Référence
CABANIS André, « Presse », in Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, Paris, Fayard, 1987, p. 1397a-1404a.
Référence courte
Cabanis 1987
Type de référence
Texte
PRLSSE. A la première lecture, la preJJe die l'~~~e u~t~::
dt oit Alors que les Fr1nçau v ven .
léondlc nntpco péeç a1· ors qu ..1 1 s mènenl une aventure mlll1to lr•e q1u i
gron c dulr~ à défiler en vainqueurs dans les pr nc1pa es
\O les con t 1 journaux semblent ne reOéter
ca~italci ~i~~fim:n~~s~o~mande, bien plw tcrrifiéJ pmr . ta
quar;cp~~éue sanctionnés pour divulgoiion de sccrcu m1hcrl
u'llJ'dcnts à ctlébrer le succès des sold11u. Alors que Io
~r~~i con no li so grande période de• rtformes, oJon que ~nl
mises en place les institutions de droit pubhc et de d~o1t prrvé
1ur 1c .squc lies IQ Frnncc fonctionnera p, endant deux sàiè c1l es, l·e1s ill<tlers semblent se compla1re à aligner, l~s uns a sui c
~cl autres, de mornes entrerîlcu sur les nomtnalioru de. fonctloonaires
sur les vi.Jitcs d'ambous11dcurs. sur les réceplloru à
la Cour idipériale. Alors que l'époque esl aux grands ~ombats
dïdtes, t1u~ controvcncs entre p~ncipcs mona_r~b1qucs et
idtau\ républicains, . entre l'au10~11é. de la. trad1uon et les
séductions du libérolumc, les péno<hqucs s étcndcnl longue·
ment sur les preslt1tions comparées des t1ctriccs à 111 ~ode, sur
des récits de voyage en Euro~c ccntra!c, s~r les dernières. lr~·
ducuons des poèmes de Virgile. Celui qui ouvre un ~rrod1-
que de ccs onntcs-là en croyant y dé~ouvrir toul ,le bruit et .le
fraCAS d'un momcnl exceptionnel, rrche en batailles retentis·
WllCJ et en grands événements, n'y Lrouvera qu'un tcho affoibll.
En un mot, la presse n'est pas au diapason de l'époque.
Quelques années plus tôt, c'éuùt la Révolution, Cl la presse
avait su montrer sa combativité. Quelques années plus tard,
cc sera la Restoura1ion, et la presse saura montrer son babi·
lcté. Sous le Consulat et l'Empire, clic ne montre que ses p~
prcs insufru11nces. Jusque dans 111 présentation, les titres du
début du x1x• siècle ruppcllcn1 les mornes publica11ons de
l'Ancien Régime · les nouvelles sont insérées les unes en des·
sous des autres, sans commcnlllire, sans titre pour attirer
l'attention, sans effort de clllSScmcnt ni de répartiiion sur la
feuille, simplement en meuant ou début les informations
venanl des p~ys les plus éloignés. De ce point de vue, Io
presse en revient au.."< méthodes de Renaudot, deux siècles
plus tôt. Une chronique littéraire ou des conseils pratiques
complètcn~ chaque numéro qui se clôt par quelques publicités
pour des hvres ou des médicaments. Rien d'exaltant en un
temps où les motifs d'exaltation ne manquent pas.
do~:;cnu d'archiv~~ecsl ~:srdlé1er, dons !o:~~ J~ moins bl~n
médlocrcmc~I ca~e l'époque, les jou~~éau. l'éloge du Prem.1~r
les grands e~JCUI x qui leur était con 1 te 'pos de déception . e
Il la miss on s r ce po1n • or ses prorernp
1 d l'Ernpereur. u r ses discours, P l'on
Consul pu ' e rnrnent prclscnt, po nde Armée que •
rnattre est consta Bulletins de la O~a étatlon par ces orticlornatlons.
por ce~uropc comme Io r ; politique reconnait
attend partout en rn te dans le mon e l'on craint. Rien
clcs où tout cc qui ~~nf ses silences que ne détermination
son style, jus~ed ns mols au controlreOtu Relégué à Salntcd'lrnprovlsé
là e a rune Image A son i~ . es journaux du
absolue A se façonne nhcur les collcctton.s d ui « ne sont
Hélène, Il relit ,11v~~~;. Il retrouve ces o~l~~I~~ >~ces pub lien·
temps de sa sp ir set f~vorables qu'à moi lies q~e je sollicite
constamment ut e Ines de mol, et cc sont e ur un ordre, aur
tlons qui <C sont pie L'Empercur est capable, s les Journalistes
cl que j'invoque>>. 1 ne de foire parler tous Hambourg à
une apostille, sur r s frc 'd'une seule voix. De les mêmes
de ion Immense mp les mfmes arguments, 1 tous let
Rome, on .liro ~:;'':::imcs condomnatio,ns. :~~~ments élc·
démon11ro11ons, orml tous es ue
1émolgnag
1
cs
1
de ~o n~:~s~~~~~è~e d'aussi lmd pr~s~l~cn;:~~1 ~ul
vé1 à sa 8 o rc, Illier• de pogcs écrites e s
ces centaines de m 1
• .
ne retenthscnt que de lu . tenu des publicotlons péno~~q~~:~
Très tOt attentif ou con ritl ucs dont Il pouva
Incroyablement ac~sl~~ot~u;èsc qucqposslblc d'organes dc,rn;?;
l'objet Bonaparte• es s commandements en
pagande à ses ordres, ldès ;;rèJ le 18 Drumnlre, il vn ~o~d'abord,
en ~gypte ensu te. tout le pays. Il s'y cmp oie
voir appliquer ses prlnclp~s à irant ousJi bien des principes
comme en tout domoln.e, s ":::des nouvelles techniques lmohérités
de l'Ancien Régime q b Inn anl entre un vieux rond
ginées pilr les révolutlonnalrr~~ci;cs 1Îbéraux et ln logique de
d'attachement l quelques p 1 journaux entre les mains
la dictature. En plaçant cJotc de l'lns1rument qui vo lui
d' «hommes auachés », Il se . bavarde» que se'
d'i r cette «tyrannie
permettre rutaure él ngc de censure et de propaadversaires
dénonceront, m o
g.andc. t$ La rormule est de Napoléon et,
~~~~~ ~~~~l~~~~~xp1:imc bien cc qu'il ac consi~~~=:r~
droit d'attendre de la presse · « Je voudrais que les r~~ En
des 'ournaux conservés fussent des hommes nunc s. ~
f . J l mesures prlses sont assez difrérentes scion qu cllcJ
s~~·res~ent aux gazettes parisicnneJ ou aux publlc:atloru
locales f l - • À l'égard dt fa pru.se parülenne : une rlgucu~ n nterrom
pue. Le destin des journaux politiques. de la ca.pllalc sous I~
Consulat cl l'Empire tient en deux ch1rfrcs qui disent tout ·
panù à plus de soixante-du en 1799, ils se retrouvent quntrc
en 1814. Encore s'en est-il sans doute fallu seulement de quelques
11nnées pour qu'il n'y oil plus que Le Moniteur à paraitre
: Napoléon y songeait sé.ricuscment, cl so~ entourage l'y
encourageait Au surplus, s1 celle phllSc de ngucur connall
deux périodes de paniculi~rc intensité, en 1800 et 1810-1811,
clic ne s'interrompt jamais.
L'année 1800 marque la première grande offensive contre
les gazettes parisiennes. Moins de trois mois après son arrivée
au pouvoir, le gouvernement prend un arr!té le 27 nivôse an
v111 qui, dons son o.rticle premier, fournit la liste des treize
titres seuls autorisé.\ à continuer de sonir, les auucs pubhc:a·
lions politiques ne pouvant plus paraitre par le seul fait
qu:clles ne figurent pas dans Je texte officiel, dédaignées au
point que le législateur n'a m~me pas jugé utile d'énumérer
ceux qui sont ainsi frappés à mort. Les heureux rescapés sont
Le Jou"'!a.l des f?ébats, u Journal de Porü, Le Bien Informé .
Le Pu~l1c1ste, L A1nl dts lois, La Clef du Cabinet, u Citoyen
fra11çau. La Ga:eue de France, u Journal du Homn1e.s Ubrrs
Le Jounraf du Soir, Le Journal des Déftrueun de la Parrie et
La Dlcade _phUosophiq11e. Le. souvenir des di11tribcs et des
11pp~ls 11u crime lancés pnr les Journalistes sous la Ré,•olulion
n1ns1 qu~ l'habitud~ des rigueurs de la "censure sous t~
Convention et le Directoire sont tellement vivants que cet
1
1
1
1
f
r
c
~
1
1
''
' f
1
t
c
(
1
(
1
t
1
1
•
1
1
1
1
l
(
1
• 1
1
c
1
' 1
1
•
'
•
1
PRESSE 1398
nrrc!té ne scandalise guerc. Aucune prote\Lntion publique
n'est. en tout cas. exprimée Tout au plus quelques rédacteurç
t~n~cnt-1ls de tourner la réglementation soit en a rrec:tant de se
hmtler a~x ma1ières scientifiques, liuéraires, oni\tiquc~ ou
~ommcrc.1ales. puis en ré1ntrodu1sant progrcYivcmcnt des
1nformn11ons générales. tel L'Olurn·att11r, soit en mnnifc.stont
ln plu~ parfaite docilité qu i peut nller jusqu'à des propos111on'
de .délauon, tel u Co11mrr dt la Ri'p11hllt/ll t' L'une ou l'nutre
attitude est généralement vn1nc.
Cc premier leitte n'épuise paJ le, sévérués gouvcrncmcn·
t~lcs . Au cours dc.J mois suivant,, cc sont 1ro1\ des titres nutonsés
qui sont l\ leur tour supprimlî · d'abo rd u Blr11 l11fon11i'
auquel l'on reproche, d'une fnçon gênérolc, son mauva is
esprit ; ensuite L '.rlml dt r lois 0 H1 c1ellcmcnt parce qu' il s'c,t
moqué de 11n\titut de Fronce, en fn it parce qu'un colloho rn
tcur du ministre de l' intérieur, imposé comme rédacteur y 11
été mal ncc:uc1lli. e~fin Lr Jo11r1111/ tirs llo111111rs //h,..f, 'pr\ltégé
par Fouché ~111s a!1aqu~ pnr Rocdercr qui le juge trop
mar~ué par les idées Jocoh1ncç L1 prc,,c rcllg1cu,c, qui
nurn1t pu se croire ù l'abri des cours. est ù \On tour fn1pp~<' .
toute, tendan<'cs confondue~ : en 1800, c'est ln surrrc,s1on Je
~ Pol11iq11r <'hr~tlt11111\ plutôt fo\'o ruhlc ou\ prétrcs réCroc
tn1rcs ; en . 18o.I, c'est l'intcrdic:t1on des ,Jn11alrs dr Io N'li_c /11 11
sunout orientées en fnvcur du clergé cons1i1u11o nnrl et so utenues
par l'nhbé G régo1rc.
li C\I vrai qu'un protectc:Ur Influent ne surf11 jl.H fX' Ur é\ 1
ter ln sévé~ité d~ ln police. Qu•llre publication en font l'e\pt-ncncc.
qui n\•a1cnt été créées \Ous l'impuh1nn Ju sou\crnc
mcn1. t\ l'époque où celui-ci so uhai1n11 eng.1i;cr la polé1111quc
contre le\ gazelles nngla1~c.s dont les nttoqucs ngnc-cnl le Prc-mlcr
Consul nu point qu'il> \ 011 l'un d e~ n1otif, Je rupture de
ln pni'< d'Amiens Ont été 01nsi et \UC\ C'\Shcment enC\1umgé\
à se lonccr don~ le~ conlrO\Crses Le Coumcr dr U,11dn:s rt 1lr
Paris de l\1ontlos1cr, LI' 811//r1111 Jr l'urls de Regnault de
Saint-Jean d'Angély et de Barbet, u ,\f,1111oriul an11hri1a11ni·
que de Barrèrc. cnrin L 'A~usdc Gold muh Toutes cc\ tenta·
ti\ es sont rnp1dcmcn1 interrompues. soit que les Joumnhstcs
nient cru pou' oir manifester un peu d'indépcodnncc et ~1·
vent l'ordre de s'arrèter, soit qu' ils cucnt fait preuve de tant de
servilité que leur caractère de porte-parole offic1cu\ 11 é1é
per~ à jour et qu'ils sont dooc Jugés inulllcmcnt compromettants
par les minL~tres. Seul L'Argus sur..,it quelques nnnccs.
rédigé en anglais et lu par les pnsonn1cr) bntanniqucs en
France.
A pnn1r de 1804 environ. une nou,·clle idée se fait Jour
dans les mil1cuio. sou' crncn1cn1aw. Il parait difficile de cont inuer
à supprimer des joumau:1. qui font 11.SSllUI de docilité, de
ruiner des rédacteurs qui n'o nt de ces.se de protester de leur
loyalisme et de réclamer des consignes sur la façon de rédiger
leurs articles. D'un autre côté, la logique de la d1cta1urc, la
commodité de la suneillance poussent à diminuer encore le
nombre des périodiques. La technique du regroupement forcé
semble donc la plus adaptée. Au surplus. le nombre des abonnés
diminuant en même temps que le contenu des feuilles
perd de son intérêt. rassembler les lecteurs autour d'un seul
titre corrc pond à une ccnainc logique de rcntabili1é. u Journal
des défl'11se11rs de la Patrie et La Clef du Cabinet sont les
premiers ù en faire l'expérience : ils sont réunis. en 1805. à la
vic1llc Ga::ettt dt' Franre.. c·est ensuite la presse ecclésiastique
dont les quelques litres sun 1\1:1nts sont rassemblés, en 1806,
au sein du Journal dl's c-11r6 dont les réd:lc:tcurs seront nom·
més par l'archevêque de P:iris. La presse liuéraire n'est paJ
davantage épargnée, avec la fusion de La Décade phi/osophi·
qut et du \ ferruoe de Fronce en 1807. sur l'ordre du ministre
de la Police et malgré l'opposition des écrivains qui y collaborent.
Au début de 1810. il ne reste qu'une di:uunc de JOUrnnw:
poliuques ù Paris. Cest encore trop. «Leur eitistencc est un
reste de la Révolution, il pnmlt JWtc de les organiser d'après
les maximes et les formes de la monarchie». indique le
m1n1strc de ln Police qui propose soit de ne ln~cr subsister
que Le i\lon1te11r, soit d'en réduire le nombre Îl cinq. En
outre, il conviendrait d'en confisquer la propriété au profit du
gou\ crnemcnt et de quelques fidèles de l'empereur. Cc: programme
sera progrcssi\cmcnt mis en cruvre par trois mesures
successives. En 1810, lt P11b/ic1 p~~
f'ronct, et leur propriéti JI<' e\t réur11 , , ~ ~
v 1ng1-qua1re act.i ons . tro"i se pno.u un1 ",. ". u plu, ta•r d.. .., Go :r11r d
pour le gou11crnc1ncn1. le rc\lc r es anciens Pro ·r:t~rt1e ,;
dévouées. En février 1811 , le, P~~~ des Pcrsonn~l1~?1r~1, lt1
tour, le gouverncmcn1 ne lnls'<1n o11. \on1 conn u' IOrClq
p~u~\ont le cynl\mc JU\qu'1\ r 1 rien nu~ Ir~ h 4 leu,
tcuncs de11c~. ''n1tribu11n1 huit néc~\nmer le r~11lemc~' lltn1~.
outres entre des fonctlo nnoirc\ dont et ré11artl1~ntlldc tt1
scp1embrc 1R11, e'c,1 ln réunion 1 e 1ou1c ,é,urht 1 c1 IC11,
''"' tir l'f'11ropr, Ir Jn11n111/ I 'e 1<1111 cc t1ul re11• lnhn. !~
I " J n11111a I 1/11 rn 11111ir1Tr et ' " jr111r 1 / ., ., < 1 1 • -11 r11tllr 1 ~·
flanr O\cc, \tir le' vt11111 quutrc':;~'/i'::' "" r 11r/1. au';,~,~~'·i•·
ncme~t , \Cpl pour le~ nnc1c11, pro lrÎé~\, neuf l'Our le r alJ,
que ! o n \cUI récon111cnscr de, !crvi"lrc,, le r(llc Jlou~1,,
dcr111~ro 111c1ur<', IJ ne re\tc ilnne t t1 rcndu1 "''' rc~1
poh11quc1 1\ 1'11rl1 l)t, 1 NO$ N r~ui fl\Jc 1111.11re Jo ltuc
111l"1~1rr que Ir ,\ fonl;r11; 17~é~:1i:•1n1tcoh d ne ul~~~~'
ju,qu uu hl.lut de 'C.• prnJeh. 1 em~ch~ 0 •Il(:
La prc.l..\c C\l do nc étro11cinent
"'Ille ll11n\ l'nppréhcn1lon lie\ ~i mu1cléc, Lor ie et ht
é ~ • ~· Up\ qui , 'nh m11- p rh..,1qucmcn1 et que 1n docilité peut ou Ollcnt tur elle
uucun e•I\ cn1p~cher Que l'on n'imagine mieu~ ll1lrtrcr e,
j('Urnau, pnrfa11emcn1 mo nocolorCl S
1 Jla\ pour 1u1an1 ~ci
la\te 1 té\ éc, " cl eu' pnrt i\ ic rc~a c on le mot du Jour111.
1 rance '" et c'c1t p.1n1culièrcment v;~u~:~sa~JOurd'hui en
dCU\ pJnl\ \Ont honopOrll\IC~ cela V •1 ~ prcs1e C(I
.1. ' ' , ' 0 uC SOI r~g1m~. mol\ lcur1 fidélités rc.spccuvc.s n'ont soui un tel
s1gn1f1cn11on. 1 es uns, le\ idéologues 110 p;u la mtmc
Ré\'olu11on couronnée, l'homme qu·i• co icnt en Napol~n ~
d 1789 C . ni.acre les co ,
c crtn1ns d entre eu~ sont très inréodé nqucin
lcls Rocdcrcr et 1'!11cnnc. D'autres notomm 5 ou 1fi1111c,
Décatir, fon1 preuve de plus de rct~nuc oinie~. autour de ~
O:ip11ste Sny ou Amaury Duval Le p'lus ~lè~ngucnt,J~
Conslnnt, o été vile réduit au silence Sur 1• rie, Bcn1am1n
é . . · au rc bord 1
contre. ,-, volu11onno1rcs se sont mll1és peu d P
1
· t1
1 eu, au ur et 4
mesure que c: gouvernement renoue avec I•• ·
monnrc h.1 quc\ Ils cntendcnl bien que l'Empir~e e1 ns111u110111
progress1· v.cmcnt à 1· Anci· en Rég·i me On trouve parnm ir tVcu1Cidnncet
personnalités comme Bonald, F1évée, Fontanes ou
fon célèbre à l'époque et bien oublié de nos JOU~ G~~~rr.
En 9uclque ~one sym~trique de Consu1n1, Cha,Lcaub:;d
public de moins en moins d'nrticlcs.
En tout cns, ces deux tendances d1sposen1 chacune d'une
série d'organes de presse. Les idéologues pcu\ent compter sur
Le Journal de Paris Cl La Décode pltllosophlqur Ili utilisent•
l'occasion Le P11hli0Jtl' et u Co1irrlrr tlc l'E11ropr, voire Lt
/11011l1eur, cnr cc journal,« dans sa panic offie1cllc u1 du eôlt
du gouvernement, et dons sa partie lilléroirc et scientifique, 11
penche un1quemcn1 vers les doctrines philosophiques, en prc·
nnnt cc mot dans son mauvais sens», scion Fiévtc Les
con1rc:-révolu1ionnaircs. pour leur pon. s'c.~11nmcnt daM Lt
Joun1a/ des Débau et Le il-fcrc11re dl' Fro11rt, ~rfoil Lo
Ga=tt1e de Fronce cl u Bullet/11 de l'Europe.
On a ouvcn ces brefs développements sur 13 prc.ssc plnsicnnc
co comp:irant Je nombre des gnzeues politiqun au
début du Consulat et à la fin de l'Empire Il est une autrt
st!ric de chiffres qui permet de se foire une idée des r.1vages
de ln censure, celle qui montre la désaffeclton trop compl'i·
hcosiblc des lecteurs. Si l'on se fonde sur les statistiques de1
services postaux pour connailre le nombre d'cxempl:ure1
envoyés chaque jour dans les déportements, l.'é~olution ~t la
suivante : en germinal an v111. di.~·neur quot1~1ens e1~!cn1
.:19000 e1lcmpla1rcs; en germinal an XI, quinze quo11d1cru
adrcsscn1 25 000 excrnplaires; enfin, en décembre 181~ cl
pour un Empire autrement plus ":!;Sic. q~utrc quo11d1c1U
envoient 31 000 exemplaires Cc dernier chiffre ne do11 1W
dissimuler qu'à l'exception du Jo11n1ol des d.!bats - dont le
nombre des abonnés passe de 10150 en 1'11n XI à 20105 en
1811 - les autres publicntions sont loin de conse~cr
l'audience cumulée des titres qu'elles ont ras.semblé~. En I~
x1 Le Journal des Dife1ue11rs, Lo Clef. Lt Puhllcis;t8~~ cl
C~=ette rassemblent respeclivcment 1200. 13~0, uc
3750nbonnés; en 1811, la seule Go:ettt na11ein~1.rql.I
5 397 abonnés. En l'an XI, Le Co11rrier, Le Caoytn frunç '
p~ESSE
Jouma l
fJrfJ oil
181 l. Ils
que Id
con11llU•
• ~ /'If
~11me '
leUI 1C1i
.oui le
JlrcctcrT
1utun•
contra Ir•
roll • p
1cncc1, '
entre ICI
de ju11l1
niveau t
1u nlvcJ
"'' éCll 1~le cc
pu ll
pcndo
Jale(l el
connait
n'Y • pai
de 1•arre1 w prél
1'1ppliql
journaUJ
jacobins
AJ!lchts
1ions tu
tradition
L1on tl
dt C6tt·
Oéj&,
jour cnt
prh lm~
tUJe de!.
Police. 1
publicat.
ter à des
de sil dt
pour obi
du Joun
n>) o/lslt
loppc CD
ta préfcc
pubheau
retour d'e1 plltll
roncuon
peu prh
tés cnlrc
Suppr
combler
cnti~rccr
c:ornmur '°" élog
l'arrhé ~eau jou
réd.Dttcu
VIIe qu réduites
li11ératu1
lions rtntabili
nombre
par CXCI
mapcs, etc. San
parce lloru, qu'ils notamm
, Pi1blic1J1r e\t é . JiR~E
: eJt, un peu ~ uni Il La
ls pour J ~lu1 lard Ga:,,,,·'
c:s ancien • rl~ "'
rc_11e pour des ' Pr0Jlril1a nier,
1, let D~hatr Jle11onnat11t trr1, 111
ie • lni\'3 nt r1:~nt COnf1\Cju~,'Orc, 11
1u ;\ réelnmer J nu, fr~rt1 1 k~,
huit net Ion, et ~é rèalcnicn1 d~n1,
n111rc\ tic Cou rari11\ani I Ct1
·union lie 10111
1' 1élurut 10~1
lf11(
•111 t/11 }0111 I ce qui rc11, I ln '~
I ' ,., I Ill , "\,
,. 1111111111/ dr1 r11 t ''''"""' ~'
u1111c IHll11n1, n;~;«'•. nu J,,~,n;~··
en, proprié111Jrr1 1 !'Our le mu d.
·r llc1 ''" lcr1 ; c rc11e llour t'tr
·le donc plu1 Cnllu1 Aire tu1
15, Nnruléon ~'~~ r111n1re Jciur~"e
ur l.a lléf 1 ~rn11 A ne 1 ~1
t n te 1 cmft• 1 •111(1
' t"C I~ d •llf
llcrncn 1 n1u1clé t
d~1 • cnupt qui ~:o~Jllc tl lrtrn1~
lnct111é 11eu1 ou 1 Ollcnt IUr tl/
·o n n ..t mnginc 11m01 cul ll1'lr ~rcr, in'
iocolorCJ,. Scion 1 fJOur ou1on1 dt1
1• se reman1uen1 c omuo 1 uu .J o ur~.
~rcmc111 vrai don Jourd hu1 en
111cs, eocln va tlc ' 1.a Prci1e. Ctt
5 respectives n'o ~1 &-Oui un lei
Jéologuc1, voicnt~nJl~~ la
1
mfrnr
mmc qui consacre le1 po ~n ~
~~ son 1 très inféodés a conquf1t1
outres, notamment u rl&Jll!c,
de rctc nue airui G' au1our dt lo
uval Le p'lus oer~~~:urn~ •. Jeaq.
au silence Sur 1. • lkni111110
>ni rnllrés p· eu d outre bo rd. 1 ci
nt renoue D\cc ~~·au lur et i
bren que l'E 1n1111u11oni
:égime 0 mprre tn re~itnnc
J F n trou\c parmi cul d
, 1évée, Fonlllncs ou ei
bl ·~ • fl'l('Olf n ou '~ tlc nos JO Urs, Groffra ,
e .de Cons1an1, Chotuubru }J
1r11cles. o
•.onces disposent chacune d'une
idéologues peuvent compter iur
ode pltllosopltfqur Ili utihlent i
Courrlrr. de l'E11ropr, voire Lt
ns s~ p~rl 1c ?fflc1cl/c tJI du c(.i~
•or1 1~ lrllérairc et scientifique, il
)C~n ncs ph ilosophiquC1, en Prt·
•ois sens», scion Fiév~r Les
leur part. s'uprrmcnt doru Lt
rl!rC'ufl! dr Fra11ce, pa rfoi1 Lo
ln de /"Europe.
loppcmcnts sur la presse pJnJrc
des gll.Zcllcs politiqun au
de l'Empi re Il est une QUlll
se fai re une idée des 111vaget
: la déS11ffect1on lrop compr?·
fonde sur les sllltutiqucs dC1
rc le nombre d'excmpl31re1
~pane mcnts, l'évolution Cll u
j ix-n euf quotidiens el~itnl
ni an XI, quinze quotidiens
=nf1n, en décembre 1813 et
lus \'asle, quat re quo11d1tru
: dernier chiffre ne don f13.1
·011n1al du dibau - dont le
0150 en l'an XI 3 20105 en
ns sont loin de conscnu
elles 01111 nwcmblés. En 1'1n
!..a Clef, u Puhlfcistl' et Ù1
ncnl 1 200. l 380, 3 850 t1
:u/e Gazrlle n'allc1n1 que
rrier, Le Citoytn f runçoiJ, u
PRESSE
'on le déficit
1399 rtout en cornblant, i\ 1;~~s~t a'dministra·
Id sont leJ maires, cpl:r~odiqucs sont edsscnLou~,..et-Clrer qui. jusqrluc,
pitESSE fq11t cl u Jounro " Certains de ces I rifecture e , • 1 cl le Mimo o
"' /..JJ feu/lit lt:onom 2600 abonnés; en tifs, tel le Jo11mol de i':n~te les textes ofCtcrd~ ~i!portement ~"
Joumdl Ju ~~~·,m:10,' 1 soo. 2580,~°.Ji?u~ol dt Par/J. Le Colt dons sa mise en page. lrt de Io prifecture cuments publics
f.Jrll ouc1g sont que 9000 P?ur 'ent pa.s mleu.1t tirtCJ ne odmlr1lJ1ro1/f tt ~ic~d(ait parfois suivre les ~~urtout orienttcs
1811. 111 r"~111es locales ne sen soi Do11bJ qui cc~en on d'articles. D'oUtfCS ,son n1ol dt D/}011 et de
que les cp11t une consoln11/n'. d J lu//t.S d'f11f111tnct.. En au de de proclamo11on~ et énérnles, oins1 le ou ane de propa·
con1t11uc n1 de Io prtJSt foca t. t l tout in1ére1 A e;i:crccr vers les in:ormatl1o;~tg figure de vérrtabdle ~~~n1bir}' et de Io
• À /'/(tlutorholrc, les jou~nat~~st~~c constototlon se v~rlr~e Io C6tt-d Or qu 111 Jo11mof dicodolre t 1 ses politiques ou
rt1lrn~rv11~ loln du po~ ~ h1 prc1se p11rhiennc, p ac c onde ou encore c ul instrc des ono Y .
/eur •, Con1ulot et I' p rclt se doit de filer dou11, son~ gprl'cc'111re du i\f~~c"r·IDeslolno:~lcs, des tcxie~ lllttérr.ie a1ruesm. inistre de
iou• e 10u1 l'oell du m11 rc, 1 eritcutions: nu 1 ' d nou~ .... do::p 01
1 cterncnl 1 pour outanl et P rurnlcJ, es , , r'fectornle va voire donge·
J rc oe11ntlc d'tv ter enlJ arvlcnnenl por· Toute celle ocuvlt .. p c bl'Clltions coOtcuscs, 1 nt dcJ
1ucun1clr: let publlco1lon1 de• ·d1lto~o~~~ nucofi1ts. des compé· . juge ces pu i 1 llt en cherc 111
C(lntr ~(ftcr de Io Ju.1t1apo11 rncmcnl et ses prtfeu, l'intérieur q~t sure où le public es desquelles le pré·
roll A PJe1 n11rlbu1lon• entre le iOf~~~tlonnolrtJ de police et reuscs dons a me mcntnles dons le secr~t d'viduels invitent
1cnct1,, 'divers mlnltt~re•, cnltrcl A l'inverse pro16g6 li un Intentions gorvc~nccnl Quelques ordres in 1' le mouvement
entre c 0 1 ucfoh ou" e ' domné. fet n'est pos ~rc ~oco~x à Io prudence, pus, s'occélérnnl i\ dcl"eJ~u1tldcce Jtcl~I~~. le folllcullolclrterll?q'oule·'cd~r':::;tje~~~n tout Ici fonctionna rcs • rnoux de préfcct.ure 81 's et Bcsan·
n. • C •on • , de crêotlon des JOU mplc ô Nevers, Liège, 01 1 préfeU
iu niveau iuptrieur c 11u1orltê• parfoh rlvalc1, Io pret!c l'automne 1801. por exe ' mot'rc on X intime ô t~uJ c~ t des
1 tcortelte entre de•, ndblcment moin1 llnênire qu à 1 1 Ire cJu 6 fn . uendrotcn
~;le connait une ~volut on •e f.o~d~;~: ~~up~us protéger de feuille: ~~~cc~ tcJtlCJ officiels
Pari•· lèrcs onnéc• du Con1u/ol, ~' 1:rormntlons générales : leur mél~n~ui oltèrc la dignité de
rendant les 1ou1et ~re~oilon iemblable Il celle que 1 on "a uelque chose d'lnconvcnon réfets obtcmpèrenl ovec
111e1tc1 sublucnl une pu c entlont une différence • Il l'ord~e et en diminue le poldls ,,,tê~c~tnins (al.sont disparottr~
~nnoll dont la 'f plto~c.ê~=~ec ~~paroble à l'111tlclc premier plu' ou mol nt de bonne vo fi~nl Io protection dont Ils con li·
n'y a pas Ile Jéch on g n 111 maiJ des mesures lndlvlduellcs leur journal, d'autres ~mou
duei l 'arrttt du 27 nivôse ~n v de la Police et de l'lnttrleur nuent A le• Coire bénér.1~lcr.5· l'on s''1nterroge sur l'événement préleu cl les min nres c -'~u llllblc sévérité Ulnl let d fier 1 F
. 1 A frapper avec un '4 J 6 Un fait va tout mo 1 · la presse locale en rance
s'apphqucn t . é de la Révolution et volontlcrt ug ' trop le plut riche de conséqucn~s pou ras dllns les inventions tech·
journ•UJt h ~Ill s J umal du diparttmtnl dt la Mamt,. les ou XIX' siècle, cc n'est sons dout e/ gCJtion qu'il Cout le cher· j1cob1ns,d~~ c t !.o1r et la Vtdtllt dt Lyon, que let pubhca· niquet ou les nouveaux mo eds c dans la promulgnuon du
A/flchtJ u~t-t. h l A l'Ancien Régime, à b monarchie d ( çon inollcn uc, à t"I e
tions taxtCJ d auac vca'I::~s aruLocratiques, 111rui le Journal dt cher, mais. e a . 'I 1807 Il pn!voit en effet, 1 r
1rad111ondncll~~/adu/xla Co-•pondanct ( ... }pour lt dlporttmtnl Code de procédure c1v1 e en . tnins actes des Insertions
L)Ofl tl u ,., , .. ~ d Dl} de mesure de publicité et pourt ~~rr des prorit't non néglrgco·
dt C61t-d'Oret le Joumol /lulrafn t . on. . ( t dans la presse, dont cclle-cl 1 vo '.r de certains tilrc.5. En quel·
Ofà en ces occasions de sévir. de petucs Leru1oru ~ on blcJ, déeisih m!me pou~ ol survd1e publlClltions apparaissent
J '11c pouvoirs odm1ni.stratih nvaux. Elles sont peu ques moiJ, plut1curs d1zo ncs e r ' m!me d'arrondis· J01~~ ,:..,rccpllbles pour les citoyens, m~is décelables à la fec;- ( I" d d~partcmenl, par OIS
p ~ d ~-documenu d'archives. À Pans, le m1au11e de Ill dllnJ let che s- ic~x ~ d é d'activité de ch11quc région et
~ri~ e Foucht m11nifes1c une ccruine indulgence pour les scment, en Concuon u . cgr ~duricr de ses habitonl.5. Les
o ~f~1ions de' 1cndnncc jacobine, et Il lui arrive de .se heur- d~é~~ac:::i~l~~~s Ao~~l':i'o~~on avec quelque inqui~t~dc,
fc~ à1des prtfets qui y sont hostiles: nirui, il oc foui pa1 moins p ''ls , ncnt de voir naitre des organes séd1t1eux
de Ji.t dtnonclations, Lo plupart tm11nan~ du préfet en poste, non taa~q~~'ilse~~~réhcndcnt souvent un concurrent dongc·
ur obtenir du ministère une approbauon d la suppr~1on i:~.xp~ur la publication semi-officielle qu'il~ ont eu Lnnl ~e
~Journal dt Toulouse. L'Obstn·attur ripub//caln ou L'Antl· peine à mainicnir finoncièrcmenL. ~flot cl CJU ils espèrent vot~
royall.stt.. Ailleurs, le conflit, pour feutré qu'il .soit, .se .dévc- enfin a11eindrc le seuil de rcntllb1hté. A Niort. A Toulouse, o
loppc entre 11u1orhéJ locales: dans le i;>oubs, le 5cc~t?irc de Mar.seille m~me. les initiatives privées en vue de créer des
la prtlccturc profile de l'absence du prelet pour rn1crd1rc une feuilles d'annonces se heurtent à la volonté de r~scrvcr ~ette
pubhca11on ontijocobine, le Dulltiln poli1/q11e et fi11lroln: le source de revenus au J"o1,1rnal protégé par la fonction publique
retour du premier magislrat du département sera l'oc:cru1on
d'cxpllcntions 1Wez vives cl fioalemenl du déplaccmcnl des locale. d
fonctionnaires en dêsaccord. Que l'on ne s'y trompe pas : à Finalement, en 1810, juste avant les prétendues gron es
peu près daru tous les cas, malgré les retards liés à des rivoli- mesures d'organisation de la presse dépnrtcmcntolc, il n'y a ,
1ts entre ogenlS publics, la sévérité triomphe en définitive. en Fronce, que treize départements qui n'ont aucun périodi-
Supprimcr les journawt jugés indociles ne peut suffire i\ que, et neuf qui ne disposent que d'une feuille d'annonces ce
combler un préfet. Chacun rêve de disposer d'une publicition sont d'une pan les régions trop peu peuplées ou trop pauvres
entièrement aux ordres. répandant ses injonctions dans les pour qu'un titre puisse s'y maintenir, d'autre part les villes
communes les plw reculées, expliqua.ni sn politique, faisant trop proches de Paris pour ne pas souffrir de la concurrence
IOn éloge. Une inlerpréllluon bienveillante de l'article 3 de de la capitale. A l'inverse, trente-six départements ont un
l'arrtlt du 27 nivôse an VIII qui interdi1 en principe tout nou- Journal politique cl quaronte-sU. en ont plll!I d'un L'1mpor·
1eau journal, permet de tolérer l'appariiion des Litres doo1 les tance de la population et l'activité des affoircs contribuent a
rlc!Dctcurs donnent toute garnotie de loyauté. Mais il apparnil expliquer le nombre des titres. S'y njoule le rail que ccniunc.s
v11c qu'autoriser ac suffit pas. Ligotées p;ir la censure. villes, notamment dans le nord du pays. dans les anciens pays
r!duitcs à des teAtcs oHiciels ou à des aruclcs insipides sur la néc~landa1;5 ou nllc!'1ands r~ccmmcnt intégrés à l'Empire,
h1ttra1urc anuque ou sur les techniques agricoles, les publiC3- ava1en~ pn_s _des habitudes d'indépendance de l'imprime ne cl
lions locales n'nuirent pas assez d'abonnés pour at1c1ndrc la de ln hbnurrc dont la presse périodique avait profité pour se
rtnlllbihl~ Doivent ainsi s'interrompre, Coute de lecteurs en d_évcloppcr; malgré la censure rrançnisc, quelques gr:inds
nombre sufCunnt Cl malgré les cncouragemcots pr~fcctora~. titres, lus dans toute l'Europe, tels la Gcueite de u•·dt ou le
par exemple, Lo Ftuillt dérodoire du dlpontment dt Jem- C d d '
map•• '·Jo11maf d•• 9n .. n• o. , e' '. C rri d ' , . orrCJpon ont c Hanibourg se maintiennent tant .bien que ~. &.e , • ~ ~~·· .>'rc11 e.s, t..e ou tr ,, \'Ignon. mal.
elc. Sans qu ri y ait eu conecnation entre les préfets, mais T
p3rcc ~uc les m~mcs problèmes provoquent les mèmcs solu- _out ce qu,i ~récèd~ est assez banalement exemplaire d'un
110,nl, ris s.c résolvent à susciter eux-mêmes des journa~ r~~;me autorrloirc qui entend contrôler une institution potenqu
ils pro1egcn1, auxquels ils nsrurcnt quelquC5 avantages ~c cment dangereuse. Cc qui suit - c'cst-:i-clirc l'npphcntion
noUlmment en Caisnnt pression sur ces abonnés potentiels qu~ ~ décrets du 3 août 1810 et du 26 septembre 1811 -
dune nutre nature : c'est l'illustration de l'absurdité d·uC:~
t
1
1
1
t
r
' (
s
t
1
t
1
1
1
l
t
l
1
1
!
(
(
l
l
1 ••
1
1
•
1
1
1
(
1
1
1
1
(
1
(
1
1
•
1
!
PRESSE 1400
réglcmcntntion rondée sur 111 volonté nrbitrnirc de ses DlUICU1'3
d'organiser une nctivité qui n'a nul besoin d'une te lle nttcntion.
Cette réglcmentnt1on pr~entc le double déraut d'étrc
d'une p:irt d'autnnt plus absurde qu'elle se veut rondéc sur des
bases purement rntionncllcs (en fa11 totalement coupées du
réel ), d'nutre part qu'elle o consisté à imposer successivement
deux .PoliliquCJ parrnitemcnl contrndictoircs, obligennt les
propriétaires de Journaux à toutes sortes de transrormation~.
d'ndaptations, de ric1ions pour survivre, de raçon d'autnnt
plus nbcrrnntc que cc qui é1nit obligatoire se trouve ensuite
souvent interdit et vice verso. Ces deux décrets illustrent cc
que pe.ut étr~ ln démarche d'ivrogne du Uvinthon étatique.
Pour s1mpllf1cr · le décret de 1810 autorise un journnl politique
par département et, en outre, une feuille d'annonces dan~
v1ng1-hu1t centres urbnins nctifs. Ces régies n'ont d'autre justl·
fication que de paraitre rnisonnnbles nuJt outoritét parisiennes
et d'nbord au directeur 11,énérnl de l'lmpnmcric et lie
la Librairie, Portalis. C'est le premier branlc-b11s de co mbat
dans la presse locnlc pour s'adapter. Des dizaines de titres dol
vent modifier ou moins leur oppnrcncc · li\ oil n'c t ra' prévue
de publication spécialisée dans les annonces, et c'c't le
cas le plus fréquent, on se trnnsrormc 1mméd1ntcrncn1 en
JOurnol politique : h\ oll n'est prévue, comme dans quelques
sous-préfectures. qu'une feuille d'annonces, c'en l'opération
in' erse, ailleurs encore, lorsqu'il )'avait plusieurs litre' proç.
pérnnt côte;\ CÔIC, il rout rus1onncr OU SC spécialiçcr, \OUI cela
sous le' ordres d'un préfet qui prend es décisions en m~lont,
scion des do~gcs variable~. l'arbitrn1re. ln bn11,uc. les préjull~S
et le hnsnrd
U-dcssus, c'c't le dé\nstrc un nOU\C:IU directeur général
de l'i mprin1cnc cl de ln Librairie re1nplact: l\>rtnhç, Il s'.njil
de Pommercul qui fuit adopter une nou,cllc réglcmenu11 ion
tout aussi rnt1onnclle, en rait tout aussi inutile et, de surcroit,
contradictoire. Le décret du 26 5eptcmbrc ISI 1 aboutit à ouloriscr
des rcuillcs d'nnnonc:cs dnns 132 villes de plus. cc qui
change beaucoup. et intcrcht qu'un titre public à Io (ois des
informations générales et des onnonccs, cc qui change tout,
d'autant que la plup:irt des gazettes poli11qucs ,i,aienl des
annonces. ouvcau bronle-b:is de comb3l. m11l5 en sens
inverse : ln plupart de ccu' qui étaient p;uscs des onnoncc.s à
ln politique reviennent à leur état primitif : là oll il c'l:istait
une rcuillc pros~rc pubhanl tnformollons générales Cl
annonces, elle doit laisser ploct: à une gozcttc pol11ique en
déricit constant cl à une feuille d'annonces un1quemcn1 lue
par ccuJt qui y sont prorcs.sionncllcmcnt tenus : les plus retors
1moginent toutes sortes de subterfuges pour garder uni cc qui
amène lcs lecteurs - les 1nform111ions - et cc qui :ipportc de
l'argent - les annonce - par un système de litres apparemment
différents. de suppléments en principe achcUlblcs séparément.
Le changement de régime \Il intervenir comme une
délivrance, mettant fin à cette manie rtglcmcntairc. Il cJtuUc
alors plus de 250 périodiques locaux dons l'Empire nnpoléon1c:
n.
En même temps qu'évoluent. de façon parfois erratique, le
nombre cl les caractéristiques des journaux de département.
un mou\cment plus linéaire conduit à éliminer tous les
auteurs qui semblent présenter quelque danger pour l'ordre
établi. Seuls les JOUmahstes les plus dociles rravcrsenl le
Consulat cl l'Empire. En 1800, les gazettes locales sont souvent
entre les mains de déclo.sscs qui les utilisent pour épancher
leurs déceptions et leurs rancoeurs. Les anctcn~ prêtres
sont légion, tel Cnrion à Dijon. ccclêsiasliques parfois rcconvcn
is dons l'odmintSlration hospitalière comme Dormoy à
Besançon. plus souvent dans l'enseignement comme :i la
rédaction du Journal du dipanement de la A1an1e. On Y
trou\'C au.ssi beaucoup de professeurs. Chontreau et Géze d
Auch par e:i.emplc. Le pouvoir 'a y mettre bon ordre. Il remplace
ces ind ividus peu sûrs par des personnes honorablement
connues, c:c:crçant des professions qui garantisscnr l~ur
attachement .à l'ordre établi. au régime existant, voi re,
lorsqu'il s'agit de fonctionnaires, à l'admin1strolion en place.
Les enquêtes entreprises â la fin de l'Empire montrent que
les rédacteurs des journau:c: politiques de département présentent
un v1s:1gc fort différent de celui des débuts du Consulat.
Sur une soi:c:antainc de journalistes qui ne sont pas en même
Lemps imprimeurs, prés de Io . PR~
autre profession. Seize a n !"ottlé excr~nt ~ E
rcctomlc, dont six dont 1~:d ~t1cnncnt 4l' adrnin~~tll\,tnt Urie
à ln Fronce. Parmi les outres ponenienu r~cernm tlhon Pit.
une mojorité de JuristcJ : outr~r~!csslons rcprtst~~ ln1ta1ti
Montpellier, un notoire rédlg 1 Ju ~ nvocau à îo 1'1, il t'
un hu11,,lcr à Sn1nt-Orieue, un :v~u~~r~ol Polltlqu~ ~~lt tt 4
ln cour impériale t\ 1 lmog~, Q 1 -.ohors, un m roll1
également ces ronc11~nr de j uc ~Ïe' cn1ciannn11 cmb1ed(
est vrnl qu'ovnnt 1800 i\u 5~~ri"n lltJ, rnoin1 nomotC1.1~n1
tlébnrrn\!é de Sc• élément• ovo~ l~'· le torr• lle1 Pro~rcu, Il
Fontoncç, un oçpcct pllu rc\pcct~b~~ n JJrl1, \Ou1 la lt~~~u"
De toute fnç(ln , le nnnlbrc de• lecteur ilt
élevé, ainsi que Io montrent les • pnr Journal ui
preuc locnlc ~Ill lin de l'i mrirc Ac~~ue1cs crrectutt1 1ur
tique ro,1cmhlc en province de l'ord P<>quc, une &J11cuc ~
ment plu.s Je 1 000 \li Ur Jnn• le nor~e lld: s~ •bonnt1, ~1:
t 1r1111c tléJt\ é\oquéc puur dct quotldlcru p rh' Ln ~•1t1e de
pil\ le\ rc111llct de dép11r1cmen1 l J Pli lcn1 ntpar..
G d · e 011rnol cl 1 ., .. ,
11n1n11r rn~e e 8~0 nbonné' en 18IO AS{)() t a 1/aM11,
rtcpo1rd11n1 Jr ll11111ho11rg, qui comptai!
105
cn 1813 Le C'o •.
nés O\'llOl 1'0«up:11lon lronçnltc tombe P1 de 60000al'!JQ
S 800 ou point que !'Empereur ~l •on mo' olrs A 17000 pulJ l ç. <, :tonnent 1n (l1, .:numcnt de \Olr cet•t e reu1lln l \l rc de 1• Pol1q
1~rc, devenir « un \éritoblc objet de dérl~ÎoOUlrtl~u proi..
ment est supernu · les cHeu combinéi de 1 n" Lt1onnc.
propngondc e~pliquent tout 0 censure et dt b
2. LA ~ n RA'INIL RAVARDL•. La formule est d ~
Stocl « 11 ne s' og1\Soi1 pru de conimand•r 1 .
1
e lme ck
nou·o n qui• n b cso1· n de fai·r e des phnucs ' d• c " tnce à
1
une
' • ul\J que que \(
que cc sou. comm.: le peuple romain avait bcs0
•
1 d . 111
JCU•, d u c•ir que. 13 on a parte élablt. l alors celle tyra n · t b\.0t 1r Io
d 1 . , . nnrc 1ardc
ont 1. n lire un s1 grand avantage. Les feuilles ptnodi
répétaient toutes ln m~mc chose chaque Jour sa11J q~
1' I. fù l permi· s d c 1c .s contredi·r e. que Jafll4u 11 De fait, wus un tel rfgimc le
silence imposé à la plupart des auteurs donne plw de rttcn;iJ.
scmcnt à la logorréc de quelques-uns; censure et propa nd
s'épaulent. P e
• Ln cr11S11rr.: 111u/1/plldt' dCJ ~0111rôlu tl du sujcu ltttadiu
Autour des JOUr~a~x. de moins en ,moins . nombrcu1, Io
contrôles se mu lt1pltcnt en cascade L odm1n1station ne uri
tout à rail trnnqu1lle que lorsque chaque numéro sera P'1R
sous les )eux de multiples fonctionnai res appartenant• do
services différents. Il )' a d'abord, avant meme le tirage u11<
vérification préalable dc.s épreuves. A Paris, elle CJl dltetutt
par le vérificateur auaché à chaque journal. Ln dtcuion
d'imposer un censeur aux principales gazelles pan111S.1ntd.uu
la c;ipilalc c.st prise par- Napoléon lui-mEmc en ISOS. Il
s'crrorcc cependant d'nlténucr cc que la présence ~rm111cn1c
d'un représentant de ln police pourrait avoir de trop odicUJ
en choisissant en général des littérateurs appanenon1 à IJ
mémc tendance que la publication surveillée. Au surplUJ, 1t1
conseillers lui ont expliqué qu'ainsi la survc1llance sera m1eui
acceptée. donc plus crf1cacc, c:t les ordres mieux extcutts. LI
Jaumal des débats sera contrôlé par F1évéc, puis par ~lftnnc .
Le Publ1cu1e par L.ncrclcllc, puis par Jouy, puis de nou1au
par Lacretelle: LD Ga:ette de Fra11ct par Esmémird. pul! ~r
Mouvcl, enfin par Twot ; u Jo11mnl dt Pans d'abord pat
Rocdcrcr cl Maret qui en sont propriéta~rcs, puis p3r R~out et
Pujoulx, enfin par Jay ; Le Courrier de I Europt par Guiraud.
Le A1ercur<! pnr Legouvé : Le /tlfo11/1e11r par Sauvo.
Le 1ravn1I de censeur, encore que bi c ~ rémun~ré, n'est 111:5
une sinécure, cl l'on voit Snuvo se raire réveiller au ptlll
matin pour lire, avant insertion, les der~i~~cs nouvelles orn·
vécs pendant la nuit. Il est vrai qu'il est 1ndispens:iblc de 1ou1
revoir et le censeur de LD Gazt//t de France comgc ~n t.rlll'
1nis une coquille qui s'est glissée dans le 1i1rc de Caulai~fun,
duc de Vicence, dé.signé par crrc~r ou par mal~e;I 3~~
comme duc de Vincen~es, .titre ambigu. pour. qui san u' lus.
qu'il a joué lors de l'execuuon du duc d Eng~~~~j ~~i~ gfiucr
le rôle du censeur n'est pns purement passi.
1
des colla!»
quelques phrases de propagJlndc dans I~ aruc es su risc Je
ratcurs ~nbitucls: phrDScs que~ der?:;~ ~~:alB ~.!sa\tn·
découvrir en rcltsant leur texte impn R CollarJ 1u
turc qui frappe, par exemple, Geoffroy et o;cr·
pi<ESS
jourT1111
rcnonc<
oans
'i mpOS
'1 1111. 11 e5
Je proC
1tc d<'
Je OrUJ
rtrloJI•
bien tl~
110uvcr
, , 111ln•
11·111Url
r1cllc1 <
rll Jan·
d'ltrC r
contra li
rleU r P1
pJC, lC\
111ents '
tcnpri m
ovolr nt
Joire de
pt riodlt
irnpOIC
dlsorrn.
mis rtrde
18 IC
tcnt ph
politlqu
\elle P~
nlJUOlh
11umtrt
uon prl
Lors<
l)Onl SI
son1r, •
pin ires
Police,
taire rie
Juge et.
1'1rnprl1
1ptc1n.li
domn1n
ngourc
parton\
,·oir en
rernont
les joui
pour le
La tmanar
leur est
d'llre rien tions désir au tem1
cula ire!
bic. simple1
que. ment, admin1
tndignt
des de ln p:IS denonç
cas exccpli
Lrouve
Nice. signale
police.
de la moitiê PJt~E
l • excretn ,
PPnn1cnncn1 4 I' 1 <&alc111
es dêportemcn odrninu1,.., cn1 ullt
Utrcs Prorcsslo~ rêcern111cn1 :on Pt!:
outre deu, ov s repr~ntfc1"•t1r1i
rêdlgc le Jou,,,~au t îoulou~I t •
:, un nvouë Il C hP<>lltlquc 6 î q t
og es. QU elquc 0 Ors rO)t 1 c • un lllc111b \
(Je Journnflitc, niclanan11 0ç~' dt
.u surplu1 I· ' mo1n1 no111b 1'1111
• ~ corn, ·' rcu, il ls ovo ncti n ,. uci Prorr •
rc1rcctnhl~ Prli, 10u1 fq rtr:i.u"
brc <let lecteur, Jlnr dt
~cn1 let enqut1cs r~Ourn11 hl Pru
•mp1rc. A l'~P<>que e cctuft1 •ur lt
1cc de l'ordre de .500nc &arru, ~h
Ions le nord du a a~nnt., rira.
Jc1 quo11dlc 111 P~rf,'1,~ ~1111e dt
lemcnt. l c Jo11rn111 d n fparan1
1nt1 en 1810 41 .SOQ en
1
t Io /four,.
qu! comptolt plus de ~3. le C'o,
nço1sc , tombe alors A 11C:•l><in
:rcur et son mlnhtr puiJ t
Voir Celle reulllc c de la Pol1ec
Jle objet de dérlilo~u~rc~u pr~
u tom binés de la cc · flonnt.
1 nsure rt de~
C •· La rormulc est d
s de commander le sile Mme dt
-·~ d c.s p h nues d·n.s ence t u
1
n1
1e romain avai•t buc JQ·q ude que ltQJ
lnblit alors telle lyra~:icc ~01r Io
1vantoge. l.cl reuillcs ~nodllfdi
hosc choque Jour sons q iqlJtl .e . 11 o c ra u. , sous un Ici rufc J· •nu~
lc.s auteurs donne plw d llmc, Ir
1 e rctcn1~ ques-u ru ; ccn1ure Cl propag.iodt
•
e.r ~Ofltrôfe.r r:t tft.1 Ill}tlS btt0Ji4
no1ns en moins nombrcul
cascade . L'odm1nis1a1ion ne ·k1~
rsqu~ cha~ue numéro se111 Jl',nt
onc11onno1res app3 rtcnant 6 dei
bord, avant memc Je tirage une
·eu\'CS. À Paris, elle est eHcaufc
à .chaque Journal. Ui déciuon
nc1pa lc.s gazelles parai.wnt dJns
npoléon lui-mfme en ISOS. li
· cc que la présence ~rmancn1c
c pourrni1 nvoir de trop odicu1
·s li1téru1eurs nppartenan1 6 1.J
Jtion surveillée, Au surplus, ses
'ninsi la surve1ll1Lnec sera mic11J
·t lc.s ordres mieux cxêcu1ts lt
lé par F1évée, pu11 par ÊIJCnnc.
•uis par Jouy, puis de nou\e;iu
Froncr: par Esménard. puu ~r
· Jo11mal dt' Pans d·abord pu
propriétaires, puis p3r Riou! tt
trrier dt' l'E11rap~ par Guiraud ,
•/011/teur par Sauvo.
~ que bien rémunéré, n'C11 JUS
VO SC raire ré~ciller au ptlll
i, lc.s demi~res nou\ellcs am.
qu•t1 cs1 indi.spcn53ble de tout
!lit' de Franct corrige in t.tlfl'
dans le rirre de ûiulainroun,
erreur ou par mJlvcillonct
ambigu pour qui sair le r6k
u duc d'Enghien. Au surplus,
remenl passir · il doi1 ghUtr
dans les aniclCJ des collai»
:s derniers ont la surprise Je
imprimé. C'est ln mésinen·
icorfroy et Ro;er-Collanl au
PRESSE
,. formateur nor· 1401 une sorte di~ é de L'/ndlca-
Oironde comme ·ire prédcsttn
l'!lESSE r 't par s'inc1 .i ner, le second politique de lan·1 qu'elle rortc le 11 chance de
U: premier ·~· ,
J ""'"' dts dibau,·~re sa parudpn11on. •«ivcmcnl que l idéc
O• 11 peursu 'est progr..,. . d jour·
renonce leJ dépnrtemen11, c prércctornles d'exiger ~ memc
OJnJ odmlni1trat1ons . de leur texte nvan rd ~ 1.
se aux t une copie 1 1 d'obo e,.
,·;rnpO u'llJ remeucn . Celle prêcout on c1 1 L 'Omclt
011111c1 q 4 l'impression
1 li dCJ plnlntcJ, te
rocédcr ont donné 1 eu obli ntolrc pour 1e s
J:epde• (cullle1 ~~01 Elle est égnlerenJe l'odgministrotlo~, s1 ~c Oru\clles en chncun sait ou~ mo n:t publique pourrait se
~rloJlquc• quccellC &Jlrontlc, 1 outon Ise Il arrive ouu1 que
bien que, ;~;n'contrcutcmenl co~:~~r~lc prêolnb!c le m
1
~y~;.
irouvcr m ( volent dont cc. J circul111rcs m n s
,cr1aln1 pré c':~cilleurc oppllcn~fn d~•c~ouvoh ortlcle1 lnst·
J'J111urer 1ur' rendent rc1ponso et lveou du pouvoir, la peur
riellet qu e oc locale A choque nd. 1 iurveillonce cl les
rtJ JQnl ln pre d6 conduit ô olour ir " ministre de l'lntc!·
J'ttrc rtprlm~fn1I, oprèt la circuln:r~ tc~ll1 odrcuc!• nu peu·
wn1roln1c• lvonl de contrôler I~~· e vertement, lc4 monde·
rieur pre"rui vhe sons nier le re ou Ooronnc ordonne nux
pic, IC~CJ~opoUX: le rrc!rct du ~~C~·C rien publier SOnl fui
menu P de 5011 dc!pnrtcmen crit Aprèt ln clrcu·
fmprimeurr•éalable communique!, le ma~~·de ;ccopier d·autrel
ovolr nu f hc! lnterdltnnt oux Journn tr l d'Jndre·et·Lolre
la Ire de ouc uc Le Moniteur, le pr c d ,. n'en publier
p(rl~~~~rc!JnctcUr de la rcui~~e~C 0~~~/~ré~loblemcnl SOU•
irnpo nb aucun numtro sans , ér11li1cr après let dc!creu
Jtiorm C roddé va &e i"n c un·
mil l'épreuve"· e p Js les ronctionnaires IOCllU.x s
1810, A la suuc desq~e . ar le contenu des Journaux ~cenl 1plu~. cd~~t~ d~~:r::::~L PDans l.'arrtntémc~~~npta~~~~~~: p0hl qu~ rr . lisant sa pruc e
\elle publication ou o ici~e rarement de prê~o•r qu' «aucun
n!Jirauon, le prérct mo~~rc qu'après O\'Otr reçu son opprobil·
méro ne peurra para
~~n prfolnble " · f hi c:cttc première série d'ob1ui.cl:~
Lorsque. oyant ronc écauuoru le numéro est arriv
•>ant saus(ait à t~utes ~~p~u en pro'vincc, plusieurs exem·
~•A nir que cc soit ù P ~d·i•· oux ministres de la ' bl' ontoiremenl ex.,.. "" 1 Sc é
pla1rc1 )Ont 0 1
. ...- 1 des Rclntions extérieures, à o cr •
Pohcc de l'ln1éneur e . r ~ !'Empereur au Grand
' .1- 'est·à-d1re en all u ' , 1 d
tJ11rcnc d c.tot. c é . de cc service, au directeur gén"ru c
Juge Cl. oprèJ Io cr at10~ . . hocun uède un personnel
l'imprimerie el de la L1brn,1ne ·~·-nion.!°qui intêrcsscnt son
1. é pour contrôler es i.~ . d 1
1pêc1n is , 1 donc une sur.e1llancc es P w
domaine d'oc11on, cl c ~ d la hiérarchie odminutrativc.
rigoureuses, du hou! er" ~on:airc qui espère .SC raire bien
pa~anl du plus relll r~r:nier un 'ournalistc imprudent, ~ur
voir en dénon~~:.;:pereur qui ~e fait lire par son sccrét~ire
lreesm J.OonUtrenra JuUAS qpun n.s 1cns c 1 dispose d'un bureau de traduction
1 · cipalcs feuilles étrangères. . .
pour esl~;~n reçoit par ailleurs des dizaines de ~énonc~allo~
ém~n~t de censeurs bénévoles. Quelle que son ln. suite qui
leur est r~crvée, elles sont con.scrvécs par 1.cs serv1~sr~v~~
d'~Lrc \Cnêes aux Archives notiooalcs. cc qui permet ~
rien de rencontrer ioules sortes de délateurs et des mo11vf •
lions as5ez dirrércn1cs qui n'ont guère en commun qu~ c
désir de rester dans l'ombre. Il peut s'ogir de ronct1onn;i1rc.s
ou 1emp~romen1 susceptible qui ont le scnllment que les fo_lh·
culaircs ne leur manircs1cnt pas toute ln déféren'1'. souhat1a·
bic. Cc sont po.rrois des paniculiers qui s~ j~gent ~1ffam~ o~
simplement qui ne panagent ~35 les op1ntc~~s d un pénod1·
que. Au lieu d'écrire à la rtdllcuon ou de résihcr leur abonnement,
i!J 1rou~en1 plus efficace, en ces temps de ng_ucurs
administratives. de courir à la police. tel cc /11on1pclhéra1n
indigné que La Cltf d11 Cabinet d~ sou1·train.s ait osê recopier
des \Cl'1 de Voltaire contre ln Sa.int·Bt1rthélemy: le prétexte
de ln délation po.rult mince mais on ne sait jamais ... 11 n'est
p3.1 ju1qu'ouA journnl.Jstcs eux·m~mcs qui n'espèrent. en
dénonçant un collègue, donner une preuve de loyalisme cl, le
caJ échéant. évincer un concuncnt. Ccst une pratique point
excep1ionnelle entre imprimeurs de département. et l'on en
trouve des exemples notamment à Reims, à Mayence et à
Nice. Don1 la capitnlc, on voit le directeur du Journal de Paris
signaler un Brticlc du Jaumal dts di!bau aux s;inctions de la
police. Le prére1 de Bordeaux en vient à considérer lt1 ga2e11c
1 il est vr • nucunc d
mo ' . éditieusc na nscurs et c
ttur une ligne ~ . rméc de cc 1
5
ser-
Nnturel!emenl,uc de cette P.cttt~f'~r leur cx1s1~ncc, s:ut de
troverscr inap~ré~otcurs Pour JUS\•c~l pas de foire as os cl y
cette ro;~.:l~trollfS ne se ~~~,~~qu'ils ne ~o~;,~~~~ Fronct ~!~~~ i~sb~~~lp~~~~~:. ~·~I~~~. r:d::::c~ri:n 1~~12 ~.; c~s~:,~:
succo~c cc discours tenu ~~'d'allusion, le put:~mpcreur lui· rop~o vous n'y voyez po1 vais les Oter.>• , nmenc et
pnp1cr, b. il y en n el Je 1 direction de 1 Jmp ·1 mulli·
oint. Eh icn, opos de n ts cc serai .
p •TIC rcconnall. à pr lt'1plier ses agcn . hommes imag1·
m"1 « mu . ·rié ces · s
de Io Librairie, que qucr leur 1nu11 ' , i ·on louable, ma•
plier ses ob us. Poutr' omnoss nouvel 1e s,,, Jntend iir ection dc!cup lent
nen1lcnt des vex; •. les efrcc1irs de ccuc d
sons grande port c · . . LA: nombre es
quelques années', otif d'interd1c11on . be nsccndonle.
en <.1ev1cn1 m . emc cour ·
De folt, tout d ccn,curs suit la m . ns militaires. sinon
aujcu tnbous et es arlcr des opc!rn110 n les journaux
Oien sOr, Il ne fout plU irrlciels. De toute fo~c~s par les Ouien
recopiant les te"l·~ux informnllons divulg uelques feuilles
n'ont guère nec~ qu Armée. Toul uu plus ~de soldats dan,
lctin• de la Grande lies ô signaler le pas~og é rimandc,, un
locales se hasordent·e qui leur vaut de dures /rd~ la C"te·d'Or.
leur département, cc ar exemple au Joum~ uccès rcmpor·
mo1t de su•persl~':n~mc à dissimuler certain~: ne rencontrer
1~ ~~;ed:~ r~;i~ns où j';11~~~;~:; ;r;~,:~A·rt!nt!e.r ~~~nt~~
aucune oppo1it10~~:: le gênt!ral Woutlélcmon:t!~~tc~ncs fron·
de raconter corn noies des voll cs PY e\I porch11Sscr
<.let ban~c1 espalg à l'ennemi que Io guerre duit ô
cclo .. foll conna tre I de Porl.s n c!té con ~~~; nos honuercs ». u Jloaur;p~~s soumise de.! provl1nccs
publier que l'A rogo n « estt dons cette rég•i on q uc• queé qudces
d·Es ne"' c'est pourtan contre une arm c JOUr~a:lu1 tard. le. gc!nc!rol Su~c~;~~ra/ de Parl.s se ré50Ul
30000 hommes qu'il d upcrsc. b lie oction mn1s en rc!du1·
rinolcment â faire allu.s1on ~r~;t~e80~0. « li n'y a que I~ génè·
sanl le nombre dCJ advcrs;ii Lo» note Rocdcrcr, res1gnc!.
rai Suchet qui perdra à tout c~ I~ vieilles opposilloM oux-
Toul cc qui pourrait nippe cr . ·s r·1n doit !trc égale-
. etend avoir m1 •
quelles le 18 Brum;iire P'. d parler des ma.ssocrcs de 1a
ment prohibe!. Pas qucsl10~ . c Rien sur les derniers s1è·
Révoluuon, ni des l~ucs reltgie,u.scsH nri Il 1 c.sl le dernier roi
clcs de l'Ancien Régime, n~n P us.He:ri IV est dèjô sèditicux
dont on p~wc parler san.sNaa~~~~n ècril à Fouchè : u li est
A forrlon LoulS XVIII. l e l'Etr1 Ire nous parle sans CC'5C
assez rid!culc que le Jour;;o d [ ) &rendez que, ni dons les
de Henn JV ci.des Bo~r ~~ ~~~un article de journal, on n~no~cc~ ~;c'~~ ~~b~ic de choses auxquelles il ne pense
c 1 erc eUn voile tombe sur deux siècles d'hi.st~ire d~ France. ~:Sis14 ù la veille de la Première Restauration . . bien rares
sont ccu'x qui ont entendu parler du comte de Lille, memc
p;irmi les plus légitimistes. è
Ëvidemment, ta situ;ition intérieure n'est pas moins pro\ •
géc Le prince ne peut être peinl qu'en majcsté. Pas ~c fam1·
liarité. Le réd;ictcur de La Gazelle de Fronce est dcslltué, car
il a rapporte que Napoléon s'est rendu à un bol masquè ; un
empereur ne v;i pas li un bal masqué. Il ne faut pas dévoiler
rc"<islcncc d'ancntnts : personne ne peul songer à poncr Ill
m;iin sur le prince bien-aimé. D'une façon générale. 11
convient d'evucr de rend re compte des crimes et dèlits. fût-cc
de droit commun, ou alors pour donner quelques C'tcmplcs de
l'erficocité de ln police ou de la sévérité des JUgcs. Le hor -Io·
101 ne doit apparaitre qu·cncodrè par les gendarmes. compar;
iissant devant des mag1strn1s, sous les huées d·un public JUStcmcnt
indigne. Aucune allusion aux conscrits réfruc\aircs ne
peut étre tolérée. Eo cc domaine si dangereux. les préfets ne
doivent même pas rappeler à leurs adminislrés les sanctions
qui fr;ippcnt les complices des fuya rds. cc serait encore lrop
dire. Il est déconseille de trop s'c!mcrvcillcr de la docilité des
nouvca~ soldats. puisque leur cothousiasmc va de soi. En
1812, le ministre de l' intérieur reprimandc les Annales de la
r
1
1
1
t
r
'
f
!
t
1
(
1
' 1
t
t
1
1
1
!
(
1
(
1
l
1
.1
1
1
l
1
1
1
(
1
1
l
1
(
1
1
1
1
•
!
'
•
•
PRESSE 1402
Hautt-Vftnnt qui onl publié que «Io conscription s'csl opérée
avec uoc focilué éLonnantc ». Le mot ~tonnant dc!plolL
La situation écooomique est prospère. Il est impéroli f de ne
rien révéler des difficultés liées nu Blocus continental ou oux
mauvaises récoltes de 1810-1811. L'Oraclt de Bnuclles vou-
• • lont vanter les qunhtés de Io pomme de terre, commence un
article P.or ccue simple phrase : << Dans un moment oil le priJt
des grains éprouve une hausse ... » Il c~t sanctionné, Les
Annalts de fa Hautt-Vlt11nt ont fait de mémc pour expliquer
Io création de soupes populaires. Sanctionnées. Le Jo11mof
~'llft~t-Vllaf~t, pour solliciter Io charité publique. Sanctionné
Certains préfets, notamment lt Dijon Lille Metz
Montpellier et Toulouse, pousscnL le lèle jusqu'.lt intc~dire I~
publication dei mercuriales, cc qui ne semble p1u le meilleur
moyen de luucr contre Io housse des prix, Les Frnnçols sont
heureux. Le journaliste Delacroix est réprlmondé cor Il règne
dons ses onicles, scion un rapport de pollcc, 11 un ton de
morosité dont l'effet n'est pos sons danger 11, Une clrculolre
interdit lt tous les journaut de P11r1s et des départements de
parler des suicide1; puisque le~ Fronçais sont hcurcu, ... Et ln
police veille 1\ foire respecter cc singulier tabou · ln Gu:tllt dt
Fran t:t , le Journal de l'Omt, l'Hrbdo111adalrr de B~zicrs sont
successivement sanctlonn~ pour avoir enfreint cette interdiction,
pounont sans aucune mnuvaisc intention.
La pre~se navigue entre des périls qui se multiplient. Onns
la meilleure hypothèse, celle administration plus ou moins
bien contrôlée sombre dons l'arbitraire. Les journnlistes doivent
penser A foire Io cour à chacun des fonctionn11ires dont
ils dépendent. Le Jo11n1al dt la CôtNl'Or n oublié de dire que
c'est sur proposition du préfet que le conseil gén~rnl du dcpnr·
temcnt o offert cent pièces de canon ou Premier Consul Cc
titre n'obtiendra de rentrer en grtlce qu'après O\Oir répnré cet
oubli L'arbitroire d11ns ln meilleure hypothèse, l'absu rde dons
la pire. Les diverses odminutrntions ne s'cntcndcnt pns, et les
journaux en sont les victimes, le plus SOU\ ent À Paris, 111
lutte est permanente 11utour de Io presse entre le ministre de
la Police cl celui de l'lnténcur. dons les dép:incments entre le
préfet et le commill41re général dc police lorsqu'il C\iste. Il
fout y ajouter une opposition soumo1sc, m:i1s réelle entre
fonctionnaires looeut ct p:insiens. Lt Glaneur, Jaumal du
dlparttnrtnt dt.s Basses-Alpes. d'abord créé p:ir son imprimeur
sans 11u1orisot1on. supprimé puis. sur demande, rétabli p.1r le
préfet, doit s'interrompre de nou,eou sur l'ordre du ministre
et obtient enfin une autoris.ltion définitive Lo feuille de
Saint -~tienne est réprimandée pour un article pourtant inséré
sur l'ordre du sous-préfet. Le Troubadour de Liège est supprimé
pour un te·ue entièrement dicte p:ir le chef de division
du secrétariat du pn!fet. À force de supplicnuons, il obtiendra
son rél:lblissemcnt, deu"t mois plus tard.
La précipi111tion des censeurs est telle que ccno1nes sanctions
résultent d'erreurs mni.!riellcs dans l'intcrprétotion d'un
article. En septembre J 807, J' lndlroteur de l'a"ondl..sse111tnt dl
Bta11nt publie une série d 'ou11qucs contre l'Angleterre, mn is
sous une forme si ollusi\'e qu'il faut O\'oir lu Je premier anicle
pour comprendre quel est le pays mis en cause. C'est le
deu\ièmc article qui nuire l'nucntion des censeurs parisiens.
Ils y voient ln description d'une notion qui pratique le com·
mcrcc a\'ec 4preté, dont le gou\'eroement est la proie des factions
de fin:inciers, oil règne la guerre entre uoe administra·
tion fiscale injuste et un peuple écrasé, où Je luxe et le vice
tiennent le hout du pnvé. Ils croient y rcconnaflrc la Fronce,
et Fouché ordonne de suspendre le journal. Du moins celte
sanction scr.1-1-clle levée après que le préfet eut dissipé le quiproquo.
Toutes les erreurs ne sont d'nilleurs pas décelées. Le
maire de Dijon dénonce le journal de ln Côte-d'Or qui a qualifié
une catholique de srctairt de Jésus-Christ alors que c'est
le terme de srctotnet! qui a été utilisé, donc avec un tout autre
seru. En juillet 1807, les Dibats sont orr~rés pour avoir
annoncé le lancement de dcu"t vaisseaux dons le port
d'Anvers, information que Foucbé juge COU\'erte pGr le s~cret
m11iuure. Il se révèle vite que la nouvelle a été cmprunrce au
1\fonittur Le gouvernement cncour:ige ln culture de la bcll~rovc
sucrière. Le Joun1al du di!partement de la Manre public
un .p oème s1 élogieu.x en faveur de celte plante que le censeur ~ . . croit y déceler une 1n1en11on 1ron1que.
• Les journalistes ne savent co PRfSs
d outont plus effrayantes qu'ell mmcnt éviter d E
teur du Troubadour proteste q~~l~on~t lmprévislb1:: ~.nct1o;i1
une 1narcht d su/ire et des 11 1 Il « Pns ces~ <.cr~
propriétnlrci de L'Oroclr solllm' tes dons hn) réd d~ &oll1t111.
ter un censeur qu'ils sont d' citent ln fo'eur de •ction ~. ~
fnit, les surveillonu mis en ufosés A rétribuer eu se \olr •Ill(.
plus ossu rés. Ccrtoini pren~eocc pnr le Pouvoir ;;merno ~
lion, tel Fi~vée qui C"<pllquo ~~ C~t lnccn1tudcs l\~nt autrt
son entrée en fonction au Jo11r11n/ r;mler Consut qu/~111\a.
c11tlon de qunronte·sl\ au et 1 ' tr Diha11, 111 te • d1f'(.11
« enfil~cs dons l'ordre de 1!u: dn~~erdtu., lnJonct1on~u ~(''•
nol a\ poroltrc en blnnc si Je m'~tnl et qui réduiraient lqu il 1
com prend que de' prlnc1pct JI ~ pr~1é ~ Ici c~tcu1 e Jou,
destitution r11pldc . D'autre' pre~~ \c~sth lui aient \c;1•.0n
rcl Locrctt'llc, ccn1cur de ln Goztt~~tJ c1 _ch(ltes plu1 'u '"4
monde' font ton1bcr molndc "'J t J.r1111r1, que les ~ur,
Les fnutc.s que j'nl fnltes bien h~\~" un homme decon~ pr~
ou si\ jours me tournent l'e111ri1 et ~~ntnlrcmcnt dePlli1 ~li
( .. ) ~Ion 111na s'en c!chauHc!, je ne 11:~~chcnt de Voir Ju~
n1n11, je 1ouhnhcrol' o\'olr un ·u- - l'OS, Je ne puh \i'
• ·-sieur » o 111
cupc rns Di.lez des Insomnies des ccnscu ~I n ne se prtoc,
ch~ accepte de lui fournir un rcmplaçan~s. ognanlmc, F°""
Décimé,, C\1nngucs, menncc!J de toutes'
50 réfugient dans la propognnde, Io sollicit~:tts, lrs JOU1iu11.1
pour prou\ cr leur bonne volonté et pou c! , me me, l 11 loi1
Les r~docteurs sont à ce point lnccnnins r
1 ~~ter les Untiion1
ordres d'insertion sont accueillis comm c stobitu11 que lti
que comme une controinrc. c une sécurue plulOI
• Lo. propagandt · obligation dt parltr d'une srul
premier abord, la lecture de 111 presse lm , .
1 t 10Lt Au
è . . P~no e ne IU"" gu .re qu un profond ennui. Cc sont d'lnterminabl A•t.1
nouons contre les ennemis de l'extérieur d'" es recnrn1-
d• h b f . • 1nnombribl Il yrom es en oveur du pnncc tou1 -puhs;int E 1 • ei
celo n'est guère plus, pour tes journllllstcs qu;un n li~, tout
foire leur cour. Cc sont les m11nifcsllltions visiblClmo)cn ~
bics, d'une propasondc dont les aspects \'nlmcnt ·,~~:
demeurent beaucoup plus ducrcts. A cc niveau N Ile
organise tout, dirige les auteurs, d~clcnchc les C4~n.:ri: d"
presse, ,....,.es t
Dès le 18 Brumaire, Bonaparte o su s'entourer d'une c!qui
de JOUrn?hstcs à ses ordres, équipe qui se renforcera pcodi~
les premières années du Consulat. Il s'agit de nusemblcr des
écnvnins vcn~nt de tous les horizons politiques, de laçon'
P?uvolr fournir à choque Frnnçats, quelles que soicn11t1 op1.
nions, les arguments auxquels 11 est sensible. Ainsi Rocdcrcr
trouvc-1-il les mots pour convaincre les ponha.ns du id~11.1
de 1789 cl Fiévée ceux d'une contrc·révolution boll4panl11e.
Le conventionnel Barère s'adresse aux jacobins les pluJ wJ.
tés tnndis que l'ancien émigré ~iontlosier écrit pour lcs 10)1·
listes extrémistes. On rencontre m~mc, dans ccue pctitt
troupe, de véritables ovcnturicrs, tels Méhée de La Touche
qui a été mélé aux massacres de Septembre, ou Mon1ga1ll~rd,
conspirateur royaliste plus ou moins repenu Le maitre 1111
appel à tous les talents : les historiens croient parfoiJ rc!Kn:r,
parmi ces auteurs à gages, des pcrsonnnlitc!s connues que l'on
ne s'allendrait pos à trouver en telle compagnie, a.insi le phi·
Josophe Voloey qui se complaira ensuite dans une oppo1i11on
morose ou, dons un au1rc genrc, Choderlos de Laclos, l'aut(Uf
des Liaisons da11gereuses. Le pouvoir s'est mfme wu1é lc.s
services d'un Anglais, Goldsmith, pour répondre da.ni kur
l3njlUC aux insultes venues d'oulrc-Mnnchc.
A ln spécialisation des folliculGircs aux ordr~, chacun 1~ul
à un certain type de public que l'on sail sensible à ccnauu
arguments, correspond une individualisation comp3rablc ~CJ
journaux, chacun également destiné A une frange bien ~rlcuc
de lecteurs. Fiévée explique : << Je ne sois pas comment il faut
parler aux Jacobins; mais le Premier Consul trou~cra ou!~~
de lui des gens qui le sovenl et, par ces gens-là, 11dLSposcr
1
d
Moniteur: des Dlftnseurs de Io Paine et memc du Jou~o .. t
Paris don; les allures penchent toujours de cc c~té 'ï.j·~0~~}1~
réponds du Mercure, du Joun!al d~s D~bot~ et c oi.; Le
de France qui ne rcfuseront Jamau un nru~lc de m r ramcgouvcrnement
utilisera par exemple Le Pu.blicu~e po~oujours
ner à la modération des contre-révolut1onna1rcs
pRESS
prolTIP1
quel ih
1•a1wQU
que mer
l'orPos1
Jrtlcld
JJO' 111
\0upÇOI
1;1 r1
iJdon
Jtclcnc
1r1~n1IJ1
p1c1~C 1
1t11n c•
ilon. i1u
nnu• ' 3
Il prt''
rtato111
urcrn11n
p,1111. J
g1eu!C'
JcVI~ 0
Je me ni
"ro111 r
u et
journau
un peu
bic be
d'1n1err1
brè~e • 1
1ion qu.
~1olcnc<
50uvcr3
11\tS COI
d'tltmc
a11icles
d'une 11
compte
maun. i
dans la
qui prcr
cles tro
Europe
A pn1
qu'il ju1
bics d'ir
sivcrncr.
mesure.
adrnin1S
les pièc<
~bililé
l'nlllJChl
documc
ou des
avanl 5oigneu.
pJr ses
ginc 1 au1an1 puisse 11\c publiés
de trom
Pour PJrlcmc
songer,
ph nues
lorsqu'il
des Frai
fit de pubhcr.
ment les allw
tion lidèlcm
nvent CO l>Rfss
l qu'elles :~1cÎ1 tvilcr d E
lcsic qu'il n' mprt vislbi ' ' llnctlo
des llmitcs da tt Pos ccHt ~ ~ r~
r solllcitcn1 1:~1 (sa) rtdact IOll1ti1, ·
l dispost1 il r 4\ cur de se ton• ~
en pince Par l~lrtbucr eu~.~~" •lt~
~nncnt cet 1 ll<>U\olr ne tn11 Et
rquc 11u f>rc~~~rtrtudes 1,~nt lü!t1
u Jour11nl dtr Dr Consul qu rf111111
4uJcts lntcrdlu iha11, 111 rc e, dck~
i leur dote et • lnJonc11on ~" "«11.
lje m'ttols pr~~14rtdulraJcn: l~u11,
PCI si SUb\cr,j( Cl C~ftu1 Jo~,
·es prennent let 1 lul ai ent \~J • °"
Io Go.:tttt dt ,.choies nlu1. u U111
dbcl ; " Je IUh Un ~llrt, Que 111 ~ur,
en lnvol ornrnedt Pt~
l'esprit et m~ntnlrcmcni dc;~nc1r11 rrt ' cmp~chon1 d Il 1111q
• Je ne dor1 poi j t Voir Juu
t~c~~ succcs1cur. ,,' Oon ne puis vi1,:
es ccn1curs /lof ne 10 Prtoc,
• un rcrnploçont. · 0in•nlrnc, ~ou.
.noclt de tout
go,ndc, Io soJJi~~1f:t"·~lcs Jourruu,
io onttl et pour tvh m rnc, • 11 ro1t
;~~i:~ccnoins et dts~:~~1~1~nctlon1
is comme une stc . s que 111
i. ur11t plutôc
•fon dt! parlrr d'
de la prcu e lmu'~' ·''"'' io/l. Au
. Cc sont d'intc P .noie ne IU1Ci11
is de l'cxt~ricu~m~~~blcs rknmi.
prin~c tout·puiss~nt i~nornbrablti
les Journalistes qu; n 1111, lo.i1
s monifesta tioru vis~b~ mo) cn d:
nt les llSpccts v . es, 0111nu.
ducrcu À ca ra 1men1 dli~
· • n 1~eau l'i
curs, dl!clcnchc 1 • •polfon
es c.tm11iancs dt
pan ~ a su s'cn1ourer d'une
~quipe qui se rcnlo fqurpc
1SUJaL JI s'agit d rtera rtndiat
h · c rassembler de1 onzons politiq ues d l n 1 • c 1a çon à çau, quel es que Joicn1 ltl .
ls tl est sen si ble. Ainsi R-..o op~
vnincr J · ""'1111
e es Pon ua ns des idb
: contre-révolut ion bonapants u.r
~rcsse a.ux _jacobins les plus ~
• t.1on1Jos 1cr écrit pour ICJ '°ll·
'.ntre mfmc, dans ccue ptlitt
·1ers, tels Mthte de Li Touche
de S~prembrc, ou Mon tgaill~rd.
J m~t n.s repcnu Le maitre fau
stonens croient parlou reptrcr
pcrsonrtJJ lités connues que l'o~
." telle compagnie, ainsi le phiiru
ensuite da ns une opposition
c, Cho~crlos de Laclos, l'auteur
pouvo1 r s'est mfme wu ré les
, ilh, po ur répondre dons leur
utrc-Mnnchc.
1laircs aux ordres, chacun 1out
Je l'on uit sensible ~ an1iDJ
lividualisation complrablc da
stiné d une frange bren précise
Je ne sais pas comment il faut
emicr Consul trou1cra autour
par ces gc ns·là, JJ di5posera du
Paine et m~mc du Jaumal dt
ou jours de ce côté ( .. J. Moi je
I dts Débats cl de La Ga:tllt
n ais un article de moi." Lt
nplc Le Publlcull pour ramc.
re·ré vo lut ionn airts 1oujoun
pRESSE
03 · e rigu· 14 d' Jaudissemcnts qui n
rehaussés app . · 1
Pil".." ~"c' E . des tendances monarc J ' 11·
l'accen1uot1on . 1 ·1
ts il réclamer c ne s'étonnera qu un te t 1 re
prom~u rtg1mc. et perso~~·cst dons ses hab11udcs. Symétn·
qucs il une telle cible• ft f " il contribution contre
1'JllJ'luc, le pouvoir met Lt' t.rc"d"c· assemblées, ovcc des
ucmen • .dé Jogues au setn , . 1 ~ 1s111on des ' o rendre Je lecteur tant ils se s1tucn
1 ~.~rie• i1u1 ne peuvent s~;I~ usuelle de ccl hcbdomnda1re On
• ' JJ )lgne rtdac11onn ' inc officielle de ces tc,tcs
JJn çC1nncrJ donc 1no1ns 1 orrg ôle:) jouer dons cette spéc1nli·
111~~ rrc11c )C1C11lc o ouu1 son I~ Napoléon se préoccupe de
t1on 1 n 1807, pJr exe:;::ppr~\'C en faveur des catholiques
J~dcnchcr une c~rm~~~nl~Anglctcrre Cc ,oudaln in1ére1 de la
1rlJnt!Jh. p<>Ur o u~r ;c c:a1hollc"me risque d'étonncr.I ~op<>rrcoc
frJnçohe po 1 t 'JI f'1UI de Ju pari de l'odm n ,tra·
lt<ln c,plilJUC 6 l·ouc 't Ir~• déÎlcoicmcnl et •e ,crvir des jour·
11,1n. lJUC cela "'Il men nncr qu'on veut en venir t\ cc but ''
n~u• iun' Ja1nc~.•o.~~ç~ le' publication, parui,tonl dnnJ de•
JI prt•llh Jonc c:;~'n;~ Io ferveur catholique : le• feuille! de
rt11l11111 Joni "~cnJée, du Piémont, <le Uclg1quc, cl ,mtmc, ~
(Jrctugnc. Ile
/ 1 01,,,01 , dont lcJ préoccuput1on~ reli·
P11tl1, fr Joun111no~::1é1tl publique. Le mlni•lrc des Cu Ilet
iilcu1c1 1ont
1
dJc uclqueJ évtquct qu'lh produl1enl de• rnun·
Jcvr11 obtcn,r q de cc• nou veau.( martyrt, mondcmenu qui
Jcrncnll en avcur
~cront P~~I~~· ,~Ct~c~uf.%~0~; n'hésite p:u 6 écrl~e dan• le•
u ch article, 'ont toujour. anonyme• man le public
Journ3u~. Se• •'Y trompe pas tant le style est rcconnn1,•D·
un Peu avent ned e pointi d'exclomat1.o n, d e JUtpcn.i· on c l
bic bcau~up d 1 paragrnphcJ d'une phrase, souvent trcs
d'1n1crroga110~~1é~ une absence de fioritures dan1 l'exprcsbrt1e
· u::.~a.ste o~ec J'cnnure en honneur à l'époque• une
s1onl qui <les comporoison1 blessante1 y comprJJ contre les
•10 ente. •trangen des condamnations sommaJTeJ e t d•c1 ·1 n 1 • sou•cra1n1 lt • . . f(j Il 1
1 • ceux qui combaltent la poht 1quc o 1c1c c au111n
11,cs con r. . , • 1 d
J'tltmenu qui interdisent de s y tromper . ..... p upart ~ cet
ani· cJc s semblent écrits sous Je cou. p de la c·o lerc, JOUI 1c rlc1t d' 1rascrb11ité que son secrétaire Bourncnne met ,ur e
unclC d'une mauvaise santé : 11 Très souvent il déchrrn1t le
rornp . ··1 • d i•
ma 11 n • m~mc s:ins observation, des nopte s rq u. 1 .m avBaoi t 1c cc1 dans la nuit et trouvées e,ccllcntes. » ar ois c est urriennc
ur prend sur lui de ne pas transmc11re au ftfonfttur des art•·
~les trop pcu diplomatiques qui "pouvaient produire en
Europe un mauvais eHet » .
A punir de 1805 environ, l'Emperc~r écarte ses poléml.Stcs
qu'il juge malcommodes, trop peu doc1lcs et surtout susccpll·
bics d'ini11a1ivcs maladroites La propagande change progressivemcnl
de ton. Elle se donne désormais des apparences de
mesure. Ile strénitê : Le f. fo11iteur reproduit les rapports
ru.JminLS1rmifs qui JUstifient les décrets et arr~lé.s impériaux.
les pi~ccs diplomatiques qui rcjctlcnt sur l'étranger la rcspon·
sabililé Iles guerres, les d1sco u ~ et les adrCS5eS qui prouvent
l'otlJJchement des Françuis à leur prince, pnrfois méme des
documents étrangers. tels des eAtr:iilS des JOUrnaux allemands
ou des débats du Parlement britannique. N:iturellemcnt,
avant leur publication, ces tc:<tcs f:iusscment objectifs sont
~igncusement revus et corrigés par !'Empereur lui·mtme ou
p;ir ses agents. Lorsqu'il s'agit de textes administratifs d'ongine
lranç;irse. Je maitre n'a aucun scrupule :i les transformer
autant qu'il lui parait utile. li n'imagine pas que quiconque
pu1~c se mtler d'aller voir dans les archives ln version primi-
11\e Pour cc q~1 est des textes d'orig1oc étrangère, déjà
publiés a11lcurs. impliquant donc un risque de démenti Cl\ cas
de lro?'pcnc mnnifcstc, il rau preuve de plus de prudence.
Pour sen tenir. par exemple, à la reproduction des débats du
Parlement britnnn1que, il n'y a rien de \êritablcmcnt men·
songer, du moins si l'on excepte quelques membres de
phra.s~ qui semblent ajoutés et quelques chiffres minorés
lol'lqu ris é~alucnt les forces ennemies, majorés lorsqu'il s'agit
des Franç:i~. Pou.r changer la physionomie des séances, il suf.
lit de cho1s1r JUd1c1cwement les débats et les interventions à
publier. li f~ut éc::iner ou, à tout le moins, résumer somrnairc;:~
11 Jcs. SUJCts ou 1:unanimité SC rait contre la France, telles
1. dlus
1
ions au:t cÀnmcs des troupes impériales ou à l'ambi
ion e eu r chef J'inv 1 , . . • rid~I . . erse, es attaques de 1 oppos1 t1on sont
' cment rc11rodu11es. av~c une prt!férencc pour les passages
les plu\ véhéments. ta• rendus o(ftcte s. . pnr d'autres
d les comP....., . A nva1ncre
rcnt pus uns 1 crchc désormais " co nisant pour ses c:im·
1 c mali re c '. nec des nuoquc.s. or~a s effets. On en
moyens que la v1olcunc savante gradauon ~~'égard des Polorngncs
de presse. s exemples. notamment ore vis·à·vis des
trouve de multiple leur potnotismc ou encônc de Madrid. Il
nn1·s po ur excidt erl 'accession de J ose ph nu tr ent de dynasti· e
f.sp.ignols lors c 1 Ibériques à ce changem I' uc i} /\llurut
~·~:~c1~,f~é:~~aet~c~~vC:.~ r.~~r~u~~~~li~~t ~=f :~~;~~ ello~~ql~~
<1 Toul ceci ne peut différentes situati~ns ( ... J.. e qu'elle se
ro1sant pnsser por dons une s11uo11on crttiqu 1 y mette
l'~spugnc se trouvera d'un arrangement 9u bon·
d a comme hcureu,e eu le qu'il est a
~~~.t1;, ~r raut d'abord .conv;J?c~~ fc fï1,· ~tné est i~dign~ ~~
donnê de tous : son roi a n ~qlc~rs droits, le Premier m1n1s
ré11ner ses frères ont renonce! les Bourbons ont fai t le m.o I·
tre est' déconsidéré, uu surplus es rits sont arrivés ou dernier
heur de l'Espagne .. Lorsq~e ~~erc~r des Français pe ul se prêdegré
du découragement, c érer qu'on lui demande son
sentcr corn me le sauveur cl sur: trône de Philippe Il. Naporrère
Joseph pour monter sur rcssc pas (\ pas, c!chnngcant
léon guide cette cump,ogned del ~trcs uvec ses généraux en
prè• d'une cinquantn1nc d~ ~lé de propagnndistcs.
[,pagne ainsi promus t\ la 1gn1 es cumpugnes de p res~c.
li ne surfil peu d.e ménogc~~n~~ s oléon entend y raire col·
une IJIVOnte grodatron des err . E~ ire voire tous ceux du
Jaborcr tOU5 les jour~t~ux <le so~ quefquc' sorte, institutionna·
continent ~eue n.m~111on cstlr~éc en 1807 nu:< public:ition1
lisêe par 1'1ntcrd1c11ond s.1gn d'a ut res nouvelles politiques que
locule,, de ne pas repro uirc ftfonfteur L'audience des articles
celles déjà insérées dans e ·ns· assurée Le système est sr
qu'y (ail meure l'E,mper~~~ es.lu~' u'~ l'occu~ation, Ill presse
\Ohdc que:, JU'IQU en 1 'ô{ d 'amplifiCDtcur de la propa·
locale JOUC lïdelcmcnl .cc r ' . t\ un exemple · le 8 février
g;inde officielle. Pour sen tenir d ' 1 ntes réunl5
181 4 '1npoléon ordonne de publier que les ip or:n .
o Ch.•l tillon entrcucnnent les met· 1 1 eurs ~nppo rts ·• .1 1 rnuLt' moi n1-
tenir chc-L les FranÇ'UIS l'espoir d'une paix prochaine unie c
parait dans u ~1011/tt!urdu 9 février, puis don~ LI! Jo11mal de
ParlJ du JO. On Je retrouve ensuite dans les divers JOU~nau x
de dépanemcnl, avec un dêcalagc dons I~ temps qu cxpli·
quent les délais du courrier: Le Jo11n 1al d Jndre·et·Lolre du
12 rêvncr, L'Jndfcateur de Bordeaux du 13, Le J o11m al de la
Vendit du 1 S, Le Joun1al du Lot·et·Garo1111c du 16, Les
Afflclit.r, annonce.r et aYfs divers de Poft fers, 0t J o11m al de.J
Basses-Pyri'nlts et Le Vlridlq11e de Mo ntpe llier d u 17, Le
Jounral pofltlque de Tan 1·et-Garo11 11e, Le Jo11rnal d11 Gard et
U! Jou mal dts Landes du 19, Le Jour110/ de la Loz~re du 20, le
Journal des J-l a111cs·Pyrinées du 21, Le 811fleti 11 de l'A veyron du
26 révncr, etc. Et cc n'est qu'un cns parmi des dizaines chu·
que année. une technique de propog;inde qunsi quot id ienne.
Dons les grandes occasions, ln p resse française ne suffit
pllS. Toute l'Europe nnpoléonicn ne est mise à contribution, la
presse des principautés et des roya umes vn.ssuux comme celle
des pays occupés par La G ronde Armée. Ainsi, en 1809,
l'Autriche espère profiter des dtffïcullês en Espagne pour
ri:armcr et ~enter ~e reve!li~ sur le truité de Presbourg.
L Empereur 1n1Jme a ses m1n1stres des Relations cAtêricurcs
c.t de la Police: l'ordre d'inciter les journaux de ln Confêdéra·
t1on germanique à fa!rc « .s~ ntir les funestes effets qu'a eus,
dans tous les temps, 1 amb111on de la Mai.son d'Autriche» li
faut fatrc notnmmcnt concourir à cette campagne de presse le
gran~-<luché de Berg et les royaumes de Wcslphalte e t de
~av~~rc. 1 apoléoo. pour sn pan, écrit personnellement au roi
~ uncmbcrg en cc scn_s. Les journaux de H ollande et
d Al!cmagnc doivent convaincre ceu:11 qui ont pr~té au T résor
autr~h1cn qu.~ François I l risque de se trouver hors d'êtat de
rem urs~r sil cntr~prc nd une guerre imprudente Jus u'au\
Journaux ualtens q ui sont à leur tour "tnc·t• • q .
Pu· l'i 1· · · t es a entrer en ltce ~que ta te a une frontière commune avec I' . .
doivent _rappeler que cette dernière a t . Autnc~e • ils
/lllcttcrn1ch ne peut s'empêcher d'é OUJOU rs été vaincue.
ration pour u ne tcchni u . p~ouver une cena1nc ndmtgazelles
volent à Napo~ e s1 parfaite.ment maitrisée : « Les
on une armcc de 300000 hommes.
1
1
1
1
r
e
s
l
1
(
1
1
(
1
(
1
1
1
!
(
1
(
l
l
1 • •
1
1
1
1
1
(
1
1
1
1
1
1
1
1
1
•
1
l
•
PRÉVAL. 1404
qui ne surveillerait pllS mieux l'inléricur Cl effrayerait moins
l'extérieur qu'une demi-<louzaioc de folliculaires à ses
gages. » André CABANIS
B. : Cabanis (~.). Lo Prust sous lt Consulat tt t'En1plrt,
1975; l 1, dt I Hlstolrt glnlraft dt la prtsst, 1969; Hotln
(Eugène), Histoire polttiqut tt lfttlra lrt de ta presst tn Franct
l. VII, 1861 , Wclschingcr (H.), Lo Ctns11rt sous lt Prt111/t~
E1npfrt, 1887.
• Ctnsurt. Déc1dt phlloiophlque. Flé,ft, Journal dt P1rb.
Journal des déb11J. l\t onlttur. Prop1g1nde
dt oit Alors que les Fr1nçau v ven .
léondlc nntpco péeç a1· ors qu ..1 1 s mènenl une aventure mlll1to lr•e q1u i
gron c dulr~ à défiler en vainqueurs dans les pr nc1pa es
\O les con t 1 journaux semblent ne reOéter
ca~italci ~i~~fim:n~~s~o~mande, bien plw tcrrifiéJ pmr . ta
quar;cp~~éue sanctionnés pour divulgoiion de sccrcu m1hcrl
u'llJ'dcnts à ctlébrer le succès des sold11u. Alors que Io
~r~~i con no li so grande période de• rtformes, oJon que ~nl
mises en place les institutions de droit pubhc et de d~o1t prrvé
1ur 1c .squc lies IQ Frnncc fonctionnera p, endant deux sàiè c1l es, l·e1s ill<tlers semblent se compla1re à aligner, l~s uns a sui c
~cl autres, de mornes entrerîlcu sur les nomtnalioru de. fonctloonaires
sur les vi.Jitcs d'ambous11dcurs. sur les réceplloru à
la Cour idipériale. Alors que l'époque esl aux grands ~ombats
dïdtes, t1u~ controvcncs entre p~ncipcs mona_r~b1qucs et
idtau\ républicains, . entre l'au10~11é. de la. trad1uon et les
séductions du libérolumc, les péno<hqucs s étcndcnl longue·
ment sur les preslt1tions comparées des t1ctriccs à 111 ~ode, sur
des récits de voyage en Euro~c ccntra!c, s~r les dernières. lr~·
ducuons des poèmes de Virgile. Celui qui ouvre un ~rrod1-
que de ccs onntcs-là en croyant y dé~ouvrir toul ,le bruit et .le
fraCAS d'un momcnl exceptionnel, rrche en batailles retentis·
WllCJ et en grands événements, n'y Lrouvera qu'un tcho affoibll.
En un mot, la presse n'est pas au diapason de l'époque.
Quelques années plus tôt, c'éuùt la Révolution, Cl la presse
avait su montrer sa combativité. Quelques années plus tard,
cc sera la Restoura1ion, et la presse saura montrer son babi·
lcté. Sous le Consulat et l'Empire, clic ne montre que ses p~
prcs insufru11nces. Jusque dans 111 présentation, les titres du
début du x1x• siècle ruppcllcn1 les mornes publica11ons de
l'Ancien Régime · les nouvelles sont insérées les unes en des·
sous des autres, sans commcnlllire, sans titre pour attirer
l'attention, sans effort de clllSScmcnt ni de répartiiion sur la
feuille, simplement en meuant ou début les informations
venanl des p~ys les plus éloignés. De ce point de vue, Io
presse en revient au.."< méthodes de Renaudot, deux siècles
plus tôt. Une chronique littéraire ou des conseils pratiques
complètcn~ chaque numéro qui se clôt par quelques publicités
pour des hvres ou des médicaments. Rien d'exaltant en un
temps où les motifs d'exaltation ne manquent pas.
do~:;cnu d'archiv~~ecsl ~:srdlé1er, dons !o:~~ J~ moins bl~n
médlocrcmc~I ca~e l'époque, les jou~~éau. l'éloge du Prem.1~r
les grands e~JCUI x qui leur était con 1 te 'pos de déception . e
Il la miss on s r ce po1n • or ses prorernp
1 d l'Ernpereur. u r ses discours, P l'on
Consul pu ' e rnrnent prclscnt, po nde Armée que •
rnattre est consta Bulletins de la O~a étatlon par ces orticlornatlons.
por ce~uropc comme Io r ; politique reconnait
attend partout en rn te dans le mon e l'on craint. Rien
clcs où tout cc qui ~~nf ses silences que ne détermination
son style, jus~ed ns mols au controlreOtu Relégué à Salntcd'lrnprovlsé
là e a rune Image A son i~ . es journaux du
absolue A se façonne nhcur les collcctton.s d ui « ne sont
Hélène, Il relit ,11v~~~;. Il retrouve ces o~l~~I~~ >~ces pub lien·
temps de sa sp ir set f~vorables qu'à moi lies q~e je sollicite
constamment ut e Ines de mol, et cc sont e ur un ordre, aur
tlons qui <C sont pie L'Empercur est capable, s les Journalistes
cl que j'invoque>>. 1 ne de foire parler tous Hambourg à
une apostille, sur r s frc 'd'une seule voix. De les mêmes
de ion Immense mp les mfmes arguments, 1 tous let
Rome, on .liro ~:;'':::imcs condomnatio,ns. :~~~ments élc·
démon11ro11ons, orml tous es ue
1émolgnag
1
cs
1
de ~o n~:~s~~~~~è~e d'aussi lmd pr~s~l~cn;:~~1 ~ul
vé1 à sa 8 o rc, Illier• de pogcs écrites e s
ces centaines de m 1
• .
ne retenthscnt que de lu . tenu des publicotlons péno~~q~~:~
Très tOt attentif ou con ritl ucs dont Il pouva
Incroyablement ac~sl~~ot~u;èsc qucqposslblc d'organes dc,rn;?;
l'objet Bonaparte• es s commandements en
pagande à ses ordres, ldès ;;rèJ le 18 Drumnlre, il vn ~o~d'abord,
en ~gypte ensu te. tout le pays. Il s'y cmp oie
voir appliquer ses prlnclp~s à irant ousJi bien des principes
comme en tout domoln.e, s ":::des nouvelles techniques lmohérités
de l'Ancien Régime q b Inn anl entre un vieux rond
ginées pilr les révolutlonnalrr~~ci;cs 1Îbéraux et ln logique de
d'attachement l quelques p 1 journaux entre les mains
la dictature. En plaçant cJotc de l'lns1rument qui vo lui
d' «hommes auachés », Il se . bavarde» que se'
d'i r cette «tyrannie
permettre rutaure él ngc de censure et de propaadversaires
dénonceront, m o
g.andc. t$ La rormule est de Napoléon et,
~~~~~ ~~~~l~~~~~xp1:imc bien cc qu'il ac consi~~~=:r~
droit d'attendre de la presse · « Je voudrais que les r~~ En
des 'ournaux conservés fussent des hommes nunc s. ~
f . J l mesures prlses sont assez difrérentes scion qu cllcJ
s~~·res~ent aux gazettes parisicnneJ ou aux publlc:atloru
locales f l - • À l'égard dt fa pru.se parülenne : une rlgucu~ n nterrom
pue. Le destin des journaux politiques. de la ca.pllalc sous I~
Consulat cl l'Empire tient en deux ch1rfrcs qui disent tout ·
panù à plus de soixante-du en 1799, ils se retrouvent quntrc
en 1814. Encore s'en est-il sans doute fallu seulement de quelques
11nnées pour qu'il n'y oil plus que Le Moniteur à paraitre
: Napoléon y songeait sé.ricuscment, cl so~ entourage l'y
encourageait Au surplus, s1 celle phllSc de ngucur connall
deux périodes de paniculi~rc intensité, en 1800 et 1810-1811,
clic ne s'interrompt jamais.
L'année 1800 marque la première grande offensive contre
les gazettes parisiennes. Moins de trois mois après son arrivée
au pouvoir, le gouvernement prend un arr!té le 27 nivôse an
v111 qui, dons son o.rticle premier, fournit la liste des treize
titres seuls autorisé.\ à continuer de sonir, les auucs pubhc:a·
lions politiques ne pouvant plus paraitre par le seul fait
qu:clles ne figurent pas dans Je texte officiel, dédaignées au
point que le législateur n'a m~me pas jugé utile d'énumérer
ceux qui sont ainsi frappés à mort. Les heureux rescapés sont
Le Jou"'!a.l des f?ébats, u Journal de Porü, Le Bien Informé .
Le Pu~l1c1ste, L A1nl dts lois, La Clef du Cabinet, u Citoyen
fra11çau. La Ga:eue de France, u Journal du Homn1e.s Ubrrs
Le Jounraf du Soir, Le Journal des Déftrueun de la Parrie et
La Dlcade _phUosophiq11e. Le. souvenir des di11tribcs et des
11pp~ls 11u crime lancés pnr les Journalistes sous la Ré,•olulion
n1ns1 qu~ l'habitud~ des rigueurs de la "censure sous t~
Convention et le Directoire sont tellement vivants que cet
1
1
1
1
f
r
c
~
1
1
''
' f
1
t
c
(
1
(
1
t
1
1
•
1
1
1
1
l
(
1
• 1
1
c
1
' 1
1
•
'
•
1
PRESSE 1398
nrrc!té ne scandalise guerc. Aucune prote\Lntion publique
n'est. en tout cas. exprimée Tout au plus quelques rédacteurç
t~n~cnt-1ls de tourner la réglementation soit en a rrec:tant de se
hmtler a~x ma1ières scientifiques, liuéraires, oni\tiquc~ ou
~ommcrc.1ales. puis en ré1ntrodu1sant progrcYivcmcnt des
1nformn11ons générales. tel L'Olurn·att11r, soit en mnnifc.stont
ln plu~ parfaite docilité qu i peut nller jusqu'à des propos111on'
de .délauon, tel u Co11mrr dt la Ri'p11hllt/ll t' L'une ou l'nutre
attitude est généralement vn1nc.
Cc premier leitte n'épuise paJ le, sévérués gouvcrncmcn·
t~lcs . Au cours dc.J mois suivant,, cc sont 1ro1\ des titres nutonsés
qui sont l\ leur tour supprimlî · d'abo rd u Blr11 l11fon11i'
auquel l'on reproche, d'une fnçon gênérolc, son mauva is
esprit ; ensuite L '.rlml dt r lois 0 H1 c1ellcmcnt parce qu' il s'c,t
moqué de 11n\titut de Fronce, en fn it parce qu'un colloho rn
tcur du ministre de l' intérieur, imposé comme rédacteur y 11
été mal ncc:uc1lli. e~fin Lr Jo11r1111/ tirs llo111111rs //h,..f, 'pr\ltégé
par Fouché ~111s a!1aqu~ pnr Rocdercr qui le juge trop
mar~ué par les idées Jocoh1ncç L1 prc,,c rcllg1cu,c, qui
nurn1t pu se croire ù l'abri des cours. est ù \On tour fn1pp~<' .
toute, tendan<'cs confondue~ : en 1800, c'est ln surrrc,s1on Je
~ Pol11iq11r <'hr~tlt11111\ plutôt fo\'o ruhlc ou\ prétrcs réCroc
tn1rcs ; en . 18o.I, c'est l'intcrdic:t1on des ,Jn11alrs dr Io N'li_c /11 11
sunout orientées en fnvcur du clergé cons1i1u11o nnrl et so utenues
par l'nhbé G régo1rc.
li C\I vrai qu'un protectc:Ur Influent ne surf11 jl.H fX' Ur é\ 1
ter ln sévé~ité d~ ln police. Qu•llre publication en font l'e\pt-ncncc.
qui n\•a1cnt été créées \Ous l'impuh1nn Ju sou\crnc
mcn1. t\ l'époque où celui-ci so uhai1n11 eng.1i;cr la polé1111quc
contre le\ gazelles nngla1~c.s dont les nttoqucs ngnc-cnl le Prc-mlcr
Consul nu point qu'il> \ 011 l'un d e~ n1otif, Je rupture de
ln pni'< d'Amiens Ont été 01nsi et \UC\ C'\Shcment enC\1umgé\
à se lonccr don~ le~ conlrO\Crses Le Coumcr dr U,11dn:s rt 1lr
Paris de l\1ontlos1cr, LI' 811//r1111 Jr l'urls de Regnault de
Saint-Jean d'Angély et de Barbet, u ,\f,1111oriul an11hri1a11ni·
que de Barrèrc. cnrin L 'A~usdc Gold muh Toutes cc\ tenta·
ti\ es sont rnp1dcmcn1 interrompues. soit que les Joumnhstcs
nient cru pou' oir manifester un peu d'indépcodnncc et ~1·
vent l'ordre de s'arrèter, soit qu' ils cucnt fait preuve de tant de
servilité que leur caractère de porte-parole offic1cu\ 11 é1é
per~ à jour et qu'ils sont dooc Jugés inulllcmcnt compromettants
par les minL~tres. Seul L'Argus sur..,it quelques nnnccs.
rédigé en anglais et lu par les pnsonn1cr) bntanniqucs en
France.
A pnn1r de 1804 environ. une nou,·clle idée se fait Jour
dans les mil1cuio. sou' crncn1cn1aw. Il parait difficile de cont inuer
à supprimer des joumau:1. qui font 11.SSllUI de docilité, de
ruiner des rédacteurs qui n'o nt de ces.se de protester de leur
loyalisme et de réclamer des consignes sur la façon de rédiger
leurs articles. D'un autre côté, la logique de la d1cta1urc, la
commodité de la suneillance poussent à diminuer encore le
nombre des périodiques. La technique du regroupement forcé
semble donc la plus adaptée. Au surplus. le nombre des abonnés
diminuant en même temps que le contenu des feuilles
perd de son intérêt. rassembler les lecteurs autour d'un seul
titre corrc pond à une ccnainc logique de rcntabili1é. u Journal
des défl'11se11rs de la Patrie et La Clef du Cabinet sont les
premiers ù en faire l'expérience : ils sont réunis. en 1805. à la
vic1llc Ga::ettt dt' Franre.. c·est ensuite la presse ecclésiastique
dont les quelques litres sun 1\1:1nts sont rassemblés, en 1806,
au sein du Journal dl's c-11r6 dont les réd:lc:tcurs seront nom·
més par l'archevêque de P:iris. La presse liuéraire n'est paJ
davantage épargnée, avec la fusion de La Décade phi/osophi·
qut et du \ ferruoe de Fronce en 1807. sur l'ordre du ministre
de la Police et malgré l'opposition des écrivains qui y collaborent.
Au début de 1810. il ne reste qu'une di:uunc de JOUrnnw:
poliuques ù Paris. Cest encore trop. «Leur eitistencc est un
reste de la Révolution, il pnmlt JWtc de les organiser d'après
les maximes et les formes de la monarchie». indique le
m1n1strc de ln Police qui propose soit de ne ln~cr subsister
que Le i\lon1te11r, soit d'en réduire le nombre Îl cinq. En
outre, il conviendrait d'en confisquer la propriété au profit du
gou\ crnemcnt et de quelques fidèles de l'empereur. Cc: programme
sera progrcssi\cmcnt mis en cruvre par trois mesures
successives. En 1810, lt P11b/ic1 p~~
f'ronct, et leur propriéti JI<' e\t réur11 , , ~ ~
v 1ng1-qua1re act.i ons . tro"i se pno.u un1 ",. ". u plu, ta•r d.. .., Go :r11r d
pour le gou11crnc1ncn1. le rc\lc r es anciens Pro ·r:t~rt1e ,;
dévouées. En février 1811 , le, P~~~ des Pcrsonn~l1~?1r~1, lt1
tour, le gouverncmcn1 ne lnls'<1n o11. \on1 conn u' IOrClq
p~u~\ont le cynl\mc JU\qu'1\ r 1 rien nu~ Ir~ h 4 leu,
tcuncs de11c~. ''n1tribu11n1 huit néc~\nmer le r~11lemc~' lltn1~.
outres entre des fonctlo nnoirc\ dont et ré11artl1~ntlldc tt1
scp1embrc 1R11, e'c,1 ln réunion 1 e 1ou1c ,é,urht 1 c1 IC11,
''"' tir l'f'11ropr, Ir Jn11n111/ I 'e 1<1111 cc t1ul re11• lnhn. !~
I " J n11111a I 1/11 rn 11111ir1Tr et ' " jr111r 1 / ., ., < 1 1 • -11 r11tllr 1 ~·
flanr O\cc, \tir le' vt11111 quutrc':;~'/i'::' "" r 11r/1. au';,~,~~'·i•·
ncme~t , \Cpl pour le~ nnc1c11, pro lrÎé~\, neuf l'Our le r alJ,
que ! o n \cUI récon111cnscr de, !crvi"lrc,, le r(llc Jlou~1,,
dcr111~ro 111c1ur<', IJ ne re\tc ilnne t t1 rcndu1 "''' rc~1
poh11quc1 1\ 1'11rl1 l)t, 1 NO$ N r~ui fl\Jc 1111.11re Jo ltuc
111l"1~1rr que Ir ,\ fonl;r11; 17~é~:1i:•1n1tcoh d ne ul~~~~'
ju,qu uu hl.lut de 'C.• prnJeh. 1 em~ch~ 0 •Il(:
La prc.l..\c C\l do nc étro11cinent
"'Ille ll11n\ l'nppréhcn1lon lie\ ~i mu1cléc, Lor ie et ht
é ~ • ~· Up\ qui , 'nh m11- p rh..,1qucmcn1 et que 1n docilité peut ou Ollcnt tur elle
uucun e•I\ cn1p~cher Que l'on n'imagine mieu~ ll1lrtrcr e,
j('Urnau, pnrfa11emcn1 mo nocolorCl S
1 Jla\ pour 1u1an1 ~ci
la\te 1 té\ éc, " cl eu' pnrt i\ ic rc~a c on le mot du Jour111.
1 rance '" et c'c1t p.1n1culièrcment v;~u~:~sa~JOurd'hui en
dCU\ pJnl\ \Ont honopOrll\IC~ cela V •1 ~ prcs1e C(I
.1. ' ' , ' 0 uC SOI r~g1m~. mol\ lcur1 fidélités rc.spccuvc.s n'ont soui un tel
s1gn1f1cn11on. 1 es uns, le\ idéologues 110 p;u la mtmc
Ré\'olu11on couronnée, l'homme qu·i• co icnt en Napol~n ~
d 1789 C . ni.acre les co ,
c crtn1ns d entre eu~ sont très inréodé nqucin
lcls Rocdcrcr et 1'!11cnnc. D'autres notomm 5 ou 1fi1111c,
Décatir, fon1 preuve de plus de rct~nuc oinie~. autour de ~
O:ip11ste Sny ou Amaury Duval Le p'lus ~lè~ngucnt,J~
Conslnnt, o été vile réduit au silence Sur 1• rie, Bcn1am1n
é . . · au rc bord 1
contre. ,-, volu11onno1rcs se sont mll1és peu d P
1
· t1
1 eu, au ur et 4
mesure que c: gouvernement renoue avec I•• ·
monnrc h.1 quc\ Ils cntendcnl bien que l'Empir~e e1 ns111u110111
progress1· v.cmcnt à 1· Anci· en Rég·i me On trouve parnm ir tVcu1Cidnncet
personnalités comme Bonald, F1évée, Fontanes ou
fon célèbre à l'époque et bien oublié de nos JOU~ G~~~rr.
En 9uclque ~one sym~trique de Consu1n1, Cha,Lcaub:;d
public de moins en moins d'nrticlcs.
En tout cns, ces deux tendances d1sposen1 chacune d'une
série d'organes de presse. Les idéologues pcu\ent compter sur
Le Journal de Paris Cl La Décode pltllosophlqur Ili utilisent•
l'occasion Le P11hli0Jtl' et u Co1irrlrr tlc l'E11ropr, voire Lt
/11011l1eur, cnr cc journal,« dans sa panic offie1cllc u1 du eôlt
du gouvernement, et dons sa partie lilléroirc et scientifique, 11
penche un1quemcn1 vers les doctrines philosophiques, en prc·
nnnt cc mot dans son mauvais sens», scion Fiévtc Les
con1rc:-révolu1ionnaircs. pour leur pon. s'c.~11nmcnt daM Lt
Joun1a/ des Débau et Le il-fcrc11re dl' Fro11rt, ~rfoil Lo
Ga=tt1e de Fronce cl u Bullet/11 de l'Europe.
On a ouvcn ces brefs développements sur 13 prc.ssc plnsicnnc
co comp:irant Je nombre des gnzeues politiqun au
début du Consulat et à la fin de l'Empire Il est une autrt
st!ric de chiffres qui permet de se foire une idée des r.1vages
de ln censure, celle qui montre la désaffeclton trop compl'i·
hcosiblc des lecteurs. Si l'on se fonde sur les statistiques de1
services postaux pour connailre le nombre d'cxempl:ure1
envoyés chaque jour dans les déportements, l.'é~olution ~t la
suivante : en germinal an v111. di.~·neur quot1~1ens e1~!cn1
.:19000 e1lcmpla1rcs; en germinal an XI, quinze quo11d1cru
adrcsscn1 25 000 excrnplaires; enfin, en décembre 181~ cl
pour un Empire autrement plus ":!;Sic. q~utrc quo11d1c1U
envoient 31 000 exemplaires Cc dernier chiffre ne do11 1W
dissimuler qu'à l'exception du Jo11n1ol des d.!bats - dont le
nombre des abonnés passe de 10150 en 1'11n XI à 20105 en
1811 - les autres publicntions sont loin de conse~cr
l'audience cumulée des titres qu'elles ont ras.semblé~. En I~
x1 Le Journal des Dife1ue11rs, Lo Clef. Lt Puhllcis;t8~~ cl
C~=ette rassemblent respeclivcment 1200. 13~0, uc
3750nbonnés; en 1811, la seule Go:ettt na11ein~1.rql.I
5 397 abonnés. En l'an XI, Le Co11rrier, Le Caoytn frunç '
p~ESSE
Jouma l
fJrfJ oil
181 l. Ils
que Id
con11llU•
• ~ /'If
~11me '
leUI 1C1i
.oui le
JlrcctcrT
1utun•
contra Ir•
roll • p
1cncc1, '
entre ICI
de ju11l1
niveau t
1u nlvcJ
"'' éCll 1~le cc
pu ll
pcndo
Jale(l el
connait
n'Y • pai
de 1•arre1 w prél
1'1ppliql
journaUJ
jacobins
AJ!lchts
1ions tu
tradition
L1on tl
dt C6tt·
Oéj&,
jour cnt
prh lm~
tUJe de!.
Police. 1
publicat.
ter à des
de sil dt
pour obi
du Joun
n>) o/lslt
loppc CD
ta préfcc
pubheau
retour d'e1 plltll
roncuon
peu prh
tés cnlrc
Suppr
combler
cnti~rccr
c:ornmur '°" élog
l'arrhé ~eau jou
réd.Dttcu
VIIe qu réduites
li11ératu1
lions rtntabili
nombre
par CXCI
mapcs, etc. San
parce lloru, qu'ils notamm
, Pi1blic1J1r e\t é . JiR~E
: eJt, un peu ~ uni Il La
ls pour J ~lu1 lard Ga:,,,,·'
c:s ancien • rl~ "'
rc_11e pour des ' Pr0Jlril1a nier,
1, let D~hatr Jle11onnat11t trr1, 111
ie • lni\'3 nt r1:~nt COnf1\Cju~,'Orc, 11
1u ;\ réelnmer J nu, fr~rt1 1 k~,
huit net Ion, et ~é rèalcnicn1 d~n1,
n111rc\ tic Cou rari11\ani I Ct1
·union lie 10111
1' 1élurut 10~1
lf11(
•111 t/11 }0111 I ce qui rc11, I ln '~
I ' ,., I Ill , "\,
,. 1111111111/ dr1 r11 t ''''"""' ~'
u1111c IHll11n1, n;~;«'•. nu J,,~,n;~··
en, proprié111Jrr1 1 !'Our le mu d.
·r llc1 ''" lcr1 ; c rc11e llour t'tr
·le donc plu1 Cnllu1 Aire tu1
15, Nnruléon ~'~~ r111n1re Jciur~"e
ur l.a lléf 1 ~rn11 A ne 1 ~1
t n te 1 cmft• 1 •111(1
' t"C I~ d •llf
llcrncn 1 n1u1clé t
d~1 • cnupt qui ~:o~Jllc tl lrtrn1~
lnct111é 11eu1 ou 1 Ollcnt IUr tl/
·o n n ..t mnginc 11m01 cul ll1'lr ~rcr, in'
iocolorCJ,. Scion 1 fJOur ou1on1 dt1
1• se reman1uen1 c omuo 1 uu .J o ur~.
~rcmc111 vrai don Jourd hu1 en
111cs, eocln va tlc ' 1.a Prci1e. Ctt
5 respectives n'o ~1 &-Oui un lei
Jéologuc1, voicnt~nJl~~ la
1
mfrnr
mmc qui consacre le1 po ~n ~
~~ son 1 très inféodés a conquf1t1
outres, notamment u rl&Jll!c,
de rctc nue airui G' au1our dt lo
uval Le p'lus oer~~~:urn~ •. Jeaq.
au silence Sur 1. • lkni111110
>ni rnllrés p· eu d outre bo rd. 1 ci
nt renoue D\cc ~~·au lur et i
bren que l'E 1n1111u11oni
:égime 0 mprre tn re~itnnc
J F n trou\c parmi cul d
, 1évée, Fonlllncs ou ei
bl ·~ • fl'l('Olf n ou '~ tlc nos JO Urs, Groffra ,
e .de Cons1an1, Chotuubru }J
1r11cles. o
•.onces disposent chacune d'une
idéologues peuvent compter iur
ode pltllosopltfqur Ili utihlent i
Courrlrr. de l'E11ropr, voire Lt
ns s~ p~rl 1c ?fflc1cl/c tJI du c(.i~
•or1 1~ lrllérairc et scientifique, il
)C~n ncs ph ilosophiquC1, en Prt·
•ois sens», scion Fiév~r Les
leur part. s'uprrmcnt doru Lt
rl!rC'ufl! dr Fra11ce, pa rfoi1 Lo
ln de /"Europe.
loppcmcnts sur la presse pJnJrc
des gll.Zcllcs politiqun au
de l'Empi re Il est une QUlll
se fai re une idée des 111vaget
: la déS11ffect1on lrop compr?·
fonde sur les sllltutiqucs dC1
rc le nombre d'excmpl31re1
~pane mcnts, l'évolution Cll u
j ix-n euf quotidiens el~itnl
ni an XI, quinze quotidiens
=nf1n, en décembre 1813 et
lus \'asle, quat re quo11d1tru
: dernier chiffre ne don f13.1
·011n1al du dibau - dont le
0150 en l'an XI 3 20105 en
ns sont loin de conscnu
elles 01111 nwcmblés. En 1'1n
!..a Clef, u Puhlfcistl' et Ù1
ncnl 1 200. l 380, 3 850 t1
:u/e Gazrlle n'allc1n1 que
rrier, Le Citoytn f runçoiJ, u
PRESSE
'on le déficit
1399 rtout en cornblant, i\ 1;~~s~t a'dministra·
Id sont leJ maires, cpl:r~odiqucs sont edsscnLou~,..et-Clrer qui. jusqrluc,
pitESSE fq11t cl u Jounro " Certains de ces I rifecture e , • 1 cl le Mimo o
"' /..JJ feu/lit lt:onom 2600 abonnés; en tifs, tel le Jo11mol de i':n~te les textes ofCtcrd~ ~i!portement ~"
Joumdl Ju ~~~·,m:10,' 1 soo. 2580,~°.Ji?u~ol dt Par/J. Le Colt dons sa mise en page. lrt de Io prifecture cuments publics
f.Jrll ouc1g sont que 9000 P?ur 'ent pa.s mleu.1t tirtCJ ne odmlr1lJ1ro1/f tt ~ic~d(ait parfois suivre les ~~urtout orienttcs
1811. 111 r"~111es locales ne sen soi Do11bJ qui cc~en on d'articles. D'oUtfCS ,son n1ol dt D/}011 et de
que les cp11t une consoln11/n'. d J lu//t.S d'f11f111tnct.. En au de de proclamo11on~ et énérnles, oins1 le ou ane de propa·
con1t11uc n1 de Io prtJSt foca t. t l tout in1ére1 A e;i:crccr vers les in:ormatl1o;~tg figure de vérrtabdle ~~~n1bir}' et de Io
• À /'/(tlutorholrc, les jou~nat~~st~~c constototlon se v~rlr~e Io C6tt-d Or qu 111 Jo11mof dicodolre t 1 ses politiques ou
rt1lrn~rv11~ loln du po~ ~ h1 prc1se p11rhiennc, p ac c onde ou encore c ul instrc des ono Y .
/eur •, Con1ulot et I' p rclt se doit de filer dou11, son~ gprl'cc'111re du i\f~~c"r·IDeslolno:~lcs, des tcxie~ lllttérr.ie a1ruesm. inistre de
iou• e 10u1 l'oell du m11 rc, 1 eritcutions: nu 1 ' d nou~ .... do::p 01
1 cterncnl 1 pour outanl et P rurnlcJ, es , , r'fectornle va voire donge·
J rc oe11ntlc d'tv ter enlJ arvlcnnenl por· Toute celle ocuvlt .. p c bl'Clltions coOtcuscs, 1 nt dcJ
1ucun1clr: let publlco1lon1 de• ·d1lto~o~~~ nucofi1ts. des compé· . juge ces pu i 1 llt en cherc 111
C(lntr ~(ftcr de Io Ju.1t1apo11 rncmcnl et ses prtfeu, l'intérieur q~t sure où le public es desquelles le pré·
roll A PJe1 n11rlbu1lon• entre le iOf~~~tlonnolrtJ de police et reuscs dons a me mcntnles dons le secr~t d'viduels invitent
1cnct1,, 'divers mlnltt~re•, cnltrcl A l'inverse pro16g6 li un Intentions gorvc~nccnl Quelques ordres in 1' le mouvement
entre c 0 1 ucfoh ou" e ' domné. fet n'est pos ~rc ~oco~x à Io prudence, pus, s'occélérnnl i\ dcl"eJ~u1tldcce Jtcl~I~~. le folllcullolclrterll?q'oule·'cd~r':::;tje~~~n tout Ici fonctionna rcs • rnoux de préfcct.ure 81 's et Bcsan·
n. • C •on • , de crêotlon des JOU mplc ô Nevers, Liège, 01 1 préfeU
iu niveau iuptrieur c 11u1orltê• parfoh rlvalc1, Io pret!c l'automne 1801. por exe ' mot'rc on X intime ô t~uJ c~ t des
1 tcortelte entre de•, ndblcment moin1 llnênire qu à 1 1 Ire cJu 6 fn . uendrotcn
~;le connait une ~volut on •e f.o~d~;~: ~~up~us protéger de feuille: ~~~cc~ tcJtlCJ officiels
Pari•· lèrcs onnéc• du Con1u/ol, ~' 1:rormntlons générales : leur mél~n~ui oltèrc la dignité de
rendant les 1ou1et ~re~oilon iemblable Il celle que 1 on "a uelque chose d'lnconvcnon réfets obtcmpèrenl ovec
111e1tc1 sublucnl une pu c entlont une différence • Il l'ord~e et en diminue le poldls ,,,tê~c~tnins (al.sont disparottr~
~nnoll dont la 'f plto~c.ê~=~ec ~~paroble à l'111tlclc premier plu' ou mol nt de bonne vo fi~nl Io protection dont Ils con li·
n'y a pas Ile Jéch on g n 111 maiJ des mesures lndlvlduellcs leur journal, d'autres ~mou
duei l 'arrttt du 27 nivôse ~n v de la Police et de l'lnttrleur nuent A le• Coire bénér.1~lcr.5· l'on s''1nterroge sur l'événement préleu cl les min nres c -'~u llllblc sévérité Ulnl let d fier 1 F
. 1 A frapper avec un '4 J 6 Un fait va tout mo 1 · la presse locale en rance
s'apphqucn t . é de la Révolution et volontlcrt ug ' trop le plut riche de conséqucn~s pou ras dllns les inventions tech·
journ•UJt h ~Ill s J umal du diparttmtnl dt la Mamt,. les ou XIX' siècle, cc n'est sons dout e/ gCJtion qu'il Cout le cher· j1cob1ns,d~~ c t !.o1r et la Vtdtllt dt Lyon, que let pubhca· niquet ou les nouveaux mo eds c dans la promulgnuon du
A/flchtJ u~t-t. h l A l'Ancien Régime, à b monarchie d ( çon inollcn uc, à t"I e
tions taxtCJ d auac vca'I::~s aruLocratiques, 111rui le Journal dt cher, mais. e a . 'I 1807 Il pn!voit en effet, 1 r
1rad111ondncll~~/adu/xla Co-•pondanct ( ... }pour lt dlporttmtnl Code de procédure c1v1 e en . tnins actes des Insertions
L)Ofl tl u ,., , .. ~ d Dl} de mesure de publicité et pourt ~~rr des prorit't non néglrgco·
dt C61t-d'Oret le Joumol /lulrafn t . on. . ( t dans la presse, dont cclle-cl 1 vo '.r de certains tilrc.5. En quel·
Ofà en ces occasions de sévir. de petucs Leru1oru ~ on blcJ, déeisih m!me pou~ ol survd1e publlClltions apparaissent
J '11c pouvoirs odm1ni.stratih nvaux. Elles sont peu ques moiJ, plut1curs d1zo ncs e r ' m!me d'arrondis· J01~~ ,:..,rccpllbles pour les citoyens, m~is décelables à la fec;- ( I" d d~partcmenl, par OIS
p ~ d ~-documenu d'archives. À Pans, le m1au11e de Ill dllnJ let che s- ic~x ~ d é d'activité de ch11quc région et
~ri~ e Foucht m11nifes1c une ccruine indulgence pour les scment, en Concuon u . cgr ~duricr de ses habitonl.5. Les
o ~f~1ions de' 1cndnncc jacobine, et Il lui arrive de .se heur- d~é~~ac:::i~l~~~s Ao~~l':i'o~~on avec quelque inqui~t~dc,
fc~ à1des prtfets qui y sont hostiles: nirui, il oc foui pa1 moins p ''ls , ncnt de voir naitre des organes séd1t1eux
de Ji.t dtnonclations, Lo plupart tm11nan~ du préfet en poste, non taa~q~~'ilse~~~réhcndcnt souvent un concurrent dongc·
ur obtenir du ministère une approbauon d la suppr~1on i:~.xp~ur la publication semi-officielle qu'il~ ont eu Lnnl ~e
~Journal dt Toulouse. L'Obstn·attur ripub//caln ou L'Antl· peine à mainicnir finoncièrcmenL. ~flot cl CJU ils espèrent vot~
royall.stt.. Ailleurs, le conflit, pour feutré qu'il .soit, .se .dévc- enfin a11eindrc le seuil de rcntllb1hté. A Niort. A Toulouse, o
loppc entre 11u1orhéJ locales: dans le i;>oubs, le 5cc~t?irc de Mar.seille m~me. les initiatives privées en vue de créer des
la prtlccturc profile de l'absence du prelet pour rn1crd1rc une feuilles d'annonces se heurtent à la volonté de r~scrvcr ~ette
pubhca11on ontijocobine, le Dulltiln poli1/q11e et fi11lroln: le source de revenus au J"o1,1rnal protégé par la fonction publique
retour du premier magislrat du département sera l'oc:cru1on
d'cxpllcntions 1Wez vives cl fioalemenl du déplaccmcnl des locale. d
fonctionnaires en dêsaccord. Que l'on ne s'y trompe pas : à Finalement, en 1810, juste avant les prétendues gron es
peu près daru tous les cas, malgré les retards liés à des rivoli- mesures d'organisation de la presse dépnrtcmcntolc, il n'y a ,
1ts entre ogenlS publics, la sévérité triomphe en définitive. en Fronce, que treize départements qui n'ont aucun périodi-
Supprimcr les journawt jugés indociles ne peut suffire i\ que, et neuf qui ne disposent que d'une feuille d'annonces ce
combler un préfet. Chacun rêve de disposer d'une publicition sont d'une pan les régions trop peu peuplées ou trop pauvres
entièrement aux ordres. répandant ses injonctions dans les pour qu'un titre puisse s'y maintenir, d'autre part les villes
communes les plw reculées, expliqua.ni sn politique, faisant trop proches de Paris pour ne pas souffrir de la concurrence
IOn éloge. Une inlerpréllluon bienveillante de l'article 3 de de la capitale. A l'inverse, trente-six départements ont un
l'arrtlt du 27 nivôse an VIII qui interdi1 en principe tout nou- Journal politique cl quaronte-sU. en ont plll!I d'un L'1mpor·
1eau journal, permet de tolérer l'appariiion des Litres doo1 les tance de la population et l'activité des affoircs contribuent a
rlc!Dctcurs donnent toute garnotie de loyauté. Mais il apparnil expliquer le nombre des titres. S'y njoule le rail que ccniunc.s
v11c qu'autoriser ac suffit pas. Ligotées p;ir la censure. villes, notamment dans le nord du pays. dans les anciens pays
r!duitcs à des teAtcs oHiciels ou à des aruclcs insipides sur la néc~landa1;5 ou nllc!'1ands r~ccmmcnt intégrés à l'Empire,
h1ttra1urc anuque ou sur les techniques agricoles, les publiC3- ava1en~ pn_s _des habitudes d'indépendance de l'imprime ne cl
lions locales n'nuirent pas assez d'abonnés pour at1c1ndrc la de ln hbnurrc dont la presse périodique avait profité pour se
rtnlllbihl~ Doivent ainsi s'interrompre, Coute de lecteurs en d_évcloppcr; malgré la censure rrançnisc, quelques gr:inds
nombre sufCunnt Cl malgré les cncouragemcots pr~fcctora~. titres, lus dans toute l'Europe, tels la Gcueite de u•·dt ou le
par exemple, Lo Ftuillt dérodoire du dlpontment dt Jem- C d d '
map•• '·Jo11maf d•• 9n .. n• o. , e' '. C rri d ' , . orrCJpon ont c Hanibourg se maintiennent tant .bien que ~. &.e , • ~ ~~·· .>'rc11 e.s, t..e ou tr ,, \'Ignon. mal.
elc. Sans qu ri y ait eu conecnation entre les préfets, mais T
p3rcc ~uc les m~mcs problèmes provoquent les mèmcs solu- _out ce qu,i ~récèd~ est assez banalement exemplaire d'un
110,nl, ris s.c résolvent à susciter eux-mêmes des journa~ r~~;me autorrloirc qui entend contrôler une institution potenqu
ils pro1egcn1, auxquels ils nsrurcnt quelquC5 avantages ~c cment dangereuse. Cc qui suit - c'cst-:i-clirc l'npphcntion
noUlmment en Caisnnt pression sur ces abonnés potentiels qu~ ~ décrets du 3 août 1810 et du 26 septembre 1811 -
dune nutre nature : c'est l'illustration de l'absurdité d·uC:~
t
1
1
1
t
r
' (
s
t
1
t
1
1
1
l
t
l
1
1
!
(
(
l
l
1 ••
1
1
•
1
1
1
(
1
1
1
1
(
1
(
1
1
•
1
!
PRESSE 1400
réglcmcntntion rondée sur 111 volonté nrbitrnirc de ses DlUICU1'3
d'organiser une nctivité qui n'a nul besoin d'une te lle nttcntion.
Cette réglcmentnt1on pr~entc le double déraut d'étrc
d'une p:irt d'autnnt plus absurde qu'elle se veut rondéc sur des
bases purement rntionncllcs (en fa11 totalement coupées du
réel ), d'nutre part qu'elle o consisté à imposer successivement
deux .PoliliquCJ parrnitemcnl contrndictoircs, obligennt les
propriétaires de Journaux à toutes sortes de transrormation~.
d'ndaptations, de ric1ions pour survivre, de raçon d'autnnt
plus nbcrrnntc que cc qui é1nit obligatoire se trouve ensuite
souvent interdit et vice verso. Ces deux décrets illustrent cc
que pe.ut étr~ ln démarche d'ivrogne du Uvinthon étatique.
Pour s1mpllf1cr · le décret de 1810 autorise un journnl politique
par département et, en outre, une feuille d'annonces dan~
v1ng1-hu1t centres urbnins nctifs. Ces régies n'ont d'autre justl·
fication que de paraitre rnisonnnbles nuJt outoritét parisiennes
et d'nbord au directeur 11,énérnl de l'lmpnmcric et lie
la Librairie, Portalis. C'est le premier branlc-b11s de co mbat
dans la presse locnlc pour s'adapter. Des dizaines de titres dol
vent modifier ou moins leur oppnrcncc · li\ oil n'c t ra' prévue
de publication spécialisée dans les annonces, et c'c't le
cas le plus fréquent, on se trnnsrormc 1mméd1ntcrncn1 en
JOurnol politique : h\ oll n'est prévue, comme dans quelques
sous-préfectures. qu'une feuille d'annonces, c'en l'opération
in' erse, ailleurs encore, lorsqu'il )'avait plusieurs litre' proç.
pérnnt côte;\ CÔIC, il rout rus1onncr OU SC spécialiçcr, \OUI cela
sous le' ordres d'un préfet qui prend es décisions en m~lont,
scion des do~gcs variable~. l'arbitrn1re. ln bn11,uc. les préjull~S
et le hnsnrd
U-dcssus, c'c't le dé\nstrc un nOU\C:IU directeur général
de l'i mprin1cnc cl de ln Librairie re1nplact: l\>rtnhç, Il s'.njil
de Pommercul qui fuit adopter une nou,cllc réglcmenu11 ion
tout aussi rnt1onnclle, en rait tout aussi inutile et, de surcroit,
contradictoire. Le décret du 26 5eptcmbrc ISI 1 aboutit à ouloriscr
des rcuillcs d'nnnonc:cs dnns 132 villes de plus. cc qui
change beaucoup. et intcrcht qu'un titre public à Io (ois des
informations générales et des onnonccs, cc qui change tout,
d'autant que la plup:irt des gazettes poli11qucs ,i,aienl des
annonces. ouvcau bronle-b:is de comb3l. m11l5 en sens
inverse : ln plupart de ccu' qui étaient p;uscs des onnoncc.s à
ln politique reviennent à leur état primitif : là oll il c'l:istait
une rcuillc pros~rc pubhanl tnformollons générales Cl
annonces, elle doit laisser ploct: à une gozcttc pol11ique en
déricit constant cl à une feuille d'annonces un1quemcn1 lue
par ccuJt qui y sont prorcs.sionncllcmcnt tenus : les plus retors
1moginent toutes sortes de subterfuges pour garder uni cc qui
amène lcs lecteurs - les 1nform111ions - et cc qui :ipportc de
l'argent - les annonce - par un système de litres apparemment
différents. de suppléments en principe achcUlblcs séparément.
Le changement de régime \Il intervenir comme une
délivrance, mettant fin à cette manie rtglcmcntairc. Il cJtuUc
alors plus de 250 périodiques locaux dons l'Empire nnpoléon1c:
n.
En même temps qu'évoluent. de façon parfois erratique, le
nombre cl les caractéristiques des journaux de département.
un mou\cment plus linéaire conduit à éliminer tous les
auteurs qui semblent présenter quelque danger pour l'ordre
établi. Seuls les JOUmahstes les plus dociles rravcrsenl le
Consulat cl l'Empire. En 1800, les gazettes locales sont souvent
entre les mains de déclo.sscs qui les utilisent pour épancher
leurs déceptions et leurs rancoeurs. Les anctcn~ prêtres
sont légion, tel Cnrion à Dijon. ccclêsiasliques parfois rcconvcn
is dons l'odmintSlration hospitalière comme Dormoy à
Besançon. plus souvent dans l'enseignement comme :i la
rédaction du Journal du dipanement de la A1an1e. On Y
trou\'C au.ssi beaucoup de professeurs. Chontreau et Géze d
Auch par e:i.emplc. Le pouvoir 'a y mettre bon ordre. Il remplace
ces ind ividus peu sûrs par des personnes honorablement
connues, c:c:crçant des professions qui garantisscnr l~ur
attachement .à l'ordre établi. au régime existant, voi re,
lorsqu'il s'agit de fonctionnaires, à l'admin1strolion en place.
Les enquêtes entreprises â la fin de l'Empire montrent que
les rédacteurs des journau:c: politiques de département présentent
un v1s:1gc fort différent de celui des débuts du Consulat.
Sur une soi:c:antainc de journalistes qui ne sont pas en même
Lemps imprimeurs, prés de Io . PR~
autre profession. Seize a n !"ottlé excr~nt ~ E
rcctomlc, dont six dont 1~:d ~t1cnncnt 4l' adrnin~~tll\,tnt Urie
à ln Fronce. Parmi les outres ponenienu r~cernm tlhon Pit.
une mojorité de JuristcJ : outr~r~!csslons rcprtst~~ ln1ta1ti
Montpellier, un notoire rédlg 1 Ju ~ nvocau à îo 1'1, il t'
un hu11,,lcr à Sn1nt-Orieue, un :v~u~~r~ol Polltlqu~ ~~lt tt 4
ln cour impériale t\ 1 lmog~, Q 1 -.ohors, un m roll1
également ces ronc11~nr de j uc ~Ïe' cn1ciannn11 cmb1ed(
est vrnl qu'ovnnt 1800 i\u 5~~ri"n lltJ, rnoin1 nomotC1.1~n1
tlébnrrn\!é de Sc• élément• ovo~ l~'· le torr• lle1 Pro~rcu, Il
Fontoncç, un oçpcct pllu rc\pcct~b~~ n JJrl1, \Ou1 la lt~~~u"
De toute fnç(ln , le nnnlbrc de• lecteur ilt
élevé, ainsi que Io montrent les • pnr Journal ui
preuc locnlc ~Ill lin de l'i mrirc Ac~~ue1cs crrectutt1 1ur
tique ro,1cmhlc en province de l'ord P<>quc, une &J11cuc ~
ment plu.s Je 1 000 \li Ur Jnn• le nor~e lld: s~ •bonnt1, ~1:
t 1r1111c tléJt\ é\oquéc puur dct quotldlcru p rh' Ln ~•1t1e de
pil\ le\ rc111llct de dép11r1cmen1 l J Pli lcn1 ntpar..
G d · e 011rnol cl 1 ., .. ,
11n1n11r rn~e e 8~0 nbonné' en 18IO AS{)() t a 1/aM11,
rtcpo1rd11n1 Jr ll11111ho11rg, qui comptai!
105
cn 1813 Le C'o •.
nés O\'llOl 1'0«up:11lon lronçnltc tombe P1 de 60000al'!JQ
S 800 ou point que !'Empereur ~l •on mo' olrs A 17000 pulJ l ç. <, :tonnent 1n (l1, .:numcnt de \Olr cet•t e reu1lln l \l rc de 1• Pol1q
1~rc, devenir « un \éritoblc objet de dérl~ÎoOUlrtl~u proi..
ment est supernu · les cHeu combinéi de 1 n" Lt1onnc.
propngondc e~pliquent tout 0 censure et dt b
2. LA ~ n RA'INIL RAVARDL•. La formule est d ~
Stocl « 11 ne s' og1\Soi1 pru de conimand•r 1 .
1
e lme ck
nou·o n qui• n b cso1· n de fai·r e des phnucs ' d• c " tnce à
1
une
' • ul\J que que \(
que cc sou. comm.: le peuple romain avait bcs0
•
1 d . 111
JCU•, d u c•ir que. 13 on a parte élablt. l alors celle tyra n · t b\.0t 1r Io
d 1 . , . nnrc 1ardc
ont 1. n lire un s1 grand avantage. Les feuilles ptnodi
répétaient toutes ln m~mc chose chaque Jour sa11J q~
1' I. fù l permi· s d c 1c .s contredi·r e. que Jafll4u 11 De fait, wus un tel rfgimc le
silence imposé à la plupart des auteurs donne plw de rttcn;iJ.
scmcnt à la logorréc de quelques-uns; censure et propa nd
s'épaulent. P e
• Ln cr11S11rr.: 111u/1/plldt' dCJ ~0111rôlu tl du sujcu ltttadiu
Autour des JOUr~a~x. de moins en ,moins . nombrcu1, Io
contrôles se mu lt1pltcnt en cascade L odm1n1station ne uri
tout à rail trnnqu1lle que lorsque chaque numéro sera P'1R
sous les )eux de multiples fonctionnai res appartenant• do
services différents. Il )' a d'abord, avant meme le tirage u11<
vérification préalable dc.s épreuves. A Paris, elle CJl dltetutt
par le vérificateur auaché à chaque journal. Ln dtcuion
d'imposer un censeur aux principales gazelles pan111S.1ntd.uu
la c;ipilalc c.st prise par- Napoléon lui-mEmc en ISOS. Il
s'crrorcc cependant d'nlténucr cc que la présence ~rm111cn1c
d'un représentant de ln police pourrait avoir de trop odicUJ
en choisissant en général des littérateurs appanenon1 à IJ
mémc tendance que la publication surveillée. Au surplUJ, 1t1
conseillers lui ont expliqué qu'ainsi la survc1llance sera m1eui
acceptée. donc plus crf1cacc, c:t les ordres mieux extcutts. LI
Jaumal des débats sera contrôlé par F1évéc, puis par ~lftnnc .
Le Publ1cu1e par L.ncrclcllc, puis par Jouy, puis de nou1au
par Lacretelle: LD Ga:ette de Fra11ct par Esmémird. pul! ~r
Mouvcl, enfin par Twot ; u Jo11mnl dt Pans d'abord pat
Rocdcrcr cl Maret qui en sont propriéta~rcs, puis p3r R~out et
Pujoulx, enfin par Jay ; Le Courrier de I Europt par Guiraud.
Le A1ercur<! pnr Legouvé : Le /tlfo11/1e11r par Sauvo.
Le 1ravn1I de censeur, encore que bi c ~ rémun~ré, n'est 111:5
une sinécure, cl l'on voit Snuvo se raire réveiller au ptlll
matin pour lire, avant insertion, les der~i~~cs nouvelles orn·
vécs pendant la nuit. Il est vrai qu'il est 1ndispens:iblc de 1ou1
revoir et le censeur de LD Gazt//t de France comgc ~n t.rlll'
1nis une coquille qui s'est glissée dans le 1i1rc de Caulai~fun,
duc de Vicence, dé.signé par crrc~r ou par mal~e;I 3~~
comme duc de Vincen~es, .titre ambigu. pour. qui san u' lus.
qu'il a joué lors de l'execuuon du duc d Eng~~~~j ~~i~ gfiucr
le rôle du censeur n'est pns purement passi.
1
des colla!»
quelques phrases de propagJlndc dans I~ aruc es su risc Je
ratcurs ~nbitucls: phrDScs que~ der?:;~ ~~:alB ~.!sa\tn·
découvrir en rcltsant leur texte impn R CollarJ 1u
turc qui frappe, par exemple, Geoffroy et o;cr·
pi<ESS
jourT1111
rcnonc<
oans
'i mpOS
'1 1111. 11 e5
Je proC
1tc d<'
Je OrUJ
rtrloJI•
bien tl~
110uvcr
, , 111ln•
11·111Url
r1cllc1 <
rll Jan·
d'ltrC r
contra li
rleU r P1
pJC, lC\
111ents '
tcnpri m
ovolr nt
Joire de
pt riodlt
irnpOIC
dlsorrn.
mis rtrde
18 IC
tcnt ph
politlqu
\elle P~
nlJUOlh
11umtrt
uon prl
Lors<
l)Onl SI
son1r, •
pin ires
Police,
taire rie
Juge et.
1'1rnprl1
1ptc1n.li
domn1n
ngourc
parton\
,·oir en
rernont
les joui
pour le
La tmanar
leur est
d'llre rien tions désir au tem1
cula ire!
bic. simple1
que. ment, admin1
tndignt
des de ln p:IS denonç
cas exccpli
Lrouve
Nice. signale
police.
de la moitiê PJt~E
l • excretn ,
PPnn1cnncn1 4 I' 1 <&alc111
es dêportemcn odrninu1,.., cn1 ullt
Utrcs Prorcsslo~ rêcern111cn1 :on Pt!:
outre deu, ov s repr~ntfc1"•t1r1i
rêdlgc le Jou,,,~au t îoulou~I t •
:, un nvouë Il C hP<>lltlquc 6 î q t
og es. QU elquc 0 Ors rO)t 1 c • un lllc111b \
(Je Journnflitc, niclanan11 0ç~' dt
.u surplu1 I· ' mo1n1 no111b 1'1111
• ~ corn, ·' rcu, il ls ovo ncti n ,. uci Prorr •
rc1rcctnhl~ Prli, 10u1 fq rtr:i.u"
brc <let lecteur, Jlnr dt
~cn1 let enqut1cs r~Ourn11 hl Pru
•mp1rc. A l'~P<>que e cctuft1 •ur lt
1cc de l'ordre de .500nc &arru, ~h
Ions le nord du a a~nnt., rira.
Jc1 quo11dlc 111 P~rf,'1,~ ~1111e dt
lemcnt. l c Jo11rn111 d n fparan1
1nt1 en 1810 41 .SOQ en
1
t Io /four,.
qu! comptolt plus de ~3. le C'o,
nço1sc , tombe alors A 11C:•l><in
:rcur et son mlnhtr puiJ t
Voir Celle reulllc c de la Pol1ec
Jle objet de dérlilo~u~rc~u pr~
u tom binés de la cc · flonnt.
1 nsure rt de~
C •· La rormulc est d
s de commander le sile Mme dt
-·~ d c.s p h nues d·n.s ence t u
1
n1
1e romain avai•t buc JQ·q ude que ltQJ
lnblit alors telle lyra~:icc ~01r Io
1vantoge. l.cl reuillcs ~nodllfdi
hosc choque Jour sons q iqlJtl .e . 11 o c ra u. , sous un Ici rufc J· •nu~
lc.s auteurs donne plw d llmc, Ir
1 e rctcn1~ ques-u ru ; ccn1ure Cl propag.iodt
•
e.r ~Ofltrôfe.r r:t tft.1 Ill}tlS btt0Ji4
no1ns en moins nombrcul
cascade . L'odm1nis1a1ion ne ·k1~
rsqu~ cha~ue numéro se111 Jl',nt
onc11onno1res app3 rtcnant 6 dei
bord, avant memc Je tirage une
·eu\'CS. À Paris, elle est eHcaufc
à .chaque Journal. Ui déciuon
nc1pa lc.s gazelles parai.wnt dJns
npoléon lui-mfme en ISOS. li
· cc que la présence ~rmancn1c
c pourrni1 nvoir de trop odicu1
·s li1téru1eurs nppartenan1 6 1.J
Jtion surveillée, Au surplus, ses
'ninsi la surve1ll1Lnec sera mic11J
·t lc.s ordres mieux cxêcu1ts lt
lé par F1évée, pu11 par ÊIJCnnc.
•uis par Jouy, puis de nou\e;iu
Froncr: par Esménard. puu ~r
· Jo11mal dt' Pans d·abord pu
propriétaires, puis p3r Riou! tt
trrier dt' l'E11rap~ par Guiraud ,
•/011/teur par Sauvo.
~ que bien rémunéré, n'C11 JUS
VO SC raire ré~ciller au ptlll
i, lc.s demi~res nou\ellcs am.
qu•t1 cs1 indi.spcn53ble de tout
!lit' de Franct corrige in t.tlfl'
dans le rirre de ûiulainroun,
erreur ou par mJlvcillonct
ambigu pour qui sair le r6k
u duc d'Enghien. Au surplus,
remenl passir · il doi1 ghUtr
dans les aniclCJ des collai»
:s derniers ont la surprise Je
imprimé. C'est ln mésinen·
icorfroy et Ro;er-Collanl au
PRESSE
,. formateur nor· 1401 une sorte di~ é de L'/ndlca-
Oironde comme ·ire prédcsttn
l'!lESSE r 't par s'inc1 .i ner, le second politique de lan·1 qu'elle rortc le 11 chance de
U: premier ·~· ,
J ""'"' dts dibau,·~re sa parudpn11on. •«ivcmcnl que l idéc
O• 11 peursu 'est progr..,. . d jour·
renonce leJ dépnrtemen11, c prércctornles d'exiger ~ memc
OJnJ odmlni1trat1ons . de leur texte nvan rd ~ 1.
se aux t une copie 1 1 d'obo e,.
,·;rnpO u'llJ remeucn . Celle prêcout on c1 1 L 'Omclt
011111c1 q 4 l'impression
1 li dCJ plnlntcJ, te
rocédcr ont donné 1 eu obli ntolrc pour 1e s
J:epde• (cullle1 ~~01 Elle est égnlerenJe l'odgministrotlo~, s1 ~c Oru\clles en chncun sait ou~ mo n:t publique pourrait se
~rloJlquc• quccellC &Jlrontlc, 1 outon Ise Il arrive ouu1 que
bien que, ;~;n'contrcutcmenl co~:~~r~lc prêolnb!c le m
1
~y~;.
irouvcr m ( volent dont cc. J circul111rcs m n s
,cr1aln1 pré c':~cilleurc oppllcn~fn d~•c~ouvoh ortlcle1 lnst·
J'J111urer 1ur' rendent rc1ponso et lveou du pouvoir, la peur
riellet qu e oc locale A choque nd. 1 iurveillonce cl les
rtJ JQnl ln pre d6 conduit ô olour ir " ministre de l'lntc!·
J'ttrc rtprlm~fn1I, oprèt la circuln:r~ tc~ll1 odrcuc!• nu peu·
wn1roln1c• lvonl de contrôler I~~· e vertement, lc4 monde·
rieur pre"rui vhe sons nier le re ou Ooronnc ordonne nux
pic, IC~CJ~opoUX: le rrc!rct du ~~C~·C rien publier SOnl fui
menu P de 5011 dc!pnrtcmen crit Aprèt ln clrcu·
fmprimeurr•éalable communique!, le ma~~·de ;ccopier d·autrel
ovolr nu f hc! lnterdltnnt oux Journn tr l d'Jndre·et·Lolre
la Ire de ouc uc Le Moniteur, le pr c d ,. n'en publier
p(rl~~~~rc!JnctcUr de la rcui~~e~C 0~~~/~ré~loblemcnl SOU•
irnpo nb aucun numtro sans , ér11li1cr après let dc!creu
Jtiorm C roddé va &e i"n c un·
mil l'épreuve"· e p Js les ronctionnaires IOCllU.x s
1810, A la suuc desq~e . ar le contenu des Journaux ~cenl 1plu~. cd~~t~ d~~:r::::~L PDans l.'arrtntémc~~~npta~~~~~~: p0hl qu~ rr . lisant sa pruc e
\elle publication ou o ici~e rarement de prê~o•r qu' «aucun
n!Jirauon, le prérct mo~~rc qu'après O\'Otr reçu son opprobil·
méro ne peurra para
~~n prfolnble " · f hi c:cttc première série d'ob1ui.cl:~
Lorsque. oyant ronc écauuoru le numéro est arriv
•>ant saus(ait à t~utes ~~p~u en pro'vincc, plusieurs exem·
~•A nir que cc soit ù P ~d·i•· oux ministres de la ' bl' ontoiremenl ex.,.. "" 1 Sc é
pla1rc1 )Ont 0 1
. ...- 1 des Rclntions extérieures, à o cr •
Pohcc de l'ln1éneur e . r ~ !'Empereur au Grand
' .1- 'est·à-d1re en all u ' , 1 d
tJ11rcnc d c.tot. c é . de cc service, au directeur gén"ru c
Juge Cl. oprèJ Io cr at10~ . . hocun uède un personnel
l'imprimerie el de la L1brn,1ne ·~·-nion.!°qui intêrcsscnt son
1. é pour contrôler es i.~ . d 1
1pêc1n is , 1 donc une sur.e1llancc es P w
domaine d'oc11on, cl c ~ d la hiérarchie odminutrativc.
rigoureuses, du hou! er" ~on:airc qui espère .SC raire bien
pa~anl du plus relll r~r:nier un 'ournalistc imprudent, ~ur
voir en dénon~~:.;:pereur qui ~e fait lire par son sccrét~ire
lreesm J.OonUtrenra JuUAS qpun n.s 1cns c 1 dispose d'un bureau de traduction
1 · cipalcs feuilles étrangères. . .
pour esl~;~n reçoit par ailleurs des dizaines de ~énonc~allo~
ém~n~t de censeurs bénévoles. Quelle que son ln. suite qui
leur est r~crvée, elles sont con.scrvécs par 1.cs serv1~sr~v~~
d'~Lrc \Cnêes aux Archives notiooalcs. cc qui permet ~
rien de rencontrer ioules sortes de délateurs et des mo11vf •
lions as5ez dirrércn1cs qui n'ont guère en commun qu~ c
désir de rester dans l'ombre. Il peut s'ogir de ronct1onn;i1rc.s
ou 1emp~romen1 susceptible qui ont le scnllment que les fo_lh·
culaircs ne leur manircs1cnt pas toute ln déféren'1'. souhat1a·
bic. Cc sont po.rrois des paniculiers qui s~ j~gent ~1ffam~ o~
simplement qui ne panagent ~35 les op1ntc~~s d un pénod1·
que. Au lieu d'écrire à la rtdllcuon ou de résihcr leur abonnement,
i!J 1rou~en1 plus efficace, en ces temps de ng_ucurs
administratives. de courir à la police. tel cc /11on1pclhéra1n
indigné que La Cltf d11 Cabinet d~ sou1·train.s ait osê recopier
des \Cl'1 de Voltaire contre ln Sa.int·Bt1rthélemy: le prétexte
de ln délation po.rult mince mais on ne sait jamais ... 11 n'est
p3.1 ju1qu'ouA journnl.Jstcs eux·m~mcs qui n'espèrent. en
dénonçant un collègue, donner une preuve de loyalisme cl, le
caJ échéant. évincer un concuncnt. Ccst une pratique point
excep1ionnelle entre imprimeurs de département. et l'on en
trouve des exemples notamment à Reims, à Mayence et à
Nice. Don1 la capitnlc, on voit le directeur du Journal de Paris
signaler un Brticlc du Jaumal dts di!bau aux s;inctions de la
police. Le prére1 de Bordeaux en vient à considérer lt1 ga2e11c
1 il est vr • nucunc d
mo ' . éditieusc na nscurs et c
ttur une ligne ~ . rméc de cc 1
5
ser-
Nnturel!emenl,uc de cette P.cttt~f'~r leur cx1s1~ncc, s:ut de
troverscr inap~ré~otcurs Pour JUS\•c~l pas de foire as os cl y
cette ro;~.:l~trollfS ne se ~~~,~~qu'ils ne ~o~;,~~~~ Fronct ~!~~~ i~sb~~~lp~~~~~:. ~·~I~~~. r:d::::c~ri:n 1~~12 ~.; c~s~:,~:
succo~c cc discours tenu ~~'d'allusion, le put:~mpcreur lui· rop~o vous n'y voyez po1 vais les Oter.>• , nmenc et
pnp1cr, b. il y en n el Je 1 direction de 1 Jmp ·1 mulli·
oint. Eh icn, opos de n ts cc serai .
p •TIC rcconnall. à pr lt'1plier ses agcn . hommes imag1·
m"1 « mu . ·rié ces · s
de Io Librairie, que qucr leur 1nu11 ' , i ·on louable, ma•
plier ses ob us. Poutr' omnoss nouvel 1e s,,, Jntend iir ection dc!cup lent
nen1lcnt des vex; •. les efrcc1irs de ccuc d
sons grande port c · . . LA: nombre es
quelques années', otif d'interd1c11on . be nsccndonle.
en <.1ev1cn1 m . emc cour ·
De folt, tout d ccn,curs suit la m . ns militaires. sinon
aujcu tnbous et es arlcr des opc!rn110 n les journaux
Oien sOr, Il ne fout plU irrlciels. De toute fo~c~s par les Ouien
recopiant les te"l·~ux informnllons divulg uelques feuilles
n'ont guère nec~ qu Armée. Toul uu plus ~de soldats dan,
lctin• de la Grande lies ô signaler le pas~og é rimandc,, un
locales se hasordent·e qui leur vaut de dures /rd~ la C"te·d'Or.
leur département, cc ar exemple au Joum~ uccès rcmpor·
mo1t de su•persl~':n~mc à dissimuler certain~: ne rencontrer
1~ ~~;ed:~ r~;i~ns où j';11~~~;~:; ;r;~,:~A·rt!nt!e.r ~~~nt~~
aucune oppo1it10~~:: le gênt!ral Woutlélcmon:t!~~tc~ncs fron·
de raconter corn noies des voll cs PY e\I porch11Sscr
<.let ban~c1 espalg à l'ennemi que Io guerre duit ô
cclo .. foll conna tre I de Porl.s n c!té con ~~~; nos honuercs ». u Jloaur;p~~s soumise de.! provl1nccs
publier que l'A rogo n « estt dons cette rég•i on q uc• queé qudces
d·Es ne"' c'est pourtan contre une arm c JOUr~a:lu1 tard. le. gc!nc!rol Su~c~;~~ra/ de Parl.s se ré50Ul
30000 hommes qu'il d upcrsc. b lie oction mn1s en rc!du1·
rinolcment â faire allu.s1on ~r~;t~e80~0. « li n'y a que I~ génè·
sanl le nombre dCJ advcrs;ii Lo» note Rocdcrcr, res1gnc!.
rai Suchet qui perdra à tout c~ I~ vieilles opposilloM oux-
Toul cc qui pourrait nippe cr . ·s r·1n doit !trc égale-
. etend avoir m1 •
quelles le 18 Brum;iire P'. d parler des ma.ssocrcs de 1a
ment prohibe!. Pas qucsl10~ . c Rien sur les derniers s1è·
Révoluuon, ni des l~ucs reltgie,u.scsH nri Il 1 c.sl le dernier roi
clcs de l'Ancien Régime, n~n P us.He:ri IV est dèjô sèditicux
dont on p~wc parler san.sNaa~~~~n ècril à Fouchè : u li est
A forrlon LoulS XVIII. l e l'Etr1 Ire nous parle sans CC'5C
assez rid!culc que le Jour;;o d [ ) &rendez que, ni dons les
de Henn JV ci.des Bo~r ~~ ~~~un article de journal, on n~no~cc~ ~;c'~~ ~~b~ic de choses auxquelles il ne pense
c 1 erc eUn voile tombe sur deux siècles d'hi.st~ire d~ France. ~:Sis14 ù la veille de la Première Restauration . . bien rares
sont ccu'x qui ont entendu parler du comte de Lille, memc
p;irmi les plus légitimistes. è
Ëvidemment, ta situ;ition intérieure n'est pas moins pro\ •
géc Le prince ne peut être peinl qu'en majcsté. Pas ~c fam1·
liarité. Le réd;ictcur de La Gazelle de Fronce est dcslltué, car
il a rapporte que Napoléon s'est rendu à un bol masquè ; un
empereur ne v;i pas li un bal masqué. Il ne faut pas dévoiler
rc"<islcncc d'ancntnts : personne ne peul songer à poncr Ill
m;iin sur le prince bien-aimé. D'une façon générale. 11
convient d'evucr de rend re compte des crimes et dèlits. fût-cc
de droit commun, ou alors pour donner quelques C'tcmplcs de
l'erficocité de ln police ou de la sévérité des JUgcs. Le hor -Io·
101 ne doit apparaitre qu·cncodrè par les gendarmes. compar;
iissant devant des mag1strn1s, sous les huées d·un public JUStcmcnt
indigne. Aucune allusion aux conscrits réfruc\aircs ne
peut étre tolérée. Eo cc domaine si dangereux. les préfets ne
doivent même pas rappeler à leurs adminislrés les sanctions
qui fr;ippcnt les complices des fuya rds. cc serait encore lrop
dire. Il est déconseille de trop s'c!mcrvcillcr de la docilité des
nouvca~ soldats. puisque leur cothousiasmc va de soi. En
1812, le ministre de l' intérieur reprimandc les Annales de la
r
1
1
1
t
r
'
f
!
t
1
(
1
' 1
t
t
1
1
1
!
(
1
(
1
l
1
.1
1
1
l
1
1
1
(
1
1
l
1
(
1
1
1
1
•
!
'
•
•
PRESSE 1402
Hautt-Vftnnt qui onl publié que «Io conscription s'csl opérée
avec uoc focilué éLonnantc ». Le mot ~tonnant dc!plolL
La situation écooomique est prospère. Il est impéroli f de ne
rien révéler des difficultés liées nu Blocus continental ou oux
mauvaises récoltes de 1810-1811. L'Oraclt de Bnuclles vou-
• • lont vanter les qunhtés de Io pomme de terre, commence un
article P.or ccue simple phrase : << Dans un moment oil le priJt
des grains éprouve une hausse ... » Il c~t sanctionné, Les
Annalts de fa Hautt-Vlt11nt ont fait de mémc pour expliquer
Io création de soupes populaires. Sanctionnées. Le Jo11mof
~'llft~t-Vllaf~t, pour solliciter Io charité publique. Sanctionné
Certains préfets, notamment lt Dijon Lille Metz
Montpellier et Toulouse, pousscnL le lèle jusqu'.lt intc~dire I~
publication dei mercuriales, cc qui ne semble p1u le meilleur
moyen de luucr contre Io housse des prix, Les Frnnçols sont
heureux. Le journaliste Delacroix est réprlmondé cor Il règne
dons ses onicles, scion un rapport de pollcc, 11 un ton de
morosité dont l'effet n'est pos sons danger 11, Une clrculolre
interdit lt tous les journaut de P11r1s et des départements de
parler des suicide1; puisque le~ Fronçais sont hcurcu, ... Et ln
police veille 1\ foire respecter cc singulier tabou · ln Gu:tllt dt
Fran t:t , le Journal de l'Omt, l'Hrbdo111adalrr de B~zicrs sont
successivement sanctlonn~ pour avoir enfreint cette interdiction,
pounont sans aucune mnuvaisc intention.
La pre~se navigue entre des périls qui se multiplient. Onns
la meilleure hypothèse, celle administration plus ou moins
bien contrôlée sombre dons l'arbitraire. Les journnlistes doivent
penser A foire Io cour à chacun des fonctionn11ires dont
ils dépendent. Le Jo11n1al dt la CôtNl'Or n oublié de dire que
c'est sur proposition du préfet que le conseil gén~rnl du dcpnr·
temcnt o offert cent pièces de canon ou Premier Consul Cc
titre n'obtiendra de rentrer en grtlce qu'après O\Oir répnré cet
oubli L'arbitroire d11ns ln meilleure hypothèse, l'absu rde dons
la pire. Les diverses odminutrntions ne s'cntcndcnt pns, et les
journaux en sont les victimes, le plus SOU\ ent À Paris, 111
lutte est permanente 11utour de Io presse entre le ministre de
la Police cl celui de l'lnténcur. dons les dép:incments entre le
préfet et le commill41re général dc police lorsqu'il C\iste. Il
fout y ajouter une opposition soumo1sc, m:i1s réelle entre
fonctionnaires looeut ct p:insiens. Lt Glaneur, Jaumal du
dlparttnrtnt dt.s Basses-Alpes. d'abord créé p:ir son imprimeur
sans 11u1orisot1on. supprimé puis. sur demande, rétabli p.1r le
préfet, doit s'interrompre de nou,eou sur l'ordre du ministre
et obtient enfin une autoris.ltion définitive Lo feuille de
Saint -~tienne est réprimandée pour un article pourtant inséré
sur l'ordre du sous-préfet. Le Troubadour de Liège est supprimé
pour un te·ue entièrement dicte p:ir le chef de division
du secrétariat du pn!fet. À force de supplicnuons, il obtiendra
son rél:lblissemcnt, deu"t mois plus tard.
La précipi111tion des censeurs est telle que ccno1nes sanctions
résultent d'erreurs mni.!riellcs dans l'intcrprétotion d'un
article. En septembre J 807, J' lndlroteur de l'a"ondl..sse111tnt dl
Bta11nt publie une série d 'ou11qucs contre l'Angleterre, mn is
sous une forme si ollusi\'e qu'il faut O\'oir lu Je premier anicle
pour comprendre quel est le pays mis en cause. C'est le
deu\ièmc article qui nuire l'nucntion des censeurs parisiens.
Ils y voient ln description d'une notion qui pratique le com·
mcrcc a\'ec 4preté, dont le gou\'eroement est la proie des factions
de fin:inciers, oil règne la guerre entre uoe administra·
tion fiscale injuste et un peuple écrasé, où Je luxe et le vice
tiennent le hout du pnvé. Ils croient y rcconnaflrc la Fronce,
et Fouché ordonne de suspendre le journal. Du moins celte
sanction scr.1-1-clle levée après que le préfet eut dissipé le quiproquo.
Toutes les erreurs ne sont d'nilleurs pas décelées. Le
maire de Dijon dénonce le journal de ln Côte-d'Or qui a qualifié
une catholique de srctairt de Jésus-Christ alors que c'est
le terme de srctotnet! qui a été utilisé, donc avec un tout autre
seru. En juillet 1807, les Dibats sont orr~rés pour avoir
annoncé le lancement de dcu"t vaisseaux dons le port
d'Anvers, information que Foucbé juge COU\'erte pGr le s~cret
m11iuure. Il se révèle vite que la nouvelle a été cmprunrce au
1\fonittur Le gouvernement cncour:ige ln culture de la bcll~rovc
sucrière. Le Joun1al du di!partement de la Manre public
un .p oème s1 élogieu.x en faveur de celte plante que le censeur ~ . . croit y déceler une 1n1en11on 1ron1que.
• Les journalistes ne savent co PRfSs
d outont plus effrayantes qu'ell mmcnt éviter d E
teur du Troubadour proteste q~~l~on~t lmprévislb1:: ~.nct1o;i1
une 1narcht d su/ire et des 11 1 Il « Pns ces~ <.cr~
propriétnlrci de L'Oroclr solllm' tes dons hn) réd d~ &oll1t111.
ter un censeur qu'ils sont d' citent ln fo'eur de •ction ~. ~
fnit, les surveillonu mis en ufosés A rétribuer eu se \olr •Ill(.
plus ossu rés. Ccrtoini pren~eocc pnr le Pouvoir ;;merno ~
lion, tel Fi~vée qui C"<pllquo ~~ C~t lnccn1tudcs l\~nt autrt
son entrée en fonction au Jo11r11n/ r;mler Consut qu/~111\a.
c11tlon de qunronte·sl\ au et 1 ' tr Diha11, 111 te • d1f'(.11
« enfil~cs dons l'ordre de 1!u: dn~~erdtu., lnJonct1on~u ~(''•
nol a\ poroltrc en blnnc si Je m'~tnl et qui réduiraient lqu il 1
com prend que de' prlnc1pct JI ~ pr~1é ~ Ici c~tcu1 e Jou,
destitution r11pldc . D'autre' pre~~ \c~sth lui aient \c;1•.0n
rcl Locrctt'llc, ccn1cur de ln Goztt~~tJ c1 _ch(ltes plu1 'u '"4
monde' font ton1bcr molndc "'J t J.r1111r1, que les ~ur,
Les fnutc.s que j'nl fnltes bien h~\~" un homme decon~ pr~
ou si\ jours me tournent l'e111ri1 et ~~ntnlrcmcnt dePlli1 ~li
( .. ) ~Ion 111na s'en c!chauHc!, je ne 11:~~chcnt de Voir Ju~
n1n11, je 1ouhnhcrol' o\'olr un ·u- - l'OS, Je ne puh \i'
• ·-sieur » o 111
cupc rns Di.lez des Insomnies des ccnscu ~I n ne se prtoc,
ch~ accepte de lui fournir un rcmplaçan~s. ognanlmc, F°""
Décimé,, C\1nngucs, menncc!J de toutes'
50 réfugient dans la propognnde, Io sollicit~:tts, lrs JOU1iu11.1
pour prou\ cr leur bonne volonté et pou c! , me me, l 11 loi1
Les r~docteurs sont à ce point lnccnnins r
1 ~~ter les Untiion1
ordres d'insertion sont accueillis comm c stobitu11 que lti
que comme une controinrc. c une sécurue plulOI
• Lo. propagandt · obligation dt parltr d'une srul
premier abord, la lecture de 111 presse lm , .
1 t 10Lt Au
è . . P~no e ne IU"" gu .re qu un profond ennui. Cc sont d'lnterminabl A•t.1
nouons contre les ennemis de l'extérieur d'" es recnrn1-
d• h b f . • 1nnombribl Il yrom es en oveur du pnncc tou1 -puhs;int E 1 • ei
celo n'est guère plus, pour tes journllllstcs qu;un n li~, tout
foire leur cour. Cc sont les m11nifcsllltions visiblClmo)cn ~
bics, d'une propasondc dont les aspects \'nlmcnt ·,~~:
demeurent beaucoup plus ducrcts. A cc niveau N Ile
organise tout, dirige les auteurs, d~clcnchc les C4~n.:ri: d"
presse, ,....,.es t
Dès le 18 Brumaire, Bonaparte o su s'entourer d'une c!qui
de JOUrn?hstcs à ses ordres, équipe qui se renforcera pcodi~
les premières années du Consulat. Il s'agit de nusemblcr des
écnvnins vcn~nt de tous les horizons politiques, de laçon'
P?uvolr fournir à choque Frnnçats, quelles que soicn11t1 op1.
nions, les arguments auxquels 11 est sensible. Ainsi Rocdcrcr
trouvc-1-il les mots pour convaincre les ponha.ns du id~11.1
de 1789 cl Fiévée ceux d'une contrc·révolution boll4panl11e.
Le conventionnel Barère s'adresse aux jacobins les pluJ wJ.
tés tnndis que l'ancien émigré ~iontlosier écrit pour lcs 10)1·
listes extrémistes. On rencontre m~mc, dans ccue pctitt
troupe, de véritables ovcnturicrs, tels Méhée de La Touche
qui a été mélé aux massacres de Septembre, ou Mon1ga1ll~rd,
conspirateur royaliste plus ou moins repenu Le maitre 1111
appel à tous les talents : les historiens croient parfoiJ rc!Kn:r,
parmi ces auteurs à gages, des pcrsonnnlitc!s connues que l'on
ne s'allendrait pos à trouver en telle compagnie, a.insi le phi·
Josophe Voloey qui se complaira ensuite dans une oppo1i11on
morose ou, dons un au1rc genrc, Choderlos de Laclos, l'aut(Uf
des Liaisons da11gereuses. Le pouvoir s'est mfme wu1é lc.s
services d'un Anglais, Goldsmith, pour répondre da.ni kur
l3njlUC aux insultes venues d'oulrc-Mnnchc.
A ln spécialisation des folliculGircs aux ordr~, chacun 1~ul
à un certain type de public que l'on sail sensible à ccnauu
arguments, correspond une individualisation comp3rablc ~CJ
journaux, chacun également destiné A une frange bien ~rlcuc
de lecteurs. Fiévée explique : << Je ne sois pas comment il faut
parler aux Jacobins; mais le Premier Consul trou~cra ou!~~
de lui des gens qui le sovenl et, par ces gens-là, 11dLSposcr
1
d
Moniteur: des Dlftnseurs de Io Paine et memc du Jou~o .. t
Paris don; les allures penchent toujours de cc c~té 'ï.j·~0~~}1~
réponds du Mercure, du Joun!al d~s D~bot~ et c oi.; Le
de France qui ne rcfuseront Jamau un nru~lc de m r ramcgouvcrnement
utilisera par exemple Le Pu.blicu~e po~oujours
ner à la modération des contre-révolut1onna1rcs
pRESS
prolTIP1
quel ih
1•a1wQU
que mer
l'orPos1
Jrtlcld
JJO' 111
\0upÇOI
1;1 r1
iJdon
Jtclcnc
1r1~n1IJ1
p1c1~C 1
1t11n c•
ilon. i1u
nnu• ' 3
Il prt''
rtato111
urcrn11n
p,1111. J
g1eu!C'
JcVI~ 0
Je me ni
"ro111 r
u et
journau
un peu
bic be
d'1n1err1
brè~e • 1
1ion qu.
~1olcnc<
50uvcr3
11\tS COI
d'tltmc
a11icles
d'une 11
compte
maun. i
dans la
qui prcr
cles tro
Europe
A pn1
qu'il ju1
bics d'ir
sivcrncr.
mesure.
adrnin1S
les pièc<
~bililé
l'nlllJChl
documc
ou des
avanl 5oigneu.
pJr ses
ginc 1 au1an1 puisse 11\c publiés
de trom
Pour PJrlcmc
songer,
ph nues
lorsqu'il
des Frai
fit de pubhcr.
ment les allw
tion lidèlcm
nvent CO l>Rfss
l qu'elles :~1cÎ1 tvilcr d E
lcsic qu'il n' mprt vislbi ' ' llnctlo
des llmitcs da tt Pos ccHt ~ ~ r~
r solllcitcn1 1:~1 (sa) rtdact IOll1ti1, ·
l dispost1 il r 4\ cur de se ton• ~
en pince Par l~lrtbucr eu~.~~" •lt~
~nncnt cet 1 ll<>U\olr ne tn11 Et
rquc 11u f>rc~~~rtrtudes 1,~nt lü!t1
u Jour11nl dtr Dr Consul qu rf111111
4uJcts lntcrdlu iha11, 111 rc e, dck~
i leur dote et • lnJonc11on ~" "«11.
lje m'ttols pr~~14rtdulraJcn: l~u11,
PCI si SUb\cr,j( Cl C~ftu1 Jo~,
·es prennent let 1 lul ai ent \~J • °"
Io Go.:tttt dt ,.choies nlu1. u U111
dbcl ; " Je IUh Un ~llrt, Que 111 ~ur,
en lnvol ornrnedt Pt~
l'esprit et m~ntnlrcmcni dc;~nc1r11 rrt ' cmp~chon1 d Il 1111q
• Je ne dor1 poi j t Voir Juu
t~c~~ succcs1cur. ,,' Oon ne puis vi1,:
es ccn1curs /lof ne 10 Prtoc,
• un rcrnploçont. · 0in•nlrnc, ~ou.
.noclt de tout
go,ndc, Io soJJi~~1f:t"·~lcs Jourruu,
io onttl et pour tvh m rnc, • 11 ro1t
;~~i:~ccnoins et dts~:~~1~1~nctlon1
is comme une stc . s que 111
i. ur11t plutôc
•fon dt! parlrr d'
de la prcu e lmu'~' ·''"'' io/l. Au
. Cc sont d'intc P .noie ne IU1Ci11
is de l'cxt~ricu~m~~~blcs rknmi.
prin~c tout·puiss~nt i~nornbrablti
les Journalistes qu; n 1111, lo.i1
s monifesta tioru vis~b~ mo) cn d:
nt les llSpccts v . es, 0111nu.
ducrcu À ca ra 1men1 dli~
· • n 1~eau l'i
curs, dl!clcnchc 1 • •polfon
es c.tm11iancs dt
pan ~ a su s'cn1ourer d'une
~quipe qui se rcnlo fqurpc
1SUJaL JI s'agit d rtera rtndiat
h · c rassembler de1 onzons politiq ues d l n 1 • c 1a çon à çau, quel es que Joicn1 ltl .
ls tl est sen si ble. Ainsi R-..o op~
vnincr J · ""'1111
e es Pon ua ns des idb
: contre-révolut ion bonapants u.r
~rcsse a.ux _jacobins les plus ~
• t.1on1Jos 1cr écrit pour ICJ '°ll·
'.ntre mfmc, dans ccue ptlitt
·1ers, tels Mthte de Li Touche
de S~prembrc, ou Mon tgaill~rd.
J m~t n.s repcnu Le maitre fau
stonens croient parlou reptrcr
pcrsonrtJJ lités connues que l'o~
." telle compagnie, ainsi le phiiru
ensuite da ns une opposition
c, Cho~crlos de Laclos, l'auteur
pouvo1 r s'est mfme wu ré les
, ilh, po ur répondre dons leur
utrc-Mnnchc.
1laircs aux ordres, chacun 1out
Je l'on uit sensible ~ an1iDJ
lividualisation complrablc da
stiné d une frange bren précise
Je ne sais pas comment il faut
emicr Consul trou1cra autour
par ces gc ns·là, JJ di5posera du
Paine et m~mc du Jaumal dt
ou jours de ce côté ( .. J. Moi je
I dts Débats cl de La Ga:tllt
n ais un article de moi." Lt
nplc Le Publlcull pour ramc.
re·ré vo lut ionn airts 1oujoun
pRESSE
03 · e rigu· 14 d' Jaudissemcnts qui n
rehaussés app . · 1
Pil".." ~"c' E . des tendances monarc J ' 11·
l'accen1uot1on . 1 ·1
ts il réclamer c ne s'étonnera qu un te t 1 re
prom~u rtg1mc. et perso~~·cst dons ses hab11udcs. Symétn·
qucs il une telle cible• ft f " il contribution contre
1'JllJ'luc, le pouvoir met Lt' t.rc"d"c· assemblées, ovcc des
ucmen • .dé Jogues au setn , . 1 ~ 1s111on des ' o rendre Je lecteur tant ils se s1tucn
1 ~.~rie• i1u1 ne peuvent s~;I~ usuelle de ccl hcbdomnda1re On
• ' JJ )lgne rtdac11onn ' inc officielle de ces tc,tcs
JJn çC1nncrJ donc 1no1ns 1 orrg ôle:) jouer dons cette spéc1nli·
111~~ rrc11c )C1C11lc o ouu1 son I~ Napoléon se préoccupe de
t1on 1 n 1807, pJr exe:;::ppr~\'C en faveur des catholiques
J~dcnchcr une c~rm~~~nl~Anglctcrre Cc ,oudaln in1ére1 de la
1rlJnt!Jh. p<>Ur o u~r ;c c:a1hollc"me risque d'étonncr.I ~op<>rrcoc
frJnçohe po 1 t 'JI f'1UI de Ju pari de l'odm n ,tra·
lt<ln c,plilJUC 6 l·ouc 't Ir~• déÎlcoicmcnl et •e ,crvir des jour·
11,1n. lJUC cela "'Il men nncr qu'on veut en venir t\ cc but ''
n~u• iun' Ja1nc~.•o.~~ç~ le' publication, parui,tonl dnnJ de•
JI prt•llh Jonc c:;~'n;~ Io ferveur catholique : le• feuille! de
rt11l11111 Joni "~cnJée, du Piémont, <le Uclg1quc, cl ,mtmc, ~
(Jrctugnc. Ile
/ 1 01,,,01 , dont lcJ préoccuput1on~ reli·
P11tl1, fr Joun111no~::1é1tl publique. Le mlni•lrc des Cu Ilet
iilcu1c1 1ont
1
dJc uclqueJ évtquct qu'lh produl1enl de• rnun·
Jcvr11 obtcn,r q de cc• nou veau.( martyrt, mondcmenu qui
Jcrncnll en avcur
~cront P~~I~~· ,~Ct~c~uf.%~0~; n'hésite p:u 6 écrl~e dan• le•
u ch article, 'ont toujour. anonyme• man le public
Journ3u~. Se• •'Y trompe pas tant le style est rcconnn1,•D·
un Peu avent ned e pointi d'exclomat1.o n, d e JUtpcn.i· on c l
bic bcau~up d 1 paragrnphcJ d'une phrase, souvent trcs
d'1n1crroga110~~1é~ une absence de fioritures dan1 l'exprcsbrt1e
· u::.~a.ste o~ec J'cnnure en honneur à l'époque• une
s1onl qui <les comporoison1 blessante1 y comprJJ contre les
•10 ente. •trangen des condamnations sommaJTeJ e t d•c1 ·1 n 1 • sou•cra1n1 lt • . . f(j Il 1
1 • ceux qui combaltent la poht 1quc o 1c1c c au111n
11,cs con r. . , • 1 d
J'tltmenu qui interdisent de s y tromper . ..... p upart ~ cet
ani· cJc s semblent écrits sous Je cou. p de la c·o lerc, JOUI 1c rlc1t d' 1rascrb11ité que son secrétaire Bourncnne met ,ur e
unclC d'une mauvaise santé : 11 Très souvent il déchrrn1t le
rornp . ··1 • d i•
ma 11 n • m~mc s:ins observation, des nopte s rq u. 1 .m avBaoi t 1c cc1 dans la nuit et trouvées e,ccllcntes. » ar ois c est urriennc
ur prend sur lui de ne pas transmc11re au ftfonfttur des art•·
~les trop pcu diplomatiques qui "pouvaient produire en
Europe un mauvais eHet » .
A punir de 1805 environ, l'Emperc~r écarte ses poléml.Stcs
qu'il juge malcommodes, trop peu doc1lcs et surtout susccpll·
bics d'ini11a1ivcs maladroites La propagande change progressivemcnl
de ton. Elle se donne désormais des apparences de
mesure. Ile strénitê : Le f. fo11iteur reproduit les rapports
ru.JminLS1rmifs qui JUstifient les décrets et arr~lé.s impériaux.
les pi~ccs diplomatiques qui rcjctlcnt sur l'étranger la rcspon·
sabililé Iles guerres, les d1sco u ~ et les adrCS5eS qui prouvent
l'otlJJchement des Françuis à leur prince, pnrfois méme des
documents étrangers. tels des eAtr:iilS des JOUrnaux allemands
ou des débats du Parlement britannique. N:iturellemcnt,
avant leur publication, ces tc:<tcs f:iusscment objectifs sont
~igncusement revus et corrigés par !'Empereur lui·mtme ou
p;ir ses agents. Lorsqu'il s'agit de textes administratifs d'ongine
lranç;irse. Je maitre n'a aucun scrupule :i les transformer
autant qu'il lui parait utile. li n'imagine pas que quiconque
pu1~c se mtler d'aller voir dans les archives ln version primi-
11\e Pour cc q~1 est des textes d'orig1oc étrangère, déjà
publiés a11lcurs. impliquant donc un risque de démenti Cl\ cas
de lro?'pcnc mnnifcstc, il rau preuve de plus de prudence.
Pour sen tenir. par exemple, à la reproduction des débats du
Parlement britnnn1que, il n'y a rien de \êritablcmcnt men·
songer, du moins si l'on excepte quelques membres de
phra.s~ qui semblent ajoutés et quelques chiffres minorés
lol'lqu ris é~alucnt les forces ennemies, majorés lorsqu'il s'agit
des Franç:i~. Pou.r changer la physionomie des séances, il suf.
lit de cho1s1r JUd1c1cwement les débats et les interventions à
publier. li f~ut éc::iner ou, à tout le moins, résumer somrnairc;:~
11 Jcs. SUJCts ou 1:unanimité SC rait contre la France, telles
1. dlus
1
ions au:t cÀnmcs des troupes impériales ou à l'ambi
ion e eu r chef J'inv 1 , . . • rid~I . . erse, es attaques de 1 oppos1 t1on sont
' cment rc11rodu11es. av~c une prt!férencc pour les passages
les plu\ véhéments. ta• rendus o(ftcte s. . pnr d'autres
d les comP....., . A nva1ncre
rcnt pus uns 1 crchc désormais " co nisant pour ses c:im·
1 c mali re c '. nec des nuoquc.s. or~a s effets. On en
moyens que la v1olcunc savante gradauon ~~'égard des Polorngncs
de presse. s exemples. notamment ore vis·à·vis des
trouve de multiple leur potnotismc ou encônc de Madrid. Il
nn1·s po ur excidt erl 'accession de J ose ph nu tr ent de dynasti· e
f.sp.ignols lors c 1 Ibériques à ce changem I' uc i} /\llurut
~·~:~c1~,f~é:~~aet~c~~vC:.~ r.~~r~u~~~~li~~t ~=f :~~;~~ ello~~ql~~
<1 Toul ceci ne peut différentes situati~ns ( ... J.. e qu'elle se
ro1sant pnsser por dons une s11uo11on crttiqu 1 y mette
l'~spugnc se trouvera d'un arrangement 9u bon·
d a comme hcureu,e eu le qu'il est a
~~~.t1;, ~r raut d'abord .conv;J?c~~ fc fï1,· ~tné est i~dign~ ~~
donnê de tous : son roi a n ~qlc~rs droits, le Premier m1n1s
ré11ner ses frères ont renonce! les Bourbons ont fai t le m.o I·
tre est' déconsidéré, uu surplus es rits sont arrivés ou dernier
heur de l'Espagne .. Lorsq~e ~~erc~r des Français pe ul se prêdegré
du découragement, c érer qu'on lui demande son
sentcr corn me le sauveur cl sur: trône de Philippe Il. Naporrère
Joseph pour monter sur rcssc pas (\ pas, c!chnngcant
léon guide cette cump,ogned del ~trcs uvec ses généraux en
prè• d'une cinquantn1nc d~ ~lé de propagnndistcs.
[,pagne ainsi promus t\ la 1gn1 es cumpugnes de p res~c.
li ne surfil peu d.e ménogc~~n~~ s oléon entend y raire col·
une IJIVOnte grodatron des err . E~ ire voire tous ceux du
Jaborcr tOU5 les jour~t~ux <le so~ quefquc' sorte, institutionna·
continent ~eue n.m~111on cstlr~éc en 1807 nu:< public:ition1
lisêe par 1'1ntcrd1c11ond s.1gn d'a ut res nouvelles politiques que
locule,, de ne pas repro uirc ftfonfteur L'audience des articles
celles déjà insérées dans e ·ns· assurée Le système est sr
qu'y (ail meure l'E,mper~~~ es.lu~' u'~ l'occu~ation, Ill presse
\Ohdc que:, JU'IQU en 1 'ô{ d 'amplifiCDtcur de la propa·
locale JOUC lïdelcmcnl .cc r ' . t\ un exemple · le 8 février
g;inde officielle. Pour sen tenir d ' 1 ntes réunl5
181 4 '1npoléon ordonne de publier que les ip or:n .
o Ch.•l tillon entrcucnnent les met· 1 1 eurs ~nppo rts ·• .1 1 rnuLt' moi n1-
tenir chc-L les FranÇ'UIS l'espoir d'une paix prochaine unie c
parait dans u ~1011/tt!urdu 9 février, puis don~ LI! Jo11mal de
ParlJ du JO. On Je retrouve ensuite dans les divers JOU~nau x
de dépanemcnl, avec un dêcalagc dons I~ temps qu cxpli·
quent les délais du courrier: Le Jo11n 1al d Jndre·et·Lolre du
12 rêvncr, L'Jndfcateur de Bordeaux du 13, Le J o11m al de la
Vendit du 1 S, Le Joun1al du Lot·et·Garo1111c du 16, Les
Afflclit.r, annonce.r et aYfs divers de Poft fers, 0t J o11m al de.J
Basses-Pyri'nlts et Le Vlridlq11e de Mo ntpe llier d u 17, Le
Jounral pofltlque de Tan 1·et-Garo11 11e, Le Jo11rnal d11 Gard et
U! Jou mal dts Landes du 19, Le Jour110/ de la Loz~re du 20, le
Journal des J-l a111cs·Pyrinées du 21, Le 811fleti 11 de l'A veyron du
26 révncr, etc. Et cc n'est qu'un cns parmi des dizaines chu·
que année. une technique de propog;inde qunsi quot id ienne.
Dons les grandes occasions, ln p resse française ne suffit
pllS. Toute l'Europe nnpoléonicn ne est mise à contribution, la
presse des principautés et des roya umes vn.ssuux comme celle
des pays occupés par La G ronde Armée. Ainsi, en 1809,
l'Autriche espère profiter des dtffïcullês en Espagne pour
ri:armcr et ~enter ~e reve!li~ sur le truité de Presbourg.
L Empereur 1n1Jme a ses m1n1stres des Relations cAtêricurcs
c.t de la Police: l'ordre d'inciter les journaux de ln Confêdéra·
t1on germanique à fa!rc « .s~ ntir les funestes effets qu'a eus,
dans tous les temps, 1 amb111on de la Mai.son d'Autriche» li
faut fatrc notnmmcnt concourir à cette campagne de presse le
gran~-<luché de Berg et les royaumes de Wcslphalte e t de
~av~~rc. 1 apoléoo. pour sn pan, écrit personnellement au roi
~ uncmbcrg en cc scn_s. Les journaux de H ollande et
d Al!cmagnc doivent convaincre ceu:11 qui ont pr~té au T résor
autr~h1cn qu.~ François I l risque de se trouver hors d'êtat de
rem urs~r sil cntr~prc nd une guerre imprudente Jus u'au\
Journaux ualtens q ui sont à leur tour "tnc·t• • q .
Pu· l'i 1· · · t es a entrer en ltce ~que ta te a une frontière commune avec I' . .
doivent _rappeler que cette dernière a t . Autnc~e • ils
/lllcttcrn1ch ne peut s'empêcher d'é OUJOU rs été vaincue.
ration pour u ne tcchni u . p~ouver une cena1nc ndmtgazelles
volent à Napo~ e s1 parfaite.ment maitrisée : « Les
on une armcc de 300000 hommes.
1
1
1
1
r
e
s
l
1
(
1
1
(
1
(
1
1
1
!
(
1
(
l
l
1 • •
1
1
1
1
1
(
1
1
1
1
1
1
1
1
1
•
1
l
•
PRÉVAL. 1404
qui ne surveillerait pllS mieux l'inléricur Cl effrayerait moins
l'extérieur qu'une demi-<louzaioc de folliculaires à ses
gages. » André CABANIS
B. : Cabanis (~.). Lo Prust sous lt Consulat tt t'En1plrt,
1975; l 1, dt I Hlstolrt glnlraft dt la prtsst, 1969; Hotln
(Eugène), Histoire polttiqut tt lfttlra lrt de ta presst tn Franct
l. VII, 1861 , Wclschingcr (H.), Lo Ctns11rt sous lt Prt111/t~
E1npfrt, 1887.
• Ctnsurt. Déc1dt phlloiophlque. Flé,ft, Journal dt P1rb.
Journal des déb11J. l\t onlttur. Prop1g1nde
Concerne un périodique
Concerne une personne