Titre
LE SONGE. CANTATE à voix seule, mise en Musique par le sieur Bordier.
Titre d'après la table
Le Songe, Cantate.
Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
67
Page de début dans la numérisation
80
Page de fin
69
Page de fin dans la numérisation
82
Incipit
Je goûtois du sommeil les attraits gracieux.
Texte
LE S O N G E.
.ÇANTATE à voix seule # w>//è f«
Musique par le peur Bordicr* .
ÏE goûtais du sommeil les attraits gracier
Ses tranquilles pavots suspendoient met '
allarmes ,
Lorsqu'un Songe enchanteur vint offrir ì
mes yeux ,
,Iris , l'aimable Iris, dent j'adore les chármes.
Etok.il fous le Ciel un mortel plus heureux!
Je lui parlois d* amour , elle daignoit m'en j
tendre^
A mes empreísemens elle sembloit se rendre' ,
.Et par ces mots flateurs , elle approuvoií
mes feux.
Tircis, je cede à ta constance.
Tu triomphes de ma fierté;
. Il est temps que je récompeníe, .,
Tes foins , & ta fidelité.
.C'est assez éprouver ta flamme ,
Je connois u sincere ardeur ,
. Dij L'a
Ht MERCURE DE FRANCE;
L'amour qui regne sur ton ame ,
S'ell rendu maître de mon coeuç.
A cet aveu si doux de la jeune $eigere ,
Que je m'applaudiflçis ! qUe je fus enchantés
Non , non , le fort du Iljeu qui lance te
Tonnerre,
N'étoit pas comparable à ma felicité !
s
Illusion douce & trompeuíç,
Pourquoi flattes.tu mes desirs }
Helas ! à mon ame amoureuíe ,
Que tu vas couter de soupirs !
Pour ce 'délicieux mensonge ^
sommeil , tes mqmens sont trop courju«
Je ne puis voir Iris qu'en songe ,
Ah ! laisse.moi rêver toujours.
Mais déja c'en est fait , Morphée inexorable ,
Va bien.tôt dissiper les douceurs que je fensi
Il dérobe à mes yeux 4e Fantôme adorable ^
De l'objet qui charme mes sens.
Un songe qu'amour fait pajofae ,
Peut
JANVIER; tjxj. es
î*eut offrir un plaifir charmant 5
Mais pour n'être heureux qu'un moment
H vaudroit mieux ne le pais être.
lorsqu'on droit voir une inhumaine
Répondre à notre vive ardeur ,
L'instant qui chaste notre erreur a!
Sert à redoubler notre peine.
Le Maire.
.ÇANTATE à voix seule # w>//è f«
Musique par le peur Bordicr* .
ÏE goûtais du sommeil les attraits gracier
Ses tranquilles pavots suspendoient met '
allarmes ,
Lorsqu'un Songe enchanteur vint offrir ì
mes yeux ,
,Iris , l'aimable Iris, dent j'adore les chármes.
Etok.il fous le Ciel un mortel plus heureux!
Je lui parlois d* amour , elle daignoit m'en j
tendre^
A mes empreísemens elle sembloit se rendre' ,
.Et par ces mots flateurs , elle approuvoií
mes feux.
Tircis, je cede à ta constance.
Tu triomphes de ma fierté;
. Il est temps que je récompeníe, .,
Tes foins , & ta fidelité.
.C'est assez éprouver ta flamme ,
Je connois u sincere ardeur ,
. Dij L'a
Ht MERCURE DE FRANCE;
L'amour qui regne sur ton ame ,
S'ell rendu maître de mon coeuç.
A cet aveu si doux de la jeune $eigere ,
Que je m'applaudiflçis ! qUe je fus enchantés
Non , non , le fort du Iljeu qui lance te
Tonnerre,
N'étoit pas comparable à ma felicité !
s
Illusion douce & trompeuíç,
Pourquoi flattes.tu mes desirs }
Helas ! à mon ame amoureuíe ,
Que tu vas couter de soupirs !
Pour ce 'délicieux mensonge ^
sommeil , tes mqmens sont trop courju«
Je ne puis voir Iris qu'en songe ,
Ah ! laisse.moi rêver toujours.
Mais déja c'en est fait , Morphée inexorable ,
Va bien.tôt dissiper les douceurs que je fensi
Il dérobe à mes yeux 4e Fantôme adorable ^
De l'objet qui charme mes sens.
Un songe qu'amour fait pajofae ,
Peut
JANVIER; tjxj. es
î*eut offrir un plaifir charmant 5
Mais pour n'être heureux qu'un moment
H vaudroit mieux ne le pais être.
lorsqu'on droit voir une inhumaine
Répondre à notre vive ardeur ,
L'instant qui chaste notre erreur a!
Sert à redoubler notre peine.
Le Maire.
Signature
Le Maire.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Résumé
Dans un rêve, le narrateur voit Iris, une personne qu'il aime, qui répond favorablement à ses avances amoureuses. Iris déclare céder à sa constance et reconnaître son amour sincère, ce qui procure au narrateur une grande joie et félicité. Cependant, il prend conscience que ce bonheur est une illusion et que le réveil sera douloureux. Il regrette la brièveté des moments agréables du rêve et la rapidité avec laquelle Morphée, le dieu du sommeil, dissipe ces douceurs. Le narrateur exprime son désir de continuer à rêver pour voir Iris, mais reconnaît que ces songes ne font qu'accroître sa peine lorsqu'il se réveille et doit affronter la réalité de son amour non partagé.