal-j
heurs :
Il creuse sous leurs pas OEelfroyables abîmes a
Qui leur semblent couverts de fleurs.
Air
Les mains homicides‘
Des trois Eumënides
Dans tout PUnivcrn
Porteur les Enfers;
Le sang par le crimi
Seul est répandu , a
Et prend pour victime
Toujours la vertu.
Morale.
Mortel: ,'voila‘n de votre vie
La vive Image et le Tableau ; ’
Plus tard elle vous est ravie ,
l: plus vous descende: criminels au Tombeaux;
CANTATE '
A mettre en Musique.‘ _
_ av.
grw. . g Eurcux sxéclc de Piunocence,‘
r o i _
‘ ' -v Beaux purs de PAgc d’or qwêtaæ?
vous devenus 3
0L‘: sont ces tcms où l'abat-ï
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N’c'toit pas 1c vil finit des iravanx assidus il
" M
a- MEIÏCURE m; FRANCE
La Nature a.l\ors libérale v ‘ ‘- "
' Prodiguoit de son sein les trésors précieux g
q Jamais mere ne fur plus tendre, et plus égale. .
Ses cnfans joiiissoient des délices des Cieux.
i Air.
Le lait serpentoit dans les Plaines ,
Le nziel couloir dans les Jardins.
Les seuls Zéphirs par leurs baleines ,
Faisoient respirer les humains.
De Pl-lyver, les filles de Flore
Ne connoissoicnr pas les rigueurs , ,
De conCCrt Vertumne, et I.’Aurore
Immorralisoienr leurs couleurs.
L'innocence servait de guide _‘__
Au Dieu qui donne 3. tout des Loir,‘
Et jamais d’aucun trait perfide
Il ne remplissait son Carquois.
Le lait. . _ “
p ‘ RécitatifÏ
Biais bien-tôt les Mortels , de la» divine A54
rrée ,
Ne mériterenr pluslcs dons-ni les faveurs:
Elle quitta la Terre, c: fut dans Pfiinpirée
Qmnd elle vit changerles coeurs. ‘
p Airÿ
@’on verse deslannes !
On perd pour‘ jamais
‘La
JANVIER. x7333 3
La douceur des charmes
Qxc produit la Paix.
Du Dieu de la Guerre
Ifiinjuste fureur
Répond sur la terre ’
La, haine et Phorrcur.
Ëa Nature avare
Garde ses trésors ,
Et l’Amour prépare
A mille remords. ’
Récitattf.
Grands Dîcuit l quel thangcment funeste!
Les plaisirs innocens ne sont plus de saison ;
Le vice cst triomphant : c: le courroux cé-e‘
lcstc i
Lui laisse enchaîner 1a raison.
Tbémis fait place â Pinjusticc ,
UOtphelin gémit opprimé ,
Et PUnivcrs entier n’€St qu’un vaste édifice
941i mérite d’êtte abîmé.
-_ Air.
C'est a‘. kfiseulc molesse
Qÿon élcvc des Autels 5
Tout ce qui n’cst pas foihlcsse
Est indigne des Mortcls.
Ils ne connaissent de chaînes
Qxe
g‘ MERCURE ne FRANCE
Que celles des doux plaisirs 5
Et se font même des peines
D’avoir de trop longs désirs.‘
C’esr. . . . _
Récitatif.
lnfin PAge de fer , auteur de mille crimes;
.,Vient enclor augmenter Pcxcès de leurs mal-j
heurs :
Il creuse sous leurs pas OEelfroyables abîmes a
Qui leur semblent couverts de fleurs.
Air
Les mains homicides‘
Des trois Eumënides
Dans tout PUnivcrn
Porteur les Enfers;
Le sang par le crimi
Seul est répandu , a
Et prend pour victime
Toujours la vertu.
Morale.
Mortel: ,'voila‘n de votre vie
La vive Image et le Tableau ; ’
Plus tard elle vous est ravie ,
l: plus vous descende: criminels au Tombeaux;
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
Le texte 'Les Quatre Âges' décrit les époques de l'humanité à travers des cantates et des récitatifs. L'âge d'or est marqué par une nature généreuse et tendre, offrant des trésors précieux. Les humains jouissent de délices célestes dans un environnement pur et idyllique, guidés par l'innocence et la paix. Cependant, la corruption des cœurs entraîne la perte des faveurs divines. La douceur et la paix disparaissent, remplacées par la haine et l'horreur. La nature devient avare, et l'amour engendre des remords. Le vice triomphe, et la raison est enchaînée, laissant place à l'injustice. L'âge de fer, caractérisé par des crimes et des abîmes cachés sous des apparences florissantes, aggrave les malheurs humains. Les Euménides, déesses de la vengeance, répandent le sang et la violence, prenant toujours la vertu pour victime. Le texte se conclut par une morale rappelant aux mortels que leur vie est une image de ces âges, et que plus ils tardent à se repentir, plus ils descendent vers la criminalité et la tombe.