Titre
ETRENNES.
Titre d'après la table
Etrennes
Fait partie d'une livraison
Page de début
3
Page de début dans la numérisation
10
Page de fin
9
Page de fin dans la numérisation
15
Incipit
LE mot d'Etrennes vient, dit-on, du mot, strenia.
Texte
ETRENNES.
E mot d'Etrennesvient,dit-on,
du mot. (Irenia.
- - - Celui de Strenuus, qui
signifie genereux, peut
avoir part à
cetteetlmo-"
logie, dit Menage, parce que chez les Romains
on donnoit les étrennes
à ceux qai se distinguoient.par leur valeur.
Que d'étrennes aurionsnous à donner cette année ànos guerriers
,
a
leursCommandans & à
leur Chef! Minerve, dit
un ancien, doit presider
auxrecompenses, comme elle preside aux actions qui les meritent y
ïz nous voyonspar plu-
sieurs dons du Roy, qui
font les avant-coureurs
de plusieurs autres, que
le vrai mérité en France
est toûjours recompensé
quand il cil: connu.
On donnoit dans les
premierstemps des fruits
1 en etrennes : mais 'on
donna ensuite des mé- dailles d'argent. Acefujet Ovide fait dire à janus, que les anciens étoient bien simples de
croire que le miel fût
plus doux que l'argent.
La fête desécrennesétoit
dédiée au Dieu Janus,
qu'on representoit à
deux visages. Une double couronne que que!-
quesSculpceursont mise
à Janus dans des bas-reliefs marquera, si l'on
veut, qu'il est aussi honorable de recevoir des
étrennes que d'en donner. Les etrennes qu'on
portoit aux Empereurs
Romains étoient des
marquesdhonneur. Auguste en recevoit une si
grande quantité, que
pour n'en pas profiter, il
en achetoit des Idoles.
Tibere ne voulut point
recevoir ecrennes, Caligulalesrétablit,Claude les défendit ensuite
:
mais elles resterent toujours en usage parmi le
peuple.
Le gui, sélon les Gaulois, étoit un present
considerable du Ciel
qui preservoit du poifon}8£ celui qu'on cüeilloit le jour de l'an partoit bonheur toute rannée a ceux qui en gardoient sur eux.
Il nousest restédecette superstition payenne
le mot de laguil'an neuf.
Onsppelloitencoreainsi.
dans les derniers temps
les presensdes etrennes.
Les éruditions sur les
étrennes sont si rebactuës Se si usées, qu'il se-
roitennuyeux des'y étendreiauflibien la modedes étrennes estpresque abolie,&c le mot
detrennes n'est Mecque plus recommandafcle que par son anden1net
E mot d'Etrennesvient,dit-on,
du mot. (Irenia.
- - - Celui de Strenuus, qui
signifie genereux, peut
avoir part à
cetteetlmo-"
logie, dit Menage, parce que chez les Romains
on donnoit les étrennes
à ceux qai se distinguoient.par leur valeur.
Que d'étrennes aurionsnous à donner cette année ànos guerriers
,
a
leursCommandans & à
leur Chef! Minerve, dit
un ancien, doit presider
auxrecompenses, comme elle preside aux actions qui les meritent y
ïz nous voyonspar plu-
sieurs dons du Roy, qui
font les avant-coureurs
de plusieurs autres, que
le vrai mérité en France
est toûjours recompensé
quand il cil: connu.
On donnoit dans les
premierstemps des fruits
1 en etrennes : mais 'on
donna ensuite des mé- dailles d'argent. Acefujet Ovide fait dire à janus, que les anciens étoient bien simples de
croire que le miel fût
plus doux que l'argent.
La fête desécrennesétoit
dédiée au Dieu Janus,
qu'on representoit à
deux visages. Une double couronne que que!-
quesSculpceursont mise
à Janus dans des bas-reliefs marquera, si l'on
veut, qu'il est aussi honorable de recevoir des
étrennes que d'en donner. Les etrennes qu'on
portoit aux Empereurs
Romains étoient des
marquesdhonneur. Auguste en recevoit une si
grande quantité, que
pour n'en pas profiter, il
en achetoit des Idoles.
Tibere ne voulut point
recevoir ecrennes, Caligulalesrétablit,Claude les défendit ensuite
:
mais elles resterent toujours en usage parmi le
peuple.
Le gui, sélon les Gaulois, étoit un present
considerable du Ciel
qui preservoit du poifon}8£ celui qu'on cüeilloit le jour de l'an partoit bonheur toute rannée a ceux qui en gardoient sur eux.
Il nousest restédecette superstition payenne
le mot de laguil'an neuf.
Onsppelloitencoreainsi.
dans les derniers temps
les presensdes etrennes.
Les éruditions sur les
étrennes sont si rebactuës Se si usées, qu'il se-
roitennuyeux des'y étendreiauflibien la modedes étrennes estpresque abolie,&c le mot
detrennes n'est Mecque plus recommandafcle que par son anden1net
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Mots clefs
Domaine
Résumé
Le terme 'étrennes' provient du mot 'Irenia' ou 'Strenuus', signifiant généreux. Chez les Romains, les étrennes étaient des récompenses pour les personnes distinguées par leur valeur. En France, ces récompenses étaient illustrées par les dons du roi, anticipant d'autres distinctions. Historiquement, les étrennes consistaient en des fruits, puis en des médailles d'argent. La fête des étrennes était dédiée à Janus, dieu à deux visages, symbolisant l'honneur de donner et de recevoir des étrennes. Les empereurs romains recevaient des étrennes en marque d'honneur, bien que certains, comme Tibère, les aient refusées. Les Gaulois considéraient le gui comme un présent du ciel, apportant bonheur et protection contre le poison. Aujourd'hui, la tradition des étrennes est presque abolie, mais le mot reste recommandable par son ancienneté.