Titre
Adresse de la ville d'Oxfort à la Reine.
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
253
Page de début dans la numérisation
254
Page de fin
259
Page de fin dans la numérisation
260
Incipit
Madame, Nous le Maire, les Baillifs & la Communauté de
Texte
Adreße de la ville d'Oxfort
à la Reine.
Madame ,
Nous le Maire , les Baillifs & la Communauté de
la ville d'Oxford , de Vôtre
Majefté , au Comté d'Oxford , avons lû avec beaucoup de fatisfaction la trésfavorableharangue deV.M.
aux deux Chambres du Parlement. Nous reconnoiffons trés humblement le
droit inconteſtable que V.
254 MERCURE
M. a de faire la paix & la
guerre; &nous nesçaurions
tropadmirer la grande condefcendance , les tendres
égards & le foin que V.M.
prend de vôtre peuple , en
communiquantàvôtre Parlement les conditions fur
lefquelles on peut fi heu_
reulement conclure la paix
generale.
Nous fçavons trés- bien
•quels obftacles ont été artificieufement inventez pour
ôter à V. M. l'honneur de
ce grand & glorieux ouvrage.
GALANT. 255
Nous fouhaitons qu'on
n'ait encouragé perfonne
hors du pays à traverſer ces
heureufes negociations ,
quand il paroît que des efprits factieux fe font efforcez d'exciter des jaloufies
dans le Royaume , & de
femer , s'il eſt poſſible , la
mefintelligence entre V.M.
& vos alliez. Mais Dieufoit
beni , que tous ces efforts
ayent été vains, & resteront
un monument durable de
reproche à ceux qui fouhaiteroient de voir la Grande
Bretagne abîmée fous le
256 MERCURE
trés- inégal poids de la
guerre.
Nous fommes perfuadez
que la fucceffion dans l'illuftre Maiſon d'Hanover
vous a été toûjours trés-particulierement à cœur &
que c'a été le principal ſoin
de V. M. de faire obtenir à
vosalliez des conditions de
paix fûres & honorables.
,
Nous venons maintenant
reïterer à V. M. les affurances de nôtre entiere confiance en la ſageſſe de V.
M. & dans le foin que vous
avez de vôtre peuple : &
com-
GALANT. 257
comme la portion dont la
Grande Bretagne a été
chargée dans la guerre a été
trés-inégale , auffi nous ne
doutons pas qu'on ne faſſe
une telle diftinction en fa
faveur dans les conditions
de paix , qu'elles ne feront
pas feulement un reproche
aux precedentes negociations , mais qu'elles y refteront auffi un témoignage
à la pofterité du choix
dent que V. M. a fait d'un
Miniſtere qui a eu le courage & la refolution de confulter premierement l'honJuillet 1712.
Y
pru-
258 MERCURE
neur de V. M. la fûreté de
la fucceffion , le commerce
& l'interêt de vos fujets &
celui de vos alliez . Nousef
perons que les confederez
n'envieront jamais à la
Grande Bretagne ſa part de
la gloire & des avantages
d'une paix honorable , puis
qu'elle a tant contribué à
les foûtenir.
afin
Puiffe le grand Dieu be
nir V. M. & vos Confeils ,
que cette paix foit ame
née àune heureufe & prompre conclufion , & puiffe
V. M. vivre long - temps.
GALANT. 259
afin de jouir des fes avantages , & de regner fur les
cœurs de tous vos fujets.
à la Reine.
Madame ,
Nous le Maire , les Baillifs & la Communauté de
la ville d'Oxford , de Vôtre
Majefté , au Comté d'Oxford , avons lû avec beaucoup de fatisfaction la trésfavorableharangue deV.M.
aux deux Chambres du Parlement. Nous reconnoiffons trés humblement le
droit inconteſtable que V.
254 MERCURE
M. a de faire la paix & la
guerre; &nous nesçaurions
tropadmirer la grande condefcendance , les tendres
égards & le foin que V.M.
prend de vôtre peuple , en
communiquantàvôtre Parlement les conditions fur
lefquelles on peut fi heu_
reulement conclure la paix
generale.
Nous fçavons trés- bien
•quels obftacles ont été artificieufement inventez pour
ôter à V. M. l'honneur de
ce grand & glorieux ouvrage.
GALANT. 255
Nous fouhaitons qu'on
n'ait encouragé perfonne
hors du pays à traverſer ces
heureufes negociations ,
quand il paroît que des efprits factieux fe font efforcez d'exciter des jaloufies
dans le Royaume , & de
femer , s'il eſt poſſible , la
mefintelligence entre V.M.
& vos alliez. Mais Dieufoit
beni , que tous ces efforts
ayent été vains, & resteront
un monument durable de
reproche à ceux qui fouhaiteroient de voir la Grande
Bretagne abîmée fous le
256 MERCURE
trés- inégal poids de la
guerre.
Nous fommes perfuadez
que la fucceffion dans l'illuftre Maiſon d'Hanover
vous a été toûjours trés-particulierement à cœur &
que c'a été le principal ſoin
de V. M. de faire obtenir à
vosalliez des conditions de
paix fûres & honorables.
,
Nous venons maintenant
reïterer à V. M. les affurances de nôtre entiere confiance en la ſageſſe de V.
M. & dans le foin que vous
avez de vôtre peuple : &
com-
GALANT. 257
comme la portion dont la
Grande Bretagne a été
chargée dans la guerre a été
trés-inégale , auffi nous ne
doutons pas qu'on ne faſſe
une telle diftinction en fa
faveur dans les conditions
de paix , qu'elles ne feront
pas feulement un reproche
aux precedentes negociations , mais qu'elles y refteront auffi un témoignage
à la pofterité du choix
dent que V. M. a fait d'un
Miniſtere qui a eu le courage & la refolution de confulter premierement l'honJuillet 1712.
Y
pru-
258 MERCURE
neur de V. M. la fûreté de
la fucceffion , le commerce
& l'interêt de vos fujets &
celui de vos alliez . Nousef
perons que les confederez
n'envieront jamais à la
Grande Bretagne ſa part de
la gloire & des avantages
d'une paix honorable , puis
qu'elle a tant contribué à
les foûtenir.
afin
Puiffe le grand Dieu be
nir V. M. & vos Confeils ,
que cette paix foit ame
née àune heureufe & prompre conclufion , & puiffe
V. M. vivre long - temps.
GALANT. 259
afin de jouir des fes avantages , & de regner fur les
cœurs de tous vos fujets.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
La ville d'Oxford adresse une lettre à la Reine pour exprimer sa satisfaction après la lecture de la harangue royale aux Chambres du Parlement. Les habitants reconnaissent le droit de la Reine de faire la paix et la guerre, et admirent sa confiance, ses égards et son souci pour le peuple. Ils soulignent les obstacles artificiels créés pour empêcher la paix et espèrent que les négociations ne seront pas perturbées par des esprits factieux. Oxford exprime sa confiance dans la sagesse de la Reine et son désir de voir la Grande-Bretagne obtenir des conditions de paix justes et honorables, en reconnaissance de ses efforts durant la guerre. Ils espèrent que la paix sera bénéfique et durable, et que la Reine et ses conseillers seront bénis pour leurs efforts.