Titre
CHANSON contre le Caffé. Sur le même Air des Bourgeois de Chastres & de Mont-l'hery.
Titre d'après la table
Chanson contre le Caffé.
Titre simplifié de l'article récurrent
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
135
Page de début dans la numérisation
203
Page de fin
143
Page de fin dans la numérisation
211
Incipit
Quelle bizarre verve
Texte
CHANSON
contre le Caffé.
Sur le même Air des
Bourgeois de Chastres
&deMont-l'hery.
f]¡ucUe bigarre verve
M'avoirdoncéchauffe?
En dépit de Minervefay
chantéle Caffe:
Les Dieux ont rebute
Cette boijonbrûlante ;,
L'amertume qu'elle a
la, la,
Nfpeut quecheZj Pluton
don, don,
Meriterqu'on la chante,
Dansles enfers Orfée
Entrantfortaltéré,
Grogonnemal coefée,
apportaleCaffé;
LeChantrej~ Voyant la liqueur noire,
Que medonnez-vous là ?
la, lae
Pour chanter la chanson,
don, don,
C'est du vinqu'ilfaut
boire.
Vive lefeu bachique
Qui nous rend tous
Joyeux;
Cassémélancolique!
Le tien ejl dangereux,
Cyeji unfeu tenebreux,
Feunoir, &feufansfame,
Sournois il nous rendra
la, la,
C'estunfumeuxcharbon,
don,don,
Qui nous noircira l'âme.
Ilprendsurlanature.
Plus d'un Docteur l'a
dità
On paye avec ujure
Ce qu'il donne à crédit,
Oncroitquil nousfournit
Espritsen abondance;
Mais dans ces moments
là>
la la}
C'est nostre proprefond,
donydon,
Que le traistredepense.
Lesçavant Hipocrate
Ditquecette liqueur
Enresserrant larate
oJe la belle humeur,
Auxenvirons du coeur
Dissipant la tendresse
Detous ces quartiers là
la,la,
En cbassantCupidon)
don, don,
Il bannitl'allagresse,
Lorsque Bachuspropice
M'atroublé le cerrveltu,
Le Caffè parmalice
Vient tirerle rideau,
Jevoyoois tout en beau
Cette liqueur cruelle,
Parla vertu qu'elle a
la,la,
Réveillant maraifln,
don,don,
Mafaitpester contr' lle.
Celuyqui s'habituë
Au breuvage enfumé
Quandfin heure est venue
Ce/Je d'estre animé
D'un imbecile ila
Le langage& la mine
Le Casséseul pourra,
la,la,
Decestupide oiJOn,
don, don,
Remonter la machine.
Il .,-,- excite la bile ;" '!
Etson activités,
Rend lafemmeindocile
Avec malignit'e*t--.
LtiDémoriâù Caffe,
S'e'tabhjfanten France,
Femellesrassembla
l&y l&y
Entrelies ce Demon
don, don,
Souffla la médisance.
Ilcftde ce breuvage
Ainsiquedesamours,
Toujours on en dit rage
Etl'on en prend toujours;
Tel tout haut les blâma
Quitoutbas leurfitgrâce.
pour vousprouvercela,',' la,la,
De ce CafféDemon,
don9dony
Je vaisprendre unetasse.
contre le Caffé.
Sur le même Air des
Bourgeois de Chastres
&deMont-l'hery.
f]¡ucUe bigarre verve
M'avoirdoncéchauffe?
En dépit de Minervefay
chantéle Caffe:
Les Dieux ont rebute
Cette boijonbrûlante ;,
L'amertume qu'elle a
la, la,
Nfpeut quecheZj Pluton
don, don,
Meriterqu'on la chante,
Dansles enfers Orfée
Entrantfortaltéré,
Grogonnemal coefée,
apportaleCaffé;
LeChantrej~ Voyant la liqueur noire,
Que medonnez-vous là ?
la, lae
Pour chanter la chanson,
don, don,
C'est du vinqu'ilfaut
boire.
Vive lefeu bachique
Qui nous rend tous
Joyeux;
Cassémélancolique!
Le tien ejl dangereux,
Cyeji unfeu tenebreux,
Feunoir, &feufansfame,
Sournois il nous rendra
la, la,
C'estunfumeuxcharbon,
don,don,
Qui nous noircira l'âme.
Ilprendsurlanature.
Plus d'un Docteur l'a
dità
On paye avec ujure
Ce qu'il donne à crédit,
Oncroitquil nousfournit
Espritsen abondance;
Mais dans ces moments
là>
la la}
C'est nostre proprefond,
donydon,
Que le traistredepense.
Lesçavant Hipocrate
Ditquecette liqueur
Enresserrant larate
oJe la belle humeur,
Auxenvirons du coeur
Dissipant la tendresse
Detous ces quartiers là
la,la,
En cbassantCupidon)
don, don,
Il bannitl'allagresse,
Lorsque Bachuspropice
M'atroublé le cerrveltu,
Le Caffè parmalice
Vient tirerle rideau,
Jevoyoois tout en beau
Cette liqueur cruelle,
Parla vertu qu'elle a
la,la,
Réveillant maraifln,
don,don,
Mafaitpester contr' lle.
Celuyqui s'habituë
Au breuvage enfumé
Quandfin heure est venue
Ce/Je d'estre animé
D'un imbecile ila
Le langage& la mine
Le Casséseul pourra,
la,la,
Decestupide oiJOn,
don, don,
Remonter la machine.
Il .,-,- excite la bile ;" '!
Etson activités,
Rend lafemmeindocile
Avec malignit'e*t--.
LtiDémoriâù Caffe,
S'e'tabhjfanten France,
Femellesrassembla
l&y l&y
Entrelies ce Demon
don, don,
Souffla la médisance.
Ilcftde ce breuvage
Ainsiquedesamours,
Toujours on en dit rage
Etl'on en prend toujours;
Tel tout haut les blâma
Quitoutbas leurfitgrâce.
pour vousprouvercela,',' la,la,
De ce CafféDemon,
don9dony
Je vaisprendre unetasse.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
La chanson critique sévèrement le café, le qualifiant de boisson amère et dangereuse. Les dieux et même Pluton le rejettent. Orphée, assoiffé, préfère le vin pour chanter. Le café est décrit comme un feu ténébreux et sournois qui noircit l'âme et affecte négativement la nature humaine. Bien que certains pensent qu'il stimule l'esprit, il épuise les ressources personnelles. Hippocrate observe que le café resserre la rate, dissipe la tendresse autour du cœur et bannit l'allégresse, contrairement au vin qui trouble agréablement l'esprit. Le café rend les gens imbéciles, excite la bile et rend les femmes indociles. En France, il est associé à la médisance et aux amours. Malgré les critiques, sa consommation persiste, et même ceux qui le blâment en secret en apprécient les effets. Pour prouver ses dires, l'auteur décide de boire une tasse de café.
Est probablement rédigé par une personne