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Titre

ODE Tirée du Pseaume 90. Qui habitat in adjutorio Altissimi.

Titre d'après la table

Suite des Pseaumes.

Fait partie d'une livraison
Page de début
34
Page de début dans la numérisation
342
Page de fin
41
Page de fin dans la numérisation
349
Incipit

Celuy qui mettra sa vie,

Texte
ODE
Tiréedu Pleaume^o^
Qui habitatin adjutorio Alpijjimk
cEluy qui mettra sa vie, Souslagardedu 1-res.ha1 ut.•*
Repoussera de l'envie
Le plus dangereux assaut ; Ildira , Dieu formidable
a'
C'est à ton bras redoutable,
Quemon destin est remis;
[Mes jours sont ta propre
cause
Et c'estcoy seul, que j'op,-
pose
A mes jaloux
-
ennemis.
Pour moy dans ce seul azile,
* - Par lesescours tout- puîilssans,
J~ brave l'orgüeil sterile
#
De mes rivaux fremissans;
En vain leur fureur m'assiége,
Sa justice rompt lepiége
De ces chasseursobstinez;
Elle confond leur adreffci
Et garantit ma foiblesse
De leurs dards empoisonez.
Ostroyqueces coeurs feroces
Comblent de crainte &
dennuy;
Contre leurs complots atroces,
Ne cherche point d'autre
appuy;
Quela verité propice
Soit contre leur artifice
Ton plusinvincible mur;
Que ton aîle turelaire
Contre leur âprecolere,
Soit ton rempart le plus sûr.
Ct9
Ainsi méprisant l'atteinte
De leurs traits les plus perçants,
Du froid poison de la crainte
Tu verras ces jours exempt
Soit que le jour sur la terre
Du noir démon de la guerre
Vienne éclairer les fureurs;
Ou soit que la nuit obscure
Répande dans la nature
Ses ténébreuses horreurs.
Mais que vois-je! Quels
abismes
S'entrouvenrautour de
moy?
Quel délugedevictimes
S'offre à mes yeux pleins
d'effroy?
Quelle épouventablc imagr,
De morts,de fane3 de carnage,
Frappe mes regards tremblans
?
Et quelsglaives invisibles
Deviennent de coups si
terribles
,
Ces corps passes & sanglans?
Mon coeur fois en assurance;
Dieu se souvient de ta foy,
Les fléaux de sa vengeance
N'approcheront point de
toy.
Le justeest invulnerable,
De son bonheur immuable
Les Anges sont les garands.
Et toûjours leurs mains propices,
A travers les précipices
Conduisent les pas errans.
Dans les routes ambiguës
Du bois le moins frequenté,
Parmi les ronces aiguës,
Il chemine en liberté,
Nulobstacle ne l'arreste,
Ses pieds écrasentla teste
Du dragon & de l'aspic;
Il affront: avec courage
La dent du lion sauvage
Et les , yeux du basilic.
Si quelques vaines foiblesses
Troublent les jours triomphans,
Il se souvent des promesses
Que Dieu fait à ses cnfans.
Aceluyqui m'est fidelle,
Dit la Sagesse éternelle,
J'assureray mes secours,
Je raffermiray sa voye,
Et dans destorrens de joyc
Je fcray couler ses jours.
Dans sesfortunes diverses,
Je viendray toûjours àluy,
Je feray dans ses traverses
Son inseparable appuy;
Je le combleray d'années
Paisibles&fortunées,
Je beniray ses desseins,
Il vivra dans ma memoire,
Et partagera la gloire,
Que je reserve à mes Saints.
Genre
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Résumé
L'ode relate un dialogue entre un individu et une divinité protectrice. L'individu exprime sa confiance en la protection divine contre les ennemis jaloux et les rivaux. Il affirme que la vérité et la justice divine sont ses seules défenses contre les complots et les attaques. L'individu brave l'orgueil stérile de ses adversaires, convaincu que la justice divine rompra leurs pièges et confondra leurs stratagèmes. L'ode décrit ensuite des scènes de massacres et de carnages, mais l'individu reste confiant en la protection divine. Il affirme que les justes sont invulnérables et que les anges les guident à travers les dangers. Même dans les moments de faiblesse, l'individu se souvient des promesses divines et continue de cheminer sans obstacle, affrontant les dangers avec courage. La divinité promet de soutenir fidèlement l'individu, de renforcer son chemin, et de lui accorder des jours paisibles et fortunés. Elle assure que l'individu partagera la gloire réservée aux saints et vivra dans la mémoire divine.
Est rédigé par une personne
Soumis par kipfmullerl le