Titre
LA LIBERTÉ. Cantate nouvelle.
Titre d'après la table
La Liberté, Cantate nouvelle,
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
11
Page de début dans la numérisation
178
Page de fin
20
Page de fin dans la numérisation
187
Incipit
De l'Or & de l'Argent le charme insurmontable
Texte
LALIBERTE.
Cantate nouvelle.
DEl'Or & de l'Argent le
charme insurmontable
Fait que tout retentit de
leur prix trop vanté:
Mais je pretens chanterun
bien plus estimable,
C'est l'innocente Liberté.
A ce projet tout m'écoute,
Tout s'accorde àmes desirs,
Et pour m'ouvrir une
route
Je vois voler les plaisirs.
0 douce liberté, qui peut
goûter tes charmes,
Ne voir point d'autre objet
digne de son ardeur,
Son coeur n'est point touché
du foin de la grandeur
Il sçait , en l'évitant s'épargner
mille allarmes.
Rien ne peut troubler son
bonheur, Jamaisen disputant un
chimérique honneur
;Un rival préferé ne fit
couler seslarmes.
0 douce liberté, qui peut
goûtertes charmes ,
Ne voit point d'autre objet
digne de son ardeur.
Dansunétattoûjours
tranquile
Il voit, sans se livrer à leurs
indignes fers,
La basse flatterie; & la
crainte servile
Prendresoin d'avilir les
coeurs de l'univers.
Sur la plus terrible des
Mers
Il voit à tout nôtre art la
fortune indocile
Nous presenter ses bords
de naufrages couverts,
Et son indépendance est
comme un sûr azile
Quile met à l'abri des plus
<fam»eux rev-ers. C'estcequ'ennos bois
l'oyseau chante
En fuyant la captivité,
Liberté, liberté.
Sans la liberté qui m'enchante
Un coeurest toûjoursagité.
Est-ce le bien qui nous
contente,
Et vaut-il tous les soins
dont ilest acheté?
Liberté, liberté.
C'est ce qu'en nos bois
l'oyseau chante.
Jusqu'où la liberté portet-
elle ses droits ?
A table qui suit d'autres
loix
Languira dans le plaisir
même,
Quoiqu'on trouve à s'y
trvoêirmune deou,ceur «x-
Un repas n'a rien de charmanc
Quand on s'y contraint
un moment.
Fuyez
,
fuyez tendre eI:J
clavage;
Pour mieux ressentir l'avantage
De se trouver en liberté,
Il fautêtre échapé du funeste
naufrage
Que l'on fait en suivant
une ingrate beauté.
Mais ô present du Ciel,
que même l'innocence
Ne peut nous assûrer dans
la jeune saison!
Toutt'attaque à la fois,
le sçavoir,l'ignorance,
Les moeurs, les préjugez,
les sens &la raison
Tout s'empresse à l'en,vy
de nous donner un
Maître;
Sile faux honneur ne peut
l'être,
Le plaisirsnoussoûmet
morce, -
L'interest avec plus de
force
Asservit nos coeurs pour
jamais.
La liberté qui nous appelle
Ne s'offrepoint sans les
plaisirs:
Mais on n'y peut courir
sans elle
Qu'ilsn'échappent à nos
desirs.
Sous le nom du devoir que
d'égards sur la terre
Nous rendent l'un de l'autre
esclaves malheureux!
L'opinion nous livre une.
éternelle guerre,
Et de tous nos liens c'est
le plus rigoureux.
Que d'écüeils,que de naufrages
Menacent la liberté!
Mais regagnons les rivages
Laissonsgronder les orages,
Dont je me vis agité :
Que les autres rendus sages"
Par ce bien que j'ai chanté
Connoissent les avantages
D'en jouir en fiîreré.
Cantate nouvelle.
DEl'Or & de l'Argent le
charme insurmontable
Fait que tout retentit de
leur prix trop vanté:
Mais je pretens chanterun
bien plus estimable,
C'est l'innocente Liberté.
A ce projet tout m'écoute,
Tout s'accorde àmes desirs,
Et pour m'ouvrir une
route
Je vois voler les plaisirs.
0 douce liberté, qui peut
goûter tes charmes,
Ne voir point d'autre objet
digne de son ardeur,
Son coeur n'est point touché
du foin de la grandeur
Il sçait , en l'évitant s'épargner
mille allarmes.
Rien ne peut troubler son
bonheur, Jamaisen disputant un
chimérique honneur
;Un rival préferé ne fit
couler seslarmes.
0 douce liberté, qui peut
goûtertes charmes ,
Ne voit point d'autre objet
digne de son ardeur.
Dansunétattoûjours
tranquile
Il voit, sans se livrer à leurs
indignes fers,
La basse flatterie; & la
crainte servile
Prendresoin d'avilir les
coeurs de l'univers.
Sur la plus terrible des
Mers
Il voit à tout nôtre art la
fortune indocile
Nous presenter ses bords
de naufrages couverts,
Et son indépendance est
comme un sûr azile
Quile met à l'abri des plus
<fam»eux rev-ers. C'estcequ'ennos bois
l'oyseau chante
En fuyant la captivité,
Liberté, liberté.
Sans la liberté qui m'enchante
Un coeurest toûjoursagité.
Est-ce le bien qui nous
contente,
Et vaut-il tous les soins
dont ilest acheté?
Liberté, liberté.
C'est ce qu'en nos bois
l'oyseau chante.
Jusqu'où la liberté portet-
elle ses droits ?
A table qui suit d'autres
loix
Languira dans le plaisir
même,
Quoiqu'on trouve à s'y
trvoêirmune deou,ceur «x-
Un repas n'a rien de charmanc
Quand on s'y contraint
un moment.
Fuyez
,
fuyez tendre eI:J
clavage;
Pour mieux ressentir l'avantage
De se trouver en liberté,
Il fautêtre échapé du funeste
naufrage
Que l'on fait en suivant
une ingrate beauté.
Mais ô present du Ciel,
que même l'innocence
Ne peut nous assûrer dans
la jeune saison!
Toutt'attaque à la fois,
le sçavoir,l'ignorance,
Les moeurs, les préjugez,
les sens &la raison
Tout s'empresse à l'en,vy
de nous donner un
Maître;
Sile faux honneur ne peut
l'être,
Le plaisirsnoussoûmet
morce, -
L'interest avec plus de
force
Asservit nos coeurs pour
jamais.
La liberté qui nous appelle
Ne s'offrepoint sans les
plaisirs:
Mais on n'y peut courir
sans elle
Qu'ilsn'échappent à nos
desirs.
Sous le nom du devoir que
d'égards sur la terre
Nous rendent l'un de l'autre
esclaves malheureux!
L'opinion nous livre une.
éternelle guerre,
Et de tous nos liens c'est
le plus rigoureux.
Que d'écüeils,que de naufrages
Menacent la liberté!
Mais regagnons les rivages
Laissonsgronder les orages,
Dont je me vis agité :
Que les autres rendus sages"
Par ce bien que j'ai chanté
Connoissent les avantages
D'en jouir en fiîreré.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
La cantate 'LALIBERTE' célèbre la liberté comme un bien supérieur à l'or et à l'argent. L'auteur exalte la liberté, la décrivant comme un état où le cœur est apaisé, loin des soucis de grandeur et des disputes pour des honneurs chimériques. La liberté permet d'éviter la flatterie, la crainte servile et les dangers des mers, offrant un refuge sûr contre les revers. Elle est comparée à un oiseau chantant dans les bois, symbolisant la fuite de la captivité. Sans liberté, le cœur reste agité. La liberté est associée au plaisir et à la tranquillité, contrastant avec les contraintes et les souffrances de l'esclavage. Le texte met en garde contre diverses menaces à la liberté, telles que le savoir, l'ignorance, les mœurs, les préjugés, les sens et la raison, qui peuvent asservir les cœurs. Il critique également les faux honneurs, les plaisirs, l'intérêt et l'opinion, qui rendent les hommes esclaves les uns des autres. Malgré les dangers, l'auteur encourage à regagner les rivages de la liberté et à profiter de ses avantages.