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Titre

Nouvelles de Flandres.

Titre d'après la table

Nouvelles de Flandres.

Titre simplifié de l'article récurrent
Fait partie d'une livraison
Page de début
120
Page de début dans la numérisation
123
Page de fin
127
Page de fin dans la numérisation
130
Incipit

Un parti de Hussarts de l'armée du Roy enleva

Texte
Nouvelles de Flandres.
Un parti de Huffarts de
l'armée du Roy enleva la
grande garde de la droite
des Ennemis près d'Avelne le fec, un Capitaine &
plufieurs autres furent tuez,
il fit trente deux prifonniers , & enleva trense
deux
1
GALANT. 121
deux chevaux fans d'autre
perte qu'un Huffart.
Noftre armée eſt toujours campée à Noyelles ;
on attend pour decamper,
la décifion de la propofition qui a efté faite pour
une fufpenfion d'armes de
deux mois , & la retraite
des troupes que commande le Duc Dormond.
pour faiLe détachement que le
Prince Eugene fit
re une courſe en Picardie
& en Champagne , eſtoit
de deux mille huit cens
chevaux , Cavaliers , DraJuillet 1712.
L
122 MERCURE
gons , Huffarts & Grenadiers à cheval , ils partirent de leur armée,divifez
en plufieurs petits corps
pour cacher leur marche,
ils ne fe raffemblerent qu'à
vingt inq lieuës de leur
camp , ils firent une fi
grande diligence que les
détachemens que le Marechal de Villars fit partir
vingt heures après , fous
les ordres du Marquis de
faint Fremont, & des Comtes de Coignie & de faint
Maurice ne purent les
joindre.
GALANT. 123
Les ennemis marchoient
nuit &jour , envoyant des
partis à droite & à gauche
de leur route ; ils mirent le
feu à deux ou à trois villages , enleverent du butin ,
& prirent des oftages dont
la plufpart fe font fauvez
dans la precipitation de
leur marche. Ils n'ont ofé
attaquer aucun lieu fermé,
ils arriverent le 7 Juin à
la Meule qu'ils pafferent
près de faint Michel & la
Moſelle vers le Pont à
Mouffon ; de là ils entre34
rent dans le pays Meffin
Lij
124 MERCURE
où ils bruflerent dix fept
ou dix huit villages , contre les droits de la guerre ,
d'autant que ces lieux payoient contribution à Landau.
que
On écrit de Traerbach
le détachement commandépar le General Groveftein, eftoit arrivé au voifinage de cette place , que
fes troupes eftoient tres fatiguées par la précipitation
de leur courfe , & qu'elles
eftoient reduites à quinze
cens hommes , de forte
qu'ils en ont perdu unę
GALANT. 125
bonne partie , ils attendoient environ deux cens
hommes qui eftoient reftez
derriere,comme ils étoient
à pied , & qu'on n'en avoit
point de nouvelles , on ne
doutoit prefque plus qu'ils
n'euffent efté défaits par
les habitans du pays Mef
fin , irritez des pillages &
des incendies qu'ony avoit
faits.
On apprend du pays
Meffin que les peuples font
refolus de ne point payer
les contributions jufqu'à ce
qu'on ait donné fatisfacLiij
126 MERCURE
tion de cette contraven
tion : de maniere que tout
l'avantage de cette courſe
confifte en quelque argent
qu'on a pillé & exigé des
villages , & aux effets que
les foldats ont emportez.
Les ennemis ouvrirent
la tranchée devant le Quef .
noy en deux endroits la
nuit du 19. au 20 de Juin ;
à l'attaque droite ils ne firent aucune perte à cauſe
qu'on travailloit dans un
chemin creux , & qu'ils ne
furent pas découverts à
l'attaque de la gauche , ils
GALANT. 127
perdirent huit ou dix hommes , & eurent un grand
nombre de bleffez , parmy
lefquels eft le Major General Seckendorf. Les Affiegez faifoient un feu extraordinaire de moufqueterie & de canon , & le 17.
une deleurs bombes brufla
la ferme de Bear , où les
Alliez s'étoient logez ; on
a eu avis de l'armée qu'elle
s'eftoit renduë le 4. & que
la Garnifon avoit efté faite
prifonniere de guerre.
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Résumé
En juillet 1712, des affrontements militaires ont eu lieu en Flandres et en Picardie. Un détachement de l'armée royale a attaqué la garde ennemie près d'Avelgne, tuant un capitaine et plusieurs autres, capturant 32 prisonniers et deux chevaux sans pertes significatives. L'armée royale, campée à Noyelles, attendait une décision sur une suspension d'armes de deux mois et le retrait des troupes du Duc Dormond. Le Prince Eugène a mené une incursion en Picardie et en Champagne avec 2 800 cavaliers, dragons, hussards et grenadiers à cheval, divisés en petits groupes pour masquer leur marche. Malgré les efforts du maréchal de Villars, les détachements français n'ont pas pu les rattraper. Les ennemis ont pillé et incendié plusieurs villages, notamment dans le pays Messin, où les habitants se sont réfugiés. Le détachement commandé par le général Groveftein, réduit à 150 hommes, attendait des renforts mais craignait d'avoir été défait par les habitants irrités par les pillages. Les habitants du pays Messin refusent de payer les contributions jusqu'à ce que leurs plaintes soient satisfaites. Les ennemis ont ouvert des tranchées devant le Quesnoy, subissant des pertes lors de l'attaque de la gauche. Les assiégés ont riposté avec un feu intense, et une bombe a détruit une ferme où les alliés étaient logés. La garnison du Quesnoy s'est rendue le 4 juillet.
Soumis par delpedroa le