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Type de notice
Type de document
Titre
J. A Roucher, Auteur du Poëme des Mois, né à Montpellier, le 22 février 1745. : [estampe]
Mention de responsabilité
Leroy del. 6. Thermidor An. 2. / J. Bouilliard Sculp.t
Adresse
[S.l.]
Date de publication ou de création
1797
Description matérielle
1 est. ; burin ; 11 x 8,1 cm.
Numéro de la notice
44535011
Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France
Vrai
A pour auteur une personne
Remarque du Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France
Date : [1797]. / En buste, de tr. q. à dr., dans un médaillon ovale sur fond rectangulaire" / En marge : "A ma femme a mes enfans, à mes amis," puis : "Ne vous étonnez pas, objets sacrés et doux, // Si quelqu'air de tristesse obscurcit mon visage ; // Quand un savant crayon dessinait cette image, // J'attendais l'échaffaud et je pensais à vous" / Ce portrait figure en tête des "Consolations de ma captivité, ou Correspondance de Roucher" (Paris, Agasse, an VI-1797, 2 vol. in-8°) [Impr., Ln27, 17898]. Il fut exposé au Salon de l'an VIII-1800 (n° 610)" / L'original fut dessiné par Leroy, élève de Suvée, la veille du jugement et de l'exécution de l'infortuné poète (7 thermidor an II-25 juillet 1794). Roucher écrivit au bas les 4 vers reproduits ci-dessus. Coupable, prétendait-on, d'avoir conspiré avec 37 compagnons de captivité pour s'évader de Saint-Lazare, il fut traduit devant le tribunal révolutionnaire, condamné à mort et exécuté le même jour à 6 heures du soir, en même temps qu'André Chénier. Les deux amis se rencontrèrent sur la fatale charrette : "... Ils parlèrent de poésie à leurs derniers momens. Pour eux, après l'amitié, c'était la plus belle chose de la terre. Racine fut l'objet de leur entretien et de leur dernière admiration. Ils voulurent réciter de ses vers, pour étouffer peut-être les clameurs de cette foule qui insultait à leur courage et à leur innocence. Quel fut le morceau qu'ils choisirent ? Quand je fis cette question à un homme dont l'âge et les malheurs commencent à glacer la mémoire, il hésita à me répondre. Il me promit de rechercher ce souvenir, de s'informer près de quelques personnes à qui, autrefois, il avait pu le raconter. Je demeurai dans une pénible attente, jusqu'à ce qu'on me dit, après quelques jours, et avec l'accent d'une sorte d'indifférence, qui était bien loin de moi : c'était la première scène d'"Andromaque". Ainsi, tour à tour, ils récitèrent le dialogue qui expose cette noble tragédie. Chénier, que cette idée avait frappé le premier, commença ; et peut-être un dernier sourire effleura ses lèvres, lorsqu'il prononça ces beaux vers : Oui, puisque je retrouve un ami si fidèle, // Ma fortune va prendre une face nouvelle..." (H. de Latouche, "Notice sur André Chénier", p. XIX-XX, en tête des "Œuvres posthumes d'André Chénier" (Paris, Guillaume, 1826, in-8° [Impr. Z. 45105 bis]" / Notice chargée sans modification à partir de l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle.
Soumis par lechott le