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1793, 01-02, n. 2, 7-9 (Journal historique et politique)
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(NO. 2. )
4MEDI 12 Janvier 1793
l'an 2 de la République.
MERCURE
STORIQUE ET POLITIQUE
DE L'EUROPE ,
DE GENÉVE ,
RUNE SOCIETÉ
E PATRIOTES.
Prix de l'Abonnemane off de 25 liv.
nc de port par tout le toyaume.
POUR L'ANNEE 1793.
ANVIER 3 31 jours & la Lune 29. Du au
,les jours croiffn , matin & foir , de 33 %
10
HIS
URS
du NOMS DES SAINTS.
de
PHASES
de la
LUNK.
Temps moyen
au Midi vrai.
H. M. S.
OIS .
mardi La Circoncifion . 19 4
merc . Bafile , Evêque & Do&. 20
。
Jeudi, Ste Genevieve , Vierge.
21
fam. Siméon Stylite.
vend. Rigobert , Evêq. de Reims . D. Q.
0
5
5 45
12
22
4 50
18
PO
1.23
D. L'EPIPHANIE
.
24e , à 0
lundi, Theau , Solitaire.
h. 8 m .
25
。
mardi Lucien , Evêque & Mart . 26 du foir. Q
merc. Pierre , Evêque. 27
jeudi Paul , premier Ermite.
28
vend. Hygin , Pape . 19 N. L.
fam. Arcade , Martyr..
lundi. Hilaire , Evêque.
D. Le Baptême de Notre-Seig.
le 12 à 9
60
2h. 8 m.
0
9
27
du mat.
0949
mardi Maur , Abbé en Anjou.
merc. Guillaume , Evêque.
°
-jeudi. Antoine , Abbé.
6
0
1010
10 30
10 49
end. Chaire S. Pierre à Rome. 72 P.Q
0 II 8
Mam. Sulpice , Evêque. 8 le 19 , 2
II 26
2D. Sébastien. " 9h. 38 m,
II 44
lundi. SteAgnès,Vierge& Mart. 10 du mat. I
merc . Ildefonce , Evêque.
mardi Vincent , Martyr en Efp. 11
12 16
12
4jeudi. Babylas , Evêque . 13
vend. La Converfion de S. Paul. 14
。
。
12 31
12 45
12 18
6 fam . Ste Paule , Veuve, 13
10
۱۷
D.Septuagefime
.
lundi Cyrille , Pape. mardi François de Sales. o merc. Ste Bathilde , Reine.
Ijeudi.Iste Marcelle.
16 P. L. 13
22
17627,3 。
18 h. 43 m.
13 33
13 43
19 du mat. 135
201 14-0
6
6 38
74
729
7 54
8 18
08 42
L'an19.
CONVE
Du
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membre
propolé
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pluſieurs
citoy
des
faits
relat
mande a
four
en
faveurde
les
droits
don
aux
perfécut
Couvention a
une
meluseg
quelques
déba
N.2.
12
Harvar
JOURNAL
HISTORIQUE
ET
POLITIQUE.
!
-
31-
FRANCE.
L'an 26. de la République Françoiſe.
ONVENTION NATIONALE
Du dimanche, 30 décembre.
N membre du comité de sûreté générale a
Poſé d'anihiler la procédure commencée contre
curs citoyensdu département de l'Aube pour
faits relatifs aux droits féodaux. Cette dede
a fourni l'occaſion à Mailhe de réclamer
aveut de tous ceux qui ne pouvant racheter
toits dont ils étoient grevés , ſont en bute
perfécutions des ci-devant ſeigneurs . La
vention a reconnu la néceſſité de prendre
meſure générale , & elle a décrété , après
ques débats , qu'il ſera ſurſis à l'exécution
2. 12 Janvier 1793 . E
Harvard College Library
Aug 12 19.5
aux droits ci-devant feodanxeu cafuels , fans
qu'il puiſſe néanmoins être apporté aucun retardement
à l'inſtruction des procédures concernant
les délitse les cas d'affaffinat , de meurtre , ou
d'incendie fout exceptés de ce décret .
Des députés des trois bataillons du Lot ,
de Popincourt & de Seine infericure , ſont venus
ſe difculper de l'accuſation portée contr'eux par
le général Humbert. Quelques détails contenus
dans leur juftification , ont attiré l'attention
de l'Aſſemblée fur la conduite du miniſtre de
la guerre.
Barbaroux a parcouru les différentes plaintes
portées depuis long-temps cceonntre le miniſtre &
celles qui s'élevoient dans ce moment . Il a examiné
ſa conduite relativement à l'organisation
de fes bureaux 88tration , à la
fûreté de l'état ; & il l'a trouvée par- tout repréhenfible.
Barbaruma in pridemvrinter que
la Convention décrétat que Pache a perdu la
confiance de la nationa
,
Aprês quelques débats on a renvoyé toutes
cesi dimoociatioussagne commiffion de douse
membres , à laquelle te com 14.de , la gu
éré adjoint.mbagg_154 tb 221142
Des citoyens de Paris fontaadmisia la barra :
ilsslagronosnt comme députés de dix-huit fetions,
Ap milieu d'up, 1995les, cupyens bieftes
àla journée duv1i9o agu desmyyceuuxreess., des
enfans des eftropies , &c.29 Vous voyez, devant
vous , dit lorateur , les victimes échappées, aja
syrannie, de Louis. Nous venons vous deman-
ככ
auro
Le prtééſidene répand aux pétitionnaires que
pres la
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Nou
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allons I
Le
prelider
257139
21
d'après ſa conviction ; que c'eſt affez dire
u'aucune puiſſance , aucun évènement, aucune
revention , aucune opinion particulière ne four-
Ont influencer fon jugement .
On fait lectured'une lettre du citoyen de Seze
des défenſeurs de Louis XVI. Il réclame
ntre une erreur de date qui s'est gliffée dans
plaidoirie. Lesa's relatifs aux gardes- durps
ne font pas du mois d'octobre 1791 , mais
12 janvier 1792. De Seze fait obierver que
rgument qu'il a tué de la lettre de Louis
lative à ces états , n'en a que plus de force.
Sur la fin de la téance un bruit ſe répandit
tout de la falle & dans ſon intérieur. On
oit que les barrières devoient être fermées ,
que des vifites domiciliaires autoient lieu
te nuit même. L'affemblée a pensé avec raifon
fice broit avoit quelque fondement, les corps
miniſtratifs n'cuflent pas manqué de l'en infire,
& à levé la féance.
Du lundi , 31 décembre
Dette féance s'eft ouverte par une députation
la fection des Champs Eliées . L'orateur, a
@les circonstances critiques où nous nous
vons caigent imperitusement que nous man -
cions nos opinions & nos principes . On cole,
on affiche dans Paris , au nom de quel-
' femors , des arrêtés dictés par en efprit
hiavelifte & déſorgtuifateur . On force le
des ci oyens par des menaces de profcrips
... Nous verons improuver ces arrêtés &
sallons les dénoncer au confeil général.s
cpréſident a applandi au nom de laGan-
E 2
neurs de la léance.
1 Un membre du comité des ſecours a inftruit
l'Aſſemblée qu'il n'étoit encore rien parvenu à
parvenu
la ville de Lille , des dons patriotiques offerts
pour le foulagement des habitans incendiés de
-cette place . Cambon a découvert les cauſes de
ce retard. Les ſommes déposées pour les habitans
de Lille & de Thionville , ont été verſécs proviſoirement
à la caiſſe de l'extraordinaire . Elles
n'en fortiront que lorſque la Convention aura
décrété le mode de leur tranfmiflion. D'après
cet éclairciſſement , il a été ordonné aux adminiſtrateurs
de la caiſſe de l'extraordinaire ,de
faire paller ces fonds aux receveurs de diſtria ,
qui les tiendront à la diſpoſition des communes
de Lil'e & de Thionville. La répartition cu fera
faite , ſous la furveillance & l'autoriſation des
corps adminiſtratifs .
Sur le rapport de Cambon , aunom du comité
des finances , la Convention a fupprimé
la caiſſe de l'extraordinaire & l'a réunie à la
tréſoretic nationale. Il en réſultera &de l'économic
&de la célérité dans les opérations .
Moltes
falmir
doit envoyer
porterl'allarm
que la Conve
& appeller da
Elledoit aujo
foit
fermée
triompher l'ap
parole foitca
parlercontre
La
Conve
incupation s
que la paro
P'avoientden
La
diſcuſli
le
le
premier .
fur la
fouvera
Qu'est- ce
le
pouvoirde
cellaires pour
trercecepo
repréſentans
nôtre,les
font
exécutée
préfuméesêtr
Decettepréf
caractèrequi
D'où il ré
un
droit
inhér
ver ou
d'impr
lonté
préſum
volontégéré
fefterfonv
ellation alie
L'ordre du jour appelloitla diſcuſſion ſur lejugement
de LouisXVI. Marat a demandé la parole
pour expoſer un fait , qui intéreſſoit , diſoit- il , le
falut public. L'Aſſembléc contultée la lui a
accordée, ceDepuis quinze jours , areptisMarat,
les chefs de la faction Roland tiennent un conciliabule
ſeeret. Ils ont juré de ne point prendre
de repos , qu'ils n'cuffent fait fortir Pache
du ministère. Leur feciet m'a été découvert
par un de leurs faux-frères , qui s'étoit rendu à
Ce concilabule pour fauver la choſe publique.
VO
Dires fulminans contre Pache. Cette faction :
it envoyer des couriers extraordinaires pour
ter l'allarme dans les départemens , y publicr
e la Convention n'est pas en fûreté à Paris,
appeller dans cette ville une force armée.
e doit aujourd'hui demander que la difcuffion :
fermée ſur le procès du roi , afin de faire
ompher l'appel au peuple. Je demande que la
ole foit conſervée à tous ceux qui veulent
ler contre , & moi je ſuis du nombre: »
La Convention- n'a fait aucune attention aux
ulpations de Marat , & le préſident l'a aſſuré
= la parole ſeroit maintenue à tous ceux qui
voient demandée.
1
La diſcuſſion s'eſt rouverte. Vergniaux a parlé
premier. It a d'abord préſenté quelques idées.
la ſouveraineté du peu, le .
Qu'est- ce que la ſouveraineté du peuple ? c'eſt
pouvoir de faire des loix , & les réglemens séaires
pour l'exiſtence de la ſociété. Le peuple
ace ce pouvoir ou par lui -même , ou par des
éſentans . Dans ce dernier cas , & c'eſt le
e , les déciſions des repréſentans da peupl
exécutées comme loix , parce qu'elles font
umées être l'expreffion de la volonté générale.
cette préſomption ſeu'e dérive leur force & le
Aère quiles fait reſpecter.
où il réſulte que le peule conſerve comme
roit inhérent à ſa ſouveraineté celui d'approuou
d'improuver ; d'où il réſulte que fi la voé
préſumée ne ſe trouve pas conforme à la
até générale , le peuple ale droit de maniet
ſon voeu; & qu'à l'inſtant où cette mani.
tion a lieu , doit diſparaître la volonté pré-
1
E3
La conduite de la Convention nationale a étél
ouforme à ces principes . Seulement elle a dif
Ingué entre l'acte conſtitutionnel & 1 s actes puement
législatifs ou réglémentaires qui , érast
écellairement très-mut piés ; qui , variant fuiant
les lieux , les tems, les circonstances, ne
euvent être foumis à la dé ibération du peuple ,
n'ont beſoin , pour être excutés , que defan
atification tacite
Vergniaux a'enfuite réduit ces diverſes propotious
à une ſeule. Tout acte émané des repré
Cotans du peuple , a-t-il dit , eſt un acte de
yrannie , une ufurpation de la fouveraineté , s'il
'est pas foumis ou a la ratificat o fumelle , ou
la ratification tacite du peuple; donc le juge-l
ment que vous rendrez ſur Louis doit être foumis
l'une de ces deux ratifications . i
Diroit-on que , même après ſon exécution ,
otre jugement ſera ſoum's à la ratification tacita ?,
Mais le fi'ence ne peut être regardé comnis uues
pprobation que lorſque celui qui ſe taît a la faulté
de ſe fare entendre avec quelque fruit, Or
eſt évident que ſi vot ejugeanent étοις εxécuté ,
peuple n'auroit à préſenter que des réclamations .
L'orateur a démonté qu : pendant la durée de,
afetlion del Convention natio, ale, il ne fauoit
émaneu d'ele , un feul acte qui , pour être,
egitime , cût un auflig and befor de la ratifica
Hon du peuple. C'est comme repréſentans dul
cuple, leur a-t-il dir , que vous vous êtes dé--
larés juges de Lonis; c'eſt comme repréſentans
upeuple que vous avez réuni fur votre tête les
Fonctions de jury d'accufation , de jury de jugedanslejugen
Vos
Pouvoirs
delpotilme.
Ce ne fut
fentans du p
Louis re fut
les
citoyens in
viduel qu'ils
tion.
Ceft
veur
tenir
Maisles
civiles, do
plus
défaftre
mouvemens
fonnemens
paroles
de F
véritables ge
étoit le
foye
hypocrites
qui
produife
cuxmêmes
Moreau a
fon
opinion
cipalement fo
củ
l'on
doit
lui, & ne p
trompe
Dubois de
en
ſubiſtanc
fire
réviſer
le
peuple, p
&
sillbjuge
De
pouvez 1
votre
jugem
ans le jugement . Quelque étendus que foient
Pouvoirs ,
ils finiffent là où commence le
Spotilmelis
Ce ne fut pas ſeulement l'aſſemblée des reprétans
du peuple qui promit l'inviolabilité à
puis , te fut le peuple Ini-même ; ce farert tous
citoyens individuellement , par te ferment indiduel
qu'ils prêtèrent de maintenir la conflitu
on. C'est donc au peuple ſeul à déclarer s'il
eut tenir ſa promeffe .
Mais les difcordes , les intrigues , les guerres
Wiles , dont on nous a préſenté les tableaux les
as déſaſtreux ! .. , Ici nous voudrions rendre les
Duvemens d'éloquences , & la force des rainemens
avec lesquels Vergniaux a refuté les
coles de Robespierre. Il a dit ou étoient les
ritables germes d'une guerre civile , on co
it le foyer. It a montré à nud ces hommes
pocrites qui l'annoncent pour la faire naître ,
produifent l'incendie , alots qu'ils portent
x-mêmes la torche qui doit l'allumer.
Moreau a fuccédé à Vergniaux ; il a combattu
opinion & la raison fur laquelle il s'eſt prinalement
fondé , c'est qu'il eſt des circonftances
l'on doit rendre le peuple heureux malgré
& ne pas le confulier de peur qu'il ne fe
uperb ?????? ????????????? ????
Dubois de Grancé a parlé après Moreau. Voici
Tubſiſtance tes raiſonnemens. Vous ne pouvez
réviſer votre jugement for Louis Capet par
cuple , parce que le peuple a acculé Louis,
a16 jugeoit il feroit accuſateur &juge. Vous
Pouvez renvoyer au peuple la ratification de
e jugement , vous feriez du peuple un dé
4
éance extraordinaire du lundifoir 31 décembre.
Cetre ſéance a été remplie par la lecture des
dreſſes des départemens. Anatheme aux anarniftes
, confiance dans les repréſentans du peule
, horreur pour les moaſtres qui prêchent
= meurtre & l'affaffinat , voilà l'eſprit des déartemens
, & cet eſprit eſt tellement le même
ans toutes leurs péritions , que Marat y a vu
preuve évidente qu'elles avoient été écrites
ar des modèles circulaires envoyés par le miiſtre
Roland dans les 84 départemens.
Du mardi , 1er. janvier 1793 .
miné la natu
ne falloit pr
niftre des a
mations d'u
Kerfaint
poktiques a
dent avoit n
nous ne de
time , & qu
la
défirer.
vernement ,
fansdoute ,
térêt des tê
qui ne doit
celle de Fox
les
intentions
obligé de fer
ferver la p
guerre, parc
terre un m
qu'il a comr
quelles font
çoife& ce qu
honneur &Tu
Ilafini par un
difpofitions te
piedde défen
voyéàunecour
de
chacun de
tique,
colonia
La
difcuffio
LouisXVI.
Saint-
Andr
de
Louisaupe
Iln'ya
point
de
Louis; cep
Il étoit juſte d'accorder une indemnité aux
membres des conſeils-généraux de département
z de diſtrict qui ont été obligés de le déplacer
our ſe rendre à leur poſte. Cette indemnité a
té fixée à trois livres par jour , fans y com-
Prendre les frais de voyage.
On ſe rappelle que la Convention nationale
lécréta , il y a quelques jours , qu'il ſcroit fourni
chaque foldat de la république , deux paires
le chauffons & une paite de mitons de laine.
Le miniſtre, de la guerre a préſenté aujourd'hui
Capperçu de cette dépenfe , & il a demandé qu'il
Fût mis douze cents mille livres à ſa difpofi
tion . Sa demande a été décrérée .
Deux bâtimens chargés de grains & deftinés
Pour les ports de Bayoune & de Breſt , ont été
arrères ſur la Tamiſe par ordre du gouverne
ment Angious . La Convention après avoir exa-
7
( 105 )
né la nature de cet évènement , a penfé qu'il
falloit prendre aucun parti avait que le mitre
des affaires étrangères eût fait les réclaations
d'ulage .
Kerfaint dans un diſcours fur nos relations
tiques avec l'Angleterre , que le fait précé
at avoit mis à l'ordre du jour , a prouvé que
is ne devions pas craindre la guerre marie
, & que le peup'e Anglois ne devoit point
défirer. En recherchant les vues de ce gounement
, il adiftingué celle du roi qui peur,
s doute , prendre intérêt à Lonis , par l'inet
des têtes couronnées ; celle du miniftre
ne doit forger qu'à affermir ſa domination ;
= de Fox qui n'aſpire qu'à remplacer Pitu ;
Intentions & les embarras de celui- ci , qui ,
gé de ſervir la cour , &cependant de coner
ſa popularité , ne doit pas defirer la
re , parce qu'il n'ignore pas qu'en Angle
= un miniſtre ne voit guere finir la guerre
a commencée. Kerfaint a montré enſuite
Les font les reſſources de larépublique fran-
& ce qu'elte doit faire pour ſoutenir avec
cur & fuccès la guerre qu'on lui prépare.
ini par un projet de décretdont lesprincipales
fitions tendeat àmettre la répub ique fur un
de défenſe reſpectable. Ce projet a été renàunecommiffion
compotéede trois membres
acun des co nités de la guerre , diploma-
, colonial&des finances.
difcuffion a été repriſe ſur le jugement de
XVI.
nt-André acombattu le renvoi du jugement
uis au peuple. Petit a parlé pour le renvoi.
a point de loi , a-t-il dit, contre les crimes
tis; cependant Louis eft coupable , & tout
Es
( 106 )
pour
coupable doit être puni. Remontez donc à la
fource desloix 'àà la fouveraineté nationale ,
faire condamner le ci- devant roi
Briffot a principalement cavilagé la question
Tous les rapports po niques : Re voyez le jugement
aux affemblées primaires , adt Briffet , &
tout-à-coup veus diffipez les calomnics répanduts
en Europe contre vous; alors les reprochés de
Précipitation , de puilanimité , de ba barie ,
tombent & evanouiffent. C'est une procitation
contre les flaffioats dont vos candmis vous remdent
complices; deft un éclatant défaveu des
horr bles malfaeres du feprembre Le miiftère
anglois nous peint comune de Canisibabes , le
parti de coppofitio? lai rême nous accufe de
cruauté..... Succeffeurs des juges de Charles
Stuart, que direz-vous à cet act de générosité
dontnous ifrons les premiers unexemple à l'uni
vers& à Pintoire ??
১
Du mercredi 2janvier.
8
* De toutes parts , on ſe plaint des dilapidations
qui ſe commettent dans la vente do mobilier
des émigrés. La Convention anerdoit de
fon comité de lezilation , un projet de lei fur
cet objer. Il a été préfenté aujourd'hui & adopté,
Il défend aux comituitfaites choirs pour offifter
à ces ventes , de fe rendre derdoment , ou
indirectement adjudicaires d'aveuns objets , fous
peine d'être pourfuivis comme voleurs d'effets
I
Epuiffes . L
d'accéder
Lecointre-F
tation , u
Agens des
cor
filtance
ifer it que
prx par d
ject's &le
1
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Store , la
gais la co
marchés
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La
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d'arrel
Conve,
sion
chable par
chargé de L
acculé fi lég
dans un inte
marchés ava
éé
l'opinion
publics.
Le mitそhれをde122guderre avoit demandé que
la Co về tiến rattori alà fubft dHeerr pour Phas
blement des troupes , des effes de pa res à
celles de draps , qui fe trouvention ce memen
adminitrate
comine
us
La
difcall
Louis
XVI.
Guillenart a
reproduit
les
cette
melure.
Carraa
tép
àfic
valo
lais
renvoi
at
( 107 )
ecrtitude où
épuiſées. Le comité de la guerre étoit d'avis
T'accéder à cette demande du miniftre ; mais
Lecointre-Puyravaux a cru voir dans cette opéation
, une ſpéculation ferette de quelques
gens des bureaux . Ce Toupçon prenoit quelque
of fittance dans ſon eſp it , par la
ér it que des marchés de drass propoſés à bas
rx par des négocians ang'ois avoient été reett's
& leurs foumiffions refulées . La difcuffien
elt terminée par le renvoi au comité ; mais.
Our prévenir déformais tous les abus de de
core , la Convention a ſtatué qu'il ſera tenu ,
commiflion de la furveillance des achars
marchés , un regiſtie cu feront infcrites toutes
foumiffions faites ou offertes dans les bureaux
la guerre.
15
La conduite du citoyen Petit Jean , commifresordonpateur
de l'armée du Nord , mis en
at d'arreſtation , en vertu d'un décret de la
onversion nationale , a été reconnue itréproable
par le comité de la gguueerrree qui avoir été
argé de y a plus re citoyen
uié fi légèrement , a été enlevé à fes travaux
s un inftant où il s'occupoit de paſier des
telle a
l'examiser . I
ches avantageux à nos armées ; &
T'opinion du comité ſur la probité de cet
miniftrateur , qu'il a regardé la fufpenfion
aine us mmaallheur pour la
La difcuffion s'eſt rouverte fur le pec
chofe publicique .
ocès de
XVI. Trois orateurs ont éré eenntteennddous .
llemart a parlé pour l'appel au peuple. Il a
raifons déja données e faveur de oduit les
e meſure .
arra a
e
réprodui aufli les argumens qu'avoient
faie valoir les partiſans de la piede moit , i
revoi aupeuple. Mais il les a ret fo cés à
E6
( 108 )
ſamanière. Il a prétendu , par exemple , que la
chute de la tête de Louis ébranleroit toutes les
têtes des rois de l'Europe ; qu'en apprenant ceste
nouvelle, Georges & Pitt tâteroient la leur pour
favoirfi elle est encore fur leurs épaules , &que
chaque peuple diroit , en voyant la têtede fon
roi: cette tête-là n'est pas d'une nature plusdivine
que celle de Louis ; abattons- la donc, &
vive la liberté , l'égalité!
Genfonnéaprouvé que le peuple ne déléguant
P'exercice de fa louverai: eté , que parce qu'il lui
feroit imp ſſible d'en uſer toujours lui-même ;
it doit en uſer du moins dans tous les cas où
cet exercice eſt poſſible. C'eſt ſur ce principe
facré , a t- il dit , que le comité de Conſtitution
fonde le plan qu'il va ſous peu de jours
vous foum:ttre. Si donc le peuple peut juger
Louis, les repréfettans ufurperoient fa ffouveraineté
en s'emparant du doit de le condamner
en dernier reffort .
>
Paffant dela aux corſidérations priſes des circonſtances
qui rendent cette meſure indifpenlable,
il a démontre qu'el'e étoit ſeule capable
d'écarter du jugement de Louis , tout foupçon
de haine , de paffion ou d'i fluence; & fes
preuves, il les a tirées de l'ex ſtence d'un faction
, qu'il a denoncée , fiction qui demande en
effet la tête de Louis, fans renvoi au peuple ,
menace la Convention nationale ,fiele prend
une réſolution contraire , & veut ſubittier fa
volonté particulière à la volonté nationale .
Dujeudi , 3 janvier.
De nouvelles plaintes du général Custine fur
l'état de dénuement de l'armée qu'il commande
ort donné lieu
le miniſtre de
Jui va
décret
heureuſe caper
combien ilimp
ment; & pour
desfaits, elle
mité de la gu
la
conduited
On
alloit
mentde Loui
blerla
féance
dela
Conver
Guadet; il
principes vers
&
d'être ent
lition avecle
dontil adir
Ila
donc
nière
dans l
ilvit
tout-à
principes&
Varanger; q
Avec
Thierry
avoit
remis
de
Genfonnet
qu'ilen
elper
que
peudej
la
réponſe de
que le
mén
mais que le
De
toutc
Guadet&G
&
qu'ils
trat
Igre ma de
Parin; &
( 109 )
t donné lieu a de nouveaux reproches contre
miniſtre de la guerre. On demandoit contre
un décret d'accufation. Mais une trop malureuſe
expérience a prouvé à la Convention
bien il importe de ne pas précipitet lon jugent;
& pour ne prononcer qu'avec l'évidence
faits, elle a attendu le rapport que le cocé
de la guerre a été chargé de lui faire fur
conduire de Pache.
On alloit paffer à la diſcuſſion ſur lejugent
de Louis , lorſqu'un incident eſt venu troula
léance. Gasparin a cuipé trois membres
Ja Convention , Vergniaud , Genfonné &
adet ; il leur a reproché d'avoir changé de
cipes vers la fin du mois de juillet dernier ,
d'être entrés à cette époque dans une coaon
avec le château des tuilleries , coalition
t il a dit qu'il alloit fournir les preuves.
La donc raconté que logeant l'année dere
dans la maifon de Boze, peintre du roi ,
it tout-à-coup ce citoyen changer auffi de
cipes&lui annoncer que tout pourroit encore
ranger; qu'il étoit occupé d'une négociation
- Thierry , valet-de-chambre du roi ; qu'il
at remis à ce particulier un mémoire ſigné
Genfonnet , de Vergniaud & de Guadet , &
en eſpéroit un bon ſuccès . Gasparin a ajouté
peu de jours après , Boze lui avoit montré
éponſe de Thierry , de laquelle il réfultoit
le mémoire avoit été préſenté au roi ,
= que le roi n'avoit voulu entendre à rien.
e tout cela Gafparin a conclu que Vergniaux,
det &Genfonné , négocioient avec lacour ,
' ils trahitloient les droits du peuple «Je
ma dénonciation , a dit en finiffant Gaf-
& je demande , pour ca acquérir la
L'allemblée a décété ces deux propofitions ,
mais ce n'étoit pas finie Un fecond dénonciateur
eft furvenu , c'étoit Robespierre de jénued Iba
dit qu'il étoit important de viſiter les papiers de
Thierry, àVille d'Aviay. Que Roland s'y étoit
tranſporté pour les enlever , mais que laamu icipa
ité s'y étoit oppoſée , il a demandé que la
Conventionsommat des commifiai.es pour
lever ces fcellés .
preuve que Boze foit mandé à la batre & que
les feetles foient appolés ſur ſes papiers,
oppolé à ce
ce que le f
émigration
fuis oppolé
les effets fu
parcequeje
motsqu'il
en
confent
nation.
Ja
gerie
unt
Lesdénonciations ainſi faites , il a été décrédé
que leminiſtreRoland ſe oit appelé pour tépondre
fur le fait qui le concerne.
in a sbs 95581 Lepten
bre.
weente
perf
troavoirpas
Angleterre
Alors Guadet a cu la parole. Il a d'abord admiré
comment , dépofitaire depuis quatre mois ,
d'ua feeret qui intéreſſoit , à l'es tendre , le falut
de la pat ie , Gasparin eût attendu , pour le ré--
felMoit
veler, que la forte & vigoureuſe opinion de Genfonné
qui eût annoncé qu'il
pourla combattre
, fion des moyens , du moins des calomries
.
Guadet a enf ite exp'iqué ce que c'étoit que ce
mémci e dont on falfoit tant de bruit. It'a dit que
Borel'avoitdemandé àGenfonnécomme un moyen
d'éclairer le roi, fur ce qu'il avoit à faire pour
éviterles maux dont la France étoit menacée. Ila
ajouté qu'après l'avoir é igé , Genfonné eur avoit
propolé , à Vergniaux & a lui , de le ſigner , ce
qu'il avoient fait , parce qu'ils l'avoient trouvé
confo me à eurs principes.
Le niftre Roland étoit déja à la barre. Le
préſident lui a fait donner lecture de la dénonciation
de Robespierte le joung . Je n'ai point été
àVille d'Avray , a répondu Roland ; lomd'avoir
voula enlever les papiers de Thierry , je me fais
Voila
do
dénonciatev
toit à
vérifi
Pagéduſe
tenant
entr
trouvées ch
Boze a
dupéril củ
pouvoit
être
d'être
éclairé
toyens
Virg
un
mémoire
dela
nation
evoit que
les
années e
ner
plufieus
qui fitla rép
Le
roi
"20
vot
gard
qu
u'on're
miniftres
foitour
en
cay
( III )
oppofé à ce que les foellés fuſſent levés , jalgra
e quale faip derſa mort prérendue , ou de fon
migration, fut asthedriquement vénfié . Je me
uis oppolé e qu'il futtent levés , & à ea que
eseffets fullent délivrés à la cuoycine. Thierrys
arce queje four connois que Thierry n'étoit point
ort
cel
qu'il avoit émigré,& que lesbiers devoient
conféquence être confifqués au profit,de la
ation. J'avois demarde as geoter de laConciereric
une Iſte des perfonnes maslacées c42
pten bre . Il m'en avoit donné une de cut
ente perforn's , dans laquelle Thierry ne fe
ouvoi pas. J'ai appris depoisqui étoit paffé en
ngleterre».
Voila donc une dénonciation détruite , & un
nonciateur confondu. Lautre dénonciation ref-
Et à vérifier , & Boze étoit à la barre , accomgré
du ſecrétai eucomité de fûreté générale ,
mant entre ſes mains pluſieurs papiers && lettres
Buvées chez ce citoyen .
Boze a rép ndu , quaff été au mo's de juillet
péril cu étoit la patrie , penfant que le roi
woit être trompe , & qu'il n'avoit befois que
tre éclairé , il avoit imaginé d'engager les ciens
Vigniaux , Guadet & Genfonné d'écrire
mémoire pour indiquer au of ce que 1 Lalut
da nation exigeoit de lui; que ce memoire , en
Foit queſtion de propoſer a Louis d'éloigner
aurées ennemies des frontières , de factionpltifieurs
décrets , fit tranfmis par Thiry ,
fit la répon'e'que Voici :
Le roi m'a premis de répondre , 1°. qu'il
Foit garde de nég iger le foin des mi iftres ;
qu'on're devoit la déclaration dege tequ'arx
altres foi- dilant patriotes 33 qu'il av avait
en cavre pour engager les a mées ennemies
९ mis
à ſe retirer , qu'il ne reſtoit actuel'ement à em
ployer que les moyens généraux ; qu'enfin depuis
ſonacceptation , il avoit ſoigneuſement maintenu
les loix de la conſtitution; mais que beaucoup
d'autres gens avoient ſoin de travailler aujourd'hui
en tens contraire. ».
Eh bien ! s'eſt écrié Guadet ; comment mon
dénonciateur a-t- il ofé me faire uu crime d'un
mémoire dicté ſi évidemment par des intentions
pures , d'après la réponſe qui vient d'ê re lue ?
Bourdon & Bazire ont interrompu avec violence.
Le préſident a invité Guadet à laiffer terminer
la lecture des papiers déposés ſur le bureau par
Boze
drous les plu
s'eft-elleécri
Kerfaint
Cependant
relatif à ce
clameurs
d'u
l'empêcherde
un
décret
pou
Barbaroux
dats
d'arrêts
lance,il n'
lières depri
regifttes;qu
ontété
arrêt
entendus ; qu
traits&
mora
d'arrêts
fignés
Barbaroux
entierdece
foudain
élevé
diloit
Marat
depuisunmo
Enfinla
dife
PAflembléen'
démarche
d'un
qui
vont
tombe
députés
qu'une
ta
diſant auR
Bozefût
admis
Guadet &V
lidtrations,&
tinuelles&des
ilslefontcrusP
dansce
temps-la
olusàla
pati
On a commencé à lire une première lettre ;
mais quel a été l'étonnement de l'Affemblée en
voyant qu'elle ne contenoit que des détails abſolument
domeſtiques , & comment ces lettres ſe
prouvoient elles entre les mains de la Convention
, puiſqu'elle avoit décrété que les ſcellés ſereient
mis fur les papiers de Boze ? l'étonnement
va ceffer. On apprend que des commiſſaires du
comité de ſurveillance , plus actifs que l'Affemblée
, avoient ordonné avant elle , de mettreBoze
en état d'arreſtation , & d'appofer le ſcellé fur ſes
papiers. Cet ordre étoit ſigné de Tallien , Ingrand
, Audouin , Chabot , Ruamps.
« Vous tous , qui êtes témoins de cetre violationdu
ſecretdes familles , brûlez les papiers de
vos amis , de vos femmes , de vos enfans. Craigaez
qu'un calomniateur vienne domain vous faire
traîner à cette barre , & s'emparer de tous vos
papiers pour les lire publiquement. » C'eſt ainſi
que s'eſt exprimé Kerfaint , pénétré d'horreur à
la vue d'une tyrannic auſſi odieuſe ; & quand ,
s'adreſſant à la majorité de l'Aſſemblée , il lui a
mande fi elle facrificroit ainſi a une faction les
Oits les plus facrés des citoyens. Non , non ,
ſt-elle écriée , en partageant l'indignation de
erfainte
Cependant Barbaroux vouloit énoncer un fait
atif à ce même comité inquifiorial , & les
neurs d'un petit nombre de membres pour
mpêcher de parler étoient telles , qu'il a fallu
décret pour lui donner la parole.
Barbaroux a dit que dans la plupart des mand'arrêts
décernés par le comité de ſurveilce
, il n'y a jamais eu de délibérations régues
de priſes ; que ce comité ne tient aucuns
ſtres ;qu'on peut lui prouver que des citoyens
été arrêtés 2 ou 3 mois , ſans pouvoir être
Indus ; que pluſieurs papiers en ont été ſouss
& tamment des mandats d'amener &
êts fignés par Marat , l'ami du peuple.
Farbaroux a demandé le renouvellement en
r de ce comité. Un murmure violent s'eſt
zin élevé dans une partie de la ſalic; voilà ,
Marat, le complot que je vous dénonce
as un mois !
afin la diſcuſſion s'eft fermée ,& la majorité de
Emblée n'ayant vu de la part de Bozeque la
che d'un bon citoyen qui redouteles maux
Ont tomber ſur ſa patrie,& de lapartdes trois
és qu'une facilitéàcorreſpondre à ſes vues,
ant au Roi la vérité , on a demandé que
fût admis aux honneurs de la léance.
adet & Vergniaux ont fait valoir ces concions
, & ſe plaignant des persécutions cones&
des accufations dont on les accabloit ,
ont crus fondés à rappeller les ſervices que ,
= temps- là même , cux & Genfonné avoient
à la patrie , quand ils avoient rédigé le fa
Ai fi fe font évanouies les accuſations portées
dans ce te ſéance , & encore une fois la calomnie
s'eſt enveloppée dans ſes propres pèges .
Boze a été admis aux honneurs de la féance ,
& l'Affemblée a paffé à l'ordre du jour fur la
dénonciation de Gafparin .
2
du jage
refuté llooss ob-
On a repris la difcuffion ſur le jugement de
Louis. Pétion a dospé fon opinion. I a penfé
que le roi étoit coupable & qu'il méritor la
mot ; mais il a conclu à la revifion
ment par le peuple. L'orateur a
jections tirées de la difficulté de confu ter les
aff mblées primaires , que les oppofans deman
doient tant ci devant , que l'on confula ; &
ila prouvé que les exkcelluurree du jugement de
Louis, c'étoit faire la guerre au gouvernement
populaire, car il confitte dans les aflemblées
du peuple.
La feance s'eſt terminée par la lecture de
diverſes lettres de nos généraux : l'une de
Kellermann annonce qu'une révolution complette
s'eſt opérée à Genève, La ſeconde de Custine,
renferme des détai's circonstanciés fur la priſe
de Franefort. Une troisième annonce une expédition
glorieuſe de Lamarlière dans la Gueldre
Pruflienne .
13
Du vendredi , 4 janvler.
1
F
1
p
113
la
protection
Belletier
apropoléd'a
co
faveur de
ayant
enfan
daineife. Le
adoptés
La
difcufl
Louis.
Barn
diicalliga fi
Puyravaux
perfonne
n'a
defenſe de
pas,
difost i
Lomb és a p
Barrère
av
nion de
fou
fication
des al
les
délits
imps
lubar
peine
manière
door
trouvé
qu'i
la
procédure
nité & la pu
qu'il
s'eft
cho
dans
toutesles
On a fait lecture d'une lettre de l'aſſemblée
reprefenrative des françois établis aux lodes
Orientales. Ces colons pret ftint de leur attache
ment pour la mère patric & de leur reconnoifance
pour l'affemblée nationa e qui lui a donné la
F
baure,
voix
fecret
Coit
celu
Barrereaditqu
rémités,les p
Ibra
que
plus in
Quant a
lif
qu'il
n'étoit
pa
Tention
avoit
Itament.
Les
protection qu'ils n'ont ceſſé de n ériter.
Pelletier, au nom du comité de lég flation
opolé d'annuler l'exception qui avoit été faite
faveur des perſonnes mariées , & des veuves
nt enfans , à la loi fur l'abolition du droit
neife. Le décret préſenté par Pelletier a été
tés
a difcuffion s'est rouverte fur le jugement de
s. Barbaroux propofoit de décréter que cette
affign füt fermée le lendemain, Le Cointreavaux
s'y eft oppofé. Son motif é oit que
onne n'avoit encore abordé corps àcorps la
ſe de Louts Capet; fi nous ne la réfucons
difoit il , on nous accuſera d'injustice. L'afée
a p. ffé à l'ordre du jour,
errère avoit Jala parole, Il avoté contre Topide
fou nestrele jugement de Louis à la rati
on des affemblées primaires . En parcourant
lits imputés à l'accufé , i a pensé qu'il devoit
Is peine des confpirateurs. En examinant la
edont s'eft traitée cette grande affaire, al il
evé qu'il étoit des formes qui ont préſidé à
cédure de Louis Capet, teles que la folen-
& la publicité de fon jugement, le confeil
' ft choiſi lai- même , & qui a été entendu
ontestes défenſes ; tel encore que le ſcrutin
evoix , quoique le ſo un tulencieux &
ſoit celui des jugemens crimi els ; mus
a dit que le premier , retentillantjoiqu'aux
tés les plus reculées de la république , n'en
e plus impofant & plus pu .
Barrère a penfé peuple ,
Conat
à l'appel au pe
'étoit pas néceſlane , parce que la
avoit des pouvoirs oirs pour juger defi
- Les motifs de politique allégués en
1
davantage , & a cru que la politique.
ordonnoit de faire mourir Louis pour inſpirer
une grande terteur aux autres rois, Les raiſons
qu'il en a données , ne pouvant plus être que
cel'es déjà préſentées par les partiſans de fon
opinion , nous ajouterons ſealement que Barrère
qui avoit aenoncé su commencement de fon
discours qu'il ne vouloit des applaudiſſemens ,
ni de l'un ni de l'autre parti , la féance levée,
en a reçu de très- vifs d'une tribane & d'un
côté....
Dusamedi s janvier.
La Convention a décrété l'impreſſion &l'envoi
aux armées d'une lettre de miniftre
de la guerre , qui fait part des mauvais traitemens
dont les canemis uſent envers nos prifonniers.
Bitmbourg ,
il
donna
3400
Cavoya enPro
Ildit dans fo
cicifut
envoyé
Les
défenſcurs d
nedoitpasêtr
les
princes
émig
qu'ils
faifoient
Teiles
fontles
l'Aflemblée.L
Un
décret
Les défenſeurs de Louis , obſervent dans une
lettre à la Convention , que depuis que la difcuffion
s'eft engagée ſur les moyens de déf nfe
du ci-devant roi , on n'a élevé qu'une feule
objection qu'ils n'cuſſent pas prévu, parce qu'elle
n'étoit pas énoncée dans l'acte d'accufation,
1
<< Louis eft accusé d'avoir envoyé l'officier
Heymann en Pruffe. Cette accuſation est fondé:
fur ce que , parmi les papiers trouvés chez
Ic tréſorier de la iſte civile , on a trouvé un
compte rendu de Bouillé où l'on trouve ces mots :
« àM. Heyman, envoyé en Praffe pour le fervice
du roi , 3400 liv. pour fon voyage. »
rendre
compte
aété
rendu
auj
ment,
mais pa
Les défeaſeurs expliquent ce fait de la manière
ſuivante : Al'époque du voyage de Montmédy
, Louis avoit confié àBouillé une fomme
avoir
affluréqu
Louisfoit
cond
kavoidu
mini
Ce
rapporta
laudde
Varen
cnvoyé
auxdé
mande,
appuy
une
chaleur ég
toit
indiſpent
bcriss
calomnie
difoit-il, les
craintesau ſuj
départementde
aux
adminiſtré
deftinéàle
ren
dépendance&
les
entrepriſes
On a
réclam
parla
lection
fûreté
générale
Luxembourg , où il ſe réfugia. Sur cette ſomme,
donna 3400 liv. à l'officier Heyman , qu'il
voya en Pruffe.
Il dit dans ſon compte rendu , que cetteoffifut
envoyé en Pruiſe pour leſervice du roi.
défenſeurs de Louis affurent que cette phrafe
doit pas être reprochée à Louis , parce que
princes émigrés n'ont ceſſé de couvrir tout ce
Is faifoientdu nom de leur fière , malgré lui.
les ſont les obſervations qu'ils préſentent à
Hemblée . L'Aſſemblée en décrète l'impreſſion.
In décret avo't ordonné au maire de Paris de
dre compte de l'état de cette ville. Ce compte
é rendu aujourd'hui, non par le maire ſeuleat
, mais par la municipalite entière. Après
r afſuré queParis ſera tranquille pourvu que
is foit condamné , ils ont fini par demander le
oidu miniſtre de l'intérieur. V. l'art. Paris.
e rapport a caulé degrands mouvemens . BildeVVarennes
ademandé qu'il fût imprimé&
oyé aux départemens &auxarmées. Cette dede
, appuyée avecchaleur , a été repouſſée avec
Chaleur égale. Chabot foutenoit que cet envoi
indiſpenſable pour ſervir de réponſe aux
calomnieux dont le miniſtre Rolandinonde ,
-il , les départemens pour leur inſpirer des
tes au ſujet de Paris. Il citoit un arrêté du
Haute- Loire , portant invitation
adminiſtrés de former un corps de volontaires
é à ſe rendre à Paris , poury mair tenir l'indarce
& la ſûreté de la Convention contre
trepriſes des factieux.
de tement
a réclamé la lecture de cet arrêté , dénoncé
- ſection de Bonne-Nouvelle , au comité de
générale.
Paris , demande qui a été écartée par l'ordre du
jour , ſe ſont réunis alors pour obtenir la caſſation
de l'arrêté du département de Haute-Loire ; mais
leurs efforts ont été foutiles , l'ordre da jour a été
encore une fois décrété à une très - grande majo-
De Paris,
D
le 10 Janvier 1793 .
nos
doivent le d
Aliberté;
d'autres
vue
plus
être q
La
vengean
&la
ferocit
pletter, les d
on
peut e
La
nou
pièces
fuiv
Le dernier numéro , quoique porté à
quatre feuilles , a été rempli preſque en
entier , par la défenfe du ci-devant roi .
Nous avons cru , en la rapportant , fatisfaire
à un devoir de justice envers l'accufé,
& fervir la curiofité impatiente de
lecteurs ; car tous les François font devedans
cette grande affaire , depuis
fur-tout qu'il eſt infiniment probable que
be fort de Louis fera définitivement réglé
par lespaſſemblées primaires. On ne fau
rồi dòng hợp multipliet des humières &
éclairer la confcience des juges . Quand il
s'eft agi de renverfer la tyrannie , tous les
amis du enHammés dee la libertteé oonntt dû être e
Première let
François ,
Jabe
me
j'ai
toujours cr
sions
droites
de courage & d'indignation , Aujourd'hui
qu'il est queſtion de ſe revêtir du caraçtère
impolant de juge ,sil faut faire staire
hes pallisties to confulter froidement la
fultice&tes ihrerers politiques. Les motifs
qui peuvent engagerun peupleaa'nu eMainte
Si
javo
Convention ,
se
ferois
d'ex
m'ontété
délég
dajuger
lerai
ien
d'être
puis je fa re
en
tution ?
Gerte
jours
effrayé
les
ola
nature
des
Imbanal
ge
lai
56
quand
mêm
arde
point, il
ma
confcience.
surrection , ne font plus les memes qui
Divent le diriger dans l'affermiſſement de
liberté ce font d'autres principes &
utres vues. Uhe hation libre ne doit
as être que généreuſe & magnanime.
vengeance ne convient qu'à lafoibletle
a férocité qu'à l'ignorance. Pour.comles
differens rapports fous lesquels
peut envisager le grandi proces de
is , nous croyons devoir rapporter les
es fuivantesτιδα ωμ αυδούν: ::
ter
nière lettre au redaleur
12
AP
i
Mercure
nt de Louis XVI . ançois ,Jur fur lejugement
??????????????????????? pout 20% crossroads
Je ne me pique pas dd'' être jurifconfulte , mais
bujours cru qu'avec du bon fens & des intendroites,
oonn pouzeitddouner CIson avis fur les
jons les plus difficiles.
Si j'avois T'honneur d'être membre de la
ention , il me semble que la première chofe
ferois
nid
dans lejugement de Louis XVI
is examines la nature des fonctions qui
été délégués,Mart on chargénommément
arleroivubica laspraut , dele fairejuger ,
eres Conjugemoumems ouis juga,
faire en même temps des loix & une conf-
Garte réunion de pouvoirs ,qui a toyffrayé
les hommes qui ont le p'us médité
conftitutions libres & celle de tout
, ne laiſſeroit paass que de m'effrayer außj ;
d même j'aurois reçu un mandat bien clair
point , il eſt douteux que je l'euſſe reçu de
fcienee ,
ature des
gement ; car fi elles n'exiftent pas , i eltbien clair
que je ne puis pas les créer tout exprès pour la
cauſe; je ſcrois juge & législateur tout enſemble.
Or, fi je confulte les formes établies pour toute
inſtruction criminelle , même pourcelle des crimes
dehaute-trahiſon ,je vois un juré d'accusation ,
unjuré dejugement &des grands juges pour appliquer
la loi; mais je ne vois nulle part ces trois
fonctions , bien diftinctes , concentrées dans les
mêmes perſonnes; j'y vois également que l'accufé
aledroit de récuſer un certain nombre de jurés ,
&je ne me croirois pas en droit de lui refufer ce
quela loi luiaccorde. " هرا
celui
tol des
pieg
damneicini qu
la
mainterird
moyens
qu'elle
Aprèsavo
touslesdélitsin
dience
tranquil
victionlégale.
lalloi qui
décer
prononce
que
prévus.On pa
foi, les
article
hifon qui
fe
teluique lacor
part
« Si , toutes ces difficultés réſolues , j'ensrois
dans l'examen du délit en lui-même , j'écarterois
d'abord tous ces faits indirects & infignifians ,
toutes les pièces trouvéesdans les appartemens de
l'accufé , & qui ſeroient émanées d'un tiers; car ,
au milieu du choc d'intérêts & d'opinions qui ſe
manifeſtent dans une révolution , un Roi n'eſt pas
coupable parce qu'on aura adreſſé à lui , ou aux
perſonnes qui l'entourent ,des vues, desplansod
des ſyſtêmes plus ou moins repréhenſibles. Il le
feroit , s'il les avoit adoptés&mis à exécution.
Ondit
en
courue,
ipfof
meucé à
cont
qu'il
n'a
plus
contiquité de
la
peine du
n'entends
tier
Vépoque du r
Toyant
pour
meme
perfonne
toi
doit
être
ment
où il a
illage de la r
conftitutionqu
Les
paffions.
<<Pour prononcer avee impartialité , je ferois
abſtraction de l'état actuel des choſes at des opinions
, pourme tranſporter à l'époque où le Roi ,
crèé par la conſtitution , a dû agir d'après la
conftitution. Or , s'il exiſtoit dans l'Etat un parti
très nombreux & très -puiſſant qui ſe fût occupé
conftamment de renverſer la conſtitution monarchique,
& y ſubſtituer la république , je pourrois
,commecitoyen , applaudir auréſultatde ſes
Me
voici
point
trouverd
Steer
une
moi-n
efforts;
A
termedela
que
Jurelle&
des p
No. 2,
12
Roi des pieges qu'on lui a tendus , & conaner
celui que la conftitution avoit chargénde
maintenir ,d'avoir employé pour cela tous les
ens qu'elle lui avoirconfiés.>>
Après avoir acquis la conviction morale fur
les délits impurés , je ne croirois pas maconfe
tranquile , ſi je n'y jongnois encore la conon
légale: Mon opinion fixée , je chercherois
i qui détermine la peine. La conftitution ne
once que la déchéance pour les cas qu'elle a
us Omparle du code pénal; mais , de bonne
les articles relatifs aux crimes de haute tra+
qui y font énoncés , ont-ils été faits pour
que la conſtitution avoit rangé dans une claſſe
:
On dit encore que la déchéance a été enle
, ipfofacto , du moment où le roi a comcé
à confpirer contre la conſtitution , &
n'a plus agi que comme citoyen , dans la
muité de les actes ; d'où l'on conclud que
eine du code penal lui eſt applicable. Je
Ends sien à toutes ces fubtilités. Juſqu'à
que du to août, je ne ſuis pas aflez clairat
pour trouver deux individus dans la
perfonne , & je pense que le ci-devant
oit être jugé comme roi , juſqu'au mooù
il a ceſſé de l'être . Avec tout ce torde
la métaphysique , il n'eſt point de
tution que l'on put interpréter au gré de
flions ,
Ae voici donc réduit à l'embarras dene
rouver de loi applicable au délt , ou d'en
ane moi- même : le puis-je ? Voilà le dernier
de la queſtion. J'entends parler de la loi na.
& des principes éternels de larjuſtice: je
2. 12 Janvier 1793 . F
dans l'arbitraire. Je dis plus , hors des lois pa
fitives , je m'apperçois que des paſſions & des
vengeances . Je ne lais point fi la peine demort
eſt même dans la loi naturelle. Je ne conçois
pas qu'il faille faire retour à l'état de nature,
pour juger d'un cas arrivé au milieu d'un état
focial bien invétéré , & fi l'on cut proposé une
pareille meſure pour toutaccuſé d'une claffe ordinaire,
je ne fais trop i la Convention n'eût
pas févèrement rappelié à l'ordre lemembre qui
Panroit propoſéc. 122 .
Janbroic
qu'inſpire unacc
duqueleſt
ſuſper
tionale , a
du
er
loirtout
juſtifier
tee
innocence.
fine, je
dirai qu
Il y aurait un autre rapport à confidérer ,
c'eſt celui de l'intérêt politique , lié à celui de
la juſtice ; mais je ne m'arrêterais au dernier ,
l'aute me paroit , comme juge , d'un intérêt bien
fubfidiaite , & je cherche ici à ne pas m'écarter
des fonctions de juge : voilà ce que j'aurois
pcafé, & joufle é é membre de la Convention.
Si mes reflexions vous paroiſſent de quelque
utilité , veuillez bien les inférer dans yours
journal.
7
(Un de vos abonnés. )
مك
Seconde lettre au rédacteurfur leprocés de
Louis XVI.
fite;
maisje
qu'on lui
imp
ecasts
qu'on
grave
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que
contre l
défenſe de
aplique
Je me
gardera
Lanvocation des
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ats-
Généraux
eux
qu'on
cut
onion
publique
décidèrent
do
Maisje
dirai:
he
comme
l'hérit
nae
lui
En accordant une place dans votre journal à
mes premieres réflexions ſur le procès de Louis
XVI , que j'appelle bien volontiers Louis te
dernier , vous m'avez autorisé àvous en adrelde
nouvelles. Je n'abuſerai point de
role;jetaisquellee fecret de ne dire que cequ'il
faut , n'est pas toujours celui de tout dire.
fer
Co
La
appris
par
les
rule
politique
lait,
LouisleL
la - leesdeſonélu
quon
appell
ita
de
réparer L
Je me fuis bien attende que lesdéfenieursde alqueprodigu
$1
ne faifiroient pas ma méthode. L'ittérêt
Dire un accuſé qui fut roi , for da tête
eſt ſuſpendu le glaive de la justice nas
,a dû entraîner leur confcience à vouut
justifier , tout prouver , même ſon en,
nocence. Eh bien , moi , je ferai plus
e dirai qu'il n'a pas faittout ce qu'il suroit
; mais jjee crois qu'il n'a pas fait tout
n lui impute : je crois de plus que dans
Es qu'on peut lui reprocher , lecteur la
ve vient de ce que l'on prend pour une
contre la liberté , cequi me paroît êre
Enſe de ſes droits conflitutionnels ;
ue.
ję
garderai bien de m'appéſantir ſur la
tion des états-généraux: tout le monde
ce fut l'affaire de la néceſſité, Les hor
apidations de Calonne& de les prédé
int plus fait pour cette mesure que le
réel du droit du peuple. CCeux q qui ont
bfervé les cautes de cet évènements
es-bien qu'on parloit depuis long-temps
énéraux a la cour , & qu'il étoit fort
u'on cût l'intention de les convoquen.
fur- tour le Necker, & publique ,
dèrent de tour.
dirai : Louis a eu le malheur d'eue
ne l'héritier d'un trône ; c'est-à-dire,
i a appris que ce qu' I fal'oit pour être
par les courtiſans ; telle a toujours été
olitique de l'éducation des rois . Ce
Louis ſe l'eſt donné lui mê ne . Malgré
fon éducation , des fon avènement
fpell it alors la couronne , il a montré
réparer 1s déſordres du regne au ffi
prodigue de ſon prédéceſſeur. La
2
F2
été ſouvent trompé par les intrigues de cour.
Econome , févère pour lui même , il verfoit à
pleines mains la ſubſiſtance du peuple par foib effe,
par importunité, par ignorance , par cette infouciante
aparhiedans laquelle on s'eſt fait une étude
de le tenir plongé. Il a fait des loix utiles ; mais
lecrut & il parit
De ce
moment
P'Alembice confti
louction refta av
avecle
fonctionn
conftitution, la
hance, L'Afer
Reſpectez le pou
Téaergi:. L: peu
Ceftde cette in
ette
diſcordanc
deLouis
Il cût fallu
Dil faut le
wens plus qu'he
puifance
il lui manquoit de ceste force d'ame , de ce caractère
ſupérieur, de cette étendue de lumières , ſans
Jeſquis un roi u'eſt plus que le premier fujet de
fes miniſtres. Il eût voulu bien gouverner ; mais
il ne le ſavoit pas, il ne le pouvoit pas.. C'eſt un
grand malheur pour une nation , c'en eſt un auffi
pourtoitLouis à l'ouverturedes états-généraits .Onn'en
un roi ; mais ce n'eſt pas un crime. Voi'a
ce qu'étoit Louisettelutte terrib'e entre les droje.
du peuple& les priviléges de deux caſtes info.
lentes, les lumières dont on ne ſe doutoit entre
pas lacour, & les préjugés de l'orgueil & de
l'ignorance qui y régnoient. Le plus grand des
revolution. Les
furent
marqués
nonciations per
y qu'il ne le trouva pas à ave
fes côtés,je ne dis pas un ami ,
les rois fontconancestoujour
damnés àn'en pas avoir , mais un homme ferme
dau calculerlesévènemens, mefututadictions
fer opinion, détourner les orages , & oublier res.Cefur
Popinie deprivilégiés pour nevoir que l'intenti
sérêt & les droits d'uns grande nation. La cour
ne fit plus que des fotuifes , parce que la nobl-fle
Motionsſédities
la dirigeaient , n'avoient cellé lons & despro
&
le clergé qui
crits
incendiai
2
&les communiquerent fenoitplusque
conſervèrentdes eſpérances
àlacour. Ois'obſtina à ne voir le nouvel ordre
de choſes qu'avec les yeux de l'ancien , & à no
uèrent Loureaud'avilir
Louis
fans d
ilsapas pa a mé
de l'opinion publique que par celle des per
bralliesavecfra
juger
ſonnesqui environnoient environmotionle trône. On perfuadaà ne marchetoitjamais
le parti
inparit pour
ce moment , le roi tua la royauté. Envain
mblee conftituante voulut la rehauffer ; la
on reſta avilie parce qu'on la confondit
Le fouctionnaire . Envain le roi acepta la
ution , la nation n'acepta Louis qu'avec
e. L'Affembéc eut beau dire au peuple :
tez le pouvoir exécutif fin qu'il ait de
gi :. L : peuple ne vit plus que la perſonne.
de cette inhabilité de l'Aflemb ée à prévoir
Hifcordance , que font pés tous les malheurs
is .
ût fallu des efforts extraordinaires & des
plus qu'humains pour ſe reſſaiſir de la con-
- On n'en laitſa pas même le tems à Louis .
il faut le dire, on medtoit une ſeconde
ation . Les premiers pas du corps légifſlatif
marqués par des actes d'aviuſſement envers
fance exécutrice , & ce plan d'aviliffement
ivi avec une infatigab'e persévérance. Déations
perpétuelles contre les miniſtres,, dés
toujours renaiſſantes& ſouvent exagérées ,
adictions , obſtaces , dégoûts de tous les
5. Ce fut la marche de l'Affemblée législative .
en étoit le refutat dans le publi.? Des
incendiaires , des placards injurieux , des
ns féditieuſes dans les groupes , des chan-
* des profes outrageans proférés tous les
ſous les fenêtres du château , un ſyſtème
u d'avilir le pouvoir execunfquei'on ne dé
tplus que des noms les plus flétraſlaos .
is fans doute a commis de grandes fautes;
pas aimé la cooſtitu ion , il oc d'a pas emavec
frauchife , & défendue avec fermeté.
le parti républicain qui dominoit dès lors
F3
jour deftine aux grandes vérités; la France elol
enproie à la diverſité de partis. Les urs vouloient
les deux chambres , les autres feignoient de le
couvrir de la conſtitution , & marchoient en ſecret
àla république ; les mécontens regrettoient Pan.
cien régime ; perſonne ne fongeoit ferieuſement
à ſuivre la conſtitution, ſi ce n'eſt un petit nombre
d'adeptes . La cour doit qu'.He ne pouvoit a ler ,
&citoit en preuves les fiotiemens & les défordrer.
Le corps jég flatif difoit la même chofe, & en accuſoit
le pouvoir exécut f. Dans cetétat de guerre ,
au milieu de ce choc le pouvoir exécutif a été
vaincu . Eh bien! foyons républicains , puifque
Hous voulions l'être ; mais ily auroit trop d'injuftice
& de barbarie de punit deux fois l'inftrument
que tous avonns brifé.
Voilà ce que les défenſeurs de Louis ne pouvoient
pas dire , & que l'on ne dira probablement
pas dans la Convention , & tel eſt pourtant le
rapport exact ſous lequel il faut confidérer cette
grande affaire. On ne peut la juger que par la
conftitution , puiſqu'on étoit alors dans la conftitution
. Or , la conſtitution condamne également
ceux qui vouloient la renverfer , le roi par la dechéance
, la nation..... mais fa fouveraineté eft
inaliénable, nul contrat n'eſt obligatoire envers
elle- même. C'eſt précisément cette différence
énorme qui exiſtoit entre les parties contractantes ,
qui doit la déterminer à traiter avec indulgence
&générofité celle à laque'le elle pouvoit demanider
compte de ſa conduite , fans jamais être tenue
*de lui en tendre aucun du changement de ſa volonté.
Si je voulois m'arrêter aux conféquences de
che d'une
de défor
lystême d'a
qu'il n'elt
gèresnere
pour entre
de nouve
fervent ce
prompten
JaConve
peuple ,
le
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la perte
méritent
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jullice
avait qu
-peut avo
de la Ré
Lettre
Franc
Affair
Mo
Cleft
reçu les 1
Filte dans la République un pati qin a amné
d'une manière ouverte l'eſprit d'anarchie
de déſorganitation , & qui s'est fait un
ſtême d'avilir & de perdre la Convention ;
'il n'eſt pas douteux que les puiſtances étran-
Eres ne répandent parmi nous un or corrupteur
our entretenir nos diviſions & nous en fufciter
-nouvelles , & que la dernière que nous ré-
Event ceux qui demandent ſi hautement & fi
omptement la tête de Louis , c'eſt de mettre
Convention aux priſes avec une partie du
cuple , qu'on ne manqueroit pas d'apitoyer après
dernier acte de cette fanglante tragédie . On
ſciteroit de nouveaux déſordres dont on attiimeroit
les effets à la mort de Louis , &la caufe
la Convention . On verroit fortir du mificu
cahos de nouvel es chances pour les intrigans
les ambitieux, peut- être un nouveau auire
us un tom déguité , & à coup sûr des ſebuffes
qui ferviroient, mieux nos en emis que
perte de pluſieurs barates, Ces con fidérations
éritent de trouver place à côté des droits de
juice, & la Convention les peſera toutes
vant que de prendre une détermination qui
eur avoir une fi grande influence fur le fort
la République, ng Lap
t
a 1
ettre du chargé d'affaires d'Espagne en
France , à M. LEBRUN , ministre des
affaires étrangères.
MONSIEUR ,
11
C'est avec une grande fatisfaction que j'ai
eçu les lettres que vous n'avez fait Thom car de
F4
retirer les troupes des frontières refpectives's
j'eſpère que le conseil exécutif & la nation franй-
çoiſe toute entière , ainſi que ſes repréſentans ,
y verront de nouvelles & bien authentiques
preuves de la franchiſe& des intentions amicales
de fa majeſté catholique , & combien elle a à
coeur de ne tien épargner pour entretenir-l'ancienne
harmonic& la fraternelle amitié qui règnent entre
lesdeux nations. Je pense que non-feulement le
ſens littéraldes expreſſions employées par ſa majeſté
, mais encore leton & la manière dont toute
cette négociation a été traitée , ne peut, auprès
de tout efprit bien fait qu'augmenter encore
l'idée que l'Europe a depuis long-tems de la
loyaute eſpagnole , & je me félicite , comme d'un
bonheur pariculier , d'être chargé aujourd'hui
d'ordres dont l'effet doit être de refferrer les liens
de deux peuples , qu'une eſtime mutuelle , autant
que l'intérêt commun , ont rendu amis , & qui
ne peuvent ceſſer de l'èrre fans de grands defavantages
pour l'un & pour l'autre » .
i
«Les dépê hes qui renferment ces ordres &
tout ce qui eft relatif à leur exécution , m'ont
été apportées parun courrier extraordinaire françois;
circonstance que je prends la liberté devous
faireobferver comme une marque de l'entière confiance
de ſa majeſté , qui ne veut pas même
pouvoir être ſoupçonné d'ufer d'aucu e réſerve ,
ni de m'adreſſer aucune inſtruction fecreste .
,
ce Ladéclaration de neutralité demandée par le
miniſtre de France à la cour d'Espagne , pouvoit
être regardée comme un acte abfolu neat inutile
puisſque cette neutralité exiſtoit de fait , & que
nulle démarche hoftile , de la part de Espagne .
n'ayant donn
fance vou
luperfli de la
conſidéréque
joints aux ci
françoifefet
tifier , au m
valoit mien
nouvelled
devoit furnet
un cara
de folemni
cales, &
d'affurerla
Jone
quer, Mo
pliquede la
croyance à
du roi à f
envoyées
dition qu
troupes e
voifine d
certe conv
fances, a
apparence
qu'ele y
rénce mê
мнion p
Evidence
raffemblé
conpplu
depromp
peuvent
1
qu'ainfi 1
ayant donné lieu de préſumer que cette puilice
you'lûs y porter aucune atteinte , il ſembloit
perfla de la déclarer de nouveau ; mais le roi a
nſidéré que les changemens ſurvenus en France ,
Ents aux circonftances de la guerre où la nation
ançoife fetrouve engagée , pourot , fi non jul-
Ter , au moins occaſionner des defiances qu'il,
loit mieux prévenir : & que d'ailleurs cette
uvelle déclaration , néceflaire ou fuperfine ,
voit fur-tout , dans le moment préſent , doner
un caractère de plus d'authenticité , & même
= ſolemnité à ſes réſolu ions pacifiques & ami-
Ies , & fost par conféquent un moyen de plus
affurer la confiance & l'intimité réciproque ».
«Je nedois pas omettre de vous faire remarmer
, Morfieu , comme une preuve ſans téique
de la bonne foi de l'Eſpagne & de ſa pleine
royance à la loyauté fra çoiſe , le confentement
aroi à faire retirer les troupes extraordinaires
voyées à ſes frontières vo fines de France, à cónation
que la France retiresoit pareillement les
Coupes extraordinaires envoyées aux frontières
oifins d'Elpagne ; rar quoique les termes de
et convention , à échanger entre les deux puiſances
, aient , au premier abord , une grande
pparence d'égalité , il s'en faut de beaucoup
u'ele y fit réellement. En effet , par ladifféence
même des deux gouvernemens &de la fistion
préſente des deux empires , il eſtde totes
vidence que les troupes françoifes peuvent êt e
affemblées fur les frontières de France en beauonp
plus grand nombre & avec beaucoup plus
e promptitude que les troupes eſpagnoles ne
euvent l'être fur les frontières d'Espagne , &
qu'ainfi la bonge foi , la franchiſe & l'amitié mu-
Fs
ce marché » .
ce Mais ce qui pourra le mieux conſolider cette
union , à laquelle les deux états & l'Europe entière
ont un i grand intérêt , ce ſera l'iſſue de
l'affaire mémorable qui occupe maintenant la
France , & qui attire les regards de toutes les nations
. C'eſt a la manière dont la nation françoiſe
en uſera envers l'infortuné roi Louis XVI , &
envers ſa famille , que les nations étrangères pourrort
juger avec certitude de ſa générofité&de ſa
modération »,
ec Ce grand procès , qui va décider le fortdu
chefde la famille des Bourbons , ne ſauroit être
étranger au roi d'Eſpagne ; & fa majeſté ne craint
point qu'on l'accuſe de vouloir ſemêler dugouvernement
d'un pays qui n'eſt point foumis a fon
empire , lorſqu'elle vient faire entendre en faveur
de ſon parent & de ſon ancien allié , une
veix qui ne peut déplaire qu'à ceux dont l'ame eft
fe mée à tout ſentiment de morale & de comnifération
".
,
« C'eſt donc au ron du roi d'Eſpagne , Monfieur
, que , fans me livrer à aucune de ces diſcuſfios
de principes que l'on trouveroit peur- être
maſcéante dans une bouche étrangère , je mebornerai
à vous préſenter quelques réflexions uniquement
fondées ſur lajuſt ce , ſu le droit des gens ,
& ſur l'intérêt de l'humanité entiè e. S'il eſt des
hommes pour qui de tels intérês ne ſoient rien
ces hommes-'à feu's pe iventdéſaprouver la cha-
1 ur & l'importance que d'on met au procès, de
Los XVI , & on pentleur répondre qu'ils y
mettent eux-mêmes encore plus d'importance ,
quoique d'un autre genre , pu ſqu'ils y ont accumulé
des irrégularités qu'ils auroient blamées ,
1
erre . Ces
plufieuas f
Conventi
'à ceſujet
yeux plus
tions »,
«L'ex
fefont c
n'ont pa
n'on ,
tialité;
précxift
n'exami
ils prous
Jabilité c
confenti
les idées
qui ſe re
aux ieg
pectér,
voye p
2
contre
& n
douceu
in préc
maisp
XVI
juger a
:
init c
captiv
Ta fem
dire,
1.
& ls
Sagran
Ac lo
care. Ces irrégularités obfervées avec force par
plufieuas françois & pat plufieurs membres de la
Convention nationale, quiont publiéleurs plaintes
a ce ſujet , ne peuvent manquer de frapper les
Deux plus calmes & moins prévenus des autres fiacions
».
<< L'exemple d'an acculé ,jugé pardesjuges qui
fe ſont conftitués eux-mêmes , & dont pluſieurs
n'ont pas balancé depuis à mettre au jour lear opinion
, revêtue de toutes les expreffions de la partalité
; d'un accusé condamné fans aucune Joi
préexiſtante , & condamné fur des del'ts dontje
n'examine point les preuves , mais qui , fuffentils
prouvés , ne peuvent porter atteinte à l'inviolabilité
que lui aſſuroit une loi univerſellement
confentic , eſt un exemple trop éloigné de toutes
les idées ordinaires de juſtice , four qu'une bation
qui ſe reſpecte , ne doive pas craindre de l'offrit
aux regards des nations dont elle veut être refpectér.
Il eſt impoffible que le monde entire
voye point avec horreur des vio'ences exercées
contre un prince connu , au moins par la douceur
&'innocence de ſon caractere , & que ceste même
douceur & cette même facilité ont fait tomber dans
unprécipice où le crime & la fcélérate fle 'ont jamais
plonge les plus cruels tyrant. Si en effetLonis
XVI a commisdes fautes , qui pourra ne pas les
juget abondamment expiées par une chute ao
init cadue , par les chagtens d'une longue & dure
captivité, par ſes inquiétudes pourfa fear , pour
La femme , pour ſes enfans , & ce qui eft , joſe le
dire , vraiment honteux , par les outrages mêmes
& les infultes de quelques hommes qui croyoient
s'agrandir en foulantauxpipieeddss des grandeurs qui
ne font plus , & qui ont trop oublié que ,
F
fides
chiffent unpays de l'antique reſpect qu'il crut
devoir à fes rois , nul e révolution ne peut jamais
affranchir les ames honnêtes du eſpet qu'elles
doiventà la douleur & a l'ufortune ».
ce Je m'arrête ſur les nombreuſes réflexions que
fournit cette matière , pour me refermer dans ce
qui a un rapport direct aux fonctos du minftère
dontje ſuis chargé , quoique cex des citovens
françois , dontl'opinion ett favorable àLouis XVI ,
aient cru juſqu'ici avoir moins d. iberté de parler
& d'écrire , que ceux qui ſoutiennent ' opinion
contraire , & quoique par conféquent leplus grand
nombre des premiers aitgardé le filence , on ne
prut ſe diffi puler pourtant que les avis ne foient
déjà trèpartagés . Si don sepetit nombre des ennemis
de ce math ureux prince parvenoit à faire
exercer contre lui les extrêmes violences , il ſcroit
Empoſſible de persuader aux étrangers que c'eſt à
la nation & au gouvernement françois qu'ils devroient
imputer cette conduite, & ils choiroient
ſe refoſer à l'évidence , s'i's'en concluoient fas
qu'il exiſte donc en France des particuliers plus
puiffans quele gouvernement& que la nation ele
même. Les nations étrangè es ne pourroient alors
Faifonnablement faire acon fond fur les protefcations
de la nation françoiſe , ſur leurs traitésde
paix , d'aliance , de commerce avec el'e ; & l'Euope
croiroit voir fans ceſſe de nouv Hes inquiéudes
&denouvellesagitations menacer tous fes
ntérêts & troubler éterne lement ſe tranquilué ».
« Au lieu qu'une conduite équitable à la fois &
magnanime envers le royal accufe , produiroit néeflairementdes
effets tout contraires . La préſence
même de Louis XVI & de (a famille , dans les
ays qu'il ſe ſeroit thoiſis pour afite , ſcroient un
signage
Lancedes fra
quevotre n
toire,
qu'el
Faifantes, &
l'empêchent
devast
l'ima
Lesfen
infpiteroit a
d'amenerb
doivent del
même
doit
pé ance fibe
Je
viens de yo
de la nar on
fon
antique
lait
apprécie
vertu , & qu
fura
encore a
unereapl
d
Hont
caracter
intmens,
q
Lepeuple fra
ks
paflions
&
dre,
combier
nations
feroie
des
titres àle
deplasen
plus
Ploque ,
fonde
cutesles
deux
C'eſt
dan
orifs, que fa
lepour cile de
nçois les pre
an
importan
tationJes
hom
( 133 )
moignage vivant de le générosité & de la puifce
des françois ,& app endroit à tous leshommes
votre nation fait uoir la modération &la vice,
qu'elle n'a que des paffi ns pobles&bienantes
, & que les triomphes de ſes armes ne
pêchent pas de cou ber volontairement ſa tête
aat l'image dela joſtice ».
Les ſentimens d'eſtione & d'admiration qu'elle
reroit a tous les peaples ne manqueroient pas
ener bie tot une paix que tous les peuples
ent deurer , & dort , malgré ſe ſuccès , ellee
doit avoir beſoin. Puité-je réal fer une efce
fi belle ! C'est le voeudu roi; tout ce que
na de vous expomer , monfieur , c'eſt le voeu
nat on elpagoole , de ceste nation qu ,dans
nique caractère , en refpectant la justice ,
preue nos moins les paflions que les hautes
-, & qui eſpère que la nation françoife ofncore
a la poftérité , dans cette occafion ,
pl de la grandeur & de la générofité qui
Caractéritée jusqu'ici. Réanis per les mêmes
ens , qui font d'autant plus honsables pour
le fraçi qu'ils contrallent davantage avec
i'ns & ics fuggeftions dont il a a ſe défencombien
les bens d'amitié entre les deux
5 ſeroient durables ! Qu'ils feroient beaux
es à ſe produire entre elles pour referrer
en plus ces coeuds ! Combien l'eſtime réci
, fondée fur Thumanité , feroit digne de
esdeux! כ ১
eft dans ces vues , morfisur , c'eſt parces
que fa majesté catholique a jugé honoraelle
de faire parvenir u gouuernement
fes preffantes , les ardentes interceffions
portante affaire qui fixe aujourd'hui l'atdes
homines. Je vous prie , nonficar , de
1
faire parvenir ces reflexions a la Convetlon nationale;
& fi je pouvois , par ma réponſe , annoncer
au toi que les defis de fon coeur ont été rem-
Ils, heureux d'avoir été l'agent d'une négociation
auffi humaine , aufli g'orienfe , heureux d'avoir
ben fervi mr patrie & la vôtre , ce jour ſeroit le
plusbrau , le plus co iſolint dema vie ».
ce Jai l'honneur d'être , avec les ſentimens de
conſidération les plus dili gués , & c. »
Signé , le chevalier D'OCARIZ.
:
Paris , le 26 décembre 1792 .
Commune de Paris.
La Convention avoit demandé à la municipalité
un compte de la ſituation de
Paris Voici celui qu'a donné le maire ,
pa: l'organe du citoyen Réal, ſubſtitut du
procurer de la commune.
Compte rendu les janvier de la fituation de
Paris.
patiemmentla
Cape: doir pe
titorensaffirm
aura
prononc
dire quelle fe
billetsdelam
de
défordres
dans la
claffe
plus reſpect
nc
feuvent
culté, & la
con
rariétés
avec ce papi
objetde difc
parles dépar
des
débrisde
onéreux de
maiſon de
lens
ceffe co
pellentlade
un
objetd'a
de
Paris fol
trang ilifer
Pindentavec
mière,&les
tions
pourég
bane
génér
langers;
mai
dune
délibe
unlijerde
Législateurs , la municipalité de Paris vient ſe
confo mer au décret qui ut ordonne de vous rendre
compte de l'état actuel dePa is. Nous vous ferons
paitdes diſpoſitions que nous remarquors dans
lepit de quelques citoyers , des burs qu'on
cherche à répandre, des haiars qu'on che che à
exciter co tre les amis du ben public. Nous ajou
tero sa ces co fitérations le tableau moral de auligesera
cettegrande c té . Une des cauſes la Ias active de
miniftra
1. ferme tation actuelle , eſt le procès de Louis dutravaile
Capit; beaucoup de pertonnes en attendent inique Ele コン
Ouvriers
ma
qu. ne
fubli
135
iemment la fin . On dit haurement que Louis
per doit pértiirr;; cependant un grandnombrede
Dvens affirment qu'ils le ſoumettront à la loi qui
a prononcé fur les crimes ; il n'eſt pas aifé de
quelle ſera l'iffue de ces fermentations. Les
ets de la maifon de Secours font aufli unelource
défordres toujours romaillans; ils font répartis
sla claffe la plus indige: t ; c'eſt la portion la
reſpectab'e qui les poſſede , les ouvriers : ils
euvent les faire paſer qu'avec grande diffi-
, & la
,
perte d'un temps qui eſt précieux. Les
rariétés qu'ils éprouvent four ſe procurer ,
c ce papier, leur ſubiſtance même , font un
etde diſcorde interminable. Paris en eft accablé
les départemers , & il paie encore lui ſeul
débris de fon ancienne fortune , le montant
reux de la banqueroute ſcandaleuſe de la
fon de Secourt. Des récamations s'élèvent
- ceffe co tre le mi iſtre de l'intérieur , & ap-
-nt ſa deſti ution. Le, ſubſiſtances fonttoujours
objet d'alarmes , quoique l'approvifior.nement
Paris foit concerté d'une manière capable de
q il ifer les habitans ; mais les craintes ſe ré-
Hint avec activité ſurun bjetddee néceffitépre-
-e , & les ma ve llans profitent de ces difpofipour
égater ceux qui ne réflschiffent point. On
généralement les primes accordées auxbours;
mais cet objet, qui fait maintenant le ſujet
e délibéra in mure , ceſſeroit bientôt d'être
jet de diſco de , fi la conduite que les corps
iniftratifs ont tenue avec lesboula gers , étoit
généralement connue qu'elle doit l'être . Les
ers manquent d'occupation , & la ceffation
ravail eſt un double malheur pour la répu-
12. Ele appauvrit , elle rend miserablela clafie
ne subtite que de produit deles fucurs. Les
ne
(
hommes inquiets ſur les beſoins de la vie , oublient
quelquefois ce qu'ils doivent à la tranquillité
publique ; & cependant cette claſſe matheureuſe
ſouffle avec patience l'adverſité qui la pourfuit
fans ceffe. On ſe plaint gravement de l'i fidélité
des agens de la police ,& les plaintes qu'on
porte fur leur conduite, méritent un exemple levère.
Le défaut d'armes à feu irrite tous les citoyens
, & rend leur ſervice dangereux , parce que
les conemis du bien public ont toujours des ref
fources pour s'en procurer,&oppoſer uneréſiſtance
difficile à vainere,
geTexe
fourdeala voix
appartient de
La force arm
pétuel.....
D'après les
la guerre & le
ſultat de la fo
La gardena
mes. La genda
& aux
tribun
font au nomb
font au
nombr
compris c
1603
hommes
mes.
Les
états
guerre
feront
Les
citoyens
ne
s'affvjerile
la garde.
Par
par
l'abandon
quras.
Les a
èspares
fi
milé
cominer
diſpoſitions p
rconstances
En
général
legne
parmi
Les ſecours accordés aux femmes & aux enfans
de nos fières d'armes qui ont volé aux frontières ,
ſediftribuent lentement , & font encore un ſujet
demécontentement. Les maiſons de jeu , celles
des femmes publiques recèlent nos ennemis ; nes
ennemis! les traîtres qui ont porte les armes contre
leur patrie. Cependant ces repaires dangereux ne
font point inacceſſibles ànotre ſurveillance; nous
parviendrons à les chaſſer ſous peu de temps. Dés
maiſons particulieres leur ſerventd'afile ; mais nos
concitoyens connoî ront bientôt les dangers auxquels
ils s'expoſent , en accordant l'hofpitalitě à
nos ennemis . Le département de police , formé
récemment , travai le avec une activité infatigable;
lenombre des m Ifaiteurs qu'il foumet au glaive
lenom refte impuni, un tribunal compoſed'un
petit combe de magiſtrats , ne ſuffit pas à la
tranquilité de cette ville immenfe.
Cette confidération , appuyée des évènemens
paflés , avertit allez les lég flareurs , de donner
un prompt accroiffement à ſon act viré. On y
parviendra en étab iſfant un tribunal criminel ,
composé de pluſieurs fections. Le peuple ſe
plaint de ce qu'on ne punit pas les coupables ;
asgrande par le zèle &
Malgré les n
ploient pour
Teſprit républ
la
picique tou
Fances que no
٠٧
つ
de à ſa voix. C'eſt à vous , législateurs, qu'il
artient de calmer ſa follicitade..
force armée eſt accablés d'un ſervice per-
....
1
a
après les états donnés par le miniſtre de
merre & le général Santerre , voici le rét
de la force armée à Paris.
-garde nationale confiſte en 110,542hom
La gendarmerie a tachée à la Convention
x tribunaux , les vainqueurs delaB ſtille.,
au nombre de 2433 hommes. Les fédérés
au nombre de 5601 homme. La cavalerie,
ompris celle de l'école militaire, eft de
hommes. Total général , 110,979 hom-
Les états certifiés par le miniſtre de la
eferont remis ſur le bureau....
scitoyens qui poffèdent de grandes fortunes,
affujetifent point aux fonctions de monter
de. Par cette conduite repréhenſible , &
abandon du falut pubic , les vols font fré-
Lescatiaflinats fans doute auroient été
ares fi de tribunal criminel avoit éré orgacomine
nous ledemandons. Les nouvelles
itions préviendront des malheurs que les
ſtances ne permettoient pas de prévoir.
général , la formentation fourde qui
Parmi nous , mérite de notre part la
grande ſurveillance. Nous ferons fecondés
zèle & l'ardeur des véritabes Parifiens.
é les moyens que les m.Ivelians cmt
pour corrompre les habitans de Paris ,
trépublicain eft celni de la majorité , de
ſque totalité de les habitans , & les affuque
nous avons de leur reſpect pour les
cellentes intentions.
Apès avoir fait connoître la cauſe des die
viſions , nous ajouterons quelques confidérations.
Par
Les Parifiens , toujours agités par les ſecoufles
intéparables des revolutions , ont conftamment
oppoté leur activité & lent courage aux efforts
des malveillans . Preſque toujours jours trompés
ceux à qui ils avoient accordé leur confiance ,
fans doute ils ont pu devenir inquiets , foupçon
eux & prêts à s'alarmer.
sesportes ex
Cettemel
wire à quel
danslesdift
gardantcon
Dions. On a
Leparifienn'a pas , dans les pertes qui caufent
ſa raine , trouvé un défenſeur de los droits. Surchargé
d'impôts , épuisé par la continuité de ſes
facrifices, perfonne n'a pris ſes intérêts , ni dans
l'Affemblée conftiruante, ni même dans l'Affembice
législative. Aujourd hui même , a la Conven
tinnationale , nous ne ini connoiffons point encore
de ſoutien ; cependant Feſprit de justice qui
J'anime , n'a jamais dégénéré ; car la réfl xion &
Je tems l'ant toujours ramené aux principes & à
L'observante exacte de les devoirs. Si nous remortons
àl'origine de toutes les cauſes qui troublent
da tranquillité publique , nous n'y appercevons
queles agitations de quelques hammes corrompus
jou ſéduits , qui veulent que les autres partagent
leurs crimes ou leurs erreurshi
quiets; mai
ment la libe
des
homme
pallée.Vo
deces agi
bourg Sai
feditions,
excités par
Weur, ont
néralfurles
Pour vous donner la preuve de cette affertion ,
il vous fuffira de vous expoſer ſommairement le
récit de quelques évènemens arrivés ces jours der-
Ber. Le conteil général de la commune , craignant
que les égliſes ouvertes pour la meſſe de minuit
-ne ſerviflent de retraite aux malvei lans , &, pour Prévenir les défordres que certe réunion pouvoit entraînerdansdes circonstances où le procès d'ua
concertéesp
Le
peup
ceffeà
Tinf
dres
conſta
cuſe&ind
nous
dilon
dans les all
datle
nomb
de
quelque
leurs
foyers
de la
fenle
jours
accat
bliques , f
que les
aut
lear
confer
delleà
fes
républicaine
ne
viventq
eft
entore e
es portes exactement fern ées.
Cette meluse, fage & politique, a fervi de pé
Exte à quelques agitateurs , four porte f'alarme
ans les différens quartiers de la Cité , en la re-
Fardant comme un delpotiſme exercé ſur les opi-
Hons. On a peut-être éga é quelques e'prits inicts
; mais ceux qui réclamoient le plus viveent
la hbertédu culte, étoient des agitateur ou
es hommes fuis par la juftice pourleur conduite
flée. Vois connoiffez les cautes de lamort d'un
ces agitateurs ; il a perdu la vie dans le fouburg
Saint-Antoine , où il avoit excité plufieurs
ditions. Dans le même jour , des boulangers ,
cités par les clameurs de quelques-uns d'encux
, ont donné de l'inquiétude au confeil gé.
tal fur les nefures que le corps municipal avoit
ncertées pour affurerles fubſiſtances de Paris,
Le peuple de Paris , loin de ſe porter fans
Te àl'infurrection , & de fomenter les défort
es constamment renouvele , devroit être se-
Té d'indJence fur les vrais isté été . Ce que
us diſons aujourd'hui , nous l'avors répété
as les alſemblées publiques. En effet , une
He nombreuſe, celle des hommes qui jouiffene
quelque fortune restent i rehatamment dans
rs foyers , con devoient être l'objet
la ſeule follicitude des patriotes , qui tou
rs accablés de miffiors & de fonctions paques
, fuccombent à leurs frigues , tandis
les autres ſe
conme s'ils
repofere for cox du fo in-de
confervation . Une claffe toujours plus fi
eà ſes devoirs , toujours plus pere & p'us
blicaine ; eft celle des pères de fimile qui
vivent que du travail de leurs mains tolle
encore encore celle qui remplit le plus digne-
1
i
yes fiches , au contraire , toujours jaloux
de la domination ou des prérogatives dont le
règne eſt paſſé , en ſe refuſant à toutes les fonctions
civiles & militaires , en font retomber le
poids fur ceux qui ont un beſoin conftant du
fruit de leus travaux. Ils femblent s'attacher
opiniâtrement à les fatiguer chaque jour , &
afforblir l'amour qu'ils oonntt voué à llaa Patrier
& de la ha
hous avons
malveillans
Jes bons cin
confpirateur
au 10 aru
quelques he
1
la rupture
citoyens à
vous qu'il
dangereu
Welt re
leurs tro
Les prêtres nous travaillent fourdement; ils
intimident les uns , égarent les autres , réveil
lent dans le coeur de ceux- ci des inimitiés perfides
arment ceux-la d'une fureur qu'on croit
fainte. It faut dire la vérité , législateurs , plaficuts
de ceux qui ont d'abord annoncé le plus
de patriotifme , n'ont voulu que des places lucratives
; & puiſque dans un récit ou la fran
chife&& llaa loyauté doivent montrer toutes
entières , il n'est pas permis de taire aucune
penſée utile à la Republique , nous ajouterons .
fans balancer , que nous avons moins craint les
prêtres refractaires que les menées de ces pos
tifes , qui , dans les aſſemblées publiques , p:oféroient
des fermens démentis par leur confcience.
fe
par leur
Charles
que, une
les rappe
pect des
de libert
peint a
déſaftre
T'efprit
de deu
cureur
chargé
bunsu
égard
Des émigrés ſe traveſtiſſent ſous toutes Ics
formes , circulent dans les affem' lécs , & fomentent
l'efprit de fédition ; ils égarent les bons
citoyens , en leur propoſant des moyens barbares,
fous prétexte de détourner les dangers qui nous
environnent ; ils ſéduitent ceux chez leſquels
ils demandent les ſecours de l'hoſpit.Lité.C'eſt
dans ces demeures , que la probité rend refpectables
, qu'ils méditent en fecret leurs complo
tout F
la fai
permis
ots '
étant
anti- c
féditicux.
Tel eſt , citoyens , l'état de cette cité ilustre ,
1.
due à
prove
nous avons pu craindre un moment l'audace des
malveillans: mais ce moment eſt paffe. Que
es bons citoyens ſe rallient , vous verrez des
conſpirateurs replongés dans les ténèbres , comme
mu to acû . Mais il faut des lois. Il ſemb'e à
quelques hommes que le mot République ſoit
a rupture de tous les liens qui attachent les
citoyens à l'état ſocial. Légiflateurs , c'eſt à
vous qu'il appartient de faire ceffer la lutte
dangereuſe qui exifte entre les corps conſtitués.
Il eſt temps que les Républicains , célèbres par
leurs trophées militaires , le deviennent encore
par leur amour des lois .
Charles Villette avoit inféré dans la Chronique
, une adreſſe à ſes frères tes Patificas , pour
les rappeller aux principes d'ordre , & an refpect
des lois , fans lesquelles il ne peut exifter
de liberté & de gouvernement durable. Il avoit
peint avec un courageux patriotiſme les effets
déſaſtreux des haines , des vengeances & de
l'eſprit d'anarchie & de faction . Sir les plaintes
de deux ſections , & fur le réquisitoire du procureur
de la commune , le conſeil général avoit
chargé celui-ci de le pourſuivre devant les sribunsux.
Le procureur de la commune , fans
égard pour la qualité de repréſeutant , & furtout
pour la liberté de la preſſe , quand on ne
la fait fervis qu'à des instructions utiles, s'eſt
permis de citer au tribunal de police , comme
s'étant d'expreffions & de tours de phrases
anti- civiques & tendans à diminuer la confiance
due à la municipalité. L'abondance des matières
provenant du rerard où nous a mis la défenſe
fervil
1
1
corps de delit à la municipalité , ni la jultih
cation de Charles Villette. Nous y ſupplécions
dans le prochain numéro.
Confeil exécutif.
Le miniſtre de la marine prévient les afpirans
nu grade d'enſeignes non-entretenus & à la qua
ité de maîtres au petit cabotage , pilotes , lama,
neurs , locmans , que les examens preferits par la
oi du to août 1791 , auront lieu dans les ports &
aux époques ci-après:
Tournée du Midi.
3
AAntibes , le 20 janvier.--ASaint-T opez,
C 28.-A Toulon , le 1er février .-A la
Ciotat , le 7.- A Marseille , le 11 . Au Mar
iguel,e is. A Certe, le 21.A Agde,
25. A Narbonne , le 28. A Collioure
3 mars . ABayon , le 12.-ABo deaux ,
17. A Libourne , le 23.--- A Rohefort ,
29. Ala Rochelle, de 2 avril . ---ANantes .
6. ---APaimbeuf, le 1111.. -- Aux Sables d'Omane
, de 17.
i
Tournée du Nord.
AuGroige ,Jesuit. février, AVannes ,
Al'Orient , le 6 ou 7. --- AAudierne ,
8.qu ASaint-
Pol de Léon ,let outs. ---A Saior Bracux ,
18 -A Saint-Malo, le 1. AGranville ,
- Cherbourg ,le 28 , ---AHonfleur ,
Boulogne, le
Donkerque, le
Sequelaue é
minateurHyd
fres, dans les
viendtoit les
Rapport du
fait àla
cembre.
Je prefice
attirerl'atter
un objet d'un
litiques & co
Ce n'est
apprendre le
Je confeil ex
ment Bitan
tems , n'ont
rier , partid
que le mini
écrit àM.
14
quedéja il
F
Aste conçue
feil. Sans du
au 6janvie
potre fituati
alors lui fai
cabinet de
époque à er
tifshoftiles
* coufent
Saint- Vallery -fur-Somme , le 21. ---A
ogne , le 25. A Calais , le 27.---A
kerque , le 30.
quelaue évènement imprévu empêchoit l'exateur
Hydrographe de ſe rendre aux époques
dans les villes ci-deſſus énoncées, il en prétoit
les municipalités.
portdu ministre des affaires étrangères ,
ait à la Convention nationale , le 31 déembre.
prefire de cette séance extraordinaire four
er l'attention de laConvention nationale , ſur
bjet d'une haute importance, nos ra: ports pomes&
commerciaux avec l'Angleterre.
e n'eſt pas que je puiſſe aujourd'hui vous
endre le réſultat des dernières démarches que
onſeil exécutif a tentées auprès du gouverne-
Bitannique ; des vents contraises, de gros
, n'ont point permis cette célérité. Un cour.
,parti de Londres le 27 , vient de m'informer
le miniftre de la république françoiſe avot
àM. Pitt pour lui demander une entrevue;
déja il avoit fait paſſer à lord Grenvilleune
=conçue dans l'eſprit des inſtructionsdu con-
Sans doute les réponſes me parviend ont d'ici
janvier , jou: fixé pourle rappor général de
e fituatio intérieure & extérieure , &je pourrai
5 lui faire connoître la rétolution définitivedu
net de Saint-James. Je réſerve, pour cette
que à entrer dans tous les détails des préparahoftiles
ordonnés par le minifte, e britannique,
confentis par is parlement; préparatifsdont
C
1
1
g
ratifs qui , toutefois,me font pas encore trop eft
frayans , fi rous confidérons que les ordres pour
l'armement de treize vaiſſeaux de ligne n'ont été
donnés que depuis quinze jours ; fi nous fongeons
àla grande difficulté de completter l'équipage de
ces gros vaiſſeaux , par le manque de matelots ,
dont le déficit eſt ſtimé de 8,000 ; ſi ſur-tout
nous ſavons de notre côté prendre des meſures
prompes & vigoureuſes. Je réſerve enfin , pour
la même époque , à vous entretenir des autres
meſures de la malveillance du miniſtère britannique
; des indécentes diatribes proférées dans les
deux chambres du parlement contre la nation francoiſe
& fon gouvernement; de l'arrestation des
navires chargés de ſubſiſtances , & deſtinés pour
la France , qui n'étoient plus ſujets à l'embargo ;
des manoeuvres employées pour altérer notre crédit
; enfin , d'un bill proposé à la chambre des
communes, tendant à empêcher la circulation de
tout billet à ordre , reſcriptions ou obligations
promiſſoires , faits ſous l'autorité d'un pouvoir
quelconque en France.
nores
D
7.9
Mais je ne pu's différer plus long-tems à vous
informer que , le 26 de ce mois, les deux chambres
ont pafféune nouvelle loi ou bill concernant
les étrangers en Angleterre ; qu'entr'autres difpofitions
vexatoires que renferme.coce bill, il y eft
dit:
D.
VIII. « Toutes les fois que le roi ordonnera à
étranger de quitter le rFooyaume , il pourra
être arrêté pour déſobéiſſance fur le warrant
d'un joge ddee paixo d'un fecrétaire d'état , &
શ્રે
mis
કાળુ rushny of aવુંછે ?????? ??
1C
étranger ne v
un pareil or
d'étalpourra
antel étrang
d'état , qui le
manière con
& à la poſi
que excufe
pareil ordre
lavalidité,
XI. Le
gers, arrive
excepté né
de réſider da
jeftéd'affigne
drie arrêtés &
ΧΙΙ. «Το
cle, & tous
au
principal
Tendroit,
leur
demeur
pays, le lie
cas de refus
admis àbail
nies; la pre
feconde
gleterre apr
tranſportés
XIH. «
étrangers,
ont
continu
and
avant
No. 2 .
1. Dans le cas où l'on pourroit p
anger ne voudroit pas ebéir ſur le champ à
pareil ordre , un des premiers ſecrétaires
at pourra expédier un warrant , pour mettre
tel étranger dans les mains d'un meſſager
at , qui le conduira hors du royaumed'une
mière convenable à fon ( his or her ) rang
à ſa poſition ; & fi l'étranger alléguoit quelexcufe
pour ne point ſe ſoumetre à un
eil ordre , ks lordsdu conſeil privé jugeront
alidité.
1. Le roi pourra envoyer à tous les étran-
, arrivés depuis le premier janvier 1792 .
cepré négocians & domeſtiques ) un ordre
réſider dans tel diſtrict qu'il plaira à ſamaedd'affigner
. Ceux qui déſobéiront , pourront
arrêtés & condamnés à unmois de prifon ......
II . Tous les étrangers compris dans l'arai-
& tous ceux qui arriveront , déclareront
Principal magiftrat , ou au juge de paix de
droit , leur nom , rang , profeſſion , état ,
- demeure , le temps de leur ſéjour dans le
5, le lieu de leur réſidence principale . En
de refus , ils pourront être arrêtés fans être
is à bail. De fauſſes déclarations feront pu-
; la première fois , d'un mois de prifon ;
econde , du banniſſement. Trouvés en Anerre
après un temps déterminé , ils feront
ſportés pour la vie.>>
IH. ce Toutes les maiſons ou réſident des
ngers , excepté des négocians , & ceux qui
continuellement, réfilé en A gleterre deux
avant le jour de.... 1790 , pourront êtue
No. 2. 12 Janvier 1793 . G
1
Pas
goureuſes , injuftes , inufitées , contraires à
tous les uſages reçus entre nations ; elles font
encore , par rapport à nous , en contradiction
manifefte avec les égards & la protection des
lois , que les François , voyageant en Angle.
terre , font en droit d'exiger , en vertu du
traité de commerce &de navigation conclu en
1786 , entre la France & l'Angleterre. Ce traité
porte article. IV:
érats,
« Il ſera libre aux ſujets & habitans des érats
refpectifs des deux ſouverains , d'entrer & d'aller
librement & fürement , fans permiffion ni ſaufconduit
général & ſpécial , foit par tetre
ou par mer , & enfin par quelque chemin
que ce foit , dans les royaumes ,
provinces , terres , iſles , villes , bourgs , places
murées ou non- fortifiées , ports &domaines
de l'un &Tautre ſouverain , ſitués en Europe ,
& quels qu'ils puiſſent être , & d'en revenir,
d'y ſéjourner , ou d'y paſſer &d'yacherer auffi ,
& acquérir à leur choix toutes les chofes néceffaires
pour leur fubfiſtance & pour leur uſage;
&ils feront traités réciproquemeni avec toute
forte de bienveillance & d: faveur ; bien entendu
, &c .......
Il fuffit, fans doute , d'avoir rapproché ces
clauſes du bll rouvellement adopté par le parlement
britannique , pour vous convaincre que leur
exécution , à l'égard des françois ,feroit une infraction
évidente au traité de co nmerce.
Ce traité a été cependan religieuſement obſervé
par les françois , malgré qu'il s'en faille de beaucoup
que les avantages en foient réciproques ,
malgré les plaites univerſellesdu commence franroientpujuftit
nous avong u
France, de me
was'd'entr'eur
ne fera point
devront s'en
forcés àrega
s'a pas peu
commerce.
Le confe
d'une dern
évidence la
Aotre égard
preuvedes r
s'affoblir le
juſqu'a prés
borné, en
1.Que
àLondres
min'ſtère b
roit àce
françoife,
gorique , F
générique d
leparlemen
Bretagne
çois .
2. Q
ou'fi'dans
Aucune , il
bliquefian
que comm
Coumerce
elle coffe
ient pujuſtifier des précautions extraordinaires ,
sus avons ufé , envers les anglois réſidens en
ance , de ménagemens extrêmes , que quelquess'd'entr'eux
n'ont pas toujours mérités. Aiofi, ce
ſera point àla nation françoiſeque les anglois
vront s'en prendre , s'il arrive que nous ſoyons
cés à regarder comme non-avenu un traité, qui
pas peu fervi à accroître la proſpérité de leur
mmerce. છે
Le conſeil exécutif a cru devoir ufet encore
ane dernière précaution pour mettre mieux ca
Edence la conduite du cabinet de Saint -James à
tre égard , & donner aux anglois une nouvelle
euve des regretsque nous éprouvons,,envoyant
ffoiblir les liaiſons d'amitié qui ont fubfifté
qu'a préſent entre les deux peuples; il s'eſt
rné , en conféquence , a arrêter :
1º. Que le ministre de la république françoiſe
Londres feroit chargé de preſenter une note au
n'ſtère britannique , par lequelle it demandéit
à ce ministère , au nom de la république
ançoiſe , une réponſe claire , prompte & cathé
rique , pour ſavoir fi , ſous la détermination
nérique d'ét anger, que porte le nouveau bill,
parlement & le gouvernement de la Grandeetagne
entendoient aufli comprendre les franis.
2º. Que'dans le cas d'une réponſe affirmative ;
fi dans le teme de trois jours , il n'en reçoit
cune , il ſe oit autorisé à declarer que la répuque
françoiſe ne peut confiderer cette conduite
e comme une infraction manifefte au traitéde
mmerce concuren 1786 ; qu'en conféquence ,
eceffe de ſe croire el e-même obligée par ce
:
G2
Nouvelles de nos Armées.
Arméede laBelgique. Malgré la rigueur de la
faiſon& le dénuement des troupes qui manquent
debas , de fouliers , de culottes , elles n'en foutiennent
pas moins la campagne avec le courage &
la patience la plus opiniâtre. Elles pourſuivent
l'ennemi , & font les excursions les plus heureuſes.
Voici les pièces officielles qui conſtatent leurs
fuccès.
Extrait d'une lettre du général Lamarlière
au général Miranda , écrite de Ruremonde
, le 20 décembre 1792 .
« Je rentre , mon général , dans les murs de
Ruremonde , ma campagne terminée le cinquième
jour que j'en ſuis parti. Vos ordres ont été exécutés
au-delà même de vos eſpérances ;&je vous
remerciedem'avoir chargé d'une expéditio hardic
qui exigeoit beaucoup d'activité&de prudence. »
J'ai été de Stracleſt , le 16 ; mes cantonnemens
étoient rapprochés pour pouvoir ménager
mes forces ; mais apprenant que l'ennemi n'étoit
qu'à Weſel , je me ſuis déployé dans les trois pays
de Gueldre prufſienne, principauté de Meurs , &
duché de Clèves. Par-tout on voyoit des arinées
Françoiſes , & j'ai eu des députations de toutes les
villes , même de pluſieurs au- delà du Rhin. >>
« Je n'ai pas héſité de former le projet d'aller
à Clèves ; j'ai envoyé le 17 , 150 hommes à
Genep & à Gooch; ce détachement s'étoit em-
Wifelpour
delaMeufe
mis obitacle
« J'ai cu
cheval du
toyen Defp
étéplace ti
&qui a po
portée du
fûretéder
«VOR
expédition
&jerentre
«Vous
d'impofer
paroîtront
Jaconnoiff
modérées;
de payer
J'aid
florins ; à
laville de
80,000liv
Japrincipa
quantité
J'ai
trois &
deſſus :i
& je vou
ne reffer
J'ai
de
Creiv
bution ,
ſel pour revenir à Ruremonde , de l'autre côté
la Meuſe , mais le débordement de la rivière a
s obstacle à ce plan . »
J'ai eu un détachement de 40 chaſſeurs à
eval du se régiment , commardé par le civen
Despinay , officier très-intelligent , qui a
- placé trois jours à une perite licue de Weſel ,
qui a pouffé des patrouilles pluſieurs fois à la
tée du fufil des fentinelles ; ce poíte a été la
meté de mes opérations .
« Vous m'avez borné à huit jours pour mon
pédition ; je vous en ai demandé deux de plus ,
Je rentre le cinquième jour. "
<<Vous m'avez auſſi , mon général , ordonné
mpoſer des contributions légères; elles vous
roîtront peut - être exorbitantes ; mais , d'après
connoiffance que j'ai des lieux , je'es crois trèsdérées
; & l'on s'attendois, à ce que je préfume ,
payer davantage. »
«J'ai demandéala Gueldre pruſſienne 100,000
prins ; à la principauté de Meurs , 100,000 ; à
ville de Creivelt , 225,000 ; à Cloftercamp ,
5,000 liv. ; total , 605,000 florins ; en outre ,
principauté de Meurs doit fournir une certaine
mantité de pièces 'de drap &de toile.
« J'ai eu treize orages au total , dont
ois & quatre par chacune des villes cieffus:
ils ſe louent beaucoup de mes procédés ,
je vous réponds , mon cher général , qu'is
= refteront pas au milieu de nous. >>
« J'ai cu un peu d'argent comptant ; la ville
= Creivelt m'a donné une partie de ſa courriition
, en bonnes lettres-de-change fur la Hol-
G
i
« Les adminiftrateurs & les principaux habitans
ont igné , dans chaque ville impofée ,
une foumiffion de payer la ſomme demandée.
Je vais en joindre une à ma lettre : cela vous fera
connoître la forme des autres obligations. Je vous
pie d'obſerver , général , que j'ai reçu des lettres
de félicitation de tous les côtés , &que l'eſpritdes
habitans , habitués à plier ſous le joug du deſpotiſme
, ſombloit ſe dilater à la vue des défenſeurs
de la liberté & de l'égalité , d'aurant plus que ma
troupe s'eſt conduite avec la plus exacte difcipline
, & que j'ai fait un grand exemple au milieu
de la p'ace de Gueldre , en préfence de toute la
ville, fur un feul homme qui s'étoit écarté de
nos principes de loyauté & de la confiance que
la troupe que je commande , m'a toujours témoi
gnée ».
>> J'ai les plus grands éloges à vous faire de
mes deux adjoints aux adjudans - généraux , les
citoyens Pinon & Levaffeur : le premier ayant éré
ſept ans dans le pays , m'a été de grande utilité ;
le ſecond ne ceſſe jamais de l'être ».
ment à la rép
Deroch m'a d
fur les bord
meilleurs ren
dans mon c
Je voue prie
emp'oyé d'ur
Lettre du
Cir
Jevouspr
garde a pe
s'elt empar
de l'Empe
del'armée
Extrait
>> Les lieutenans- colonels Richardot & Cailhava
m'ont donné des preuves d'une grande intelligence
; & en général , je n'ai qu'à me louer
de mon armée , compoſée de bons patriotes ,
avec lesquels, j'aurois tout entrepris : mais le
mauvais tems & les mayhes forcées les ont extrê
la Con
le sja
"Tou
dant vos
cauſe de 1
mement fatigués ,
J'ai l'honneur de vous prévenir que je vais
remettre tout ce que j'ai reçu , tant en numéraire
qu'en lettres de change & effets , aux commitſaires
des guerres , pour qu'ils l'envoient à
Maſeick
FA beſoin me
ככ
leurtêre,
arméesfi
Quantau
leur force
1
at a la république fra le , que le cit en
roth m'a données , depuis que les troupes font
les bords de la Meuſe . Il m'a donné les
illeurs renſeignemens , & m'a ſuivi par- tout
as mon expédition , où il m'a été très-utile.
voue prie de demander au miniſtre qu'il foit
p'oyé d'une manière diftinguée ».
Ettre du général Valence , datée de Liège
le 2 janvier.
Citoyen miniftre ,
e vous préviens qu'undétachement demon avant
arde a pénétré dans le pays de Luxembourg ,
eft emparé de 200 mille livres dans les caiſſes
- l'Empereur ; je les ferai verſer dans la caiffe
- l'armée auſſicot qu'ils me feront parvenus .
Signé VALENCE.
xtrait d'une lettre du général Dumourier à
la Convention nationale , datée de Paris ,
le sjanvier.
>>Toute l'Europe s'arme contre nous , cepen
ant vos armées brûlent de combattre pour la
auſe de la liberté. Il faut dire la vérité : elles ont
foin moins d'encouragement que de vêtemens.
Quant aux généraux , c'eſt la confiance qui fait
Eur force ; & fi le ſoupçon plane fans ceffe fur
cur têre , leur déniffion devient néceffaire. Ces
rmées ſi nombreuſes & fi fières , que des tyrans
G4
بح
nat eu que des loges a leur donner ; mais je le
répète , ils manquent detout. Vous n'avez pas de
tems à perdre. Lesdeſpotes ſe raſſemblent . Nommezun
comité pour examiner le plan de la campagne
prochaine ; ou , fi vous en chargez le pouvoir
exécutif, dégagez les bureaux dela guerre decette
foule d'hommies ineptes qui les encombrent . J'ai
acquis le droit de dire la vérité par mes fongs fervices
. Je necrains pas qu'on me ſoupçonne d'aſpizer
à la dictature ;& ceux qui ne craindroient pas
de l'infinuer , ſeroient moins mes ennemis que ceux
de la république. Si la Convention me refuſela
confiance dont elle doit m'inveftir , je prouverai
àma patrie que je n'eusjamais l'ambition de com
mander; cettepreuve ſera ma démiſſion ».
1
Armée du Rhin.
Lettre du général Cuſtine .
Au quartier-général à Mayence , le 29dé
cembre 1792, l'an premier dela répablique.
« Pour fuppléer à l'infoffifance de l'extrait de
l'expofé préf. té par le miniſtre de la guerre à la
Convention nationale , de la relation que j'ai envoyée
à ce miniſtre , le 4 décembre , des évènemens
arrivés dans la journée du 2 , dans Francfort
&à Bockenheim 22.
«Je vous envoie copie entière de cette relation ,
défirant que les comptes que je rends ne foient jamais
tronqués » .
«Après avoirdonné les détails de la marche
diz: «je me
Jes murs de F
de mon avant
Scheglinski ,
Déjàle troifie
ordre de ſe r
qu'occupoit
juger de la f
reprendre ce
taillons de
venir fix pi
du trente de
dreàrevers
toit fur non
m'avoit pa
déboucha ,
Partillerie ,
colonne, ma
àladroitede
qui ſe trou
borde ie La
desdeux cô
avec tantd
noitune re
reverspar
lopper, &
«Alor
pécs , gar
oùj'enten
approche
chard, qu
avant-gar
Lege
entamée,
« je me décidai alors à prendrepoſte(fous
aurs de Frantfort ) pour recevoir une partie
on avant - garde , aux ordres du colouel
glinski , où j'entendois le feu ſe foutenir.
le troiſième batai lon des Voſges avoit reçu
e de ſe retirer du village de Bockenheim ,
-ccupoit cette avant - garde ; mais voulant
er de la force des er nemis , je luiordonnai de
endre ce poſte ; j'envoyai demander quatre baons
de grenadiers qui étoient à portée ; je fis
ir fix pièces d' . r. llerie à cheval : je plaçai celle
Frente deuxième régiment , de manière à prenàrevers
l'attaque des ennemis , fi'elle ſe por-
= fur notre gauche. En effet , cette colonne
avoit paru vouloir prendre cette direction ,
-oucha , & bientôt ſervie vivement par
tillerie,renonça à cette entrepriſe: alors cette
onne, marchant par ſa gauche, vint ſe préfenter
droite deBockenheim, pour pafferdans lattonee
i ſe trouve entre ce village& une flaque qui
rde ie Langwert ; mais l'ayant priſe à revers
sdeux côteéss ,, &par fon fron Partillerie tiro't
ec tanr de juſteſſe , que chaque boulet ſe filloit
une route ; & comme la colone étoit priſe à
vers par ſes deux flancs , elle renonça à le dévefper
, & fe retira » .
«Alors les troupes de la république dévelop-
Ees , gardèrent leur poſte , juſqu'au moment
i j'entendis le feu qui ſe faifoit à ma gauche , ſe
pprocher de ma pofition : c'étoit le colonelHouhard
, qui faisoit ſa retraite lentement avec fon
vant-garden.
«Le général Newinger , à qui une fois l'affaire
ntamée , j'avois envoyé ordre de ſe porter fous la
GS
avoitau force par ton artillerie les troupes pruffiennes
à diſparoître de la plaine ».
ce.Après être reſté environ une heure dans cette
poſition fansvoird'er nemi, comme le jour déclinoit,
que j'étois certain que les Pruffiens ne pouvoient
plus m'attaquer , je commerçai ma retraite, &je la
fisde concert avee les troupes que commandoit le
général Newinger. Mais comme unpaguer qui ſe
trouvoit en avant du village de Rodelheim , fur la
rive gauche de la Nidda , préſentoit des plis de
terrein qui formoient des barbertes naturelles, je
fis placer derrière huit pièces d'artillerie , le bataillon
de campagne du troiſième régiment d'infanterie
, &le deuxième batail'on des Vorges , puis
je fis retirertous les chaffeurs à cheval & le lanqueurs
qui couvroient cette plaine. Alors parut
une colonned'infanterie formée par demi bataillon .
Perſonne neparoiffant plus, elle avar çoit avec corfiance:
mais prife de front & par le flanc droit &
à revers par les batteries qui ſe démaſquèrent ,
elle ne put tenir long-tems à ce feu fait à 250
toiſes , &donttous les coups portoient. Elle s'arrêta
ne montra pas beaucoup de volonté de fe
former & bientôt rentra dans les jardins du v1
lage, &d ſparut 22.
CC
,
Les troupes de la république ſe mirent enbar
tail'e en fortant du village de Rodelhim , & ftèrent
dans cette poſition juſqu'au foir ; ce n'eſt
qu'à lanuit qu'elles ont rentrédans leurcamp , ſans
que , depuis cette époque, elles aient vu aucune
troupe ennemies.
« Les pruſſiens , qui devoient attaquer l'armée
françoife immédialement après la reddition de
Francfort , s'arrêtèrent dans leur marche , & rés
trograderent même ſous les murs de Francfort ,
terrein qu'ils av
devantd'eux.
marche vers
villaged'Hoch
depuis cette épo
le premier inl
écrite , ayant
fairedes reco
deuxheures
:
«Jo rent
unepohtion
pontduRhin
cefauxbourg
&encoreentr
un cimetière
lies que j'ai f
«Cette p
deMayence
fiens :elle
rillerie, des
ne leur paro
Saiinfi
gaité & de
millehomme
milleavec
Le font faite
depaix » .
"Des tro
Jaifons avec
diffimulerai
mencent à fo
unegelée r
fans fouliers
père,&j'e
nite,jevou
Panerent la nuit. Jen ai fait autant fur le
in qu'ils avoient quitté lematin pour aller au-
Int d'eux. A trois heures je me ſuis mis en
the vers Mayence . J'ai pris une poſition au
ge d'Hochheim , d'ou je vous écris , fans que
is cette époque ,j'aie vu aucun ennemi. C'eſt
remier inftant quej'aie pu trouver four vous
e, ayant été occupé à donner des ordres ,
des reconnoiſlances , & n'ayant pas dormi
heures dans ving: quatre ».
Je rentre aujourd'hui à Mayence , prenant
poſition à Caffel , fauxbourg qui couvre le
du Rhin: entre les ouvrages dont j'entoure.
auxbourg eſt un vieux fort qui bordele Rhin
Encore entre les ouvrages de ce fauxbourg , eft
cimetière protégé par des redoutes &des batte
que j'ai fait faire dans l'île du Rhin » .
Cette poſition couvre parfaitement le pont
Mayence ; j'eſpère le voir reſpecter aux prufs:
elle est défendue par une nombreuſe ar-
Erie , des abartis , &d'autres petits moyens qui.
leur paroîtront pas divertiſſans. >>
J'ai infiniment à me louer du courage , de la
té & de la tranquillité des troupes dix- huit
le hommes ſe ſont vus entourés de trente-huit
Ie avec une ſérérinité profonde. Les retraites:
font faites comme fut une eſplanade en temb
paix».
Des troupes nues ont enduré l'intempériedes
Cons avec une grande patience; mais je ne vous
imulerai pas , citoyen miniſtre , qu'elles comncent
à ſe plaindre avec force d'être expoſées à
egelée rude, fans habits , fans couvertures ,
as fouliers & fans culottes. Ils m'appellent leur
re , & j'en ailes entrailles . Au nom de l'humaé
, je vous conjure de les titer de l'état de ſouf
france ou ils font : il gele tres - fort , & ils font
depuis ſept nuits au bivouac , fans habits ni aucun
vêement.
ce Cuftine fait enſuite les plus grands éloges de
la conduite du général Biron , de celle du maréchal
- de- camp Beauharnois & du colonel Houchard
, qui , avec deux mile hommes , en a
arrêté douze mille pendant une journée entière ,
&leur a fait des priſonniers , fans avoir eu un
ſeul hommepris.>>
Extrait d'une
miniftrede
le.30 décer
2.
seJe m'em
informerque
mandant à
la
révolution
hier, Il me
tueux,
qui
defirerunrer
«La perte des ennemis a été conſidérable; &
Ic roi de Pruſſe s'en plaignoit fortement. Nous
avons perdu quelques hommes & quelques chevaux.
Jen'oſe pas dire combien peu , car on me
croit un conteur , & cependant je dis la vérité. »
« Le canonnade des prufſiens étoit affreuſe;
tous les coups portoient àterre , puis ricochoient ,
&alloient couper les branches au-deſſus de nos
têtes , tandis que chacun de nos boulets alloit à
leur adreſſe . J'ai vu que'ques canonnades dans ma
vie , mais pas une où l'on ait tiré avec tant de
juſteſſe. Le trouſième bataillon des Voſges a
renvoyé par ſa mouſqueterie la cavalerie pruffienne.>>>
«Une au
dit: la rév
citoyens de
&petit
confe
le
moment
Ils ont
form
repoſententi
« Le duc de Brunswick , le roi de Pruffe , le
prince-royal Kalkreuth , le landgrave de Hefſfe-
Caffel , m'ont fait l'honneur de ſe réunit devant
moi. I's ont bien voulu rémoigner leur admiration
de la conduite des troupes . >>
Lettre du
K
de
Je
vien
4 du
contre-an
françois en attaquant leurs retranchemens. Il
par les chemins les p'us effroyables , atrouvé les
antrichiens dans la poſition la plus avantageure.
Il n'apas cru devoir commettre au hafard le ſang
Beurnonvillequi s'étoit porté du côté de Trèves letemsdel'e
be
grenadier
les
détails:je
a
Le
citoye
replié ſon armée du côtéde Metz ,
ſommes
arriv
en
étoit
déj
( 157 )
Armée des Alpes .
rait d'une lettre du générol Kellermann au
miniſtre de la guerre, datée du quartier général
30 décentr , an premier de la république.
= Je m'empreſſe , citoyen miniſtre , de vous
armer que le maréchal de-camp Pourcin , comadant
à Carouge , vient de me mander que
évolution étoit faite àGenève depuis avant
. Il me mande que des mouvemens tumulx
, qui exiftent dans cette ville , lui fonr
cer un renfort».
Une autre lettre à lapuelle je puis croire ,
= la révolution de Genèvee eſt finie; les
vens de cette république ont chaſſé legrand
etit conſeil , & ils attendent avec impatience
moment où ils nous recevront dans leur ville,
ont formé des comités , ils s'organiſent & fe
fent entièrement fur nous » .
Armée navale.
re du ministre de la marine , au préſident
de la convention nationale.
Jeviens de recevoir un paquet de Naples ,
Ontre- amiral Latouche; jen'ai point encore cư
ms de l'ouvrir. Le courier qui l'apporte , eft
enadier Bélleville ; il fait parfaitement tous
Létails : je demande qu'il paroiſſe labarre>>.
= citoyen Belleville a été admis. « Nous
nes arrivés le 18 devant Naples , a-t- il dit ;
toit déjà prévenu de notre arrivée , & l'on
à
avoit fait de grands préparatifs. Le contre-amiral
Latouche a été mouiller ſous fenêtres du roi de
Naples , & il m'a envoyé ſeul avec la lettre fui--
vante :
Lettre du contre- amiral Latouche , au roi
de Naples.
ce Roi de Naples , jo viens au nom de la
république françaiſe demander réparation de l'infulte
faite à me nation , dans une note Agnée
Actor , par laquelle Semonville , amballadeur
près la porte Ottomane , eſt outragé de la manière
la plus attroce. Je demande à votre majesté sp
elle avoue où défavoue cette note. Si , comme je
n'en doute pas , che défavoue un pareil acte de
perfidie , je lui demande de le manifefter en
cavoyant un ambaſſadeur auprès de ma republique
,& rappellant de Conftantinople celui qui
a fervi d'inſtrument pour l'outrager. Si votre
majesté ſe refuſoit à cet acte de justice , je ſuis
chargé de lui déclarer la guerre , qui peut répandre
les plus grands maux fur la ville de
Naples , avoir de grands dangers pour la perſonne
de votre majesté , & entraîner enfin la ruine de
votre majesté »,
ily
r
Tulage,lalet
plitlesordre
moi-même 1
alloitrépond
n'avoit doar
demi-heured
le
miniftre A
laquelleonte
Jobſervai a
comme
proj
général , qu
que la
nati
delon
coura
On me rer
italien, & fig
Le roide
à
votre
lettre,
défaveue for
Porteparfon
Aucun
oldie
cetteco
dait
piers
publics,
for
miniftre
deles
affaires
«
Comme
voyer un
avt
volontiers vo
ordre à
fon
M.
Guillaum
blique frarço
fapait,
une
de
Tharmoni
avecelle .
Leroi, a
d'engagerles
lear direqu'il
Lorſque j'arrivai à Naples , a repris Belleville,
toute la ville étoit dans les rues : je n'y ai trouvè que
des amis.On me crioit : courage , brave françois ,
continuez ; a ici 50,000 hommel qui vons
appuieront. J'allai chercher le miniſtre de France
à la cour de Naples ; & je dois dire ici qu'aucun
citoyen n'a donné plus de preuves de zèle , de
conrage&de fiesté républicaine. Nous arrivâmes
chez le miniſtre Atton ; je lui ai remis , ſuivant
( 159 )
fage, la lettre dont j'érois chagé pour le roi sif
t les ordres de fon maître , & bientôt je fus
i-même lui remettre la lettre : I me dit qu'on
Dit répondre. Fobſervai que mon général ne
voit donné qu'une heure ; au bout d'une
ni- heure de conférence entre le roi & la reine ,
miniſtre Atton m'apporta une réponſe , dans
helle on terminoit par propoſer une médiation .
ſervai a'ois que je ne pouvois l'accepter que
me projet ; je la portai cependant à mon
éral , qui rejetta cetre médiation , en difant
lanation ne pouvoit attendre la paix que
on courage & de ſes forces.
On me remit alors cette autre lettre écrite ent
En , & fignéeActon : ..
Le roidesDeux-Siciles me charge de répondre
tre lettre, M. le commandant , que ſa majesté
voue formellement les démarches faites à la
e par fon miniſtre : elle déclare n'avoir donné
nondie à ce ſujet. Elle avoit déja improuvé
co duite lorſqu'elle l'a reconnue par les papublics
, e ordonnant que le ſicer Guillaume,
miniftre à la Po te, fût diſpenſé de s'occuper
affaires royale!.
Comme ſa majesté avoit déja décidé d'en
un aetre miniſtre à la Poite , elle accepte
tiers votre propoſition , & elle va donner
à fon miniſtre à Londres d'aller remplacer
Guillaume. Sa majesté deſire que la répus
françoiſe trouve , dans cette conduite de
t, une preuve de la bonne inteligence &
marmonie qu'elle veut toujours entretenir
elle
roi , a repris Belleville , m'avoit chargé
ager les officiers à defcendre à terre, && c
ire qu'ildefiroit les voir ; mais envrais républicains
, perionne n'eſt delcendu , quoique no
marins manquaſſent de beaucoup de choſes.
Un vent défavorable s'oppoſoit à notre entrée
dans le port de Naples ; mais la bonne manoeuvre
de nos marins a vaincu tous les obſtacles , & n'a
pas peu contribué à intimider nos ennemis.
ALLEMAGNE.
:
De Francfort-fur-le-Mein , le 28 décembre.
&des
hommes
tent- ils pas enco
ur mairre
D'a
ſentauffi
s'ouvr
àpen-piès fure
pagne , & quel
ceque
nous a
peut-être pas à
l'on
Couſcrivoir
interceſſions a
faire ,
comme
En
effet le
viterle fort du
anglaiſe , dont
pointque
l'Ang
être
grèvée des
ſuppoſé
même
injuftice , il eft
ciaux
exiftanse
bienplus
nature
quement
utiles
de
former
avec
que
manière qu
Traiſemblableme
la
république,
porter
allicurs 1
léfenſe,
La
Savoie a
lorsqu'elles'eft
quoique ce
pays
perdre
agagnébe
toyens
vertueux&
de
foibles
fecours
pourles
piémont
Loreune
clefde f
Lejeune empereur paroiſſoit, il y apeu detems,de
ffrer qu'il lui fût poſſible de ſe retirer fanshontede la
guerredans laquelle il s'étoitimprudemmentengagé
contrela France. Cependant les préparatifs pour
une nouvelle campagne , ou les ſupplémens pour
celle- ci continuoient à ſe faire; mais à cette époque
il n'étoit pas auſſi ſûr de l'Angleterre qu'il l'eſtaujourd'hui
. L'acceffion preſque certaine de cette
puiſſance à la coalition , les efforts que va redoubler
ſon principal allié le roi de Pruſie, l'eſpècede
mouvement qu'il eſt parvenu àimprimerfaucorps
germanique ,lespromeſſesdu LandgravedeHeffe-
Caffel , généraliſfime des troupes de l'Empire , la
coufiance aſſez fondée qu'il a dans ſes talens militaires
, le chagria d'avoir perdules Pays - Bas ,
l'eſpoir de les recouvrer , les diſpoſitions du roide
Sardaigne prêt à ſe mettreà latête de ſes troupes ,
tout concourt à ranimer ſes eſpérances, & le détermine
par conféquent à ne rien négliger de ce qui
peutles réaliſer.
Il eſt donc certain que la république françoiſe
ſeverra forcéede déployer au printems prochain
des moyens de réſiſtance proportionnés à ceux d'attaque
; mais pourquoi la France ne pourroit-clle
,
s hommes naturellement belliqueux ne ſebate
ils pas encore mieux poureux- mêmes que pour
maîrre ? D'ailleurs de nouvelles chances paraifauffi
s'ouvrir en faveur de la France . Ele eft
-piès fûre aujourd'hui de la neutralité de l'E
, & quelque paradoxal que l'on puifle jeger
me nous allons avancer , elle ne taideroit
être pas à l'être même de ſon affiſtance , a
Touſcrivoit à la demande , diſons mieux , aux
ceffions qu'un parent de Louis a le droit de
comme nous avons le droitde les rejetter .
effet le vésitable intérêt de l'Eſpagne eſt d'é.
de fort du Portugal , af ivi à la domination
ſe , dont il eſt uue province , tyranniſée au
que l'Ang eterre en tire tous les profits , fans
èvée des frais d'adminiſtration . En outre ,
Té même qu'elle n'eûr pas à craindre cette
ce , il eſt certain que les rapports commer-
Exiftans entre la France & l'Eſpagne, font
Jus naturels, & par conféquent plus récipront
utiles , que ceux qu'elle pourroit eſſayer
ner avec lagrande Bietagne ;ainſi de quelanière
que l'on prosonce ſur le roi déchư
blablement l'Espagne ne rompra prs avec
blique , qui , tranquille de ce côté , pourra
ailieurs les forces qu'il eût exigées pour fa
-,
avoie a fans doute fa't un excellent marché
lle s'eſt incorporée avec la France : mais
e ce pays ſoit pauvre , la France loin d'y
gagné beaucoup en arquièrant des conciertueux&
braves qui ſauront repoufler avec
es ſecours le roi dontl'injuſte prédilection
piémontois, enavoit fait leurs ilotes ; en
- clef de fûreté pour la France .
qu'elle peuten recevoir ; & ceci s'applique également
à laHollande. La marine franço ſe eſt encore
redoutable , ou peut le devenir promptement.
Reftent les bords du Rhin & c'eſt là que juſques
àpréſent les armes françoiſes ont fait des progrès
&des prodiges , qui même en ſuppoſant qu'il fallut
enrabattre par la fuite , promettent au moins de
ne pas fe laiffer entamer facilement.
Ces apperçus généraux, plus étendus que le peu
d'eſpace dont nous pouvons diſpoſer ne le comporte&
pas autant qu'ils devroient l'être , ne nous
laiffent que très-pea de place pour les détails.
Nous ne pouvons qu'ajouter en paffant que la
Porte ottomane va probablement occuper les armes
de la Ruffie , & qu'il ne feroit pas impoffibleque
l'empereur ſe trouvât engagé lui-même dans cette
guerre.
:
GRANDE - BRETAGNE.
De Londres,le 3 Janvier 1793 .
vent
fombre &
Lord.
Grenv
fobligeance rela
de
grains pou
l'ambafladeur
obtenu de répo
fouhaitoit à la
France.
7
Copie de la r
velin à l
1792 , l'
Le
ſouſſigné
T'honneurde
tructionsqu'il
république fra
lous les
yeux d
des
affaires
étra
dans le
casou
allez
prompter
Le
gouvern
depuis
l'époque
de
laiſſer
fon
donner àſama
quivoque
du
Lesbills contre les étrangers & la circulation
des affignats , dirigés particulièrement contre les
François , ont paffé dans le parlement où le
miniftère gagnee de jour en jour des proſélytes..
-La liberté de la preſſe n'eſt p'us qu'un mot
vuide de lens , car con content d'empêcher la
publication des libelles féditieux ou de les pour
fuivre devant les tribunaux , on ſévit également
contre tout ce qui porte l'empreinte de l'amour
de liberte. En un mor, de
gouvernement
in
bonne
inte
diffiper
tous les
laires&
inhérer
paroiffoient alo
du
conſeil
exécu
gleterre ,
n'on
na pu voir, a
こ
fombre & ſouçonneux.
d. Grenville , dit- on , fait une réponſe dé
geante relativement aux vaiffcaux chargés
ains pour la France , & l'on affure que
affadeur de cette République n'ayant pas
u de réponſe , ου du moins telle qu'il la
itoit à la note ſuivante , repart pour la
ede la noteenvoyée par le citoyen Chau
in à lord Grenville , le 27 décembre
92 , l'an premier de la république..
Touffigné miniſtreplénipotentiaire de France
neur de faire part à lord Grenville des infens
qu'il a reçues du conſeil exécutif de la
ique françoife , avec ordre de les mettre
Es yeux du ſecrétaire d'état au départemene
aires étrangères de ſa majeſté britannique ,
e cas où il croiroit ne pouvoir pas obtenir
promptement une entrevue avec ceminiſtre
gouvernement françois , en continuant
l'époque du rappel delordGowerde Paris,
Ter fon miniſtre plénipotentiaire , à cru
à ſa majesté britannique une preuve non
que du deſir qu'il avoit de continuer à vivre
ne intelligence avec elle , & de voir ſe
tous les nuages que ddes évènemens péceſ
-inhérens au régime intérieurde laFrance,
Dient alors avoir fait naître . Les intentions
eil exécutif de France , à l'égard de l'An-
= , n'ont ceffé d'être les mêmes ; mais il
voir , avec indifférence , la conduite pus
que le ministère britannique tient actuelle
२
connu dans cette conduite le caractère d'une malveillance
à laquelle il s'efforce encore de ne pas
croire. Il a fenti cependant qu'il devoit à la nation
frauçoiſe , de ne la pas laiſſer plus long-tems
dans l'état d'incertitude où la jettent pluſieurs
meſures adoptées récemment par le gouvernement
britannique , incertitude qui doit être partagée
par la nation angloiſe , & également indigne de
toutes deux.
Eu conféquence , le conſeil exécutif de la ré
publique françoiſe a autoriſé le miniſtre de France
à Londre , a demander , avec franchiſe , aux
miniſtres de ſa majesté britannique , fi la France
doit regarder l'Angleterre comme une puiſſance
neutre ou ennemie , & l'a chargé ſpécialement
d'obtenir, à cet égard ,une réponſe définitive.
neutre on
ami
Icroit
repouffée
la
ſuppoſer à
faire injure.Ce
peuples qui , a
appelleroient
république fran
& non
équivoq
Nonfeulem
l'indépendance
defesalliés,a
Leſouſſigné a
lement ,
qu'en
tant quecette F
eaverselledans
Le
gouverneme
cesdeux
points
texte à la
moind
sionde
l'ouvert
dée
irrevocable
depeu
d'import
Popinion de
Hollande, fon
difficiled'en fair
guerre. Si
pour
loitce
dernier
la
France , n
Con
intention fe
tureà toutprix
duplus
vainde
iggrellioninjuf
Danscette fe
confeil
exécutif
tenis
énergiquer
Mais , en demandant aux miniſtres de fa ma
jeſtéBritannique une explication franche & loyale
fur ſes inrentions à l'égard de la France , le confeil
exécutif n'a pas voulu qu'il leur reſtât le moindre
doute ſur lesdiſpoſitions de la France à l'égard de
l'Angleterre , & fur ſon defir de refler en paix
avec elle. Il a voulu même répondre d'avance
à tous les reproches qu'on pourroit être tenté
de lui faire , pour justifier l'Angleterre. En réfléchiſſant
aux raiſons qui pourroient déterminer ſa
majesté Britannique à compre avec la république
françoiſe , le conſeil exécutifn'a pu les voir que
dans une fauſſe interprétation , donnée peut- être
au décret de la convention nationale du 19 novembre.
Si l'on s'alarme de bonne foi fur ce
décret , ce ne peut être que faute d'en comprendre
le véritable ſens . Jamais la convention
nationale n'a entendu que la république françoiſe
favoriferoit des émeutes , épouſeroit la querelle
e ou ami que ce puiſſe être. Cette idée
repouffée par tous les français. On ne peut
poſer à la convention nationale ſans lui
njure. Ce décret n'eſt donc applicable qu'aux
es qui , après avoir conquis leur liberté ,
croient la fraternité , l'aſſiſtance de la
lique françaiſe , par l'expreſſion folemnelle
équivoque de la volonté générale.
n-feulemaut la France doit & veut reſpecter
Pendance de l'Angleterre , mais encore celle
alliés, avec lesquels el'en'eſt pointen guerre.
ffigné a donc été chargé de déclarer formel-
= , qu'elle n'attaquera pas la Hollande
ue cette puiſſance ſe renfermera de ſon côté
elledans les bornes d'une exacte neutralité.
uvernement Britannique , ainſi rafſuré fur
ax points , il ne reſteroit donc plus de préla
moindre difficulté , que fur la queſ
= l'ouverture de l'Eſcaut , queſtion déciévocablement
par la raiſon & lajustice
d'importance en elle-même , & ſur laquel'e
on de l'Angleterre , & peut-être même de la
de , font affez connues , pour qu'il fois
d'en faire ſérieuſement l'unique ſujet d'une
Si pourtant le miniſtère britannique ſaiſit
dernier motifpour faire déclarer la guerre
ance , ne feroit-il pas probable alors que
ention ſecrette aurcooiitt été d'amener unerupout
prix , & qu'il profiteroit aujourd'hui
vain de tous les prétextes pour colorerune
Ton injufte & méditée depuis long-tems .
cette funeſte ſuppoſition , que rejette le
exécutif , le ſouſigné ſeroit autoriſé à fou
ergiquement la dignité du peuple françois,
n'auront pas be
la
refponfatili
quiferoit ince
les fuiresnefer
à
l'humanité
people
généreu
teins a
trahit
d'auxiliaire S
ranaique .
avec indignation une aggreffion auffi manifeſtement
inique & auffi peu provoquée de ſa part.
Lorſque toutes les explications , propres à démon
trer la pureté des intentions de la France ; lorſque
tous lesmoyens paiſibles & concil atoires auroient
été épuiſés par elle , il eſt évident que tout le
poids , toute la reſponſabilité de la guerre retomberoient
tôt ou tard fur ceux qui l'auroient provoquée.
Ce ne feroit réellement qu'une guerre du
feulminiſtère contre la république françoiſe, & fi
cettevérité pouvoit paroître un moment douteuſe,
il ne ſeroit peut-être pasimpoſſible à la Franced'en
convaincre bien-tôt une nation qui , en donnant
ſa confiance , n'ajamaisrenoncé àl'exercice de fa
raifon, a fon reſpect pour la vérité & pour lajustice .
Telles font les inſtructions que le ſouſſigné a
reçu ordre de communiquer officiellement à lord
Grenville, enl'invitane , aiuſi que tout le conſeil
de ſa majellé britannique , à peſer avec la plus férieuſe
attention les délibérations , les demandes
qu'elles renferment. Il eſt évident que la nation
françoiſe defirede conſerver la paix avec l'Angleterre
; elle le prouve en ſe prêtant avec franchiſe &
loyauté àdifliper tous les ſoupçons que tant depalſions
& de préjugés divers travaillent fans ceffe à
élever contre elle ; mais plus elle aura fait pour
convaincre l'Europe entière de la pureté de ſesvues,
de la droiture de ſes intentions , plus elle aura
droitdeprérendre à n'être pasplus long tems méconnue.
Por
Le Phaeto
gates de la m
miflion.
Les
ordres
d'équiperave
Leaux
ſuivans
Le
Queen
110(le
comm
àbordde la
&le
Sceptre
La
fregate
croiſière ; le
le
HavredeC
Le
Princeport,
pourra
quele duc de
arborera fo
Le 24, fir
borddu
Duk
fouvent tout
d'exemple da
Vaillent, foi
pendantle ter
Le ſouſſigné a ordre de demander une réponſe
par écrit à la notepréſente il eſpère que les miniſtresde
lafammajeſté britannique que feront ramenés
pardes explications qu'elle renferme , à des idées
ront pas besoin pour y revenir , d'enviſager
ſponſabilité terrible d'une déclarationde guerre
eroit incontestablement leur ouvrage , dont
likes ne feraient que faneſtes auxdeux pays &
manité toute entière , & dans laquelle uu
Le généreux & libre.ne pourroitconferir longà
trahir ſes propres intérêts , en ſervant
iliaire & de renfort à une coalition tyque.
Portsmouth , le 28 décembre .
Phaeton de 38 ,
de lamarine angloiſe, a été mis en comune
des plus grandes frén
.
ordres ſont arrivés auſſi , dans ce port,
per avec toute la diligence poſſible les vaifſuivans
:
Queen Charlotte de 110 , le Britannia de
le commodor Hotham doit hiſſer ſon pavillon
d de la Britannia ) . Le Courageux de 74 ,
Sceptre de 64.
frégate la Circé , a mis à la voile pour une
re ; le floop , le Prince- of-Walles , pour
vre de Grace , & le Cafar pour Londres .
Prince- of-Walles , qu'on conſtruit dans ce
pourra être lancé dans un mois .On s'attend
duc de Clarence , par égard pour ſon frère ,
rera ſon pavillon.
24 , fir Hyde Parker a hiſſe ſa corvette à
u Duke de 98. - Les ouvriers travaillent
Et toute la journée , ce qui n'a pas cu
ple dans les plus forts arrmmeemmeerrss.. Ils trat
, foir à flot , foit dans les baſſins même ,
at le tems de leur dîner.
2.
compt.
cional.
4
3
Gên.
LyoPn.
1L.7i.8v..
168.
année
Lettot1ur7te0es2s
On arme à Chatam en toute diligence le Suffren
& le Léviathan de 74 canons , & les frégates
de 3 , l'Aigle , la Cléopâtre ,l'Aimable , le
Tartare &le Succès..... L'ardeur des ouvriers eſt
infatigable.
Danstous les ports on radoube , on arme , on
conftruit,
La guerre eft regardée ici comme inévitable.
La frégate du roi , l'Andromeda , capitaine Sa-
Isbury , eſt rentrée à Piymouth de ſa croiſière
devantBreſt. Elle rapporte que les françois ont ,
dans la rade de cette ville , une flotte de 9 vailſeaux
de ligne tout prêts , ſans compter les frégates&
les cutters.
Le Drutt & le Rangu , ſont ſortis du même
port pour aller prendre leur croiſière devant
Breft.
La Syren , de 32 , eſt ſorti du port , pour ſe
rendre aux Dunes des que le temps le permettra.
Le Culloden , de 74 , a été mis en commiſſion.
On a mis dans le baffin , à Plymouth , le
Childers , pour le radouber .
On y prépare avec beaucoup de célérité , les
vaiſſeaux deſtinés à entrer en armement , tels que
le Boyne et le Wiendsor- Castle , de 98 , l'Egmont
&le Culloden , de 74.
On y a reçu des ordres pour armer à la hâte
le Nautilus , de 16 canons , & tenir prête à l'armement
l'Allarme , de 32 , qui fort d'un radoub
complet.
Un quartier-maître aété chaſſé , pour avoir
donné connoiffance aux ouvriers des ouvrages,
deThomas Payne,
OURS DES EFFETS PUBLICS. Janvier. 1793.
CHANGESdu2.
Amft. 31 ...
Sam. 5. Lond. 16.
1855.5000 1825.350.
NAT. Lundi 31. Mardi1.
Merc.2.
Jeudi3. Vend.4.
189085..
412 ....
P .....
412 ....
3P ......
410
...
Ham. 330.33.
Mad. 26. 15.
Cadix. 26. 10.
Liv. 175.
Gên. 166.
Lyon. P.
7.7.1.8. CHANGES
bre82
il
tobre 3
dus.
125m³
4.4
5.5.6.
Amſt. 30.
ilions.
8
164
8
64.
11.10p.
etin.
11円0
.....
Efcompt.
i- act.
P.
Lond. 16.
Ham. 338.
Mad. 27.0.
2C6a.d1i5x.
1L.7i.8v..
G1ê6.n8..
Lyopn..
N obferve que les Rédacteurs no
de commun avec l'Abonnement , la diftri
7,6c. Cela M. DEUX , feul Dir deur
urnal , hôtel de Thou , rue des Potter as ,
aucun d'eux , qu'il faut adreffer tout ce
objets ; autrement des lettres
ni importantes pourraient refter au rebut..
oncerne ces
και
perfonnes qui enverront à M. DEUX des
furris , pour acque de leur Abonne
ont bien les faire timbrer ; faute de
Veraient pas acquittés. Les lettres
nant Affignars , doivent être chargées
Pofte , pour ne pas courir le risque de
ile
rer.
د
prix de l'abonnement eſt de vingt-cing liv.
de port. I fans affranchir le port de l'a gent &
a lettre , & joindre à cene derniere le recu
Directeur écs Fofes. On foufcet hôtel de
u , ne des Poirevins. Or sadrefera au beur
x , Directeur de ce Journal. L'abonnement
Deut avoir lieu que pour l'année entiere.
SAM
Tarm an
M
HISTO
dit
D
PAR
DE
Le prix
franc
0
( No. 7. )
SAMEDI 16 Février 1793 ,
l'an 2 de la République.
MERCURE
HISTORIQUE ET POLITIQUE
DE L'EUROPE ,
dit DE GENEVE ,
AR UNE SOCIÉTE
DE PATRIOTES.
Leprix de l'Abonnement est de 25 lir
franc de port par tout leRoyau
i
POUR L'ANNÉE 1793 .
FÉVRIER 2 28 jours & la Lane 30. Du 1 an
8 , ics jours croiffent , matin & foir , de 45'
OURS
du NOMS DES SAINTS.
J. PRASES
de de ia
MOIS.
Temps mayen
И. . S.
0 14 8
014 14
JOU
HIST
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Lan 2. d
fam. PURIFICATION.
D. Sexogésime.
lundi. Philéas.
merc. Vaſt , Evêque..
vend . Ignace , Evêque & Mart.
mardi Ste.Agathe,Vierge &M. le 4,
22
23 0 14 20
24 CD. Q.
14 25
0 14 30
251 14 33
h . 47 m.
jeudi. Romuald.
0
27 du-mat.
vend. Jean de Matha.
28 Ο
fam . Ste Appolline , Vierge. 29
D Quinquaresme. 30
0
landi Séverin , Abbé. N. L.
Ο
mardi Melece , Evêque .
0
merc. Les Cendres.
jeudi. Valentin.
He 10, à 7
3h57m.
4An foir.
14 39
14 38
14 36
14 33
14 36
14 38
1439
14 34
ALL
De
Francfort-
LES
Cours
Berlin ſe
fornt
de
l'acceffion
vend Les cinq Plaies de N.
fam, Ste Ju'ienne , Vierge.
D. Quadragefime.
lundi Siméon, Evêque.
mardi Moyle , Prêtre .
merc Quatre- Temps.
jeudi. Flavien.
vend, Chaire S. Pierre.
6.5
6 0
014 30
14 26
2
7 P. Q. 0 14
21
8117,36
9h. 9 in .
0 14 15
14 9
10 du foir. 0 14 2
11 。
15 55
121
Cam . Damien. 0 13 37
2D. Reminifcere.
P. L.
14
013
28
undi Mathias , Apôtre . 15
lessàro 0 13
18
Ardi Porphyre. 16 h. 4 m. 13 7
merc. Ste. Honotine. du foin. 12 56
17
cudi Rogain , Abbé. 18
12 44
EFACTE XV .
013 46
politivement
mois
dernier,
chi
avec
l'Au
&
défenſive ,
connoît
fous
Ainfi
la
liber
toutes
les
pu
Europe,
for
s'empreſſeron
même
liberte
No.
7.
16
OURNAL
21
ISTORIQUE
POLITIQUE
L'an 2º, de la République Françoife . P
ALLEMAGNE
T
Francfort-fur-le-Mein , le 3 Févrierλε
cours coalifées de Vienne & de
ſe font encore fortifiées depuis peu
cceffion de celle de Londres.Offi
vement aujourd'hui , quel le 6 du
dernier , la Grande-Bretagne a convec
l'Autriche une alliance offenfive
fenfive , affez ſemblable à celle qu'on
bit ſous le nom de traité de Pilniuz!
la liberté va compter pour ennemis ,
les puiſſances prépondérantes de
pe, fous les étendards deſquelles
efferont de combattre contre ceffe
liberté les états du ſecond , du
7.16 Février 1793 .
G
La
Champagne
cette vill:,d'
qu'un
courier
M.
Sommes ,
reprennelecor
Quelques perf
frère
Frédéric
Au refte, 1
eine activ
mence a dans
rard. Leprin
laPruffe;il
perdre. C'est
on a paflé de
O
mande
ſe
rendentfuc
Je
nombre eſt
guères que de
willentfortm
pas de
même
Pexpédition de
piller,
comme
Kepublique francolle va donc etre feule
contre tous , ſi pourtant c'eſt être ſeul que
d'avoir les voeux ſecrets des peuples dont
les plus võiſinsd'elle ſe ſort empreſſés de
s'y réunir. D'ailleurs , & nous avons l'hiftoire
pour garant de ce que nous allons
avancer , la France ſoutint vers la fin du
fiècle dernier , les efforts réunis de lamajeure
partie de l'Europe: il est probable
que ſa population &ſes reſſources s'é'ant
augmentées , elle pourra encore aujourd'hui
ce qu'elle put alors. Au reſte , c'eſt
ce qui ſera décidé dans le cours de cette
année , car il eſt plus que douteux que les
puiſſances liguées,dont les refſources font
inférieures, puiffent pouffer plus loin cette
guerre. Il leur faut des ſuccès marqués dès
les premiers pas. La France , comme toutes
les Républiques , qui ne font jamais plus
grandes , plus redoutables , que dans les
dangers preffans , où ſe développe toute
l'énergie de caractère propre à des hommies
libres, peut ſe relever de ſes défaites , au
cas qu'elle ait le malheur d'en effuyer ,
tandis que le découragement , produit
par les revers , ne manqueroit pas d'atterrer
des foldats qui ont àrougir de lacauſe
qu'ils ſoutiennent , & ne la défendent
qu'avec répugnance.
Dept.
La
garnifor
acru
devoir
Portance d
lement
1200
compte-t-on
leur état de
id.
Voici la
Autrichiens & la p
qua
Deur-Po
que
l'armée
hampagne , eſt dangereuſement malade , dans
ville , d'une fièvre bi icuſe. Il l'eſt au point
acourier est allé chercher , endligence,
Pommes , fon médecin. Il n'est pas sur qu'il
nne le commandementdes armées Pruſſiennes .
ques perſonnes prétendent que ce ſera ſon
Frédéric.
reſte , les préparatifs ſe pouſſent avecune
ane activité pour cette guerre , qui recome
a dans les premiers jours de Mars au plus
Le prince Henri n'en augure pas bien pour
affe; il n'y voit rien à gagner & beaucoup a
=. C'eſt ce que l'expérience a déjà prouvé, car
paflé des marchés très-ruineux.
mande deHanau que des régimens Pruſſiens
dent ſucceſſivement dans ſes environs ; dans
nbre eſt celui desGardes , qui ne marche t
5 que dans les dangers extrêmes , & paat
fort mécontens d'être employés. Iln'eneft
-même des huſſards de Goltz , qui furentde
dition de Hollande , & que l'eſpérance de
comme ils le firent alors , excite puiſſam
e
garniſon Pruffienne de Cob'entz , que l'on
devoir porter à 6700 hommes , va l'im
ce de cette place , en emplose journel
1200 aux travaux des fortificacions. Aufli
e-t-on que la fortereſſe ſera dans le meiltat
de défenſe ſous & femaines au plus
4
ci la poſition de differens corps d'armée
hiens & Pruffiens qui , depuis Clèves juf
Deux-Ponts , forment unc eſpèce de cordon
armée combinée de Preſſs & d'Autriche ap-
4
G2
cation entre les armées Françoiles de Custines ,
du Nord-Eft & de la Belgique, Ta dis que le
général Chairfayt occupe Cologne , le général
Beaulieu fe cartoone dans le Luxembourg , &
le prince Hohenlohe couvre Trèves. Ce dévelop
pement de troupes s'évalue à foo milehommes.
On porte à 60 mi'l , les Impériales , Prufſicones ,
Autrichiennes& Heflo ſes quicerneront Mayence.
Le total fera , dit- on , de 200 mille , eny.comprenant
tous les contingens , toutes les colonnes
enmarche,
1
Après le nombre connu des ennemis de la république
en Allemagne , ce qui incéreſſe le plus
afavoir, c'eſt leur plan d'opérations. Voici celui
qui paroît concerté :
L'armée du Bas R Rhin , & non celle du général.
Clairfayt , comme on l'avoit dit d'abord , paffera
la Meuſe fur le territoire Hollandois. L'armée
de
Clairfayt renforcée ſe portera cont
contre lesFrançois
pour les reponifer au-delà de ce fleuve ; on
te flatte d'y réuflir par la crainte qu'ils auront
que l'armée du Bas-Rhin ne les coupe ,
ace
que
on n'ef
de Brunswick , seavec
affez de
plan eft
vraiſemblance,
S
père pas moins
e le prince
tendant par la Hollande , pourra contribuer à
les tenir en échec. Une autre partie du
ce qu'on affure
d'occuper toutes les frontières de la Hollande julqu'à
Anvers , en même temps que le général Beaulieu
s'avancera juſqu'i Mens par les Ardennes,
appuiera l'attaque des Franç is par le flanc. &le
font, & effaiera même de les envelopper , tandis
que le prince Hohenlohe détournera une parrie
de leurs forces, portant fur Metz ou fur
Thionville , fi biendéfendue l'année dernière par
5
che
garder.
E
LEpagne
he
pottvoit
que
l'allian
ayant touj
auroit cont
hemis; l'Ef
trouverle ſe
gleterre,fou
de
Nootka
enlever le
Yeul
l'armen
decrevé
dan
Utuanie, à
de
recotmo
PAffemblée
woit
plus e
pouvoit;
lecabinera
d'hui
d'une
nafon
dont
Cette
con
The
doitdefo
tes
qu'elle fe
faire dans Maye qu
e ou il commandera , c'est -à-dire , de
cr.
دز
Ta
s
ESPAGNE.
De Madrid , le 24 Janvier.
19
Eſpagne , avec qui le pacte de famille
pouvoit plus fubfifter , il eft vrai , mais
l'alliance de la République Françoife ,
t toujours ficu fous un autre nom ,
it continué de faire reſpectes de fes en.
l'Eſpagne qui fut trop heursefe de
ver le fecours de la France lorſque l'Anerre
, ſous le prétexte frivole de l'affaire
Jootka Sotund, vouloit réellement lai
Per le Mexique , perte que lui ſauva
'armement de quarante- cine vailleaux
té dans le tenis T'affemblée contte
, àà qquuii eellle dut , à cet égard, plus
ecomoillance qu'au roi , parce que
emblée repréſentante du peuple pouplus
que te roi , & fit tout ce qu'elle
oit ; l'Eſpagne , ou pour mieux dire
pinerde ce royaume, le montre a jourd'une
ingratitude extrême envers une
n dont il éprouva la généralité.
tre conduite apprend la France qu'elle
it déformais compter que fur les
'elle fera directementavec les peuples;
par
traimentd'unedeces
cours , n'empêchent pas
que ceux qui exiſtoient entre les deux nations,
ne fubfiftent encore. Les beſoins réciproques
ſont toujours les mêmes ; les
-ſecours pourroient l'être ; ils ne tenoient ,
&ne tiennent pas plus , au château de Verfailles
qu'à celui d'Aranjuez. Les deux rois
étoient parens , à la bonne heure : mais les
individus des deux nations ne le font-ils
pas ,&des frères ne doivent ils pas demeuseramis
, tant il est vrai que dans cette affaire,
commedans toutes lesautres , les rois
rapportent tout à eux , quoiqu'ils duſſent
rapporter tout au peuple , à qui tout appar
tient , & pour qui tout doit ſe faire.
Voila pourtant des homemes faits pour
s'aimer , parce qu'ils font hommes ; pour
s'eſtimer parce qu'ils ont toutes les qualités
eftimables que comporte leur climat, pour
s'entraider parcequ'ils font voifins , quele
reTentiment particulier du premier lond
tonnaire public, d'un des deux peuples ,
aura brouillé , & les maîtres s'entr'égorge
ront parce qu'un des hommes d'affaires a
perdu fon parent.
Affurément nous ne prétendons pas affoiblir
le reſpect que chaque individud'une
nation doit au roi dans une conftitution
monarchique , reſpect auſſi ſacré que celui
que le roi doit lui-même à la nation , re
it eft auffijul
forme degout
mier
fonctionn
individus lui e
doit , lui,qu'àl
raffenibles , fo
pris
ſéparemer
petite , qu'e
garderons au
Charles IV :
l'affliger,le
les rois font
qu'unBourbo
encore s'il le
innocent.Ma
être
même av
in autre,le
prince, c'eſt
ple, foit qu
peuple lui- m directement;
confentemen
de
fucceffior
près, la π.ê
lage, iln'ait
terde cedov
ſuprême
eſt
pas
affez en
mettre
qu'un
on des foi
t auſſi juſte qu'important dans cette
me de gouvernement d'entourer le pre
fonctionnaire public, puiſque tous les
-idus lui en doivent , tandis qu'il n'en
lui , qu'à la collection d'individus qui ,
ublés , font bien le ſouverain, mais ,
éparement , n'en ſont qu'une fraction
ite, qu'elle eſt inſenſible. Nous nous
erons auſſi d'inſulter à la douleur de
les IV : la mort de Louis XVI a dû
ger , le ſang a dû parler ; & puiſque
ois font des hommes , il eſt naturel
Bourbon pleure un Bourbon , plus
re s'il le croit coupable que s'il le juge
cent. Mais ce devoir rempli , &peutmême
avant qu'il le fait , il en exifte
atre , le plus preflant de tous pour le
, c'eſt de veiller aux intérêts du peafoit
qu'il en ait été chargé par le
e lui- même , & qu'il lui ait promis
rement ; ſoit qu'arrivé au trône par le
ntement tacitede la nation , parl'ordre
cceffion qui n'eſt pas , à beaucoup
la même choſe qu'un droit d'hériil
n'ait promis qu'à Dieu de s'acquitce
devoir : or, dans tous les cas, l'être
ne eſt trop juſte ; une nation n'est
ſſez ennemie d'eile même pour pere
qu'un ſeul homme ſacrifie le bon-
2
G4
m
dent à la guerre , ou de vieilleſſe , en ſeroitil
donc moirs mort pour Charles IV & les
eſpagnols devroient - ils en ſouffrir ? Eh
-bien ! la choſe eſt précisément la même
pour la nation , à la tête de laquelle il fe
trouve placé. La douleur l'affecte -t - elle
trop pour lui laiffer la liberté de tête né
ceffaire à fes fonctions ? Il n'a qu'à les quitter
: car la providence ne l'a pas créé &
mis au monde , l'Espagne ne l'a pas porté
od laiffé aniver au trône , pour être d'abord
le parent de Louis XVI , & enfuite le
pouvoir exécutif d'une grande nation ; mais
bien pour être avant tout, à toutes les
heures du jour , en particulier comme en
public , ce pouvoir exécutif , & pour être
enfuite dans les courts momens de repos
que lui laſſent ſes importantes & nombreuſes
fonctions , dans le filence de fa
vie privée , le parent de Louis XVI : ainfi
la volonté de la providence bien indiquée,
celle de l'Eſpagne bien confultée , ſercit
furement que les deux nations conti
nuaflent à vivre en bonne intelligence.
Les théologiens de Salamanque , & les
membres du conteil de Caſtille , combats
tront peut être ces vérités & cet avis,
Mais les vaines arguties d'une école n'ont
affurément pas le privilège de changer
démontrée
la diplomati
tendra pas 1
gne contre
A
de nation à
ple:elle ne
défaſtreuſe
L'irrefolur
& malgré f
continue; e
porte,même
terminer, la
fort de Louis
contentement
dédaigner la
nommé les
font à Cadi
Madrid, de
qu'un régim
Alcudiam
dinaire& fi
faché quel'
confcil, en
lamonarch
beſoindes
du confeil
d'Aranjuez
prendre un
veut plus
bliquepre
demande
au plus ta
ontrée devienne une erreur , & toute
iplomatie da cabinet de Madrid n'en
ra pas la guerre prochaine de l'Elpa
contre la France , plus juſte en elle
efi confidere comme faite
ation à nation , & non de roi à peu
elle ne la rendra pas fur-tout moins
aſtreuſe pour l'Eſpagne.
on la
de ce
T
13
irréſolution de la cour eſt toujours la même,
algré ſes proteftations de neutralité , elle
inue , elle preffe même ſes armemens. Tour
e même à croire qu'elle attend , pour ſe deiner
, la décision de la Convention ſur le
de Louis. Le roi n'a pas diſſimulé fon mécentement
de que l'Affemblée avoit paru
aigner la lettre du chevalier d'Ocariz. Il a
amé les commandans des cinq vaiffeatıx qui
= à Cadix ; & l'on a vu paffer le 21 , par
drid , deux cens ingénieurs de Ségovie , ainſi
in régiment d'infanterie. Le jeune duc
Icudiamontre un peu trop la prétention oraire
& fi déplacée de fon âge. Il ne feroit pas
hé que l'on crût qu'il fait tout avec le roi fans
feil, en un mot qu'ils gouvernent à eux deux
monarchie Eſpagnole. Cependant il aurait bien
oin des ſages avis du comte d'Aranda , le ſeul
conſeil qui ait ſuivi la cour dans le voyage
Aranjuez . Ce fera la qu'il faudra pourtant
endre un parti ; car le citoyen Bourgoing ne
t plus être amufé. Cet envoyé de la Répuque
prefle vivement le nouveau miniftre , &
mande une réponſe il l'aura fous huit jours
-plus tard , du moins à ce que l'on dit géné
GS
pour la guerre.
,
Il paroît que tout le monde ne l'approuve pas
ici , car quand on veut la fin , on veut les
moyens ; & le conteil de Caftil'e vient de protefter
contre un emprunt de 6,000,000 de florus
, fait en Holande , pour la couronne , par
M. Gardoqui miniſtre des finances. L'ufage
conſtant vouloit que les empruns fudent
enregiſtrés à ce confil , qui ne s'y étoit jamais
oppoſé depuis le règne des Bourbons. Un confeiller
Catalan a ouvert l'avis de rejeter cet emprunt
, qu'il eſt bien étonnant que le profcffeur
du Mexique & du Pérou foit obligé de faire. Il
l'a foutenu avec la chaleur & la liberté propres à
ſa province , & a fini par entraîner les voix de
tous ſes collègues..
On dit le roi très-mécontent de cette audace
inouie , qui pourroit en effet en amener d'autres.
GRANDE - BRETAGNE
De Londres, le 8 Février 17930
3
Le 28 janvier il aété lu, dansles deux chambres ,
in meffage du Roi pour l'augmentation des forces
de terre &de mer , afin de le mettre en état de
S'oppoſer aux vues ambitieuses de la France. Ce
Cont les propres expreffions du ministère Brirannique.
On a fixé le 31 janvier pour le prendre
en confidération. Dans les deux chambres , la
France a été vive nent attaquée. Lord Stormont
& M. Pitt ont déclamé contre elle; mais à cette
Leance & dans les ſuivantes, les lords Laudertale
, Derby , & pluſieurs autes, ainſi que MM.
éloquence.
Le 30 on a
mémoration de
fermons prê.
leurs chapelle
pleines , tous
pas manqué
orateurs fac
beaucoup d'
Hier 31
de difcuter
tiondes pa
M.Pitt an
porter le n
20milles,
qui donnero
deffusde l'
Il ne fer
s'ilfaut e
plaint en
miniſtere
ment, en
dont ont
plaiſent,
nement
que les
le puble
ligne ,
complé
que pou
mens de
qu'il ef
hatant;
enveni
1
uence .
age
- 30 on a célébré , ſuivant l'uſage , la commoration
du martyre de Charles 1 , par deux
nons prêchés devant les deux chambres , dans
s chapelles reſpectives , qui ſe ſont trouvées
nes , tous les chefs du parti miniſtériel n'ayant
manqué de s'y rendre avec leurs cliens. Les
reurs facrés ont fait , comme les profanes ,
ucoup d'allufions aux évènemens de France.
Hier 31 , il fut queſtiondans les deux chambres
difcuter le meſſage royal , & la communicandes
papiers officiels ſur les affaires de France.
- Pitt anno ça qu'il feroit lundi la motion de
rter le nombre extraordinaire des matelots à
milles , au-delà des 25 milles déjà votés , ce
i donneroit une augmentation de45 mille & auffus
de l'état depaix.
Il ne ſera pas aifé de completter ce nombre,
il faut en croire une lettre dus février , qui ſe
laint en général de la folie & des vexations du
miniftere , après avoir dit qu'il chaſſe arbitrairenent
, en vertu du bill de police ſur les étrangers ,
Font on trouvera ici la fin , tous ceux qui lui déplaiſent
, François voyageurs , François ancienement
établis & autres ;el'e ajoute qu'il eſt faux
que les matelots s'enrôlent en foule , comme on
Le puble ; qu'il n'y a d'armés que 24 vaiſſeaux de
ligne , lesquels encore n'ont pas tout-à-fait leur
complément d'hommes; que l'on compte fur ceux
que pourront fournir un grand nombre de bâtimens
des ifles , des I des & de la Méditerranée
qu'il eſt poſſible aux François d'intercepter en fe
hatant; &que la prefe , àlaquelle il faudra bien
en venir,, neréuffira pas.On donne actuellement
}
G6
atification à chaque matelot pour qu'il s'entands
qu'on n'en donnoit ci-devant que 3 ,
a ne ſuffit pas pour les attirer. Le fait eft ,
eft impoffible d'armer une flotte conſidérable
rendre beaucoup de Land'smen , ou hommes
re , que la preſſe ſeule peut forcer.
is apprenons en ce moment que l'adreſſe au
ent d'être votée dans la chambre des com-
= qui a auſſi voté le 4 les vingt mille ma-
& foldats d'augmentation. Cette ſéance , du
er février , a été une des plus mémorables
plus importantes qu'il y ait encore eu peutepuis
la révolution de 1688 .
anouvelle de l'embargo , mis en France ,
5 vaiſſeaux anglois , le miniſtre a expédié
urriers dans tous les ports pour mettre auſſi
abargo fur tous les vaiſſeaux françois. La
eft donc certaine.
vant un état de la marine Anglaiſe , comt
la lifte de tous les vaiſſeaux actuellement
nmiffion dans tous les ports , il y a deux
aux de 100 carons , fix de998 , vingt& un
trois de 64 , trois de so ; deux fregates
carons , cinq de 38 , dix de 36 , quinze
,fix de 28 , & cinq de 24. Total , 32 vaifde
ligue, trois vaiff: aux de so canons ,
ate-trois fregates & floops de guerre.
Suite & fin du Bill relatif auxEtrangers.
it juge de paix , maire ou principal magifpourra
ſommer tout maître de maifon,
dans l'étendue de ſa jurifdiction , par un
igné de fa main , & laiffé chez ledit maître
C
lon
ligné, dans un
tion,du
nom
étranger qu'il
ſavoir,
ainda
loge , &s'il
&dansle cas
faire
ledit ra
it
fera
conc
ſterl.
d'amen
naire , sil
ladite
fomm
fera de's li
partagées ,
aux
pauvres
maifon.
Tout
officie
depaix,
fera
des
principau
de
toutesles
ainaquedes
délivrés, en
tentionde
1
Pouria. 1
Cependant
mettre enpri
gage ou
cau
fera
permis
compétens ,
pas
dans
un
d'élargir
ledit
le
préſentera
ges
portées co
Leſdits
mag
caution
d'un é
( 157)
a
de maiſon , de lui rendre compte , par un écrit
digné , dans un temps fixé par la ſuſdite ſommaion
, du nom , qualité & occupation , de tout
étranger qu'ii chez lui , autant qu'il a pu le
Lavoir , ainſi que depuis combien de temps il y
oge, & s'il n'en a point , il le certifiera aufli ;
dans le cas où il négligeroit ou refuſeroit de
aire ledit rapport , ou en donneroit un faux ,
- ſera condamné , après conviction , à so liv.
cerl. d'amende , par chaque locataire ou penſionaire
, silena , lors de la ſignification de
adite ſommation ; & s'il n'en a pas , l'amende
era des liv. ſterl. , leſquelles amendes feront
artagées , moitié aux dénonciateurs & moitié
x pauvres de la paroiſſe où eſt ſituée ladite
aifon.
Tout officier de la douane , magiſtrat ou juge
paix , fera parvenir le plutôt poſſible , à un
s principaux ſecrétaires d'état de S. M. , copies
toutes les déclarations qui leur auront été faites ,
i que des paſſeports & certificats qu'ils auront
ivrés , en vertu du fuſdit acte , en ayant l'attion
de les tenir auſſi ſecrets que faire ſe
arra.
Cependant dans tous les cas où un magiſtrat fera
ttre en priſon un étranger , ſans en accepter
e ou caution , comme il eft dit ci-deſſus , il
- permis à tout juge des différens tribunaux
rétens , qui croira que ledit étranger n'eft
dans un des cas mentionnés dans ledir acte ,
argir ledit étranger ſous gage &caution ; qu'il
réfentera pour répondre aux différentes char
portées contre lui .
efdits magiftrats pourront auſſi accepter la
on d'un étranger , fur un ordre expres d'un
:
anction
&fi,fanscaufe lég
tempsfixé p
pourla vie
éparte
ل ا
Ettousles
ſuſdits
entemsexiger que le
rés dansce
royaume
1792, os qui
arrive
tet adde feraenvigu
Strontdans
l'étendu
Evrent
toutesleurs a
qui font enleurpoff
leurulage&
difpor
tre
autorités parune
dites
armes&mun
Esferont
condamnés
tu
royaume , & sil
iépar
ladice
fenten
ncipaux lec era ſpécifiée l'eſpèce de caution. us les étrangers qui feront arrivés dans ce me depuis le premier janvier 1792 , ren- un compte exact & vrai au magiſtrat le woiſin , s'ils ſe trouvent dans lajurisdiction
de res & de Westminster
, ou des paroiffes de -la-Bonne , de Paddington
, St. Pancras & Luc à Chelſea , le 10 janvier 1793 ; ou s'ils hors defdites cités & paroiſſes , dans les 10 s après ledit 10 janvier 1793 , & tout étran- qui arrivera après ledit to janvier 1793 , dix s après ſon atrivée ; detoute arme blanche , eà feu , poudre & munition , qu'ils,auront en pofeſſion ou en dépôt chez un autre , & qui ont à fon uſage & diſpoſition. Et troisjours. ès ledit compte rendu , ils avreront audit giftrat leſdites armes , poudre & munition ,
ins qu'ils aient obtenu la permiflion expreſſe, les garder , ſcellée & fignée d'un des princi- ux ſecrétaires d'Etat de Sa Majesté , & il eſt fendu à tout étranger d'acheter , après avoir ndu le compte ci-deſſus , & de garder en fa offeffion , ou en dépôt chez un autte, fon uſage & diſpoſition , aucune arme à feu,
oudre & munition quelconque , à moins d'être anti de la permiffion ci-deſlus mentionnée
; out étranger qui négligera volontairement
de endre ce compte , ou qui en rendra un faux,
ou qui négligera & refuſera volontairement
de emettre leſdites armes , poudre & inunition ,
qui changera ou contrefera fera , fera changer ou contrefaire , ou préfentera une permiffion qu'il Haura changée , contrefaite ou fauffe, ou qui ache tera , fera acheter ou gardera en ſa poſſeſſiondes armes , poudre & muntions
quelconques
, fera ,
étant
&
ou
Les
fecrétairesd'e
s
magiftrats,pou
elle&lignédeleu
or
Tous
Finſpectic
fon
louéeou
occu
marchand
étrange
prame
pendantde
mjer
janvier
1790
des
locataires& p
hirela
recherche
ambitions,&de
s'en
Dient
nantisdelap
Les
ſuſdits
fcréta
tats,
pourrontfo
Précrit,
fcellé& fi
,tom
maîtrede in
Récrit,dansunter
Ette conviction , renvoyé hors du royaume,
ans cauſe légitime , il s'y trouveaprès le,
xé par le jugement, il fera tranſporté
vie
us les ſuſdits magiſtrats pourrontde tems
exiger que les étrangers , qui feront arri-
5 ce royaume , depuis le premier janvier
aqui arriveront pendant tout le tems que
Cera en vigueur , qui ſe trouveront ou pafans
l'étendue de leur jurisdiction , leur,
Dutes leurs armes &munitionsquelconques
en leur poffeſſion , ou en celle des autres ,
age & difpofition , & s'ils refuſent ſans y,
rifés par une permiffion , ou s'ils cachent
mes & munitions ci-deſſus mentionnées ,
= condamnés , après conviction , à ſortir
ame , & s'ils s'y trouvent après le tems
adire fentence, ils feront tranſportés pour
crétaires d'état de S. M. ,& tous les fufſtrats
, pourront ordonner par un écrir .
igné de leur main, la vifite , pendant le
-s l'inſpection d'un juge de paix , de toute
uée ou occupée par un étranger , s'il n'eſt
mand étranger , ou s'il a demeuré dans ce
pendant deux ans confécutifs , avant le
anvier 1790, & de toute maiſon où il y
ataires & penfionnaires étrangers , pour
recherche de touteeſpèce d'armes ou
, & de s'en emparer , à moins qu'ils ne
atis de la permiflion fus-mentionnée.
dits f crétaires d'état de S. M. , & maourront
fommer , par un avertiſſement
ſcellé&fignéde leur main , laiſſé chez
maître de maiſon ,de lui rendre compte,
dansuntems fixé par ledit avertiſlements
de toute eſpèce d'armes & munitions qui peuvenς
être dans ſa maiſon àl'uſage & diſpoſuion d'un
étranger, ou de lui certifier de la même manière ,
qu'aucun de ces articles ne s'y trouve , felon'e cas
Tout maître de maiſon qui négligera ou refuſera
de rendre ledit compte , ou qui volontairements
en donnera un faux , ou qui certifiera fauſiement
n'avoir aucun des articles ci-deſſus paiera 100
fterl. , &s'il néglige ou refuſe de donner le fufdir
certificat , quand même il n'auroit aucun des articles
ci-deſſus , paiera 5 liv. ſterl. , dont moitié
pour les dénonciateurs , & moitié pour les pauvres
de la paroiffe , où eſt ſituée ladite maifon.
Suite & fin de l'adreſſe au peuple Belge.
C
又
4. Parce qu'elle ren
de
nommetua,
prince ,
hereditaire, avec refpon
fouverainepeur
dorner
pugera
convenable: ce
en penfion
annuelle ,co
nation
fouveraine , ger
partie qui lui fera affh
anation
fouveraine Vera encoreplus expre
For
législatif, la no
&
miffions aux
cours
poler&lever les tax
Paix, dede guerre, de
lis
dignités&
honner
Diers de
l'état avec r
annuelle &
oftenfibl
que la
nation
fouvera
roir
exécutif, à la
plaiscivils&
militai
fidérer
mütemen
difcuffionde tous ce
1. Lajoycufe entrée primitive &les chartres,
parce qu'elle renferme ce droit inhérent , aufli
antique & connu que le monde; le droit de
Fhomine , ſoit l'égalité entre tous devant la loi.
Ailleurs il n'exiſte auſſi d'autres diftinctions que
celles que donnent les vertus , les talens , & la
nation fouveraine; c'est-à- dire ,bon peupleBelge,
que le cocher du général Dumourier n'eſt pas lon
égal dans la ſociété; car , pour l'être , il faudroit
que celui-là, eût toutes les qualités
ment.
La
joyeufe
touche au
culte , a
tendu qu'il paie en
de celui-ci , c'est-à-dire
celuidetil ? il devient alors fon
le cercle ſocial , comme il l'eſt dès ſa
devant les lois .
comm
naiſſance quenfin lesBelges
29. Parce qu'il renferme auſſi le principe d'une
parfaite égalité dans les ſubſides & impôts , entre
leclergé, le noble , le titre , & le peuple.
39. Parce que conformément à l'article premier
ci-deſſus , tous peuvent prétendre , & rem
plir tous emplois , charges , poſtes; afpirer & par
rembourfer; qu
Tauw
placés
dansd
6.
Le
prince
princefle
que
du
anation:
il
re
ega
met un prince , comme pouvoir exécutif
ire , avec reſponſabilité , auquel la nation
ne peut donner le nom de titre qu'elle
Convenable : ce prince aura un exiſtence
Fon annuelle , conforme à la dignité d'une
Louveraine , généreuſe , pour exécuter la
ui lui fera affignée dans la conftitution :
1 ſouveraine s'est réſervée , & ſe réfer
core plus expreflément à elle ſeule le pou
giſlatif , la nomination aux ambaſſades
Ons aux cours étrangères , les droits d'imlever
les taxes , de battre monnoie , de
guerre , de faire grâce , de conférer
ités & honneurs , le maniement des del'état
avec reſponſabilité , comptabilité
& oftenfible au public. Quant à la part
mation fouveraine donnera au prince pou
écutif, à la nomination aux autres emils
& militaires , ce ſont autant d'objets à
er mütement , lorſqu'on en viendra à la
an de tous ceux qui font partiedugouver-
La joyeuſe entrée n'admet point qu'on
au culte , au clergé , ni à ſes biens , atqu'il
paie en proportion de ſes fonds ,
dire , comme l'habitant de la chaumière ,
lui - là n'a aucun privilége ſur celui-ci.;
ales Belges n'ont aucune dette nationale
ourfer ; qu'au contraire ils ont des capiacés
dans différentes banquesde l'Europe .
Le prince pouvoir exécutif n'épouſera de
e que du confentement du fouverain de
on : il renoncera à tous autres gouverne
loin de me permettre de décider , je me fou
mettrai à tout ce que la nation fouveraine bel
gique , non influencée , légalemen affemble a
décidera ibrement pour fonbonheur. Toutes mes
follicitudes , toutes mes vues ſe bornant uniquement
à voir ma patrie vraiment heureuſe &
libre a fon goût. Le jojour qu'elle u'elle obtiendra
double but , fera auffi le plus beau de ma vie..
7
Ce 20 novembre 1792.
race
H.CN. VANDER NOOT.
31
FRANCE
11
CONVENTION NATIONALE .
11
Du Dimanche , 3 février
Après avoir rendu un décret par lequel laConvention
met à la diſpoſition du miniftre de l'inmerce;
30,000 ou
fans
reflources. L
ajouteàleur
cruelle
dela misère, ces c
vrais,lesp'us cou
eunqui,parleur pa
étouffé àLyonla co
mir.
Le
comité de co
prefervet les
manu
dont la
commotior
antéde
familles
ence il a
propof
commune de Lyo
You
fournir du tra
mme
feroit
rembo
Chrplas
d'impofiti
evenus
excéderoien
courir les hôpitaux , qui éprouvent de preffans
beſoins , ſoit par des ſuppreſſions de revenus , foit
par une augmentation de malades , elle a entendu
un rapport non moins intéreſſant ſur les ſecours à
accorder aux ouvriers employés dans les manufactures
de la ville de Lyon . On lui a fait obſerver
que les commiflaires envoyés dans cette
ville ont reconnu combien il étoit preſſant de
s'occuper de ces citoyens. La révolution qui appelle
lesb
é
l'impreffion
Le
miniftre de 1
Te
préſenter
une
attrendu le
prem
ansla
Républiquet
feauxquiy
arriv
oumis à
aucune
des
maintenant
dans co
miniftre a
propofe
acet,
portant
que
etranger
,
aux
carg
lavenir,
pou
As
francs.
Pat ce
olique
pourra de
antiréde
bleds ,
lle les François à tous les genres de prospérités,
qu'elle a portés à ſes arts & à ſon com-
30,000 ouvriers y font ſans travail &
ources. L'exceffive cherté des denrées
ear cruelle fituation; & quoique menacés
ère , ces citoyens font les amis les plus
5 p'us courageux de la liberté ; ce fone
par leur patrictiſme , ont plus d'une fois
yon la contre-révolution qu'on y médi,
5
'té de commerce a ſenti la néceſſité de
les manufactures de Lyon , d'une chûte
ommotion frapperoit , ruineroit une in
familles de la République ; en conféa
propofé à la Convention de faire à
me de Lyon une avance de 1,500,000 1 .
nir du travail à ſes louvriers. Cette
roit remboursée au tréfor national par
d'impoſitions ſur les citoyens dont les
céderoient mille livres. L'Aſſemblée a
mpreſſion & l'ajournement de ce projet.
iftre de l'intérieur , par interim , oft
enter une u obfervation eſſentielle furle
u lele premier février ,, concernant l'achat
tappellé à l'Affemblée qu'il exiſte
publique trois ports réputés ,francs ; les
uiuyy arrivent & qui en partent ne font
ucune des formalités des douanes. IL Ily
nt dans ces ports des grains étrangers .
= a propoſé d'étendre les diſpoſitions du
rtant que les bleds feront achetés chez
aux cargaifons qui , dans cet inftant ,
mir , pourroient ſe trouver dans ces
s . Par ce moyen , a- t-il ajouté , la ré-
Durra de ſuite ſe prosurer une grande
= bleds , & déjouera les ſpéculations
il a
E
au prix qu'il leur plaira de nous impofer.
Cette propoſition , convertie en motion , a été
décrétée , & la Convention a renvoyé à ſon comitédecommerce
l'examendes queſtions ſuivantes:
Si tous les ports de la république ne doivent pas
être francs , s'il ne doit pas être libre d'y amener
d'autres denrées que celles qui font aujourd'hui
permiſes dans les ports francs ; enfin , ſi l'on a
pris des meſures pour empêcher que les bleds
de l'intérieur ne ſoient portés , comme bleds
étrangers,dans nos ports.
peri
jour. Parmiles pétiti
marquécelle dequel
affuret la
Convention
républicain, animé d
pour laliberté& l'éga
la
Convention décréc
pursl'eſtime de la
muraumoins
prématu
coup de tumulte , a
motivé farceque
juger fur la condur
Tapport que fon com
Dulundi , 4 f
Un
membredu co
portfurles
déportés
poléde
décréterd'ac
ourdecetteille,po
dunordre descom
obijer
l'embarqueme
A
trouvédesdefen
appellé le grand a
la73.année, &
oujours obéi aux
L'Aſſemblée avoit décrété , dans ſa dernière
féance, que les commiſſaires ſeroient envoyésdans
les places frontières du Nord & de l'Eſt . Le préfident
a préſentéaujourd'huiles noms des membres
que le comité de défenſe générale propofoit pour
cette miſſion. Ce choix a excité quelques récla
mations contre les membres nommés & contre le
comité, qui s'en étoit attribué la nomination.
Marat aremarqué qu'il s'en trouvoit un qui avoit
Voté pour l'appel au peuple ; il a dir que par
cela même , ce membre ne pouvoit avoir la confiance
ni de la Convention , ni de la nation . On
s'eſt irrité contre Marat; il alloit être cenfuré,
lorſque Boyer-Fonfrède s'y cſt oppofé en demandant
que la Corumbles conftituantetrait traitar les infolencecselldees
de Dépreſménil , c'est-à-dire , qu'elle paffatà
Fordre du jour, motivé ſur le profond mépris
qu'elle a pour l'individu. Cette propofition a été
miſe aux voix &adoptée. On a décréré , de plus
qu'il feroit fait une autre lifte de commiſſaires
?
commomisit, p
on
craignoit
pou
da
colonel
Maudu
près delui
Ceper
Cambifort
obtein
ait
s'embarqua,C
niffion des pétitionnaires étoit à l'ordre du
rmi les pétitions préſentées , on a recellede
quelques citoyens qui venoient
a Convention que Pache étoit un vrai
in , animé des ſentimens les plus purs
iberté & l'égalité ... Ils demandoient que
ention décrétât que Pache conſerve toutime
de la nation. Cette propoſition ,
oins prématurée , après avoir excité beau
zumulte , a été écartée par l'ordre dujour
Tur ce que l'Affemblée ne doit rien préla
conduite de ce miniſtre , avant le
que ſon comité doit lui faire àce ſujet.
lundi , 4 février.
embre du comité colonial a fait un rap-
Les déportés de St. Domingue . Il a proécréter
d'accuſation d'Esparbes , gouvercette
iſle , pour avoir ſuſpendu l'exécution
e des commiſſaires civils , qui avoit pour
barquement de Chambefore. d'Esparbes
des défenſeurs dans l'Assemblée. I's ont
le grand âge de cet officier , parvenuà
nnée , & l'exactitude avec laquelle il a
obéi aux lois . L'ordre donné à Cambe-
-ils dit, par les commiſſaires civils , fut
qué au citoyen d'Eſparbes à midi,M
noit pour Cambefort le ſort déplorable
elMauduit , & d'efarbès le retint aui
Cependant , à quatre heures du foir ,,
obtempéra à l'ord e des commiffaires
barqua. Cette prétendueréſiſtanceduci-
Mais
Enin ceux qui ont parlé en faveur de cet omcier
, ont fait fur- tout fentir le danger de multiplier
fans néceſſité des décrets d'accuſation qui
compromettent la dignité de l'Aſſeniblée devant
les tribunaux. Ils ont cité l'exemple de l'ex-miniftre
Lacoste , renvoyé abſous par le tribunal criminel
du département de Paris , & ils ont conclu
l'ajournement du projet de décret préſenté au nom
du comité colonial. Mais l'Aſſemblée qui a cru
voir des preuves de la trahiſon du gouverneur de
St. Domingue dans le rapport du comité , a
adopté fon projet de décret , dans les termes ſuivans
:
« La Conversion décrète , 1º. qu'il y a lieu à
accufation co d'Efparbes , gouverneur-général
des Ifles -du-Vent. >>
cc 29. Les citoyens Cambefort & TTouzac leront
mis en liberté , mais ils ne pourront continuer
de ſervir dans les armées de la république , qu'après
s'être juſtifiés devant une cour martiale . »
« 3 °. Le miniſtre de la guerre fera tenu de
convoquer cette cour martiale ſur la demande de
Touzac & de Campefort.>>
CC
«4°. Girardin & les autres officiers détentis
feront définitivement mis en liberté. >>
La commiffion des douze a fait enfuite un rapport
relatif aux onze députés à la législature
membres du comité de liquidation , accufés de,
s'être laiſſés corrompre par l'or de la liſte civile. La
Convention a décrété d'accufation Lamy , l'un
d'entr'eux , & Mariveau , & ne découvrant au
cutes preuves contre les autres ex-députés , elle a
ordonné qu'ils feront élargis.
Sur
àlarépubliqueFra
un 85. départem
AlpesMaritin es
II. Ce dépa
à
l'Occident;ilce
qui font à la riv
titoire quicompe
III.Lechef
Maritimesferal
IV. Les
nationale
dans
le
tranſporteron
nimes, pour pre
de ce
départem
localitésdesdiftr
préalables àcet
«V.Le dépar
meraproviſoire
nationale.>>>
On aproced
nation d'unnou
ſultat du
ſcruti
nonville.
Du mardi
Le préſiden
Veau
miniftre
Lomination.B
La réponſe , L
Jeviens off
mage de mon
ma
reconnaifl
No. 7. 1
ci -devant comte de Nice , rent
blique Françoiſe , formera proviſoirement
département , ſous la dénomination des
Maritimes . >>>>
Ce département aura le Var pour limite
dent; il comprendra toutes les communes
à la rive gauche du fleuve, tout le terqui
compoſoit l'ancien comté de Nice. >>
Le chef lieu du département des Alpes
es ſera la ville de Nice. >>
Les commiſſaires de la Convention
- dans le département du Mont-Blanc ,
porteront dans celui des Alpes Maripour
préſider à l'organiſation proviſoire
épartement, indiquer le nombre & les
des diſtricts , & prendre toutes les meſures
es à cet effet. >>
Le département desAlpes Maritimesnomviſoirement
trois députés à la Convention
১
procédé à l'appel nominal pour la nomi-
'un nouveau miniſtre de la guerre. Le ré-
1 ſcrutin a donné la majorité à Beur-
.
mardi , 25 février.
éſident avoit été chargé d'écrire au nouiniſtre
de la guerre , pour lui notifier ſa
ion. Beurnonville vient lui- même apporter
aſe , la voici :
ns offrir à la Convention nationale l'hom-
= mon reſpect , de mon déyoûment & de
nnaiffance.
7. 16 Fevrier 17930
2
H
profeffion de foi.
Vous me croyez plus utile au miniſtere de la
guerre que fur la frontiere; vous jugez plus convenable
à l'utilité de ma patrie de me rappeler
du ſein d'une famille de braves , pour m'occuper
plus particulièrement de ſes beſoins , & du
ſoinde la faire triompher ; cette ſéparation , je
ne vous le diffimule pas , coûtera infiniment à
ma ſenſibilité. Je ſens d'ailleurs toute mon infuffilance
& l'étendue de mes devoirs ; mais je
vous ai dit que j'étois foldat , & c'eſt vous dire
queje ne Taisqquu''obéir.
J'offre àma patrie & à la Convention un coeur
pur & plein de l'amour de mon pays , une grande
franchiſe , & une grande bonne volonté ; mais
tous ces moyens me paraiſſent inſuffifans , s'ils ne
font pas puiſſamment ſecondés par vous.
le tro
Ieufe, & uapr
quelaConver
dre,j'ai pu me
Dansquelq
toyens législate
des repréſenta
pour la Libert
publique.
On fait le
mourier , dat
queles pieces
desjacobins
commis des b
tiennent une
envoyées au co
fon
calomniat
ne pèſe pas da
de la confiar
mande. Il ex
beſoinsdefo
ditle généra
offensivedan
leure a été
nérale.
Les com
Belgique ,
dudécret d
Comité dip
Convention
&fur leſque
vention ap
décret qui
Il exiſte de grands maux; ils font le réſultat
d'une malveillance paffée ; il faut de grands
remedes , & les momens fontcourts : ce n'eſt donc
qu'en multipliant les efforts & les moyens que
nous pouvons triompher des obftacles . Les armées
ne demandent qu'à vaincre ; ſecondons-les , &
nous toucherons avant peu à l'Egalité , à laLiberté
& au bonheur qui doivent être l'objet unique de
nos méditations.
Enacceptant le miniſtere , citoyens légıflateurs ,
je vous demanderai deux permiffions ; celle de
retourner me battre contre les ennemis de ma
patrie avec les braves queje quitte , ſi , après avoir
-employé tous mes efforts pour répondre à vos
defirs , je ne puis atteindre le but que vous vous
êtespropoſé.
,& & après avoir travaillé avec les adjoints
a Convention nationale me permet de prenj'ai
pu mettre les choſes dans l'état defiré.
ans quelque poſi ion que je me trouve , cias
légiflateurs , je viens jurer entrer les mains
repréſentans de la Nation , de mourir
la Liberté , l'Egalité & le ſalut de la Ré-
S
que.
fait lecture d'une lettre du général Duier
, datée d'Anvers le 3 février. Il demande
es pieces déposées au ſécrétariat de la ſociété
acobins de Paris , par Affinfratz , premier
mis des bureaux de la guerre , et qui conent
une dénonciation contre lui , foient
vées au comité de défenſe générale , afin que
alomniateur foit conf ndu ,& que le ſoupçon
ſe pas davantage ſur un général qui a beſoin
confiance des braves ſoldats qu'il come.
Il expoſe enfuite à la Convention les
nsde ſon armée. Elle ne peut plus attendre ,
général ; elle ne peut continuer la guerre
five dans la poſition où elle ſe trouve. Cette
a été renvoyée au comité de défenſe gée.
es commiſſaires de la Convention dans la
que , écrivent que l'obstacle à l'exécution
écret du is décembre , ſont les renvois au
ité diplomatique des adreſſes envoyées à là
vention par quelques villes de la Be gique ,
leſquelles on n'a rien prononcé . La Conon
a paflé à l'ordre du jour , motivé fur le
et qui ordonne que la loi du 15 décembre
H2
deux vaifleaux de 74 canons , fix fregates de 40
&ungrand nombre d'autres bâtimens. Ils annoncent
qu'une ſouſcription civique portera à 20millions
les fonds deſtinés à leur entrepriſe.Le ſeulencouragement
qu'ils demandent , c'eſt que les actions
de leur fociété ne ſoient point ſoumiſes au
droitd'enregiſtrement. Cettepétition eſt renvoyée
aux comités des finances & de la marine. Un
membre annonce en même temps , que la ſociété
des amis de la liberté & de l'égalité de Bordeaux
fait armer une frégate , dont elle fait hommage à
la patrie.
Sur la propoſition du comité de la marine , la
Convention adécrété que les receveurs de diſtrias
feront tenus de ſe pourvoir d'un certificat de civiſme
de leur municipalité. Elle a étendu la même
diſpoſition à tous les fonctionnaires publics ſalariés
, qui n'ont pas été réélus par le peuple.
Décretſur les monnoies d'or & d'argent de la république.
La Convention nationale , oui le rapport de
fon comité des finances , décrète ce qui ſuit :
de la vigilance
deuxcôtés dut
mots : Regne
millésime del'a
III. Lecor
desdeuxmots :
14livrescontin
cordon.
«IV. Il ne
despiècesde 6
24liv. en or.
ce Art. I. Les monnoies d'or & d'argent de
la république Françoiſe porteront pour empreinte
une couronne de branches de chêne ; la légende
fera compofée des mots Répub'ique Françoise ,
avec déſignation en chiffres romains ; la valeur
de la pièce ſera in crite au milieu de la conronne.
Mercredi
Le
général
la clefd'or , do
Louvain.
Les
cachéepourqu
commiſſaires n
effets
dansles
On
décrete que
ves.
Une
lettr
Convention de
its
troupes cor
II. Le type adopté par le décret du mois
d'avril 1791, ſera conſervé fur le revers des
CC
sere.
Des
bataves
decret par
lequ
inftathouder
Courront
autan
après
laquelle
qui va
faire le
triompher la ca
Les
bataves
ſer
Its
armes
dela
vigilance , continueront d'être placés des
ôtés du type. La légende ſera compoſéedes
:Règne de la loi. L'exergue contiendra le
me de l'année en chiffres arabes.
1. Le cordon des pièces de 6 liv. ſera infcrit
ax mots : Liberté , Egalité. Les pièces de
es continueront d'être marquées d'un fimple
✔. Il ne ſera fabriqué proviſoirement que
ces de 6 livres en argent, & des pièces de
en or.
Hercredi , 6 février.
4
Lénéral Miranda envoie à la Convention
d'or , donnée par Charles III à la villede
1. Les magiftrats de cette ville l'avoient
pour qu'elle ne leur fût point enlevée les
Taires nommés pour faire l'inventaire des
ans les monumens publics, l'ont trouvée.
rete que cette clef ſera déposée aux archine
lettre du même général , inftruit la
tion de divers avantages remportés par
pes commandées par legénéral Lamorataves
admis à la barre, applaudiſſent au
ar lequel laConvention déclare la guerre
puder de Hollande. Ils aſſurent qu'ils con-
= autant qu'il ſera en eux à cette guerre ,
quelle ils ſoupiroient depuis cinq ans ,
Faire le bonheur de leur pays , en falfant
er la cauſe de la liberté & de l'égalité.
ves ſe montreront dignes du bienfait dont
de la république françoiſe vont les faire
:
7
H 3
à communiquer. Il demande à être entendu par
le comité de défenſe générale. --- Décrété .
*Aux bataves , ont ſuccédé des députés des
120 communes compoſant la Rauracie. Ils remercient
la Convention au nom de leurs concitoyens ,
de la protection qu'elle leur a accordée. Ils démentent
les faits avancés à la barre de la Convention,
par de ſoi-diſans députés des ſocié és
populaires de Porentru. Quant à nous , ont-ils
jouté , mandataires élus par nos concitoyens ,
nous allons nous hâter de vous monfefter leur
voeu. Il ſera digne de la république françoiſe.
Libres par la protection de ſes armes , les rauraques
s'uniront bientôt, ſans doute , à ſes glorieuſes
destinées , &, de concert avec elle , comttront
&ention s'est ensuite occupée du fort
cront pour laliberté univerfelle.
des pauvres de la répub ique , et des ſecours que
l'humanité & la juſtice réclament en faveur d'une
claffe indigente, mais laborieuse. Voici le décret
qu'el'e a adopté , d'après le voeu de fon comité
des fecours publics.
29
les 6millions porte
IV. Les
directoir
qu'au re . octobre
del'emploidesſom
ront
recevoir, tant
que du préſent déc
V. Au premier
Tintérieur fera ten
corps légiflarifdes
temens.
L'erminiftreP
בadminiſtration
Timpreflion .
Aprè avoir ente
de laguerre , la C
Arthur
18 20
Dillon av
1791,
confiance de la Na
Laféance s'eſt
la
commune dePa
les
allarmes Curles
Lecours de 4 mill
tmbléene luiacc
unde, le confe
Souvera dans l'in
Roviſionnement
des
finances.
ART . Ir. La tréſorerie nationale tiendra à la
dif oſition du m niſtre de l'i térieur , juſqu'à concurrence
de 6,000,000 liv. pour être diftribués
aux 85 départemens , d'après les baſes de la repréſentation
nationale, & être employés en travaux
publics reconnus les plus utiles par les corps .
adminiſtratif .
II . Sur cette fomme de 6,000,000 liv. il ne
fera accordé au département de Paris , pour toute
répartition , que celle de 300,000 liv . III. Le ministre de l'intérieur eft autoriſé à
mettre à la difpofition des départemens le tableau
Dujeudi ,
L'ouverturede
anactede
bienfa
som du
comité
Lions portés en l'article premier .
es directoires de dépa temens auront jufoctobre
prochain pour rendre compte
bi des ſommes qu'ils ont reçues ou pouroir,
tant en vertu des loix exiſtantes ,
éſent décret .
premier janvier 1794, le miniſtre de
fera tenu de donner connoiffance au
Latif des comptes rendus par les dépariniſtre
Pache a envoyé les comptes de
niſtration . L'Aſſemblée en a ordonné
1 .
voir entendu le rapport de ſon comité
re , la Convention a rapporté le décret
1792 , par lequel le l'eutenant-général
llon avoit été déclaré avoir perdu la
de la Nationa
ce s'eſt terminée par une députation de
ne de Paris , qui eſt venue faire part de
es ſur les ſubſiſtances . Elle a follicité un
= 4 millions , & annoncé , que si l'AC
lui accorde pas la ſomme qu'elle de-
Le conſeil-général de la commune ſe
Hans l'impoſſibilité de pourvoir à l'apement
de Paris. -Renvoyé au comité
es
eudi , 7 février.
turede cette féance a été conſacrée par
bienfaifance & de justice. Chenier au
omité d'inſtruction publique , a inté
H
trie &dont les talens & la vertu ont mérité l'eftime
de 1Europe.
* Goldoni , que Voltaire a nommé leMolierede
l'Italie, fut appelé à Paris en 1762 , par l'ancien
gouvernement. Il jouiſſoit depuis 1768 d'un traitement
annuel de 4000 liv. ; ce traitement qui
faifoir toute ſa fortune, lui étoit payé dans ces
derniers temps ſur les fonds de la lifte civile .
Undécret a réduit ce vieillard , âgé de 86 ans ,
à la mifère. Il ne lui reſte pour toute reſſource
que le bon coeur d'un neveu , qui partage avec
lui le foible produit d'un travail affidu. ce Citoyen
, a dit Chenier , vous tendrez une main
ſecourable à ce qu'il y a de plus ſacré fur la
terre : la vertu , le génie , la vieilleffe & l'infortune;
vous n'invoquerez point l'ajournement ,
car on n'ajourne point la nature,& dans quelques
jours peut - être votre bienfait viendroit trop
tard>>.
citprovenant de la
acharsdegrains & fa
lité pourl'approvifion
deces fubliſtances .
Dubois de Crancé
fur l'organiſation des
fes calculs, il réfulte
régimens deligne&
Tonaux, au premier
fre de 401,992 h
époque ,la guerre
dénuement abfolu,
oat
conſidérablemer
nièreque
doivent comp epour comp
compofer
gn.fprochaine
, il ret
homines.
Unedes
conhite à
national
troupede ligne av
the
fortement com
pai
pluſieurs meu
ffiondes troupes
étoit
dangerufe
fonten
préſence d
relle,cetterivalit
loldats de ligne
tantde nos triom
tique,
coupable
compofentdesar
dela
difcuffion
d
La Convention , heureuſe de ſe trouver en ce
moment le repréſentant de la générosité de la
nation , a adopté ſur-le-champ le décr t ſuivant :
1º. Le traitement annuel de 4000 liv, accordé
à Goldoni en 1768 , lui ſera payé à l'avenir par
la tréſorerie nationale.
2º. Ce qui lui eſt dû fu ce traitement depuis le
mois de juillet dernier , lui ſera payé fur-le-champ
&à ſa équ fition.
D'autres rapports ont enfuite occupé l'Aflemblée.
Réal a fait adopter un décret qui autoriſe la
municip lité de Paris à lever une contribution de
4millions ſur les citoyens dont les revenus excéderoient
neufcent francs , pour faire face au dé-
Décret fur lade
off
Art.
I.
Le
de
destituer
les
venantde la différence entre le prix des
e grains & farines faits par la municipal'approviſionnement
de Paris & la revente
abſiſtances .
is de Crancé a fait un rapport fort étendu
aniſation des troupes Françoiſes . D'après
als, il réſulte que la force effective des
5 de ligne & bataillons de volontaires naau
premier décembre dernier , ſe trouvoit
401,992 hommes ; mais depuis cette
la guerre , la rigueur de la ſaiſon , le
ent abfolu , le defir de revoir le foyer en
dérablement diminué le nombre , de ma--
pour complet er les 502,800hommesqui
compofer a force publique pour la campahaine,
il rette à faire une levée de 300,000
- Une des ues principales du rapporteur
anationalifer l'arm , en amalgamant Ja
e ligne avec les volontaires. Ce projet a
ement combattu par Barrère , & d fondu
leurs membres . Barrère penſoit que la
es troupes de ligne avec les volontaires
ger uſe dans un moment où nos armées
préſence del ennemi; que la rivalité natatte
rivalité de gloire , qui règne entre les
de ligne & les volo taires , étoit le ga-
10s triomphes , & qu'enfin il étoit impolipupable
même de changer les élémens qui
nt des armées victorieuſes. L'ajournement
cuſſion de tout le projet a été décrété,
Car la deßitution & le remplacement des
officiers de la marine.
-. I. Le miniſtre de la marine fera tenu
cuer les officiers de marine employés aux
H3
*
es , qui le font montrés rebelles ala for ,
leſquels ne pourront obtenir leur ren r'e au fervice
, ou des penſions de retraite , que d'après
les conditions exigées par la loi du 30 décembre
dern'er.
II. Le miniſtre de la marine ſera aufli tenude
deftituer tous les officiers de marine qui ſe ſont
abſentés par congé de ſes prédéceſſeurs , oit pour
aller à Malthe ou dans nos colonies , ſoit pour
aller en pays étras ger , ou qui ne font pas rentrés
dans les ports de France aux termes de la loi ,
fur les dangers de la patrie.
III. Le miniftre de 1 marine pourra choifir les
contre-amiraux parmi les capitaines de yaffeaux,
actuellement exiſtans à leurs poftes , ou en activité
de fervice , & nommés capitaines avant le 31
décembre der ier , le droit d'an ienneté de neurant
toujours réservé ſuivat les lo xanciennes .
IV. Le nombre des capitaines de vaiffeaux,
antérieur à la formation du premier janvier 1792 ,
ſe trouvant réduit par la déſertion , à un nombre
de beaucoup inférieur aux beſoins de la république
, le miniſtre de la marine eſt autor ſé à remplacer
en entier la moiti des capitaines de vaifſeaux
à l'ancienneté , & envoye ta déciſion pour
l'autre mitié , & le ſur lus du projet de décret ,
après le rapport des commiflaires envoyés dans les
ports.
V. Le miniſtre de la marine choiſira la mitié
des capitaines indiſtinctement , & de remplacemeat
parmi les lieutenans de vaiſſeaux quelque
ſoir le temps de leur navigation dans ce dernier
grade, & parmi les capitaines de commerce , ayant
cinq années de commandement en curſe ou au
long cours. - Les uns & les autres feront tenus
derapporter des certificats de civiſme , fignés
de
gene aux de la com
VI. Les lieutena
au choix , prendre
cienneté : ces der
ont entre eux. Le
parmi les lieutena
parmi les capita ne
entre eux fuivan
dans l'un ou l'au
VII. Le tem
Vadmiffion au g
fireaci qannée
Foit lur ceux d
candidats devio
navire du com
mandé deux an
deux ans ſur le
gues, offic ers
pour lacampa
VIII. Le li
janvier 1792,
de la totalité
les anciens of
frégates &
rempli dans L
compté par n
IX. Les m
après avoir
rontau fervi
qu'ils auront
X. Le no
pour le gra
14, foit 1
de commerc
vront
avoin
x de la commune de leur domici
Les lieutenas , faits capitaines de vaifleaux
ceux faits à l'an- prendront rang après. ,
é : ces derniers conferveront celui qu'ils
re eux . Les capitaines pris au choix , tant
Les lieutenans de vaiſſeaux de l'étur , que!
es capitaines de commerce,prend ont rang
=ux ſuivant l'ancienneté de leur navigation
in ou l'autre ſervice .
Le temps de navigation néceſſaire pour
fion au grade de lieutenantde va fſeau sera
i q années , foit fur les vaifſeaux de l'état,
r ceux de commerce indiſtinctement. Les
ats devront avoir été reçus capitaines de
du commerce au long cours , avoir com-
- deux ans en cette qualité , ou navigué
ans ſur les vaiſſeaux de l'état comme enfeioffic
ers auxiliaires , entretenus ou brevetés
La campagne , ou comme maîtres pilotes.
II . Le, lieutenans nommés depuis le premier
er 1792 , prendront rang entre eux à raifon
totalité de leur navigation; le ſervice que
ciens officiers auxiliaires ou licutesans de
es & ſous-lieutenans de vaiſſeaux , ont
i dans les ports de la république , leur ſera
té par moitié du temps exigé ,
. Les marins , faifant le ſervice des ports qui ,
avoir été fupprimés , fonte trés ou rentreau
ſervice , compteront pour moitié le temps
s auront paflé en activité dans les ports.
.Le nombre d'années de navigation exigé
le grade d'enſeigne entretenu ,
fera fixé
foit fur les vaifleaux de l'état foit fur
ommerce indiſtinctement , les candidats de-
Lt avoir ſervi ſur les vaiſſeaux de l'état
ceux
H6
ieutenans pendant deux années. Pourront auſſi
Etre admis , ceux des volontaires , élèves ou
afpirans entretenus de la marine de l'état , ayant
ans de navigation , & dès qu'ils auront ſubi
'examen preſe it par les loix précédentes.
XI. Les felougues de Corſe font partie navale
de la république françoiſe. En conféquence , les
officiers attachés juſqu'ici à leur ſervice , ſeront
Encoporrés dans la marine , & prendront rang
Tuivant leur grade , & la durée de leur ſervice.
XII. La Convention nationale décrète, qu'à
compter de la publication du préſent décret , l'uniforme
de la marine militaire de la république ,
fera habit & severs bleu foncé , le paſſe-poil
rouge , par mens rouges & paffe-poil blanc , le
collet banc & poffe-poil rouge , la doublure de
' habit verte , &culotte écar at , deux ancres en
bleu l'attache à retrouffis , des boutons de cuivre
Hoé à l'ance , ſurnonté du bo net avec l'exerque:
Républiq e Françoise. La pathe à pattes ,les
Epaulettes un or , le baudrier noir en fauoir , armé
dub avere de métal doré, letout ju q es & c. mpris
Lescapitaines de viffeaux, rienn tartchangé quant
-préſent , a l'uniforme des officiers-généraux .
XIII . La Convention décrète , que la valeur
cotale des bâtimens marchands , qui feront pis
par le vaiſſeaux de la nation, ſera partagée entre
équi age qui aura fait la capture. La Convenion
na jonale renvoye à ſon comité de ma ine
pour fixer le mode de répa tition ..
XIV . Les loix exiſtantes contiu eront à être
exécutées , en tout ce qui ne fera pas contraire an
préſent décret.
Du vendred
Une
difcuffion
s'eſt élevée. Des
venus
réclamer
pourſuite desma
première impre
n'apas dû être fa
Tour de cette
core
toute
enti
fallu
V'écarter p
dérations
politiq
retracterle
décr
tionde cesveng
pasde
nouve
les
teurs égarés des
feroient pas acc
Si,
lorſque e
prudence de le
longs &detu
déciété que l'in
contreles
auteu
Teroit
Tufpendu
fetost
chrgéd
port u la né
clamation
d'ur
Decret qui
volontaires&
tont évé
bielle
dela patr'e.
Art. Ies. L
detroupesdeli
fultantes
dese
hors
d'état d
ſervice, obti
Du vendredi , & février.
e diſcuſſion pénible & délicate à la fois ,
evée. Des fédérés de la République ſont
réclamer contre le décret qui ordonne la
ite des maſſacres des 2 & 3 ſeptembre. La
ere impreſſion qu'a produit cette demande
dû être favorable aux pétitionnaires . L'horcette
grande proſcription exiſtoit enoute
entière dans les eſprits. Mais il a bien
écarter pour ſe livrer à l'examen des confi-
-os politiques qui doivent confirmer ou faire
er le décret. On s'eſt demandé fi la punices
vengeances arbitraires n'en ſo leveroit
nouveles; fi les pourfuices c ntre les au-
Egarés des évènen ens du 2 septembre , ne
pas accompagnées de nouveaux troubles.
ſque e cr.me eſt abattu , il eſt de la
ce de le réduire au déſeſpoir. Après de
&de tu ul eux débat la Conveurion a
que l'inſtruction de la pro édure , intentéę
les auteurs des mallacres du 2 ſeptembre ,
fufpendue & que 1 comité de législation
chargé de lui fare fous trois jours un rapla
néceffité de ſa poursuite , ou la proion
d'une amniftie.
rot qui fixe les pnious de retraite , des.
ires& foldats de trou es de ligne , qui auébleſſés
en combatta t pour la d fenfe
patre.
1
Ier. Les volontai es nationaux & folda's
Desde ligne que des bleſtures graves , rés
es des évènemens de la guerre , auro: t mis
'état de cont uer & de reprendre leur
=, obtiendront des penſions de retraite lui-
T
après.
II. Le volontaire national ou le ſoldat de troupe
de ligne qui aura perdu une jambe ou reçu une
bleſſure tellement grave qu il ne puiſſe plus reprendre
ſon ſervice , recevra pour retraite , une
penſionde 1s ſols par jour, Celui qui aura perdu
un bras ou reçu dans cette partie ou à la main
ure bleſſure qui le mette hors d'état de s'en
fervir , recevra pour retraite , une perſion de
20 fols par jour. Ce'ui aura perdu deux de fes
membres ou reçu des bleſſures tellement graves
qu'il ne puiſſe ſe ſervir nide l'un ni de l'autre ,
obtiendra pour retraite , une penfion de soo liv.
par an.
III. Les ſous-officiers des volontaires ou des
troupes de ligne qui ſe trouveront dans l'un des
cas prévus par l'article précédent , obtiendront
pour retraite la totalité de leurs appointemens,
pourvu toutefois que cette totalité ſoit au moins
égale à la penſion qu'ils auroient obtenue comme
foldats.
IV. Les volontaires ſoldats qui réclameront
des penſions en vertu des articles précédens , ne
pourront en obtenir fans avoir produit le certificat
de chirurgien des armées , viſé par les
chefs de leurs corps reſpectifs , & approuvépar le
général de l'armée , qui conſtate que leursblef-
Tures font de nature àne pas leur permettre de
ſe ſervir utilement du membre affecté , & réfultart
des évèn mens de la guerre.
V. Les volontaires ou foldats qui , à raifon
de leurs bleſſures, feront dans le cas d'obtenir une
penſion, ſuivant les règles déterminées ci deſſus ,
auront la faculté d'opter entre ladite penſion ou
Thô el natio
Vacantes dar
VI. Tout
feront a plic
foit àl'hôtel
trouveront d
VII. La
, q
point feuer
16mai ,
ce quin'ett
VIII. L
de délirer
des brevets
politionsd
ciers volont
de ligne qu
des cas prév
fait aux fo
àlacharge
après à la
natif auque
l'énonciatio
catives àl'ap
Dufa
On a fa
<<Citoy
derniersje
un
étrange
j'étoisloin
troptard,
n'évoit déja
liégeois la t
dontjecroi
fommesrat
el national des invalides , s'il y des places
cantes dans ledir établiſſement.
VI. Toutes les diſpoſitions du préſent décret
ont a plicables à cex des militaites retirés ,
à l'hôtel , foit dans les départemens , qui ſe
uveront dans les cas prefcrits par l'article II.
VII . La Convention nationale déroge en ce
nt feu'ement à ce qui eſt preſcrit par la loi du
mai , qui continuera d'être exécutée en tout
qui n'eſt pas contraire au présent décret .
VIII . Le miniſtre de la guerre eſt autorifé
délivrer , fous fa refpo fabilité pertonnelle ,
brevets de retraites , en conformité des dif
itions da préſent décret , à tous les tous-offi-
Ts volontaires nationaux ou foldats de troupes
ligue qui ſe trouvent actuellement dans l'un
- cas prévus par l'article II . , qui auront fatifaux
formalités preſcrites par l'article IV
acharge parlui de fire paffer immédatement
rès à la Convention nationale , l'état nomiif
auquel il aura délivré leſdits brevers avec
nonciation par lui certifiée des pièces juftifiives
àl'appui de leurs deinandes.
Du samedi , 8 Février.
On a fait lecture de pluſieurs lettres .
1
Citoyens , a dit Chenier , lorſq e ces jours
niers je provoquois votre bienfaifance envers
étranger littérateur illuftre , un octogénaire ,
cois loin de penfer que ma voix ſe f roit entendre
ep tard , & qu'à l'inftant où je parlois , Goldoni
voit déja plus. Si depuis quinze jours que j'afgeois
la tribune , j'avois obtenu plutôt la paro'e
nt je crois n'avoir point abuſé , depuis que nous
mmes ratſemblés , Goldoni , grace à votre juf
Tolation de n'être pas oublié par la nation françoiſe
qu'il avoit adoptée pour mere ,& qu'il aimoit
avec tendteffe. Sa veuve reſte encore , elle eſt âgée
de 76 ans; il ne lui reſte pour tout héritage qu'un
nom célèbre , des vertus & de la pauvreté. Je
viens vous engager à détourner ſur elle une foible
partie des bienfaits dont vous avez voulu combler
ce vertueux écrivain ; vous offrir les occaſions de
faire du bien, c'eſt vous ménager un délaffement
dans vos peines , dans vos tollicitudes patriotiques ,
& la Convention nationale s'honore ele - même
en rundant hommage à la mémoire d'un homme
vertueux ; & en le pourſuivant , pour ainſi dire ,
pardes bienfaitr juſques dans latombe où il vient
dedeſcendre ».
La Convertion nation le décrète ce qui fuit :
Art. Ier. La veuve de Goldoni jouira , durant fa
vie, d'une penfinde 1200 liv. Cette penſion lui
fera payée par la tréfor rie nationale.
II . Ce qui reſtoit aGoldoni pour ſon traitement
actuel de 4000 liv. depuis le mois de juillet dernier
, fra payé tur-le-champ par la t éſorerie nationaleà
la réquifition de ſa veuve ; décrété.
La Convention a renvoyé au comité des finices
, un rapport du comité d'inſtruction publique
, qui avoit pour objet de fas e fufpendre
la vente des biens des congrégations féculières ,
confacrées à l'enſeignement.
Un membre , au nom du comité de ſurveillance
, a fait un rapport ſur la reddition de Verdun.
Il a obtenu le rapport des décrets tendus
contre les malheureux habitans de cette vile;
mais les plus coupables ſeront ivrés à une juſte
punition. L'Aff mblée a pron ncé la destrution
des memb.es du directoire de diftrict & de ceux
L'ordre du je
de
Dubois Crar
Maisceprojet
tribuéauxmer
plus longexam
Cambon a o
le
département
du14novem
adminiftratfs
fans un autor
Réuni aux
populaires , co
vears de diftr
fommede 150
née à
fubveni
d'un
bataillon
àParis , pou
dela
Conven
La
Conve
La
Conve
bataillonsde
nifés pour ve
dés
commele
ferontàla
vifoire.
Charge
comptedes
levées;le
les
rembour
ordre du jour appeloit la diſcuſſion du projet
ubois Crancé , ſur l'organiſation des armées.
ceprojet à peine ſorti de la preffe & difé
aux membres de l'Aſſemblée , exigeoit un
ong examen ; il a été ajourné.
1
mbon a obtenu la parole. Il a annoncé que
partemenr du Var venoit d'enfreindre la loi
4 novembre dernier , qui défend aux corps
niftratifs de diſpoſer des revenus publics ,
an autoriſation ſpéciale du corps legiſlatif.
uni aux autorités conftituées & aux fociétés
aires , ce département a ordonné aux rece-:
de diſtricts de mettre à ſa diſpoſition une
me de 150 mille livres . Cette ſomme eſt deſtiſubvenit
aux frais occaſionnés par la levée
pataillon de soo volontaires qui doit ſe rendre
is , pour y protéger la liberté des membres
Convention nationale .
Convention a rendu le décret ſuivant .
Convention nationale décète que tous les
lons de gardes nationales qui ſe ſont orga
pour venir à Paris , continueront d'être folomme
les autres troupes de la république , &
e.
à la diſpoſition du conſeil exécutif pro-
Large les corps adminiſtratifs de rendre
ce des dépenſes qu'ils auront faites pour les
; le confeil exécutif demeurera autoriſé à,
mbourſer,
)
)
Paris , le 14 Février 1793 .
:
L
Cegrandexe
nale feroitperdu
ne fervoitaredo
rannie, &l'amo
fur lecultedes i
&
laſtabilitéd'u
les rois ſe cou
un fort dont
&employert
&politiques
blique une ha
qu'ils appeller
nous , que la
contretous,
compter ,atte
la
fortune , ce
donné; & p
toire,
immolo
la
diverſitéd'
crifice àla pa
dontnous ne
a ôtres , &
bouchespou
tous les dépa
Laguerre
ici tous les
aiment vérit
ceftleplusg
ganiſation d
activité qu
La nouvelle de la décapitation de Louis
le dernier , loin d'exciter dans les départemens
la moindre commotion , y a étéreçue
comme un évènement auquel on s'attendoit.
Les adreſſes d'adhéſions qui arrivent
de tous les points de la République , an
noncent que l'opinion étoit formée ſur les
crimes de Louis , & fur le ſupplice qu'il
avoit mérité. On s'eſt ſouvenu de ce que la
nation avoit fait pour lui , &de ce qu'il n'a
ceffé de faire contre la nation.On a compté
le nombre de victimes queſes intrigues anticonftitutionnelles
ont fait périr. On a vu
avec effroi l'abîme dans lequel il nous auroit
précipité , ſi la journée du 10 août avoit eu
Je ſuccès que ſon parti s'étoit promis , & fi
les légions des puiſſances coaliſées n'avoient
trouvé dans l'activité & le courage des franfois
une barrière irréſiſtible, ſans laquelle
nous devenions la proie de l'inſolence des
deſpotes & de la plus horrible des confpirations.
On a calculé tous les degrés de
perfidie , de noirceur & de diffimulation
d'une trame liberticide au ſuccès de laquelle
on avoit fait concourir les efforts combinés
du fanatiſme , des diſſentions inteſtines &
de la force des armes , & les françois , dans
grand exemple de l'inflexibilite natioroitperdu
pour l'eſpritrépublicain,s'il
oit àredoublerenlui lahaine de la tye,&
l'amour de l'indépendance fondée
culte des loix, l'établiſſementde l'ordre
bilitéd'une conſtitution libre . Laiſſons
s ſe couvrir dedeuil , s'appitoyer ſur
t dont ils ne ſe croient plus à l'abri ,
ployer toutes les fourberies religieuſes
itiques pour exciter contre la répu-
= une haine aveugle de la part de ceux
appellent encore leurs ſujets. Pour
que la gloire a deſtinés à être ſeuls
tous , combattons les tyrans ſans les
ter , attendons de notre courage&de
tune , ce qu'elle nous a tant de fois
; & pour avant- coureur de la vicimmolons
tout ce que les défiances&
erfité d'opinions peuvent offiir enfaàla
patrie. C'eſt la religion civique
nous ne cefferons d'être les plus zélés
es , & nous voudrions avoir cent
nes pour la faire entendre à la fois dans
es départemens .
guerre eſtdone l'objet donts'occupent
us les eſprits , du moins ceux qui
at véritablement la République , &
e plus grand nombre. Lanouvelle oration
de ce miniſtère promet autant
vité que d'intelligence, & nous en
)
1
mées dans une deſorganilation &un dénuement
tels qu'il faudroit en accufer la
malveillance , fi l'incapacité ne produiſoit
ſouvent des effets plus funeſtes. Il eſt malheureux
que le comité militaire ait ſongé
ſi tard à un ſyſtême de réorganiſation de
l'armée , & il eſt douteux qu'on puiſſe l'effectuer
ſans inconvénient avant le renouvellementdes
hoſtilités. Lezèle des citoyens
s'empreffe de toutes parts à ſuppléer à la
négligence de l'ancienne adminiftration
pour les fournitures &l'équipement de nos
troupes. On ne s'occupe, dans les ſections
deParis , quede la fabricationde capotes ,
chemiſes , bas , fouliers & autres vêtemens ,
&chaque jour voit affluer des dons de ce
genre , de toutes les parties de la République;
heureuſe émulation qui caractériſe
fi bien l'eſprit républicain !
Lertes, quelque
puiſſances del'E
réunirtoutesleur
qui n'a d'autre t
desvéritésincon
peuplelibre ner
politiondontle
dignedes regard
Sinos
vaiſſeal
encore les mers
faires adéja r
Mancheva être
fucces,
comme
de Spire &de
ruléede l'Ang
notre
activité:
qu'après leret
de l'Inde;
perapas àlava
dans foncomp
Grande-
Bretag
Cerneront la
tavirontlesdé
&de
l'Améric
Après ces g
nous
occupero
ties de
ſection
修
Ce ne font pas ſeulement des dons que
réclame la patrie , ce ſont des défenſeurs :
ilnous faut cinq cents mille hommes pour
tenir la campagne avec avantage , & nous
en avonsà peinedeux cents mille d'effectifs ;
mais ſi l'on ſe ſouvient de la création miraculeuſe
de nos légions depuis la priſe de
Verdun , nous nedevons avoir aucune inquiétude.
Ce que l'amour de la liberté a
fu faire alors , il ſaura le faire encore. Il
n'eſt aucun effort , aucun prodige dont ne
ma
trice
qui
s'acha
de
Thionville
*
pluſieurs m
quelque fierté à lutter contre les
nces del'Europe , affez lâches pour
toutes leurs forces contre une nation
a d'autre tort que d'avoir proclamé
rités inconteſtables , & la valeur d'un
libre ne reſtera pas au-deſſous d'une
on dont le péril même le rend plus
des regards de l'hiſtoire.
s vaiſſeaux de lignenecouvrentpoint
les mers , l'intrépidité de nos cora
déja rompu les barrières , & la
ne va être le théâtre ſanglant de nos
comme les plaines de Champagne,
re & de la Belgique. La politique
Le l'Angleterre a été déconcertée de
activité ; elle auroit voulu n'agir
Es le retour de ſes flottes opulentes
de ; mais cette riche proie n'échapas
à la valeur de nos marins , & c'eſt
on commerce qu'il faut attaquer la
-Bretagne; tandis que nos troupes
ont la Hollande , nos corſaires lui
atles dépouilles de l'Afie , de l'Afrique
Amérique.
es ces grands objets d'intérêt , nous
ccuperons peu de quelques tracaſſeſections
, de cette fureur dénonciai
s'acharne à pourſuivre le défenſeur
onville , le vainqueur de Jémappe
ieurs membres de la Convention.
1
:
:
n'avons pas le courage d'en embratſer les
pénibles détails. Si tous ceux qui ſe diſent
patriotes s'élevoient à la hauteur des circonſtances,
ils auroient bientôt oublié toutes
ces querelles qui font la partie honteuſede
la révolution , &dont ne peuvent que s'af-
Aiger les amis fincères de la liberté.
C'eſt par ces raiſons , autant que par
l'abondance des matières , que nous renvoyons
au numéro prochain quelques vérités
que nous nous proposons d'adreffer
dans notre franchiſe à la lociété des Jacobins.
Fin tragique de l'aſſaſſin de MICHEL
LEPELLETIER.
Ant
heare.
vre la grande
duir àForge-le
où les
habitat
exposésaux plu
cette faifon.H
chemin, & ila
qu'il feroit im
Parisarrival
il fe fut loge
auroitfansdo
deces
fanfaron
forte. Le crim
T'homme debi
aurantſeulqu'
Tumprudenced
peteur: ilfe
formede pe
Voulant fans
dont il
devoi
d'une
manière
diſcrets lu éch
de
violens fou
qu'il fut renfe
menoit avec 1
a
genoux, &
droite. Les c
les
attribuèr
le
trouvoit.
Auguſte, &
l'auberge ou
parutrèsfufp
lité,
maisfar
Signalement
ment
danscet
D'après les renſeignemens pris fur les lieux par
les commiffairesde la Convention , il paroît que
Pâris n'eſt ſorti de cette ville que le famedi 26
janvier , c'est- à-dire , le lendemain du jour où
le comitéde fûreté générale avot fait viſiier une
maiſon , rue de la R chefoucault , & de laquelle
il y tout lieu de croire qu'il ſe ſauva au mo-
⚫ment de la perqniſition. Il avoit pris toutes les
meſures néceſſaires pour n'être pas reconnu. Il
voyageoit pid; cet en eini conſtant & acharné
de la révolution & de ſes défenſeurs , étoit revêtu
de l'uniforme de garde nationale , & avoit
eu ſoin de faire couper ſes cheveux en Jacobin.
. Il coucha la nuit dudimanche au lundi à Gifors,
ay. au neu de 101-
a grande route , il prit le chemin qui conà
Forge-les-Eaux , chemin impraticable , &
es habitans même du pays ſont ſouvent
Tés aux plus grands dangers , fur-tout dans
faifon. H falloit que ce ſcélérat connût ce
in , & il avoit bien calculé , en le prenant ,
feroit impoſſible qu'on le ſuivit.
-is arriva leelluunnddii 3311janvier àForges-les-Eaux;
fut loger dans une petite auberge , où il
t fans doute été ignoré , s'il ne ſe fut permis
fanfaronades qui caractériſent les gens de ſa
Le criminel fuit toujours les regards de
me de bien; auſſi Paris chercha-t-il à être
tſeul qu'il lui fur poſſible : il out cepe dant
rudence de faire voir les armes dont il étoit
ur: il ſe ſervit pour ſouper , d'un coutean
rme de poignard , renfermé dans ſa canne.
ant fans doute éloigner de lui les remords
il devoit être affailli , il but à fon repas
manière immodérée ; alors des propos ints
lu échappèrent & donnèrent contre lui
olens foupçons. On remarqua que , lorffut
renfermé dans ſa chambre , il s'y proit
avec l'air égaré&inquiet ; il ſe mettoit
noux , & baifoit à pluſieurs repriſes ſa main
. Les citoyens témoins deſes extravagances,
ttribuèrent à l'état d'ivreſſe dans lequel il
ouvoit. Le lendemain matin , le citoyen
ſte , & qui , la veille , avoit vu Pâris dans
rge où il étoit deſcendu , & auquel il avoit
rès - ſuſpect , vint le dénoncer à la municipamais
fans ſe douter que ce pût être Pâris , fon
ement n'étant pas encoreparvenu officielledans
cette Commune,&n'y étant connu que
२
noncé à ſe rendre au bureau municipal , pour y
donner les renſeignemens qui lui ſeroient demandés.
Les gend. nes entrés dans la chambre
où Paris étoit couché , lui demandèrent d'où il
venoit & où il alloit , s'il avoit un paffe-port
ou un congé. Il répondit qu'il venoit de Dieppe ;
qu'il alloit à Paris ; qu'il n'avoit point de paſſeport
, & que jamais il n'avoit ſervi. Après cette interpellation,
les gendarmes l'invitèrent à ſe rendre
àlamunicipalité. Il dit qu'il afloit y aller ; &, faifant
unmouvement ſur le côté droit , il ſe brûla
auſſi-tôt la cervelle avec un piſtolet à deux coups,
chargé chacun d'un lingot mâché , il expira à
l'inſtant. On trouva ſur lui un porte-feuille dans
lequel étoit renfermée une ſomme de 1,218 1.
en aſſignats , une fleur-de- lys de cuivte argenté.
N'ayant trouvé dans ſon porte-feuille aucunpapier
qui pût donner des renſeignemens ſur ſon compte,
on le déshabilla , & ontrouva ſur ſon estomach
deux papiers que nous ne vous préſenterons pas
en ce moment , parce qu'ils font tein du ſang
dece ſcélérat , &que nous nevoulons pas mettre
fous vos yeux ce ſpectacle dégoûtant , mais en
voici le contenu.
Si
« Qu'on n'inqui
mon
complicedan
Saint-Fargeau.
ma main, je faifo
purgeois la France
parricide
d'Orléans
tousles
François
dis:
Peuple, dontles
Aveccalme& p
Cen'eftque par
Qu'imprima fur
Signé, DE
PARE
parles
François.
NOUVELL
Arme
Nous
avons aff
dela
maiſon
d'Au
Nous
leur
avons
omme
l'unique
terfé
pour
eux
:
Soyons
unis
votre
indépendan
Lans
votre
organ
mélange
imp
Tos
moines,
vos
went
trahis,
vous
Jerez
dans
les
comme
cela
vous
Tous
avez
tenté d
No. 7. 16F
Le premier eſt un extrait des regiſtres de la paroiffe
St. Roch , à Paris , délivré le 28 ſeptembre
dernier , duquel il réſulte que Paris étoit né le 12
novembre 1763. Le ſecond eſt le congé de licenciement
de la garde du ci-devant roi , en date
duter, jui 1792. Au dos de ce brevet eſt écrit de
ſa main ce qui ſuit ;
Mon
'on n'inquiète perſonne. Perſonne n'a éré
mplice dans la mort heureuſe du ſcélérat,
argeau. Si je ne l'eufſe pas rencontré ſous
a, je faifois une plus belle action. Je
la France du régicide , du patricide , du
d'Orléans. Qu'on n'inquière perſonne ,
François ſont des lâches auxquels je
dont les forfaits jettent par-tout l'effroi ,
Ime & plaifar j'abandonne la vie ,
que par la mort qu'on peut fuir l'infamie
ima fur vos fronts le ſang de notre roi.
DE PARIS l'aîné , garde du roi afſaffiné
ançois.
VELLES DES ARMEES.
30
Armée de la Belgique.
0
vons affranchi les Belges de la tyrannie
Ton d'Autriche , qu'ils avoient en horreur.
r avons préſenté la liberté & l'égalité
unique prix du ſang que nous avons
ar eux à Gemmappe. Nous leur avons
ns unis , ſoyons frères, faites uſage de
épendance ,&conſtituez-vous . Mais si
e organisation politique vous conſervez
age impur & hétérogène , vos prêtres,
es , vos nobles , qui vous ont éternelleis
, vous trahiront encore , vous retom
as les ferside la maifon d'Autriche ,
ela vous eſt déjà arrivé chaque fois quq
tenté de les brifer.
7.16 Février 17936
١٠٠
intrigue, divife & ca'omnie. Ils ont préſenté le
décret du is décembre comme un attentat à la
fouveraineté. I's ont cherché àperfuader au peuple
que l'ancienne conſtitution étoit la meilleure
pour lui , parce qu'elle étoit la plus avantageuſe
pour eux , & l'on a vu alternativement , à la
barrede la Convention , des députés parler pour
ou contre ce ſyſtême.
Les ennemis,&
ritable vo , Vo
queles Belges fu
fe font-ils ab
ont émis leur ve
d'égalité?
Ce n'elt pas
Belgesque nou
nôtre, c'eſtnot
que fi la Belgi
denneconftitu
nellementTarif
c'eſt placer à
liablede nos p
feronsunis av
Qu'est-ce qu'u
fentimensfonte
que
l'influence
fi
puillante en
facilitéquand
tirées duBral
cellepourles
avantagepour
n'eft
furemen
K
Que prouvent cette eſpèce d'irréſolution & ces
contradictions apparentes de voeux ? Ren autre
choſe, si ce n'eſt que dans la Belgique , comme
en bien d'autres endroits , le peuple eſt encore la
dupe des fourberies des faux patriotes & des
faux dévots, & que l'expérience du paſſe ne l'a
point corrigé. Qu'est-ce qui a fait échouer dans
le Brabant la révolution de 1789 ? N'est-ce pas
les intrigues desVander-Noot & des Van-Eupen?
Ces ſcélérats vendus à la maiſon d'Autricheprofitèrentde
leur afcendant fur le peuple&de fon
ignorance fuperftitieuſe, pour lui rendre odieux
tous les bons patriotes qui furent infultés , menacés&
obligés de fuir. Le brave Vander-Merche
fut relégué dans une prifon; on en connoît le
réſultat. L'Autriche envoya ſes légions & Bender ,
& le jong pela plus durement for les Belges;
Vander Noor& Van-Eupen allèrent jouir
quillement en Hollande du prix de leurs trabisons.
Est-il de la icyauté françaiſe de livrer les Belges
au même fort ?
tran-
-On dit que c'eſt violer la liberté d'un peuple
que de l'empêcher de s'organiſer à ſa mode. Mais
viole-t-on la liberté du malade , quand on le force
à prendre le remêde qui le ſauve ? Ignore-t-on,
avce qu'elle perfide adreſſe on préſente comme
l'opinion du peuple , ce qui n'eſt que l'opinion
politique.
D'où je co
& pour elle
promptement
vientde le fa
Lettre du ca
C'eſt a
vous
annonc
duquelj'ai ér
ve . Voyez les Liégeois Plus éclairés
Belges fur leursprê:res&fur leurs nobles ,
t-ils abuſés fur leurs intérêts , quand its
mis leur voeu ſur les principes de liberté &
té ?
,
n'eſt pas feulement l'indépendance des
que nous devons avoir en vue , c'eſt la
c'eſt notre propre conſervation. Il eft clair
la Belgique conferve ſes Etats & fon anconſtitution
, c'eſt y établir conftitutionent
l'aristocratie facerdotale & nobitaire
placer à notre porte un ennemi irréconcide
nos principes. On a beau dire que nous
unis avec eux par un traité d'alliance.
-ce qu'un traité , quand les habitans & les
ens font en oppofition ?qu'est- ce qu'un traité
influence de la maison d'Autriche , encore
Tante en ce moment , pourroit brifer avec
quand les troupes Françoiſes ſe ſeront redu
Brabant ? Faudra-t-il nous battre fans
pour les Belges , fans pouvoir en tirer aucun
age pour notre liberté , oi pour la leur. Cela
Turement pas plus juſte en morale qu'en
que.
el e ne
où je conclus que la Belgique eſt perdue ,
ir elle & pour nous , fi ſe réunit
tement à la république Franço ſe , comme
de le faire le pays de Liége .
e du citoyen Cochelet , commiſſaire national
à Liège.
Du 2 février.
C'eſt avec la plus vive fatisfaction que je
annonce que le peuple Liégeois , auprès
el j'ai éré nommé commiſſaice national pour
12
le réunir à la république Françoite , qu'il a artend
plus que le concours de quelques communautés
de la campagne , pour émettre le voeu le
plus unanime. Loin d'avoir trouvé aucun obftable
à l'exécution de ce décret , tous les eſpriss
étoient tellement convaincus de ſajuſtice . que les
autorités conftituées , proviſoirement élues par te
peuple , ſe font empreſſées de coopérer , avec moi ,
pour fon exécution . >>>
ce -Vous verrez , citoyens , par le procès-verbal
ci-joint du conſeil municipal de Liège , que dans
cette ville & banlieue , ſur 9700 votans , 9660
ont été pour la réunion à la France. Il en fera de
même dans toutes les aſſemblées primaires du pays
de Liège ; le peuple , victime de la cupidité des
moines & chanoines , a vu les derniers diſparoître
avec allégreſſe , & congédiera les ſeconds ſansregret.
* Vous verrez par le procès-verbal du conſeil
municipal de Liège , en date du 28 janvier , que
Ie peuple dela cité de Liège eſt digne de faire
portionde la nation Françoife.»
७
AI « La confiance ſe rétablit dans, nos armées.
Les fourages qu'on avoit ceſſe d'y apporter , y
reviennent abondamment , & l'avant-garde de
l'armée de la Belgique , dont les chevaux étoient avant-hier fur le point d'en manquer enareçu
hier. J'ai offert mon crédit perſonnel aux banquiers
Liégeois , mais ils ont eu la générosité d'avancer
des fonds ſur ma ſeule reſponſabilité.
L'infouciance & la cupidité des adm niftrateurs des
fourages avoient tellement dégoûtés les habitans
des campagnes fourniffeurs , enles faiſant languir
ici pendant is jours entiers après leur paiement ,
en-les forçant de les abandonner à moitié de
leur valeurà
le point de m
Cesprocédés
habitans de ce
foides agens
devenus très-i
France. Le F
fournilleurs,
geas m'ont
de l'armée ,
néceffairepo
aLes trou
pasvers les
couper ànos
cependant cet
valeurdu fold
fent qu'il ne
qu'il concour
alelever, àF
ſe
réuniront
fournit les
de leurs ar
Liégeoisfon
importe por
la forme do
exécutifde
tionproviſo
Jans pour 1
ment.
*On dé
l'ex-prince,
laïques, J'ai
ontceffés,x
Copie de
minif
Etant
waleur à des agioteurs , que l'armée étoit fut
int de manquer totalement de fournitures.
procédés avoient changé les diſpoſitions des
ans de ces f ontières qui , voyant lamauvaiſe
es agens du gouvernement François , étoient
aus très-indifférens pour leur réunion là la
ce. Le paiement que j'ai fait avancer aux
iffeurs , a rétabli la confiance ; & ces braves
m'ont dit , qu'ils donneroient aux chevaux
armée , tout ce qui ne ſeroit pas abſolument
Faire pour leurs beftiaux, >>
Les troupes autrichiennes s'avancent àgrands
ers les frontières de ce pays , & veulent
er à nos troupes le chemin de Maestricht ;
adant cette ville fera priſe, car tout cède à la
rdu ſoldat françois. Lepeuple Liégeois , qui
qu'il ne peut conſerver ſa liberté qu'autant
concourra avec nous à la défendre , eſt prêt
ever , à former ſes batail'ons ; 10,000 homines
uniront à nous avant is jours , fi on leur
ait les effets de campement & une partie
eurs armes . Quant à l'habillement
cois font ordinairement bien vêtus ; & peu
rte pour ſe bien battre la couleur ou
rme de l'habit du ſoldat. Je prie le conſeil
atif de mettre à la diſpoſition de l'adminiſtraproviſoire
du pays de Liège , les fonds ſuffipour
l'acquiſition des effets de cet arme-
,
, les
On dévaſtoit à mon arivée , les bois de
prince , des communautés eccléſiaſtiques &
mes. J'ai fait une proclamation &les défordres
ceffés. »
ie de la lettre du général Miranda au
miniſtre de la guerre, le 2 février.
Etant occupé à faire la revue des troupes&
1
parcs d'artillene a Louvam , le 31 du mois der
nier,j'ai trouvé la magnifique clef d'or que l'empereur
Charles III avoit donné aux habitans de
cette ville , & que les magiſtrats avoient foigneaſement
cachée , pour ne pas la remettre aux
généraux françois. Je la crois dans la claſſe des
trophées militaires , & qu'elle doit être remiſe de
même que tous les autres , aux repréſentans de la
république , c'est pourquoi j'ai l'honneur de vous
l'envoyer, 1
Dans une autre lettre du même général au mi
niſte, il lui fait partde deux avantages remportés
par le général Lamorlière , dont les détai's font
contenus dans les deux lettres ſuivantes :
Lettre du général Lamorliere , au général
en chef Miranda , en date de Waffem
berg, le premier février 1793 , &c..
Lettre du gen
Miranda,
Je vous tiens parole , mon général , &je vous
écris de Waffemberg , d'où j'ai chaffé l'ennemi
avant 7 heures du matin: je l'ai trouvé en bataille
auprès de cette ville,& en avant du vil
lage Birgelen. Mes diſpoſitions ont été faites
promptément, & ma troupe brûlant du deûr de
ſe meſurer , j'ai , après une fufillade auffi vive
que braſque , & quelques coups de canens ,
chaſſe l'ennemi de tous lespoſtes : il s'eſt replie
après avoir fait feu un moment , & je n'ai fu
avoir que cinq prifonniers , fans pouvoir vous
dire le nombre des tués. Je commandois une co-
Ionne, & le lieutenant-colonel Richardot commandoit
l'autre. Je ne faurois vous exprimer ,
mon cher général , le plaifir que j'ai eu de
mener mes braves compagnons d'armes àl'ennemi
;sils ont une ardeur qui ne peut s'apprécier que
par leur patriotiſme. Je ſuis parti à minuit de
Ruremonde ; mes ordres ont été donnés à 8
heures du ſoir. Signé , LA MORLIERE.
février179
Général, je
troupe deftinée
nemis. J'ai tr
les corps qui
vilitéEllelt,F
jeme ſuis appi
lem;
l'ennem
Jeux
endroits.
& mon attaqı
ques
minutes,
coupsdecanon
400
hommes
n'ai fait que
affurent qu'ils
desbleſſes. I
Arsbeck& t
Nedermenhte
Lemberg, il
peine ai-je
font
venusl'
& les hulla
une
vigoure
ment à la
taillon du F
Venu
avant
l'ennemi en
Lieutenanteſcadrons
de
dant ce co
sestpréfen
retraite. Le
ont fait , a
des
actions
gais.
L'enne
du général Lamorliere , au générat
canda , en date de Ruremonde , le 2
ier 1793 , &c.
éral , je ſuis parti hier à minuit avec la
deſtinée à la fête que je donnois aux en-
J'ai trouvé dans tous les rendez-vous
ps qui devoient en être : & après avoir
Effelt , Elclm & aurres lieux de voisinage,
uis approché de Waffemberg & de Birger
L'ennemi éroit en batail'e auprès de ces
androits. Mes diſpoſitions ont été promptes,
attaque a été vive & bruſque ; en quel
minutes , avec 400 coups de fufils & 6
de canons , j'ai fait diſparoître à-peu - près
ommes d'infanterie & soo de cavalerie. Je
ait que cinq prifonniers , & les habitans
at qu'ils ont emporté quelques morts &
effés. Dans ce moment même j'ai repris
ck & tous les poftes ſur la gauche juſqu'à
menhten ; mais depuis mon départ de wafrg
, il s'eſt paflé bien des évènemens . A
ai-je quitté les poftes , que les ennemis
venus l'attaquer. Les chaſſeurs de Cailhana
huſſards du troiſième régiment ont fait
igoureuſe réſiſtance , & ont cédé un moà
la multitude ; mais un renfort du badu
Firiſtère étant arrivé , au ſignal conavant
mon départ , nos troupes ont chargé
emi en faiſant des prodiges de valeur. Le
enant-colonel Richardot , à la tête de deux
rons de chaſſeurs à cheval , a contenu pence
combat , le double de cavalerie qui
préſenté dans la plaine pour couper notre
te . Les braves officiers Cailhana & Bastien
fait , ainſi que les troupes à leurs ordres ,
actions dignes des braves Républicains fran-
L'ennemi a perdu beancoup de monde , &
1
nous lui avors fait une douzaine de prifonniers.
LAMORLIERE.
Lettre du Lieutenat- colonel HALLÉ.
Emale , les janvier 1793 .
• Pendant mon ſéjour dans nos cantonnemens,
'ne pouvant nous diffiper à combattre nos ennemis,
nous nous amuſons à chercher des tréforsdans
les villages , pays de Liège. Ily a
grand nombre de carrières dans ce pays ; je
Tuis defcendu avec pluſieurs gendarmes dans une
qui avoit près de 300 toiſes de profondeur .
nous y avons trouvé de beaux lits complets ,
de belles courtepointes brodées en or , des ornemens
d'églife , des pièces de toile; dans une autre,
nous avons trouvé quarante males , coffres
ou caffettes fermées à clef: dans deux ou trois
qui étoient ouvertes , il y avoit des ciboires ,
foleils& quelques ſouvenirs en or, des écus de
6 liv. &de nos ci-devant louis , quantité d'orne
mens d'égliſe , dans lesquels étoient des chemiſes
de femmes, dans d'autres des bonnets ronds
avec des étoles , des tuniques , des lavabo , de
petites pelettes ſur leſquelles étoient brodées des
infcriptions galantes. Ces effets paroiffent provenir
d'un prêtre de l'ancien égime. Tous ces effets
ayant été retirés de la carrière , on en a chargé
douze voitures à quatre chevaux , & tout notre
tréfor a été dépoſe au quartier général de Liège ,
par ordre du général. Nous eſpérons en trouver
davantage.
Signé,HALLÉ, lieutenant-colonel commandant.
Lettre du citoy n Cochelet , commiſſaire nationaldans
lepays de Liège etdépendance,
datéede Liège , le 7 fevrier.
«Le peuple liégeo's , l'armée de la Be'gique ,
ont accueilli ayec tranſport la promulgation que
-avec le roi d
vinces-Unies
ciellement,
Convention
devois profit
leſquellesje
mée, pour r
térieurs &e
en
ſubſtituer
repréfentans
été l'effet. J
bateaux qui
proviſionner
« Je vous
Mettezà la
lesfondsnéc
rages, équip
pement , mu
Maeſtricht
foldatsne re
la
difficulté
hommes de
Jaicru
de
pourvoir
ce
Surlar
confultéles
nos
armées
tióndes for
rations
mu
avoir répon
d'une
armée
&le
battre.
>>J'ai fait
leurs,qui
transférer à
le roi d'Angleterre & le ſtathouder des Pros-
Unies. Je ne l'ai point encore reçu offiement
, mais j'ai cru que le Bulletin de la
vention , ayant un caractère authentique , je
is profiter des diſpoſitions heureuſes , dans
ellesje connoiffois le peuple liégeois & l'arpour
ne pas laiſſer à nos ennemis , & in-
Lirs & extérieurs , le tems & les moyens d'y
bſtituer de contraires. Vous verrez , citoyens
Tentans , par les procès-verbaux , quel en a
effet. J'ai fait à l'inſtant auſſi arrêter tous les
aux qui deſcendoient à Maestricht pour l'apiſionnement
de nos ennemis.
Je vous l'ai promis , & je vous en réponds
cez à la diſpoſition du miniſtre de la guerre ,
onds néceſſaires pour l'achat de vivres , four-
5 , équipages , habillemens , effets de cament
, munitions de guerre indiſpenſables , &
tricht ſera pris avant la fin du mois. Nos
ats ne redoutent ni la rigueur de la ſaiſon , ni
fficulté d'attaquer une place où il y a 7000
mes de garniſon.
J'ai cru devoir prendre ſur ma reſponſabilité,
Durvoir aux beſoins les plus indiſpenſables.
Sur la réquisition des généraux , & après avoir
ulé les ordonnateurs des guerres , le falut de
armées m'a paru bien au deſſus de l'obſervades
formes ordinaires ; & la lenteur des opéns
minitérielles , du tems néceſſaire pour
= réponſe , ne s'accordoit guères avec l'ardeur
armée , qui veut arriver à l'ennemi , le voir
battre.
J'ai fait arrêter un grand nombre de fournif-
5, qui ont fait des friponneries je les fais
férer à Rocroy , pour les faire juger
mois, cepays ſera le quatre-vingt fixième départe-
-ment de la France.
>> J'ai déjà ordonnéproviſoirement que la ration
feroit fournie en même proporion , aux foldats
liégeois & françois .
>> L'ouverture de la campagne approche; fon
ſuccèsdépendrades premiers coups que frapperont
nos armées : nous n'avons à oppoſer à nos ennemis
que l'amour ſacré de la liberté , un courage
imperturbable , un zèle infatigable , & une ardeur
querien ne peut rallentir.
- Legénéral Miranda , qui commande en chef
en l'absence de Dumoulier , réunit au plas por
civiſme les tales militaires les plus diftingués. Sa
prudence égale ſon courage , & rien n'gale fon
activité & fa farveillance. Les généraux fous fes
ordres le ſecondent bien , ainſi que les chefs de
l'état-major ; l'ordonnateur des guerres , Lambert
, joint à une intégrité à toute épreuve , lumières
, expérience , affiduité au travail. Les ſoldats
, malades dans les hôpitaux , m'ont dit :
<< Nous ne defirons guérir que pour aller prendre
Maeftricht , & chaffer les autrichiens & les pruffiens
au-delà du Rhin ».
Armée du Rhin.
Le citoyen général Custine , au président de
la Convention nationale.
Turckein , le 2 février.
>Je pourrois renvoyer au ridicule qu'elles méritent,
&l'abſurd,e dénonciation que les commiffaires
de la Convention , à l'armée du Rhin , vous
ontenvoyée en date du 20 janvier, dontj'ai été
seulement informé par les feuilles publiques , &
du Rhin , ainfi
le citoyen géne
inftruit par une
deschofes, à
la cédulitépro
ſerverl'eſtime
& de nejamais
preffe de récl
qui vous ont
confondre la
l'arrivée des é
l'armée du Rh
de l'arſenal de
pallant , qu'il
plus de quaran
puis vous dire
dans ce libell
quiont le car
dela
confianc
culière. Mo
mainsdumir
quesidées ra
lafécuritéde
fur toutes m
ne peux jar
de macondu
vitéles com
Mayence ,
bureaux, la
ma
correfpo
la
communi
détails
impo
terelle.
J'af
les
destions
in , ainſi que me l'a affirmé hier à Landau
pyen général Deſprez Craffien. Mais trop
at par une longue expérience des hommes &
ofes , à quel point l'invraiſemblance trouve
dulité prompte à l'adopter ; jaloux de con-
- l'eſtime que la nation accorde à ma loyauté,
me jamais démentir mon caractère , je m'emde
réclamer contre la fauffeté des détails
ous ont été offerts , & ne de mande , pour
ndre la calomnie , que le tems néceſſaire à
ée des états que je demande au général de
Ee du Rhin , & au citoyen l'Epine , directeur
rſenal de Strasbourg. Je dois affirmer , en
at , qu'il y a , ſur les remparts de Landau ,
Le quarante pièces de canon en batterie. Je
vous dire, que la ſeule choſe qui m'afflige
ce libelle , c'eſt qu'il foit figné d'hommes
nt le caractère de repréſentans , &jouifiant.
confiance du peuple , ont mon eſtime partie.
Mon plan de campagne , déjà eurre les
5du miniftre & des comités , peut offrir quelidées
raſſurantes . Au reſte , pour completter
urité de la nation entière &de laConvention
outes mes meſures , pour lui prouver que je
eux jamais redouter l'examen le plus lévère
a conduite politique , je dois dire que j'ai in-
Les commiſſaires de la Convention réſidans à
ence , à venir tous les jours prendre , dans mes
aux , la connoiſſance de tous mes ordres&
correſpondance , & ce , indépendamment de
mmunication journalière que je leur fais des
Is importans& dema correſpondance minifle.
J'affirme à mes concitoyens , que jamais
estions , ni même l'intrigue , ne pourront mo
del
mpt.
al.
1s8e5n..
Lyon.
195٠
Letire C.
;
AVIS IMPORTANT AUX SOUSCRIPTEURS.
Un grand nombre de nos Souſcripteurs nous ont
émoigné le defirde recevoir des nouvellesplusfrathes&
plus promptes, endiviſant en deux outroisLipraiſons
le Mercure Hiftorique & Politiquede l'Euope&
de Genève , qui ne paroiſſoit qu unefois la
Femaine. Nous avons fenti combien leur impaience
étoit fondée , dans un moment fur- tout
où la carrière des évènemens va s'aggrandir par
e double intérêt d'une guerre fur terre & fur
mer , & par les grandes diſcuſſions qui vont être
l'ordre du jour dans la Convention. Mais en
même-tems nous avons conſidéré que nous ne pou-
Pions remplir le voeu très-légitime de nos Soufripteurs
, fans une augmentation confidérable de
rais de notre part , dont la modicité du prix de ce
Journal ne nous auroit pas mis à couvert. Nous
nous sommes déterminés à le réunir au Mercure
François , Hiſtorique , Politique & Littéraire.
Ainsi , à compter du premier mars prochain, les
Soufcripteurs recevront , chaque jour , un numéro
Le ce Journal , composé de huit pages in-8 °., caactère
per't romain . Ce service fera d'autant plus
avantageux pour les Souſcripteurs , que le Mercure
François , rédigé dans les mêmes principes , &par
es mêmes auteurs , que celui de Genève , contient
plus de variétés , & au moins le quart de plus de
natière. Nous espérons que nos Souſcripteurs nous
Cauront gré d'une opération , dans laquelle nous
'avons cédé qu'à la ſeule envie de les fatisfaire.
{
Les Soufcripteurs recevront à la fin de ce mois
in numéro qui complétera toutes les séances du
nois de fevrier.
DURS DES EFFETS PUBLICS: Février 1793.
AT.
Lundi4. Mardi5. Merc.6. Jeudi7. Vend.8.
8C2.
ore.
5
ms
ns.
2.
ompt.
1870.725.1875-77 1877.75.1885.82
405.403..405
1214p ... 1413.17. 12.
1111
9.911
.ا
12P
CHANGES dits
Amſt. 29.
HS3aa69mm0...
Lond. 15 154
1880.82. Mad. 29.
Cadix. 28. 15.
406 ..... Gên. 180.
11.15.124 Liv. 190.
...
11715 133
8
10.98.9P
8.8.8.
452+4
yon.p.
CHANGESdu9.
Amft. 28.
Ham. 360.
Lond. 15
Ma2d9.
Cad1i18x5...
Gên, 185.
Liv. 195.
Lyon.
ien de commun avec l'Abonnement , la diftri
ation , &c. C'est à M. DEUX, seul Dire& eur
u Journal, hotel de Thou , rue des Poitivus,
non à aucun d'eux , qu'ilfaut adreffer icut ce
ui concerne ces objets ; autrement des lettres
auvent importantes pourraient refter au rebut.
Les perfonnes qui enverront à M. DEUX de
Tets fur Paris , pour acquit de leur Abonneent
, voudront bien les faire timbrer; faute de
oi ils ne feraient pas acquittés. Les lettres
SAMEDI
Tan 2 a
MEI
Antenant des Affignats, doivent étre chargées HISTORIC
la Pofte, pour ne pas courir le risque de
Egarer.
Le prix de l'abonnement eſt de vingt-cinq liv.
ne de port. Il faut affranchir le port de l'argent &
la lettre , & joindre à cette demiere le requ
Directeur des Poſtes. On foufcrit hôtel de
ou , rue des Poitevins. On s'adreffera au ſieur
ux , Bisecteur de ce Journal. L'abonnement
peut avoir lieu que pour l'année enticre.
DE
dit
DE
PARU
DE P
Le
prise de l
franc de p
( N°. 8. )
EDI 23 Février 1793 ,
2 de la République.
ERCURE
ORIQUE ET POLITIQUE
E L'EUROΡΕ ,
DE GENÉVE ,
LUNESOCIÉTÉ
E PATRIOTES.
de l'Abonnement est de 25 liv.
c de port par tout le Royaume.
FÉVRIER a 28 jours & la Lune 30. Du au
23 , les jours croiflent , matin & foir , de 45 .
du NOMS DES SAINTS .
PHASE
de de la
MOIS.
nu Mide vrai.
H. M. 8.
8
014
14 14
HIST
POL
sp
L'an 2. de
end. Ignace , Evêque & Mast. 21
am. PURIFICATION.
3 D. Sexagefime.
lundi, Philéas . 24
mardi Ste Agathe , Vierge &M. 25 le , a
22
20
0 14
D.Q. 14 25
14 30
merc. Vaſt , Evêque. 26. 4г пл . 。
jeudi Romuald.
du mat.
27 。14 16
vend.Jean de Matha. 28 0 14 38
Cam. Ste Appolline, Vierge, 19
D. Quinquagefire.
landi. Séverin , Abbé.
nardi Melees , Evêque.
le.0.37
2
netc. Hes Cendres.
b.17 m.
1 cudi . Valentin .
3 du foir
4
end. Les cinq Paies de N. S. 5
team . Ste Julienne , Vierge .
D. Quadragefime.
lundi. Siméon , Evêque .
mardi Moyfe , Prêtre .
toeic. Quatre- Temps.
eudi . Flavien .
vend. Chaire S. Pierre.
fam. Damien.
14DR-minifcere.
undi Mathias , Apôtre.
16mardi Porphyre
merc. Ste Honorine.
6
DP . Q
8 le 17, à 6
9h. 9 m.
014
10 du foir.
014
13
II
013
12
1337
14
115 1025 à 10
0 13
16 h. 46 m. 0 13
17 du foir.
12
22 eudi. Romain Abb. 12 18
ЕРАСТИ XVII
3PN. L.
14 39
14 35
+35
01418
OL 14 36
14 33
14 30
1426
21
014
014111
१
7
ALL
De
Hambour
La
Pologne,
Ne, où
nague
obles
étoient
hommes
n'éto
onstrueuse, qu
,
que
pour e
*
profanant le
donnoit à la
fur un
peuple
qu'il
étoit
ferf
56mot
odieux . La
lubi un
premi
bloit
devoir re
No. 8.
23
433
2
۲۶
26
28
18
44
STORIQUE
ET
OLITIQUES
2º. de la République Françoiſe.
4
LLEMAGNE.
ambourg , le 19 Février 1793 .
ogne , cette prétendue Républinagueres
, quelques milliers de
Coient tout , & pluſieurs millions
es n'étoient rien ; cette aristocratic
uſe, qui n'avoit enchaîné la royaupour
exercer la tyrannie en détail ,
nant le nom ſacré de la liberté, le
à la licence , exerçant ſes caprices
euple aufli vexé qu'avili , puiſit
ſerfdans toute l'étendue de ce
eux. La Pologne , qui , après avoir
premier démembrement ,
oir reprendre un peude conſidé
23 Février 1793. K.
fem-
:
vant d'être achevée , va rentrer ſous lejoug
des trois puiſſances co-partageantes , &
perdre peut être juſqu'à fon nom.
Pologne, & l
Auli la révo
étoit pas une ,
parceque ce n
volution, enfui
des chefs de l'E
leur
éducation
capables d'éta
chofes , ne vor
ce,
qu'ils trav
qu'auroit amer
que
l'etpoir
dence de la R
* leur pays , à
cord en ce mo
Autriche ,
Certes, le fort des peuples de cette vaſte
& fertile contrée , do me une grande leçon
aux nations qui voudront devenir
libres. Il leur apprend que la liberté s'acquiert
, & ne le reçoit pas , que ce premier
desbiens eſt le plus grand des maux,
ou les amène tous , lorſqu'il eſt incomplet
, parce que les peuples qui en fentent
Timperfection , n'y trouvent , ni affez de
bonheur , ni affez de gloire, pour ſe réſoudre
à défendre ce demi affranchiſſement
comme la liberté toute entière veut être
defendue , c'est- à-dire au prix de leur
fang.
,
co - Ainfi les puiſſances
partageantes
,
n'éprouveront probablement pas autant
de réſiſtance aujourd'hui qu'elles en trouvèrent
il y a vingt ans. Si les Polonois
1
lout
ce
pou
quela
endre tout.
de
prendre, &
Voici ce
qu'on
javier.
Avanthie
d'alors n'avoient pas la connoiſſance de oit, M. de Buch
endu
chez
famaje
atoi
fonſouverain
Ilest
connu
de
tion
arrivée
enP
fans la
particip
wifines de la
rép
le
mécontentem
arrie
dela
nation
omede
gouverne
la liberté , du moins avoient-ils le ſentiment
de l'indépendance , qui le fupplénit
enquelque manière , &pouvoit produire
les grandes choses qu'on vit à cette époque.
Mais depuis , le luxe & l'eſprit d'intrigue
, énervant un caractère national
connu par fa fierté , ne l'a que trop fat
çonné à l'eſclavage des cours étrangères ,
e, & l'ont faite.
la révolution du 3 mai , qui n'ên
sune , a t-elle échoué , d'abord
ue ce n'étoit pas une véritable ré-
, enſuite parce que la plupart
s de l'Etat , preſque les ſeuls que
cation& leurs lumières rendiffent
= d'établir un meilleur ordre de
ne voulurent faire aucun facrifiils
traverſerent le peu de bien
tamené la réforme des, abus
'espoir de gouverner ſous l'inde
la Ruſſie , les fit ſe livrer eux
pays , à cette cour perfide , d'ac- 1
ce moment avec la Pruffe &
e, pour achever de s'approprier
que la cupidité dira à l'ambition
re , & elle lui dira peut-être de
out.
و = qu'on mande de Varſovie le 19
vant-hier , mercredi , à huit heures du
de Bucholtz , envoyé de Pruſſe , s'eft
famajeſté; il lui a remis , dela part
uverain , la note ſuivante :
anu de toute l'Europe , que la révo-r
ée enPologne le 3 mai 1791 , à l'inſçu
participation des puiſſances amies &
la république , n'a pas rardé d'exei-,
tentement& l'oppoſition d'une grande
a nation. Les adhérens de l'ancienne
Duvernement ont réclamé l'affiſtance
K 2
ces intiances , ne s'eſt pas refuſée à les appuyer
par un corps de troupes reſpectable , qui
a été réparti dans les provinces , ou leur préfence
paroiffoit effentiellement néceffaire. C'eſt
fous leus aufpices que les membres prépondérans
de la nobleſſe ost for né, une confédération
génnérales dont les travaux actuels font confacrés
à redreffer l'abus des innovations & à remettre
en vigueur la conftitut on fondament le
de leur patrie. Ces grands évènemens ne purent
qu'attirer l'attention de la Pruffe, interellée de
tout temps au fort de la Pologne par les lois du
voiſivage& les relations, qui fubfiftoient entre les
deux empires; mais , dans l'eſpérance que les
troubles ſurvenus s'achemineroient promptement
à une heureuſe fin , le roi n'a pas cru devoir y
intervenir , dans un moment fur-tout où d'autres
foins importans l'occupoient ailleurs.
joner de prof
point que les m
biosy font puitla
deja formé plufieu
une profeffion o
C'eſten parti
eltinfectéede ce
leplusgrand no
tristuifme.Leurs
çois , ne penve
Lojets d'inquétu
Etats, & fui pre
pourvoirpar Les
de pourſuivre !=
puillances coali
leconde campag
concerterpréala
& de
Pétersbo
prendre & le
fe
refufer à l'
lui
permettoit
aux
facieux d
riſques de ſe
entrepriſes fo
nouvelle four
C'est pour
de faire entr
blique, &ne
la
Grande-Po
fant,dontle
àfon
généra
Cettemefur
vir les pro
prime. lesm
Il s'en faut cependant de beaucoup que fon
attente ait été remplie. Le parti foi-difant patriotique
, au lieu de ſe rendre aux intentions
falutaires de la cour de Ruffie , n'a pas craint
d'oppoſer aux troupes impériales une réſiſtance
opiniâtre ; & , quoique ſon impuiſſance Kait bientô:
réduit à ſe déſiſterdu projet chimérique d'une
guerre ouvertetil n'en continue pas moins fes
machinations fecretes , qui rendent viſiblement
à-la fubverſion totale du bon ordre & de la trarquillité.
Les érass timitrophies du roi ne s'en
font déjà que trop apperçus , par des excès &
des violations de teritoires réitérées : mais ce
quimérite bien plus encore fon attention ſérienfe
&celle de toutes les puffances voiſines , c'eſt
que l'eſprit du démocratiſme. françois , 8 les
que les manoeuvres des émilaires jaco-
Cont puiſſamment appuyées , & qu'il s'eft
rmépluſieursclubs révolutionnaires qui font
ofeſſion ouverte de leurs fentimens .
It en particulier la Grande-Pologne qui
Ctée de ce poiſon dangereux, & qui récele
- grand nombre des zélateurs du faux paane.
Leurs connexions avec les clubs franne
penvent qu'infpirer aucrci de juſtes
d'inquétude pour la fûreté de ſs propres
,& lui preſcrivent le néceflité abfolus d'y
oir par Ces meſures convenables . Obligée
purfuivre la guerre conjointement avec les
nces coaliſées , & à la veille d'ouvrir une
de campagne , S. M. a donc cru devoir ſe
Erter préalablement avec les cours de Vienne
Pétersbourg , fur le parti qui lui seſtoit à
Are ; & leurs majeſtés Impériales n'ont pu
fufer à l'aveu que politique ne La faine
permettoit point de laiſſer les mains libres
Factieux de la Pologne , & de courir los
es de ſe mettre à dos un ennemi , dont les
-priſes fougueuſes pourroient devenir que
cile fource d'embarras. תינכו
'est pour les prévenir que le roi a réſolu
faire entrer fur le territoire de la Répu
le , & nommément dans pluſieurs diftricts die
Grande-Pologne , un corps de troupes ſuffi
,dont le commandement en chef fera confié
ngénérald'infanterie, le ſieur de Mollendorff.
te meſure de précaution a pour but de coules
provinces limitrophes de S. M.; de réme.
les malveillans , qui fomentent les troubles
K 3
tiendra qua eux de la mériter par une conduite
paiſible& fage , en accueillant&en traitant amicalement
les troupes pruffiennes , & en leur fourniſſant
les fecours & les ſubſiſtances dont elles
auront beſoin. Le général-commandant nemanquera
pas de ſon côté , de faire obſerver une
bonne & exacte diſcipline , de ſovlager & d'aſſiſter
les habitans en tout ce qui dépendra de lui , de
remédier à toutes leurs plaintes ,& de payer fidèlement
les livraiſons qu'ils feront dans le cas de
faire à ſa requifition. Le roi aime à ſe flatter ,
qu'avec des diſpoſitions auſſi pacifiques il pourra
compter ſur la bonne volonté d'une nation , dont
le bien-être ne ſauroit lui être indifférent , & à
laquel'e il defire de donner des preuve réelles de
fon affection & de ſa bienveillance ».
Le corps , ſous les ordres du général Mollendorf,
ſe iner en conféquence enmarche le 24
&fu vant les diſpoſitions dont on eſt en même
emps informé , il occupera les palatinats de
Gneſne , de Poſen , de Kliez , & toute la partie
de la Grande-Pologne juſqu'à la rive droite de la
Warta.
Quelque intellig nee qu'il exiſte entre les cours
de Be din & de Pétersbourg d'un côté , & la
confédération de l'autre, la note de l'envoyé de
Prufſe n'a pas laiffé que d'étonner & d'attrifter un
seulles membres de cette afſemblée. Le roi , à
qui elle fut remiſe le jour même qui devoit ranener
Tanniverſaire de a naiſſance ; contremanda
a fête qui devoit avoir lieu à cette occafion. S. M.
n'a point paru en public , &eſt allée àla campagne
cacher fa douleur.
& elle a ordonné
dant des forces nat
près ceque fon 1
crivent. En vertu
fewsky a chargé(
pretsà marcher &
nos troupes , qui
nitionsdeguerre,
fienné, quoique
que.de. 15000ho
Berlin metd'aille
qu'on ordonne :
ment ce qu'il ne
rendavecimpati
de la
confédérat
celuide l'approc
vancent des fro
foutenir,dit-on
fiennes,
Le 24, à 1
font déja enrré
Portes de la v
que celle deDa
henne
A
Frauenfta
ont
voulu fai
raviféese fuite
faire place au
bras
ouverts. L
ecore;mais o
prochaine d'u
dans le
palatin
a ordonné a M. Byſſewsky , commanforces
nationales , de le comporter d'aque
fon ferment & le devoir lui pel-
En vertu de cette injonction , M. Byfa
chargé différens régimens de ſe tenir
marcher & àlagin. Mais la réſiſtance de
upes , qui manquent d'artillerie & de mude
guerre , fera nulle contre l'armée prufquoique
celle-ci ne ſe trouve compofée
-15000 hommes . L'envoyé de la cour de
nst d'ailleu s tout en oeuvre pour effectuer
ordonne a ce général de fouffrir patieme
qu'il ne peut empêcher. Le public atec
impatience le réfu'tat des délibérations
confédération à cet égard , aufli bien quả
e l'approche de 15000 Autrichiens qui s'at
des frontières dela Buckowine , pour
r , dit -on , les opérations des troupes Pruf-
: هک ی
24 , à la pointe du jour , les Pruſſiens
éja enrés à Thorn , après avoir forcé les
de la villes, dont les habitans penfent
lede
Danezick recevra auffi garnifon Prul-
Frauenſtadt , troupes de la république
bulu faire que que réfiſtance mais s'étant
8
32.1
дотор эл
les
adba
fuite , ells ont quitté le terrein pour
place aux Pruffiens, que l'on y reçut à
iverts. Les ouvelles de Pofna ie manquent
; mais on e révoque plus en doute en rée
aine d'un corps de troupes Autrichiennes
e palatinat de Cracovie, ol
201
Laperte des Pays Bas affecte ſenſiblement
le jeune empereur , dont on avoit fauffement
publié la mort. Auffi fait-il tous fes
efforts pour rentrer dans ces belles poffeffions;
témoin ce fragment demanifefte
qui vient à l'appui de la déclaration cijointe.
91 doa NORD
ر
Convaincus que nos fidèles ſujets des Pays-
Bas ne feront heureux , qu'autant qu'ils jourront
des droits & privilèges , qui leur ont été accordés
par nos ancêtres , & ne voulant régner
fur eux que comme un père tendre fur ſa famille ,
nous déclarons publiquement , que notre intention
eſt qu'ils jouiffent de ces droits & privilèges
dans toute leur étendue , & que nous
employerons toutes nos forces , pour cumpêcher
qu'il y foit fait la moindre atteinte , ainſi que
pour rétablir toutes choſes ſur le pied qu'elles
étoient ſous notre bis-aïeul , Charles VI. Il eſt
-dans notre façon de penſer d'uſer de clémence
&de bonté , même envers les ennemis des provinces
Belgiques & autres . C'eſt pourquoi nous
accordons une amniſtie générale & fans exception,
promettant que tout ce qui s'eft paffé ci-devant
eſt de notre part enſéveli dans le plus profond
oubli , & defirons que ceux qui portent encore
aujourd'huiles armes contre leur patrie , déſignés
fous le nom de Belges , rentrent tranquillement
dans le ſein de leur famille , atrendu
font pas exceptés de lapréſente amniftiegénérale.
Comme il pourroit s'etre gliffé dans la préſente
C qu'ilss ne
dec'aration des m
promettons denou
Bas, pour y traite
Etats réunis deto
opérer lerepos &
&en effectuer le
Donné àVIEN
1. L'empereu
lesVI dans la pu
29.Ilinvire le
ſe joindre à ſes a
avcient
autrefois
3. Ilinvite
pour la conftitut
nant la même
4.
L'ancien
trompé lui & f
jugés; les autre
deplaiſent à la
s .Le gouv
gens agréables
provincenomr
6°.
L'archi !
gouvernement
7°. Mon fr
de la nation ,
gaguer l'amou
8°.Ildeman
deuxà
cinqua
danslesPays-
Tagrément de
C'étoit e
'
Autriche
L
Lon des mots ſujets à conteftation , nous
ons de nous rendre en perfoane aux Paysour
y traiter conjointementavec les Troisunis
de tout ce qui reftera à faire , pour
e repos & la tranquillité de cas provinces
fectuer le bonheur ..
né à VIENNE se 26 Décembre 1792.
( Signé FRANÇOIS )
०१
T
L'empereur promet la conſtitution de Chardans
fa pureté.
dre
invite les officiers qui ont ſervi , de venir
à fes aimes armes avec le même grade qu'ils
= autrefois .
#
Il invite de même ceux qui ſe ſont battus
conftitution , il y adeux ans , ayant mainla
même cauſe à défendre.. こく
L'ancien gouvernement eft caffé pour l'avoir
lui & fon père ; les coupables d'entr'eux
les autres , placés hors du pays , parce qu'ils
font à la nation.
Le gouvernement futur fera compoſé des
agréables à la nation , que les états de chaque
nce nommeront au fouverain.
L'archiducheſſe ſera envoyée à fon ancien
einement de Presbourg.
- Mon frère Charles ayant été bien accueilli
nation , viendra gouverner , & tâchera de
er l'amour de tous les belges.
- Il demande qu'on lève , au plutôt , quaranteà
cinquante-deux trille hommes qui reſteront
lesPays-Bas, & dont on ne ſe ſervira qu'avec
ément de la nation , felon le traité."
étoit en effet une reſſource précieuſe pour
riche que ces. Pays-Bas , dans lesquels il
}
:
Κ
ne lui reſte pour ainſi dire plus d'eſpoir de rentrer.
Aufſi cherche-t-elle à s'en dédommager en
faiſant avec la Pruffe & la Ruffie un nouveau
partage de la Pologne. En attendant ces indemnités
futures , elle ſe ruine pour faire la
guerre à la République Françaiſe , témoin l'emprunt
de 6 millions de florins , rembourſables en
dix ans , qu'elle eſt forcée de faire en Hollande,
malg é que les bons bourgeois de la bonne ville
-deVienne aient prodigué les dons patriotiques ,
qui s'élevoient déjà à la fin du mois dernier à
175000 florins .
Le maréchal prince de Cobourg , génératiffime
de l'armée d'Empire , parti de Vienne le 20
janvier , & qui en prenant congé de l'empereur ,
lui dit que S. M. ne le reverroit pas , ou ne
Je reverroit que victorieux , eſt arrivé ici le 4.
-On établira probablement dans cette ville la
caiſſe pour les opérations militaires. Les délibérations
de la dière de Ratisbonne relatives aux
fonds à faire , ont commencé le 28 janvier. On
croit qu'elle votera 30 mois romains (un de ces
mois fait 83 , 964 florins ) ; la même ſomme
avoit été votée lors de la guerre contre la France
- en 1734-
L'armée de Chai fayt doit être portée au
moins à 40,000 hommes ; une première colonne
de 18,000 le rejoint , ainſi que 6000 hommes, de
l'armée du prince Hohenlohe. Des troupes hanovriennes
couvrent l'évêché d'Osnabruck, On
avoit ajouté que 12,000 hommes d'infanterie
& 8000 de cavalerie de l'électorat d'Hanov c
ſe portoient vers le Brabant , mais cette nouvelle
ne ſe confirme pas .
Il ſera auſſi très-difficile à l'empereur de couvrir
ſuffilament de Brifgaw ; car ce pays eſt dépourvu
de pailles
d'aroines; il eſt do
ifter un raffemblen
cavalerie.
PROVIN
De la Ho
Lord
Aucklan
dinaire de la G
le 25 du mois
Etatsgénéraux
lateneur,&qu
notre
dernier
Teût
permis.
HAUTS ET
Le
fouligne
&
pénipotentiair
peffe, en
cont
roi, de
mettre
fances des
copie
tre
échangées
juſqu'au 20 de
lec
éraire
d'ét t
" Leroi,ha
la
ferme
perfu
principes,
expr
tagne,
font pa
anument
votre
puiftances
font
aux
meſures
( 215 )
= pailles & de fourrages ; ilya pen
5 il eſt donc impoffible d'y faire fubcaffemblement
confid.rable, furtout en
OVINCES - UNIES.
De la Haye , le 14 février.
১
)
Auckland , ambaſſadaur extraorde
la Grande- Bretagne , a remis
u mois dernier , au préſident des
néraux , un mémoire dont voici
, & que nous aurions inférédans
ernier numéro , fi la place nous
ermis .P
UTS ET PUISSANS SEIGNEURS ,
foulligné , ambaffadeur extraordinaire
potentiaire de S. M. Bitannique , s'emen
conféquence des ordres exprès du
mettre ſous les yeux de vos hautes puifdes
copies de toutes les pièces qui ont
angées depuis le 27 décembre dernier
20 de ce mois , entre lord Grenville ,
e d'at de S. M. & M. Chauvelin.>>>
- roi , hau's & puiſlans ſeigreurs , eſt dans
me perfuafion que les ſentimens & les
es , exprimés au nom de la Grande-Brefont
parfaitement conformes à ceux qui
t votre République , & que vos haures
ces font difpofées à concourir pleinement
fures que la criſe actuelle exige , & qui
K 6
font une ſuite néceſſaire de ces ſentimens & de co
ec
aslina oh av
principes.>>
Les circonstances qui nous ont menés à cette crife, font trop recentes , & la conduite
du roi eſt trop connue , pour que le fouffigné
ſoit dans le cas d'entrer dans de longs détails.>>
ont
évèes
Il n'y a pas encore quatre ans , que quelques
malheureux, ſe qualifiant du nom de philoſophes,
ont eu la préſomption de ſe croire
capables d'établir un nouveau ſyſtême de ſociété civile. Afin de réaliſer ce rêve de la vanité ,
il leur a fallu bouleverſer & détruire toutes notions
reçues de fubordinations, de moeurs c de religion , qui ont fait juſqu'ici la sûreté, le
bonheur & la confolation du genre humain.
Leurs projets de deftruction n'ont que tropréulli; mais les effets du nouveau, fyftême fy qu'ils
voulu introduire, n'ont ſervi qu'à démontrer l'ineptie
& la ſcélérateſſe de ſes auteurs. Les
nemens qui ſe ſont ſi rapidement fuccédés depuis
lors , furpaffent en atrocité tout ce qui ajamais
fouillé la page de l'hiſtoire. Les propriétés , la liberté
, la vie même , ont été les jouets de la rage
effrénée des paffions , de l'eſprit de rapine , la haine , de l'ambition la plus cruelle & la plus dénaturée. Les annales du genre humaid ne préfentent
pas d'époque où , dansitin fi court efpace
de temps , on ait commis tant de crimes , caufé tant de malheurs, fait veffer tant de larmes; enfin , dans ce moment même, ces horreurs
paroiffent être parvenues à leur comble. Pen- dant tout ce temps , le roi , environné de fon
peuple , qui jouiffoit , par la protection divine , d'uneeproſpérité ſans exemple ,n'a pu voir les
malheurs d'autrui qu'avec un ſentiment profond
de pitié & d'indignation ; mais fidèle à fes pria-
5003 303 A sup omelete 1576
*
১৯
ede
cipes, S. M.
mifcer dans les
étrangère. Elle
deneutralitéqu
Cettecondu
obſervée égale
dont toutel'Eu
qui auroit dûê
n'a pas réuffi à
République, à
gereules & les
Depuis quel
&
d'agrandiffe
&la fûreté de
quement avou
dans l'intérieu
des
maximes
l'on n'a pas
déteftables t
tionnaire. D
antis parle
& les territo
S.Mi ade
des
préparat
conftances.
les
mesures
dre ont ét
unanime d'
Tirreligion,
titution.
Tels fon
motifs d'ur
ont
affez
Votre
coop
S.M. da
ment
vei'l
, S. M. ne s'eſt jamais permiſe de s'imer
dans les affaires intérieures d'une nation
gère . Elle ne s'est jamais écartée du ſyſteme
utralité qu'elle avoit adopté.
ette conduite , que le roi a vu avec plaifir
vée également par vos hautes puiffances ,
toutel'Europe a reconnu la bonne foi , &
auroit dû être reſpectée à tant d'autres titres ,
as réuffi à mettre S. M., ſes peuples & cette
blique , à l'abri des trames les plus danafes
& les plus criminelles.
epuis quelques mois , des projets d'ambition
agrandiffemens alarmans pour la tranquilité
(ûreté de l'Europe entière , ont été pubiment
avoués . On s'eſt efforcé de répandre
l'intérieur de l'Angleterre & de ce pays ,
maximes fubverſives de tout ordre ſocial , &
n'a pas même en honte de donner à ces
ſtables tentatives le nom de pouvoir révolunaire.
Des traités arciens & folemnels , gais
par le roi , ont été enfreints , & les droits
es territoires de la République ont été violés .
. M: a donc cru dans fa fageſſe devoir faire
préparatifs proportionnés à la nature des cirtances.
Le roi a confulté ſon parlement , &
meſures que SS..Mavoitdeuvé bỏn de pren-
.ont été accueilies par Taffentiment vif &
nime d'un peuple qui abhorre Fanarchie &
eligion , qui aime fon roi & qui veur ſa conftion.
Tels font , hauts & puiffans ſeigneurs , les
tifs d'une conduite dont la ſageſſe & l'équité
affez prouvé juſqu'ici au roi votre concert &
re coopération.ου, τον
6. M. dans tout ce qu'elle a fait , la conſtamnt
veillé au maintien des droits & de la sû
the
218 )
reté des Provinces-Unies. La déclaration que le
ſouſſigné a cull'honneur de remettre à vos hautespuiſſances
, le 13 novembre derier , & l'arrivée
d'une petite eſcadre , deſtinée à protéger les parages
de la République , pendant que les propres
forces ſe ratſembloient, en fourniffent la preuve.
Vos hautes-puiflances ont reconnu ces diſpoſitions
du roidans tout ce que S. M. a déjà fait.
Elles ne les trouveront pas moins dans les meſu es
qui ſe préparent ; en conféquence , S. M. ſe perfuade
qu'elle continuera à réprouver , de la part
de vos hautes-puiſſances une parfa te conformité
de principes & de conduite. Cette conformité
peut ſeule donner aux efforts réunis des deux
pays l'énergie néceſſaire pour leur commune défenſe
, oppoſer une barrière aux maux dont l'Europe
eſt menacée , & mettre à l'abri de toute
atteinte la fûreté , la frauquillité & l'indépendance
d'un Etat , dont vos hautes puiſſances
affurent le bonheur par la ſageſſe & la fermeté
de leur gouvernement.
Fait à la Haie, le 25 janvier 1793 .
Signé , AUCKLAND.
D'ailleurs il
point le fuffra
Pasparvenu à
& enAnglete
cours des mem
on en a une b
vemens qui ſe
patriotesHolla
que des ſuccès
des
généraux
fuccès
commen
aulieu
d'évacu
dit
fauffement
tres du pays
le
bornent cr
Depuis la préſentation de cette pièce , probablement
demandée par le Stathouder , il y a
cu beaucoup de mouvement dans le cabinet de la
Haye : on a expédié à Londres & à Berlin un
grand nombre de couriers , garni les frontières
& même voulu lâcher quelques écluſes ; mais
les propriétaires & les payfans , s'oppoſent à
cette dernière meſure , qui condamneroit pour
pluſieurs années leur terrein à la ſtérilité ; en
effet ,, pour empêcher la marche du général
Dumourier , il faudroit mettre la province
d'Utrecht à onze pieds ſous l'eau.
la
garnilon a é
de forte
qu'el
sils
s'opiniatr
plusloin
leurs
Les
Pruffier
de
kur
côté
FrédéricdeBr
lons à
Wefen
général
Lamo
Vantage dece
M.
Noel ,
areçu , le 9
a
expédié un
tendent
que
ne
fontpas
continuentpa
qu'elles
explic
ce
dernier f
brun,
min
rendu à la
( 219 )
leurs il eſt évident que cette guerre n'a
fuffrage des Hollandois , & qu'on n'eſt
venu à la nationaliſer comme en Autriche
Angleterre ; onen a la preuve dans ledifes
membres de l'oppofition au parlement ;
a une bien plus forte dans quelques mouqui
ſe font déja ſentir àAmſterdam, oùles
es Hollandois n'attendent pour ſe déclarer
es ſuccès un peu marquans , de la part
néraux de la République françaiſe , & ces
commencent à avoir heu , car les français ,
d'évacuer Ruremonde , comme on l'avoit
Tement , s'avancent de jour en jour : maîpays
de Liège , ils peuvent ſe borner &
ment en effer à bloquer Maſtrecht , dont
lon a été renforcéede troupes Pruffiennes;
e qu'elle les arrêteroit trop long-temps ,
piniatroient à la prendre avant de pouſſer
In leurs operations .
Pruffiens qui craignent pour la Gueldre
côté , marchent faddeéfenſe. Le duc
cde Brunswick n'a laiffé que deux bataik
Weſel : il y a déjà eu entre lui & le
Lamorlière, quelques eſcarmouches àl'ae
de cedernier , à ce que l'on affure,
Noel , chargé d'affaires de latépublique ,
, le 9 , un courrier d'Angleterre , & en
Hié un à Paris . Quelques perſonnes préque
les négociations avec l'Angleterre
at pas entierement rompues , & qu'elles
hent par la voie de la Hollande. C'eſt ainſi
s expliquent ce qu'il y a de fingulier dans
nier fait . M. Obris, neveu de M. Lemimitre
des affaires étrangères , s'eſt auſſi
à la Haye; mais des nouvelles poſtér
rieures , dont nous ne garantifſons pas l'authenticité
, difent que ces meſſieurs ont quitté la
Hollande , & ſont même déjà arrivés à An-
1
vers,
Toute la cour du Stathouder a pris le deuil
pour la mort de Louis XVI. L'ambaſladeur d'Efpagne
a fait célébrer une meſle de requiem à
laquelle un grand nombre d'émigrés ont aſſiſté
le crêpe au bras .
alis aucun ave
d'hoftilités cont
desſujets de fa
gens&dessſtipu f
&qu'elle a enfui
déclaré laguerr
Provinces-Un es
agreffion gratui
apris les mefure
neur de la cour
peuple; elle fe
"
concours ferme
que ſur le zele
& loyal , pour
néceflaire,& p
vidence,
d'oppo
d'un
ſyſtême qu
toutes les
natio
Vertenment cont
de
bonne foi ,
>
Dansune
majelté a tout
fincere des pur
par des
allianc
mun à
prévenir
la
confufion
,
tranquillitéde l
Le ſtathouder vient de faire une promotion
dans la marine. Le vice-amiral Zoutman remplace:
M. Byland, lieutenant- amiral, effectif de
Hollande & de Weſtfriſe , mort depuis peu. Le
-vice-amiral Rielveld ne paffe pas à un grade plus
haut , mais il a , comme les précédens , les appointemens
de fa place.
2- Le vice- ami al Van-Braam a obtenu le traitement
vacant de contre-amiral , & le vice-amiral
Kinsbergen, celui de capitaine commandeur. Ce
dernier est un marin debeaucoup de mérite , & qui
a été fort utile aux Rufſſes dans leur dernière guerre
contre les Turcs .
GRANDEBRETAGNE.
De Londres , le 12 Janvier.
Le lord Grenville a donné hier communication
à la chambre des pairs du meſſage
ſuivant du Roi :
Georges roi
<<Sa majeſté juge à propos d'informer la cham-
Le
même j
mures ,
M. L
preſſéles
minift
traité
qu'on dit
&
l'empereur.
barralle, a fo
icun aver iffement préalable , des actes
tés contre les perfonnes & les propriétés
ts de fa majeſte , au mépris du droit des
des ſtipulations les plus poſitives des traités ,
le a enfuite,ſur les plus frivoles prétextes ,
la guerre contre ſa majesté & contre les
ces -Un'es . Dans les circonstances de cette
ngratuite & no provoquée , ſa majeſté
es meſures néceſſaires pour maintenir l'hone
la couronne & venger les droits de fon
elle ſe repoſe avec confiance fur le
s ferme & efficace de la chambre , ainſi
- te zele & l'énergie d'un peuple brave
al , pour pourſuivre une guerre juſte &
re, & pour tâcher , avec l'aide de la pro-
,d'oppoferune forte barrière aux progrès
tême qui menace la fécurité & la paix de
les nations indépendantes , & fe fuit ou
ent contre tout principe de modération ,
ne foi , d'humanité & de juſtice.
Lans une caufe d'un intérêt fi général , fa
a tout lieu de compter ſur le concours
des puiſſances qui font unies avec elle
- alliances , ou qui ont un intérêt comprévenir
l'extenfion, de l'anarchie & de
Fufion , & à contribuer à la fécurité& à la
lité de l'Europe » .
だい
même jour , dans la chambre des com-
M. Lambton &M. Grey ont vivement
es miniſtres de donner communication du
n'on dit exifter ent e la Grande-Bretagne
pereur. Le ministre Dundas , affez em-
Esa fourni pluſieurs réponſes évafives.
:
aux dépens l'une ou l'autre partie , fuivant qu elles
le jugeront convenable , & ordonner la ſaiſie des
biens , meubles & immeubles de la partie condamnée.
pour en aſſurer le payement ,& lorſqu'il
n'y aura pas fix jours entre le premier jugement
ou ordre du juge de paix , & la tenue deſdites
affiſes , le ſuſdit appel ſera renvoyé à la tenue
fuivante defdites affifes.
Toutes actions & poursuites , en conféquence
dudit acte , commenceront dans l'efpace de trois
mois , après les délits qui pourront ydonner lieu ,
& les perfonnes contre lefquelles elles feront intentéespourront
préſenter !curs moyens de défenſe
&demander unjugement définitif; & fi le rapport
du juré eſt en faveur du défendeur , ou fi le demandeur
ſuſpend on diſcontinue ſon action & fa
pourſuite; ou fi le jugement ordonne un furfis,
ou autrement , le demandeur ſera condamné à
des dépens doubles en faveur du défendeur.
Ledit acte & toutes les ſtipulations &claufes
qu'il contient pourront être altérées , changécs &
révoquées par un ou pluſieurs actes pattes dans
la préſente ſeſſion du parlement .
F
CONVENT
DuDimanch
La féance s'eft
fieurs adreſſes d'a
tomber latêtede
tiennent l'exprefi
qu'a excités l'affa
MichelPelletier .
envoieunecoure
la tombede ce c
Beaumarchais
d'accufation por
de
Lecointre ,
lufis ,
pendant
décret; que les
rontlevés, atten
civique, &qu'i
lejuitifier,
Les habitans d'une paroide , ville ou lieu quelconque,
ſeront admis comme témoins competens,
àdépoſer conte toute infraction des clauſes du
préſent acte , commiſes dans les limites deſdites
paroiffes , ville ou lieu , quoique les amandes qui
feront impoſées en conféquence, foient applicables
aux pauvres de ces mêmes paroiſſes, ville ou
lieu.
Le préfent acte ſera en vigueur juſqu'au rer de
-janvier 1794 , & de ced't jour juſqu''àà la fin de
lafefſſion ſuivantedu parlement &non au-delà .
La
Conven
port de Guito
litiques qui a
Cepays, con
cipauté deBa
entre le com
St.
Hypolite,
Ilne peut pas
la
poſition el
dela
France
:
FRANCE.
VENTION NATIONALE,
Dimanche , 10février.
ince s'eſt ouverte par la lecture de pludreſſes
d'adhéſion au décret qui a fait
la tête de Louis. Ces mêmes adreſſes conl'expreſſion
des ſentimiens douloureux
cités l'aſſaffinat commis ſur la perſonne de
Pelletier. Le département duPas -de-Calais
une couronne civique pour être déposée ſur
-e de ce citoyen .
marchais demande le rapport du décret
ation porté contre lui , & fur la motion
Dintre , la Convention ordonne qu'il fera
pendant deux mois , à l'exécution de ce
que les ſcellés appoſés ſur ſes papiers ſevés,
attendu qu'il ne s'y eſt rien-trouvéd'in-
, & qu'il lui fera libre de venir à Paris pour
fier,
Convention(a enſuite entendu un rap-
Le Guiton Morveaux fur les diſſentions poes
qui agitent les habitans de Porentrui .
ys , connu ci -devant ſous le nom de prin- .
é de Bafle , fief de l'Empire , eſt reſſerré
le comté de Valangin & le diſtrict de
ypolite, Il compte environ 120 communes.
peut pas mettre ſur pied 6000 hommes , &
fition eſt telle , que par les anciens traités
France avec les princes-évêques de Bâle ; il
Dar ſes troupes lorſqu'elle elle étoit menacée dece
côté , même par les Autrichiens.
D'après cela , il étoit aiſé de juger que les habicans
de ce pays ne peuvent jamais former un état
folé & indépendant , & file voeu de la réunion à
a France n'a pas été émis auſſi-tôt qu'ils ont
Formé la réſolution de ſecouer lejougd'une domination
oppreffive , c'eſtque des vuesd'ambition
perſonnelle de la part de ceux même qui travailoient
le plus ardemment à la révolution , ont
Egaré l'intérêt du peuple , & l'ont éloigné de fon
véritable but.
A cela n'a été fait,
l'exécution dudit déc
L'ordredujour
naires à la baire. U
Halles eft venue dé
Panis &Sergent ,
anciens membres d
commune de Paris
mentde rendreleur
qui leurimpoſent co
de cespétitionnair
miniftre des contr
l'exécutiondu décr
derecevoirles con
veillance.
Appaiſer les troubles d'un peuple qui fait le
remier effai de ſa liberté ; affurer la liberté de ſes
élibérations ; écarter les obſtacles que l'on jette
u-devant de lui pour l'empêcher de connoître
es vrais intérêts: tel eſt le but que s'eſt proofé
la Convention en rendant le décret ſui-
1
D'autrespétitio
marquécelled'un
qui, manquant
mens, ne parle
ant:
Art.Iet. Trois commiſſaires , pris dans le ſein
e la Convention , ſe rendront inceſſamment à
Porentru & autres lieuxdépendans de la ci-devant
rincipauté de ce nom , pour y prendre toutes les
formations & reaſeignemens concernant les faits
mentionnés , tant dans leſdites pétitions , que dans
es procès-verbaux & autres pièces préſentées au
om de l'aſſemblée générale des députés des cent
ingt communesde laRauracie, pour en faire leur
apport à la Convention nationale.
La ſectiondu
tiond'un arrêté
f:ction
engagent
II. Les mêmes commiſſaires rempliront dans.
efdits pays , les fonctions attribuées par l'article
I du décretduis décembre dernier aux commiftionferoitimpr
Du lundi
La
Conventi
comité de
légif
fleurs
citoyens
la
Sarthe, pou
Ilaété
reconn
trompés&féd
thèque desaffign
,
&
a été fait , des commiffaires cha gés de
n dudit décret du 15 décembre.
e du jour étoit l'admiſſion des pétitiona
barre. Une députation de la ſection des
t venue dénoncer les ciroyens Tallien
Sergent , députés à la Conventin ,
membres du comité de ſurveillance de la
e de Paris , leſquels refuſent conftamrendre
leurs comptes , malgré les décrets
mpoſent cette obligation. Sur la demande
Pétitionnaires , l'Aſſemblée a ordonné au
des contributions de rendre compte de
on du décret du 26 janvier qui le charge
oir les comptes de l'ancien comité de fure.
respétitions ont été préſentées . On a recelle
d'un des batail ons du Pas-de-Calais ,
anquant entièrement d'habits & d'équipe--
ne parle que de marcher à l'ernemi.
Aion du Finistère afait part à la Convenn
arrêté par lequel les citoyens de cette
Engagent toutes leurs propriérés à l'hypodes
affignats . Il a été décrété que cettepéroit
imprimée.
lundi , II janvier.
Convention a entendu un rapport de fon
de législation , ſur la détention de plucitoyens
arrêtés dans le département de
the , pour faits relatifs à la taxe des leds .
reconnu que la plupart de ces citoyens ,
Es & féduits par des agitatenis, avoient cru
La diſcuſſion s'eſt ouverte ſur l'organisation
de l'armée. Garnier a parlé le premier en faveur
du projet de comité. Ce projet, a dit l'orateur ,
conſacre de grands principes. Il établit l'unité de
forces, l'unité de régime & l'unité de récompenſes.
Il fai de la profeffion des armes , la profeffion
la plus honorable ; il raproche tous les
ſoldats , par le lien de l'égalité; il les unit entr'eux
par le ſentiment de la fraternité , & les
attache à la patrie par le bienfait de la pro-
On a demandé une amnistie en leur faveur , &
la Convention , après quelques débats , en a
généraliſé le décret , en ces termes :
« La Convention nationale éteint & abolit
toutes procédures criminelles , déterminées par
les délits commis dans les infurrections qui ont eu
lieu relativement aux ſubſiſtances juſqu'au 21
janvier dernier. Ordonne que les détenus &prévenus
deſdits délits , feront mis fans délai , en
liberté».
<<Ne font pas compris dans la préſente amniſtic
, ceux qui ſont coupables de meurtre,
d'affaffinat & d'incendie. >>
leurétoit avantag
le projet du comite
de faire des amend
Saint-Just a été
Tunitéde la Répub
mée , &bien loin
deceprojet, il a
de l'opérer , exc
trop pres del'enne
Buzot aréclamé
plan du comité. Il
des régimens de
volontaires , n'alt
nation&dela dif
&
rigoureuſement
plusbeauxjours
leaté encore Ic
comme une confe
nation des chef
comme
hafardée
6
changer les qu
feroient
accordée
priété.
Après avoir développé les avantages , Garnier
s'eſt attaché à démontrer les dangers d'opérer
dans ce moment , cette réorganiſation. Il a
demaudé que la Convention décrétât le principe,
maisque l'exécution en fut renvoyée à la fin de
«
Battons-nou
battusles
vainqu
nousaurons le l
a
ſyſtême.»
la campagne.
Lacombe Saint-Michel a repréſenté la fuſion
de l'armée étoit une opération facile , même
ente que
dans
Dans le
cours
millaires des fe
paroîtreàla bar
fur les
ſubſiſtanc
que nous défen
à moins que no
tret
prononcé e
8. 23
praire aux foldats de ligne , panquene
avantageuſe. Il adonc demandé que
du comité fût adopté , en ſe réſervant
es amendemens à quelques articles.
uft a été du même avis. Il a pensé que
la Répub ique exige l'unité dans l'arien
loin de vouloir différer l'exécution
et, il a cru que le moment étoit venu
r , exceptant cependant les armées
de l'ennemi .
a réclamé avec force l'ajournement du
omité . Il a fait craindre que la fufion
mens de ligne , avec les bataillons de
es , n'altéra la ſévérité de la fubordide
la difcipline , dont les règles étoient
cuſement obſervées à Rome , dans, les
ex jours de cette République ; il a précore
le relâchement de la difcipline ,
he conféquence naturelle de la nomies
chefs par les foldats. Il a regardé
nafardée la promeſſe faite aux foldats
er les quittances des penſions qui leur
accordées , contre des biens nationnaux.
cons-nous à préfent , comme ſe font
svainqueurs de Jemmappe , a dit Βυζοις
ons le loiſir d'entendre à la paix les gens
e. »
le cours de cette diſcuſſion , des comdes
ſections de Paris , ont demandé a
àla barre , pour préſenter une pétition
abſiſtances . Il est impoffible , diſoie t-ils,
as défemparions ſans avoir été admis .
que nousne ſoyons éloignés par un dénoncé
en préſence des parifiens & des fé
8. 23 Février 1793. L
être entendue a fon comitéd'agriculture, lorſque
fur la demande d'un membre du comité des finan
ces , elle a décrété que les députés des ſections de
Paris ſeroient a mis le lendemain àdix heures.
Di mardi , 12 février.
On a préſenté la rédaction du décret rendu biet ,
portant amniſtie relativement à toutes Is infor
rections qui ont eu lieu pour les fubfiftonces & fur
1 motion deDahem , cette amnistie a éré étendue
àcelles qui ont réſulté des droits féodaux , & à
tous les troubles occafionnés dans les armées &
dans les plates de guerre , pour cauſe de trahfon
de généraux.
que
hique ont fuivi dep
Rep blique. Il coit
que témoigna Vergr
manque de pain ,
Temple.
Craignez q
pra tombée, onne dif
lacaufe en est à la C
sant , a demandé q
petitionnai es furles
préfenterleur pétit
dale mandatairedes
Après de longs dé
monnaiesayant ét
Tenge fections ſeule
pouvoirs, & men
Javoientémisleur
La
Convention
a
froientpointad
kqu'ils
donncroie
cantu e.
Les commiffaires des quarante - huit fctions
fontadmis à la barre en exécution du décret rendu
hier. Ils demandent que la Convention établiſſe
un prix unifor ne pour les bleds dans tous les départemens
; qu'elle faſſe des loix cont e les accar
paremens , & prononce des peines conueles agri
culteursqui refuſeroient de vendre , ou qui vens
droient les bleds au-deſſus du prix qu'on au oit
fixé.
A peine l'orateur a-t-il terminé la lecture,de
cette étrange adreſſe , qu'un autre péctionnie
prend la parole. Il s'annonce comme membre du
comitédes finances , & parlant au nom de tous les
départemens.
furla
Auſſi-tôt l'aſſemblée entière ſe ſoulève , on
s'indigne ; mais l'indignation redouble , quand ,
réquiktion faite au pétitionnaire , d'exhiber
ſes pouvoirs , celui-ci répond qu'il n'en a paint.
Marat demande que les pétitionnaires foient
pourſuivis comme perturbateurs du repos public.
Le
ſecond
pétiti
L'etre point
l'organ
defenfeurs des 85
lignée,la
Conver
troitmis en
état d
comité de
fûreté g
On a
repris la
Barmée.
Dabois
sions; la
priorité
comité,&
après
vention a
décrété
μπ:
« Adaterde 1
lon que les ennemis dela
ſuivi depuis le commencement de la
. Il c oit voir ſe réaliſer les craintes
Ena Vergniaux , en diſant : fi le peuple:
pain , on diz que la cause en est au
raignez que , lorſque la tête du tyran
onnedife:filesfubfiftinces manquent ,
eftàla Convention. Buzot , en termi-..
emandé que le préſident interpellât les
es ſur les motifs qui les avoient portés
leur pétition , & que celui qui s'étoit
Lataire des 85 départemens fût arrêté.
longs débats , & les pouvoirs des pé-
5 ayant été vérifiés , il a été conftaté que
ions ſeulement leur avoient donné des
& même que la plupart d'entr'elles:
mis leur vecu qu'indirectement,
vention a décrété que ces pétitionnaires
= point admis aux hoancurs de la féance ,
onncroient à l'inſtant leurs noms & leur
and pétitionnaire ayant été convaincu de
at l'organe avoué d'une ſociété , dire des
- des 85 départemens , qu'il avoit déa
Convention a décrété que ce citoyen
en état d'a reſtation , & interrogé parde
fûreté générale.
repris la diſcuſſion ſur l'organiſation de
Dabois Crancé a réfumé toutes les opi
- priorité a été accordée au projet du
& après de très longs débats , la Cona
décrété le premier article , ainſi qu'il
Later de la publicationdu préſent décret
L2
Nota . Dans le cours de cette ſéance , la Convention
a reçu une lettre du miniſtre de la marinc
, qui lui envoie ſa démiſſion .
Du mercredi , 13 février.
Une lettre des commiſſaires de la Convention ,
datée de Mayerce , l'avertit de ſe défier des
hommes , ſe difant repréſentans du peuple Belge ,
qui ont demandé à la barre de la Convention ,
le rapport du décret du 15 décembre. Ces hommes
,diſent les commiſſaires, ſont des émiſſaires
des prêtres , des nobles , & des privilégiés .
Le lieutenant-colonel du corps de gendarmerie,
qui ſe trouve à Liège , annonce que a déſertion,
indifcipline & le libertinage de ce corps , font
à leur comble. La Convention a décrété qu'il
feroit fait inceſſament un rapport ſur la gendarmerie.
verbaux du départ
tatent l'arreſtation
ont été lues , &
millaire étoit mur
MARAT & autres
de faire des réqu
Paris tous les
parer de tous leu
diſpoſition de la c
On avu , dar
Royou, qu'il s'ér
Guader,Vergnial
de Danton,Ma
cuſoit Camusde
faciliter le vo!,
Gardemeuble.
avoitchangé de
deQuimp
tous les corps a
les
départemens
On a
deman
lajournement d
aété
décrérée.
Thuriot réck
du
détenu. Ap
la
Convention
demièrepropof
Le
miniftre
venu
préſenter
dffiper les ala
Paris àfuit na
miniſtre de l'i
cia'ement d'a
grandnombre
Les commiſſaires au département du Var ,
écrivent que malgré la che té des grains & de
toutes les dearées de premiere néceflité , l'ordre
&la paix regnent dans ce pays. Ilis ſe plaignent
fur-tout du mauvais état des routes . --- Renvoyé
au comité des Ponts & Chauffées.
à
Duhem , organe du comité de ſurveillance ,
a fait un rapport ſur l'arreſtation & l'emprifonnement
de Royou , commmiſſaire chargé ,
l'époque du mois de ſeptembre 1792 , par le
confeil & par la municipalité de Paris , de faire
des recherches d'armes &de munitions de guerre
dans le département du Finiftere. Le rapporteur
a conclu à l'élargiſſement du détenu & à la tradition
à la barre des adminiſtrateurs qui ont
ordonné ſon arreſtation.
mine
u département du Finiftere qui consreſtation
du commiſſaire. Les pièces
es , & on y a découvert que le comtoit
muri de pouvoirs , Signés PANIS ,
& autres , per leſquels i' étoit chargé
des réquisitions pour fafir & amener
ous les chevaux des émigrés ; de s'emtous
leurs mobiliers pour être mis à la
n de la commune de Paris .
vu , dans des dépoſitions faites contre
qu'il s'étoit efforcé de dénigrer Briffot ,
Vergniaud & Roland , & de fa re l'éloge
on , Marat & Robespierre ; qu'il acamus
de n'avoir pas voulu ſe prêter à
le vo!, qui , diſoit il , a dû ſe faire au
meuble. On a vu que ce commiffaire
angé de nom pour en impofer à la com-
- Quimper , qu'il provoquoit au meurtre
corps adminiſtratifs , & qu'il medaçoit
rtemens de la colère de la capitale .
demandé l'impreſſion de ces pièces &
ement de cette affaire. Cette propofition
crétée.
iot réclamoit proviſoirement la liberté
nu. Après de longs & violens débats
vention a paffé à l'ordre du jour ſur ceste
propofition .
miniftre de l'intérieur , par interim , eſt
réſenter à la Convention des moyens de
les alarmes que l'approviſionnement de
fait naître. Il a obſervé d'abord que le
e de l'intérieur n'eſt point chargé ſpé-
Ent d'approvifionner Paris , comme un
nombre de citoyens paroitient le croire.
L3
feconde. Il a préſenté enfuite comme un remède
à tous les maux , la liberté illimitée du commerce
des grains , & il a fi i par propoſer à la
Convention ; 1º. de fournir au comitédes ſubſiſtances
de la commune les moyens d'aflu er
auxboulangers les indemnités ordinaire s. 2º. D'autoriſer
le miniſtre de l'intérieur à préſenter au
comité des finances un mode de perception des
fois additionnels , plus égal que ce'ui qu'on a
décrété ; 3 °. & enfin de permettre aux boulangers
de vendre le pain au prix naturel où il doit être
porté d'après celui des b'eds & des farines :
moyen le plus für d'entretenir l'abonda.ce dans
Paris.
Ces diverſes propofitions ont été renvoyées aux
comités réunis des finances , de commerce &
d'agriculture pour en faire le rapport fous trois
jours.
On a pris enſuite la diſcuſſion ſur le projet
du comité de la guerre. Elle s'eft engagée pour
la feconde fois fur la queſtion de la réunion.
Après quelques débats , le principe de la réunion
ou amalgame des troupes de ligne avec les volontaires
, a été décréré , & l'exécution ajournée jufqu'à
ce qu'il en ſoit autre nent ordonné. D'autres
articles ont été d'ſcutés & décrétés. Nous donnerons
le décret en entier lorſque la rédaction définitive
aura été adoptée.
Dujeudi , 14 février .
Pluſieurs décrets importans ont été rendus
dans le cours de cette séance. Le comité de marine
a fait décréter le mode de vente des vaiſſeaux
pris ſur les ennemis. Les tribunaux des différens
lieux où les priſes auront été faites , feront compérens
des difficultés qui s'éléveront à ce ſujet.
fection de tous
de1792 .
Par un autre d
autorifée à mett
l'intérieur , une 1
diftribuée provif
parle décret du
nirésdes domma
nanis.
Barrère a pr
conftitution, un
de la marine ,
rendupour l'org
Un miniftre,
comité de mar
correfpondant
vaux de la m
tofix claffes.
cuffion.
Fouché, au
blique, afait
ment aux colle
ART. ICT.
des congréga
aux étab iffer
penda s de ce
ces établiſſem
conformémen
conſtituante.
II. La rec
tenans aux
foir qu'elies
des congrég
de tous les décomptes de la campagne
-
autre décret , la tréforerie nationale eft
e à mettre entre les mains du mi iſtre de
ar , une fomme des millios , pour être
Ee proviſoirement ſuivant le mode preferit
écret du 22 décembre dernier , en indems
dommages caufés par l'invaſion des enère
a préſenté , au nom du comité de
ation , un plan d'organiſation du miniſtère
marine , exactement calqué fur le décret
our l'organiſationdu miniſtère de laguerre.
iniftre , fix adjoints ; & fix ſections du
de marine de la Convention nationale
pondant avec les fix bureaux. Les trade
la marine font par conséquent diviſés
claffes . Ce projet a été adopté ſans dif-
1.
ché , au nom du comité d'inſtruction pu-
, a fait rendre le décret ſuivant , relativeaux
collèges :
T. Ir. La loi concernant la ſuppreffion
congrégations ſéculières ne s'étendant pas
rabiſſemens d'instruction publique , indés
de ces fondations , la vente des biens de
Stabliſſemens continuera à être ſuſpendue
prmément aux décrets rondus par l'Affemblée
Cituante.
.La recette & la gestion des biens apparms
aux établiſſemens d'inſtruction publique ,
qu'elies aient été confiées précédemment à
congrégations féculières , ou à des laïques ,
L4
des domaines nationaux puiſſe s'en mêler.
III . Les receveurs de la régie ſeront tenus,
dans la huitaine de la publication du préſent décret
, de comprer de c'erc-à-maître , par-devant
les corps adminiſtatifs cu mu.ipaux , reſpectivement
chargés de l'adminiſtration des colléges,
de tous deniers par eux perçus comme appartenans
ces établiſſemens , & ferort contraints
d'en verſer imm diatement le montant en deniers
ou quittances , entre les mains des receveurs qui
précédemment en étaient chargés , ou de ceux
qui leor feront défignés par les adminiſtrations .
IV. Les corps administratifs font autoriſés ,
juſqu'à ce qu'il en ait été autrement ordonné , à
fixer le traitement des profeſſeurs actuellement
en exercice , ainſi qu'il fuit : dans les villes audeſſus
de trente mille ames , il ne pourra être
moindre de mille livres ; & dans les villes au
deſſus de cette population , de quinze cents liv..
fans néanmoins que le maximum , pour les premières
villes fuiſſe s'élever au-delà de quinze
cents livres; & pour les ſecondes , au- delà de deux
mille livres , dérogeant, pour cet effet , à l'att. I
du tit. IV de la lei du 18 août 1792 .
Séance extraordinaire du jeudi ſoir.
Une députation du ſecond bataillon du département
de l'Aude , employé dans l'armée du
Var , vient dénoncer le général Anfelme comme
l'auteur ou la cauſe des dilapidations & des
déſordres arrivés à Nice. Ce te dénonciation eft
confirmée par le rapport de Collo:-d'Herbois ,
l'un des commiffaires à l'armée du Var ; & fur
au
trère qu'Anfelm
nateur, feront m
Après avoir er
diplomatique , l
accepte le voeu de
emis pax la princ
liage de Chamb
Du vendredi
Cette féance a
ion du projet d
Françoile... Con
& a préparé l'A
conftitutionnel pa
quiontdirigé le
Nous n'entrep
lesdétailsd'unele
nous en ſommes
fution avec laqu
dansles départe
Du fanedi
On a
réclame
daprèslerappo
verfes
confidera
fuſpendre les tr
fervélequatrièr
finances&d'int
veauprojet.
La
Convent
minitrede la
rationdesfortf
Genfonné,a
a
continué la
1
nde du rapporteur , la Convention dé-
Anfelme & Ferus , commitfaire-ordon-
Feront mis en état d'arreſtation .
avoir entendu le rapport de ſon comité
ique , la Convention à déclaré qu'elle
e voeu de réunion à la Franer , librement
la principauté de Monaco & par le bail-
Chambourg.
vendredi , 15 février.
,
féance avoit été fixée pour la préſentaprojet
de conſtitution de la république
Ce ... Condorcet eſt monté à la tribune
éparé l'Affemblée à la lecture de l'acte
tionnel par un diſcours expofitif des motifs
dirigé le travail du comité.
n'entreprendrons point de donner ici
Isd'une lecture qui aduré plaſieurs heures ;
■ ſommes diſpenſés d'ailleurs par la proavec
laquelle ce travail va être répandu
s départemens.
u famedi , 16 février.
a réclamé contre le décret rendu avant-hier
le rapportde Fouché, ſur les collèges. Di-
Confidérations ont engagé l'Affemblée à en
Are les trois premiers articles . Elle a con-
=quatrième , & elle achargé lescomités des
s & d'inſtruction , de lui préſenter un nourojet.
Convention a mis entre les mains du
ce de la guerre , 27 millions pour la répades
fortifications des vi les de guerre .
Sonné, au nom du comité de conſtitution
tinué la lecture de l'acte conſtitutionnel.
L
,
Après que cette 1 Cture a été terminée , l'Affemblée
a ordonné l'impreſſion du diſcours de Condorcet
& du projet de confitution , & ſon envoi
aux départemens , aux diſtricts , aux municipalités,
aux ſociétés populaires & aux armées. Elle
aprononcé en même temps , & en exécution d'un
décret précédemment rendu, la ſuppreſſion du
comité de conftitution.
On est paffé enfuite à la diſcuſſion du projet de
décret ſur l'organiſation de l'armée. Pluſieurs articles
ont été adoptés.
Du Dimanche , 17 février.
Les commiffaires à l'armée duRhin , écrivent
qu'ils ont deſtitué de ſes fonctions le commiffaire-
ordonnateur , Cochelet , prévenu d'une négligence
coupable. D'après un rapport fait au
nom des comités réunis de la guerre , des finances
& de l'examen des marchés , la Convention a
décrété qu'il n'y a pas lieu à accufation contre
le citoyen d'Eſpagnac , & qu'il fera mis en
liberté .
Le comité diplomatique a propoſé , par l'organede
Guiton-Morveau , d'accorder le titre de
Citoyen Français à Joël Barlow , habitant des
Etats-Unis , qui s'eſt pluſieurs fois rendu l'interprête
des fent mens de ſes compatriotes en faveur
de la révolution françaiſe , dont les études n'ont
cu pour but que le perfectionnement de la morale
des gouvernemens , & qui , pour prix de
fes honorables travaux , demandoit à jouir du
titre & des droits de Citoyen Français.
décret a porté Joël Barlow
Français.
Ua
au rang deCitoyen
Les commiffaires de la Convention écrivent
concevoir les m
font prêtes à
ont été prifes
défenſe .
Diverſes off
&la Corvent
d'un facrifice
La ſection
où le trouven
fuadée que qu
jourd'hui àrép
tion des fourr
pont des fab
auffi grand &
preffant; cet
François qui
République,
Dationales, d'
d'armes qui c
Apeine la
rette vue, qu
étoient appon
fon exemple
dans les autre
ملسم Far
Le proj
vient enfu
quatre an
d'anarchie
pérer que
oir les meilleures efpérances. Deux frégates
têtes à mettre à la voile. Diverſes mefures
é priſes pour mettre la ville en état de
e.
erfes offrandes ont été faites à la patrie ,
Convention en a reçu l'hommage. L'idée
facrifice eft cufſi-tôt réaliſée que conçue.
ſection du Marais , frappée du dénûment
= trouvent nos braves défenseurs , & pere
que quelque activité que 'on mette auhui
à réparer les négligences de l'adminiſtrades
furnitures des armées , on n'obtiendra
des fabriques & des ouvriers un ſecours
grand & auffi prompt que le besoin eft
ant ; cette ſection a imaginé d'inviter les
is qui compofent la garde intérieure de la
blique , & qui ont des habits aux couleurs
onales , d'envoyer ces vêtemens à leurs frères
nes qui combattent ſur la frontière.
peine la ſection du Marais avoit proclamé
vue , que dès le même ſoir , quinze habits
ent apportés au dépôt qu'elle a formé ; à
exemple , le même dévoûment s'eſt déclaré
5 les autres ſections .
Faris , le 21 février 1793 .
Le projet de la nouvelle Conſtitution
ent enfin de paroître. Après plus de
atre ans de fecouſſes , d'agitations &
anarchie politiques , il eſt permis d'ef
Frer que nous aurons bientôt un got
L6
.
obfervations que
leur
fuggérer; ca
top
déplorable ,
celſe ſes loix&
jamais
pouvoir jo
efpère.
Celui que nou
préſent , c'eſt
peut fervir de ral
En
s'occuppant d'
oubliera peut être
Theres,& ces di
malheureuſement
grands
objets
bertoutes nos pe
plusdanscetou
tude, qui ne la
appui
foliste à e
chain
fortifiera
&elles
fauront
leprixdeleus
Le plan de C
venu
Tobjetdes
Jacobins.
On I
tentedansſesbal
veloppemens , d
réglement de p
dungrand pen
tiléles
richesd
landis qued'au
ciété,
trouvent
anière folide toutes les parties de ce
ſte empire , qui tomberoit inceſſament
en diffolution , ſi ce longinterrègne
s loix étoit plus longtemps prolongé . <
uelque difficile qu'il foit de faire rener
dans les voies de l'ordre focial , & de
ppeiler à l'obéiſſance des loix , une naon
travaillée par une révolution qui a
traîné dans ſes mouvemens , tous les
ébris de l'ancien ſyſtême , & a néceſſaiment
relâché tous les liens de l'organition
civile & politique , il faut du moins.
préparer à cette indiſpenſable régéné
ation , en commençant à méditer fur le
an que le comité vient de nous offrir.
Nous aurions deſiré donner dans toute
on étendue le diſcours de Condorcet , dans
equel il a developpé les principes & les
notifs , fur lesquels le comité afondé fon
avail important ; mais les bornes de ce
Durmal ne nous le permettent pas. Ce
ſcours d'ailleurs va être répandu parla
Convention , avec une profuſion telle
u'il n'eſt aucune partie de la République
ù il puiffe refter inconnu. Tout ce que
ous pouvons promettre à nos lecteurs ,
Peft de mettre inceſſanimet ſous leurs
eux le plan de Conſtitution , ſur lequel
outes les attentions doivent ſe fixer' ,
puiſque le fort des individus & dela République
y eſt attaché. Nous invitons tous
)
ns à le méditer & à y faire les
ns que l'intérêt public pourra
érer; car ce ſeroit une deſtinée
orable , que de retravailler ſans
loix & fon gouvernement , fans
uvoir jouir des avantages qu'on
que nous pouvons recueillir dès-
- c'eſt que du moins ce prejet
ir de ralliement à tous les eſprits.
ppant d'un intérêt auſſi grave , on
peut être ces querelles particuces
diſſentions qui nous ont
uſement trop détournés des ſeuls
objets qui auroient dû abfors
nos pensées. Nous ne vivrons
ce tou- ment pénible de l'incertii
ne laiſſoit à l'eſpérance aucun
lide à embraſſer. Cet avenir prortifiera
l'eſprit de nos armées ,
Tauront déformais quel doit être
de leurs victoires .
an de Conſtitution eſt déjà de-
Djet des débats de la ſociété des
•On lui reproche d'être incohéas
ſes bafes , obfcure dans ſes démens
, de reſſembler plutôt à un
nt de police qu'à la coaſtitution
and peuple , & d'avoir trop favo
riches dans le mode des élections ,
que d'autres , étrangers à cette forouvent
que les formes en font
trop populaires; qu'i's y cherchent un
pouvoir exécutif&qu'ils n'y apperçoivent
qu'un conſeil ſans energie & fans force ,
puiſque le corps légiflatif pourra mettre
en jugement les miniſtres , genre d'in
fluence qui les tiendra toujours dans un
état de dépendance & de foibleffe qui
nuira à l'activité du gouvernement , ouvrira
une carrière trop vaſte à l'ambition
& à l'intrigue , & favorifera la tendance
du corps légiflatif à s'emparer de l'autorité
exécutrice, ce qui ſeroit la confufion
des pouvoirs.
Un membre a critiqué la déclaration
des droits qu'il confidère ſous trois rapports
: droits de l'homme en état de nature
; droits de l'homme ſocial; droits du
peuple à l'égard d'un autre peuple. Il a
Invité la ſociété à mettre à l'ordre du
jour la diſcuſſion ſur cet objet , ce qui a
été adopté.
tion. Il est do
à ces difcuffior
pouvons prenc
quedans l'état
Cet apperçu
difpoſe à appic
conftitutionne
peut
tourner
elleeft dirig
droites&utile
tentéde criric
allé juſqu'à fo
ceux qui l'on
croit pas qu'e
comité de laC
centaines de
vant lui , s'y
par une capi
ennemispour
jet
auroit éte
enigmatique
ne
leroit pas
àcette
capitu
àla
faveurd
quiffentpr.1
ſe
ménager
veau, foit
politique ,
aucuneplac
Le
grand
ouvertfur
d'avoirvou
on
Les droits de l'homme en état de nature,
n'ont pas beſoin d'être définis ; ils ne
confiftent que dans ſa confervation, & la
nature a pris foin de lui en procurer les
moyens. Cet état de nature auquel
voudroit remonter , n'eſt qu'un état d'abftraction
, qui , s'il a jamais exifté , ne
fauroit fervir de baſe aux droits de l'homme
en ſociété , car les peuplades de fauvages,
éparſes dans pluſieurs continens ,
font déja un commencement de civilifa
2'
( 243 )
1 eſt donc fort inutile de ſe livrer
difcuffions conjecturales. Nous ne
ns prendre les droits de l'homme
ns l'état où il ſe trouve.
fi
apperçu prouve du moins qu'on ſe
e à approfondir toutes les queſtions
utionnelles , & cette diſpoſition ne
Durner qu'à l'avantage commun ,
at dirigée fur- tout dans des vues
5& utiles . Mais on ne s'eſt pas conde
cririquer la conſtitution , on eft
ſqu'à ſoupçonner les intentions de
qui l'ont faite. Fabre d'Eglantine ne
pas qu'elle ait été fabriquée dans le
é dela Convention , mals à quelques
nes de lieues. Les intrigans , fuilui
, s'y font propofés detriompher
ne capitulation , dans le cas où les
his pourroient nous y forcer. Ce prouroit
été conçu d'une manière fort
matique , afin que , dans le cas où il
coit pas poſſible de plier les français
e capitulation; ces mêmes intrigans ,
aveur des abſtractions de leur plan ,
nt prolonger les difcuffions , foit pour
énager le temps d'intriguer de nou-
, foit pour prolonger leur exiſtence
ique , dans la crainte de n'être élus à
me place après la Conſtitution .
- grand livre des dénonciations s'eſt
rt fur Beurnonville ; on lui reproche
Dir voula reftreindre par des condi-
2
tions , le droit qu'a le foldat de faire
-
entendre ſes plaintes ; comme ſi pour le
ſuccès même de ces plaintes , & la confervationde
la difcipline , il ne falloit pas
les aſſujetir à des formes. De vouloir
rappeller les commiſſaires des guerres ;
comme ſi les commiſſaires de la Convention
& les armées n'avoient pas déja fait
entendre leurs plaintes contre la plupart.-
De s'être environné de fix adjoints , peu
propres à inſpirer la confiance ; comme
ſi l'on pouvoit les juger avant qu'ils aient
agi .-D'avoir montré de la répugnance à
être tutoyé ; comme ſi , pour être bon
miniſtre de la guerre , it falloit être Quaker,
& avoir les habits troués au coude.
Enfin , d'avoir dit que peu lui importe
que les foldats fuffent patriotes ou non ,
pourvu qu'ils ſe battiſſent bien; comme
ſi lavaleur dans les armées n'étoit pas le
premier gage de leur fuccès , & fi pour fe
bienbattre , il falloit calculer le plus on le
moins de nuance dans les opinions politiques.-
Un membre a ajouté que fi ce
miniſtre a été nommé par la Montagne ,
il faut que la Montagne ait le courage de
demander ſonexclufion.
des dé,a
Mefant, parce q
foiblir nos
moye
eſpérances de nes
queles
diffentime
puiffet céder aife
L'émigration &
vrésdes
nobles
ratedans la rép
les
fentimens, &
quedela
furveil'a
allurer que les di
veulentla
liberté
républicaine. Cen
Ik nomde
Mécon
longationdes défo
prit
déſorganiſate
Witslad
folution
l'affermiſſement d
périté
nationale,
perſonne oude le
dela
république;
ordrede
cholesque
propriété ,ſonexi
ts
individus , ni
mination
d'une
neux,
d'hommes
Las
principes , q
Pour
retenirune
Jansles
moyens
emploientpourla
Voilàceque
veut
vous
faire
des
traîtres, des
-
Quelques vérités à la ſociété des Jacobins
de Paris.
Vous êtes les premiers nés entre les enfans de
la Liberté. Craindrez-vous d'entendre l'auſtère
9
es dé, artomens . Il faut la faire cefler .
- parce que toute diviſion ne peut qu'afs
moyens de défenſe & fortifier les
s de nes ennemis. Il le faut , parce
iffentimens ne font pas tels qu'ils ne
éder aifément à l'intérêt commur .
ration & la déportation nous ort dénobles
& des prêtres. Ce qu'il en
s la république est contraint de cacher
nens, & il n'eſt beſoin pour ceux- ci
furveillance de la loi. Je ne crains pas
que les dix-neuf vingtièmes des citoyens
a liberté , l'égalité ,& une conftitution
ne. Ceux- mêmes que l'on déſigne fous
eMécontens , ne le font que de la prodes
défordres , de l'anarchie & de l'efrganiſateur
qui s'avance chaque jour
Tolution du corps focial . Tous defirent
-ement de la paix intérieure , la proftionale
, & brûlent de concourir de leur
ou de leurs biens au ſuccès des armes
ablique ; tous fou, irent après un nouvel
chofes qui affure à chacun ſa liberté, ſa
, ſon existence , & qui ne laiſſe plus ni
dus , ni la fortune publique ſous la dod'une
poignée d'intrigans d'ambihommes
fans talens , fans moralité
cipes , qui ſe tourmentent en tout fens
enir une autorité qu'ils perdroient bientôt
noyens astucieur ou tyranniques qu'ils
t pour la conferver.
,
,
ce que vous ont dit les ſociétés qu'on
as faire regarder comme de faux frères ,
es , des ennemis publics. Voilà ce que
yous
le but , vaut-il la peine de ſe hair , de ſe perfécurer
durant la route qui y conduit. Le mal
'eſt venu de l'exagération des deux partis . Vous
n'avez vu dans la république que l'efprit de votre
fociété ; vos adverfaires n'ont vu dans votre
ſociété qu'un eſprit dangereux à la république .
Eh bien ! les torts ſont réciproques ,
vous trompiez tous. L'eſprit de votre fociété eft
bon , car vous ne pouvez vou'oir que ce qui eſt
utile à tous. Les intentions de ceux qui vous
ont expoſé leurs griefs , ſont pures , & elles n'exprimoient
qu'un intérêt commun à tous. Mais
d'amour-propre immodéré des chefs , cette funeſte
ambition de jouer le premier rôle , & de vouloir
foumettre toutes les opinions , toutes les vo-
Jontés à la fienne , a porté dans ces débats un efpriz
d'aigreur &d'animoſité qui a bientôt dégénéré
en défiance , en accufations réciproques & en fureurdeparti.
dontnous
devionsno
tempsque nous établ
les
défendre
contre L
nouslesravir.
Autors-nous
une
preffenejouit de la
plusilimitée , a quele
de faire
prévaloir 1
dintrigue, de
terreu
sobſtine
toujoursà fu
ne fautjuger que 1
d'opinions eft
préf
trimepublic& uneco
fl'onne
veut
fouf
derxclaffes
d'individu
A chaque club fe c
iggrégation
d'indivi
Auronsnous
unb
nous
meure en
ave
Couverrant &
rul
Mes loixne
font
theories,fi les
agens
tamment
traverſés
refforts de la
machin
loupe
inneuſe& tu
nifte fi
périlleux &
bien ne
puiffent ,
iane
multitude
loucht,
agiffent ,
devant eux,
adm
forment
autantde
nement?
Dumomentque vousavez vuque l'on ſubſtituoit
les perſonnes aux choſes , vous avez dû facrifier to
tes les querelles particulières à la grande affaire du
falat commun. Ce que vous n'avez pas fait alors,
vous devez le faire aujourd'hui. N'est-il pas étrange
qu'au milieu des grands intérêts qui nous environnent
, quand il s'agit de faire une conftitution
au-dedans & de repouffer les ennemis au-dehors ,
il ne foit queſtion depuis quatre mois que de Rolandistes
, de Girondistes, de Maratistes , &de
toutes ces dénominations qui font diſparoître la
république devant quelques individus ?
Que l'ons'épuiſe tantquon voudra , endiſputes ,
en ſoupçons, en invectives , à quoi ſe réduirost
en dernière analyſe les baſes de la conſtitution ? à
ces quatre mots : liberté , égalité , sûreté , pro-
Pourronsnous
liberté
des
effores
Anous
fomnes
1
ccuper :
nous établiſſons ces droits ſacrés , de
re contre les oppreffeurs qui veulent
avir.
-nous une bonne conſtitution , fi la
jouit de la liberté la plus entière & la
ée , fi quelques individus fe font promis
prévaloir leurs idéés par des moyens
, de terreur ou de violence , i l'on
oujours à fufpecter les intentions , quand
juger que les chofes, ſi le diffentiment
5 eft préſenté ſans ceffe comme un
lic&une conſpiration contre 1, liberté ,
vent fouffrir dans la république que
es d'individus , les Meneurs& lesMenés,
club fe croit le ſouverain , & chaque
on d'individus la nation entière ?
-nous un bon gouvernement , pourrons-
Le en avoir un , fi chacun veut être
nt & rul ne veuille être gouverné
ne font que de belles , mais de vaines
fi les agens de l'adminiſtration ſont conftraverſés
par des obstacles étrangers aux
Ir machine politique , fi une inquiétude
ufe & turbulente rend le poſte de mipérilleux
& fi rebutant, que les gens de
uiffent , ni le defirer , ni s'y maintenir ,
multitude de corps particuliers , blâment ,
giffent , diſpoſent , proſcrivent , citent
x , adminiftrateurs & adminiſtrés , &
autant de gouvernemens dans le gouverons-
nous faire triompher la cauſe de la
Es effores de toutes les puiſſances réunies ,
Commes nous-mêmes divifés ,fi les ci
1
mir fripon , couvert du maſque du patriotilme
pour enlever à un miniſtre & àun général la confiance
publique ?
que vous avez tant
Je vous le dis
républicain étrange
Yous ne
mettez u
effrayante , nous n
berce , ou nous
conftitution que vou
mes; c'eſt à vous
Après cela, fi vou
&durable, il ne v
Yous
rendre
wale
tutior,
recevrala fa
autoritédoit
diſpar
Citoyens , vous le ſavez , les deſpotes coaliſés
, déſ ſpérant de nous vaincre à force ouverte
, nous font depuis 4 ans une guerre plus
terrible , celle de l'intrigue & de la corruption;
ils entretiennent au milieu de nous une armée
de ſtipendiaires , qui , à la faveur d'un républicaniſme
hypocrite , ſe gliffent partout &repandent
parmi les patriotes les défiances , les inimit és &
les diffenfions , toujours prêts à égarer la multitude
& à la pouſſer à tous les excès . Croyezvous
qu'ils n'aient pas pénétré dans votre enceinte
, & établi le foyer de leurs manoeuvres
au ſein des plus zélés défenſeurs de la liberté
& de l'egalité . Voulez-vous déjoner leur complot
? n'ayez tous qu'un même eſprit & un bon
efprit ; abjurez tous les reffentimens ; ne traitez
plus en ennemis ni les citoyens , ni les ſociétés
qui vous ont dit des vérités ſévères ; gardez dans
vos diſcuſſions la dignité qui convient àdes h mmes
libres , ne repouſſez plus de la tribune
ceux qui ne parleront pasdans le ſens de telleou
de telle opinion ; partout où il y a un refpect
ſuperſtitieux pour des individus , fuffent-ils des
Phocions & des Aristides , il n'y a plus de liberté
& d'égalité ; car fi ces individus veulent
gouverner votre ſociété , fi votre ſociété veut
exe cer ſon influence , & fur la Convention ,
& fur le conſeil exécutif , & fur les généraux ,
& ſur toutes les autres ſociétés de la République ,
ne voyez-vous pas qu'en dernière analyſe , toute
l'autorité nationale feroit concentrée dans un
Leprojet con
d'hypothéquer
propriétés
indi
on , de baſe a
préſenter
Chabe
inconvéniens fi
devoir en
prév
ſervations ſuiv
Sur
l'arrété de
L'arrêtéde la
tousles
citoyens
leurs
propriétés
doutla
commun
tion ,
mérite fa
mais
l'enthousia
l'inſpiren'a pas
car
accompag
avez tant de raiſons de hair .
as le dis avec toute la franchiſe d'un
In étranger à tout eſprit de parti , ſa
mettez un terme à cette domination
, nous n'aurons ni conſtitution ni liu
nous n'aurons que la liberté & la
on que voud ont un petit nombre d'homſt
à vous d'en ſentir les conféquences.
la , ſi voulez acquérir une gloire folide
e , il ne vous reſte plus qu'à travailler à
Indie wales ; car le jour où la conſticevra
la fanction univerſelle , toute autre
doit diſparaître .
cojet conçu par une ſection de Paris
chéquer les affignats ſur toutes les
tés individuelles, & qui fert , ditebaſe
au plan de finance que doit
er Chabot , nous paroît avoir des
éniens ſi graves , que nous croyons
en prévenir les citoyens par les obons
ſuivantes : 7
rrêté de la ſection de Paris dite du
Finistère.
Eté de la ſection du Finistère, par lequel
citoyens qui la compoſent engagent toutes
opriétés à l'hypothèque des aſſignats , &
communication a été faite à la Convenmérite
ſans doute les plus grands éloges ;
nthouſiaſme généreux & patriotique , qui
n'a pas prévu tous les dangers qui peucompagner
cette réſolution; on n'a pas
2
pusique, card era que
Thypothèqu ſolide ſur lequel ils font affis , a
beſoin d'une nouvelle caution , la défiance &
la crainte prendront la place du crédit dont ils
jouiffent. Que penſeroit-on de banquier le plus
riche & le plus ſolide , fi tout- à- coup des citoyens,
s'offroient deux-mêmes pour le cautionner
? La premièrcidée des créanciers ne feroitelle
pas d'élever des doutes ſur la folvabilité de
leur d bit ur?
on se propof
de larépublique a i
ment ne s'eft-on pa
atnelaypothèquefo
n'estpasuncitoyer
manufacturier, pa
diant qui n'ait d
des hypothèques
tions de famille ,
mifesde
fondsond
jugedansqueltrou
sa
plongeroit tou
dus, fiTonfrapp
hypothèque génér
forure publique
ignalde la ruine
antes contrats int
dujouroù cette
decir
renoncer à
Aationaux, car 1
que pourconferv
elt
contraint de
détruiroitdone
Lource,& pour t
enla
ruineroitd
Ajoutonsà ce
thèque,fi incon
thionfme aveug
guerreentreceu
sède t. Les prer
partie du figne
ventions, qui fo
Ies autres à au
Les idées grandes & généreuſes ſéduiſent au
premier abord; mais telle est la nature de la confiance
qu'elle s'affoi lit par l'excès des précautions .
Les affignats ont pour gage la plus grande partie
des biens du ci -devant clergé , qui ne font point
encore vendus; les maiſons ci-devant royales &
leurs dépe dances , les palais épiſcopaux , les
forêrs nationales, les bie's des émigrés & toutes
les propriétés qui font devenues nationales par
la réunion de la Savoie , du pays de Nice , & par
celle trè -prochaine de la Belgique & du pays de
Liège. Cette maiſe d'hypothèque ne pourroit
perdre de ſa valeur qu'autant que le territoire de
la république auroit été envahi par les puiſſances ,
&que la contre-révolution ſe ſeroit effectuée; ce
qui feroit la deſtruction entière de la liberté , &
dans ce cas , que nous fommes loin de prévoit &
de craindre , qu'ajoureroit de plus l'hypothèque
des biens des individus qui ſeroient également la
proie du vainqueur ?
Hors de cette chance , qui feroit commune à
tous les genres de propriétés , le crédit des affignats
n'a rien à craindre. La meſure que propoſe
la ſection du Finistère ne feroit dons pas plus
Joient
avoirbe
7
propote d'engager
blique à imiter celle du Fin ſtère , com-
'eft- on pas apperçu que , foit quoique,
thèque foit folidaire cu individuelle , il
en citoyen , pas un propriétaire , pas un.
urier , pas un capitaliſte, pas un négon'ait
des engagemens particuliers &
thèques réſultant de toutes les tranſacfamille
, de négoce , d'induſtrie , de
andsou d'avances en agriculture. Qu'on,
quel trouble , dans quel cahos effroyable,
eroit toutes les familles & tous les indion
frappoit la fortune particulière d'une
que générale ou ſpécia'e au profit de la
publique. Cette alarme deviendroit le,
la ruine du commerce & de tous les
entrats intéreſlés . Il y a plus , c'eſt que
où cette meſure ſeroit adoptée , il faunoncer
à la vente de tous les domaines
x , car nul ne veut ni ne peut acquérir
conſerver , & nul ne peut conſerver s'il
aint de ſupporter une hypothèque. On
tdone le crédit des affignats dans ſa
* pour trop affermir la fortune publique ,
ineroit dans celles des individus.
cons à ces confidérations que cette hypo-
- fi inconſidérérment follicitée par un pas
e aveugle , deviendroit le ſignal d'une
Entre ceux qui n'ont rien & ceux qui pof
Les premiers, ayant dans leurs mains une
du figne & du prix de toutes les cons,
qui font les aſſignats , voudroient forcer
res à augmenter la su cré dont ils croiavoir
besoin,,&& s'ils ſe refuſoient à sette
pareille opinion , ſi onla faifoit paſſer dans l'eſprit
dupeuple.
Nous ſommes perfuadés que la ſection du Finiſtère
n'a pas conſidéré ton arrêté ſous les rapports
d'action &de réaction qu'il pourroit produire
; mais il eſt du devoir de tout écrivain
d'en faifir les conféquences. Il l'eſt auſſi de la
Convention de les peſer dans ſa ſageſſe , &
nous croyons que quand elle a ordonné l'impreſſion
& l'infertion de cet arrêté dans ſon bulletin,
elle n'a voulu que récompenſer le zèle
& les bonnes intentions de ceux qui ont conçu
cette idée , en réſervant d'en apprécier tous les
dangers.
Les citoyens Noël , Thinville & Maulde ,
qui avoientété chargés d'une miſſion, auprès
desProvinces-Unies, ſontde retour à Paris ,
depuis le 17 ; ils ont été grièvement inſultés
àlaHaye , & ce ne fera pas le ſeul outrage
que la République françaiſe aura à
venger.
Le conſeil exécutif avoit confié à
Grimoard le commandement de nos principales
forces dans la Manche , mais il
vient de donner ſa démiſſion.
MU
14février. On
pour l'électiondu
Pache, ex-minift
voix; celui quien
Ræderer; il en a
okral ávoté un er
pourvoir plus prom
15 février. Sur
de la
commure ,
feil
généralarrête
1 Queuetous 1
cirepour la conft
mensde mer.
1.Queles for
volontaires , fero
cifierdela com
paniculier , à l'ef
été
remis.
Ondit qu'un courier extraordinaire , arrivé
deMadrid en neuf jours , vient d'apporter
la nouvelle de la déclaration de
guerre du roi d'Eſpagne.
COMMUNE
Que les 4
wirdausleur
com
outousles
citoye
veulentoffrir àla
féesdanslesſecti
dela
commune ,
4.
Qu'il fera
oùles
membresd
offres.
Cet
arrêté
éto
au
fecrétariat
de
an
confeil.
L'un
tous,
une
ſomm
N°. 8. 23
MMUNE DE PARIS.
jer. On a proc'amé le réſultat du ſcrutin
ction du ma're. Sur 15,191 votans ,
x-minifte de la guerre , a réuni 11,881
ii qui en à réuni le plus après lui eft
il en a eu 1,118 .- Le conſeil géoté
un emprunt de trois millions , pour
plus promptement aux fubfinances .
Fier. Sur le requifitoire du procureur
mure , converti en motion , le conal
arrête :
e tous les citoyens font invités à foufla
conſtruction d'un ou pluſieurs bâti-
Mer.
de les fonds provenans de ces offrandes
es , ferort déposés entre les mains du
e la commune , qui ouvrira un regiſtre
.
, à l'effet de conſtater ce qui lui auta
que les 48 ſections ſeront invitées à ouleurcomité
un regiftre de ſouſcription ,
Les citoyens infcriront les ſommes qu'ils
frir à la patrie ; & que les ſommes ver
les ſections , feront remiſes au caiffier
mmune , fur fon récepiſſsé.
' il fera ouvert à l'inſtant un, regiſtre
embres du conſeil préſent inferiront leurs
au nom
Trêté étoit àpeine pris , que les employés
ariat de la commure ſe ſont préſentés
al . L'un d'entr'eux a déposé de
e ſomme de 120 liv. pour cet objet,
8. 23 Février 1723. M
{
Toffrande& I'mlertion au procès-verbal.
Bientôt cet exemple a eu des imitateurs. Le
procureur de la commune a fouferit pour 1001. ,
Scipion Duroure pour 3,000 liv. ; Dommangé,
100 liv. ; le ſecrétaire greffier , 100 liv.; Pache,
nouveau maire , 2,000 , &c, &c. &c.
16 Février. La commiſſion du Temple a envoyé
au conſeil général un paquet de papiers &
lettres adreſſés à Marie Antoinette qui avoient
éré remis à l'adjoint du concierge. Il paroît que
ces lettres font éctices par une marchande de
cire d'Eſpagne , qui qualifie encore Marie Antoinette
de reine; elle implore ſa protection
pour un procès. Cette correſpondance auroit
paru fort peu digne d'attention , s'il ne s'était
trouvé des lignes en chiffre arabe qu'on a efſayé
vainement d'expliquer. Ces pièces ont été renvoyées
au comité de police qui les communi
quera , s'il le juge à propos , à celui de fûreté
générale de la Convention.
NOUVELLES DES ARMEES.
Armée de la Belgique.
B
MES BRAVES CO
Nous avons , pen
battu partout les fa
arons tendu à la
qui avoitfaic, avant
mpuilkans pour ſe
lestyransAutrichie
des avantages d'un
fous nos aufpices
blique, s'ils en é
breux bataillons
liberté & de l'ég
troupes républicai
tontreles féroces
nous attendent.
baté, gémiſſans
defpore fubaltern
dePruffiens, ne
ces farouches fa
fanglantes de L
appellent ; un
fervent de gui
avec impatienc
nombreux bate
ront à
franchin
qui ne peat to
victoricuſe, m
des Prufliens
de la liberté,
nous ne fere
faifons,ni p
Le général Dumouriez vient d'adreſſer au
peuple Belge , au peuple Liégeois , aux armées
de la Belgique & aux Bataves pluſieurs proclamations
, dont nous croyons devoir rappporter
les deux plus importantes.
BRAVES COMPAGNONS D'ARMES ,
vons , pendant la campagne dernière ,
out les fatellites du deſpotiſme , nous
ndu à la liberté la Nation Belgique ,
fair , avant notre révolution , des efforts
s pour ſe ſouſtraire à la domination de
Autrichiens. Bientôt les Belges jouiront
tages d'un gouvernement libre , fondé
auſpices , ou de la réunion à la Répus'ils
en émettent le voeu; déjà de nomataillons
de ces nouveaux enfans de la
- de l'égalité vienment ſe réunir à nos
épublicaines pour défendre leurs foyers
es féroces Allemands. De nouveaux alliés
cendent. Lcs Bataves , mûrs pour la ligémiſſans
ſous la longue oppreffion d'un
fubalterne , vexés en 1787 par un corps
Tiens , ne refpirent que la vengeance contre
ouches fatellites , qui ont laiflé des traces
tes de leur paffage. Ces Bataves nous
nt ; un grand nombre d'entr'eux nous
de guides , les autres nous attendent
mpatience ; leurs armes ſont prêtes , leurs
eux bateaux & leurs vaiſſeaux nous fervifranchir
les inondatio.s, frivole défenſe ,
peut tout au plus que retarder notre marche
cuſe, mais qui n'arrêtera pas les vainqueurs
uffiens & des Autrichiens. Animés du génie
liberté , chargés de fon fublime apoftolat,
ne ferons arrêtés ni par l'intempérie des
s, ni par des places fortes, dont une partie
M 2
Prutbens & la haine des vrais Hollandais ?
oppoſera la fuite ; il a déjà peut- être prévenu
notre entrée . Que nous oppoferont les factueux
da parti d'Orange ? La terreur d'hommes fans
chef , & la diviſion. N'attendons pas que les
Praffiens & les Anglais viennent au fecours de
es facticus . D fipos-les en pré enart nos ennemis.
Entrons en Hollande en frères , en amis
que notre géné oſité , notre difcipline , nous
gignent les coeurs des Bataves marchens fié es
nent à une victoire aff rée , & commençons
Cette campagne par nous faire un allié de plus .
Mes braves camarades , vos généraux feront
coujours dignes de votre confiance; leur patrioilne
, aufli éprouvé que leurs talens & leur
courage , ne fait que redoubler à proportion de
L'augmentation de nos ennemis : penſez que de
rais républicains font invincibles , qu'ils favent
mourir & ne foient jamais.
Et vous, foldats de la République , que vos
Effaires ou le defir d'aller vous repofer dans te
ein de vos familles , d'aller leur monttér vos
-icatrices lear raconter vos exploits , a fait
entrer en France , accourez à la voix de Du
mourier ; venez rejoindre vs drapeaux & vos
rères ; rapportez les armes que la patrie vous
- confiées , & dont vous avez fait un ff glorieux
fage ; nul Français ne peut refter en a rière ;
os pares eux-mêmes , vos concitoyes vous
courageront , hâteront votre départ ; venez
ous réunir avec nous , & volons enſemble à la
ictoire.
PEULLE
>>Le ſtathou
républicains , ne
général, qui ne
bonheur , le p
subordonnéner
devotre républ
& dans l'eſclav
Vous con
vous avez eff
for l'ambitieu
avez eu reco
comme elle g
tifme d'use
jouet des vils
laFrance.
«Une poi
cemêmeduc
puis de la C
mettre fous
étéla victin
quantité d'av
&depuis Do
pour vous
étonnante
vers, foute
Yous ait
fans , gén
efforts por
Peu
Bataves.
ULLE BATAVE !
ſtathouder , qui d'après les principes
Lins , ne devroit être que votre capitainequi
ne devroit exercer que pour votre
, le pouvoir dont vous l'avez revêtu ,
nnément aux volonrés & aux déciſions
e république , vous tient dans l'oppreffion
l'eſclavage.
ous connoiſſez parfaitement vos droits ;
vez effayé en 1787 , de les reconquérir
anbitieuſe maiſon d'Orange ; alors vous
eu recours à la nation françaiſe ; mais
e elle gémiſſoit elle-même ſous le diſpod'une
cour perfide , vous avez été le
des vils intrigans qui gouvernoient alors
nce.
Une poignée de Pruſſiens , comman lée par
Emeduc de Brunswick , que j'ai chaffé de
de la Champagne , a ſuffi pour vous ree
ſous le joug. Quantité d'entre vous ont
a victime de la vengeance de votre deſpote ;
tité d'autres font venus ſe refugier en France,
epuis lors , tout eſpoir de liberté a été perdu
-vous , juſqu'à ce que la révolution la plus
anante que puiffe préſenter l'histoire de l'uni-
=, foutenue par les ſuccès les plus glorieux ,
s ait donné dans les français des alliés puifs
, généreux & libres , qui ſeconderont vos
Forts pour la liberté , ou qui périront avecvous.
«PeupleBatave , ce n'eſt point àvous , que
M3
als , peuple in
peuple
berté , vient de ſe laiſler égarer par l'or &
ne fonges de fon roi, dont il ſe laſſera bien-
Plus nous avons d'ennemis, plus aufli uos
ncipes ſe propageront; la perfuafion & la vice
ſoutiendront les droits impreſcriptibles de
mme , & les nations fe lafferontd'épuiſer leur
& leurs tréſors pour un petit nombre d'indius
, qui ne font qu'entretenir la difcorde pour
amper les peuples& les aflervır .
vous voulez ſecouer
Pruffiens eft:chaque
drapeaux de vos bra
lange craint avec ra
ksdomine. Une
pas long-temps fer
troupesHolland
de
Doggerbanck jo
hapeaux & vos flo
sirontfous l'étendare
Tulement
l'affurance
favice deia Répub
ur dépens des escla
■
J'entre chez v
martyrs de la révol
Vérance& leurs fa
hance & la
menne.
Saggrandira en nor
e dans le
premie
thon;& tous les me
bionque d'être le
entrerontdans les
local, dès que vot
affemblée...
= Nous entrons en Hollande comme amis des
aves , & comme ennernis irreconciliables de.
maifon d'Orange Son joug vous paroît trop
portable , pour que votre hoix foit douteux ;
voyez- vous pas que ce demi deſpote qui vous
annife , ſacifie à ſon intérêt perſonnel , des:
Erêts les plus ſolides de votre république ? Ne
as a-t-il pas engagés en 1782 , à rompre , avec
= perfidie de honorante , le traité d'alliance
e vous aviez conclu avec nous ? Depuis lors ,.
-t- il pas toujours favorisé le commerce Anglois
- dépens du vôtre ? Ne livre-t- il pas co ce
ment vos établiſſemens les plus importans ,
Cap de Bonne-Espérance , l'île de Ceylan , &
tvotre commerce des Indes à la ſeule nation
t vous avez à craindre l'inceffante rivalité ?-
oyez-vous que les Anglois , infatiables de
flances & d'or , vous rendent jamais ces places
portantes , qui achèvent de leur affurer 'Eme
de l'Inde ? non , Bataves , vous ne reprenz
votre rang parmi les premières nations ma
nes , que lorsque vous ferez libres. Renvoyez
Allemagne cette maiſon ainbitieuſe qui, depuis
tans , vous facrific à fon orgueil. Renvoyez
1
«
J'entre
chez v
çois
libres&
victori
Belgique , & fe
trouvedela
réſiſtan
es
aggreffeurs;le
Long -temps une gu
la
Haye
qu'ont
contre
notre
liber
Hayeles
auteurs
akre&de
venge
Eroces Pruffiens , routes les fois que
ſecouer vos chaînes . Cet appel des
chaque fois une infulte pour les i
vos braves troupes. La maiſon Oavec
raiſon , que l'eſprit de libertév
e. Une armée républicaine ne, peut
mps ſervir la tyrannie. --- Bientôt
Hollandoiſes , bientôt les vainqueurshi
anck joindront aux François leurs
vos flottes. Les premiers qui se réu
étendard de la liberté , recevront non
ſſurance des places qu'ils occupent au
- République , mais de l'avancement
Les esclaves de la Maiſond'Orange.
chez vous , entouré des généreux ,
la révolution de 1787. Leur perfé
leurs facrifices méritent votre con-
En enne. --- Ils forment un comité qui
en nombre. Ce comité ſera très-
= premier moment de votre révoluſes
membres , qui n'ont d'autre am-1
'être les libérateurs de leur patries
ans les différentes claſſes de l'ordres
que votre Convention nationale ſera
chez vous à la tête de 60 mille Fran
victorieux ; 60 mille autres défendent
,& font prêts à me ſuivre , ſi je
réſiſtance . --- Nous ne ſommes point
ars ; le parti d'Orange nous fait depuis
une guerre perfide & cachée. C'eſt .
qu'ont été ourdies toutes les trames
liberté ; nous allons chercher à la
teurs de nos maux, nous n'avons de
vengeance , que contre eux. ---Nous
frères; vous verrez quelle est la différence des
procédés entre des hommes libres qui vous
cendent la main , & des tyrans qui inondent &
dévaſtent vos campagnes. Je promets aux cultivateurs
paiſibles , dont les moiſions font facrifiées
àla frayeur du tyran , de les indemnifer par la
vente des biens de ceux qui auront ordonné ces
inutiles inondations. Je promets auſſi de livrer
dans leurs mains & à leur juſte vengeance , les
perſonnes des lâches adminiſtrateurs , magiſtrats
ou commandans militaires , qui auront ordonné
ces inondations, »
dots de
Stervenwe
dela
Meufe. Il a
kenresdu
matin, &
général
Champme
the expédi ion.
La
poffeffion d
randeutilité, par
aus allure la
navig
Innſport faciledes in
«Cependant,pour éviter tous lesdégats qu'elles
occafionnent , j'exhorte les habitans des campa
gnes, pour peu qu'ils aient en eux lefentiment
de liberté, à s'y oppofer , & je ſuivrai d'affez
près maproclamation,pourfoutenir les braves &
punir les lâches.
- Peuple Batave , prenez confiance enunhomme
, dont le nom vous eſt connu , qui n'a jamais
manqué à ce qu'il a promis , & qui conduit
au combat des hommes libres , devant leſquels
ont fui & fuiront les Pruffiens , fatellites de vos
zyrans.
Le
généralMir
mut
momentla
nou
Vanio,
confié égal
de
Champmorin.
Les Belges m'appellent leur libérateur ,
j'eſpère être bientôt le vôtre.
Lettre du ministre de la guerre , datée de
Paris, le 14 février.
« Je m'empreſſe de faire part à la Conven
Lettredu
ministr
Paris,le
Je
reçoisen ce n
fort
hollandois d
bre
gauche de la
morin
Paré
fans
e
chargéde
réſiſtance
ce
fo
Soldats
holkindoisq
La
prilede
realwerdqu je
vou
communication
fur
mentla
fuitede
no
:
Ar
Par
une
lettrede
préſidentde
la
tion nationale , d'une lettre que je reçois du bordduvaiſſear
General Miranda , commandant en chefles ar- fort, le13janyj
mées de la Belgique , datée de Liège ic 18
e. Il a été pris par fupriſe à fix
matin , & fans effufion de fang. C'eft?
Champmorin , qui a été chargé de
i ion . รว
ffeffion de ce poſte eſt de la plus
té, par rapport à ſa ſituation , qui
la navigation de la Meufe , pour le
cile des munitions, >>
néral Miranda , ajoute qu'il attendà
at la nouvelle de l'attaque du fort de
fié également aux talens militaires
zorin.
miniſtre de la guerre , datée de
aris , le 17 février 1793 .
is en ce moment la nouvelle de la priſe
andois de Saint-Michel, ſitué fur la
,
de la Meuſe. Le général Champergé
de cette expédition , s'en eſt em->
fiftance , & a fit prifonniers quelques
ndois qui étoientdans le fort.
de ce fort , & celle de celui de Steje
vous ai annoncée , affurent une
cion furla Menfe , & facilitent infinie
de nos opérations. >>
Armécs navales .
ر د
Lettre du citoyen Bourdon Grammont ,
de la Convention nationale , écrite
vaiſſeau le Léopard , en rade de Car
3 janvier 1793 , on apprend la prife
«Au moment où je finiſſois ma lettre , dit le
commandant, le contre-amiral Truguet eſt arrivé
dans cette rade. Il exige que ce ſoit moi-même
qui vous rendecompte de ma conduite ; les éloges
qu'il a bien voulu me donner , me font eſpérer
que je ferai digne des vôtres & de ceux de laConvention
nationale ».
ARMEMENS EN COURSE.
Lettre du miniſtre de la marinc , datée de Paris ,
le 14fév.ier.
« J'ai l'honneur de vous envoyer une adreſſe
que le conſeil-général du département du nord
m'a chargé de foumettre à la Convention nationale.
<<Cette adreſſe exprime le feu du patriotilme
qui embraſe toutes les ſections de la République,
&qui offre des reſſouices encore plus grandes
que ſesdangers.
ec e. Les adminiſtrateurs de ce département ,
viennent d'ouvrir une ſouſcription , pour l'ar
mement d'un vaiſſeau de so à60 canons. Ils demandent
que le nomde ce vaiſſeau ſoit leDépar
rement du Nord , & defirent que l'équipage qui
le monter a, jure de le faire fauter plutôt que de
ſe rendre à l'ennemi .
«Je me félicited'être encore à portée de vous
tranſmettre cette offrande. »
On arme les corfaires avec laplus grande activitedanstous
les ports de la République. La ville
Pattie, arme troi
L'un ſe nomme la
Dumourier , & le
Calotie. La
Société
ont été propoſées le
phes, afaitprécipi
auxvoûtesde la ſal
La ville duHa
vigueur. Cette vi
s'eftacquis parla
Cinq corfaires,de
derentreràcaufe
àrepartir. On ar
goëlertede 54cau
Afrique,de2.2
LAimable Jeane
300
tonneaux,le
&le
corfaire la
Nos
priſes, fu
multiplienttous
time400liv. ft
dage, ont été pr
loop,
chargé d
nier, ont été
Les
corfairesde
hauteurde
Do
glois,
eſtimés
mouth , & de
charge,
ont
afure
qu'un r
&
dontla car
tombéeanpo
de
Grounis.
mme la Liberté ; un autre , le Général
, & le troiſième eſt baptisé le Sans-
La ſociété des amis de la Liberté , or
opoſées les trois ſouſcriptions déjà remit
précipiter le pavillon anglois , attache
sde la ſalle.
edu Havre n'arme pas avec moins de
Cette ville ſoutiendra l'honneur qu'elle
is par la courſe dans la dernière guerre.
Caires , déjà fortis du port, ont été forcés
- à cauſe du gros tems. Maisils ſont prêts
-. On arme en ce moment le Tarquin ,
de 54 canons ; le ſloop l'Europe , de 155
,de 22 ; l'Asie & le Prend-tout , de 30.
le Jeane d'Honfleur , l'Inabordable de
neaux , le Cuftine de 6 canons & 6 pierriers ,
faire la Palme , fortiront inceſſamment.
riſes , ſur lesanglois&les hollandois , ſe
ent tous les jours. Le Orifc-Lapéare, efliv.
fterl . , & pluſieurs bateaux de pafnt
été pris parnos chaloupes armées. Un
hargé de bled , & un bâtiment charbonnt
été la proie d'un lougre françois.
faires de Dunkerque ſe ſont emparés , à la
de Doger-Banek, de deux bâtimens aneſtimés
400 mille liv. La frégate la Ply-
- & deux vaiſſeaux hollandois en pleine
, ont été conduits dans nos ports. On
qu'un navire , de la compagnie angloiſe ,
tla cargaiſon eſt eſtimée 4 millions, eft
cau pouvoir des francois , auprès de l'Iſle
udis.
Un grandnombre de nos Soufcripteurs nous ont
témoigné le desirde recevoir des nouvelles pl..sfrat
ches&plus promptes , endiviſant en deux ou trois Livraiſons
le Mercure Hiftorique & Politique de l'Europe&
de Genève , qui ne paroiſſoit qu'unefois la
Semaine. Nous avons fenti combien leur impatience
étoit fondée , dans un moment fur- tout
où la carrière des évènemens va s'aggrandir par
Le double intérés d'une guerre fur terre & fur
mer,3 par les grandes diſcuſſions qui vont être
à l'ordre du jour dans la Convention. Mais en
ménéstems nous avons conſidéré que nous ne pouvions
remplir le voeu très-légitime de nos Souf.
cripteurs ,fans une augmentation considérable de
frais de notre part , dont la modicite du prix de se
Journal ne nous auroit pas mis à couvert. Nous
nous fommes déterminés à le réunir au Mercure
François , Hiſtorique , Politique & Littéraire .
Ainfi , à compter du premier mars prochaiv, les
Soufcripteurs recevront , chaque jour , un numéro
de ce Journal , composé de huit pages in-8°., caractère
petit romain. Ce service fera d'autant plus
avantageux pour les Soufcripteurs , que leMercure
François , rédigé dans les mêmes principes, & par
les mêmes auteurs , que celui de Genève , contient
plus de variétés , & au moins le quart de plus de
matière. Nous ef érons que nos Soufcripteurs nous
fauront gré d'une opération , dans laquelle nous
n'avons cédé qu'à la ſeule envie de les fatisfaire.
Les Soufcripteurs recevront à lafin de cemois
un numéro qui complétera toutes les séances du
mois de fevrier,
ons.
P
.49
CA
47
Cadix. 28. 27.
Mad. 28. 27.
Lond. 15
Liv.
Gên 180.
190.
LyoPn-.
JRS DES EFFETS PUBLICS. Février 1793
T.
A..
82.
re.
ms-
Lundi 11. Mardi12 Merc. 13. Jeudi 14. Vend. 15. Sam. 16.
1910.20.. 1940.42.1950.60... 1975.72 1970.65
406 ...... 409.12 ... 411 410 ......
9.11... 10.9.8.10.9.87.. 10.9 .....9..
6-2
1131
1311 6
48
6
8182
6040
4P ... 4P..
192P
77.6.66.
ons.
...4.
9P.
me
CHANGESdu12.
Amit. 29.
Ham. 360.
Lond. 151.
Mad. 18.15. Cadix. 28.10.
Gên. 184. 82.
Liv. 194. 92.
Lyon. P.
CHANGESdu16.
Amit. 304.
Ham. 350. 48.
Lond. 154.
Mad. 28.27.
Cadix. 28. 27.
Een de commun avec l'Abonnement , la defirr
ution , &c . Ceft à M. DEUX , feul Direcier
Journal , hôtel de Thou , rue des Poitevins ,
non à aucun d'eux , qu'il faut adreffer tout ce
ui concerne ces objets ; autrement des lettres
Euvent importantes pourraient refier au rebus
LIDERT
0
( N°.
JAUDI
l'an 2
Lespersonnes qui enverront àM. DEUX des
fets fur Paris , pour acquit de leur Abonne
ment , voudront bien les faire timbrer; faute de
uci ils ne feraient pas acquittés. Les leteres MB
ontenant des Affignats , doivent être chargées
la Pofte , pour ne pas courir le risque de
'égarer.
Le prix de l'abonnement eft de vingt-cinqliv.
ranc de port. Il faut affranchir le port del'argent &
He la lettre , & joindre à cettederniere le reçu
Bu Directeur des Poftes . On ſouſcrit hôtel de
Theu , rue des Poitevins . On s'adreſſera an fieur
DEUX , Directeur de ce Journal. L'abonnement
ae peut avoir lieu que pour l'année entiere.
HISTORE
DE
dit D
PAR
DE
Le prix
franc
N°. 9 & dernier. )
UD 1 28 Février 1793 ,
En 2 de la République.
ERCURE
TORIQUE ET POLITIQUE
DE L'EUROPE ,
t+ DE GENEVE ,
RUNE SOCIETE
DE PATRIOTES.
prix de l'Abonnement eft de 25 liv,
franc de port par tout leRoyaume.
CALENDRIER
POUR L'ANNÉE 1793 .
MARS & 31 jours & la Lune 19. Du rat
, ics jours croiffent , matin & foir , de 54'.
BURS
du NOMS DES SAINTS.
vend. Aubin , Evêque.
fam. Simplice.
3 D. Oculi.
lundi . Casimir , Roi .
mardi Draufin , Evêque.
merc. Godegrand.
jeudi . Ste Perpétue
vend. Jean de Dieu.
fam . Ste Françoiſe.
4D Latare.
lundi. Quarante Martyrs.
mardi l'ol , Evêque.
merc. Ste Euphrafic.
cudi. Lubin , Evêque.
mardi Jofeph., Patr. PRINT.
vend. Zacharie.
fam . Abraham."
D. Paffion.
lundi Alexandre.
merc. Joachim.
eudi. Benoît , Abbé.
Cam, Victorien.
6D. Rameaux.
mardi Ludger , Evêque.
merc. Rupert.
eudi. Contran , Roi.
J. PUADES
de dela
LUN .
21
22
23
24 CD. Q
25
26 le4. à 3
h. 47 m.
27 du mat
28
29
30
ON.L.
le 10, à 7
h57m.
du fuir.
8117,46
a.
Temps moyen
eu vidi vrai ,
H. M. S.
•
。
。
14 8
14 14
14 20
1425
014 30
14 33
0 14 36
14 38 0
0 14 39
014 34
0 14 39
14 38
14 36
0
0 14 33
014 32.
0426
。
。
1
21
15
9
2
6
P. Q. 14
• 14
9.m. 14
40 du foir. 014
015
55
13 46
P. L.
13337
。13 28
0 13 18
m.
3 7
17 du foir. 12
56
12
44
vend,la Compaffion..
undi Ste Catherine de Sienne 15 le210
14
HISTO
POLI
L'an 2. de la
३
ALL
De
Francfort-f
0
end . Vendredi Saint.
Cam . Rieule, Evêque.
DAPASQUES.
mande de
ift
accouchée
d'u
lances
auxquelles
lieudans
toutaut
lafliction où
Tor
LunoncéeparM.
La
coura
fait
catoire,
adreffe ar
&de
l'empire , a
François, ou l
fousdes
peinest
feroient àcet ore
tivement
affuré
ausavril ,
tout
No.
28fe
STORIQUE
ET
OLITIQUE
2. de la République Françoiſe.
ALLEMAGNE.
Refort-fur-le-Mein ,le 22. Février.
:
11000.A
mande de Vienne que l'impératrice
chée d'un garçon; mais les réjouilxquelles
cert évènement auroit donné
tout aute tems , ne ſe fe ont pas , vu
a où l'on eſt mort de Louis XVI, de la
par M. de Richelieu .
ur a fait publier un mandat impérial avoadreff
aux vaffaux &ſujets del'empereur
Empire , attachés actuellement au ſervice
ouk font rappelés à leurs drapeaux ,
peines très-graves pour ceux qui ſerefuà
cet ordre. Au refte , l'empereur a poſiaffuré
le prince de Cobouig , que d'ici
tout ce qui fera néceſſaire àl'armée
28février 1793. M
il ,
dernier transport de l'arullerie de nége le nombre
des canons, employés dans cette guerre , eft beaucoup
plus conſidérable que dans la dernière contre
lesTurc. Ilfaut de grands moyens ; car on paroît
ſepropoſer de grandes choſes .On parle en fecret,
àVienne , d'un plan dont on apprendra le développement
dans deux mois. Il n'a , pour objet ,
rien moins qu'un changement total deellaabbaallaance
de l'Europe.TTIJO
L'ambafladeur deVeniſe a notifié officiellement ,
dans certe capitale , que ſa République avoit reconnu
laRépublique Françoiſe; mais ila , dit-on,
ajouté qu'elle ne l'avoit fait qu'en termes géné
raux. Ce commentaire , s'il eſt vrai , eſt du noble
vénitien , & non de l'homme revêtu d'un caractère
public : il pourroit le compromettre.
ont
On
Les états de Hongrie , dont l'empereur vicat
d'organiſer la Dierte en deux chambres ,
fourni un ſubſide de 4,000,000 de florins. ---
tire de la Bohême 80,000 pièces de toiles écrues,
& 800,000 quintaux de farine pour le ſervice de
L'armée,
1
Celle de Sardaigne fera renforcée de cinq bataillons
, partis de Gratz & deClagenfurt, pour
aller au ſecours de cece tiop
cur
trop foible alllliiéé ddeel'empe-
Quelques perſonnes prétendent que la campagne
s'ouvrira par lee fiége de NeNeufb : ifack , qu 'entreprendra
le général de Wurmfer , à la tête de
37,000 hommes.
Le roidePrufle a faitFun mandat , oouu refcrit
avocatoire , à l'instar de celuuii ddee l'empereur. Ce
prince continue d'infifter pour que nous lui pretions
l'atillerie de notre ville , qu, en qualite de
cantaire qui lui a éte
laDièrede
Ratisbon
Le baren de Ro
aptesdu roi dePru
pearen qualité derég
peadant la
minorité
Artois en celle de
moins de notifier off
acres.
IT
LeroideNap
lique
Françoife
miniftre,& peut
cour, aquilego
fait
craindre la
au reſte, quels
nife vient de ſu
pourtant pas ét
même cru pens
Jauroit
une ru
Le
dernier
con
muitsfans
déſemp
duparti
qu'onpre
pallé qu'a
Quant
aux
dem la
maj
1º, de
reconnoît
de
permettre le p
de
laiſer
ach
comptedes
Frang
a
répondu
d'abor
Ratisbonne . 11
de Roll , ambaſſadeur des émigrés
1 de Pruffe , a fait reconnoître Monté
de rééggeenntt du royaume de France ,
minorité de ſon neveus & le comte
eelle de lieutenant- général , ou du
tifier officiellement qu'ils ont pris ces
ITALIE.
ન્યુ છે? છ?
4
de Naples a déjà reconnu laRépuançoife
, grace à lafermetéde fon
&peut être à la foibleſſe de cette
uile goût des plaiſirs &du repos,
dre la guerre. Mais peu importe ,
quels aient été ſes motifs. Vet
de ſuivre cet exemple. Ce n'a
pas été ſans peine ; & l'on a
u pendant quelque temps qu'il
une rupture. ל
ier conſeil a duré cinq jours & cinq
déſemparer. Il n'y a été queſtion que
u'on prendroit ; celui de la neutralité n'a
la majorité de trois voix ſeulement.
x demandes du miniſtère François ,
connoître la république Françoiſe ; 2°.
tre le paſſage de la mer Adriatique ;
ffer acheter des grains ; 4º de rendre
es François qui ont diſparu à Venife, on
- d'abord qu'on reconnoîtroit la répu-
M2
1 auroient fit. La leconde & toteme demande
font reſtées ſans réponſe , & les membres du
confcil ont déclaré poſitivement qu'ils ne ſe mê-
Joient pas plus deess François àVenile que le
gouvernement de Fiance ne ſe mêloit des Vénitiens
à Paris.
Cependant , le citoyen Henin , chargé d'affaires
de la république Françoiſe, a éé formele
ment reconnu dans la féance de Prégadi , tenue
le 26 janvier , malg é l'oppofition de pluſieurs
des principaux membres du gouvernement. Voici
la réponſe du fénat , qui accepte ſes lettres de
créance:
>> Le chargé des affaires de France a donné un
mémoire au fénat , le 22 du courant , par quel
1
ESP
De Madr
L'eſpagnen'eſtpa
tousles préparati
puisquelques
prés que font
metre ſon enj
en
Rois de l'E
ait la fageffe de
temps,elle
ne que les autr
informé de fa nouvelle qualité de chargé ,, l'avis de
d'affaires de la République
Françoife , alaquelle
mieres n'auront
il vou faite amitié & de notre bonne intelli- perient à lui
il voudra bien faire connoître les fentimens de patio que dan
il l'a
Agence,
Le ſénat qui connoît , par une longue expérience
, les qualités précieuſes de ce chargé
d'affarmoire , eft perfuadé qu'il ne continuera d'affaits , femible aux expreffions amicales de
Femeie de fon miniftere, que pour ſeconder
les bonnes difpofitions én ncées dans ſes lettres
de créane , & qu'il emploîra les moyens les
plus efficaces pour maintenir Pamiris & la
tale.
L'Eſpagne
marine. La
brav
plée bien en p
peut faire néan
aloit une gre
pourla défens
pas pour
l'atta
bombe ventes
intelligence , qui , depuis fi long-temps , fubfiftent
heureusement entre les deux nations. Aufli
le chargé d'affaires de France doit ê re convaincuu
qu'il ſera traité avec les égards qu'il
& que le ſénat ſaiſira vec empreffeque
blenient
dans
contrela
Répu
De
profiteroit
lecas
contrai
meriteresles occasions de lui manifefter de suremes quz
plus enplus uneconfidération
particulière.33
Mais quand
e Madrid le 2 Févriers
n'eſt pas encore déclarée,malgré
éparatifs difpendieux qu'elle fait
eiques mois : elle ſemble héfiter
fon enjeu dans la partie déſeſ
= font aujourd'hui preſque tous
de l'Europe. Pour peu qu'elle
geffe de tarder encore quelque
le en ſera quitte à meilleur marles
autres puiſſances. C'eſt , dits
de M. d'Aranda dont les luauront
jamais été fi utiles à fa
de dans cette conjoncture , s'il
à lui épargner cette faute capi-
-ſpagne ne compte que par ſa
La bravoure de ſes troupes ſupen
partie au nombre , mais ne
enéanmoins qu'une petite armée
ane grande; fuffifante peut - être
défenſe , cette armée ne le ſeroît
r l'attaque. Il réſulte de ces deux
que l'Espagne n'influeroit que foidans
les fuccès de la coalition
aRépublique Françoiſe , dont elle
teroit pas du tout, & que dans
contraire , elle court des dangers
s que fes alliés ne pourroient prémand
ils le voudroient , comme ils
M
vrais républicains réhaufferont ce fobre
quet injurieux qui n'avilit dans le temps
que ceux qui l'avoient donné à leurs an
cêtres , comme il n'y a d'humiliée au
jourd'hui que la dédaigneuſe aristocratie
fi fière de ſes riches vêtemens , & dont
l'impudent orgueil ſe complaifoit à reprocher
leur honorable pauvreté aux
shommes qui devoient ſauver la patrie, fi
mal défendue , ſi elle ne l'eût été que par
de foibles mains incapables de manier le
fer , & accoutumées ſeulement à riſquer
de l'or fur une carte.
Lemn de ce mois les Etats-généraux tinrent
une affemblée extraordinaire , dans laque le il fut
queſtion d'embraffer la cauſe duStathouder comme
nationale, & promulguer une eſpèce de manife le
les alliés de l'An
avoient des raffe
témoin la garnife
moitié est compo
mifive eft en qu
proclamation du
qui n'a pas été
dans l'articledes
GRAND
DeLo
Les
miniſtres
leur projet de
guerre contrela
coupde réclama
del'avoir entre
tions
néceffaires
propre à rechauffer la tiédeur de l'eſprit public, dont il comme
dont on ſe plaint beaucoup ici. Les Etats s'eftimeroient
même fort heureux que ce ne fût que de
la tiédeur. Il y a dans pluſieurs villes , & notam-
-ment àAmſterdam , un parti bien prononcécontre
de Stathouder. On affure que ce prince , aina
que ſes adhérens , fait paſſerune quantité confidérable
d'effets précieux en Angleterre , par la
Brille&Helværſluis ; ce qui prouve qu'il compre
*foiblement for le ſecours de 12 mille hanovriens
*qu'on envoie à ſa défenfe.
Caftreux.
Com
eftvrai, com
moment
26,70
duMonde ,
ragepar
mille
11 eft
vraic
pendamment
timens
Franç
de la
Grande
pédierdes Ic
maisfurtqu
probabilité,
ſeulementde
Les Etats-géné aux avoient adreſſé la veille
devour affemblée extraordinaire une miſſive aux
Etats des Provinces particulières : ils s'y platf
gnoient amèrement de la République françaife ,
de l'Anglet fre , & qu'on favoit qu'ils
es raſſemblemens d'émigrés en armes ,
a garnison de Maestricht , dont plus de
compofée de français . Au feſte , terte
t en quelque manière une réponſe à la
tion du général Dumosrieraux Bataves ,
as été fans effet , comme on le verra
Cicle des nouvelles de nos armées .
ANDE-BRETAGNE.
De Londres , le 20 février.
miniſtres n'ont pas tellement réuffi dans
jet de nationalifer , poussainſi dire, la
contre la France , qu'ils n'éprouvent beauréclamations.
Le commerce leur reproche
bir entrepriſe ſans avoir pris les précauceffaitespour
lui fauver tos pertes immenfes
commienice breffentir déjarles effets dé-
. Combien de riſques nel court-il pas , s'il
i, comme on l'affure qu'il ait en ce
t 26,700 navires épars fur toutes les mers
nde , qui peuvent être attaqués avec avanr
mille à douzescens corfaires François .
vrai qu'on leur en oppofera , & qu'indémment
de T'embargo déjà in s ſur les bât
François qui fe trouvent dans les ports
GrandeBretagne, on a donné ordre d'exdes
lettres de matque,& de repréſailles,
Curb quoiden tombara keffery & y a-t- il
bilité , nom pas de couvrir ſes pertes , mais
ment de s'en dédommager un peu ?
Kayano bozirda a 30 M 6 .
les proteſtations.
Proteſtation dans la chambre des Lords
contre l'adreſſe au Roi , du vendredi premier
février , qui approuve les mesures du
gouvernement,tendantes à nous entraîner
dans une guerre avec la République Françoife.
NOUS PROTESTONS ,
1º. Parce que la tendance immédiate de cette
adreſſe eſtdeplonger la nation dans une guerre ;
2º.Parceque nous conſidérons laguerre comme
un tel fléan , que rien ne peut la justifier qu'une
néceffité vraiment abfolue ;
3. Parce que nous n'avons connoiſſance d'aucundanger
pource pays quinéceſſite cette guerre ;
4°. Parce que l'obſervation de la bonne foi à
l'égard denos alliés , n'exige pas que nous nousy
engagions; les miniftres de S. M. ayant reconnu
que laHollande n'avoit point demandé notre intervention
, & étant d'ailleurs de notoriété publique
que la Pruſſe a commencé les hoſtilités ;..
5º. Parce que , quoique nous fyons pénétrés de
la plus profonde horreur pour facte atroce de
cruauté & d'injuftice mentionné dans l'adreſſe ,
nous ne croyons pas qu'une injustice , que'que
criante qu'elle Toit , lorſqu'elle est commiſedans
un état étranger , & qu'elle n'a point de rapport
avec les autres , offre un juſte motifpour faire la
guerre;
6°. Parce que nous obtiendrons vraiſemblecipes
nous autor
Ciation que par
pour rompre av
provocations rép
cemoment , de
au lieu qu'en en
tour au hatard;
ladurée eit inc
faire qu'a des v
des françois agis
furtoure lafurf
7°. Parce qu
nous ne pouve
cepaysdanscet
la fuppo e: l'e
nous a affez a
fitions étrange
danslafecond
étar indépend
autres beauco
faifoit partie
Patce
pays d'entre
main& ſpéc
9.Parce
regarder con
la
magnanir
l'abaillemen
dy parveni
diffenfions is
une
aggrell
&
decur f
10.Pare
n't par lap
ségocie ,
ue par la guerre; l'averſion de la France
mpre avec ce pays , malgré les d rmières
ious répétées , nous mettant à portée , en
ent , de donner la paix à toute l'Europe ,
qu'en entamant la guerre , nous livrons
hafard ; nous entrons dans une ligus dont
eit incertine ; notre marine n'aura afades
vaiffeaux arnés , tandis que celle
Fois agira contre un commerce qui s'étend
la furface du globe.
Parce que , fous aucune vue de politique ,
e pouvons dé ouvrir aucun avantage pour
dans cette guerre , quelque heu eute qu'on
TA
e : l'expérience de nos deux dernières ,
affez appris le peu de valeur des acquiétrangères
; car ayant perdu l'Amérique
ſeconde, nousjouiſſons avec elle,comme
dépendant , de roports commerciaux &
Deaucoup plus avantageux que quand elle
partie des domaines Britanniques
Parce que nous croyons de l'intérêt de ce
L'entrevenir la paix avec tout le genre hy-
*ſpécialement avec la France :
Parce que , quand même nous pourrions
er comme comparbles avec l'honneur &
granimité de cette nation, de chercher
lement de la France , le meilleur moyen
uvenir feroit de leiter des habitans à leurs
ions inteftines , au lieu de les réunir pår
ggreflion hoftile dans une cauſe commute
cur faire déployer toute leur énergie :
Parce que toute guerre devant le termiar
la paix , i faut bien , tôt ou tard , qu'on
cie , & qu'en dernière analyſe , nous ferous
avec le projet de partager , de conquérir ou
d'exterminer :
la
11 °. Parce que les meſures qu'on va prendre
dérangeront extrêmement totre ſyſtême de finances
, nos reffources pour la guerre ayant été
appliquées à faire face à la dépenſe de notre
-établiſſement,de paix ; en conféquence de quoi
notre dette non fondée , qui monoi: au commencement
de guerre de l'Amérique à
3.100,000 livres sterling , s à plus de
dix millions, fans compter lleess obligations de la
compagnie de Indes , & qu'en outre perfonne ne
peut prévoir l'effet que peut avoir fur notre crédit
public en cas de guerre , la predigieufe extenfion
des caifles particulières , dont lemontant eft
inconnu :
,
s'eſt élevée à
129. Parce que nous craignons la furcharge de
ces fardeaux publics qui peſent déja fi cruellement
fur la partie la plus pauvre de la fociérés:
&parce que nous ſomines convaincus que rien
ne lauroit compromettre votre heureuſe conſtitution,
finon ine interruption des bénédictions
qu'elle nous procure , due aux calamités d'une
guerre inutile.
70
C
Proteſtons,
LAUSDOWN. LANDERDALE
Pour la première , deuxième , toiſième rat
fon & pour cette partie de la quatrième , qui
commence par le mot (intervention ).
Pour toute la cinquième & la douzième.
DERBY
*************** ???????? ? ?-? immab as ????? ????????????
Proteftatio
Je m'op
1º. parce
contre natu
treux dans
point néce
que tout
monde pou
pacifique
nation fag
20. Par
du peuple
Bretagne
culière, e
avec l'au
3º. Par
en génér
de refferr
la bonn
fifté jufe
tilme er
urie for
ahurés
dupeup
tagne,
conftan
niſtres
hoftiles
&lere
Vernen
e au Stanhope, contre la guerre
avec la France.
Londres , le 14 février.
m'oppoſe à la guerre contre la France ,
parce que la girerne eſt un état tellement
re nature , fibarbare en lui même , fi déſafdans
ſes effets , fi immoral lorſqu'il n'eſt
t néceſſaire, & fi atroce lorſqu'il eſt injuſte ,
tout ami de l'humanité doit faire tout au
nde pour l'éviter. L'établiſſement d'un ſyſtême
fique doit être la première politique d'une
on fage & éclairée. 1
°. Parce que la paix eſt toujours de l'intérêt
peuple dans tous les pays , & que la Grandetague
& la France , par leur fituation partiière
, en ont un évident à refter en paix l'une
ecil'autre .
3 °. Parce qu'il est notoire que les Français ,
général,defi ent infiniment de maintenir &
refferrer , entre les deux pays , les liensde
bonne intelligence & de l'amitié qui ont fubté
juſqu'ici , & que depuis la chûte dudeſpome
en France , les communes de ce pays ont
me force fi irréſiſtible que nous pouvons être
furés que , comme c'eſt le deffein et l'intérêt
u peuple de vivre en paix avec la Grande-Brégne
, la paix auroit été néceſſairement l'objet
onſtant du gouvernement français , ſi nos miniftres
n'euflent provoqué la guerre par des actes
noſtiles , tels que le renvoi da miniſtre de France ,
&le refus exprès de reconnoître le nouveau gouvernementy
J
4°. Parce que l'ancien gouvernement defpocinces
, la peridie & fon infatigable ambtion , a
été l'unique cauſe de la plupart des guerres qui
ont eu lieu depuis pluſieurs ſiècles : conſequemment
route afſiſtance donnée par notre gouvernement à
aucunes des puiſſances qui s'efforcent de le rétablir
, eſt injurieuſe aux intérêts eſſentiels de ce
Days , & que d'ailleurs les François ont autant de
droit que nous àjouir de la liberté civile.
Cour, jufte &
guerre, du car
On dit pofiri
faite par les Fr
partdeplufieor
levent à trois m
7
so. Parce qu'une guerre avec la France dans ce
noment est très-impolitique , extrêmement dangereuſe
pour les Hollandois nos alliés , auffi rifquable
pour la paix intérieure que pour la puilance
extérieure de ce pays , & doit être immanquablement
fort nuiſible à notre commerce ,
ource unique de nos richeſſes , de nos forces
navales &de notre proſpérités parce que la moindre
nterruption dans le commerce , les manufactures
* l'industrie de ce pays peut, dans les circonfances
préſentes , avoir les fuites les plus faneſtes;
alors cette guerre ne ſeroit qu'une guerre contre
notre commerce , nos manufactures , nos capitaaftes,
notre papier-monnoie , & enfin contre toute
eſpèce de propriété.
6°. Parce que tout homme ſenſible doitgémir
les taxes fans nombre & des impôts accablans
lont le peuple de ce pays eſt déja ſu chargé , ainfi
que du prix exceffifde la plupart des articles néeffaires
à la vie , & que fi l'on fuit un ſyſteme
Le politique inſenſé, ces charges doivent inévitalement
s'accroître , & mettre infailliblement ces
rticles hors de la portée de la partie la plus pauvre
la plus labo ieuſe de la ſociété.
7°. Pa ce qu'enfin nous devons d'autant plus
Ficher de détourner des malheurs , qu'il paroît
l'o
n
nois, & que
penjuſqu'as
Les ordres p
auquel il a bien
de
l'Amirauté
dans la nuit de
produir que 20
établit une cha
côteAngloiſe
ducde
Richem
lemet à la têt
& de 4,000ho
la comté deKe
croiſent déjà
de
Calais &d
La
conventi
PEſpagnepour
lignéecesjours
rend à fes no
mais ellepaie
d'indemnité
.
L'érat des
l'opinion , n'e
il ya
quelqu
bataillesperde
ilsfonttomb
fte & pacifique , aux horreurs de la
Tu carnage et de 'a dévaſtation .
pofiriv ment que foit le mal réel déjà
les François , Toit meuvaiſe foi de la
lufieurs négocians , les ba queroutes s'écois
milions ſterling ou 72 millious tour-
The l'on craintbien qu'elles n'aillent avant
'às millions.
dres pour la preſſe , ce moyen vio'ent
abien fallu en venir , ont été expédiés
rauté dans tous les ports du royaume
nuit du 8 de ce mois. La preſſe n'a
que 200 hommes à Portsmouth -On
ie chaîne de fignaux tout le long de la
gloiſe oppoſée a celle de France.-Le
Richemond , grand-maître de l'artillerie ,
- la tête de 12,000 hommes d'infanterie
Doo hommes de cavalerie ſur les côtesde
de Kent.-Pluſieurs frégates Angloiſes
déjà devant les ports de Dunkerque ,
is & de Boulogne .
onvention entre la Grande-Bretagne &
e pour l'affare de Nootka-Sound , a éré
es jours dernie s; no ſeulementl'Eſpagne
ſes nouveaux alliés les bâtimens pris ,
e paie encore deux cens dix mille dollars
nité.
des fonds publics , ce thermomètre de
n, n'eſtpas fatisfa ſants ils avoient hauffe ,
quelques jours, fur la fauſſe nouvelle de
perdues par Cuftines & Dumourier , mais
tombés depuis:
1
Victory , 110 ; Britannia 110 ; Queen 98 ;
Boyne , 98 ; Windforcaftle , 98 ; Princeffe-
Royale , 98 ; Sandwich , 98 ; Union , 90}
Royal-William , 84 ; Cambridge , 80 ; Alcide,
74; Powerfull , 74; Monarque , 74; Culloden ,
74 Terrible , 74 ; Ganges , 74 ; Audacions
74 ; Egmont , 74: Suffolk 174; Illuftrious ,
74; Barwick , 74 , Leviathan , 74 ; Courageux ,
74; Saint Albans , 64 ; Centurion , soi
Léopard , o Méduſe , so Ulyffc , 44;
Expériment 44 Romulus , 445 Aigle, 405
Phaeton , 38; Latone , 38 Crefcent , 36;
Thalia , 36 ; Nymphe , 36 ; Orphée , 32; Her
mione , 32 ; Boſton , 32 ; Loweſtoff, 32;
Allarme , 325 Iris , 32 ; Héroïne , 32 ; Met
maid 32 ; Active , 32 ; Cléopâtre , 32 ; Brillant
, 28 ; Alligator , 28 ; Lizard, 28 ; Mirmidon,
24 ; Ariadne , 24 ; Nautilus, 16 ; Vultur , 14
Pluto, bratovo svenn ?
3
Т20от
Vaiſſeaux de ligne ,
Dezo
Frégates ,
Corvettes,
Brûlots ,
Total
G
Queen Charlotte
London , 98 ;
Minotaure , 74 ;
Fortitude, 743 C
Ramilies , 74;
Sceptre, 64 ;
Intrepide , 64
nable , 745
Expériment
chefter , 44 ;
Léda, 36; Vé
dente, 36 ; Co
32;Success , 3
Tartar, 18 ; C
brûlor;Alecto
Vesuvius,bor
$
Vaiffeaux
Frégates,
Britlots,
Bombarde
247
P
3
35
Total,
:
•
Poildar of d
557
2.N. B. Les 10 vaiſſeaux de garde , joints aux
24 vaiſſeauxde ligne ci-deſſus , portent à 34 le
nombre des vaifeaux de ligne en commiffion au
1
LONV
7 février,
Du lu
Un cour
, 98 ; Prince , 90 ; Gibraltar ,480
are , 74 ; Robufte , 74 ; Monarque , 743
Le , 74 ; Captain , 74; Tremendous , 74
es , 74; Alexander , 74 ; Stately , 645
, 64 ; Dindeme , 64 ; Ardent , 64 ;
de , 64 ; Agamemnon , 64 ; Raifon-
74; Gladiator , 44; Régulus , 44
ment , 44 ; Woolwich , 443. Chi
, 44; Mélampe , 38 ; Thétis , 38
36 ; Vénus , 36 ; Inconſtant , 365 Pru
36; Concorde , 36 ; Aimable , 32 ; Fox ,
access , 32 ; Cérès , 32 ; Terpsichore, 323
28; Coftragration , brûlot ; Vulcano
;Alecto , brûlot ; Incendiary , brûlot ;
us , bombarde..
TOTAL.
aiſſeaux de ligne ,
égates ,...
lots ,.
ombarde ,.
otaf,
زم
•
07
1
هن
:
22.
18.
L
4.
I.
45 is
FRANCE.
ONVENTION ΝΑΤΙΟONALE.
Du lundi , 18 février
い
n courrier extraordinai e a apporté au pris
2
verbaux ont été renvoyés ſans être lus , au comité
de sûreté générale , qui en fera le rapport i cef
Camment. Les dépêches indiquent qu'il s'est élevé
un différend entre le maire & le conſeil-général
de la commune.
D'après la propoſition de ſes comités de fis
mances & de commerce réunis , la Convention
accorde à cette commune , un ſecours de 300
mille liv. pour fournir du travail aux ouvriers
des manuf tures , & l'autoriſe à percevoir pour
la même deſtination , & pour le rembourſement
de ce fecours , une contribution additionnelle d'un
million 500 mille liv. , tariféc progreſſivement aux
Fortunes , à partir d'un revenu préſumé de
oo liv.
Elledécrète que la vi le de Paris ſera compriſe
pour 300 mille liv. dans la répartition des 6 mil
ions mis à la diſpoſition du miniſtre de l'intérieur
pour les travaux publics ; que le furplus ſera
réparti à raiſon du nombre des députés de
chaque département à l'Aſſemblée nationale ;
que le département du Mont-Blanc ſera partagé
raiſon de dix députés , & celui des A pes Maricimes
à raiſon de trois.....
Un dépuré de la république de Nuremberg eſt
venu folliciter la Convention de reconnoître une
rieille dette contractée envers elle par le gouvernement
François ſous le règne de LouisXV,
*d'en afſu er le paiement après la guerre. Cette
éclamation a été renvoyée au comité de liqui-
Lation.
La diſcuſſion ſur le mode de recrutement de
arme: étoit à l'ordre du jour. Le rapporteur du
omité militaire a préſenté un projet de décret
fon , lon cont
préſente:oir pas
debonne volonte
infuitediversmo
n'estpas tans un
PAffemblée a en
offenfans pour la
dela foibleffe
ment même où
timent profond
fes victoires q
fesgénéreux
queles
moyens
être
employés
&nondesmil
rejettéla voie
delui
préſente
LaLéance s
pour l'électio
Monge a été
fur469.
de
Mardi,
Surla
mo
nouveaux
ob
des
émigrés
laloidespa
dela
Répub
Des
dépu
venus ſep
mandantge
hier,
Barr
malgréles
lu
Montag
pas
volonté. D'autres membres ont propoſé
livers modes derecement forcé. Mais ce
Stans une improbatiou bien marquée, que
blée a entendu propoſer des moyens aufli
as pour la nation , en qui ils ſuppoſcroient
bibleffe ou de la tiédeur , dans le monême
où elle ne tire ſa force que du ſen,
profond de la liberté , & où elle ne doit
toires qu'au dévouement volentaire de
éreux déf.: ſeurs. La Convention a penſé
= moyens d'encouragement devoient feuls
mployés ; qu'il nous falloit des guerriers
des miliciens timides & tremblans. Elle a
la voie du fort , & a chargé le comité
préſenter un nouveau projet.
féance s'eſt terminéc par un appel nominal
l'élection du miniſtre de la marine , &
- a été réélu à la majorité de 366 voix
69
Mardi , 19 février.
la motion de Thuriot , & pour oppofer de
caux obſtacle à la rentrée & aux manoeuvres
migrés , la Convention a remis en vigueur
les pafle-ports pour voyager dans l'intérieur
République.
es députés, de la ſection de Bonconfcil , font
as ſe plaindre de la municipa ité & du comdant
général , à l'occafion des troubles arrivés
- Barrere a demandé la parole , & l'a obtenue
gré les réclamations de pluſieurs membres de
Montagne. Le défordre , a-t-il dit , a comFaut
favoir ce que le comité de ſûreté générale a
Fait & va faire pour découvrir les moteurs de ces
roubles ; il faut entendre le maire & le procureur
de la commune ſur les moyens de répreſſion qu'ils
ont dû employer ; il faut enfin que le miniſtre de
ajuſtice foit chargé de pourſuivre los agitateurs...
Jedénonce, a ajoutéSalle , undeces agitateurs;
c'eſt Marat , & je demande contre lui le décret
d'accuſation . Voici ce que , dans ſon numéro
'hier , de l'Ami du Peuple , Marat écrivoit :
- « Dans tout pays , cù les droits du peuple ne
Cont pas de vains titres conſignés faſtueuſement
dans une ſimple déclaration , le pillage de quelques
nagaſins à la porte deſquels on pendroit les acca-
Dareurs , mettroit fin aux malverſations ».
On demande de toutes parts le décret d'accufas
cion contre Marat . Celus-ci demande au contraire
que l'on envoie aux Petires-Maiſons ceux qui
Darlent de le mettre en accufation . Il trouve tout
naturel que le peuple ſe ſaiſiffe , dans le filence des
oix , du ſeul moyen qui puiſſe le ſauver.
Carra trouve que les expreffions dont Marat
s'eſt ſervi , ſont inexcuſables ; qu'il faut des me-
Cures hardies , telles que le récenſement des forcunes
qu'il a propoſées dans ſon difcours d'hier ,
mais que l'on doit bien ſe garder de donner au
peuple des conſeils poſitifs de pillage. Je n'attrioue
point , dit- il , à Marat , l'intention formelle
T'avoir voulu faire le mal ; mais il eſt crédule , &
par ſes emportemens il fait tort à ſes amis ; il
ette de la défaveurfur la Montagne , où je connois
d'excellens patriotes.
Un membre demande que la Convention ſe
porne à déclarer à la France entière que , hier,
Une foule de
vention finit på
mires la dénon
de Marat , & el
ice derendre co
despourfuites c
& des pillages q
On revient en
ellesfont adopte
1.
Dumercre
Une des gra
l'organiſation d
peut être livrée
promptes pour
loix, elt de tro
ban moyen d'a
lion qui ne foi
facilement élud
dela loi
furen
titution ; celui
frages fut plac
tionnel préfent
mité crut devo
fant.
imprimer
projet, trois
loi , qui lui a
bat, & qui a
préférence dor
Aujourd'hui
conftitution,de
commeayant
dansle corps
init par renvoyer aux tribunaux ordidénonciation
qui a été faite d'un écrit
= , & elle ordoane au miniſtre de la juf-
Endre compte tous les huit jours de l'état
Cuites contre les inſtigateurs des troubles
lages qui ont eu lieu à Paris.
vient enfuite aux propofitions de Barrere;
adoptées ,
mercredi , 20 février.
▼
des grandes difficultés à vaincre dans
ation d'u e affemblée unique , & qui
e livrée facilement à des impulfions trop
s pour la ſtabilité & la perfection des
de trouver dans l'Affemblée même un
yen d'arrêt , un bon moyen de difcuf
ne foit qu'utile , & jamais illuſoire , ou
nt éludé . Pluſieurs modes de formation
i furent difcutés dans le comité de conf-
; celui qui obtint la majorité des fuffut
placé dans le projet d'acte conſtitu
préſenté à la Convention ; mais le coat
devoir ſervir l'opinion publique en faiprimer
dans les variantes à la ſuite du
trois autres modes de formation de la
i lui avoient paru concourir au même
= qui avoient balancé quelque temps la
ace donnée au premier.
urd'hui on a fait un crime au comité de
ation de cette addition . Amar l'a dénoncé
ayant eu le projet d'étab'ir deux chambres
corps légiflatif , & ce délit , il l'a trouvé
• Amara été appuyé par p'uſicur, membres , &
ils demandoient que le comité fut déclaré avoir
trahi la confiance de la Convention nationale.
On a répondu qu'on ne les croyoit pas afle.z
ignorans four confond e les deux cha bres avec
la diviſion du corps législatif en deux ſections;
que c'étoit une manière Tez étrange , fans être
nouvelle , de chercher à fléchir à fa naiſſance
un projet qui devoit être ſumis àla raiſon publique;
que loin de la co rompre , c'étoit l'éclairer
que de lui ſoumettre pluſieurs vues fur un objet
auffi important ; que fa le comité voit pu créer
trois projets de conſtitution dans lesquelsles droits
dupeuple auroient été également conſacrés ,&les
principes de la liberté publique & civile, également
affermis , il eût bien mérité de la Convention
nationale ; & qu'enfin , il étoit des hommes
qui voudroient que le comité demandât pardon
d'avoirtrouvélemmooyyendeconfacrer les droit de la
Louverainetéde pupie&les droits de la liberté civile,
de décruire àjamais les intrigues , de donner
moins de chances aux partis , aux ftions, d'établir
la cenfure du peuple fur les actes de ſes repréfentans
, & fui affuser les moyens légaux de ré-.
fifier à toutes forte d'oppreffions ...
F
Du jeudi ,
La
Conventio
ſes
commiſſaires
des citoyens de
France. Les hab
meilleu es difpof
des
délibérations
fera le même qu
commiſſaires ajo
état
d'arreſtation
tunoît chez luid
tramoient des con
Le
comité de
port ſur lalituat
livréLongwy. L
pable,& cepend
plaies , gémit er
quelques débats
laville où ſe to
de
prifonjuſqu
la
redditionde L
deplus que le fo
levé, ainſi que L
Cambon à dé
du Var pour a
des
contributio
&les
avoir en
tement
.
Cambo
de
fédéraliſme
ſyndicſoit mar
de la
conduite
é
Pour mettre fin à ces débats qui s'échauffoient ,
la Convention a décrété , ſur la propofitio de
Barrère , que l'addition feroit confervée pour la
diftribution du projet aux membres de l'Affemblée,
& qu'el e feroit retranchée pour l'envoi aux
départ, mens.
La difcuffion s'eſt enſuite engagée
A
fur le re.
crutement N.9.28 f
eudi , 21 février.
nvention apprend , par une lettre de
ſſaires dans la Belgique , que le vecu
ns de Mons eſt pour la réunion à la
es habitans de ce pays font dans les
difpofitions , & il paroît que le réſultar
rations des affemblées des campagnes
Eme que celui de la ville de Mons . Les
res ajoutent qu'i's ont fait mettre en
ſtationle ci devant baron de Triest , qui
ez lui des aſſemblées clandestines où ſe
des complots contre la liberté .
mité de sûreté générale a fait un ropafituation
de Lavergne , accufé d'avoir
gwy. Le jury ne l'a point trouvé cou
cependant ce citoyen , tout couvert de
émit encore au fond d'un cachot. Après
débats , la Convention a décrété que
ù ſe trouve ce commandant lui ſervira
juſqu'à ce que le rapport général fur
ondeLongwy ait été fait. Elle aordonné
ue le ſéqueſtre mis ſur ſes biens ſeroit
i que leſcelléappofé fur fes papiers.
n a dénoncé le directoire du département
pour avoir retenu des fonds provenans
ibutions , & deſtinés au tréſor public ,
-oir employés aux beſoins de ſon dépar
Cambon voit dans cette conduite un acte
aliſme , & il demande que le procureurbit
mandé à la barre pour rendre compte
aduite de ſon département.
28 février 1793 . N
)
/
que l'armement qui ſe fait en ce moment à
Toulon y raſſemble un grand nombre de confominateurs
; que les habitans de ce département
ont, dans tous les temps , bien mérité de la
patric, & qu'enfin ſi ces circonstances nejuſtifient
pas l'adminiſtration du Var , elles doivent
du moins lui ſervir d'excuſe .
Les débats ſe ſont prolongés. Marat inſiſtoit
pour le mandat proposé par Cambon , mais dans
d'autres vues que les ſiennes. Il étoit sûr que Roland
avoit formé le projet d'affamer les départemens
, & il vouloit que le procureur-généralſyndic
fût entendu à la barre ſur la conduite de
Rolandà l'égarddu département du Var. La Convention
apaffé à l'ordre du jour ſur la propoſition
de Cambon. Elle a caſſé l'arrêté du département
du Var , & ordonné aux receveurs de diſtricas
de faire paſſer ſans délai les fonds provenans de
leurs recettes ; elle a chargé le miniſtre de l'inté
rieur de faire paſſer dans ce département des ſecours
qui peuvent y être néceſſaires pour achats
deſubſiſtances.
traits, a dit Fe
frère; voila fon
Pouvrage. Il a
s'occuperoit de
permis d'en fair
vention a
décré
Levelletier fero
decelui de Braz
avique qui lui
Dubois de
La ſéance s'eſt terminée par la lecture de la
rédaction du décret ſur les ſecours à accorder
aux militaires , & fur l'organiſat on de l'armée.
De nouveaux débats ſe ſont élevés ſur le mode
d'avancement & fur le projet de l'élection aux
places. Mais la rédaction de la loi a été maintenuc
felle qu'elle avoit été propoſéc.
Dujeudi , féance du foir.
Félix Lepelletier eſt venu offrir à la Conven-
• Du
vendre
Un curé du
ſe
plaindre des
cafiondefon r
ſuites
d'uneinf
chet.
Cet
évêc
marier , & int
bénédiction
On ne
voit
des
maîtreſſes
prendre
une
commode
de
ſansen
ſuppo
aller
juſqu'a
mandant
que
à
4000 liv.M
de
renvoyer1
gillation
pour
tructionspaſt
Le
ministre
ſembléeduve
pour
leurréu
qun
dit Félix en montrant le buſte de ſon
bila fon ame , a- t- il ajouté en préſentant
=. Il a demandé qu'à Tépoque où l'oni
Toit de l'inſtruction publique , il lui fùt
Ten faire la lecture ( accordé ). La Cona
décrété en outre que le buſte de Michel
er feroit placé derrière le préſident à côté
de Brutus , le front ceint de la couronne
qui lui a été décernée..
is de Crancé a été élu préſident.
- vendredi , 22 février.
uré du département du Calvados vient
Are des perfécutions qu'il éprouve à l'oce
fon mariage. Ces perſécutions font les
une inſtruction paftorale de l'évêque Fauet
évêque défend à tous les curés de ſe
& interdit ceux qui leur donneroient la
tion ruptiale.
ne voit pas trop pourquoi Fauchet , qui a
treſſes , voudroit empêcher les autres de
une femme. Peut-être trouve-t- il plus
de de goûter les douceurs du mariage
ſupporter les liens. Un membre vouloit
ſqu'à la ſourcede ces préférences , en deat
que le traitement des évêques fût réduit
liv. Mais la Convention s'eſt contentée
oyer la pétition du curé au comité de lépour
faire un rapport ſur toutes les infas
paſtorales des évêques de France.
miniſtre des affaires étrangères inſtruit l'Af-
= du voeu des habitans de la ville de Brugesur
réunion à la France.
N2
crété que tous les dons de cette eſpèce feront
mis en dépôt dans les chefs- ieux de diſtrict pour
ſervir àl'habillement & l'équipement des citoyens
qui ſe préparent à marcher aux f öntières .
Des députés de la ſection de la Réunion font
admis à la barre. Ils annoncent qu'auſſi- tôt que
la fection aeu connoiſſance de laquosité d'hommes
qu'elle devoit fournir. Elle a ouvert un regiſtre ,
&dèsle len demain 228 citoyens ſe ſont faitinfcrire.
Ce nombre furpaſſede 28 celui qui doit être
fou. Di par chaque fection de Paris. Ils nedemandent
d'autre faveur à la Convention que de permettre à
ces jeunes volontaires de défiler en ſa pé ence ....
LaConvention décrète que la ſection de la Réunion
a bien mérité de la patrie.
La difcuffion s'eſt continuée ſur le recrutement
de l'armée.
:
5
Du samedi , 23 février.
marine & des
eſpèce de pr
caine, et fav
citoyens pour
couragement.
quence qu'il
mande des ar
Un memba
ferendront an
pour dettes F
tionacrurend
en
rejettant à
Le
commin
feille eft ve
l'autorifer à
Barbaroux '
et
commitfai
une
dénoncia
Barbaroux
a
plainte; que
crime étoit
où il croy
dit au com
que lui &
voient ente
que tout co
cédure fût
tion,
parce
trigue , & c
de longs de
été
renvoy
le
rapport.
Des citoyens amenés de lieux éloignés pour
être jugés par le tribunal criminel du département
de Paris&acq ittés par cę tribunal , doivent
ils être indemnifés des frais de voyage ? c'eſt ce
qui a été décidé négativement à l' ccafion des
réclamations des cit yens Roboam & Méricamp ,
ex-députés à la législature , & conduus à Paris
fur un mandat de la commiſſion des 21 , qui,
trop légèrement , les avoit jugés coupables.
On ſe rappelle que des pétitionnaires étoient
venus annoncer à la Convention qu'ils feroient
une ſouſcription de vingt millions pour armer
en courſe deux vaiſſeaux & pluſieurs frégates.
Ils avoient demandé que les actions de ce armement
fuffent exemptes du droit d'enregistrement.
И
On a rep
armées. I
de privilège bl ſſeroit l'ég lité républiet
favoriferoit l'agiotage ; mais que ces
s pourro ent prétendre à une prime d'enement.
L'Alemblée a décrété en conféqu'il
n'y a pas lieu à délibérer fur la dedes
armateurs .
membre a demandé que les citoyens qui
ront aux armées ne puiffent être pour ſuivis
ettes pendant la campagne . La Convenru
rendre juſtice aux défenſeurs de la patrie
tant à l'unanimité cette propoſition ... /
ommiſſaige de police de la ſection de Mareſt
venu demander à la Convention de
fer à décerner un mandat d'amener contre
roux l'un de ſes membres , impliqué , diſoit
mitfaire , dans une procédure inſtruire fur
enonciation du comité de sûreté générale.
roux a dit qu'il étoit déjà inftruit de cette
; que l'objet dont on vouloir lui faire un
étoit aflez connu ; que dans un temps
croyoit la patrie en péril , il avoit
-commandant de bataillou de Marfeille
ai & les citoyens qu'd commandoit de:
- entourer la Convention & la défendret ;
out ce qu'il demandoit c'étoit que la profût
miſe ſous les yeux de la Convenparce
qu'elle de oiteroit une grande in-
,& couvri/oit de toute les intrigans . Après
ags débats , la demande du commiffaire a
nvoyée au comité de législation pour en faire
Poit. r 3 ?????? ! ce
a repris la diſcuſſion ſur l'organiſation des
s . Inard a fait adopter quelques articles
N3
cher fans délai à la défenſe de la liberté. Ifnard
a fait fur-le-champ lecture de cele qu'il avoit
préparée,& elle a obtenu la fanction & les applaudiſſemens
de l'Affemblée .
DuDimanche , 23 février.
Al'ouverturede la ſéance , un membre du comité
des pétitions a préſenté le tableau des fentimens
exprimés dans les différentes adreſſes envoyées
à la Convention par les corps adminiftrat
fs , les ſociétés populaires , & les citoyens
de divers lieux de la République. Ony trouve
l'adhésion de toute la France au décret qui a
condamné Louis.
Il s'étoit manifeſté dès le matin , dans Paris ,
des allarmes ſur les ſubſiſtances. Le public ſe
portoit tumultueuſement chez les boulangers. On
parloit de la taxation des denrées. Lefage a voulu
faire part de ces faits à la Convention , & demander
que le maire et le procureur de la commune
vinſſent à l'inſtanttendre compte de l'état
desſubſiſtancesdans Paris. Mais Thuriot& Tallien
ſe font oppoſés à ce que Leſage fût entendu. Le
premier diſoit que tous ces bruits étoient une
manoeuvre des malveillans ; un moyen qu'employoient
tous les amis du roi , pour faire une
commotion , &écraſer le peuple ; « mais nous le
>>>ſauverons , a ajouté Thuriot ». A ce mot ,
toute l'Affemblée s'eſt levée : « oui , oui , nous
le fauverons, s'eſt elle écriée. >>Eh bien a
repris Thuriot , puiſque vous voulez le ſauver ,
avancez une fomme à Paris ; ſi vous nele faites,
(.
an
tous ces atrou
que par des ar
étoitperfuadé
qu'on en vou
lu , on n'avo
que c'étoit enf
le
ministère ,
comme on d
mes
preuves ,
uneféance du
cru
pendant 1
que Pache ne
avant
d'avoir
eftlié avec cen
les
ennemis de
Après cesd
les
comitésdes
merce, fe con
rieur,le
maire
mane , fur le
ſubſiſtances ne
La
barre s'
tationdes bla
plaindre de la
la peinede m
teurs.
Renvo
mcree&
d'ag
Députation
fociétéfrater
cobins.
F
les
fubfiſtanc
d'enfairedir
n afſuroit qu'il avoit des preuves que
atroupemens n'étoient diligés & animés
les aristocrates ; que le maire lui-même
Cuadé qu'on préparoit un mouvement ,
- vouloit un ; que depuis qu'il avoit été
n'avoit ceflé de l'abreuver de dég ûs ;
Dit enfin ceux qui lui avoient fa't quitter
ère , qui le pourſuivoient er.core. Et
on demandoit à Tallien des preuves :
aves , a-t-il répondu , les voici : dans
ce du confeil général,un homme que j'ai
dast long-temps patriote , fit la motion
he ne peut occuper la place de maire
avoir rendu fes comptes , & cet homme
ec ceux qui ſe ſont conftamment montré
anis de Pache.
dans
ces débats la Convention a décrété que
rés des finances , d'agriculture & de comfe
concerteront avec le miniſtre de l'intémaire
de Paris & le procureur de la comfur
les meſures à prendre pour que les
ces ne manquent pas.
arre s'ouvre aux pétitionnaires. Une dépues
blauchiffeuſes de Paris viennent ſe
de la cherté du ſavon . Elles demandeut
de mort contre les accapareurs & les agio-
Renvoyé au comité des finances , de comd'agriculture
, maintenant réunis.
tation des citoyennes de Paris , réunies en
Fraternelle dans le local des ci - devant Ja-
--- Elles témoignent leurs inquiétudes ſur
tances , & propoſent comme un moyen
re diminuer le prix , le rapport de la loi
N4
Pal
nom des trois comités ſur l'objet de leur réunion .
Il en réſulte que , d'après les renſeignemens donnés
par le mitiſtre de l'intérieur & par la municipalité
de Paris , les inquiétudes du peuple fur les
fubfiftances, font ſans fondement;que cette ville
eft approvifionnée pour un mois , & qu'enfin le
feul moyen detranquillifer le peuple, eſt d'accorder
à la municipalité des fonds pour allurer tes
des loix , & fa
Robespierre a
la première fun
ont parlé cont
fubfiftances juſqu'après la récolte. :
révolutionnair
foient ils , qu
fermé la difcu
qu'elle caffe
du district d
qui yout con
néraux des co
Du lunti , 25 février. pour viſiter
ſuſpectés de
des prêtres,
Bazire, a
nérale, eſt v
Tallien , au nom du comité de fûreté générale
, a paru à la tribune , pour faire un rapport
fur les troubles arrivés à Lyon. Il a repréſenté
cette ville comme livrée au pouvoir des
aristocrates; & ſur ſes conclufions , laConvention
à décrété que des commifaires pris dans ſon
fein partiront dans le jour même , & que le confeil
exécutify fera paffer le nombre de trouses
Tuffifant pour y rétablir l'ordre. Les commiſſaires
font Bazire , Legendre & Rovere.
L'adminiftration du département de la Somme
a dénoncé le tribunal criminel d'Amiens , pour
*avoir rendu la liberté à un prêtre émigré , qui
'avoit été mis en état d'arreſtation à la fuite des
viſites domiciliaires qui ſe ſont faites dans cette
ville. Cette dénonciation a donné lieu à des débats
très- vifs . Garran a lu un arrêté du dépar
tement de la Haute-Garonne , ayant pour objet
de faire des viſites domiciliatres , afin de découvoir
les émigrés & les prêtres infermentés ,
régnoit enc
qu'elle pou
torifer la m
fures qu'ell
ſement de
générale.-
par interim
la falle, a
les
vérifica
à l'état de
gers étoien
jours au m
ces avec
que fi la
difpofition
acheter d
ſubſiſtanc
LaCo
Fre a demandé une foi plus lévère que
ere ſur les émigrés. Lanjuinais & Petion
E contre ce qu'on appelloit des meſures
nnaires , c'eſt la loi à la main , di-
- , qu'il faut marcher au but. On a
difcuffion , & la Convention a décrété
caffe & annulle le jugement du tribunal
iet d'Amiens ; mande à la barre ceux
t contribué ; & autoriſe les conſeils gédes
communes à nommer des commiſſaires
fiter les maiſons des citoyens qui font
és de réceler, chez eux des émigrés &
Etres , mis par la loi au rang des déportés .
Fre , au nom du comité de sûreté géeſt
venu tendre compte de l'agitation qui
encore à Paris , & raffurer fur les ſuites
pouvoir faire craindre. Il a propoſé d'aula
municipalité à prendre toutes les mequ'elle
croira néceſſaires pour le rétabliſde
l'ordre , & même à faire battre la
le. Décrété. Le miniſtre de l'intérieur ,
terim , qui ſe trouvoit à cet inſtant dans
e, a pris la parole , & affirmé que d'après
Erifications qu'il avoit faites relativement
at des ſubſiſtances dans Paris , les boulanz
toient pourvus de farine pour dix ou dounau
moins ; qu'il eft réſulté de ſes conférenvec
le comité des ſubſiſtances de la vi lle,
a la Convention conſentoit à mettre à la
fition de la municipalité ſept millions pour
er des grains , il feroit poſſible d'aſſurer la
tance de Paris juſqu'après les récoltes .
a Convention a décrété que la tréſoreriena-
N
1
dés à titre d'avance , par le décret du 7 février ,
pour les ſubſiſtances ; & de plus , quatre millions
à titre de nouvelle avance ſur une contribution
de pareille ſomme , qui fera impoſée ca
ſous additione's aux rôles de 1793 ,
Barbaroux a demandé & obtenu pour Marſeille
un ſecours de 2,200,000 liv. applicable
pareillement aux ſubſiſtances.
La ſéance s'eſt terminée par un très-long difcours
de Carra , où il a propoſé de décréter l'étabiſſement
d'une commiſſion qui ſeroit la recherche
de toutes les fortunes de financiers , intendans
, tréſoriers receveurs , banquiers , &c. à
compter de 1740 .
,
Du mardı , 19 février.
Un étranger peut-il être puni en France pour
des crimes commis hors du territoire de la République.
Telle eſt la queſtion qui s'eſt préſentée
aujourd'hui a la déciſion de l'Aſſemblée. Un étranger
, domicilié depuis dix-huit mois en France ,
a été accuſé devant le tribunal criminel de ſon
domicile , d'avoir commis un vol en pays étranger.
Le tribunal n'a pas cru que la loi l'auroriſât àjuger
ce délit ; il a confulté la Convention .
- Le comité de légiflation, ſaiſi du rapport de
cette affaire, propoſoit de déclarer que les délits,
contre le droit général des nations , commis dans
le territoire d'une fouveraineté étrangère , ſoit par
un étranger , foit par un françois , qui ſe font rendus
en France , doivent être pourluivis devant les
tribunaux françois. Mais cette propofition , con
traire au rincipe du droit fondamental de punir ,
ne peut pas être
LaConvention a
lieu à délibérer
Brunel ( c'eſt le
liberté.
Boyer-Fonfre
afait un rappor
vires des étatsnos
colonies. I
des déſaſtres de
1756; l'expéric
la guerre de 17
desnavires neu
laifaen proiea
en1780 ,juf
avec les vaiſſea
llesdoiventave
c'eſt le voeu d
avec eux par u
denosconvena
beſoinsfollici
mens au-delà
Aprèsavo
enfaveurdes
convenances
«Il
importe
défendues f
Partout,
contrelesroi
de
couleur I
a
valuà la
Mais
pour
kaiffez-lesd
as être puni par les loix de cette fociéré.
ntion a donc décrété qu'il n'y avoit pas
bérer fur le projet du comité , & que
Teſt le nom du coupable ) ſcra remis en
Fonfrede , au nom du comité colonial ,
rapport ſur la néceſſité d'ouvrir aux naétats-
unis de l'Amérique , les ports de
nies. Il a rappellé le ſouvenir falutaire
tros des guerres maritimes de 1744 &
expérience des deux premières années de
= de 1778 , pendant leſquelics l'admiffion
es neutres prohibée dans les colonies , les
proie à la famine. Les ports furent ouverts
,juſques à la paix , & l'abondance reparut
vaiſſeaux de la nouvelle Angleterre. Nos
ent avoir des rapports avec les Etats-Unis ,
voeu de la nature : nous devons être liés
x par un traité de commerce , c'eſt le ven
onvenances & de nos principes. Les mêmes
follicitent la même loi pour nos établiſſe-
1-delà du Cap de Bonne-Efpérance .
es avoir fait parler lajuſtice & l'humanité
eur des colons , le rapporteur a invoqué les
ances de l'intérêt & celles de la politique .
porte , a- t- il dit , que les colonies foient
ues par les cultivateurs qui les habitent.
but , c'eſt avec le peuple qu'il faut lutter
lesrois. Le décrer, qui a reſtitué aux citoyens
leur leurs droits trop long-tems méconnus ,
à la liberté trente mille bras invincibles.
pour rendre ces colons vraiment citoyens,
--les doncjouir de tous les droits accordés a
N6
des colonies , qui dit : qu elles ne manqueront jamais
de capituler devant des vaiſſeaux qui leur apporteront
des barils de farine , au lieu de leur envoyer
des boulets de canon.
1
En terinioant ſon rapport , Boyer-Fonfrede a
offert la brillante perſpective de l'afranchiffement
de toutes les co'onies européannes , effet inévitable
des ſuccès qui nous attendent. Il a montré
en Afie les indiens impatiens du joug & des tributs
qui leur font impoſés par d'avides commerçans;
au Pérou, des mines preſque épuiſées , un peuple
qui bénit la mémoire de Lafcafas , & qui accufe
Encore celle du féroce Piſarre ; à la Louifiante
des colons , impatiens du joug eſpagnol , quin'ont
point oublié qu'ils ont été françois , & qui brûlent
du defir de le redevenir. Ils eſpèrent que la France
ouvrira un jour les bouches du Miffiffipi , comme
elle a ouvert celles de l'Eſcaut.
Ce rapport plein d'intérêt & de vérité , étoit
fuivi d'un projet de décret que la Convention a
adopté dans les termes ſuivans :
Art . Ier . La Convention nationale décrète que
tous les ports des colonies françaiſes ſont ouverts
aux Etats-Unis d'Amérique.
,
II. Toutes les denrées exportées ou importées
par les vaiffeaux Américains ne paieront à leur
fortie ou à leur entrée dans les colonies ou en
France , que les mêmes drots perçus ſut celles
que portent les bâtimens Français.
commerçan
à celle qui
commerçans
de
bienveill
Un mem
les ports de
ſeaux franç
avec
raifon
à rentrer da
Toulon , fi
pourroient
parer. La C
de la guer
les
retours
L'ordre
projetdu co
compenfes
d'accorder
60
livres a
III. Le conſeil exécutif eft autoriſé à prendre
toutes les mesures convenables pour que let
Etats avec lesquels la République eft en guerre ,
ne puiffent profiter des avantages accordés à
une puiflance amie,
pourdeux
Pour
quatre
bleaux vo
dernière&
premierav
Dubois
jetdedéc
fions
milit
que le con
la
approu
des
biens
derapas
mée
n'ex
coûtot
, pom
,
erçans une réduction des droits ſemblables,
e qui eft accordée par la préſente loi aux
erçans Américains, & pout refferrer les liens
enveillance qui uniſſent les deux nations.
membre a enfuite propoſé d'ouvrir tous
its de France pendant la guerre , aux vaiffrançais
venant de l'Inde. Il a obſervé
raifon , que ſi ces vaiſſeaux étoient aſſujettis
crer dans les deux ports de l'Orient & de
on , fixés par une loi de 1790 , les ennemis
Dient croiſer ſur leur route , & s'en em- .
La Convention a ſuſpendu , pour le tems
guerre , la loi des ports déterminés pour
cours de l'Inde .
rdre du jour appelloit la diſcuſſion ſur le
du comité de la guerre , relatif aux réenfes
militaires . Le rapporteur a propoſé
Erder à titre d'indemnité, aux volontaires ,
vres après la première campagne ; 150 liv.
deux ; 300 liv. pour trois ; & soo livres
quatre campagnes. Cet article ſera applicaax
volontaires qui ont ſervi la campagne
ere & qui rejoindront le is drapeaux avant le
Fer avril . Décrété.
bois de Crancé a repréſenté l'article du prodécret
qui autoriſe la converfion des penmilitaires
en biens nationnaux. Il a dit
comité après en avor de nouveau délibéré
prouvé à l'unanimité . En effet , la valeur
iens à employer à cette converfion n'excépas
400 millions. Mais , à la paix , l'arn'excédera
pas 100 mille hommes. Elle
Dit 130 millons , elle n'en coûtera que 60 .
ン
fait un fond de quatorze cent millions ; on peut
donc , fans affoiblir l'hypothèque des affignats ,
afligner 400 millions à P'uſage que le comité propote.
Nous donnerons ce décret lorſqu'il aura été
rédigé.
Une lettre des commiffaires dans la Belgique ,
à la Convention nationale , lui annonce qu'ils ont
ms en état de requifition permanenté les gardes
nationales des départemens de l'Aifne , des Ardennes
, duNord& du Pas-de- Calais , afin qu'ils
puiffent ſe porter fans retard dans la Belgique ,
s'il s'y élevoit des troubles pendant l'abſence de
l'armée qui entre en Hollande.
LaConve tion a approuvé l'arrêté de ſes commiffaires
& elle a décrété que toutes les troupes
foldées & fédérées qui ſe trouvent dans Paris &
aux environs , ſont à la difpofition du conſeil
exécutif.
munes de Lille
fert plus particu
Ona fait lec
blées
primaires
citoyensaétéun
&
l'émiffion de
univerſelle.
nérale & diplom
Le
miniſtre
compte de l'éta
préſenté à la
qui , à ſes côt
taille de
Jemap
fauver un gra
Beurnonville
point le
fang
rablesqu'ilpor
avec
orgueil q
de fonpays.
foldat, &l'A
&en
aplaudi
ſeule
récomp
dignede fon
On ſe
rapp
Convention
fi
fimple&
ſavoir lire ,
eu la
parole
planſe
réduit
vérité, de lic
de la
payer
ſe
porte, fe
l'actif de la
tion
générale
La féance s'en terminée par la diſcuſſion &
l'adoption d'un nouveau projet de décrét fur le
mode de recrutement.
Du mercredi , 27 février.
La Convention s'eſt occupée dans cette féance,
des ſecours à accorder aux citoyens qui ont ſouffert,
& à ceux qui pourroient fouffrir encore
de linvaſion des ennemis; elle a déterminé les
formalités à obſerver pour l'évaluation des dommages.
Les cinq milions mis en dernier lieu à
la diſpoſition du miniſtre de l'intérieur , feront
ſpécialement deſtinés aux fermiers cultivateuts &
aux citoyens les plus indigens qui ont éprouvé
des pertes. Il ſera fait un fonds de cinq mil
de Lille , Vircey , & autres qui ont fouf
s particulièrement.
fait lecturedes procès-verbaux des aſſem
rimaires de Bruxelles . Le voeu de tous les
s a été unanime pour la réunion à la France,
ifſſion de ce voeu a été le ſignal d'une joie
elle.- Renvoyé au comité de défenſe gé-
*diplomatique.
miniſtre de la guerre eſt venu rendre
de l'état du ſiège de Maeſtricht. Il a
é à la Convention le brave Labreteche ,
ſes côtés , a reçu 41 bleſſures à la bae
Jemappe , où il a eu le bonheur de
un grand nombre de ſes frères , &
nville lui-même. Labreteche ne regrette
e ſang qu'il a verſé ; les marques honou'il
portera toute ſa vie ,lui rappelleront
gueil qu'il ne fut pas inutile à la liberté
pays. Telles ont été les expreſſions de ce
& l'Aſſemblée en recevant dans ſon ſein
aplaudifiant à ſa valeur , lui a décerné la
écompenſe qu'il ambitionnat & la ſeule
de fon grand coeur.
Te rappelle que Chabot avoit annoncé à la
ntion un projet de reſtauration des finances,
le & fi clair, diſoit-il , qu'il ſuffiroit de
lire , pour le concevoir. Aujourd'hui il a
arole pour le ſoumettre à l'Aflemblée. Son
réduit a la propofftion , très-ſimple à la
de liquider la totalité de la dette , &
payer en quittances de finances . Cette dette
te , ſelen ſes calculs , à 8 milliards , &
de la nation à neuf milliards . La liquidaénérale
affranchiroit la France de 340 mil
(
les intérêts de nos dettes. A ce projet , Chabot
ajoint celui de refondre toute la monnoie. La
Convention en a ordonné l'impreſſion.
:
Du Jeudi , 28 février.
Parmi les divers dons patriotiques , dont la
Convention a reçu l'hommage , à l'ouverture de
cette féance , on doir diftinguer celui des ouvriers
tailleurs de pierre , employés à la conftruction
de la nouvelle falle. Ils font venus offrit
pour les frais de la guerre, la gratification qu'ils
avoient reçue des commiſſaires inſpecteurs.
On fait lecture d'une lettre du miniftre de la
guerre , fur la priſe de Breda.
Des députés de la commune de Verſailles ont
annoncé à la Convention qu'ils ont trouvé ,
dans un cabinet des appartemens ſecrets du roi,
trois nouveaux livres rouges. La nation apprendra,
ont-ils dit , ce que coûtoient & les courtifannes
des princes , & les confidens , & les minifires
de leurs débauches ; elle ſaura combien
de millons ont été pris dans ſes coffres & verſés
dans ceux de l'Autriche..... La Convention a
décrété que les livres ſeroient apportés au bureau ,
cottés & paraphés par les ſecrétaires , & envoyés
aux archives , pour être de ſuite livrés à l'impreffion.
>
1. Un membre a propoſé deux articles additionnels
à la loi fur les paſſeports dont voici les difpoſitions
principales :
La Convention nationale décrète que tous les
citoyens abſens de leur domicile , non munis de
palle-ports poſtérieurs au mois d'août dernier ,
des
tribunaux ,
foit à la munici
dulieu où ils
dre leurs figna
ages, profeflie
tion feraemi
tiendra lieu , p
furance pour
La féance
complément d
longs débats ,
!
Par
Depuis que
Vement : or
ſubſiſtances
langers ont
fuffire ; mai
renſeigneme
rances
ne n
ter es.
Lun
riffement du
delle,ont
fontrépand
seux où il
• elles ont b
font porté
leurcapri
épuiſéles
des
propr
verrales
■ municipalité , ſoit au comité de la ſection
où ils se trouveront , pour y faire prenrs
fignalemens & y déclarer leurs noms ,
profeſſions & demeures. Cette céclaraa
remiſe par extrait au déclarant , & lui
lieu , pour cette fois , de paſſeport & d'afpour
ſa liberté individuelle.
Téance s'eſt terminée par la lecture du
ément de la loi ſur les émigrés . Après de
débats , un ſeul article a été décrété.
Paris , le 27 février 1793. :
puis quelques jours tout annonçoit un mout
: on eft enfin parvenu à l'exciter. Les
tances ont été le premier prétexte. Les bours
ont été aflaillis; ils ont eu peine à y
; mais enfin , comme , d'après tous les
igremens & tous les rapports , les fubfif-
Es ne manquoient pas , on a changé de bat-
5. Lundi , 25 , les accaparemens , le renchément
du ſucre, du café , du ſavon, de la chan-
=, ont été le mot d'ordre . Des femmes ſe
répandues dans tous les quatiers , fur-tout dans
= où il y a le plus de magaſins d'épiceries ;
= ont bientôt formé des attroupemens qui ſe
- portés chez les épiciers , & ont taxé ſelon
caprice toutes les marchandiſes , & en ont
iſé les magaſins. Ce pillage & cette violation
propriétés ont duré juſqu'au foir. On en
ra les principales ciconſtances dans les opé
& du procureur de la Commune , en ordonne
l'affiche , l'impreffion & l'envoi aux 48 sections .
Pluſieurs fectious font venues témoigner leu s
iuquiétudes fur les ſubſiſtances . Sur la dénonciation
faite que l'on avoit va fortir de Paris,
pendant la nuit der ière , une voiture chargée de
pans ; le conſeil a arrêté que les ſections feroient
invitées a nommer des commiffaites pour, dès
cet intant , s'affu er de la quantité de farinesqui
ſe trouvent chez les boulangers de leurs arrondisiemens
reſpectifs , furveiller la dittribution du pain,
qus ne pourra ſe faire avant le jour , & empêcher
qu'il n'en ſoit chargé de voitures pour fortit de
Paris.
Ordre du Commandant général.
2
Le commandant général obſerve que tous les
mauvais citoyens , protégés par Lafayette , font
actuellement à Paris en congé , il y a lieu de
craindre qu'ils n'excitent quelques mouvemens.
Ces meſſieurs n'aiment point la tranquillité dont
nousjouiffons: ils ſontaccoutumés de faire croire
aux factions & aux émeutes. Malheureuſement ,
en ce moment , les chemins retardent l'arrivée
des ſubſiſtances , ce qui prête à troubler l'ordre;
mais la furveillance ordinaire des bons citoyens ,
déjouera ces ma vveeiillllaannss , en invitant ceux de
nos concitoyens qui ſouffrent , à prendre un peu
de patience , la claſſe infortunée des hommes
étant celle dont la Convention s'occupe , &va
s'occuper encore plus particulièrement.
Hier on a arrêté . rue du Jour , dans l'hôtel
↓
nale,payée par
factions , faifoit
les princes , &
toyens; cet hom
une fous- lieuter
ils'eft fait pat i
major- général à
en forteque les
quiles ſervoit.
& écrivain pour
facrésde laBaf
Louis , puis ge
puis dépoſant d
capitaine par L
nombre d'autre
avis , afin qu
garde, ces h
Paris. SANTER
Les troubl
dansParis ,
feil
général
deux
heures
Le
comm
mune
vient
fins des épi
des
mefures
conſeilfait
général l'or
force arme
difperfer &
Par Lafayette , falloit croire aux
,
faifoit au nom du peuple , demander
5 , & calomnioit les plus chauds ciet
homme , abbé , a eu pour récompenſo
lieutenance accordée par Lajard , puis
patriote ; il a été nommé à l'armée
néral à Bruxelles , & chargé des plans ,
que les Autrichiens avoient là un homme
Ervoit. Le ſcélerat Lareynie , aufli abbé
n pour Lafayette, ayant volé les vaſes
laBaſtille , puis fait chevalier de Saintpuis
gouverneur du Louvre par lareine ,
ofant dans l'affaire du 20 juin , puis fait
par Lajard , eſt auſſi à Paris , & un
d'autres ſemblables. Je dois donner cet
in que les bons citoyens ſoient ſur leur
ces hommes-là étant de la trempe de
ANTERRE .
Du 25 février.
roubles qui s'étoient manifeſtés le matin
ris , ont provoqué la convocation du connéral
de la commune. Il s'eſt réuni vers .
zures après midi.
ommandant de garde à la maifon comvient
annoncer qu'on le porte aux magas'
épiciers , & invite le conſeil à prendre
fures pour le maintien des propriétés . Le
- fait fur-le-champ paffer au commandant
I l'ordre de faire marcher à l'inſtant la
armée vers les raſſemblemens , pour les
er & rappeller aux bons citoyens le ferLe
maire ſe rend au conſeil , & lui rend
compte de la conduite qu'il a tenue pendant la
journée. Les mouvemens qui ſe ſont manifeſtés ,
a-t-il dit , étoient évidemment dirigés par les
inftigations contre - révolutionnaires.
'Il donne lecture du décret par lequel la Conventionnationale
autoriſe la municipalité à prendre
toutes les meſures néceſſaires pour rétablir l'ordre ,
même à faire battre la générale. Le commandant
annonce que le rappel qui ſe bat depuis quelque
tems fait déjà beaucoup d'effet ;en conféquencel'on
furſeoit à l'ordre de battre la générale.
Un adjudant de la ſection des Droits de
l'homme vient déclaret que le rappel à été battu
inutilement , & que les citoyens ne ſe rendentpas
à leurs poſtes. Il demande de la force pour maintenir
la fûreté des perſonnes & des propriétés ..
Quatre officiers municipaux partent à la tête de
deux fortes patrouilles.
Vingt quatre commiſſaires font nommés pour
ſe rendre dans les 48 Sections , & fe concerter
avec les aſſemblées générales ſur les moyens de
ramener l'ordre & la tranquillité.
Les adminiſtrateurs au département de police
écriventau conſeil qu'ils ont donné ordre d'éclairer
les maiſons pendant la nuit , pour que le trouble,
ne s'accroiffe pas à la faveur de l'obſcurité.
Le conſeil arrêtequ'il reſtera en ſéance permanente
juſqu'à ce que la tranquillité ſoit rétablic.
On forme la liſte de ceux qui ſe ſont rendus à
leur poſte,
Le citoyen Baffet , graveur , députéde laSec-
د
Un commit
annonce ,que
leurs facture
plusde moitié
Le préſiden
inftruit ces de
confcil pour re
Un officier
répandus dans
peuple ,& l'e
les
chande'ien
chez tous les r
L'on
amer
arrêtées. Le c
police ,& arr
enverront à
arrêtés.
Garin, ad
ce le
décret
accorde
une
lepainne m
faitla
difett
pluſieurs fen
de
famille ,
livresde pa
livres. Ilinv
fans
leſque
que les ful
les
boulang
l'ordinaire
que dela
mmitfaire de la Section du Contrat ſocial
que les épiciers de fon quartier , d'après
tures , font forcés de délivrer le ſucre à
noitié perte. ( Les tribunes : Tant mieux.)
fident rappelle les tr bunes a l'ordre , &
ces députations des meſures prifes par le
our rétablir l'ordre.
ficier de paix annonce que des agitateurs ,
- dans diversqua tier de Paris , excitent le
& l'engagent à aller chez les épiciers &
de'iers . Ils ſe propoſent d'aller demain
s les marchands fans diſtinction .
amene pluſieurs perſonnes qui ont été
Le conſeilles renvoie au département de
& arrête que les commiſſaires de police
at à ce département tous ceux qui ſe oient
■, adminiſtrateurdes ſubſiſt ances , annon-
Ecret , par lequel la Convention nationale
une avance de y millions. Il affure que
ne manquera pas ; que c'eſt la crainte qui
liſette ; qu'il a vu , en parcourant Paris
5 femmes qui ne font ni mariées , ni meres
Ile , qui peuvent à peine conſommer deux
pain , chargées de fix pains de quatre
I invite les citoyens à l'ordre & à la paix ,
quels il n'y a point d'abondance . Il jure
ſubſiſtances ne manqueront pas ; que
angers ont cuit deux tiers de plus qu'à
ire ; que cette augmentation ne provient
la crainte de manquer de pain , crainte
Cuvillier , l'un des commiſſaires envoyés dans
les ſections , ed compte de ſa miſſion , & annonce
que dans la Section des Gravilliers , il a vu
Jacques Roux , prêtre , & imembre du conſeil ,
occupé àjuſtifier la conduite de ceux qui s'étoient
attroupes pour ſe faire délivrer les marchandiſes
qu'ils avoient arbitrairement taxées.
gation de
négligence & de
tancesqu'ilsaura
les mêmemembr
vention
national
qu'ont
reſſentie
de
Bonconfeil,
jour,
l'inviter
rigoureuſes pou
a
compromis I'
tandis qu'ils a
autorité à fair
propriécés. >>
Des
députés
préſentés auCo
la
négligence
lordte public ,
heures du foir ,
Paris
ſavaient
lans
devaient
,
fur & vio'er lespro
Jacques Roux qui venoit d'arriver au conſeil ,
monte à la tribune , & dit qu'il a toujours
profeſſe les vrais principes , & que , dût-il être
appelé le Marat du conseilgénéral , il n'en départirajamais.
Un membre demande que Jacques Roux ſoit
tenude ſigner la déclaration qu'il vientde faire.
Un autre l'interpelle de déclarer fourquoi il
n'était pas à ſon poſte dans les momens de danger,
( Il s'élevedu tumulte. ) Les circonstances ne
permettant pas s'occuper de perſonnalités ,
le confeil général a padé à l'ordre du jour
tout ce qui concernoit Jacques Roux.
de
La plupart des commiſſaires envoyés dans les
Sections , de retour au conſeil , rendent compte
de eur miffion .
* Partout les réſultats font les mêmes , partout
ondemande une loi févere contre les accapareurs .
Une députation de la Section de Bonconfeil ,
communique un arrêté de l'aſſemblée de cette
Section conçu en cstermes :
Le
Confeil
actions
comm
pour
rétablirle
ter de ſa
follic
wa
quillité
put
Surla
prop
joint
qautrede
La
fectiou
par
l'organe d
qu'éprouvent
mensde
cette
homme
une d
la
Conventio
diminutiondu
Ν
..
« L'affemblée , pénétrée de la plus vive douleur
des événemens qui ont eu lieu dans la journée ,
arrête à l'unanimité que des membres choiſis dans
ſonteinſe retireront pardevers la municipalité &
le
2
ce & de leur apathie dans des circonf-
'ils auraient dû prévoir & prévenir ; que
membres ſe retireront pardevers la Con
nationale , pour l'info mer de la douleur
effentie tous les citoyens de la Section
onfeil , des malheureux événemens de ce
nviter à prendre les meſures les plus
Ces pour punir ceux dont la négligence
omis l'honneur des citoyens de Paris
u'ils auroient dû employer toute leur
à faire reſpecter les perſonnes & les
éputés de la ſection des Piques ſe ſont
5 au Confeil , pour demander compte de
gence qu'il a apportée au maintien de
public , en n'envoyant un ordre qu'à 7
u foir , tandis que tous les habitans de
vaient , dès hier foir que les malvei!-
aient , ce matin , troubler la tranquillité
les propriétés.
,
onſeil général donne aux députés de ces
communication des arrêtés qu'il a pris
ablir le calme , & les invite à ne pas dou-
Ca follicitude pour le rétabliſſement de la
Hité publique.
a propoſition du maire , le conſeil a adautre
de ſes menbres au comité de police .
ectiou des Droits de l'Homme tém igne ,
gane de fes commiſſaiſaires , la douleur
vent tous les bons citoyens des événe-
= cette journée, &demande que le conſeil
une députation pour ſe rendre demain à
vention nationale , pour lui demander la
cion des denrées de premiere néceſſité , &
28 Février. Ο
bleamiede laLiberté &de l'Egalité.
Le conſeil répond qu'il s'empreſſera de ſe réunir
aux ſections , affi- ôt que le veru de la majorité
lui ſera conuu.
Leconſeilgénéral a arrêté la proclamation fur
Vante :
CITOYENS ,
ز
Votre calme a déjoué tous les projets des malveillans
; votre conduite précédente a confondu
toutes les calomnies que les agitateurs ont répandues
dans les départemens. Par quelle fatalité
cédez-vous maintenant à des inſtigations perfiles?
Ne croyez- vous pas que les royalistes , défcfpérés
de la fiere attitude que vous gardicz , ont
cú affez d'adreſſe pour vous la faire perdr
n'en doutez pas , Citoyens , ce font vos plus
mortels ennemis qui vous égarent aujourd'hui
ils vous alarment ſur vos fubfifances , quand
vous avez la cestitude de n'en point manquer.
Pour faire ceſſer la cherté des objets de votre
consommation , ils vous conſeillent des actes
arbitraires ; ils ſavent , les perfides , que leplus
sûr meyen d'amener la difette , eſt d'empêcher
la libertédu commerce & la libre circulation des
denrées. Se peut-il , Citoyens , que vous soyez
tombés dans un piège auſſi groflier ? Réfléchiffez
aux circonstances oùnous ſommes ; c'eſt à l'approche
d'une campagne, orſque toutes les frontières
de la République font menacées d'une
nouvelle invaſion , lorſque tous les amis de la
liberté ne devroient avoir qu'une ſcule détermination
, celle de voler à l'ennemi ; c'eſt lorſqu'il
s'agit du ſalut de la République , que vous
rallicz vous pou
propriétés ; fo
Patris; ne les
ches inconfide
frais d'une rév
facrifices , &
ne
détruiſez p
Aminuit ,
repaire , inform
confidérable n
rue Saint-Jacq
Léc.
Renvoye
Une
demidepuis
8heure
alé pour org
hit
annoncer
Sur la fec
particuliers
de deuxpaire
fous danisfa
Environ
lesquelles fe
devent
titré
tocrates ,
diſt:
ibuoit
Lecalm
Léance pere
wés ; fongez au danger qui menace la
ne les argmentez pas par des démarconfidérées
, qui vous feroient perdie le
Pune révolution qui vous a coûté tant de
es , & qui fera votre bonheur , ſi vous
ruiſez pas vous-mêmes votre ouvrage.
minuit , le comité de la fction de Beau-
= , informe le conſeil qu'un rafiemblement
Frable menace la boutique d'un épicier ,
aint-Jacques ; il demande de la force ar-
Renvoyé au commandant général.
edemi-heure, après , Santerre , de retour
= 8 heures du ſoir de Verſailles , où il étoit
our organiser un efcadion de cavalerie ,
nnoncer que cet attroupement eſt difſipé.
= la ſection de Marseille on a faifi pluſieurs
uliers fans carte , un entre autres , chargé
ux pains de ſucre , & qui n'avoit que 20
dans fa poche.
vion 40 perſonnes ont été arrêtées , parmi
elles ſe trouvent , dit - on , des hommes ciat
titrés , des abbés , des domeſt ques d'ariftes
, une jadis comteffe déguiſée , qui
buoit des affignats , &c.
= calme étant rétabli , le conſeil ſuſpend fa
e permanente.
2
*
Armée de la Belgique et de la Hollante..
Lettre dugénéral Miranda au ministre de la guerre.
3.
Au quartier-général d'Hoctin , le 25 février.
L'inveſtiſſement de Maeſtrich étant fait,
felon les ordres que j'ai reçus , par un corps de
troupes de 12,000 hommes fur larive gauche ,
& de 6,000 hommes fur la rive droite , nous
avons procédé à la formation des ouvrages &
batteries néceſſaires pour le bombardement. Tout
a été heureuſement terminé le 23 , fur la hauteur
de Kouwemberg , à 400 toiſes de chemin
couvert de la place ,, & feulement avec la pe te
de trois hommes tués , malgré le feu conftant
de la place fur nos travaux .
dont
ce Nos batteries étant pêtes pour commencer
le feu hier à midi , j'envoyai les ſommations cijointes
au commandant-général & aux membres
de la magiftrature de Maeſtricht . La réponſe du
prince de H He , gouverneur de la place ,
copie ci -jointe , fat un refus , me faiſant dire
verbalement par le colonel Ornandin , qu'l trouvoit
étrange lad te fommation, puiſqu'il ne favoit
pas que la nation holandoiſe eût déclaré la
guerre à la France , & que fi je lui permettois ,
il enverroit un cou ier àleurs hautes-puiffances ,
pour demander des inſtructions à cet égard.
<<Notre feu commença dans lanuit, ſecondé par
une autre batterie de mortiers , conſtruite devant
Wick ; & bientôt après l'incendi: ſe manifeſta
dansja ville. Les ennemis parvinrent à l'éteindres
ment,
L'ennem
forties d'euv
du côté de
Pierre, Nos
avec perte
aucun homr
Je m'en
Pour exécur
je fuis char
f'ai eu tho
nos dépêch
Lettre de
dans l
Conver
le 26 f
Lege
del'impor
point dan
vous en i
Difcour
dent
fevrie
Je vi
la nouve
Bréda.
gurele
du fuce
Tennemi a fait pendant l'inveſtiſſementdeur
d'euviron 1200 hommes chacune , l'une
é de Wick , l'autre par la porte de Saint-
Nos troupes les ontrepouſſés facilement ,
deleur nous n'avons eu
part,
28
perte
homme de rué .
Je m'emprefle de terminer cette opération
exécuter les autres p'us eſſentielles , dont
s chargé par le général Dumourier , comme
u l'honneur de vous le communiquer pat
dépêches antérieures. >>
« Signé , MIRANDA.
re des commiſſaires de la Convention
ans la Belgique , au préfident de la
Convention nationale, datée de Bruxelles
26 février.
Le général Dumourier nous annonce lapriſe
importante villede Bréda. Nous n'entrerons
at dans les détails. La dépêche du général
sen inſtruira plus amplement. >>>
cours du ministre de la guerre au prépdent
de la Convention nationale , le 28
fevrier.
Je viens annon era la Convention nationale
nouvelle & ke detai's de la priſe importante de
Eda . Cette conquête qui eſt pour nous l'aure
le plus heureux & le garant le plus certain
ſuccès de nos armes , eit due aux ſavantes
Ο 3
!
mourier,& à la valeur incroyabledes troupes qu'il
commande , que ſon génie enflamme , & qu'une
confiance entière en lui rend invincibles.
« L'expédition faite par l'aîle droite del'armée
de Dumourier , a été conduite par le général
d'Arçon. Il a déployé dans l'attaque & le
fiegede cette place; ſes connoiſſances ſupérieures ,
cette activité infatigable qui l'auroit jadis conduit
à l'immortalité, ſi à ce te époque , ſon génie
n'eût été arrêté par la jaloufic des chefs sous
leſquels il commandoit Gibraltar. Aujourd'hui ,
que, libre de ces entraves honteuſes , & qu'il
ſert à la fois la cauſe de la liberté & ſon amour
pour la gloie , il va développer ſes grands ta-
Iens. Il ſera un des plus fermes ſoutiens de
Dumourier , dans l'entrepriſe mémorableque ſon
audace lui faittenter.
<<Bréda eſt ſoumis ; une garniſon françaiſe
yeſt établic. Le comité des Bataves libres y eſt
formé , & c'eſt de cette ville que vont fortir les
premiers principes de la liberté hollandaife.
Kalunderth & Williamſtart , dans lequel il exiſte
à- peu prèt 200 pièces de canons , étoient en
fen , & font. fas doute pris en ce moment.
A
eft
*Berg- op-Zom , Tholem , Steebergem ſont
inveſtis &boqués hermétiquement. Gertuydemberg
Cattaqué: le commodore Moulton a ordre
d'allerbrû er l'eſcadre hollandoife , ſous le fort
deBatz. Enfin , tous les points de la Flandre
hollandoife , pressés& envahis de toutes part ,
vont bientôt nous livrer paffage vers les plus
Leparti orangifte
conſterne, tremble. Le parti patriote s'éleve
chaque jour & nous appelle. J'aurai fans doute ,
Lous peu dejours , à vous informer de tant de
pand par-tout. L
Saincre tous les ob
peuvent lui oppofe
porte,alimentent n
noyabledénument
•Nous trouvon
dans le paysque ne
nous afourniplus
qui apportera de
kberré.
Je
m'empreff
les
defleis
brillan
porte dans les effo
it
beſoins de les
qui me
bûloit
Mesregrets de n
plus partager fes
perent que par l'
enloldat
orſque
pour
prendre relu
tends pour réo
libe té
d'aller e
«Je
voudrois
la
Convention n
fone
diltingués
meſure qu'ils vi
Jiquic
colonel
Woſte
Devaux , du
lieutenont colo
bile
capitaine
qui
m'aient éte
«La
capitul
Cetteplace a
général
Mara
-tout. La bravoure du foldat Il fait
s les obſtacles que la nature ou l'art
- oppofer , & les victoires qu'il rementent
notre armée & fuppléent à l'in
nument dans lequel elle ſe trouve.
trouvons les plus grandes reſſources
sque n
nos armes foumettent ; déja on
arni plus de 100 milles florins , & c'eſt
Itera de l'argent aux défenſeurs de la
S
empreſſe de mon côté pour ſeconder
5 brillans du général Dumousier. J'aples
efforts que je fais pour ſubvenir
es de les troupes , labûlante activ té
ûloit à la tête de ma famille armée.
es de n'être plus auprès-d'elle , de ne
ger ſes dangers & fa gloine , ne ſe tem-
= par l'eſpoir de la fervir ici. J'ai obéi
Forſque j'ai quitté le oſte où j'étois
Ere celui où vous m'avez placé. Je d'atr
récompenſe de mes travaux , que la
lerde reprendre bientôt.
pudrois pouvoir mett e ſous les yeux de
ation natio ale les noms de ceux qui ſe
agués ; & je remplirai ce devoir , à
'ils viendront a ma conno ffence .
uic , caux du général d'Arçon , du
V ſte man , de l'aide de camp Polippe
du colonel d'artillerie laBayette , du
t colonel de la Mart niere , du très-haaine
de génie Sénarmons , ſont les ſeuls
Ent été tranfmis.
capitulation de Breda a été ſignée le 24.
de a été annexée au command ment da
Maraflé ; & le citoyen Cuſter y a été
ب
fon de deux batillons.
Al'inſtant , je reçois la nouvelleque d'Harville
a dépoſté les troupes de Beaulieu du poſte
delaRoche , après une fufillade terrible.
Biton me mande , qu'il apprend indirecte
ment la priſe de Cagliary en Sardaigne. Cependant
cette nouvelle , me dit-il , mérite confirmation,
»
te du miniftre de la
le20
CITOYEN PRE
Parunelettredu ge
Wrencele 14 de ce mo
Lettre du général de divifion Alexis laial, qui defiroir
tre du gerdatée du quartier général de
:
Merehem devantMaestricht, le 24février.
Me Depois une partie de l'armée ee à-peu- près huit jours que
duR
eim, atrouvé le n
ane
expédition. Ell
onqueles
ennemisy j'ai paffe la occupentGinsheim
pour inve ſtis la partie de Maestricht qui eft à la
droite de cette rivière , je me ſuis occupé de
Mis
Padreſſe & la fup
onniers
l'ont
b'entor
cu
pouvoit devoir
publiques
fat
ment hollandois les différentes
caifles publiques , qui s'étoient
du très-petit pays de Fanquemont que j'occupe, Leatredégarnie & I
pourles impofitions perçues juſques a notre arrirdesredoutes vis
vée ſur ce territoire , époque à laquelle elles doi
vent y ceffer aux termes du décret de la Cou
ventiondu 15 décembre. Je compte que cela ira
à plus de 60,000 livres , que j'espère fous huit
jours faire rentier en entier. J'en ai déjà fait
payer pour 14,000 en numéraire , qui ont
conferver le
débo
Detteile
maſquoit e
Das
plufieurscan
Ton
, nos
troupe
cet
événeme été antage
;
dès aujourd'hui ces tributs de la fervitude fer- veríées dans la caifle du payeur de l'armee ,&
fupérioritéde
vent à payer la contribution des retranchem.ns &
des batteries , à l'aide deſquels nous allons fou
droyer les defpotes de Ma ftricht.
pour
être
communi
Nos
redoutes , ain
Tembouchuredu
L'abre de la libertéa été plante , ilya
Importantefter
jours , à Fanquemont , & les deux nationsrell Comeexpédition c
nies one crit : vive la République.
nistre de la guerre , datée de Paris
le 20 février.
YEN PRÉSIDENT,
lettre du général Cuſtines , datée de
14 de ce mois , je ſuis informé que
qui défiroit depuis long-teins poul'ie
du Rhin qui ſe trouve vis-à- vis
a trouvé le moment favorable de tenpédition
. Elle a réufli malgré l'oppoapportée.
Les Hellois
troubler
enemisyont
at Ginsheim , ont cherché à
Ginshe
urs par un feu de canon affez ſuivi.
Te & la ſupériorité ordinaire de nos
T'ont bientôt fait ceſſer ; notre artillement
fait taire le feu des chaffeurs
ai s'étoient poſtés dans un clocher.
dégarnie & le général Cuſtines a fait
redoutes vis-à-vis chaque extrémité ,
Tver le débouché du Schwaltzback ,
maſquoit entierement.
plufieurs canonades qui ont ſuivi cette
nos troupes ont toujours remporté
cet événement qui démontre de nouériorité
de notre artillerie , m'a paru
cre communiqué à la convention natio-
1
edoutes , ainſi qu'un fort élevé pour
abouchure du Neker , ſont finies , & ce
portant eſt entierement bouché.
expédition ne nous a pas coûté de
i
Armée des Alpes Maritimes.
Lettre deBeurnonville, miniſtre de la guerre,
au président de Convention , dutée de
Paris , le 23 février.
des grenadiers
la tête de lur
combat. L'adju
officier du son
eetrès-grande
des textes enne
rmaqués & a
Je m'eſtur
la
Convertic
baves
compag
conluifant mo
kur
courage ;
Partager leur
Venir par mes
i pourvoir à t
«Un courier que je reçois du général Biroa
général de l'armée d'Italie , m'apporte la nouvelle
d'un avantage important que les troupes de
laRépublique ont remporté , le 14 de ce mois ,
fur un corps de troupes aurrichiennes & piemontoiſes
, fort de 2,000 hommes . Elles s'étoient
raſſemblées à Soſpello , & menaçaient les poſtes
avancés de Nice. Les généraux Brunet &Dagobert
, commandans ſous Biron , & n'ayant avec
cux que 8 à 900 hommes , eurent ordre deprevenirles
ennemis , & de les atraquer eux-mêmes
dans Soſpello. Les diſpoſitions de ces deux généraux
furent faites avec le plus grand talent ,
&curent le plus heureux ſuccès. Elles couvrirent
l'i fériorité du nombre , & la valeur françoife
y ſuppléa. L'attaque a été très-courageufe , & la
défenfe opimâtre. Les ennemis ont été reportes,&
ont eu environ so hommes tués ou b'elles . Nous
leuravons fait en outre 300 priſonniers , parmi
leſquels ſe trouve 1: majo Strafoldo , coufi da
général de ce nom , & plufieus officiers. Nos
troupes ont obſervé un ordre & une difcipline
admirables ; l'artillerie a déployé ſa ſupéro ité
ordinaire , & les chefs de corps , Vicos. Lombard
& Perier , ont merveilleuſement ſecondé
ters Rambault & d'Elpinoy qui , 2
Iur brave colonne , ont m's fin au
'adjudant - major Maury &Bugey ,
some. régiment , ont auſſi montré
rande intrépidité , en courant s'emparer
ennemies avec une valeur qui a été
& applaudie par toute l'armée.
eftune heureux d'avoir à t anſmettre
vertion les noms & les ſuccès de ros
ampagnons d'armes. J'ai appris en les
moi-même au combat , ce que pent
ag: ; & je ne me conſole de ne plus
eur gloire , que far l'eſpoir de parmas
efforts & mon infatigable activité ,
à tous leurs beſoins,>>
-. Nacional.
deP..
demi- act..
e d'Eſcompt.
e. Ch.
runt 17om
10.10.9.9۰۰
وت
١٠٠
9.8.1
- Un grand nombre de nos Souſcripteurs nous ont
témoignéle defir de recevoirdes nouvelles plusfratches
&plus promptes, en divifunt en deux ou trois Li
vraiſons leMercure Hiſtorique &Politique de l'Europe
& de Genève , qui ne paroiſſoit quunefois la
- Semaine. Nous avons fenti combien leur impatience
étoit fondée , dans un moment fur-tout
où la carrière des évènemens va s'aggrandir par
le double intérêt d'une guerre fur terre & fur
mer , & par les grandes diſcuſſions qui vont être
à l'ordre du jour dans la Convention. Mais en
même-tems nous avons conſidéré que nous ne pouvions
remplir le voeu très-légitime de nos Souf
cripteurs ,fans une augmentation confidérable de
frais de notre part , dont la modicité du prix de ce
Journal ne nous auroit pas mis à couvert. Nous
nous sommes déterminés à le réunir au Mercure
François , Hiſtorique , Politique & Littéraire.
Ainfi, àcompter du premier mars prochain, les
Soufcripteurs recevront , chaque jour,
de ce Journal , composé de huit pages in-8°., caractère
pet't romain. Ce fervice fera d'autant plus avantageux pour les Soufcripteurs , que leMercure
François , rédigé dans les mêmes principes , & par
les mêmes auteurs , que celui de Genève , contient
plus de variétés , & au moins le quart de plus de
matière. Nous espérons que nos Soufcripteurs nous
Sauront gré d'une opération , dans laquelle nous
n'avons cédé qu'à laſeule envie de lesfatisfaire.
un numéro
LeMercure est du prix de 36 livres , & de
18 livres pour fix mois. S'adreſſer au citoyen
Guth , Directeur du Bureau , rue des Poitevins.
Lyopn..
Рааупепнеи,ея
1L9i0v..
1792,
LettCr.e
COURS DES EFFETS PUBLICS. Février 1793.
ETS NAT.
Lundi 11. Mardi 12. Merc. 13. Jeudi 14. Vend. 15. Sam. 16. Ham 360.
ions .....
25
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écembre82.
d'Avril ...
d'Octobre.
Cunt 1251
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1910.20.. 1940.42. 1950.60.. 1975.72 1970.65.
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19.11.109.8. 10.9.87.. 10.9 ..... 9.0
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13112
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6
48
6
61 6
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9P
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AVIS TRÈS - IMPORTANT.
ON observe que les Rédacieurs n'ont
rien de commun avec l'Abonnement , la difiribution
, &c . Ceft à M. DEUX, feul Dircelet
du Journal , hotel de Thou , race des Poitevs ,
& non à aucun d'eux , qu'ilfaut adreffer tout ce
qui concerne'ces objets ; autrement des lettres
ſouvent importantes pourraient reſter au rebut.
Les perſonnes qui enverront à M. DEUX des
effets fur Paris , pour acquit de leur Abonnement
, voudront bien lesfaire timbrer ; faute de
quoi ils ne feraient pas acquittés. Les lettres,
contenant des Affignats , doivent être chargées
à la Pofte , pour ne pas courir le risque de
segarer.
Le prix de l'abonnement eſt de vingt-cinq liv.
franc de port. Il faut affranchir le port de l'argent &
de la lettre , & joindre à cette derniere le reçu
du Directeur des Poſtes. On ſouſcrit hôtel de
Thou , rue des Poitevins. On s'adreſſera au Geur
DEUX , Directeur de ce Journal . L'abonnemen
ne peut avoir lieu que pour l'année entiere .
4MEDI 12 Janvier 1793
l'an 2 de la République.
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mardi La Circoncifion . 19 4
merc . Bafile , Evêque & Do&. 20
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Jeudi, Ste Genevieve , Vierge.
21
fam. Siméon Stylite.
vend. Rigobert , Evêq. de Reims . D. Q.
0
5
5 45
12
22
4 50
18
PO
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.
24e , à 0
lundi, Theau , Solitaire.
h. 8 m .
25
。
mardi Lucien , Evêque & Mart . 26 du foir. Q
merc. Pierre , Evêque. 27
jeudi Paul , premier Ermite.
28
vend. Hygin , Pape . 19 N. L.
fam. Arcade , Martyr..
lundi. Hilaire , Evêque.
D. Le Baptême de Notre-Seig.
le 12 à 9
60
2h. 8 m.
0
9
27
du mat.
0949
mardi Maur , Abbé en Anjou.
merc. Guillaume , Evêque.
°
-jeudi. Antoine , Abbé.
6
0
1010
10 30
10 49
end. Chaire S. Pierre à Rome. 72 P.Q
0 II 8
Mam. Sulpice , Evêque. 8 le 19 , 2
II 26
2D. Sébastien. " 9h. 38 m,
II 44
lundi. SteAgnès,Vierge& Mart. 10 du mat. I
merc . Ildefonce , Evêque.
mardi Vincent , Martyr en Efp. 11
12 16
12
4jeudi. Babylas , Evêque . 13
vend. La Converfion de S. Paul. 14
。
。
12 31
12 45
12 18
6 fam . Ste Paule , Veuve, 13
10
۱۷
D.Septuagefime
.
lundi Cyrille , Pape. mardi François de Sales. o merc. Ste Bathilde , Reine.
Ijeudi.Iste Marcelle.
16 P. L. 13
22
17627,3 。
18 h. 43 m.
13 33
13 43
19 du mat. 135
201 14-0
6
6 38
74
729
7 54
8 18
08 42
L'an19.
CONVE
Du
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Couvention a
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déba
N.2.
12
Harvar
JOURNAL
HISTORIQUE
ET
POLITIQUE.
!
-
31-
FRANCE.
L'an 26. de la République Françoiſe.
ONVENTION NATIONALE
Du dimanche, 30 décembre.
N membre du comité de sûreté générale a
Poſé d'anihiler la procédure commencée contre
curs citoyensdu département de l'Aube pour
faits relatifs aux droits féodaux. Cette dede
a fourni l'occaſion à Mailhe de réclamer
aveut de tous ceux qui ne pouvant racheter
toits dont ils étoient grevés , ſont en bute
perfécutions des ci-devant ſeigneurs . La
vention a reconnu la néceſſité de prendre
meſure générale , & elle a décrété , après
ques débats , qu'il ſera ſurſis à l'exécution
2. 12 Janvier 1793 . E
Harvard College Library
Aug 12 19.5
aux droits ci-devant feodanxeu cafuels , fans
qu'il puiſſe néanmoins être apporté aucun retardement
à l'inſtruction des procédures concernant
les délitse les cas d'affaffinat , de meurtre , ou
d'incendie fout exceptés de ce décret .
Des députés des trois bataillons du Lot ,
de Popincourt & de Seine infericure , ſont venus
ſe difculper de l'accuſation portée contr'eux par
le général Humbert. Quelques détails contenus
dans leur juftification , ont attiré l'attention
de l'Aſſemblée fur la conduite du miniſtre de
la guerre.
Barbaroux a parcouru les différentes plaintes
portées depuis long-temps cceonntre le miniſtre &
celles qui s'élevoient dans ce moment . Il a examiné
ſa conduite relativement à l'organisation
de fes bureaux 88tration , à la
fûreté de l'état ; & il l'a trouvée par- tout repréhenfible.
Barbaruma in pridemvrinter que
la Convention décrétat que Pache a perdu la
confiance de la nationa
,
Aprês quelques débats on a renvoyé toutes
cesi dimoociatioussagne commiffion de douse
membres , à laquelle te com 14.de , la gu
éré adjoint.mbagg_154 tb 221142
Des citoyens de Paris fontaadmisia la barra :
ilsslagronosnt comme députés de dix-huit fetions,
Ap milieu d'up, 1995les, cupyens bieftes
àla journée duv1i9o agu desmyyceuuxreess., des
enfans des eftropies , &c.29 Vous voyez, devant
vous , dit lorateur , les victimes échappées, aja
syrannie, de Louis. Nous venons vous deman-
ככ
auro
Le prtééſidene répand aux pétitionnaires que
pres la
C
qu'aucunepu
prevention,
ront
frayere
On fait lec
in des
défer
coatre une
Sa
plaidoirie.
corpsthe fort
du 11
janvie
T'argument
relative à
Sur la fi
Shutour de la
diloir que les
& que des
cette
nuit
mèr
ghefce
broit
adminiſtratifs
thire,&ale
Gette
Tean
de
la
fection
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ticevons
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fefttions
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on
af
ques
feriors
machiavelifte
ven
des cio
tons
.
Nou
rous
allons I
Le
prelider
257139
21
d'après ſa conviction ; que c'eſt affez dire
u'aucune puiſſance , aucun évènement, aucune
revention , aucune opinion particulière ne four-
Ont influencer fon jugement .
On fait lectured'une lettre du citoyen de Seze
des défenſeurs de Louis XVI. Il réclame
ntre une erreur de date qui s'est gliffée dans
plaidoirie. Lesa's relatifs aux gardes- durps
ne font pas du mois d'octobre 1791 , mais
12 janvier 1792. De Seze fait obierver que
rgument qu'il a tué de la lettre de Louis
lative à ces états , n'en a que plus de force.
Sur la fin de la téance un bruit ſe répandit
tout de la falle & dans ſon intérieur. On
oit que les barrières devoient être fermées ,
que des vifites domiciliaires autoient lieu
te nuit même. L'affemblée a pensé avec raifon
fice broit avoit quelque fondement, les corps
miniſtratifs n'cuflent pas manqué de l'en infire,
& à levé la féance.
Du lundi , 31 décembre
Dette féance s'eft ouverte par une députation
la fection des Champs Eliées . L'orateur, a
@les circonstances critiques où nous nous
vons caigent imperitusement que nous man -
cions nos opinions & nos principes . On cole,
on affiche dans Paris , au nom de quel-
' femors , des arrêtés dictés par en efprit
hiavelifte & déſorgtuifateur . On force le
des ci oyens par des menaces de profcrips
... Nous verons improuver ces arrêtés &
sallons les dénoncer au confeil général.s
cpréſident a applandi au nom de laGan-
E 2
neurs de la léance.
1 Un membre du comité des ſecours a inftruit
l'Aſſemblée qu'il n'étoit encore rien parvenu à
parvenu
la ville de Lille , des dons patriotiques offerts
pour le foulagement des habitans incendiés de
-cette place . Cambon a découvert les cauſes de
ce retard. Les ſommes déposées pour les habitans
de Lille & de Thionville , ont été verſécs proviſoirement
à la caiſſe de l'extraordinaire . Elles
n'en fortiront que lorſque la Convention aura
décrété le mode de leur tranfmiflion. D'après
cet éclairciſſement , il a été ordonné aux adminiſtrateurs
de la caiſſe de l'extraordinaire ,de
faire paller ces fonds aux receveurs de diſtria ,
qui les tiendront à la diſpoſition des communes
de Lil'e & de Thionville. La répartition cu fera
faite , ſous la furveillance & l'autoriſation des
corps adminiſtratifs .
Sur le rapport de Cambon , aunom du comité
des finances , la Convention a fupprimé
la caiſſe de l'extraordinaire & l'a réunie à la
tréſoretic nationale. Il en réſultera &de l'économic
&de la célérité dans les opérations .
Moltes
falmir
doit envoyer
porterl'allarm
que la Conve
& appeller da
Elledoit aujo
foit
fermée
triompher l'ap
parole foitca
parlercontre
La
Conve
incupation s
que la paro
P'avoientden
La
diſcuſli
le
le
premier .
fur la
fouvera
Qu'est- ce
le
pouvoirde
cellaires pour
trercecepo
repréſentans
nôtre,les
font
exécutée
préfuméesêtr
Decettepréf
caractèrequi
D'où il ré
un
droit
inhér
ver ou
d'impr
lonté
préſum
volontégéré
fefterfonv
ellation alie
L'ordre du jour appelloitla diſcuſſion ſur lejugement
de LouisXVI. Marat a demandé la parole
pour expoſer un fait , qui intéreſſoit , diſoit- il , le
falut public. L'Aſſembléc contultée la lui a
accordée, ceDepuis quinze jours , areptisMarat,
les chefs de la faction Roland tiennent un conciliabule
ſeeret. Ils ont juré de ne point prendre
de repos , qu'ils n'cuffent fait fortir Pache
du ministère. Leur feciet m'a été découvert
par un de leurs faux-frères , qui s'étoit rendu à
Ce concilabule pour fauver la choſe publique.
VO
Dires fulminans contre Pache. Cette faction :
it envoyer des couriers extraordinaires pour
ter l'allarme dans les départemens , y publicr
e la Convention n'est pas en fûreté à Paris,
appeller dans cette ville une force armée.
e doit aujourd'hui demander que la difcuffion :
fermée ſur le procès du roi , afin de faire
ompher l'appel au peuple. Je demande que la
ole foit conſervée à tous ceux qui veulent
ler contre , & moi je ſuis du nombre: »
La Convention- n'a fait aucune attention aux
ulpations de Marat , & le préſident l'a aſſuré
= la parole ſeroit maintenue à tous ceux qui
voient demandée.
1
La diſcuſſion s'eſt rouverte. Vergniaux a parlé
premier. It a d'abord préſenté quelques idées.
la ſouveraineté du peu, le .
Qu'est- ce que la ſouveraineté du peuple ? c'eſt
pouvoir de faire des loix , & les réglemens séaires
pour l'exiſtence de la ſociété. Le peuple
ace ce pouvoir ou par lui -même , ou par des
éſentans . Dans ce dernier cas , & c'eſt le
e , les déciſions des repréſentans da peupl
exécutées comme loix , parce qu'elles font
umées être l'expreffion de la volonté générale.
cette préſomption ſeu'e dérive leur force & le
Aère quiles fait reſpecter.
où il réſulte que le peule conſerve comme
roit inhérent à ſa ſouveraineté celui d'approuou
d'improuver ; d'où il réſulte que fi la voé
préſumée ne ſe trouve pas conforme à la
até générale , le peuple ale droit de maniet
ſon voeu; & qu'à l'inſtant où cette mani.
tion a lieu , doit diſparaître la volonté pré-
1
E3
La conduite de la Convention nationale a étél
ouforme à ces principes . Seulement elle a dif
Ingué entre l'acte conſtitutionnel & 1 s actes puement
législatifs ou réglémentaires qui , érast
écellairement très-mut piés ; qui , variant fuiant
les lieux , les tems, les circonstances, ne
euvent être foumis à la dé ibération du peuple ,
n'ont beſoin , pour être excutés , que defan
atification tacite
Vergniaux a'enfuite réduit ces diverſes propotious
à une ſeule. Tout acte émané des repré
Cotans du peuple , a-t-il dit , eſt un acte de
yrannie , une ufurpation de la fouveraineté , s'il
'est pas foumis ou a la ratificat o fumelle , ou
la ratification tacite du peuple; donc le juge-l
ment que vous rendrez ſur Louis doit être foumis
l'une de ces deux ratifications . i
Diroit-on que , même après ſon exécution ,
otre jugement ſera ſoum's à la ratification tacita ?,
Mais le fi'ence ne peut être regardé comnis uues
pprobation que lorſque celui qui ſe taît a la faulté
de ſe fare entendre avec quelque fruit, Or
eſt évident que ſi vot ejugeanent étοις εxécuté ,
peuple n'auroit à préſenter que des réclamations .
L'orateur a démonté qu : pendant la durée de,
afetlion del Convention natio, ale, il ne fauoit
émaneu d'ele , un feul acte qui , pour être,
egitime , cût un auflig and befor de la ratifica
Hon du peuple. C'est comme repréſentans dul
cuple, leur a-t-il dir , que vous vous êtes dé--
larés juges de Lonis; c'eſt comme repréſentans
upeuple que vous avez réuni fur votre tête les
Fonctions de jury d'accufation , de jury de jugedanslejugen
Vos
Pouvoirs
delpotilme.
Ce ne fut
fentans du p
Louis re fut
les
citoyens in
viduel qu'ils
tion.
Ceft
veur
tenir
Maisles
civiles, do
plus
défaftre
mouvemens
fonnemens
paroles
de F
véritables ge
étoit le
foye
hypocrites
qui
produife
cuxmêmes
Moreau a
fon
opinion
cipalement fo
củ
l'on
doit
lui, & ne p
trompe
Dubois de
en
ſubiſtanc
fire
réviſer
le
peuple, p
&
sillbjuge
De
pouvez 1
votre
jugem
ans le jugement . Quelque étendus que foient
Pouvoirs ,
ils finiffent là où commence le
Spotilmelis
Ce ne fut pas ſeulement l'aſſemblée des reprétans
du peuple qui promit l'inviolabilité à
puis , te fut le peuple Ini-même ; ce farert tous
citoyens individuellement , par te ferment indiduel
qu'ils prêtèrent de maintenir la conflitu
on. C'est donc au peuple ſeul à déclarer s'il
eut tenir ſa promeffe .
Mais les difcordes , les intrigues , les guerres
Wiles , dont on nous a préſenté les tableaux les
as déſaſtreux ! .. , Ici nous voudrions rendre les
Duvemens d'éloquences , & la force des rainemens
avec lesquels Vergniaux a refuté les
coles de Robespierre. Il a dit ou étoient les
ritables germes d'une guerre civile , on co
it le foyer. It a montré à nud ces hommes
pocrites qui l'annoncent pour la faire naître ,
produifent l'incendie , alots qu'ils portent
x-mêmes la torche qui doit l'allumer.
Moreau a fuccédé à Vergniaux ; il a combattu
opinion & la raison fur laquelle il s'eſt prinalement
fondé , c'est qu'il eſt des circonftances
l'on doit rendre le peuple heureux malgré
& ne pas le confulier de peur qu'il ne fe
uperb ?????? ????????????? ????
Dubois de Grancé a parlé après Moreau. Voici
Tubſiſtance tes raiſonnemens. Vous ne pouvez
réviſer votre jugement for Louis Capet par
cuple , parce que le peuple a acculé Louis,
a16 jugeoit il feroit accuſateur &juge. Vous
Pouvez renvoyer au peuple la ratification de
e jugement , vous feriez du peuple un dé
4
éance extraordinaire du lundifoir 31 décembre.
Cetre ſéance a été remplie par la lecture des
dreſſes des départemens. Anatheme aux anarniftes
, confiance dans les repréſentans du peule
, horreur pour les moaſtres qui prêchent
= meurtre & l'affaffinat , voilà l'eſprit des déartemens
, & cet eſprit eſt tellement le même
ans toutes leurs péritions , que Marat y a vu
preuve évidente qu'elles avoient été écrites
ar des modèles circulaires envoyés par le miiſtre
Roland dans les 84 départemens.
Du mardi , 1er. janvier 1793 .
miné la natu
ne falloit pr
niftre des a
mations d'u
Kerfaint
poktiques a
dent avoit n
nous ne de
time , & qu
la
défirer.
vernement ,
fansdoute ,
térêt des tê
qui ne doit
celle de Fox
les
intentions
obligé de fer
ferver la p
guerre, parc
terre un m
qu'il a comr
quelles font
çoife& ce qu
honneur &Tu
Ilafini par un
difpofitions te
piedde défen
voyéàunecour
de
chacun de
tique,
colonia
La
difcuffio
LouisXVI.
Saint-
Andr
de
Louisaupe
Iln'ya
point
de
Louis; cep
Il étoit juſte d'accorder une indemnité aux
membres des conſeils-généraux de département
z de diſtrict qui ont été obligés de le déplacer
our ſe rendre à leur poſte. Cette indemnité a
té fixée à trois livres par jour , fans y com-
Prendre les frais de voyage.
On ſe rappelle que la Convention nationale
lécréta , il y a quelques jours , qu'il ſcroit fourni
chaque foldat de la république , deux paires
le chauffons & une paite de mitons de laine.
Le miniſtre, de la guerre a préſenté aujourd'hui
Capperçu de cette dépenfe , & il a demandé qu'il
Fût mis douze cents mille livres à ſa difpofi
tion . Sa demande a été décrérée .
Deux bâtimens chargés de grains & deftinés
Pour les ports de Bayoune & de Breſt , ont été
arrères ſur la Tamiſe par ordre du gouverne
ment Angious . La Convention après avoir exa-
7
( 105 )
né la nature de cet évènement , a penfé qu'il
falloit prendre aucun parti avait que le mitre
des affaires étrangères eût fait les réclaations
d'ulage .
Kerfaint dans un diſcours fur nos relations
tiques avec l'Angleterre , que le fait précé
at avoit mis à l'ordre du jour , a prouvé que
is ne devions pas craindre la guerre marie
, & que le peup'e Anglois ne devoit point
défirer. En recherchant les vues de ce gounement
, il adiftingué celle du roi qui peur,
s doute , prendre intérêt à Lonis , par l'inet
des têtes couronnées ; celle du miniftre
ne doit forger qu'à affermir ſa domination ;
= de Fox qui n'aſpire qu'à remplacer Pitu ;
Intentions & les embarras de celui- ci , qui ,
gé de ſervir la cour , &cependant de coner
ſa popularité , ne doit pas defirer la
re , parce qu'il n'ignore pas qu'en Angle
= un miniſtre ne voit guere finir la guerre
a commencée. Kerfaint a montré enſuite
Les font les reſſources de larépublique fran-
& ce qu'elte doit faire pour ſoutenir avec
cur & fuccès la guerre qu'on lui prépare.
ini par un projet de décretdont lesprincipales
fitions tendeat àmettre la répub ique fur un
de défenſe reſpectable. Ce projet a été renàunecommiffion
compotéede trois membres
acun des co nités de la guerre , diploma-
, colonial&des finances.
difcuffion a été repriſe ſur le jugement de
XVI.
nt-André acombattu le renvoi du jugement
uis au peuple. Petit a parlé pour le renvoi.
a point de loi , a-t-il dit, contre les crimes
tis; cependant Louis eft coupable , & tout
Es
( 106 )
pour
coupable doit être puni. Remontez donc à la
fource desloix 'àà la fouveraineté nationale ,
faire condamner le ci- devant roi
Briffot a principalement cavilagé la question
Tous les rapports po niques : Re voyez le jugement
aux affemblées primaires , adt Briffet , &
tout-à-coup veus diffipez les calomnics répanduts
en Europe contre vous; alors les reprochés de
Précipitation , de puilanimité , de ba barie ,
tombent & evanouiffent. C'est une procitation
contre les flaffioats dont vos candmis vous remdent
complices; deft un éclatant défaveu des
horr bles malfaeres du feprembre Le miiftère
anglois nous peint comune de Canisibabes , le
parti de coppofitio? lai rême nous accufe de
cruauté..... Succeffeurs des juges de Charles
Stuart, que direz-vous à cet act de générosité
dontnous ifrons les premiers unexemple à l'uni
vers& à Pintoire ??
১
Du mercredi 2janvier.
8
* De toutes parts , on ſe plaint des dilapidations
qui ſe commettent dans la vente do mobilier
des émigrés. La Convention anerdoit de
fon comité de lezilation , un projet de lei fur
cet objer. Il a été préfenté aujourd'hui & adopté,
Il défend aux comituitfaites choirs pour offifter
à ces ventes , de fe rendre derdoment , ou
indirectement adjudicaires d'aveuns objets , fous
peine d'être pourfuivis comme voleurs d'effets
I
Epuiffes . L
d'accéder
Lecointre-F
tation , u
Agens des
cor
filtance
ifer it que
prx par d
ject's &le
1
term
Store , la
gais la co
marchés
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La
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faireordon
tzat
d'arrel
Conve,
sion
chable par
chargé de L
acculé fi lég
dans un inte
marchés ava
éé
l'opinion
publics.
Le mitそhれをde122guderre avoit demandé que
la Co về tiến rattori alà fubft dHeerr pour Phas
blement des troupes , des effes de pa res à
celles de draps , qui fe trouvention ce memen
adminitrate
comine
us
La
difcall
Louis
XVI.
Guillenart a
reproduit
les
cette
melure.
Carraa
tép
àfic
valo
lais
renvoi
at
( 107 )
ecrtitude où
épuiſées. Le comité de la guerre étoit d'avis
T'accéder à cette demande du miniftre ; mais
Lecointre-Puyravaux a cru voir dans cette opéation
, une ſpéculation ferette de quelques
gens des bureaux . Ce Toupçon prenoit quelque
of fittance dans ſon eſp it , par la
ér it que des marchés de drass propoſés à bas
rx par des négocians ang'ois avoient été reett's
& leurs foumiffions refulées . La difcuffien
elt terminée par le renvoi au comité ; mais.
Our prévenir déformais tous les abus de de
core , la Convention a ſtatué qu'il ſera tenu ,
commiflion de la furveillance des achars
marchés , un regiſtie cu feront infcrites toutes
foumiffions faites ou offertes dans les bureaux
la guerre.
15
La conduite du citoyen Petit Jean , commifresordonpateur
de l'armée du Nord , mis en
at d'arreſtation , en vertu d'un décret de la
onversion nationale , a été reconnue itréproable
par le comité de la gguueerrree qui avoir été
argé de y a plus re citoyen
uié fi légèrement , a été enlevé à fes travaux
s un inftant où il s'occupoit de paſier des
telle a
l'examiser . I
ches avantageux à nos armées ; &
T'opinion du comité ſur la probité de cet
miniftrateur , qu'il a regardé la fufpenfion
aine us mmaallheur pour la
La difcuffion s'eſt rouverte fur le pec
chofe publicique .
ocès de
XVI. Trois orateurs ont éré eenntteennddous .
llemart a parlé pour l'appel au peuple. Il a
raifons déja données e faveur de oduit les
e meſure .
arra a
e
réprodui aufli les argumens qu'avoient
faie valoir les partiſans de la piede moit , i
revoi aupeuple. Mais il les a ret fo cés à
E6
( 108 )
ſamanière. Il a prétendu , par exemple , que la
chute de la tête de Louis ébranleroit toutes les
têtes des rois de l'Europe ; qu'en apprenant ceste
nouvelle, Georges & Pitt tâteroient la leur pour
favoirfi elle est encore fur leurs épaules , &que
chaque peuple diroit , en voyant la têtede fon
roi: cette tête-là n'est pas d'une nature plusdivine
que celle de Louis ; abattons- la donc, &
vive la liberté , l'égalité!
Genfonnéaprouvé que le peuple ne déléguant
P'exercice de fa louverai: eté , que parce qu'il lui
feroit imp ſſible d'en uſer toujours lui-même ;
it doit en uſer du moins dans tous les cas où
cet exercice eſt poſſible. C'eſt ſur ce principe
facré , a t- il dit , que le comité de Conſtitution
fonde le plan qu'il va ſous peu de jours
vous foum:ttre. Si donc le peuple peut juger
Louis, les repréfettans ufurperoient fa ffouveraineté
en s'emparant du doit de le condamner
en dernier reffort .
>
Paffant dela aux corſidérations priſes des circonſtances
qui rendent cette meſure indifpenlable,
il a démontre qu'el'e étoit ſeule capable
d'écarter du jugement de Louis , tout foupçon
de haine , de paffion ou d'i fluence; & fes
preuves, il les a tirées de l'ex ſtence d'un faction
, qu'il a denoncée , fiction qui demande en
effet la tête de Louis, fans renvoi au peuple ,
menace la Convention nationale ,fiele prend
une réſolution contraire , & veut ſubittier fa
volonté particulière à la volonté nationale .
Dujeudi , 3 janvier.
De nouvelles plaintes du général Custine fur
l'état de dénuement de l'armée qu'il commande
ort donné lieu
le miniſtre de
Jui va
décret
heureuſe caper
combien ilimp
ment; & pour
desfaits, elle
mité de la gu
la
conduited
On
alloit
mentde Loui
blerla
féance
dela
Conver
Guadet; il
principes vers
&
d'être ent
lition avecle
dontil adir
Ila
donc
nière
dans l
ilvit
tout-à
principes&
Varanger; q
Avec
Thierry
avoit
remis
de
Genfonnet
qu'ilen
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que
peudej
la
réponſe de
que le
mén
mais que le
De
toutc
Guadet&G
&
qu'ils
trat
Igre ma de
Parin; &
( 109 )
t donné lieu a de nouveaux reproches contre
miniſtre de la guerre. On demandoit contre
un décret d'accufation. Mais une trop malureuſe
expérience a prouvé à la Convention
bien il importe de ne pas précipitet lon jugent;
& pour ne prononcer qu'avec l'évidence
faits, elle a attendu le rapport que le cocé
de la guerre a été chargé de lui faire fur
conduire de Pache.
On alloit paffer à la diſcuſſion ſur lejugent
de Louis , lorſqu'un incident eſt venu troula
léance. Gasparin a cuipé trois membres
Ja Convention , Vergniaud , Genfonné &
adet ; il leur a reproché d'avoir changé de
cipes vers la fin du mois de juillet dernier ,
d'être entrés à cette époque dans une coaon
avec le château des tuilleries , coalition
t il a dit qu'il alloit fournir les preuves.
La donc raconté que logeant l'année dere
dans la maifon de Boze, peintre du roi ,
it tout-à-coup ce citoyen changer auffi de
cipes&lui annoncer que tout pourroit encore
ranger; qu'il étoit occupé d'une négociation
- Thierry , valet-de-chambre du roi ; qu'il
at remis à ce particulier un mémoire ſigné
Genfonnet , de Vergniaud & de Guadet , &
en eſpéroit un bon ſuccès . Gasparin a ajouté
peu de jours après , Boze lui avoit montré
éponſe de Thierry , de laquelle il réfultoit
le mémoire avoit été préſenté au roi ,
= que le roi n'avoit voulu entendre à rien.
e tout cela Gafparin a conclu que Vergniaux,
det &Genfonné , négocioient avec lacour ,
' ils trahitloient les droits du peuple «Je
ma dénonciation , a dit en finiffant Gaf-
& je demande , pour ca acquérir la
L'allemblée a décété ces deux propofitions ,
mais ce n'étoit pas finie Un fecond dénonciateur
eft furvenu , c'étoit Robespierre de jénued Iba
dit qu'il étoit important de viſiter les papiers de
Thierry, àVille d'Aviay. Que Roland s'y étoit
tranſporté pour les enlever , mais que laamu icipa
ité s'y étoit oppoſée , il a demandé que la
Conventionsommat des commifiai.es pour
lever ces fcellés .
preuve que Boze foit mandé à la batre & que
les feetles foient appolés ſur ſes papiers,
oppolé à ce
ce que le f
émigration
fuis oppolé
les effets fu
parcequeje
motsqu'il
en
confent
nation.
Ja
gerie
unt
Lesdénonciations ainſi faites , il a été décrédé
que leminiſtreRoland ſe oit appelé pour tépondre
fur le fait qui le concerne.
in a sbs 95581 Lepten
bre.
weente
perf
troavoirpas
Angleterre
Alors Guadet a cu la parole. Il a d'abord admiré
comment , dépofitaire depuis quatre mois ,
d'ua feeret qui intéreſſoit , à l'es tendre , le falut
de la pat ie , Gasparin eût attendu , pour le ré--
felMoit
veler, que la forte & vigoureuſe opinion de Genfonné
qui eût annoncé qu'il
pourla combattre
, fion des moyens , du moins des calomries
.
Guadet a enf ite exp'iqué ce que c'étoit que ce
mémci e dont on falfoit tant de bruit. It'a dit que
Borel'avoitdemandé àGenfonnécomme un moyen
d'éclairer le roi, fur ce qu'il avoit à faire pour
éviterles maux dont la France étoit menacée. Ila
ajouté qu'après l'avoir é igé , Genfonné eur avoit
propolé , à Vergniaux & a lui , de le ſigner , ce
qu'il avoient fait , parce qu'ils l'avoient trouvé
confo me à eurs principes.
Le niftre Roland étoit déja à la barre. Le
préſident lui a fait donner lecture de la dénonciation
de Robespierte le joung . Je n'ai point été
àVille d'Avray , a répondu Roland ; lomd'avoir
voula enlever les papiers de Thierry , je me fais
Voila
do
dénonciatev
toit à
vérifi
Pagéduſe
tenant
entr
trouvées ch
Boze a
dupéril củ
pouvoit
être
d'être
éclairé
toyens
Virg
un
mémoire
dela
nation
evoit que
les
années e
ner
plufieus
qui fitla rép
Le
roi
"20
vot
gard
qu
u'on're
miniftres
foitour
en
cay
( III )
oppofé à ce que les foellés fuſſent levés , jalgra
e quale faip derſa mort prérendue , ou de fon
migration, fut asthedriquement vénfié . Je me
uis oppolé e qu'il futtent levés , & à ea que
eseffets fullent délivrés à la cuoycine. Thierrys
arce queje four connois que Thierry n'étoit point
ort
cel
qu'il avoit émigré,& que lesbiers devoient
conféquence être confifqués au profit,de la
ation. J'avois demarde as geoter de laConciereric
une Iſte des perfonnes maslacées c42
pten bre . Il m'en avoit donné une de cut
ente perforn's , dans laquelle Thierry ne fe
ouvoi pas. J'ai appris depoisqui étoit paffé en
ngleterre».
Voila donc une dénonciation détruite , & un
nonciateur confondu. Lautre dénonciation ref-
Et à vérifier , & Boze étoit à la barre , accomgré
du ſecrétai eucomité de fûreté générale ,
mant entre ſes mains pluſieurs papiers && lettres
Buvées chez ce citoyen .
Boze a rép ndu , quaff été au mo's de juillet
péril cu étoit la patrie , penfant que le roi
woit être trompe , & qu'il n'avoit befois que
tre éclairé , il avoit imaginé d'engager les ciens
Vigniaux , Guadet & Genfonné d'écrire
mémoire pour indiquer au of ce que 1 Lalut
da nation exigeoit de lui; que ce memoire , en
Foit queſtion de propoſer a Louis d'éloigner
aurées ennemies des frontières , de factionpltifieurs
décrets , fit tranfmis par Thiry ,
fit la répon'e'que Voici :
Le roi m'a premis de répondre , 1°. qu'il
Foit garde de nég iger le foin des mi iftres ;
qu'on're devoit la déclaration dege tequ'arx
altres foi- dilant patriotes 33 qu'il av avait
en cavre pour engager les a mées ennemies
९ mis
à ſe retirer , qu'il ne reſtoit actuel'ement à em
ployer que les moyens généraux ; qu'enfin depuis
ſonacceptation , il avoit ſoigneuſement maintenu
les loix de la conſtitution; mais que beaucoup
d'autres gens avoient ſoin de travailler aujourd'hui
en tens contraire. ».
Eh bien ! s'eſt écrié Guadet ; comment mon
dénonciateur a-t- il ofé me faire uu crime d'un
mémoire dicté ſi évidemment par des intentions
pures , d'après la réponſe qui vient d'ê re lue ?
Bourdon & Bazire ont interrompu avec violence.
Le préſident a invité Guadet à laiffer terminer
la lecture des papiers déposés ſur le bureau par
Boze
drous les plu
s'eft-elleécri
Kerfaint
Cependant
relatif à ce
clameurs
d'u
l'empêcherde
un
décret
pou
Barbaroux
dats
d'arrêts
lance,il n'
lières depri
regifttes;qu
ontété
arrêt
entendus ; qu
traits&
mora
d'arrêts
fignés
Barbaroux
entierdece
foudain
élevé
diloit
Marat
depuisunmo
Enfinla
dife
PAflembléen'
démarche
d'un
qui
vont
tombe
députés
qu'une
ta
diſant auR
Bozefût
admis
Guadet &V
lidtrations,&
tinuelles&des
ilslefontcrusP
dansce
temps-la
olusàla
pati
On a commencé à lire une première lettre ;
mais quel a été l'étonnement de l'Affemblée en
voyant qu'elle ne contenoit que des détails abſolument
domeſtiques , & comment ces lettres ſe
prouvoient elles entre les mains de la Convention
, puiſqu'elle avoit décrété que les ſcellés ſereient
mis fur les papiers de Boze ? l'étonnement
va ceffer. On apprend que des commiſſaires du
comité de ſurveillance , plus actifs que l'Affemblée
, avoient ordonné avant elle , de mettreBoze
en état d'arreſtation , & d'appofer le ſcellé fur ſes
papiers. Cet ordre étoit ſigné de Tallien , Ingrand
, Audouin , Chabot , Ruamps.
« Vous tous , qui êtes témoins de cetre violationdu
ſecretdes familles , brûlez les papiers de
vos amis , de vos femmes , de vos enfans. Craigaez
qu'un calomniateur vienne domain vous faire
traîner à cette barre , & s'emparer de tous vos
papiers pour les lire publiquement. » C'eſt ainſi
que s'eſt exprimé Kerfaint , pénétré d'horreur à
la vue d'une tyrannic auſſi odieuſe ; & quand ,
s'adreſſant à la majorité de l'Aſſemblée , il lui a
mande fi elle facrificroit ainſi a une faction les
Oits les plus facrés des citoyens. Non , non ,
ſt-elle écriée , en partageant l'indignation de
erfainte
Cependant Barbaroux vouloit énoncer un fait
atif à ce même comité inquifiorial , & les
neurs d'un petit nombre de membres pour
mpêcher de parler étoient telles , qu'il a fallu
décret pour lui donner la parole.
Barbaroux a dit que dans la plupart des mand'arrêts
décernés par le comité de ſurveilce
, il n'y a jamais eu de délibérations régues
de priſes ; que ce comité ne tient aucuns
ſtres ;qu'on peut lui prouver que des citoyens
été arrêtés 2 ou 3 mois , ſans pouvoir être
Indus ; que pluſieurs papiers en ont été ſouss
& tamment des mandats d'amener &
êts fignés par Marat , l'ami du peuple.
Farbaroux a demandé le renouvellement en
r de ce comité. Un murmure violent s'eſt
zin élevé dans une partie de la ſalic; voilà ,
Marat, le complot que je vous dénonce
as un mois !
afin la diſcuſſion s'eft fermée ,& la majorité de
Emblée n'ayant vu de la part de Bozeque la
che d'un bon citoyen qui redouteles maux
Ont tomber ſur ſa patrie,& de lapartdes trois
és qu'une facilitéàcorreſpondre à ſes vues,
ant au Roi la vérité , on a demandé que
fût admis aux honneurs de la léance.
adet & Vergniaux ont fait valoir ces concions
, & ſe plaignant des persécutions cones&
des accufations dont on les accabloit ,
ont crus fondés à rappeller les ſervices que ,
= temps- là même , cux & Genfonné avoient
à la patrie , quand ils avoient rédigé le fa
Ai fi fe font évanouies les accuſations portées
dans ce te ſéance , & encore une fois la calomnie
s'eſt enveloppée dans ſes propres pèges .
Boze a été admis aux honneurs de la féance ,
& l'Affemblée a paffé à l'ordre du jour fur la
dénonciation de Gafparin .
2
du jage
refuté llooss ob-
On a repris la difcuffion ſur le jugement de
Louis. Pétion a dospé fon opinion. I a penfé
que le roi étoit coupable & qu'il méritor la
mot ; mais il a conclu à la revifion
ment par le peuple. L'orateur a
jections tirées de la difficulté de confu ter les
aff mblées primaires , que les oppofans deman
doient tant ci devant , que l'on confula ; &
ila prouvé que les exkcelluurree du jugement de
Louis, c'étoit faire la guerre au gouvernement
populaire, car il confitte dans les aflemblées
du peuple.
La feance s'eſt terminée par la lecture de
diverſes lettres de nos généraux : l'une de
Kellermann annonce qu'une révolution complette
s'eſt opérée à Genève, La ſeconde de Custine,
renferme des détai's circonstanciés fur la priſe
de Franefort. Une troisième annonce une expédition
glorieuſe de Lamarlière dans la Gueldre
Pruflienne .
13
Du vendredi , 4 janvler.
1
F
1
p
113
la
protection
Belletier
apropoléd'a
co
faveur de
ayant
enfan
daineife. Le
adoptés
La
difcufl
Louis.
Barn
diicalliga fi
Puyravaux
perfonne
n'a
defenſe de
pas,
difost i
Lomb és a p
Barrère
av
nion de
fou
fication
des al
les
délits
imps
lubar
peine
manière
door
trouvé
qu'i
la
procédure
nité & la pu
qu'il
s'eft
cho
dans
toutesles
On a fait lecture d'une lettre de l'aſſemblée
reprefenrative des françois établis aux lodes
Orientales. Ces colons pret ftint de leur attache
ment pour la mère patric & de leur reconnoifance
pour l'affemblée nationa e qui lui a donné la
F
baure,
voix
fecret
Coit
celu
Barrereaditqu
rémités,les p
Ibra
que
plus in
Quant a
lif
qu'il
n'étoit
pa
Tention
avoit
Itament.
Les
protection qu'ils n'ont ceſſé de n ériter.
Pelletier, au nom du comité de lég flation
opolé d'annuler l'exception qui avoit été faite
faveur des perſonnes mariées , & des veuves
nt enfans , à la loi fur l'abolition du droit
neife. Le décret préſenté par Pelletier a été
tés
a difcuffion s'est rouverte fur le jugement de
s. Barbaroux propofoit de décréter que cette
affign füt fermée le lendemain, Le Cointreavaux
s'y eft oppofé. Son motif é oit que
onne n'avoit encore abordé corps àcorps la
ſe de Louts Capet; fi nous ne la réfucons
difoit il , on nous accuſera d'injustice. L'afée
a p. ffé à l'ordre du jour,
errère avoit Jala parole, Il avoté contre Topide
fou nestrele jugement de Louis à la rati
on des affemblées primaires . En parcourant
lits imputés à l'accufé , i a pensé qu'il devoit
Is peine des confpirateurs. En examinant la
edont s'eft traitée cette grande affaire, al il
evé qu'il étoit des formes qui ont préſidé à
cédure de Louis Capet, teles que la folen-
& la publicité de fon jugement, le confeil
' ft choiſi lai- même , & qui a été entendu
ontestes défenſes ; tel encore que le ſcrutin
evoix , quoique le ſo un tulencieux &
ſoit celui des jugemens crimi els ; mus
a dit que le premier , retentillantjoiqu'aux
tés les plus reculées de la république , n'en
e plus impofant & plus pu .
Barrère a penfé peuple ,
Conat
à l'appel au pe
'étoit pas néceſlane , parce que la
avoit des pouvoirs oirs pour juger defi
- Les motifs de politique allégués en
1
davantage , & a cru que la politique.
ordonnoit de faire mourir Louis pour inſpirer
une grande terteur aux autres rois, Les raiſons
qu'il en a données , ne pouvant plus être que
cel'es déjà préſentées par les partiſans de fon
opinion , nous ajouterons ſealement que Barrère
qui avoit aenoncé su commencement de fon
discours qu'il ne vouloit des applaudiſſemens ,
ni de l'un ni de l'autre parti , la féance levée,
en a reçu de très- vifs d'une tribane & d'un
côté....
Dusamedi s janvier.
La Convention a décrété l'impreſſion &l'envoi
aux armées d'une lettre de miniftre
de la guerre , qui fait part des mauvais traitemens
dont les canemis uſent envers nos prifonniers.
Bitmbourg ,
il
donna
3400
Cavoya enPro
Ildit dans fo
cicifut
envoyé
Les
défenſcurs d
nedoitpasêtr
les
princes
émig
qu'ils
faifoient
Teiles
fontles
l'Aflemblée.L
Un
décret
Les défenſeurs de Louis , obſervent dans une
lettre à la Convention , que depuis que la difcuffion
s'eft engagée ſur les moyens de déf nfe
du ci-devant roi , on n'a élevé qu'une feule
objection qu'ils n'cuſſent pas prévu, parce qu'elle
n'étoit pas énoncée dans l'acte d'accufation,
1
<< Louis eft accusé d'avoir envoyé l'officier
Heymann en Pruffe. Cette accuſation est fondé:
fur ce que , parmi les papiers trouvés chez
Ic tréſorier de la iſte civile , on a trouvé un
compte rendu de Bouillé où l'on trouve ces mots :
« àM. Heyman, envoyé en Praffe pour le fervice
du roi , 3400 liv. pour fon voyage. »
rendre
compte
aété
rendu
auj
ment,
mais pa
Les défeaſeurs expliquent ce fait de la manière
ſuivante : Al'époque du voyage de Montmédy
, Louis avoit confié àBouillé une fomme
avoir
affluréqu
Louisfoit
cond
kavoidu
mini
Ce
rapporta
laudde
Varen
cnvoyé
auxdé
mande,
appuy
une
chaleur ég
toit
indiſpent
bcriss
calomnie
difoit-il, les
craintesau ſuj
départementde
aux
adminiſtré
deftinéàle
ren
dépendance&
les
entrepriſes
On a
réclam
parla
lection
fûreté
générale
Luxembourg , où il ſe réfugia. Sur cette ſomme,
donna 3400 liv. à l'officier Heyman , qu'il
voya en Pruffe.
Il dit dans ſon compte rendu , que cetteoffifut
envoyé en Pruiſe pour leſervice du roi.
défenſeurs de Louis affurent que cette phrafe
doit pas être reprochée à Louis , parce que
princes émigrés n'ont ceſſé de couvrir tout ce
Is faifoientdu nom de leur fière , malgré lui.
les ſont les obſervations qu'ils préſentent à
Hemblée . L'Aſſemblée en décrète l'impreſſion.
In décret avo't ordonné au maire de Paris de
dre compte de l'état de cette ville. Ce compte
é rendu aujourd'hui, non par le maire ſeuleat
, mais par la municipalite entière. Après
r afſuré queParis ſera tranquille pourvu que
is foit condamné , ils ont fini par demander le
oidu miniſtre de l'intérieur. V. l'art. Paris.
e rapport a caulé degrands mouvemens . BildeVVarennes
ademandé qu'il fût imprimé&
oyé aux départemens &auxarmées. Cette dede
, appuyée avecchaleur , a été repouſſée avec
Chaleur égale. Chabot foutenoit que cet envoi
indiſpenſable pour ſervir de réponſe aux
calomnieux dont le miniſtre Rolandinonde ,
-il , les départemens pour leur inſpirer des
tes au ſujet de Paris. Il citoit un arrêté du
Haute- Loire , portant invitation
adminiſtrés de former un corps de volontaires
é à ſe rendre à Paris , poury mair tenir l'indarce
& la ſûreté de la Convention contre
trepriſes des factieux.
de tement
a réclamé la lecture de cet arrêté , dénoncé
- ſection de Bonne-Nouvelle , au comité de
générale.
Paris , demande qui a été écartée par l'ordre du
jour , ſe ſont réunis alors pour obtenir la caſſation
de l'arrêté du département de Haute-Loire ; mais
leurs efforts ont été foutiles , l'ordre da jour a été
encore une fois décrété à une très - grande majo-
De Paris,
D
le 10 Janvier 1793 .
nos
doivent le d
Aliberté;
d'autres
vue
plus
être q
La
vengean
&la
ferocit
pletter, les d
on
peut e
La
nou
pièces
fuiv
Le dernier numéro , quoique porté à
quatre feuilles , a été rempli preſque en
entier , par la défenfe du ci-devant roi .
Nous avons cru , en la rapportant , fatisfaire
à un devoir de justice envers l'accufé,
& fervir la curiofité impatiente de
lecteurs ; car tous les François font devedans
cette grande affaire , depuis
fur-tout qu'il eſt infiniment probable que
be fort de Louis fera définitivement réglé
par lespaſſemblées primaires. On ne fau
rồi dòng hợp multipliet des humières &
éclairer la confcience des juges . Quand il
s'eft agi de renverfer la tyrannie , tous les
amis du enHammés dee la libertteé oonntt dû être e
Première let
François ,
Jabe
me
j'ai
toujours cr
sions
droites
de courage & d'indignation , Aujourd'hui
qu'il est queſtion de ſe revêtir du caraçtère
impolant de juge ,sil faut faire staire
hes pallisties to confulter froidement la
fultice&tes ihrerers politiques. Les motifs
qui peuvent engagerun peupleaa'nu eMainte
Si
javo
Convention ,
se
ferois
d'ex
m'ontété
délég
dajuger
lerai
ien
d'être
puis je fa re
en
tution ?
Gerte
jours
effrayé
les
ola
nature
des
Imbanal
ge
lai
56
quand
mêm
arde
point, il
ma
confcience.
surrection , ne font plus les memes qui
Divent le diriger dans l'affermiſſement de
liberté ce font d'autres principes &
utres vues. Uhe hation libre ne doit
as être que généreuſe & magnanime.
vengeance ne convient qu'à lafoibletle
a férocité qu'à l'ignorance. Pour.comles
differens rapports fous lesquels
peut envisager le grandi proces de
is , nous croyons devoir rapporter les
es fuivantesτιδα ωμ αυδούν: ::
ter
nière lettre au redaleur
12
AP
i
Mercure
nt de Louis XVI . ançois ,Jur fur lejugement
??????????????????????? pout 20% crossroads
Je ne me pique pas dd'' être jurifconfulte , mais
bujours cru qu'avec du bon fens & des intendroites,
oonn pouzeitddouner CIson avis fur les
jons les plus difficiles.
Si j'avois T'honneur d'être membre de la
ention , il me semble que la première chofe
ferois
nid
dans lejugement de Louis XVI
is examines la nature des fonctions qui
été délégués,Mart on chargénommément
arleroivubica laspraut , dele fairejuger ,
eres Conjugemoumems ouis juga,
faire en même temps des loix & une conf-
Garte réunion de pouvoirs ,qui a toyffrayé
les hommes qui ont le p'us médité
conftitutions libres & celle de tout
, ne laiſſeroit paass que de m'effrayer außj ;
d même j'aurois reçu un mandat bien clair
point , il eſt douteux que je l'euſſe reçu de
fcienee ,
ature des
gement ; car fi elles n'exiftent pas , i eltbien clair
que je ne puis pas les créer tout exprès pour la
cauſe; je ſcrois juge & législateur tout enſemble.
Or, fi je confulte les formes établies pour toute
inſtruction criminelle , même pourcelle des crimes
dehaute-trahiſon ,je vois un juré d'accusation ,
unjuré dejugement &des grands juges pour appliquer
la loi; mais je ne vois nulle part ces trois
fonctions , bien diftinctes , concentrées dans les
mêmes perſonnes; j'y vois également que l'accufé
aledroit de récuſer un certain nombre de jurés ,
&je ne me croirois pas en droit de lui refufer ce
quela loi luiaccorde. " هرا
celui
tol des
pieg
damneicini qu
la
mainterird
moyens
qu'elle
Aprèsavo
touslesdélitsin
dience
tranquil
victionlégale.
lalloi qui
décer
prononce
que
prévus.On pa
foi, les
article
hifon qui
fe
teluique lacor
part
« Si , toutes ces difficultés réſolues , j'ensrois
dans l'examen du délit en lui-même , j'écarterois
d'abord tous ces faits indirects & infignifians ,
toutes les pièces trouvéesdans les appartemens de
l'accufé , & qui ſeroient émanées d'un tiers; car ,
au milieu du choc d'intérêts & d'opinions qui ſe
manifeſtent dans une révolution , un Roi n'eſt pas
coupable parce qu'on aura adreſſé à lui , ou aux
perſonnes qui l'entourent ,des vues, desplansod
des ſyſtêmes plus ou moins repréhenſibles. Il le
feroit , s'il les avoit adoptés&mis à exécution.
Ondit
en
courue,
ipfof
meucé à
cont
qu'il
n'a
plus
contiquité de
la
peine du
n'entends
tier
Vépoque du r
Toyant
pour
meme
perfonne
toi
doit
être
ment
où il a
illage de la r
conftitutionqu
Les
paffions.
<<Pour prononcer avee impartialité , je ferois
abſtraction de l'état actuel des choſes at des opinions
, pourme tranſporter à l'époque où le Roi ,
crèé par la conſtitution , a dû agir d'après la
conftitution. Or , s'il exiſtoit dans l'Etat un parti
très nombreux & très -puiſſant qui ſe fût occupé
conftamment de renverſer la conſtitution monarchique,
& y ſubſtituer la république , je pourrois
,commecitoyen , applaudir auréſultatde ſes
Me
voici
point
trouverd
Steer
une
moi-n
efforts;
A
termedela
que
Jurelle&
des p
No. 2,
12
Roi des pieges qu'on lui a tendus , & conaner
celui que la conftitution avoit chargénde
maintenir ,d'avoir employé pour cela tous les
ens qu'elle lui avoirconfiés.>>
Après avoir acquis la conviction morale fur
les délits impurés , je ne croirois pas maconfe
tranquile , ſi je n'y jongnois encore la conon
légale: Mon opinion fixée , je chercherois
i qui détermine la peine. La conftitution ne
once que la déchéance pour les cas qu'elle a
us Omparle du code pénal; mais , de bonne
les articles relatifs aux crimes de haute tra+
qui y font énoncés , ont-ils été faits pour
que la conſtitution avoit rangé dans une claſſe
:
On dit encore que la déchéance a été enle
, ipfofacto , du moment où le roi a comcé
à confpirer contre la conſtitution , &
n'a plus agi que comme citoyen , dans la
muité de les actes ; d'où l'on conclud que
eine du code penal lui eſt applicable. Je
Ends sien à toutes ces fubtilités. Juſqu'à
que du to août, je ne ſuis pas aflez clairat
pour trouver deux individus dans la
perfonne , & je pense que le ci-devant
oit être jugé comme roi , juſqu'au mooù
il a ceſſé de l'être . Avec tout ce torde
la métaphysique , il n'eſt point de
tution que l'on put interpréter au gré de
flions ,
Ae voici donc réduit à l'embarras dene
rouver de loi applicable au délt , ou d'en
ane moi- même : le puis-je ? Voilà le dernier
de la queſtion. J'entends parler de la loi na.
& des principes éternels de larjuſtice: je
2. 12 Janvier 1793 . F
dans l'arbitraire. Je dis plus , hors des lois pa
fitives , je m'apperçois que des paſſions & des
vengeances . Je ne lais point fi la peine demort
eſt même dans la loi naturelle. Je ne conçois
pas qu'il faille faire retour à l'état de nature,
pour juger d'un cas arrivé au milieu d'un état
focial bien invétéré , & fi l'on cut proposé une
pareille meſure pour toutaccuſé d'une claffe ordinaire,
je ne fais trop i la Convention n'eût
pas févèrement rappelié à l'ordre lemembre qui
Panroit propoſéc. 122 .
Janbroic
qu'inſpire unacc
duqueleſt
ſuſper
tionale , a
du
er
loirtout
juſtifier
tee
innocence.
fine, je
dirai qu
Il y aurait un autre rapport à confidérer ,
c'eſt celui de l'intérêt politique , lié à celui de
la juſtice ; mais je ne m'arrêterais au dernier ,
l'aute me paroit , comme juge , d'un intérêt bien
fubfidiaite , & je cherche ici à ne pas m'écarter
des fonctions de juge : voilà ce que j'aurois
pcafé, & joufle é é membre de la Convention.
Si mes reflexions vous paroiſſent de quelque
utilité , veuillez bien les inférer dans yours
journal.
7
(Un de vos abonnés. )
مك
Seconde lettre au rédacteurfur leprocés de
Louis XVI.
fite;
maisje
qu'on lui
imp
ecasts
qu'on
grave
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que
contre l
défenſe de
aplique
Je me
gardera
Lanvocation des
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Généraux
eux
qu'on
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publique
décidèrent
do
Maisje
dirai:
he
comme
l'hérit
nae
lui
En accordant une place dans votre journal à
mes premieres réflexions ſur le procès de Louis
XVI , que j'appelle bien volontiers Louis te
dernier , vous m'avez autorisé àvous en adrelde
nouvelles. Je n'abuſerai point de
role;jetaisquellee fecret de ne dire que cequ'il
faut , n'est pas toujours celui de tout dire.
fer
Co
La
appris
par
les
rule
politique
lait,
LouisleL
la - leesdeſonélu
quon
appell
ita
de
réparer L
Je me fuis bien attende que lesdéfenieursde alqueprodigu
$1
ne faifiroient pas ma méthode. L'ittérêt
Dire un accuſé qui fut roi , for da tête
eſt ſuſpendu le glaive de la justice nas
,a dû entraîner leur confcience à vouut
justifier , tout prouver , même ſon en,
nocence. Eh bien , moi , je ferai plus
e dirai qu'il n'a pas faittout ce qu'il suroit
; mais jjee crois qu'il n'a pas fait tout
n lui impute : je crois de plus que dans
Es qu'on peut lui reprocher , lecteur la
ve vient de ce que l'on prend pour une
contre la liberté , cequi me paroît êre
Enſe de ſes droits conflitutionnels ;
ue.
ję
garderai bien de m'appéſantir ſur la
tion des états-généraux: tout le monde
ce fut l'affaire de la néceſſité, Les hor
apidations de Calonne& de les prédé
int plus fait pour cette mesure que le
réel du droit du peuple. CCeux q qui ont
bfervé les cautes de cet évènements
es-bien qu'on parloit depuis long-temps
énéraux a la cour , & qu'il étoit fort
u'on cût l'intention de les convoquen.
fur- tour le Necker, & publique ,
dèrent de tour.
dirai : Louis a eu le malheur d'eue
ne l'héritier d'un trône ; c'est-à-dire,
i a appris que ce qu' I fal'oit pour être
par les courtiſans ; telle a toujours été
olitique de l'éducation des rois . Ce
Louis ſe l'eſt donné lui mê ne . Malgré
fon éducation , des fon avènement
fpell it alors la couronne , il a montré
réparer 1s déſordres du regne au ffi
prodigue de ſon prédéceſſeur. La
2
F2
été ſouvent trompé par les intrigues de cour.
Econome , févère pour lui même , il verfoit à
pleines mains la ſubſiſtance du peuple par foib effe,
par importunité, par ignorance , par cette infouciante
aparhiedans laquelle on s'eſt fait une étude
de le tenir plongé. Il a fait des loix utiles ; mais
lecrut & il parit
De ce
moment
P'Alembice confti
louction refta av
avecle
fonctionn
conftitution, la
hance, L'Afer
Reſpectez le pou
Téaergi:. L: peu
Ceftde cette in
ette
diſcordanc
deLouis
Il cût fallu
Dil faut le
wens plus qu'he
puifance
il lui manquoit de ceste force d'ame , de ce caractère
ſupérieur, de cette étendue de lumières , ſans
Jeſquis un roi u'eſt plus que le premier fujet de
fes miniſtres. Il eût voulu bien gouverner ; mais
il ne le ſavoit pas, il ne le pouvoit pas.. C'eſt un
grand malheur pour une nation , c'en eſt un auffi
pourtoitLouis à l'ouverturedes états-généraits .Onn'en
un roi ; mais ce n'eſt pas un crime. Voi'a
ce qu'étoit Louisettelutte terrib'e entre les droje.
du peuple& les priviléges de deux caſtes info.
lentes, les lumières dont on ne ſe doutoit entre
pas lacour, & les préjugés de l'orgueil & de
l'ignorance qui y régnoient. Le plus grand des
revolution. Les
furent
marqués
nonciations per
y qu'il ne le trouva pas à ave
fes côtés,je ne dis pas un ami ,
les rois fontconancestoujour
damnés àn'en pas avoir , mais un homme ferme
dau calculerlesévènemens, mefututadictions
fer opinion, détourner les orages , & oublier res.Cefur
Popinie deprivilégiés pour nevoir que l'intenti
sérêt & les droits d'uns grande nation. La cour
ne fit plus que des fotuifes , parce que la nobl-fle
Motionsſédities
la dirigeaient , n'avoient cellé lons & despro
&
le clergé qui
crits
incendiai
2
&les communiquerent fenoitplusque
conſervèrentdes eſpérances
àlacour. Ois'obſtina à ne voir le nouvel ordre
de choſes qu'avec les yeux de l'ancien , & à no
uèrent Loureaud'avilir
Louis
fans d
ilsapas pa a mé
de l'opinion publique que par celle des per
bralliesavecfra
juger
ſonnesqui environnoient environmotionle trône. On perfuadaà ne marchetoitjamais
le parti
inparit pour
ce moment , le roi tua la royauté. Envain
mblee conftituante voulut la rehauffer ; la
on reſta avilie parce qu'on la confondit
Le fouctionnaire . Envain le roi acepta la
ution , la nation n'acepta Louis qu'avec
e. L'Affembéc eut beau dire au peuple :
tez le pouvoir exécutif fin qu'il ait de
gi :. L : peuple ne vit plus que la perſonne.
de cette inhabilité de l'Aflemb ée à prévoir
Hifcordance , que font pés tous les malheurs
is .
ût fallu des efforts extraordinaires & des
plus qu'humains pour ſe reſſaiſir de la con-
- On n'en laitſa pas même le tems à Louis .
il faut le dire, on medtoit une ſeconde
ation . Les premiers pas du corps légifſlatif
marqués par des actes d'aviuſſement envers
fance exécutrice , & ce plan d'aviliffement
ivi avec une infatigab'e persévérance. Déations
perpétuelles contre les miniſtres,, dés
toujours renaiſſantes& ſouvent exagérées ,
adictions , obſtaces , dégoûts de tous les
5. Ce fut la marche de l'Affemblée législative .
en étoit le refutat dans le publi.? Des
incendiaires , des placards injurieux , des
ns féditieuſes dans les groupes , des chan-
* des profes outrageans proférés tous les
ſous les fenêtres du château , un ſyſtème
u d'avilir le pouvoir execunfquei'on ne dé
tplus que des noms les plus flétraſlaos .
is fans doute a commis de grandes fautes;
pas aimé la cooſtitu ion , il oc d'a pas emavec
frauchife , & défendue avec fermeté.
le parti républicain qui dominoit dès lors
F3
jour deftine aux grandes vérités; la France elol
enproie à la diverſité de partis. Les urs vouloient
les deux chambres , les autres feignoient de le
couvrir de la conſtitution , & marchoient en ſecret
àla république ; les mécontens regrettoient Pan.
cien régime ; perſonne ne fongeoit ferieuſement
à ſuivre la conſtitution, ſi ce n'eſt un petit nombre
d'adeptes . La cour doit qu'.He ne pouvoit a ler ,
&citoit en preuves les fiotiemens & les défordrer.
Le corps jég flatif difoit la même chofe, & en accuſoit
le pouvoir exécut f. Dans cetétat de guerre ,
au milieu de ce choc le pouvoir exécutif a été
vaincu . Eh bien! foyons républicains , puifque
Hous voulions l'être ; mais ily auroit trop d'injuftice
& de barbarie de punit deux fois l'inftrument
que tous avonns brifé.
Voilà ce que les défenſeurs de Louis ne pouvoient
pas dire , & que l'on ne dira probablement
pas dans la Convention , & tel eſt pourtant le
rapport exact ſous lequel il faut confidérer cette
grande affaire. On ne peut la juger que par la
conftitution , puiſqu'on étoit alors dans la conftitution
. Or , la conſtitution condamne également
ceux qui vouloient la renverfer , le roi par la dechéance
, la nation..... mais fa fouveraineté eft
inaliénable, nul contrat n'eſt obligatoire envers
elle- même. C'eſt précisément cette différence
énorme qui exiſtoit entre les parties contractantes ,
qui doit la déterminer à traiter avec indulgence
&générofité celle à laque'le elle pouvoit demanider
compte de ſa conduite , fans jamais être tenue
*de lui en tendre aucun du changement de ſa volonté.
Si je voulois m'arrêter aux conféquences de
che d'une
de défor
lystême d'a
qu'il n'elt
gèresnere
pour entre
de nouve
fervent ce
prompten
JaConve
peuple ,
le
dernier
fofciteroic
bueroitles
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du cahos
ks an
fous un
couffes q
la perte
méritent
a
jullice
avait qu
-peut avo
de la Ré
Lettre
Franc
Affair
Mo
Cleft
reçu les 1
Filte dans la République un pati qin a amné
d'une manière ouverte l'eſprit d'anarchie
de déſorganitation , & qui s'est fait un
ſtême d'avilir & de perdre la Convention ;
'il n'eſt pas douteux que les puiſtances étran-
Eres ne répandent parmi nous un or corrupteur
our entretenir nos diviſions & nous en fufciter
-nouvelles , & que la dernière que nous ré-
Event ceux qui demandent ſi hautement & fi
omptement la tête de Louis , c'eſt de mettre
Convention aux priſes avec une partie du
cuple , qu'on ne manqueroit pas d'apitoyer après
dernier acte de cette fanglante tragédie . On
ſciteroit de nouveaux déſordres dont on attiimeroit
les effets à la mort de Louis , &la caufe
la Convention . On verroit fortir du mificu
cahos de nouvel es chances pour les intrigans
les ambitieux, peut- être un nouveau auire
us un tom déguité , & à coup sûr des ſebuffes
qui ferviroient, mieux nos en emis que
perte de pluſieurs barates, Ces con fidérations
éritent de trouver place à côté des droits de
juice, & la Convention les peſera toutes
vant que de prendre une détermination qui
eur avoir une fi grande influence fur le fort
la République, ng Lap
t
a 1
ettre du chargé d'affaires d'Espagne en
France , à M. LEBRUN , ministre des
affaires étrangères.
MONSIEUR ,
11
C'est avec une grande fatisfaction que j'ai
eçu les lettres que vous n'avez fait Thom car de
F4
retirer les troupes des frontières refpectives's
j'eſpère que le conseil exécutif & la nation franй-
çoiſe toute entière , ainſi que ſes repréſentans ,
y verront de nouvelles & bien authentiques
preuves de la franchiſe& des intentions amicales
de fa majeſté catholique , & combien elle a à
coeur de ne tien épargner pour entretenir-l'ancienne
harmonic& la fraternelle amitié qui règnent entre
lesdeux nations. Je pense que non-feulement le
ſens littéraldes expreſſions employées par ſa majeſté
, mais encore leton & la manière dont toute
cette négociation a été traitée , ne peut, auprès
de tout efprit bien fait qu'augmenter encore
l'idée que l'Europe a depuis long-tems de la
loyaute eſpagnole , & je me félicite , comme d'un
bonheur pariculier , d'être chargé aujourd'hui
d'ordres dont l'effet doit être de refferrer les liens
de deux peuples , qu'une eſtime mutuelle , autant
que l'intérêt commun , ont rendu amis , & qui
ne peuvent ceſſer de l'èrre fans de grands defavantages
pour l'un & pour l'autre » .
i
«Les dépê hes qui renferment ces ordres &
tout ce qui eft relatif à leur exécution , m'ont
été apportées parun courrier extraordinaire françois;
circonstance que je prends la liberté devous
faireobferver comme une marque de l'entière confiance
de ſa majeſté , qui ne veut pas même
pouvoir être ſoupçonné d'ufer d'aucu e réſerve ,
ni de m'adreſſer aucune inſtruction fecreste .
,
ce Ladéclaration de neutralité demandée par le
miniſtre de France à la cour d'Espagne , pouvoit
être regardée comme un acte abfolu neat inutile
puisſque cette neutralité exiſtoit de fait , & que
nulle démarche hoftile , de la part de Espagne .
n'ayant donn
fance vou
luperfli de la
conſidéréque
joints aux ci
françoifefet
tifier , au m
valoit mien
nouvelled
devoit furnet
un cara
de folemni
cales, &
d'affurerla
Jone
quer, Mo
pliquede la
croyance à
du roi à f
envoyées
dition qu
troupes e
voifine d
certe conv
fances, a
apparence
qu'ele y
rénce mê
мнion p
Evidence
raffemblé
conpplu
depromp
peuvent
1
qu'ainfi 1
ayant donné lieu de préſumer que cette puilice
you'lûs y porter aucune atteinte , il ſembloit
perfla de la déclarer de nouveau ; mais le roi a
nſidéré que les changemens ſurvenus en France ,
Ents aux circonftances de la guerre où la nation
ançoife fetrouve engagée , pourot , fi non jul-
Ter , au moins occaſionner des defiances qu'il,
loit mieux prévenir : & que d'ailleurs cette
uvelle déclaration , néceflaire ou fuperfine ,
voit fur-tout , dans le moment préſent , doner
un caractère de plus d'authenticité , & même
= ſolemnité à ſes réſolu ions pacifiques & ami-
Ies , & fost par conféquent un moyen de plus
affurer la confiance & l'intimité réciproque ».
«Je nedois pas omettre de vous faire remarmer
, Morfieu , comme une preuve ſans téique
de la bonne foi de l'Eſpagne & de ſa pleine
royance à la loyauté fra çoiſe , le confentement
aroi à faire retirer les troupes extraordinaires
voyées à ſes frontières vo fines de France, à cónation
que la France retiresoit pareillement les
Coupes extraordinaires envoyées aux frontières
oifins d'Elpagne ; rar quoique les termes de
et convention , à échanger entre les deux puiſances
, aient , au premier abord , une grande
pparence d'égalité , il s'en faut de beaucoup
u'ele y fit réellement. En effet , par ladifféence
même des deux gouvernemens &de la fistion
préſente des deux empires , il eſtde totes
vidence que les troupes françoifes peuvent êt e
affemblées fur les frontières de France en beauonp
plus grand nombre & avec beaucoup plus
e promptitude que les troupes eſpagnoles ne
euvent l'être fur les frontières d'Espagne , &
qu'ainfi la bonge foi , la franchiſe & l'amitié mu-
Fs
ce marché » .
ce Mais ce qui pourra le mieux conſolider cette
union , à laquelle les deux états & l'Europe entière
ont un i grand intérêt , ce ſera l'iſſue de
l'affaire mémorable qui occupe maintenant la
France , & qui attire les regards de toutes les nations
. C'eſt a la manière dont la nation françoiſe
en uſera envers l'infortuné roi Louis XVI , &
envers ſa famille , que les nations étrangères pourrort
juger avec certitude de ſa générofité&de ſa
modération »,
ec Ce grand procès , qui va décider le fortdu
chefde la famille des Bourbons , ne ſauroit être
étranger au roi d'Eſpagne ; & fa majeſté ne craint
point qu'on l'accuſe de vouloir ſemêler dugouvernement
d'un pays qui n'eſt point foumis a fon
empire , lorſqu'elle vient faire entendre en faveur
de ſon parent & de ſon ancien allié , une
veix qui ne peut déplaire qu'à ceux dont l'ame eft
fe mée à tout ſentiment de morale & de comnifération
".
,
« C'eſt donc au ron du roi d'Eſpagne , Monfieur
, que , fans me livrer à aucune de ces diſcuſfios
de principes que l'on trouveroit peur- être
maſcéante dans une bouche étrangère , je mebornerai
à vous préſenter quelques réflexions uniquement
fondées ſur lajuſt ce , ſu le droit des gens ,
& ſur l'intérêt de l'humanité entiè e. S'il eſt des
hommes pour qui de tels intérês ne ſoient rien
ces hommes-'à feu's pe iventdéſaprouver la cha-
1 ur & l'importance que d'on met au procès, de
Los XVI , & on pentleur répondre qu'ils y
mettent eux-mêmes encore plus d'importance ,
quoique d'un autre genre , pu ſqu'ils y ont accumulé
des irrégularités qu'ils auroient blamées ,
1
erre . Ces
plufieuas f
Conventi
'à ceſujet
yeux plus
tions »,
«L'ex
fefont c
n'ont pa
n'on ,
tialité;
précxift
n'exami
ils prous
Jabilité c
confenti
les idées
qui ſe re
aux ieg
pectér,
voye p
2
contre
& n
douceu
in préc
maisp
XVI
juger a
:
init c
captiv
Ta fem
dire,
1.
& ls
Sagran
Ac lo
care. Ces irrégularités obfervées avec force par
plufieuas françois & pat plufieurs membres de la
Convention nationale, quiont publiéleurs plaintes
a ce ſujet , ne peuvent manquer de frapper les
Deux plus calmes & moins prévenus des autres fiacions
».
<< L'exemple d'an acculé ,jugé pardesjuges qui
fe ſont conftitués eux-mêmes , & dont pluſieurs
n'ont pas balancé depuis à mettre au jour lear opinion
, revêtue de toutes les expreffions de la partalité
; d'un accusé condamné fans aucune Joi
préexiſtante , & condamné fur des del'ts dontje
n'examine point les preuves , mais qui , fuffentils
prouvés , ne peuvent porter atteinte à l'inviolabilité
que lui aſſuroit une loi univerſellement
confentic , eſt un exemple trop éloigné de toutes
les idées ordinaires de juſtice , four qu'une bation
qui ſe reſpecte , ne doive pas craindre de l'offrit
aux regards des nations dont elle veut être refpectér.
Il eſt impoffible que le monde entire
voye point avec horreur des vio'ences exercées
contre un prince connu , au moins par la douceur
&'innocence de ſon caractere , & que ceste même
douceur & cette même facilité ont fait tomber dans
unprécipice où le crime & la fcélérate fle 'ont jamais
plonge les plus cruels tyrant. Si en effetLonis
XVI a commisdes fautes , qui pourra ne pas les
juget abondamment expiées par une chute ao
init cadue , par les chagtens d'une longue & dure
captivité, par ſes inquiétudes pourfa fear , pour
La femme , pour ſes enfans , & ce qui eft , joſe le
dire , vraiment honteux , par les outrages mêmes
& les infultes de quelques hommes qui croyoient
s'agrandir en foulantauxpipieeddss des grandeurs qui
ne font plus , & qui ont trop oublié que ,
F
fides
chiffent unpays de l'antique reſpect qu'il crut
devoir à fes rois , nul e révolution ne peut jamais
affranchir les ames honnêtes du eſpet qu'elles
doiventà la douleur & a l'ufortune ».
ce Je m'arrête ſur les nombreuſes réflexions que
fournit cette matière , pour me refermer dans ce
qui a un rapport direct aux fonctos du minftère
dontje ſuis chargé , quoique cex des citovens
françois , dontl'opinion ett favorable àLouis XVI ,
aient cru juſqu'ici avoir moins d. iberté de parler
& d'écrire , que ceux qui ſoutiennent ' opinion
contraire , & quoique par conféquent leplus grand
nombre des premiers aitgardé le filence , on ne
prut ſe diffi puler pourtant que les avis ne foient
déjà trèpartagés . Si don sepetit nombre des ennemis
de ce math ureux prince parvenoit à faire
exercer contre lui les extrêmes violences , il ſcroit
Empoſſible de persuader aux étrangers que c'eſt à
la nation & au gouvernement françois qu'ils devroient
imputer cette conduite, & ils choiroient
ſe refoſer à l'évidence , s'i's'en concluoient fas
qu'il exiſte donc en France des particuliers plus
puiffans quele gouvernement& que la nation ele
même. Les nations étrangè es ne pourroient alors
Faifonnablement faire acon fond fur les protefcations
de la nation françoiſe , ſur leurs traitésde
paix , d'aliance , de commerce avec el'e ; & l'Euope
croiroit voir fans ceſſe de nouv Hes inquiéudes
&denouvellesagitations menacer tous fes
ntérêts & troubler éterne lement ſe tranquilué ».
« Au lieu qu'une conduite équitable à la fois &
magnanime envers le royal accufe , produiroit néeflairementdes
effets tout contraires . La préſence
même de Louis XVI & de (a famille , dans les
ays qu'il ſe ſeroit thoiſis pour afite , ſcroient un
signage
Lancedes fra
quevotre n
toire,
qu'el
Faifantes, &
l'empêchent
devast
l'ima
Lesfen
infpiteroit a
d'amenerb
doivent del
même
doit
pé ance fibe
Je
viens de yo
de la nar on
fon
antique
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vertu , & qu
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encore a
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Hont
caracter
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paflions
&
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deplasen
plus
Ploque ,
fonde
cutesles
deux
C'eſt
dan
orifs, que fa
lepour cile de
nçois les pre
an
importan
tationJes
hom
( 133 )
moignage vivant de le générosité & de la puifce
des françois ,& app endroit à tous leshommes
votre nation fait uoir la modération &la vice,
qu'elle n'a que des paffi ns pobles&bienantes
, & que les triomphes de ſes armes ne
pêchent pas de cou ber volontairement ſa tête
aat l'image dela joſtice ».
Les ſentimens d'eſtione & d'admiration qu'elle
reroit a tous les peaples ne manqueroient pas
ener bie tot une paix que tous les peuples
ent deurer , & dort , malgré ſe ſuccès , ellee
doit avoir beſoin. Puité-je réal fer une efce
fi belle ! C'est le voeudu roi; tout ce que
na de vous expomer , monfieur , c'eſt le voeu
nat on elpagoole , de ceste nation qu ,dans
nique caractère , en refpectant la justice ,
preue nos moins les paflions que les hautes
-, & qui eſpère que la nation françoife ofncore
a la poftérité , dans cette occafion ,
pl de la grandeur & de la générofité qui
Caractéritée jusqu'ici. Réanis per les mêmes
ens , qui font d'autant plus honsables pour
le fraçi qu'ils contrallent davantage avec
i'ns & ics fuggeftions dont il a a ſe défencombien
les bens d'amitié entre les deux
5 ſeroient durables ! Qu'ils feroient beaux
es à ſe produire entre elles pour referrer
en plus ces coeuds ! Combien l'eſtime réci
, fondée fur Thumanité , feroit digne de
esdeux! כ ১
eft dans ces vues , morfisur , c'eſt parces
que fa majesté catholique a jugé honoraelle
de faire parvenir u gouuernement
fes preffantes , les ardentes interceffions
portante affaire qui fixe aujourd'hui l'atdes
homines. Je vous prie , nonficar , de
1
faire parvenir ces reflexions a la Convetlon nationale;
& fi je pouvois , par ma réponſe , annoncer
au toi que les defis de fon coeur ont été rem-
Ils, heureux d'avoir été l'agent d'une négociation
auffi humaine , aufli g'orienfe , heureux d'avoir
ben fervi mr patrie & la vôtre , ce jour ſeroit le
plusbrau , le plus co iſolint dema vie ».
ce Jai l'honneur d'être , avec les ſentimens de
conſidération les plus dili gués , & c. »
Signé , le chevalier D'OCARIZ.
:
Paris , le 26 décembre 1792 .
Commune de Paris.
La Convention avoit demandé à la municipalité
un compte de la ſituation de
Paris Voici celui qu'a donné le maire ,
pa: l'organe du citoyen Réal, ſubſtitut du
procurer de la commune.
Compte rendu les janvier de la fituation de
Paris.
patiemmentla
Cape: doir pe
titorensaffirm
aura
prononc
dire quelle fe
billetsdelam
de
défordres
dans la
claffe
plus reſpect
nc
feuvent
culté, & la
con
rariétés
avec ce papi
objetde difc
parles dépar
des
débrisde
onéreux de
maiſon de
lens
ceffe co
pellentlade
un
objetd'a
de
Paris fol
trang ilifer
Pindentavec
mière,&les
tions
pourég
bane
génér
langers;
mai
dune
délibe
unlijerde
Législateurs , la municipalité de Paris vient ſe
confo mer au décret qui ut ordonne de vous rendre
compte de l'état actuel dePa is. Nous vous ferons
paitdes diſpoſitions que nous remarquors dans
lepit de quelques citoyers , des burs qu'on
cherche à répandre, des haiars qu'on che che à
exciter co tre les amis du ben public. Nous ajou
tero sa ces co fitérations le tableau moral de auligesera
cettegrande c té . Une des cauſes la Ias active de
miniftra
1. ferme tation actuelle , eſt le procès de Louis dutravaile
Capit; beaucoup de pertonnes en attendent inique Ele コン
Ouvriers
ma
qu. ne
fubli
135
iemment la fin . On dit haurement que Louis
per doit pértiirr;; cependant un grandnombrede
Dvens affirment qu'ils le ſoumettront à la loi qui
a prononcé fur les crimes ; il n'eſt pas aifé de
quelle ſera l'iffue de ces fermentations. Les
ets de la maifon de Secours font aufli unelource
défordres toujours romaillans; ils font répartis
sla claffe la plus indige: t ; c'eſt la portion la
reſpectab'e qui les poſſede , les ouvriers : ils
euvent les faire paſer qu'avec grande diffi-
, & la
,
perte d'un temps qui eſt précieux. Les
rariétés qu'ils éprouvent four ſe procurer ,
c ce papier, leur ſubiſtance même , font un
etde diſcorde interminable. Paris en eft accablé
les départemers , & il paie encore lui ſeul
débris de fon ancienne fortune , le montant
reux de la banqueroute ſcandaleuſe de la
fon de Secourt. Des récamations s'élèvent
- ceffe co tre le mi iſtre de l'intérieur , & ap-
-nt ſa deſti ution. Le, ſubſiſtances fonttoujours
objet d'alarmes , quoique l'approvifior.nement
Paris foit concerté d'une manière capable de
q il ifer les habitans ; mais les craintes ſe ré-
Hint avec activité ſurun bjetddee néceffitépre-
-e , & les ma ve llans profitent de ces difpofipour
égater ceux qui ne réflschiffent point. On
généralement les primes accordées auxbours;
mais cet objet, qui fait maintenant le ſujet
e délibéra in mure , ceſſeroit bientôt d'être
jet de diſco de , fi la conduite que les corps
iniftratifs ont tenue avec lesboula gers , étoit
généralement connue qu'elle doit l'être . Les
ers manquent d'occupation , & la ceffation
ravail eſt un double malheur pour la répu-
12. Ele appauvrit , elle rend miserablela clafie
ne subtite que de produit deles fucurs. Les
ne
(
hommes inquiets ſur les beſoins de la vie , oublient
quelquefois ce qu'ils doivent à la tranquillité
publique ; & cependant cette claſſe matheureuſe
ſouffle avec patience l'adverſité qui la pourfuit
fans ceffe. On ſe plaint gravement de l'i fidélité
des agens de la police ,& les plaintes qu'on
porte fur leur conduite, méritent un exemple levère.
Le défaut d'armes à feu irrite tous les citoyens
, & rend leur ſervice dangereux , parce que
les conemis du bien public ont toujours des ref
fources pour s'en procurer,&oppoſer uneréſiſtance
difficile à vainere,
geTexe
fourdeala voix
appartient de
La force arm
pétuel.....
D'après les
la guerre & le
ſultat de la fo
La gardena
mes. La genda
& aux
tribun
font au nomb
font au
nombr
compris c
1603
hommes
mes.
Les
états
guerre
feront
Les
citoyens
ne
s'affvjerile
la garde.
Par
par
l'abandon
quras.
Les a
èspares
fi
milé
cominer
diſpoſitions p
rconstances
En
général
legne
parmi
Les ſecours accordés aux femmes & aux enfans
de nos fières d'armes qui ont volé aux frontières ,
ſediftribuent lentement , & font encore un ſujet
demécontentement. Les maiſons de jeu , celles
des femmes publiques recèlent nos ennemis ; nes
ennemis! les traîtres qui ont porte les armes contre
leur patrie. Cependant ces repaires dangereux ne
font point inacceſſibles ànotre ſurveillance; nous
parviendrons à les chaſſer ſous peu de temps. Dés
maiſons particulieres leur ſerventd'afile ; mais nos
concitoyens connoî ront bientôt les dangers auxquels
ils s'expoſent , en accordant l'hofpitalitě à
nos ennemis . Le département de police , formé
récemment , travai le avec une activité infatigable;
lenombre des m Ifaiteurs qu'il foumet au glaive
lenom refte impuni, un tribunal compoſed'un
petit combe de magiſtrats , ne ſuffit pas à la
tranquilité de cette ville immenfe.
Cette confidération , appuyée des évènemens
paflés , avertit allez les lég flareurs , de donner
un prompt accroiffement à ſon act viré. On y
parviendra en étab iſfant un tribunal criminel ,
composé de pluſieurs fections. Le peuple ſe
plaint de ce qu'on ne punit pas les coupables ;
asgrande par le zèle &
Malgré les n
ploient pour
Teſprit républ
la
picique tou
Fances que no
٠٧
つ
de à ſa voix. C'eſt à vous , législateurs, qu'il
artient de calmer ſa follicitade..
force armée eſt accablés d'un ſervice per-
....
1
a
après les états donnés par le miniſtre de
merre & le général Santerre , voici le rét
de la force armée à Paris.
-garde nationale confiſte en 110,542hom
La gendarmerie a tachée à la Convention
x tribunaux , les vainqueurs delaB ſtille.,
au nombre de 2433 hommes. Les fédérés
au nombre de 5601 homme. La cavalerie,
ompris celle de l'école militaire, eft de
hommes. Total général , 110,979 hom-
Les états certifiés par le miniſtre de la
eferont remis ſur le bureau....
scitoyens qui poffèdent de grandes fortunes,
affujetifent point aux fonctions de monter
de. Par cette conduite repréhenſible , &
abandon du falut pubic , les vols font fré-
Lescatiaflinats fans doute auroient été
ares fi de tribunal criminel avoit éré orgacomine
nous ledemandons. Les nouvelles
itions préviendront des malheurs que les
ſtances ne permettoient pas de prévoir.
général , la formentation fourde qui
Parmi nous , mérite de notre part la
grande ſurveillance. Nous ferons fecondés
zèle & l'ardeur des véritabes Parifiens.
é les moyens que les m.Ivelians cmt
pour corrompre les habitans de Paris ,
trépublicain eft celni de la majorité , de
ſque totalité de les habitans , & les affuque
nous avons de leur reſpect pour les
cellentes intentions.
Apès avoir fait connoître la cauſe des die
viſions , nous ajouterons quelques confidérations.
Par
Les Parifiens , toujours agités par les ſecoufles
intéparables des revolutions , ont conftamment
oppoté leur activité & lent courage aux efforts
des malveillans . Preſque toujours jours trompés
ceux à qui ils avoient accordé leur confiance ,
fans doute ils ont pu devenir inquiets , foupçon
eux & prêts à s'alarmer.
sesportes ex
Cettemel
wire à quel
danslesdift
gardantcon
Dions. On a
Leparifienn'a pas , dans les pertes qui caufent
ſa raine , trouvé un défenſeur de los droits. Surchargé
d'impôts , épuisé par la continuité de ſes
facrifices, perfonne n'a pris ſes intérêts , ni dans
l'Affemblée conftiruante, ni même dans l'Affembice
législative. Aujourd hui même , a la Conven
tinnationale , nous ne ini connoiffons point encore
de ſoutien ; cependant Feſprit de justice qui
J'anime , n'a jamais dégénéré ; car la réfl xion &
Je tems l'ant toujours ramené aux principes & à
L'observante exacte de les devoirs. Si nous remortons
àl'origine de toutes les cauſes qui troublent
da tranquillité publique , nous n'y appercevons
queles agitations de quelques hammes corrompus
jou ſéduits , qui veulent que les autres partagent
leurs crimes ou leurs erreurshi
quiets; mai
ment la libe
des
homme
pallée.Vo
deces agi
bourg Sai
feditions,
excités par
Weur, ont
néralfurles
Pour vous donner la preuve de cette affertion ,
il vous fuffira de vous expoſer ſommairement le
récit de quelques évènemens arrivés ces jours der-
Ber. Le conteil général de la commune , craignant
que les égliſes ouvertes pour la meſſe de minuit
-ne ſerviflent de retraite aux malvei lans , &, pour Prévenir les défordres que certe réunion pouvoit entraînerdansdes circonstances où le procès d'ua
concertéesp
Le
peup
ceffeà
Tinf
dres
conſta
cuſe&ind
nous
dilon
dans les all
datle
nomb
de
quelque
leurs
foyers
de la
fenle
jours
accat
bliques , f
que les
aut
lear
confer
delleà
fes
républicaine
ne
viventq
eft
entore e
es portes exactement fern ées.
Cette meluse, fage & politique, a fervi de pé
Exte à quelques agitateurs , four porte f'alarme
ans les différens quartiers de la Cité , en la re-
Fardant comme un delpotiſme exercé ſur les opi-
Hons. On a peut-être éga é quelques e'prits inicts
; mais ceux qui réclamoient le plus viveent
la hbertédu culte, étoient des agitateur ou
es hommes fuis par la juftice pourleur conduite
flée. Vois connoiffez les cautes de lamort d'un
ces agitateurs ; il a perdu la vie dans le fouburg
Saint-Antoine , où il avoit excité plufieurs
ditions. Dans le même jour , des boulangers ,
cités par les clameurs de quelques-uns d'encux
, ont donné de l'inquiétude au confeil gé.
tal fur les nefures que le corps municipal avoit
ncertées pour affurerles fubſiſtances de Paris,
Le peuple de Paris , loin de ſe porter fans
Te àl'infurrection , & de fomenter les défort
es constamment renouvele , devroit être se-
Té d'indJence fur les vrais isté été . Ce que
us diſons aujourd'hui , nous l'avors répété
as les alſemblées publiques. En effet , une
He nombreuſe, celle des hommes qui jouiffene
quelque fortune restent i rehatamment dans
rs foyers , con devoient être l'objet
la ſeule follicitude des patriotes , qui tou
rs accablés de miffiors & de fonctions paques
, fuccombent à leurs frigues , tandis
les autres ſe
conme s'ils
repofere for cox du fo in-de
confervation . Une claffe toujours plus fi
eà ſes devoirs , toujours plus pere & p'us
blicaine ; eft celle des pères de fimile qui
vivent que du travail de leurs mains tolle
encore encore celle qui remplit le plus digne-
1
i
yes fiches , au contraire , toujours jaloux
de la domination ou des prérogatives dont le
règne eſt paſſé , en ſe refuſant à toutes les fonctions
civiles & militaires , en font retomber le
poids fur ceux qui ont un beſoin conftant du
fruit de leus travaux. Ils femblent s'attacher
opiniâtrement à les fatiguer chaque jour , &
afforblir l'amour qu'ils oonntt voué à llaa Patrier
& de la ha
hous avons
malveillans
Jes bons cin
confpirateur
au 10 aru
quelques he
1
la rupture
citoyens à
vous qu'il
dangereu
Welt re
leurs tro
Les prêtres nous travaillent fourdement; ils
intimident les uns , égarent les autres , réveil
lent dans le coeur de ceux- ci des inimitiés perfides
arment ceux-la d'une fureur qu'on croit
fainte. It faut dire la vérité , législateurs , plaficuts
de ceux qui ont d'abord annoncé le plus
de patriotifme , n'ont voulu que des places lucratives
; & puiſque dans un récit ou la fran
chife&& llaa loyauté doivent montrer toutes
entières , il n'est pas permis de taire aucune
penſée utile à la Republique , nous ajouterons .
fans balancer , que nous avons moins craint les
prêtres refractaires que les menées de ces pos
tifes , qui , dans les aſſemblées publiques , p:oféroient
des fermens démentis par leur confcience.
fe
par leur
Charles
que, une
les rappe
pect des
de libert
peint a
déſaftre
T'efprit
de deu
cureur
chargé
bunsu
égard
Des émigrés ſe traveſtiſſent ſous toutes Ics
formes , circulent dans les affem' lécs , & fomentent
l'efprit de fédition ; ils égarent les bons
citoyens , en leur propoſant des moyens barbares,
fous prétexte de détourner les dangers qui nous
environnent ; ils ſéduitent ceux chez leſquels
ils demandent les ſecours de l'hoſpit.Lité.C'eſt
dans ces demeures , que la probité rend refpectables
, qu'ils méditent en fecret leurs complo
tout F
la fai
permis
ots '
étant
anti- c
féditicux.
Tel eſt , citoyens , l'état de cette cité ilustre ,
1.
due à
prove
nous avons pu craindre un moment l'audace des
malveillans: mais ce moment eſt paffe. Que
es bons citoyens ſe rallient , vous verrez des
conſpirateurs replongés dans les ténèbres , comme
mu to acû . Mais il faut des lois. Il ſemb'e à
quelques hommes que le mot République ſoit
a rupture de tous les liens qui attachent les
citoyens à l'état ſocial. Légiflateurs , c'eſt à
vous qu'il appartient de faire ceffer la lutte
dangereuſe qui exifte entre les corps conſtitués.
Il eſt temps que les Républicains , célèbres par
leurs trophées militaires , le deviennent encore
par leur amour des lois .
Charles Villette avoit inféré dans la Chronique
, une adreſſe à ſes frères tes Patificas , pour
les rappeller aux principes d'ordre , & an refpect
des lois , fans lesquelles il ne peut exifter
de liberté & de gouvernement durable. Il avoit
peint avec un courageux patriotiſme les effets
déſaſtreux des haines , des vengeances & de
l'eſprit d'anarchie & de faction . Sir les plaintes
de deux ſections , & fur le réquisitoire du procureur
de la commune , le conſeil général avoit
chargé celui-ci de le pourſuivre devant les sribunsux.
Le procureur de la commune , fans
égard pour la qualité de repréſeutant , & furtout
pour la liberté de la preſſe , quand on ne
la fait fervis qu'à des instructions utiles, s'eſt
permis de citer au tribunal de police , comme
s'étant d'expreffions & de tours de phrases
anti- civiques & tendans à diminuer la confiance
due à la municipalité. L'abondance des matières
provenant du rerard où nous a mis la défenſe
fervil
1
1
corps de delit à la municipalité , ni la jultih
cation de Charles Villette. Nous y ſupplécions
dans le prochain numéro.
Confeil exécutif.
Le miniſtre de la marine prévient les afpirans
nu grade d'enſeignes non-entretenus & à la qua
ité de maîtres au petit cabotage , pilotes , lama,
neurs , locmans , que les examens preferits par la
oi du to août 1791 , auront lieu dans les ports &
aux époques ci-après:
Tournée du Midi.
3
AAntibes , le 20 janvier.--ASaint-T opez,
C 28.-A Toulon , le 1er février .-A la
Ciotat , le 7.- A Marseille , le 11 . Au Mar
iguel,e is. A Certe, le 21.A Agde,
25. A Narbonne , le 28. A Collioure
3 mars . ABayon , le 12.-ABo deaux ,
17. A Libourne , le 23.--- A Rohefort ,
29. Ala Rochelle, de 2 avril . ---ANantes .
6. ---APaimbeuf, le 1111.. -- Aux Sables d'Omane
, de 17.
i
Tournée du Nord.
AuGroige ,Jesuit. février, AVannes ,
Al'Orient , le 6 ou 7. --- AAudierne ,
8.qu ASaint-
Pol de Léon ,let outs. ---A Saior Bracux ,
18 -A Saint-Malo, le 1. AGranville ,
- Cherbourg ,le 28 , ---AHonfleur ,
Boulogne, le
Donkerque, le
Sequelaue é
minateurHyd
fres, dans les
viendtoit les
Rapport du
fait àla
cembre.
Je prefice
attirerl'atter
un objet d'un
litiques & co
Ce n'est
apprendre le
Je confeil ex
ment Bitan
tems , n'ont
rier , partid
que le mini
écrit àM.
14
quedéja il
F
Aste conçue
feil. Sans du
au 6janvie
potre fituati
alors lui fai
cabinet de
époque à er
tifshoftiles
* coufent
Saint- Vallery -fur-Somme , le 21. ---A
ogne , le 25. A Calais , le 27.---A
kerque , le 30.
quelaue évènement imprévu empêchoit l'exateur
Hydrographe de ſe rendre aux époques
dans les villes ci-deſſus énoncées, il en prétoit
les municipalités.
portdu ministre des affaires étrangères ,
ait à la Convention nationale , le 31 déembre.
prefire de cette séance extraordinaire four
er l'attention de laConvention nationale , ſur
bjet d'une haute importance, nos ra: ports pomes&
commerciaux avec l'Angleterre.
e n'eſt pas que je puiſſe aujourd'hui vous
endre le réſultat des dernières démarches que
onſeil exécutif a tentées auprès du gouverne-
Bitannique ; des vents contraises, de gros
, n'ont point permis cette célérité. Un cour.
,parti de Londres le 27 , vient de m'informer
le miniftre de la république françoiſe avot
àM. Pitt pour lui demander une entrevue;
déja il avoit fait paſſer à lord Grenvilleune
=conçue dans l'eſprit des inſtructionsdu con-
Sans doute les réponſes me parviend ont d'ici
janvier , jou: fixé pourle rappor général de
e fituatio intérieure & extérieure , &je pourrai
5 lui faire connoître la rétolution définitivedu
net de Saint-James. Je réſerve, pour cette
que à entrer dans tous les détails des préparahoftiles
ordonnés par le minifte, e britannique,
confentis par is parlement; préparatifsdont
C
1
1
g
ratifs qui , toutefois,me font pas encore trop eft
frayans , fi rous confidérons que les ordres pour
l'armement de treize vaiſſeaux de ligne n'ont été
donnés que depuis quinze jours ; fi nous fongeons
àla grande difficulté de completter l'équipage de
ces gros vaiſſeaux , par le manque de matelots ,
dont le déficit eſt ſtimé de 8,000 ; ſi ſur-tout
nous ſavons de notre côté prendre des meſures
prompes & vigoureuſes. Je réſerve enfin , pour
la même époque , à vous entretenir des autres
meſures de la malveillance du miniſtère britannique
; des indécentes diatribes proférées dans les
deux chambres du parlement contre la nation francoiſe
& fon gouvernement; de l'arrestation des
navires chargés de ſubſiſtances , & deſtinés pour
la France , qui n'étoient plus ſujets à l'embargo ;
des manoeuvres employées pour altérer notre crédit
; enfin , d'un bill proposé à la chambre des
communes, tendant à empêcher la circulation de
tout billet à ordre , reſcriptions ou obligations
promiſſoires , faits ſous l'autorité d'un pouvoir
quelconque en France.
nores
D
7.9
Mais je ne pu's différer plus long-tems à vous
informer que , le 26 de ce mois, les deux chambres
ont pafféune nouvelle loi ou bill concernant
les étrangers en Angleterre ; qu'entr'autres difpofitions
vexatoires que renferme.coce bill, il y eft
dit:
D.
VIII. « Toutes les fois que le roi ordonnera à
étranger de quitter le rFooyaume , il pourra
être arrêté pour déſobéiſſance fur le warrant
d'un joge ddee paixo d'un fecrétaire d'état , &
શ્રે
mis
કાળુ rushny of aવુંછે ?????? ??
1C
étranger ne v
un pareil or
d'étalpourra
antel étrang
d'état , qui le
manière con
& à la poſi
que excufe
pareil ordre
lavalidité,
XI. Le
gers, arrive
excepté né
de réſider da
jeftéd'affigne
drie arrêtés &
ΧΙΙ. «Το
cle, & tous
au
principal
Tendroit,
leur
demeur
pays, le lie
cas de refus
admis àbail
nies; la pre
feconde
gleterre apr
tranſportés
XIH. «
étrangers,
ont
continu
and
avant
No. 2 .
1. Dans le cas où l'on pourroit p
anger ne voudroit pas ebéir ſur le champ à
pareil ordre , un des premiers ſecrétaires
at pourra expédier un warrant , pour mettre
tel étranger dans les mains d'un meſſager
at , qui le conduira hors du royaumed'une
mière convenable à fon ( his or her ) rang
à ſa poſition ; & fi l'étranger alléguoit quelexcufe
pour ne point ſe ſoumetre à un
eil ordre , ks lordsdu conſeil privé jugeront
alidité.
1. Le roi pourra envoyer à tous les étran-
, arrivés depuis le premier janvier 1792 .
cepré négocians & domeſtiques ) un ordre
réſider dans tel diſtrict qu'il plaira à ſamaedd'affigner
. Ceux qui déſobéiront , pourront
arrêtés & condamnés à unmois de prifon ......
II . Tous les étrangers compris dans l'arai-
& tous ceux qui arriveront , déclareront
Principal magiftrat , ou au juge de paix de
droit , leur nom , rang , profeſſion , état ,
- demeure , le temps de leur ſéjour dans le
5, le lieu de leur réſidence principale . En
de refus , ils pourront être arrêtés fans être
is à bail. De fauſſes déclarations feront pu-
; la première fois , d'un mois de prifon ;
econde , du banniſſement. Trouvés en Anerre
après un temps déterminé , ils feront
ſportés pour la vie.>>
IH. ce Toutes les maiſons ou réſident des
ngers , excepté des négocians , & ceux qui
continuellement, réfilé en A gleterre deux
avant le jour de.... 1790 , pourront êtue
No. 2. 12 Janvier 1793 . G
1
Pas
goureuſes , injuftes , inufitées , contraires à
tous les uſages reçus entre nations ; elles font
encore , par rapport à nous , en contradiction
manifefte avec les égards & la protection des
lois , que les François , voyageant en Angle.
terre , font en droit d'exiger , en vertu du
traité de commerce &de navigation conclu en
1786 , entre la France & l'Angleterre. Ce traité
porte article. IV:
érats,
« Il ſera libre aux ſujets & habitans des érats
refpectifs des deux ſouverains , d'entrer & d'aller
librement & fürement , fans permiffion ni ſaufconduit
général & ſpécial , foit par tetre
ou par mer , & enfin par quelque chemin
que ce foit , dans les royaumes ,
provinces , terres , iſles , villes , bourgs , places
murées ou non- fortifiées , ports &domaines
de l'un &Tautre ſouverain , ſitués en Europe ,
& quels qu'ils puiſſent être , & d'en revenir,
d'y ſéjourner , ou d'y paſſer &d'yacherer auffi ,
& acquérir à leur choix toutes les chofes néceffaires
pour leur fubfiſtance & pour leur uſage;
&ils feront traités réciproquemeni avec toute
forte de bienveillance & d: faveur ; bien entendu
, &c .......
Il fuffit, fans doute , d'avoir rapproché ces
clauſes du bll rouvellement adopté par le parlement
britannique , pour vous convaincre que leur
exécution , à l'égard des françois ,feroit une infraction
évidente au traité de co nmerce.
Ce traité a été cependan religieuſement obſervé
par les françois , malgré qu'il s'en faille de beaucoup
que les avantages en foient réciproques ,
malgré les plaites univerſellesdu commence franroientpujuftit
nous avong u
France, de me
was'd'entr'eur
ne fera point
devront s'en
forcés àrega
s'a pas peu
commerce.
Le confe
d'une dern
évidence la
Aotre égard
preuvedes r
s'affoblir le
juſqu'a prés
borné, en
1.Que
àLondres
min'ſtère b
roit àce
françoife,
gorique , F
générique d
leparlemen
Bretagne
çois .
2. Q
ou'fi'dans
Aucune , il
bliquefian
que comm
Coumerce
elle coffe
ient pujuſtifier des précautions extraordinaires ,
sus avons ufé , envers les anglois réſidens en
ance , de ménagemens extrêmes , que quelquess'd'entr'eux
n'ont pas toujours mérités. Aiofi, ce
ſera point àla nation françoiſeque les anglois
vront s'en prendre , s'il arrive que nous ſoyons
cés à regarder comme non-avenu un traité, qui
pas peu fervi à accroître la proſpérité de leur
mmerce. છે
Le conſeil exécutif a cru devoir ufet encore
ane dernière précaution pour mettre mieux ca
Edence la conduite du cabinet de Saint -James à
tre égard , & donner aux anglois une nouvelle
euve des regretsque nous éprouvons,,envoyant
ffoiblir les liaiſons d'amitié qui ont fubfifté
qu'a préſent entre les deux peuples; il s'eſt
rné , en conféquence , a arrêter :
1º. Que le ministre de la république françoiſe
Londres feroit chargé de preſenter une note au
n'ſtère britannique , par lequelle it demandéit
à ce ministère , au nom de la république
ançoiſe , une réponſe claire , prompte & cathé
rique , pour ſavoir fi , ſous la détermination
nérique d'ét anger, que porte le nouveau bill,
parlement & le gouvernement de la Grandeetagne
entendoient aufli comprendre les franis.
2º. Que'dans le cas d'une réponſe affirmative ;
fi dans le teme de trois jours , il n'en reçoit
cune , il ſe oit autorisé à declarer que la répuque
françoiſe ne peut confiderer cette conduite
e comme une infraction manifefte au traitéde
mmerce concuren 1786 ; qu'en conféquence ,
eceffe de ſe croire el e-même obligée par ce
:
G2
Nouvelles de nos Armées.
Arméede laBelgique. Malgré la rigueur de la
faiſon& le dénuement des troupes qui manquent
debas , de fouliers , de culottes , elles n'en foutiennent
pas moins la campagne avec le courage &
la patience la plus opiniâtre. Elles pourſuivent
l'ennemi , & font les excursions les plus heureuſes.
Voici les pièces officielles qui conſtatent leurs
fuccès.
Extrait d'une lettre du général Lamarlière
au général Miranda , écrite de Ruremonde
, le 20 décembre 1792 .
« Je rentre , mon général , dans les murs de
Ruremonde , ma campagne terminée le cinquième
jour que j'en ſuis parti. Vos ordres ont été exécutés
au-delà même de vos eſpérances ;&je vous
remerciedem'avoir chargé d'une expéditio hardic
qui exigeoit beaucoup d'activité&de prudence. »
J'ai été de Stracleſt , le 16 ; mes cantonnemens
étoient rapprochés pour pouvoir ménager
mes forces ; mais apprenant que l'ennemi n'étoit
qu'à Weſel , je me ſuis déployé dans les trois pays
de Gueldre prufſienne, principauté de Meurs , &
duché de Clèves. Par-tout on voyoit des arinées
Françoiſes , & j'ai eu des députations de toutes les
villes , même de pluſieurs au- delà du Rhin. >>
« Je n'ai pas héſité de former le projet d'aller
à Clèves ; j'ai envoyé le 17 , 150 hommes à
Genep & à Gooch; ce détachement s'étoit em-
Wifelpour
delaMeufe
mis obitacle
« J'ai cu
cheval du
toyen Defp
étéplace ti
&qui a po
portée du
fûretéder
«VOR
expédition
&jerentre
«Vous
d'impofer
paroîtront
Jaconnoiff
modérées;
de payer
J'aid
florins ; à
laville de
80,000liv
Japrincipa
quantité
J'ai
trois &
deſſus :i
& je vou
ne reffer
J'ai
de
Creiv
bution ,
ſel pour revenir à Ruremonde , de l'autre côté
la Meuſe , mais le débordement de la rivière a
s obstacle à ce plan . »
J'ai eu un détachement de 40 chaſſeurs à
eval du se régiment , commardé par le civen
Despinay , officier très-intelligent , qui a
- placé trois jours à une perite licue de Weſel ,
qui a pouffé des patrouilles pluſieurs fois à la
tée du fufil des fentinelles ; ce poíte a été la
meté de mes opérations .
« Vous m'avez borné à huit jours pour mon
pédition ; je vous en ai demandé deux de plus ,
Je rentre le cinquième jour. "
<<Vous m'avez auſſi , mon général , ordonné
mpoſer des contributions légères; elles vous
roîtront peut - être exorbitantes ; mais , d'après
connoiffance que j'ai des lieux , je'es crois trèsdérées
; & l'on s'attendois, à ce que je préfume ,
payer davantage. »
«J'ai demandéala Gueldre pruſſienne 100,000
prins ; à la principauté de Meurs , 100,000 ; à
ville de Creivelt , 225,000 ; à Cloftercamp ,
5,000 liv. ; total , 605,000 florins ; en outre ,
principauté de Meurs doit fournir une certaine
mantité de pièces 'de drap &de toile.
« J'ai eu treize orages au total , dont
ois & quatre par chacune des villes cieffus:
ils ſe louent beaucoup de mes procédés ,
je vous réponds , mon cher général , qu'is
= refteront pas au milieu de nous. >>
« J'ai cu un peu d'argent comptant ; la ville
= Creivelt m'a donné une partie de ſa courriition
, en bonnes lettres-de-change fur la Hol-
G
i
« Les adminiftrateurs & les principaux habitans
ont igné , dans chaque ville impofée ,
une foumiffion de payer la ſomme demandée.
Je vais en joindre une à ma lettre : cela vous fera
connoître la forme des autres obligations. Je vous
pie d'obſerver , général , que j'ai reçu des lettres
de félicitation de tous les côtés , &que l'eſpritdes
habitans , habitués à plier ſous le joug du deſpotiſme
, ſombloit ſe dilater à la vue des défenſeurs
de la liberté & de l'égalité , d'aurant plus que ma
troupe s'eſt conduite avec la plus exacte difcipline
, & que j'ai fait un grand exemple au milieu
de la p'ace de Gueldre , en préfence de toute la
ville, fur un feul homme qui s'étoit écarté de
nos principes de loyauté & de la confiance que
la troupe que je commande , m'a toujours témoi
gnée ».
>> J'ai les plus grands éloges à vous faire de
mes deux adjoints aux adjudans - généraux , les
citoyens Pinon & Levaffeur : le premier ayant éré
ſept ans dans le pays , m'a été de grande utilité ;
le ſecond ne ceſſe jamais de l'être ».
ment à la rép
Deroch m'a d
fur les bord
meilleurs ren
dans mon c
Je voue prie
emp'oyé d'ur
Lettre du
Cir
Jevouspr
garde a pe
s'elt empar
de l'Empe
del'armée
Extrait
>> Les lieutenans- colonels Richardot & Cailhava
m'ont donné des preuves d'une grande intelligence
; & en général , je n'ai qu'à me louer
de mon armée , compoſée de bons patriotes ,
avec lesquels, j'aurois tout entrepris : mais le
mauvais tems & les mayhes forcées les ont extrê
la Con
le sja
"Tou
dant vos
cauſe de 1
mement fatigués ,
J'ai l'honneur de vous prévenir que je vais
remettre tout ce que j'ai reçu , tant en numéraire
qu'en lettres de change & effets , aux commitſaires
des guerres , pour qu'ils l'envoient à
Maſeick
FA beſoin me
ככ
leurtêre,
arméesfi
Quantau
leur force
1
at a la république fra le , que le cit en
roth m'a données , depuis que les troupes font
les bords de la Meuſe . Il m'a donné les
illeurs renſeignemens , & m'a ſuivi par- tout
as mon expédition , où il m'a été très-utile.
voue prie de demander au miniſtre qu'il foit
p'oyé d'une manière diftinguée ».
Ettre du général Valence , datée de Liège
le 2 janvier.
Citoyen miniftre ,
e vous préviens qu'undétachement demon avant
arde a pénétré dans le pays de Luxembourg ,
eft emparé de 200 mille livres dans les caiſſes
- l'Empereur ; je les ferai verſer dans la caiffe
- l'armée auſſicot qu'ils me feront parvenus .
Signé VALENCE.
xtrait d'une lettre du général Dumourier à
la Convention nationale , datée de Paris ,
le sjanvier.
>>Toute l'Europe s'arme contre nous , cepen
ant vos armées brûlent de combattre pour la
auſe de la liberté. Il faut dire la vérité : elles ont
foin moins d'encouragement que de vêtemens.
Quant aux généraux , c'eſt la confiance qui fait
Eur force ; & fi le ſoupçon plane fans ceffe fur
cur têre , leur déniffion devient néceffaire. Ces
rmées ſi nombreuſes & fi fières , que des tyrans
G4
بح
nat eu que des loges a leur donner ; mais je le
répète , ils manquent detout. Vous n'avez pas de
tems à perdre. Lesdeſpotes ſe raſſemblent . Nommezun
comité pour examiner le plan de la campagne
prochaine ; ou , fi vous en chargez le pouvoir
exécutif, dégagez les bureaux dela guerre decette
foule d'hommies ineptes qui les encombrent . J'ai
acquis le droit de dire la vérité par mes fongs fervices
. Je necrains pas qu'on me ſoupçonne d'aſpizer
à la dictature ;& ceux qui ne craindroient pas
de l'infinuer , ſeroient moins mes ennemis que ceux
de la république. Si la Convention me refuſela
confiance dont elle doit m'inveftir , je prouverai
àma patrie que je n'eusjamais l'ambition de com
mander; cettepreuve ſera ma démiſſion ».
1
Armée du Rhin.
Lettre du général Cuſtine .
Au quartier-général à Mayence , le 29dé
cembre 1792, l'an premier dela répablique.
« Pour fuppléer à l'infoffifance de l'extrait de
l'expofé préf. té par le miniſtre de la guerre à la
Convention nationale , de la relation que j'ai envoyée
à ce miniſtre , le 4 décembre , des évènemens
arrivés dans la journée du 2 , dans Francfort
&à Bockenheim 22.
«Je vous envoie copie entière de cette relation ,
défirant que les comptes que je rends ne foient jamais
tronqués » .
«Après avoirdonné les détails de la marche
diz: «je me
Jes murs de F
de mon avant
Scheglinski ,
Déjàle troifie
ordre de ſe r
qu'occupoit
juger de la f
reprendre ce
taillons de
venir fix pi
du trente de
dreàrevers
toit fur non
m'avoit pa
déboucha ,
Partillerie ,
colonne, ma
àladroitede
qui ſe trou
borde ie La
desdeux cô
avec tantd
noitune re
reverspar
lopper, &
«Alor
pécs , gar
oùj'enten
approche
chard, qu
avant-gar
Lege
entamée,
« je me décidai alors à prendrepoſte(fous
aurs de Frantfort ) pour recevoir une partie
on avant - garde , aux ordres du colouel
glinski , où j'entendois le feu ſe foutenir.
le troiſième batai lon des Voſges avoit reçu
e de ſe retirer du village de Bockenheim ,
-ccupoit cette avant - garde ; mais voulant
er de la force des er nemis , je luiordonnai de
endre ce poſte ; j'envoyai demander quatre baons
de grenadiers qui étoient à portée ; je fis
ir fix pièces d' . r. llerie à cheval : je plaçai celle
Frente deuxième régiment , de manière à prenàrevers
l'attaque des ennemis , fi'elle ſe por-
= fur notre gauche. En effet , cette colonne
avoit paru vouloir prendre cette direction ,
-oucha , & bientôt ſervie vivement par
tillerie,renonça à cette entrepriſe: alors cette
onne, marchant par ſa gauche, vint ſe préfenter
droite deBockenheim, pour pafferdans lattonee
i ſe trouve entre ce village& une flaque qui
rde ie Langwert ; mais l'ayant priſe à revers
sdeux côteéss ,, &par fon fron Partillerie tiro't
ec tanr de juſteſſe , que chaque boulet ſe filloit
une route ; & comme la colone étoit priſe à
vers par ſes deux flancs , elle renonça à le dévefper
, & fe retira » .
«Alors les troupes de la république dévelop-
Ees , gardèrent leur poſte , juſqu'au moment
i j'entendis le feu qui ſe faifoit à ma gauche , ſe
pprocher de ma pofition : c'étoit le colonelHouhard
, qui faisoit ſa retraite lentement avec fon
vant-garden.
«Le général Newinger , à qui une fois l'affaire
ntamée , j'avois envoyé ordre de ſe porter fous la
GS
avoitau force par ton artillerie les troupes pruffiennes
à diſparoître de la plaine ».
ce.Après être reſté environ une heure dans cette
poſition fansvoird'er nemi, comme le jour déclinoit,
que j'étois certain que les Pruffiens ne pouvoient
plus m'attaquer , je commerçai ma retraite, &je la
fisde concert avee les troupes que commandoit le
général Newinger. Mais comme unpaguer qui ſe
trouvoit en avant du village de Rodelheim , fur la
rive gauche de la Nidda , préſentoit des plis de
terrein qui formoient des barbertes naturelles, je
fis placer derrière huit pièces d'artillerie , le bataillon
de campagne du troiſième régiment d'infanterie
, &le deuxième batail'on des Vorges , puis
je fis retirertous les chaffeurs à cheval & le lanqueurs
qui couvroient cette plaine. Alors parut
une colonned'infanterie formée par demi bataillon .
Perſonne neparoiffant plus, elle avar çoit avec corfiance:
mais prife de front & par le flanc droit &
à revers par les batteries qui ſe démaſquèrent ,
elle ne put tenir long-tems à ce feu fait à 250
toiſes , &donttous les coups portoient. Elle s'arrêta
ne montra pas beaucoup de volonté de fe
former & bientôt rentra dans les jardins du v1
lage, &d ſparut 22.
CC
,
Les troupes de la république ſe mirent enbar
tail'e en fortant du village de Rodelhim , & ftèrent
dans cette poſition juſqu'au foir ; ce n'eſt
qu'à lanuit qu'elles ont rentrédans leurcamp , ſans
que , depuis cette époque, elles aient vu aucune
troupe ennemies.
« Les pruſſiens , qui devoient attaquer l'armée
françoife immédialement après la reddition de
Francfort , s'arrêtèrent dans leur marche , & rés
trograderent même ſous les murs de Francfort ,
terrein qu'ils av
devantd'eux.
marche vers
villaged'Hoch
depuis cette épo
le premier inl
écrite , ayant
fairedes reco
deuxheures
:
«Jo rent
unepohtion
pontduRhin
cefauxbourg
&encoreentr
un cimetière
lies que j'ai f
«Cette p
deMayence
fiens :elle
rillerie, des
ne leur paro
Saiinfi
gaité & de
millehomme
milleavec
Le font faite
depaix » .
"Des tro
Jaifons avec
diffimulerai
mencent à fo
unegelée r
fans fouliers
père,&j'e
nite,jevou
Panerent la nuit. Jen ai fait autant fur le
in qu'ils avoient quitté lematin pour aller au-
Int d'eux. A trois heures je me ſuis mis en
the vers Mayence . J'ai pris une poſition au
ge d'Hochheim , d'ou je vous écris , fans que
is cette époque ,j'aie vu aucun ennemi. C'eſt
remier inftant quej'aie pu trouver four vous
e, ayant été occupé à donner des ordres ,
des reconnoiſlances , & n'ayant pas dormi
heures dans ving: quatre ».
Je rentre aujourd'hui à Mayence , prenant
poſition à Caffel , fauxbourg qui couvre le
du Rhin: entre les ouvrages dont j'entoure.
auxbourg eſt un vieux fort qui bordele Rhin
Encore entre les ouvrages de ce fauxbourg , eft
cimetière protégé par des redoutes &des batte
que j'ai fait faire dans l'île du Rhin » .
Cette poſition couvre parfaitement le pont
Mayence ; j'eſpère le voir reſpecter aux prufs:
elle est défendue par une nombreuſe ar-
Erie , des abartis , &d'autres petits moyens qui.
leur paroîtront pas divertiſſans. >>
J'ai infiniment à me louer du courage , de la
té & de la tranquillité des troupes dix- huit
le hommes ſe ſont vus entourés de trente-huit
Ie avec une ſérérinité profonde. Les retraites:
font faites comme fut une eſplanade en temb
paix».
Des troupes nues ont enduré l'intempériedes
Cons avec une grande patience; mais je ne vous
imulerai pas , citoyen miniſtre , qu'elles comncent
à ſe plaindre avec force d'être expoſées à
egelée rude, fans habits , fans couvertures ,
as fouliers & fans culottes. Ils m'appellent leur
re , & j'en ailes entrailles . Au nom de l'humaé
, je vous conjure de les titer de l'état de ſouf
france ou ils font : il gele tres - fort , & ils font
depuis ſept nuits au bivouac , fans habits ni aucun
vêement.
ce Cuftine fait enſuite les plus grands éloges de
la conduite du général Biron , de celle du maréchal
- de- camp Beauharnois & du colonel Houchard
, qui , avec deux mile hommes , en a
arrêté douze mille pendant une journée entière ,
&leur a fait des priſonniers , fans avoir eu un
ſeul hommepris.>>
Extrait d'une
miniftrede
le.30 décer
2.
seJe m'em
informerque
mandant à
la
révolution
hier, Il me
tueux,
qui
defirerunrer
«La perte des ennemis a été conſidérable; &
Ic roi de Pruſſe s'en plaignoit fortement. Nous
avons perdu quelques hommes & quelques chevaux.
Jen'oſe pas dire combien peu , car on me
croit un conteur , & cependant je dis la vérité. »
« Le canonnade des prufſiens étoit affreuſe;
tous les coups portoient àterre , puis ricochoient ,
&alloient couper les branches au-deſſus de nos
têtes , tandis que chacun de nos boulets alloit à
leur adreſſe . J'ai vu que'ques canonnades dans ma
vie , mais pas une où l'on ait tiré avec tant de
juſteſſe. Le trouſième bataillon des Voſges a
renvoyé par ſa mouſqueterie la cavalerie pruffienne.>>>
«Une au
dit: la rév
citoyens de
&petit
confe
le
moment
Ils ont
form
repoſententi
« Le duc de Brunswick , le roi de Pruffe , le
prince-royal Kalkreuth , le landgrave de Hefſfe-
Caffel , m'ont fait l'honneur de ſe réunit devant
moi. I's ont bien voulu rémoigner leur admiration
de la conduite des troupes . >>
Lettre du
K
de
Je
vien
4 du
contre-an
françois en attaquant leurs retranchemens. Il
par les chemins les p'us effroyables , atrouvé les
antrichiens dans la poſition la plus avantageure.
Il n'apas cru devoir commettre au hafard le ſang
Beurnonvillequi s'étoit porté du côté de Trèves letemsdel'e
be
grenadier
les
détails:je
a
Le
citoye
replié ſon armée du côtéde Metz ,
ſommes
arriv
en
étoit
déj
( 157 )
Armée des Alpes .
rait d'une lettre du générol Kellermann au
miniſtre de la guerre, datée du quartier général
30 décentr , an premier de la république.
= Je m'empreſſe , citoyen miniſtre , de vous
armer que le maréchal de-camp Pourcin , comadant
à Carouge , vient de me mander que
évolution étoit faite àGenève depuis avant
. Il me mande que des mouvemens tumulx
, qui exiftent dans cette ville , lui fonr
cer un renfort».
Une autre lettre à lapuelle je puis croire ,
= la révolution de Genèvee eſt finie; les
vens de cette république ont chaſſé legrand
etit conſeil , & ils attendent avec impatience
moment où ils nous recevront dans leur ville,
ont formé des comités , ils s'organiſent & fe
fent entièrement fur nous » .
Armée navale.
re du ministre de la marine , au préſident
de la convention nationale.
Jeviens de recevoir un paquet de Naples ,
Ontre- amiral Latouche; jen'ai point encore cư
ms de l'ouvrir. Le courier qui l'apporte , eft
enadier Bélleville ; il fait parfaitement tous
Létails : je demande qu'il paroiſſe labarre>>.
= citoyen Belleville a été admis. « Nous
nes arrivés le 18 devant Naples , a-t- il dit ;
toit déjà prévenu de notre arrivée , & l'on
à
avoit fait de grands préparatifs. Le contre-amiral
Latouche a été mouiller ſous fenêtres du roi de
Naples , & il m'a envoyé ſeul avec la lettre fui--
vante :
Lettre du contre- amiral Latouche , au roi
de Naples.
ce Roi de Naples , jo viens au nom de la
république françaiſe demander réparation de l'infulte
faite à me nation , dans une note Agnée
Actor , par laquelle Semonville , amballadeur
près la porte Ottomane , eſt outragé de la manière
la plus attroce. Je demande à votre majesté sp
elle avoue où défavoue cette note. Si , comme je
n'en doute pas , che défavoue un pareil acte de
perfidie , je lui demande de le manifefter en
cavoyant un ambaſſadeur auprès de ma republique
,& rappellant de Conftantinople celui qui
a fervi d'inſtrument pour l'outrager. Si votre
majesté ſe refuſoit à cet acte de justice , je ſuis
chargé de lui déclarer la guerre , qui peut répandre
les plus grands maux fur la ville de
Naples , avoir de grands dangers pour la perſonne
de votre majesté , & entraîner enfin la ruine de
votre majesté »,
ily
r
Tulage,lalet
plitlesordre
moi-même 1
alloitrépond
n'avoit doar
demi-heured
le
miniftre A
laquelleonte
Jobſervai a
comme
proj
général , qu
que la
nati
delon
coura
On me rer
italien, & fig
Le roide
à
votre
lettre,
défaveue for
Porteparfon
Aucun
oldie
cetteco
dait
piers
publics,
for
miniftre
deles
affaires
«
Comme
voyer un
avt
volontiers vo
ordre à
fon
M.
Guillaum
blique frarço
fapait,
une
de
Tharmoni
avecelle .
Leroi, a
d'engagerles
lear direqu'il
Lorſque j'arrivai à Naples , a repris Belleville,
toute la ville étoit dans les rues : je n'y ai trouvè que
des amis.On me crioit : courage , brave françois ,
continuez ; a ici 50,000 hommel qui vons
appuieront. J'allai chercher le miniſtre de France
à la cour de Naples ; & je dois dire ici qu'aucun
citoyen n'a donné plus de preuves de zèle , de
conrage&de fiesté républicaine. Nous arrivâmes
chez le miniſtre Atton ; je lui ai remis , ſuivant
( 159 )
fage, la lettre dont j'érois chagé pour le roi sif
t les ordres de fon maître , & bientôt je fus
i-même lui remettre la lettre : I me dit qu'on
Dit répondre. Fobſervai que mon général ne
voit donné qu'une heure ; au bout d'une
ni- heure de conférence entre le roi & la reine ,
miniſtre Atton m'apporta une réponſe , dans
helle on terminoit par propoſer une médiation .
ſervai a'ois que je ne pouvois l'accepter que
me projet ; je la portai cependant à mon
éral , qui rejetta cetre médiation , en difant
lanation ne pouvoit attendre la paix que
on courage & de ſes forces.
On me remit alors cette autre lettre écrite ent
En , & fignéeActon : ..
Le roidesDeux-Siciles me charge de répondre
tre lettre, M. le commandant , que ſa majesté
voue formellement les démarches faites à la
e par fon miniſtre : elle déclare n'avoir donné
nondie à ce ſujet. Elle avoit déja improuvé
co duite lorſqu'elle l'a reconnue par les papublics
, e ordonnant que le ſicer Guillaume,
miniftre à la Po te, fût diſpenſé de s'occuper
affaires royale!.
Comme ſa majesté avoit déja décidé d'en
un aetre miniſtre à la Poite , elle accepte
tiers votre propoſition , & elle va donner
à fon miniſtre à Londres d'aller remplacer
Guillaume. Sa majesté deſire que la répus
françoiſe trouve , dans cette conduite de
t, une preuve de la bonne inteligence &
marmonie qu'elle veut toujours entretenir
elle
roi , a repris Belleville , m'avoit chargé
ager les officiers à defcendre à terre, && c
ire qu'ildefiroit les voir ; mais envrais républicains
, perionne n'eſt delcendu , quoique no
marins manquaſſent de beaucoup de choſes.
Un vent défavorable s'oppoſoit à notre entrée
dans le port de Naples ; mais la bonne manoeuvre
de nos marins a vaincu tous les obſtacles , & n'a
pas peu contribué à intimider nos ennemis.
ALLEMAGNE.
:
De Francfort-fur-le-Mein , le 28 décembre.
&des
hommes
tent- ils pas enco
ur mairre
D'a
ſentauffi
s'ouvr
àpen-piès fure
pagne , & quel
ceque
nous a
peut-être pas à
l'on
Couſcrivoir
interceſſions a
faire ,
comme
En
effet le
viterle fort du
anglaiſe , dont
pointque
l'Ang
être
grèvée des
ſuppoſé
même
injuftice , il eft
ciaux
exiftanse
bienplus
nature
quement
utiles
de
former
avec
que
manière qu
Traiſemblableme
la
république,
porter
allicurs 1
léfenſe,
La
Savoie a
lorsqu'elles'eft
quoique ce
pays
perdre
agagnébe
toyens
vertueux&
de
foibles
fecours
pourles
piémont
Loreune
clefde f
Lejeune empereur paroiſſoit, il y apeu detems,de
ffrer qu'il lui fût poſſible de ſe retirer fanshontede la
guerredans laquelle il s'étoitimprudemmentengagé
contrela France. Cependant les préparatifs pour
une nouvelle campagne , ou les ſupplémens pour
celle- ci continuoient à ſe faire; mais à cette époque
il n'étoit pas auſſi ſûr de l'Angleterre qu'il l'eſtaujourd'hui
. L'acceffion preſque certaine de cette
puiſſance à la coalition , les efforts que va redoubler
ſon principal allié le roi de Pruſie, l'eſpècede
mouvement qu'il eſt parvenu àimprimerfaucorps
germanique ,lespromeſſesdu LandgravedeHeffe-
Caffel , généraliſfime des troupes de l'Empire , la
coufiance aſſez fondée qu'il a dans ſes talens militaires
, le chagria d'avoir perdules Pays - Bas ,
l'eſpoir de les recouvrer , les diſpoſitions du roide
Sardaigne prêt à ſe mettreà latête de ſes troupes ,
tout concourt à ranimer ſes eſpérances, & le détermine
par conféquent à ne rien négliger de ce qui
peutles réaliſer.
Il eſt donc certain que la république françoiſe
ſeverra forcéede déployer au printems prochain
des moyens de réſiſtance proportionnés à ceux d'attaque
; mais pourquoi la France ne pourroit-clle
,
s hommes naturellement belliqueux ne ſebate
ils pas encore mieux poureux- mêmes que pour
maîrre ? D'ailleurs de nouvelles chances paraifauffi
s'ouvrir en faveur de la France . Ele eft
-piès fûre aujourd'hui de la neutralité de l'E
, & quelque paradoxal que l'on puifle jeger
me nous allons avancer , elle ne taideroit
être pas à l'être même de ſon affiſtance , a
Touſcrivoit à la demande , diſons mieux , aux
ceffions qu'un parent de Louis a le droit de
comme nous avons le droitde les rejetter .
effet le vésitable intérêt de l'Eſpagne eſt d'é.
de fort du Portugal , af ivi à la domination
ſe , dont il eſt uue province , tyranniſée au
que l'Ang eterre en tire tous les profits , fans
èvée des frais d'adminiſtration . En outre ,
Té même qu'elle n'eûr pas à craindre cette
ce , il eſt certain que les rapports commer-
Exiftans entre la France & l'Eſpagne, font
Jus naturels, & par conféquent plus récipront
utiles , que ceux qu'elle pourroit eſſayer
ner avec lagrande Bietagne ;ainſi de quelanière
que l'on prosonce ſur le roi déchư
blablement l'Espagne ne rompra prs avec
blique , qui , tranquille de ce côté , pourra
ailieurs les forces qu'il eût exigées pour fa
-,
avoie a fans doute fa't un excellent marché
lle s'eſt incorporée avec la France : mais
e ce pays ſoit pauvre , la France loin d'y
gagné beaucoup en arquièrant des conciertueux&
braves qui ſauront repoufler avec
es ſecours le roi dontl'injuſte prédilection
piémontois, enavoit fait leurs ilotes ; en
- clef de fûreté pour la France .
qu'elle peuten recevoir ; & ceci s'applique également
à laHollande. La marine franço ſe eſt encore
redoutable , ou peut le devenir promptement.
Reftent les bords du Rhin & c'eſt là que juſques
àpréſent les armes françoiſes ont fait des progrès
&des prodiges , qui même en ſuppoſant qu'il fallut
enrabattre par la fuite , promettent au moins de
ne pas fe laiffer entamer facilement.
Ces apperçus généraux, plus étendus que le peu
d'eſpace dont nous pouvons diſpoſer ne le comporte&
pas autant qu'ils devroient l'être , ne nous
laiffent que très-pea de place pour les détails.
Nous ne pouvons qu'ajouter en paffant que la
Porte ottomane va probablement occuper les armes
de la Ruffie , & qu'il ne feroit pas impoffibleque
l'empereur ſe trouvât engagé lui-même dans cette
guerre.
:
GRANDE - BRETAGNE.
De Londres,le 3 Janvier 1793 .
vent
fombre &
Lord.
Grenv
fobligeance rela
de
grains pou
l'ambafladeur
obtenu de répo
fouhaitoit à la
France.
7
Copie de la r
velin à l
1792 , l'
Le
ſouſſigné
T'honneurde
tructionsqu'il
république fra
lous les
yeux d
des
affaires
étra
dans le
casou
allez
prompter
Le
gouvern
depuis
l'époque
de
laiſſer
fon
donner àſama
quivoque
du
Lesbills contre les étrangers & la circulation
des affignats , dirigés particulièrement contre les
François , ont paffé dans le parlement où le
miniftère gagnee de jour en jour des proſélytes..
-La liberté de la preſſe n'eſt p'us qu'un mot
vuide de lens , car con content d'empêcher la
publication des libelles féditieux ou de les pour
fuivre devant les tribunaux , on ſévit également
contre tout ce qui porte l'empreinte de l'amour
de liberte. En un mor, de
gouvernement
in
bonne
inte
diffiper
tous les
laires&
inhérer
paroiffoient alo
du
conſeil
exécu
gleterre ,
n'on
na pu voir, a
こ
fombre & ſouçonneux.
d. Grenville , dit- on , fait une réponſe dé
geante relativement aux vaiffcaux chargés
ains pour la France , & l'on affure que
affadeur de cette République n'ayant pas
u de réponſe , ου du moins telle qu'il la
itoit à la note ſuivante , repart pour la
ede la noteenvoyée par le citoyen Chau
in à lord Grenville , le 27 décembre
92 , l'an premier de la république..
Touffigné miniſtreplénipotentiaire de France
neur de faire part à lord Grenville des infens
qu'il a reçues du conſeil exécutif de la
ique françoife , avec ordre de les mettre
Es yeux du ſecrétaire d'état au départemene
aires étrangères de ſa majeſté britannique ,
e cas où il croiroit ne pouvoir pas obtenir
promptement une entrevue avec ceminiſtre
gouvernement françois , en continuant
l'époque du rappel delordGowerde Paris,
Ter fon miniſtre plénipotentiaire , à cru
à ſa majesté britannique une preuve non
que du deſir qu'il avoit de continuer à vivre
ne intelligence avec elle , & de voir ſe
tous les nuages que ddes évènemens péceſ
-inhérens au régime intérieurde laFrance,
Dient alors avoir fait naître . Les intentions
eil exécutif de France , à l'égard de l'An-
= , n'ont ceffé d'être les mêmes ; mais il
voir , avec indifférence , la conduite pus
que le ministère britannique tient actuelle
२
connu dans cette conduite le caractère d'une malveillance
à laquelle il s'efforce encore de ne pas
croire. Il a fenti cependant qu'il devoit à la nation
frauçoiſe , de ne la pas laiſſer plus long-tems
dans l'état d'incertitude où la jettent pluſieurs
meſures adoptées récemment par le gouvernement
britannique , incertitude qui doit être partagée
par la nation angloiſe , & également indigne de
toutes deux.
Eu conféquence , le conſeil exécutif de la ré
publique françoiſe a autoriſé le miniſtre de France
à Londre , a demander , avec franchiſe , aux
miniſtres de ſa majesté britannique , fi la France
doit regarder l'Angleterre comme une puiſſance
neutre ou ennemie , & l'a chargé ſpécialement
d'obtenir, à cet égard ,une réponſe définitive.
neutre on
ami
Icroit
repouffée
la
ſuppoſer à
faire injure.Ce
peuples qui , a
appelleroient
république fran
& non
équivoq
Nonfeulem
l'indépendance
defesalliés,a
Leſouſſigné a
lement ,
qu'en
tant quecette F
eaverselledans
Le
gouverneme
cesdeux
points
texte à la
moind
sionde
l'ouvert
dée
irrevocable
depeu
d'import
Popinion de
Hollande, fon
difficiled'en fair
guerre. Si
pour
loitce
dernier
la
France , n
Con
intention fe
tureà toutprix
duplus
vainde
iggrellioninjuf
Danscette fe
confeil
exécutif
tenis
énergiquer
Mais , en demandant aux miniſtres de fa ma
jeſtéBritannique une explication franche & loyale
fur ſes inrentions à l'égard de la France , le confeil
exécutif n'a pas voulu qu'il leur reſtât le moindre
doute ſur lesdiſpoſitions de la France à l'égard de
l'Angleterre , & fur ſon defir de refler en paix
avec elle. Il a voulu même répondre d'avance
à tous les reproches qu'on pourroit être tenté
de lui faire , pour justifier l'Angleterre. En réfléchiſſant
aux raiſons qui pourroient déterminer ſa
majesté Britannique à compre avec la république
françoiſe , le conſeil exécutifn'a pu les voir que
dans une fauſſe interprétation , donnée peut- être
au décret de la convention nationale du 19 novembre.
Si l'on s'alarme de bonne foi fur ce
décret , ce ne peut être que faute d'en comprendre
le véritable ſens . Jamais la convention
nationale n'a entendu que la république françoiſe
favoriferoit des émeutes , épouſeroit la querelle
e ou ami que ce puiſſe être. Cette idée
repouffée par tous les français. On ne peut
poſer à la convention nationale ſans lui
njure. Ce décret n'eſt donc applicable qu'aux
es qui , après avoir conquis leur liberté ,
croient la fraternité , l'aſſiſtance de la
lique françaiſe , par l'expreſſion folemnelle
équivoque de la volonté générale.
n-feulemaut la France doit & veut reſpecter
Pendance de l'Angleterre , mais encore celle
alliés, avec lesquels el'en'eſt pointen guerre.
ffigné a donc été chargé de déclarer formel-
= , qu'elle n'attaquera pas la Hollande
ue cette puiſſance ſe renfermera de ſon côté
elledans les bornes d'une exacte neutralité.
uvernement Britannique , ainſi rafſuré fur
ax points , il ne reſteroit donc plus de préla
moindre difficulté , que fur la queſ
= l'ouverture de l'Eſcaut , queſtion déciévocablement
par la raiſon & lajustice
d'importance en elle-même , & ſur laquel'e
on de l'Angleterre , & peut-être même de la
de , font affez connues , pour qu'il fois
d'en faire ſérieuſement l'unique ſujet d'une
Si pourtant le miniſtère britannique ſaiſit
dernier motifpour faire déclarer la guerre
ance , ne feroit-il pas probable alors que
ention ſecrette aurcooiitt été d'amener unerupout
prix , & qu'il profiteroit aujourd'hui
vain de tous les prétextes pour colorerune
Ton injufte & méditée depuis long-tems .
cette funeſte ſuppoſition , que rejette le
exécutif , le ſouſigné ſeroit autoriſé à fou
ergiquement la dignité du peuple françois,
n'auront pas be
la
refponfatili
quiferoit ince
les fuiresnefer
à
l'humanité
people
généreu
teins a
trahit
d'auxiliaire S
ranaique .
avec indignation une aggreffion auffi manifeſtement
inique & auffi peu provoquée de ſa part.
Lorſque toutes les explications , propres à démon
trer la pureté des intentions de la France ; lorſque
tous lesmoyens paiſibles & concil atoires auroient
été épuiſés par elle , il eſt évident que tout le
poids , toute la reſponſabilité de la guerre retomberoient
tôt ou tard fur ceux qui l'auroient provoquée.
Ce ne feroit réellement qu'une guerre du
feulminiſtère contre la république françoiſe, & fi
cettevérité pouvoit paroître un moment douteuſe,
il ne ſeroit peut-être pasimpoſſible à la Franced'en
convaincre bien-tôt une nation qui , en donnant
ſa confiance , n'ajamaisrenoncé àl'exercice de fa
raifon, a fon reſpect pour la vérité & pour lajustice .
Telles font les inſtructions que le ſouſſigné a
reçu ordre de communiquer officiellement à lord
Grenville, enl'invitane , aiuſi que tout le conſeil
de ſa majellé britannique , à peſer avec la plus férieuſe
attention les délibérations , les demandes
qu'elles renferment. Il eſt évident que la nation
françoiſe defirede conſerver la paix avec l'Angleterre
; elle le prouve en ſe prêtant avec franchiſe &
loyauté àdifliper tous les ſoupçons que tant depalſions
& de préjugés divers travaillent fans ceffe à
élever contre elle ; mais plus elle aura fait pour
convaincre l'Europe entière de la pureté de ſesvues,
de la droiture de ſes intentions , plus elle aura
droitdeprérendre à n'être pasplus long tems méconnue.
Por
Le Phaeto
gates de la m
miflion.
Les
ordres
d'équiperave
Leaux
ſuivans
Le
Queen
110(le
comm
àbordde la
&le
Sceptre
La
fregate
croiſière ; le
le
HavredeC
Le
Princeport,
pourra
quele duc de
arborera fo
Le 24, fir
borddu
Duk
fouvent tout
d'exemple da
Vaillent, foi
pendantle ter
Le ſouſſigné a ordre de demander une réponſe
par écrit à la notepréſente il eſpère que les miniſtresde
lafammajeſté britannique que feront ramenés
pardes explications qu'elle renferme , à des idées
ront pas besoin pour y revenir , d'enviſager
ſponſabilité terrible d'une déclarationde guerre
eroit incontestablement leur ouvrage , dont
likes ne feraient que faneſtes auxdeux pays &
manité toute entière , & dans laquelle uu
Le généreux & libre.ne pourroitconferir longà
trahir ſes propres intérêts , en ſervant
iliaire & de renfort à une coalition tyque.
Portsmouth , le 28 décembre .
Phaeton de 38 ,
de lamarine angloiſe, a été mis en comune
des plus grandes frén
.
ordres ſont arrivés auſſi , dans ce port,
per avec toute la diligence poſſible les vaifſuivans
:
Queen Charlotte de 110 , le Britannia de
le commodor Hotham doit hiſſer ſon pavillon
d de la Britannia ) . Le Courageux de 74 ,
Sceptre de 64.
frégate la Circé , a mis à la voile pour une
re ; le floop , le Prince- of-Walles , pour
vre de Grace , & le Cafar pour Londres .
Prince- of-Walles , qu'on conſtruit dans ce
pourra être lancé dans un mois .On s'attend
duc de Clarence , par égard pour ſon frère ,
rera ſon pavillon.
24 , fir Hyde Parker a hiſſe ſa corvette à
u Duke de 98. - Les ouvriers travaillent
Et toute la journée , ce qui n'a pas cu
ple dans les plus forts arrmmeemmeerrss.. Ils trat
, foir à flot , foit dans les baſſins même ,
at le tems de leur dîner.
2.
compt.
cional.
4
3
Gên.
LyoPn.
1L.7i.8v..
168.
année
Lettot1ur7te0es2s
On arme à Chatam en toute diligence le Suffren
& le Léviathan de 74 canons , & les frégates
de 3 , l'Aigle , la Cléopâtre ,l'Aimable , le
Tartare &le Succès..... L'ardeur des ouvriers eſt
infatigable.
Danstous les ports on radoube , on arme , on
conftruit,
La guerre eft regardée ici comme inévitable.
La frégate du roi , l'Andromeda , capitaine Sa-
Isbury , eſt rentrée à Piymouth de ſa croiſière
devantBreſt. Elle rapporte que les françois ont ,
dans la rade de cette ville , une flotte de 9 vailſeaux
de ligne tout prêts , ſans compter les frégates&
les cutters.
Le Drutt & le Rangu , ſont ſortis du même
port pour aller prendre leur croiſière devant
Breft.
La Syren , de 32 , eſt ſorti du port , pour ſe
rendre aux Dunes des que le temps le permettra.
Le Culloden , de 74 , a été mis en commiſſion.
On a mis dans le baffin , à Plymouth , le
Childers , pour le radouber .
On y prépare avec beaucoup de célérité , les
vaiſſeaux deſtinés à entrer en armement , tels que
le Boyne et le Wiendsor- Castle , de 98 , l'Egmont
&le Culloden , de 74.
On y a reçu des ordres pour armer à la hâte
le Nautilus , de 16 canons , & tenir prête à l'armement
l'Allarme , de 32 , qui fort d'un radoub
complet.
Un quartier-maître aété chaſſé , pour avoir
donné connoiffance aux ouvriers des ouvrages,
deThomas Payne,
OURS DES EFFETS PUBLICS. Janvier. 1793.
CHANGESdu2.
Amft. 31 ...
Sam. 5. Lond. 16.
1855.5000 1825.350.
NAT. Lundi 31. Mardi1.
Merc.2.
Jeudi3. Vend.4.
189085..
412 ....
P .....
412 ....
3P ......
410
...
Ham. 330.33.
Mad. 26. 15.
Cadix. 26. 10.
Liv. 175.
Gên. 166.
Lyon. P.
7.7.1.8. CHANGES
bre82
il
tobre 3
dus.
125m³
4.4
5.5.6.
Amſt. 30.
ilions.
8
164
8
64.
11.10p.
etin.
11円0
.....
Efcompt.
i- act.
P.
Lond. 16.
Ham. 338.
Mad. 27.0.
2C6a.d1i5x.
1L.7i.8v..
G1ê6.n8..
Lyopn..
N obferve que les Rédacteurs no
de commun avec l'Abonnement , la diftri
7,6c. Cela M. DEUX , feul Dir deur
urnal , hôtel de Thou , rue des Potter as ,
aucun d'eux , qu'il faut adreffer tout ce
objets ; autrement des lettres
ni importantes pourraient refter au rebut..
oncerne ces
και
perfonnes qui enverront à M. DEUX des
furris , pour acque de leur Abonne
ont bien les faire timbrer ; faute de
Veraient pas acquittés. Les lettres
nant Affignars , doivent être chargées
Pofte , pour ne pas courir le risque de
ile
rer.
د
prix de l'abonnement eſt de vingt-cing liv.
de port. I fans affranchir le port de l'a gent &
a lettre , & joindre à cene derniere le recu
Directeur écs Fofes. On foufcet hôtel de
u , ne des Poirevins. Or sadrefera au beur
x , Directeur de ce Journal. L'abonnement
Deut avoir lieu que pour l'année entiere.
SAM
Tarm an
M
HISTO
dit
D
PAR
DE
Le prix
franc
0
( No. 7. )
SAMEDI 16 Février 1793 ,
l'an 2 de la République.
MERCURE
HISTORIQUE ET POLITIQUE
DE L'EUROPE ,
dit DE GENEVE ,
AR UNE SOCIÉTE
DE PATRIOTES.
Leprix de l'Abonnement est de 25 lir
franc de port par tout leRoyau
i
POUR L'ANNÉE 1793 .
FÉVRIER 2 28 jours & la Lane 30. Du 1 an
8 , ics jours croiffent , matin & foir , de 45'
OURS
du NOMS DES SAINTS.
J. PRASES
de de ia
MOIS.
Temps mayen
И. . S.
0 14 8
014 14
JOU
HIST
POL
Lan 2. d
fam. PURIFICATION.
D. Sexogésime.
lundi. Philéas.
merc. Vaſt , Evêque..
vend . Ignace , Evêque & Mart.
mardi Ste.Agathe,Vierge &M. le 4,
22
23 0 14 20
24 CD. Q.
14 25
0 14 30
251 14 33
h . 47 m.
jeudi. Romuald.
0
27 du-mat.
vend. Jean de Matha.
28 Ο
fam . Ste Appolline , Vierge. 29
D Quinquaresme. 30
0
landi Séverin , Abbé. N. L.
Ο
mardi Melece , Evêque .
0
merc. Les Cendres.
jeudi. Valentin.
He 10, à 7
3h57m.
4An foir.
14 39
14 38
14 36
14 33
14 36
14 38
1439
14 34
ALL
De
Francfort-
LES
Cours
Berlin ſe
fornt
de
l'acceffion
vend Les cinq Plaies de N.
fam, Ste Ju'ienne , Vierge.
D. Quadragefime.
lundi Siméon, Evêque.
mardi Moyle , Prêtre .
merc Quatre- Temps.
jeudi. Flavien.
vend, Chaire S. Pierre.
6.5
6 0
014 30
14 26
2
7 P. Q. 0 14
21
8117,36
9h. 9 in .
0 14 15
14 9
10 du foir. 0 14 2
11 。
15 55
121
Cam . Damien. 0 13 37
2D. Reminifcere.
P. L.
14
013
28
undi Mathias , Apôtre . 15
lessàro 0 13
18
Ardi Porphyre. 16 h. 4 m. 13 7
merc. Ste. Honotine. du foin. 12 56
17
cudi Rogain , Abbé. 18
12 44
EFACTE XV .
013 46
politivement
mois
dernier,
chi
avec
l'Au
&
défenſive ,
connoît
fous
Ainfi
la
liber
toutes
les
pu
Europe,
for
s'empreſſeron
même
liberte
No.
7.
16
OURNAL
21
ISTORIQUE
POLITIQUE
L'an 2º, de la République Françoife . P
ALLEMAGNE
T
Francfort-fur-le-Mein , le 3 Févrierλε
cours coalifées de Vienne & de
ſe font encore fortifiées depuis peu
cceffion de celle de Londres.Offi
vement aujourd'hui , quel le 6 du
dernier , la Grande-Bretagne a convec
l'Autriche une alliance offenfive
fenfive , affez ſemblable à celle qu'on
bit ſous le nom de traité de Pilniuz!
la liberté va compter pour ennemis ,
les puiſſances prépondérantes de
pe, fous les étendards deſquelles
efferont de combattre contre ceffe
liberté les états du ſecond , du
7.16 Février 1793 .
G
La
Champagne
cette vill:,d'
qu'un
courier
M.
Sommes ,
reprennelecor
Quelques perf
frère
Frédéric
Au refte, 1
eine activ
mence a dans
rard. Leprin
laPruffe;il
perdre. C'est
on a paflé de
O
mande
ſe
rendentfuc
Je
nombre eſt
guères que de
willentfortm
pas de
même
Pexpédition de
piller,
comme
Kepublique francolle va donc etre feule
contre tous , ſi pourtant c'eſt être ſeul que
d'avoir les voeux ſecrets des peuples dont
les plus võiſinsd'elle ſe ſort empreſſés de
s'y réunir. D'ailleurs , & nous avons l'hiftoire
pour garant de ce que nous allons
avancer , la France ſoutint vers la fin du
fiècle dernier , les efforts réunis de lamajeure
partie de l'Europe: il est probable
que ſa population &ſes reſſources s'é'ant
augmentées , elle pourra encore aujourd'hui
ce qu'elle put alors. Au reſte , c'eſt
ce qui ſera décidé dans le cours de cette
année , car il eſt plus que douteux que les
puiſſances liguées,dont les refſources font
inférieures, puiffent pouffer plus loin cette
guerre. Il leur faut des ſuccès marqués dès
les premiers pas. La France , comme toutes
les Républiques , qui ne font jamais plus
grandes , plus redoutables , que dans les
dangers preffans , où ſe développe toute
l'énergie de caractère propre à des hommies
libres, peut ſe relever de ſes défaites , au
cas qu'elle ait le malheur d'en effuyer ,
tandis que le découragement , produit
par les revers , ne manqueroit pas d'atterrer
des foldats qui ont àrougir de lacauſe
qu'ils ſoutiennent , & ne la défendent
qu'avec répugnance.
Dept.
La
garnifor
acru
devoir
Portance d
lement
1200
compte-t-on
leur état de
id.
Voici la
Autrichiens & la p
qua
Deur-Po
que
l'armée
hampagne , eſt dangereuſement malade , dans
ville , d'une fièvre bi icuſe. Il l'eſt au point
acourier est allé chercher , endligence,
Pommes , fon médecin. Il n'est pas sur qu'il
nne le commandementdes armées Pruſſiennes .
ques perſonnes prétendent que ce ſera ſon
Frédéric.
reſte , les préparatifs ſe pouſſent avecune
ane activité pour cette guerre , qui recome
a dans les premiers jours de Mars au plus
Le prince Henri n'en augure pas bien pour
affe; il n'y voit rien à gagner & beaucoup a
=. C'eſt ce que l'expérience a déjà prouvé, car
paflé des marchés très-ruineux.
mande deHanau que des régimens Pruſſiens
dent ſucceſſivement dans ſes environs ; dans
nbre eſt celui desGardes , qui ne marche t
5 que dans les dangers extrêmes , & paat
fort mécontens d'être employés. Iln'eneft
-même des huſſards de Goltz , qui furentde
dition de Hollande , & que l'eſpérance de
comme ils le firent alors , excite puiſſam
e
garniſon Pruffienne de Cob'entz , que l'on
devoir porter à 6700 hommes , va l'im
ce de cette place , en emplose journel
1200 aux travaux des fortificacions. Aufli
e-t-on que la fortereſſe ſera dans le meiltat
de défenſe ſous & femaines au plus
4
ci la poſition de differens corps d'armée
hiens & Pruffiens qui , depuis Clèves juf
Deux-Ponts , forment unc eſpèce de cordon
armée combinée de Preſſs & d'Autriche ap-
4
G2
cation entre les armées Françoiles de Custines ,
du Nord-Eft & de la Belgique, Ta dis que le
général Chairfayt occupe Cologne , le général
Beaulieu fe cartoone dans le Luxembourg , &
le prince Hohenlohe couvre Trèves. Ce dévelop
pement de troupes s'évalue à foo milehommes.
On porte à 60 mi'l , les Impériales , Prufſicones ,
Autrichiennes& Heflo ſes quicerneront Mayence.
Le total fera , dit- on , de 200 mille , eny.comprenant
tous les contingens , toutes les colonnes
enmarche,
1
Après le nombre connu des ennemis de la république
en Allemagne , ce qui incéreſſe le plus
afavoir, c'eſt leur plan d'opérations. Voici celui
qui paroît concerté :
L'armée du Bas R Rhin , & non celle du général.
Clairfayt , comme on l'avoit dit d'abord , paffera
la Meuſe fur le territoire Hollandois. L'armée
de
Clairfayt renforcée ſe portera cont
contre lesFrançois
pour les reponifer au-delà de ce fleuve ; on
te flatte d'y réuflir par la crainte qu'ils auront
que l'armée du Bas-Rhin ne les coupe ,
ace
que
on n'ef
de Brunswick , seavec
affez de
plan eft
vraiſemblance,
S
père pas moins
e le prince
tendant par la Hollande , pourra contribuer à
les tenir en échec. Une autre partie du
ce qu'on affure
d'occuper toutes les frontières de la Hollande julqu'à
Anvers , en même temps que le général Beaulieu
s'avancera juſqu'i Mens par les Ardennes,
appuiera l'attaque des Franç is par le flanc. &le
font, & effaiera même de les envelopper , tandis
que le prince Hohenlohe détournera une parrie
de leurs forces, portant fur Metz ou fur
Thionville , fi biendéfendue l'année dernière par
5
che
garder.
E
LEpagne
he
pottvoit
que
l'allian
ayant touj
auroit cont
hemis; l'Ef
trouverle ſe
gleterre,fou
de
Nootka
enlever le
Yeul
l'armen
decrevé
dan
Utuanie, à
de
recotmo
PAffemblée
woit
plus e
pouvoit;
lecabinera
d'hui
d'une
nafon
dont
Cette
con
The
doitdefo
tes
qu'elle fe
faire dans Maye qu
e ou il commandera , c'est -à-dire , de
cr.
دز
Ta
s
ESPAGNE.
De Madrid , le 24 Janvier.
19
Eſpagne , avec qui le pacte de famille
pouvoit plus fubfifter , il eft vrai , mais
l'alliance de la République Françoife ,
t toujours ficu fous un autre nom ,
it continué de faire reſpectes de fes en.
l'Eſpagne qui fut trop heursefe de
ver le fecours de la France lorſque l'Anerre
, ſous le prétexte frivole de l'affaire
Jootka Sotund, vouloit réellement lai
Per le Mexique , perte que lui ſauva
'armement de quarante- cine vailleaux
té dans le tenis T'affemblée contte
, àà qquuii eellle dut , à cet égard, plus
ecomoillance qu'au roi , parce que
emblée repréſentante du peuple pouplus
que te roi , & fit tout ce qu'elle
oit ; l'Eſpagne , ou pour mieux dire
pinerde ce royaume, le montre a jourd'une
ingratitude extrême envers une
n dont il éprouva la généralité.
tre conduite apprend la France qu'elle
it déformais compter que fur les
'elle fera directementavec les peuples;
par
traimentd'unedeces
cours , n'empêchent pas
que ceux qui exiſtoient entre les deux nations,
ne fubfiftent encore. Les beſoins réciproques
ſont toujours les mêmes ; les
-ſecours pourroient l'être ; ils ne tenoient ,
&ne tiennent pas plus , au château de Verfailles
qu'à celui d'Aranjuez. Les deux rois
étoient parens , à la bonne heure : mais les
individus des deux nations ne le font-ils
pas ,&des frères ne doivent ils pas demeuseramis
, tant il est vrai que dans cette affaire,
commedans toutes lesautres , les rois
rapportent tout à eux , quoiqu'ils duſſent
rapporter tout au peuple , à qui tout appar
tient , & pour qui tout doit ſe faire.
Voila pourtant des homemes faits pour
s'aimer , parce qu'ils font hommes ; pour
s'eſtimer parce qu'ils ont toutes les qualités
eftimables que comporte leur climat, pour
s'entraider parcequ'ils font voifins , quele
reTentiment particulier du premier lond
tonnaire public, d'un des deux peuples ,
aura brouillé , & les maîtres s'entr'égorge
ront parce qu'un des hommes d'affaires a
perdu fon parent.
Affurément nous ne prétendons pas affoiblir
le reſpect que chaque individud'une
nation doit au roi dans une conftitution
monarchique , reſpect auſſi ſacré que celui
que le roi doit lui-même à la nation , re
it eft auffijul
forme degout
mier
fonctionn
individus lui e
doit , lui,qu'àl
raffenibles , fo
pris
ſéparemer
petite , qu'e
garderons au
Charles IV :
l'affliger,le
les rois font
qu'unBourbo
encore s'il le
innocent.Ma
être
même av
in autre,le
prince, c'eſt
ple, foit qu
peuple lui- m directement;
confentemen
de
fucceffior
près, la π.ê
lage, iln'ait
terde cedov
ſuprême
eſt
pas
affez en
mettre
qu'un
on des foi
t auſſi juſte qu'important dans cette
me de gouvernement d'entourer le pre
fonctionnaire public, puiſque tous les
-idus lui en doivent , tandis qu'il n'en
lui , qu'à la collection d'individus qui ,
ublés , font bien le ſouverain, mais ,
éparement , n'en ſont qu'une fraction
ite, qu'elle eſt inſenſible. Nous nous
erons auſſi d'inſulter à la douleur de
les IV : la mort de Louis XVI a dû
ger , le ſang a dû parler ; & puiſque
ois font des hommes , il eſt naturel
Bourbon pleure un Bourbon , plus
re s'il le croit coupable que s'il le juge
cent. Mais ce devoir rempli , &peutmême
avant qu'il le fait , il en exifte
atre , le plus preflant de tous pour le
, c'eſt de veiller aux intérêts du peafoit
qu'il en ait été chargé par le
e lui- même , & qu'il lui ait promis
rement ; ſoit qu'arrivé au trône par le
ntement tacitede la nation , parl'ordre
cceffion qui n'eſt pas , à beaucoup
la même choſe qu'un droit d'hériil
n'ait promis qu'à Dieu de s'acquitce
devoir : or, dans tous les cas, l'être
ne eſt trop juſte ; une nation n'est
ſſez ennemie d'eile même pour pere
qu'un ſeul homme ſacrifie le bon-
2
G4
m
dent à la guerre , ou de vieilleſſe , en ſeroitil
donc moirs mort pour Charles IV & les
eſpagnols devroient - ils en ſouffrir ? Eh
-bien ! la choſe eſt précisément la même
pour la nation , à la tête de laquelle il fe
trouve placé. La douleur l'affecte -t - elle
trop pour lui laiffer la liberté de tête né
ceffaire à fes fonctions ? Il n'a qu'à les quitter
: car la providence ne l'a pas créé &
mis au monde , l'Espagne ne l'a pas porté
od laiffé aniver au trône , pour être d'abord
le parent de Louis XVI , & enfuite le
pouvoir exécutif d'une grande nation ; mais
bien pour être avant tout, à toutes les
heures du jour , en particulier comme en
public , ce pouvoir exécutif , & pour être
enfuite dans les courts momens de repos
que lui laſſent ſes importantes & nombreuſes
fonctions , dans le filence de fa
vie privée , le parent de Louis XVI : ainfi
la volonté de la providence bien indiquée,
celle de l'Eſpagne bien confultée , ſercit
furement que les deux nations conti
nuaflent à vivre en bonne intelligence.
Les théologiens de Salamanque , & les
membres du conteil de Caſtille , combats
tront peut être ces vérités & cet avis,
Mais les vaines arguties d'une école n'ont
affurément pas le privilège de changer
démontrée
la diplomati
tendra pas 1
gne contre
A
de nation à
ple:elle ne
défaſtreuſe
L'irrefolur
& malgré f
continue; e
porte,même
terminer, la
fort de Louis
contentement
dédaigner la
nommé les
font à Cadi
Madrid, de
qu'un régim
Alcudiam
dinaire& fi
faché quel'
confcil, en
lamonarch
beſoindes
du confeil
d'Aranjuez
prendre un
veut plus
bliquepre
demande
au plus ta
ontrée devienne une erreur , & toute
iplomatie da cabinet de Madrid n'en
ra pas la guerre prochaine de l'Elpa
contre la France , plus juſte en elle
efi confidere comme faite
ation à nation , & non de roi à peu
elle ne la rendra pas fur-tout moins
aſtreuſe pour l'Eſpagne.
on la
de ce
T
13
irréſolution de la cour eſt toujours la même,
algré ſes proteftations de neutralité , elle
inue , elle preffe même ſes armemens. Tour
e même à croire qu'elle attend , pour ſe deiner
, la décision de la Convention ſur le
de Louis. Le roi n'a pas diſſimulé fon mécentement
de que l'Affemblée avoit paru
aigner la lettre du chevalier d'Ocariz. Il a
amé les commandans des cinq vaiffeatıx qui
= à Cadix ; & l'on a vu paffer le 21 , par
drid , deux cens ingénieurs de Ségovie , ainſi
in régiment d'infanterie. Le jeune duc
Icudiamontre un peu trop la prétention oraire
& fi déplacée de fon âge. Il ne feroit pas
hé que l'on crût qu'il fait tout avec le roi fans
feil, en un mot qu'ils gouvernent à eux deux
monarchie Eſpagnole. Cependant il aurait bien
oin des ſages avis du comte d'Aranda , le ſeul
conſeil qui ait ſuivi la cour dans le voyage
Aranjuez . Ce fera la qu'il faudra pourtant
endre un parti ; car le citoyen Bourgoing ne
t plus être amufé. Cet envoyé de la Répuque
prefle vivement le nouveau miniftre , &
mande une réponſe il l'aura fous huit jours
-plus tard , du moins à ce que l'on dit géné
GS
pour la guerre.
,
Il paroît que tout le monde ne l'approuve pas
ici , car quand on veut la fin , on veut les
moyens ; & le conteil de Caftil'e vient de protefter
contre un emprunt de 6,000,000 de florus
, fait en Holande , pour la couronne , par
M. Gardoqui miniſtre des finances. L'ufage
conſtant vouloit que les empruns fudent
enregiſtrés à ce confil , qui ne s'y étoit jamais
oppoſé depuis le règne des Bourbons. Un confeiller
Catalan a ouvert l'avis de rejeter cet emprunt
, qu'il eſt bien étonnant que le profcffeur
du Mexique & du Pérou foit obligé de faire. Il
l'a foutenu avec la chaleur & la liberté propres à
ſa province , & a fini par entraîner les voix de
tous ſes collègues..
On dit le roi très-mécontent de cette audace
inouie , qui pourroit en effet en amener d'autres.
GRANDE - BRETAGNE
De Londres, le 8 Février 17930
3
Le 28 janvier il aété lu, dansles deux chambres ,
in meffage du Roi pour l'augmentation des forces
de terre &de mer , afin de le mettre en état de
S'oppoſer aux vues ambitieuses de la France. Ce
Cont les propres expreffions du ministère Brirannique.
On a fixé le 31 janvier pour le prendre
en confidération. Dans les deux chambres , la
France a été vive nent attaquée. Lord Stormont
& M. Pitt ont déclamé contre elle; mais à cette
Leance & dans les ſuivantes, les lords Laudertale
, Derby , & pluſieurs autes, ainſi que MM.
éloquence.
Le 30 on a
mémoration de
fermons prê.
leurs chapelle
pleines , tous
pas manqué
orateurs fac
beaucoup d'
Hier 31
de difcuter
tiondes pa
M.Pitt an
porter le n
20milles,
qui donnero
deffusde l'
Il ne fer
s'ilfaut e
plaint en
miniſtere
ment, en
dont ont
plaiſent,
nement
que les
le puble
ligne ,
complé
que pou
mens de
qu'il ef
hatant;
enveni
1
uence .
age
- 30 on a célébré , ſuivant l'uſage , la commoration
du martyre de Charles 1 , par deux
nons prêchés devant les deux chambres , dans
s chapelles reſpectives , qui ſe ſont trouvées
nes , tous les chefs du parti miniſtériel n'ayant
manqué de s'y rendre avec leurs cliens. Les
reurs facrés ont fait , comme les profanes ,
ucoup d'allufions aux évènemens de France.
Hier 31 , il fut queſtiondans les deux chambres
difcuter le meſſage royal , & la communicandes
papiers officiels ſur les affaires de France.
- Pitt anno ça qu'il feroit lundi la motion de
rter le nombre extraordinaire des matelots à
milles , au-delà des 25 milles déjà votés , ce
i donneroit une augmentation de45 mille & auffus
de l'état depaix.
Il ne ſera pas aifé de completter ce nombre,
il faut en croire une lettre dus février , qui ſe
laint en général de la folie & des vexations du
miniftere , après avoir dit qu'il chaſſe arbitrairenent
, en vertu du bill de police ſur les étrangers ,
Font on trouvera ici la fin , tous ceux qui lui déplaiſent
, François voyageurs , François ancienement
établis & autres ;el'e ajoute qu'il eſt faux
que les matelots s'enrôlent en foule , comme on
Le puble ; qu'il n'y a d'armés que 24 vaiſſeaux de
ligne , lesquels encore n'ont pas tout-à-fait leur
complément d'hommes; que l'on compte fur ceux
que pourront fournir un grand nombre de bâtimens
des ifles , des I des & de la Méditerranée
qu'il eſt poſſible aux François d'intercepter en fe
hatant; &que la prefe , àlaquelle il faudra bien
en venir,, neréuffira pas.On donne actuellement
}
G6
atification à chaque matelot pour qu'il s'entands
qu'on n'en donnoit ci-devant que 3 ,
a ne ſuffit pas pour les attirer. Le fait eft ,
eft impoffible d'armer une flotte conſidérable
rendre beaucoup de Land'smen , ou hommes
re , que la preſſe ſeule peut forcer.
is apprenons en ce moment que l'adreſſe au
ent d'être votée dans la chambre des com-
= qui a auſſi voté le 4 les vingt mille ma-
& foldats d'augmentation. Cette ſéance , du
er février , a été une des plus mémorables
plus importantes qu'il y ait encore eu peutepuis
la révolution de 1688 .
anouvelle de l'embargo , mis en France ,
5 vaiſſeaux anglois , le miniſtre a expédié
urriers dans tous les ports pour mettre auſſi
abargo fur tous les vaiſſeaux françois. La
eft donc certaine.
vant un état de la marine Anglaiſe , comt
la lifte de tous les vaiſſeaux actuellement
nmiffion dans tous les ports , il y a deux
aux de 100 carons , fix de998 , vingt& un
trois de 64 , trois de so ; deux fregates
carons , cinq de 38 , dix de 36 , quinze
,fix de 28 , & cinq de 24. Total , 32 vaifde
ligue, trois vaiff: aux de so canons ,
ate-trois fregates & floops de guerre.
Suite & fin du Bill relatif auxEtrangers.
it juge de paix , maire ou principal magifpourra
ſommer tout maître de maifon,
dans l'étendue de ſa jurifdiction , par un
igné de fa main , & laiffé chez ledit maître
C
lon
ligné, dans un
tion,du
nom
étranger qu'il
ſavoir,
ainda
loge , &s'il
&dansle cas
faire
ledit ra
it
fera
conc
ſterl.
d'amen
naire , sil
ladite
fomm
fera de's li
partagées ,
aux
pauvres
maifon.
Tout
officie
depaix,
fera
des
principau
de
toutesles
ainaquedes
délivrés, en
tentionde
1
Pouria. 1
Cependant
mettre enpri
gage ou
cau
fera
permis
compétens ,
pas
dans
un
d'élargir
ledit
le
préſentera
ges
portées co
Leſdits
mag
caution
d'un é
( 157)
a
de maiſon , de lui rendre compte , par un écrit
digné , dans un temps fixé par la ſuſdite ſommaion
, du nom , qualité & occupation , de tout
étranger qu'ii chez lui , autant qu'il a pu le
Lavoir , ainſi que depuis combien de temps il y
oge, & s'il n'en a point , il le certifiera aufli ;
dans le cas où il négligeroit ou refuſeroit de
aire ledit rapport , ou en donneroit un faux ,
- ſera condamné , après conviction , à so liv.
cerl. d'amende , par chaque locataire ou penſionaire
, silena , lors de la ſignification de
adite ſommation ; & s'il n'en a pas , l'amende
era des liv. ſterl. , leſquelles amendes feront
artagées , moitié aux dénonciateurs & moitié
x pauvres de la paroiſſe où eſt ſituée ladite
aifon.
Tout officier de la douane , magiſtrat ou juge
paix , fera parvenir le plutôt poſſible , à un
s principaux ſecrétaires d'état de S. M. , copies
toutes les déclarations qui leur auront été faites ,
i que des paſſeports & certificats qu'ils auront
ivrés , en vertu du fuſdit acte , en ayant l'attion
de les tenir auſſi ſecrets que faire ſe
arra.
Cependant dans tous les cas où un magiſtrat fera
ttre en priſon un étranger , ſans en accepter
e ou caution , comme il eft dit ci-deſſus , il
- permis à tout juge des différens tribunaux
rétens , qui croira que ledit étranger n'eft
dans un des cas mentionnés dans ledir acte ,
argir ledit étranger ſous gage &caution ; qu'il
réfentera pour répondre aux différentes char
portées contre lui .
efdits magiftrats pourront auſſi accepter la
on d'un étranger , fur un ordre expres d'un
:
anction
&fi,fanscaufe lég
tempsfixé p
pourla vie
éparte
ل ا
Ettousles
ſuſdits
entemsexiger que le
rés dansce
royaume
1792, os qui
arrive
tet adde feraenvigu
Strontdans
l'étendu
Evrent
toutesleurs a
qui font enleurpoff
leurulage&
difpor
tre
autorités parune
dites
armes&mun
Esferont
condamnés
tu
royaume , & sil
iépar
ladice
fenten
ncipaux lec era ſpécifiée l'eſpèce de caution. us les étrangers qui feront arrivés dans ce me depuis le premier janvier 1792 , ren- un compte exact & vrai au magiſtrat le woiſin , s'ils ſe trouvent dans lajurisdiction
de res & de Westminster
, ou des paroiffes de -la-Bonne , de Paddington
, St. Pancras & Luc à Chelſea , le 10 janvier 1793 ; ou s'ils hors defdites cités & paroiſſes , dans les 10 s après ledit 10 janvier 1793 , & tout étran- qui arrivera après ledit to janvier 1793 , dix s après ſon atrivée ; detoute arme blanche , eà feu , poudre & munition , qu'ils,auront en pofeſſion ou en dépôt chez un autre , & qui ont à fon uſage & diſpoſition. Et troisjours. ès ledit compte rendu , ils avreront audit giftrat leſdites armes , poudre & munition ,
ins qu'ils aient obtenu la permiflion expreſſe, les garder , ſcellée & fignée d'un des princi- ux ſecrétaires d'Etat de Sa Majesté , & il eſt fendu à tout étranger d'acheter , après avoir ndu le compte ci-deſſus , & de garder en fa offeffion , ou en dépôt chez un autte, fon uſage & diſpoſition , aucune arme à feu,
oudre & munition quelconque , à moins d'être anti de la permiffion ci-deſlus mentionnée
; out étranger qui négligera volontairement
de endre ce compte , ou qui en rendra un faux,
ou qui négligera & refuſera volontairement
de emettre leſdites armes , poudre & inunition ,
qui changera ou contrefera fera , fera changer ou contrefaire , ou préfentera une permiffion qu'il Haura changée , contrefaite ou fauffe, ou qui ache tera , fera acheter ou gardera en ſa poſſeſſiondes armes , poudre & muntions
quelconques
, fera ,
étant
&
ou
Les
fecrétairesd'e
s
magiftrats,pou
elle&lignédeleu
or
Tous
Finſpectic
fon
louéeou
occu
marchand
étrange
prame
pendantde
mjer
janvier
1790
des
locataires& p
hirela
recherche
ambitions,&de
s'en
Dient
nantisdelap
Les
ſuſdits
fcréta
tats,
pourrontfo
Précrit,
fcellé& fi
,tom
maîtrede in
Récrit,dansunter
Ette conviction , renvoyé hors du royaume,
ans cauſe légitime , il s'y trouveaprès le,
xé par le jugement, il fera tranſporté
vie
us les ſuſdits magiſtrats pourrontde tems
exiger que les étrangers , qui feront arri-
5 ce royaume , depuis le premier janvier
aqui arriveront pendant tout le tems que
Cera en vigueur , qui ſe trouveront ou pafans
l'étendue de leur jurisdiction , leur,
Dutes leurs armes &munitionsquelconques
en leur poffeſſion , ou en celle des autres ,
age & difpofition , & s'ils refuſent ſans y,
rifés par une permiffion , ou s'ils cachent
mes & munitions ci-deſſus mentionnées ,
= condamnés , après conviction , à ſortir
ame , & s'ils s'y trouvent après le tems
adire fentence, ils feront tranſportés pour
crétaires d'état de S. M. ,& tous les fufſtrats
, pourront ordonner par un écrir .
igné de leur main, la vifite , pendant le
-s l'inſpection d'un juge de paix , de toute
uée ou occupée par un étranger , s'il n'eſt
mand étranger , ou s'il a demeuré dans ce
pendant deux ans confécutifs , avant le
anvier 1790, & de toute maiſon où il y
ataires & penfionnaires étrangers , pour
recherche de touteeſpèce d'armes ou
, & de s'en emparer , à moins qu'ils ne
atis de la permiflion fus-mentionnée.
dits f crétaires d'état de S. M. , & maourront
fommer , par un avertiſſement
ſcellé&fignéde leur main , laiſſé chez
maître de maiſon ,de lui rendre compte,
dansuntems fixé par ledit avertiſlements
de toute eſpèce d'armes & munitions qui peuvenς
être dans ſa maiſon àl'uſage & diſpoſuion d'un
étranger, ou de lui certifier de la même manière ,
qu'aucun de ces articles ne s'y trouve , felon'e cas
Tout maître de maiſon qui négligera ou refuſera
de rendre ledit compte , ou qui volontairements
en donnera un faux , ou qui certifiera fauſiement
n'avoir aucun des articles ci-deſſus paiera 100
fterl. , &s'il néglige ou refuſe de donner le fufdir
certificat , quand même il n'auroit aucun des articles
ci-deſſus , paiera 5 liv. ſterl. , dont moitié
pour les dénonciateurs , & moitié pour les pauvres
de la paroiffe , où eſt ſituée ladite maifon.
Suite & fin de l'adreſſe au peuple Belge.
C
又
4. Parce qu'elle ren
de
nommetua,
prince ,
hereditaire, avec refpon
fouverainepeur
dorner
pugera
convenable: ce
en penfion
annuelle ,co
nation
fouveraine , ger
partie qui lui fera affh
anation
fouveraine Vera encoreplus expre
For
législatif, la no
&
miffions aux
cours
poler&lever les tax
Paix, dede guerre, de
lis
dignités&
honner
Diers de
l'état avec r
annuelle &
oftenfibl
que la
nation
fouvera
roir
exécutif, à la
plaiscivils&
militai
fidérer
mütemen
difcuffionde tous ce
1. Lajoycufe entrée primitive &les chartres,
parce qu'elle renferme ce droit inhérent , aufli
antique & connu que le monde; le droit de
Fhomine , ſoit l'égalité entre tous devant la loi.
Ailleurs il n'exiſte auſſi d'autres diftinctions que
celles que donnent les vertus , les talens , & la
nation fouveraine; c'est-à- dire ,bon peupleBelge,
que le cocher du général Dumourier n'eſt pas lon
égal dans la ſociété; car , pour l'être , il faudroit
que celui-là, eût toutes les qualités
ment.
La
joyeufe
touche au
culte , a
tendu qu'il paie en
de celui-ci , c'est-à-dire
celuidetil ? il devient alors fon
le cercle ſocial , comme il l'eſt dès ſa
devant les lois .
comm
naiſſance quenfin lesBelges
29. Parce qu'il renferme auſſi le principe d'une
parfaite égalité dans les ſubſides & impôts , entre
leclergé, le noble , le titre , & le peuple.
39. Parce que conformément à l'article premier
ci-deſſus , tous peuvent prétendre , & rem
plir tous emplois , charges , poſtes; afpirer & par
rembourfer; qu
Tauw
placés
dansd
6.
Le
prince
princefle
que
du
anation:
il
re
ega
met un prince , comme pouvoir exécutif
ire , avec reſponſabilité , auquel la nation
ne peut donner le nom de titre qu'elle
Convenable : ce prince aura un exiſtence
Fon annuelle , conforme à la dignité d'une
Louveraine , généreuſe , pour exécuter la
ui lui fera affignée dans la conftitution :
1 ſouveraine s'est réſervée , & ſe réfer
core plus expreflément à elle ſeule le pou
giſlatif , la nomination aux ambaſſades
Ons aux cours étrangères , les droits d'imlever
les taxes , de battre monnoie , de
guerre , de faire grâce , de conférer
ités & honneurs , le maniement des del'état
avec reſponſabilité , comptabilité
& oftenfible au public. Quant à la part
mation fouveraine donnera au prince pou
écutif, à la nomination aux autres emils
& militaires , ce ſont autant d'objets à
er mütement , lorſqu'on en viendra à la
an de tous ceux qui font partiedugouver-
La joyeuſe entrée n'admet point qu'on
au culte , au clergé , ni à ſes biens , atqu'il
paie en proportion de ſes fonds ,
dire , comme l'habitant de la chaumière ,
lui - là n'a aucun privilége ſur celui-ci.;
ales Belges n'ont aucune dette nationale
ourfer ; qu'au contraire ils ont des capiacés
dans différentes banquesde l'Europe .
Le prince pouvoir exécutif n'épouſera de
e que du confentement du fouverain de
on : il renoncera à tous autres gouverne
loin de me permettre de décider , je me fou
mettrai à tout ce que la nation fouveraine bel
gique , non influencée , légalemen affemble a
décidera ibrement pour fonbonheur. Toutes mes
follicitudes , toutes mes vues ſe bornant uniquement
à voir ma patrie vraiment heureuſe &
libre a fon goût. Le jojour qu'elle u'elle obtiendra
double but , fera auffi le plus beau de ma vie..
7
Ce 20 novembre 1792.
race
H.CN. VANDER NOOT.
31
FRANCE
11
CONVENTION NATIONALE .
11
Du Dimanche , 3 février
Après avoir rendu un décret par lequel laConvention
met à la diſpoſition du miniftre de l'inmerce;
30,000 ou
fans
reflources. L
ajouteàleur
cruelle
dela misère, ces c
vrais,lesp'us cou
eunqui,parleur pa
étouffé àLyonla co
mir.
Le
comité de co
prefervet les
manu
dont la
commotior
antéde
familles
ence il a
propof
commune de Lyo
You
fournir du tra
mme
feroit
rembo
Chrplas
d'impofiti
evenus
excéderoien
courir les hôpitaux , qui éprouvent de preffans
beſoins , ſoit par des ſuppreſſions de revenus , foit
par une augmentation de malades , elle a entendu
un rapport non moins intéreſſant ſur les ſecours à
accorder aux ouvriers employés dans les manufactures
de la ville de Lyon . On lui a fait obſerver
que les commiflaires envoyés dans cette
ville ont reconnu combien il étoit preſſant de
s'occuper de ces citoyens. La révolution qui appelle
lesb
é
l'impreffion
Le
miniftre de 1
Te
préſenter
une
attrendu le
prem
ansla
Républiquet
feauxquiy
arriv
oumis à
aucune
des
maintenant
dans co
miniftre a
propofe
acet,
portant
que
etranger
,
aux
carg
lavenir,
pou
As
francs.
Pat ce
olique
pourra de
antiréde
bleds ,
lle les François à tous les genres de prospérités,
qu'elle a portés à ſes arts & à ſon com-
30,000 ouvriers y font ſans travail &
ources. L'exceffive cherté des denrées
ear cruelle fituation; & quoique menacés
ère , ces citoyens font les amis les plus
5 p'us courageux de la liberté ; ce fone
par leur patrictiſme , ont plus d'une fois
yon la contre-révolution qu'on y médi,
5
'té de commerce a ſenti la néceſſité de
les manufactures de Lyon , d'une chûte
ommotion frapperoit , ruineroit une in
familles de la République ; en conféa
propofé à la Convention de faire à
me de Lyon une avance de 1,500,000 1 .
nir du travail à ſes louvriers. Cette
roit remboursée au tréfor national par
d'impoſitions ſur les citoyens dont les
céderoient mille livres. L'Aſſemblée a
mpreſſion & l'ajournement de ce projet.
iftre de l'intérieur , par interim , oft
enter une u obfervation eſſentielle furle
u lele premier février ,, concernant l'achat
tappellé à l'Affemblée qu'il exiſte
publique trois ports réputés ,francs ; les
uiuyy arrivent & qui en partent ne font
ucune des formalités des douanes. IL Ily
nt dans ces ports des grains étrangers .
= a propoſé d'étendre les diſpoſitions du
rtant que les bleds feront achetés chez
aux cargaifons qui , dans cet inftant ,
mir , pourroient ſe trouver dans ces
s . Par ce moyen , a- t-il ajouté , la ré-
Durra de ſuite ſe prosurer une grande
= bleds , & déjouera les ſpéculations
il a
E
au prix qu'il leur plaira de nous impofer.
Cette propoſition , convertie en motion , a été
décrétée , & la Convention a renvoyé à ſon comitédecommerce
l'examendes queſtions ſuivantes:
Si tous les ports de la république ne doivent pas
être francs , s'il ne doit pas être libre d'y amener
d'autres denrées que celles qui font aujourd'hui
permiſes dans les ports francs ; enfin , ſi l'on a
pris des meſures pour empêcher que les bleds
de l'intérieur ne ſoient portés , comme bleds
étrangers,dans nos ports.
peri
jour. Parmiles pétiti
marquécelle dequel
affuret la
Convention
républicain, animé d
pour laliberté& l'éga
la
Convention décréc
pursl'eſtime de la
muraumoins
prématu
coup de tumulte , a
motivé farceque
juger fur la condur
Tapport que fon com
Dulundi , 4 f
Un
membredu co
portfurles
déportés
poléde
décréterd'ac
ourdecetteille,po
dunordre descom
obijer
l'embarqueme
A
trouvédesdefen
appellé le grand a
la73.année, &
oujours obéi aux
L'Aſſemblée avoit décrété , dans ſa dernière
féance, que les commiſſaires ſeroient envoyésdans
les places frontières du Nord & de l'Eſt . Le préfident
a préſentéaujourd'huiles noms des membres
que le comité de défenſe générale propofoit pour
cette miſſion. Ce choix a excité quelques récla
mations contre les membres nommés & contre le
comité, qui s'en étoit attribué la nomination.
Marat aremarqué qu'il s'en trouvoit un qui avoit
Voté pour l'appel au peuple ; il a dir que par
cela même , ce membre ne pouvoit avoir la confiance
ni de la Convention , ni de la nation . On
s'eſt irrité contre Marat; il alloit être cenfuré,
lorſque Boyer-Fonfrède s'y cſt oppofé en demandant
que la Corumbles conftituantetrait traitar les infolencecselldees
de Dépreſménil , c'est-à-dire , qu'elle paffatà
Fordre du jour, motivé ſur le profond mépris
qu'elle a pour l'individu. Cette propofition a été
miſe aux voix &adoptée. On a décréré , de plus
qu'il feroit fait une autre lifte de commiſſaires
?
commomisit, p
on
craignoit
pou
da
colonel
Maudu
près delui
Ceper
Cambifort
obtein
ait
s'embarqua,C
niffion des pétitionnaires étoit à l'ordre du
rmi les pétitions préſentées , on a recellede
quelques citoyens qui venoient
a Convention que Pache étoit un vrai
in , animé des ſentimens les plus purs
iberté & l'égalité ... Ils demandoient que
ention décrétât que Pache conſerve toutime
de la nation. Cette propoſition ,
oins prématurée , après avoir excité beau
zumulte , a été écartée par l'ordre dujour
Tur ce que l'Affemblée ne doit rien préla
conduite de ce miniſtre , avant le
que ſon comité doit lui faire àce ſujet.
lundi , 4 février.
embre du comité colonial a fait un rap-
Les déportés de St. Domingue . Il a proécréter
d'accuſation d'Esparbes , gouvercette
iſle , pour avoir ſuſpendu l'exécution
e des commiſſaires civils , qui avoit pour
barquement de Chambefore. d'Esparbes
des défenſeurs dans l'Assemblée. I's ont
le grand âge de cet officier , parvenuà
nnée , & l'exactitude avec laquelle il a
obéi aux lois . L'ordre donné à Cambe-
-ils dit, par les commiſſaires civils , fut
qué au citoyen d'Eſparbes à midi,M
noit pour Cambefort le ſort déplorable
elMauduit , & d'efarbès le retint aui
Cependant , à quatre heures du foir ,,
obtempéra à l'ord e des commiffaires
barqua. Cette prétendueréſiſtanceduci-
Mais
Enin ceux qui ont parlé en faveur de cet omcier
, ont fait fur- tout fentir le danger de multiplier
fans néceſſité des décrets d'accuſation qui
compromettent la dignité de l'Aſſeniblée devant
les tribunaux. Ils ont cité l'exemple de l'ex-miniftre
Lacoste , renvoyé abſous par le tribunal criminel
du département de Paris , & ils ont conclu
l'ajournement du projet de décret préſenté au nom
du comité colonial. Mais l'Aſſemblée qui a cru
voir des preuves de la trahiſon du gouverneur de
St. Domingue dans le rapport du comité , a
adopté fon projet de décret , dans les termes ſuivans
:
« La Conversion décrète , 1º. qu'il y a lieu à
accufation co d'Efparbes , gouverneur-général
des Ifles -du-Vent. >>
cc 29. Les citoyens Cambefort & TTouzac leront
mis en liberté , mais ils ne pourront continuer
de ſervir dans les armées de la république , qu'après
s'être juſtifiés devant une cour martiale . »
« 3 °. Le miniſtre de la guerre fera tenu de
convoquer cette cour martiale ſur la demande de
Touzac & de Campefort.>>
CC
«4°. Girardin & les autres officiers détentis
feront définitivement mis en liberté. >>
La commiffion des douze a fait enfuite un rapport
relatif aux onze députés à la législature
membres du comité de liquidation , accufés de,
s'être laiſſés corrompre par l'or de la liſte civile. La
Convention a décrété d'accufation Lamy , l'un
d'entr'eux , & Mariveau , & ne découvrant au
cutes preuves contre les autres ex-députés , elle a
ordonné qu'ils feront élargis.
Sur
àlarépubliqueFra
un 85. départem
AlpesMaritin es
II. Ce dépa
à
l'Occident;ilce
qui font à la riv
titoire quicompe
III.Lechef
Maritimesferal
IV. Les
nationale
dans
le
tranſporteron
nimes, pour pre
de ce
départem
localitésdesdiftr
préalables àcet
«V.Le dépar
meraproviſoire
nationale.>>>
On aproced
nation d'unnou
ſultat du
ſcruti
nonville.
Du mardi
Le préſiden
Veau
miniftre
Lomination.B
La réponſe , L
Jeviens off
mage de mon
ma
reconnaifl
No. 7. 1
ci -devant comte de Nice , rent
blique Françoiſe , formera proviſoirement
département , ſous la dénomination des
Maritimes . >>>>
Ce département aura le Var pour limite
dent; il comprendra toutes les communes
à la rive gauche du fleuve, tout le terqui
compoſoit l'ancien comté de Nice. >>
Le chef lieu du département des Alpes
es ſera la ville de Nice. >>
Les commiſſaires de la Convention
- dans le département du Mont-Blanc ,
porteront dans celui des Alpes Maripour
préſider à l'organiſation proviſoire
épartement, indiquer le nombre & les
des diſtricts , & prendre toutes les meſures
es à cet effet. >>
Le département desAlpes Maritimesnomviſoirement
trois députés à la Convention
১
procédé à l'appel nominal pour la nomi-
'un nouveau miniſtre de la guerre. Le ré-
1 ſcrutin a donné la majorité à Beur-
.
mardi , 25 février.
éſident avoit été chargé d'écrire au nouiniſtre
de la guerre , pour lui notifier ſa
ion. Beurnonville vient lui- même apporter
aſe , la voici :
ns offrir à la Convention nationale l'hom-
= mon reſpect , de mon déyoûment & de
nnaiffance.
7. 16 Fevrier 17930
2
H
profeffion de foi.
Vous me croyez plus utile au miniſtere de la
guerre que fur la frontiere; vous jugez plus convenable
à l'utilité de ma patrie de me rappeler
du ſein d'une famille de braves , pour m'occuper
plus particulièrement de ſes beſoins , & du
ſoinde la faire triompher ; cette ſéparation , je
ne vous le diffimule pas , coûtera infiniment à
ma ſenſibilité. Je ſens d'ailleurs toute mon infuffilance
& l'étendue de mes devoirs ; mais je
vous ai dit que j'étois foldat , & c'eſt vous dire
queje ne Taisqquu''obéir.
J'offre àma patrie & à la Convention un coeur
pur & plein de l'amour de mon pays , une grande
franchiſe , & une grande bonne volonté ; mais
tous ces moyens me paraiſſent inſuffifans , s'ils ne
font pas puiſſamment ſecondés par vous.
le tro
Ieufe, & uapr
quelaConver
dre,j'ai pu me
Dansquelq
toyens législate
des repréſenta
pour la Libert
publique.
On fait le
mourier , dat
queles pieces
desjacobins
commis des b
tiennent une
envoyées au co
fon
calomniat
ne pèſe pas da
de la confiar
mande. Il ex
beſoinsdefo
ditle généra
offensivedan
leure a été
nérale.
Les com
Belgique ,
dudécret d
Comité dip
Convention
&fur leſque
vention ap
décret qui
Il exiſte de grands maux; ils font le réſultat
d'une malveillance paffée ; il faut de grands
remedes , & les momens fontcourts : ce n'eſt donc
qu'en multipliant les efforts & les moyens que
nous pouvons triompher des obftacles . Les armées
ne demandent qu'à vaincre ; ſecondons-les , &
nous toucherons avant peu à l'Egalité , à laLiberté
& au bonheur qui doivent être l'objet unique de
nos méditations.
Enacceptant le miniſtere , citoyens légıflateurs ,
je vous demanderai deux permiffions ; celle de
retourner me battre contre les ennemis de ma
patrie avec les braves queje quitte , ſi , après avoir
-employé tous mes efforts pour répondre à vos
defirs , je ne puis atteindre le but que vous vous
êtespropoſé.
,& & après avoir travaillé avec les adjoints
a Convention nationale me permet de prenj'ai
pu mettre les choſes dans l'état defiré.
ans quelque poſi ion que je me trouve , cias
légiflateurs , je viens jurer entrer les mains
repréſentans de la Nation , de mourir
la Liberté , l'Egalité & le ſalut de la Ré-
S
que.
fait lecture d'une lettre du général Duier
, datée d'Anvers le 3 février. Il demande
es pieces déposées au ſécrétariat de la ſociété
acobins de Paris , par Affinfratz , premier
mis des bureaux de la guerre , et qui conent
une dénonciation contre lui , foient
vées au comité de défenſe générale , afin que
alomniateur foit conf ndu ,& que le ſoupçon
ſe pas davantage ſur un général qui a beſoin
confiance des braves ſoldats qu'il come.
Il expoſe enfuite à la Convention les
nsde ſon armée. Elle ne peut plus attendre ,
général ; elle ne peut continuer la guerre
five dans la poſition où elle ſe trouve. Cette
a été renvoyée au comité de défenſe gée.
es commiſſaires de la Convention dans la
que , écrivent que l'obstacle à l'exécution
écret du is décembre , ſont les renvois au
ité diplomatique des adreſſes envoyées à là
vention par quelques villes de la Be gique ,
leſquelles on n'a rien prononcé . La Conon
a paflé à l'ordre du jour , motivé fur le
et qui ordonne que la loi du 15 décembre
H2
deux vaifleaux de 74 canons , fix fregates de 40
&ungrand nombre d'autres bâtimens. Ils annoncent
qu'une ſouſcription civique portera à 20millions
les fonds deſtinés à leur entrepriſe.Le ſeulencouragement
qu'ils demandent , c'eſt que les actions
de leur fociété ne ſoient point ſoumiſes au
droitd'enregiſtrement. Cettepétition eſt renvoyée
aux comités des finances & de la marine. Un
membre annonce en même temps , que la ſociété
des amis de la liberté & de l'égalité de Bordeaux
fait armer une frégate , dont elle fait hommage à
la patrie.
Sur la propoſition du comité de la marine , la
Convention adécrété que les receveurs de diſtrias
feront tenus de ſe pourvoir d'un certificat de civiſme
de leur municipalité. Elle a étendu la même
diſpoſition à tous les fonctionnaires publics ſalariés
, qui n'ont pas été réélus par le peuple.
Décretſur les monnoies d'or & d'argent de la république.
La Convention nationale , oui le rapport de
fon comité des finances , décrète ce qui ſuit :
de la vigilance
deuxcôtés dut
mots : Regne
millésime del'a
III. Lecor
desdeuxmots :
14livrescontin
cordon.
«IV. Il ne
despiècesde 6
24liv. en or.
ce Art. I. Les monnoies d'or & d'argent de
la république Françoiſe porteront pour empreinte
une couronne de branches de chêne ; la légende
fera compofée des mots Répub'ique Françoise ,
avec déſignation en chiffres romains ; la valeur
de la pièce ſera in crite au milieu de la conronne.
Mercredi
Le
général
la clefd'or , do
Louvain.
Les
cachéepourqu
commiſſaires n
effets
dansles
On
décrete que
ves.
Une
lettr
Convention de
its
troupes cor
II. Le type adopté par le décret du mois
d'avril 1791, ſera conſervé fur le revers des
CC
sere.
Des
bataves
decret par
lequ
inftathouder
Courront
autan
après
laquelle
qui va
faire le
triompher la ca
Les
bataves
ſer
Its
armes
dela
vigilance , continueront d'être placés des
ôtés du type. La légende ſera compoſéedes
:Règne de la loi. L'exergue contiendra le
me de l'année en chiffres arabes.
1. Le cordon des pièces de 6 liv. ſera infcrit
ax mots : Liberté , Egalité. Les pièces de
es continueront d'être marquées d'un fimple
✔. Il ne ſera fabriqué proviſoirement que
ces de 6 livres en argent, & des pièces de
en or.
Hercredi , 6 février.
4
Lénéral Miranda envoie à la Convention
d'or , donnée par Charles III à la villede
1. Les magiftrats de cette ville l'avoient
pour qu'elle ne leur fût point enlevée les
Taires nommés pour faire l'inventaire des
ans les monumens publics, l'ont trouvée.
rete que cette clef ſera déposée aux archine
lettre du même général , inftruit la
tion de divers avantages remportés par
pes commandées par legénéral Lamorataves
admis à la barre, applaudiſſent au
ar lequel laConvention déclare la guerre
puder de Hollande. Ils aſſurent qu'ils con-
= autant qu'il ſera en eux à cette guerre ,
quelle ils ſoupiroient depuis cinq ans ,
Faire le bonheur de leur pays , en falfant
er la cauſe de la liberté & de l'égalité.
ves ſe montreront dignes du bienfait dont
de la république françoiſe vont les faire
:
7
H 3
à communiquer. Il demande à être entendu par
le comité de défenſe générale. --- Décrété .
*Aux bataves , ont ſuccédé des députés des
120 communes compoſant la Rauracie. Ils remercient
la Convention au nom de leurs concitoyens ,
de la protection qu'elle leur a accordée. Ils démentent
les faits avancés à la barre de la Convention,
par de ſoi-diſans députés des ſocié és
populaires de Porentru. Quant à nous , ont-ils
jouté , mandataires élus par nos concitoyens ,
nous allons nous hâter de vous monfefter leur
voeu. Il ſera digne de la république françoiſe.
Libres par la protection de ſes armes , les rauraques
s'uniront bientôt, ſans doute , à ſes glorieuſes
destinées , &, de concert avec elle , comttront
&ention s'est ensuite occupée du fort
cront pour laliberté univerfelle.
des pauvres de la répub ique , et des ſecours que
l'humanité & la juſtice réclament en faveur d'une
claffe indigente, mais laborieuse. Voici le décret
qu'el'e a adopté , d'après le voeu de fon comité
des fecours publics.
29
les 6millions porte
IV. Les
directoir
qu'au re . octobre
del'emploidesſom
ront
recevoir, tant
que du préſent déc
V. Au premier
Tintérieur fera ten
corps légiflarifdes
temens.
L'erminiftreP
בadminiſtration
Timpreflion .
Aprè avoir ente
de laguerre , la C
Arthur
18 20
Dillon av
1791,
confiance de la Na
Laféance s'eſt
la
commune dePa
les
allarmes Curles
Lecours de 4 mill
tmbléene luiacc
unde, le confe
Souvera dans l'in
Roviſionnement
des
finances.
ART . Ir. La tréſorerie nationale tiendra à la
dif oſition du m niſtre de l'i térieur , juſqu'à concurrence
de 6,000,000 liv. pour être diftribués
aux 85 départemens , d'après les baſes de la repréſentation
nationale, & être employés en travaux
publics reconnus les plus utiles par les corps .
adminiſtratif .
II . Sur cette fomme de 6,000,000 liv. il ne
fera accordé au département de Paris , pour toute
répartition , que celle de 300,000 liv . III. Le ministre de l'intérieur eft autoriſé à
mettre à la difpofition des départemens le tableau
Dujeudi ,
L'ouverturede
anactede
bienfa
som du
comité
Lions portés en l'article premier .
es directoires de dépa temens auront jufoctobre
prochain pour rendre compte
bi des ſommes qu'ils ont reçues ou pouroir,
tant en vertu des loix exiſtantes ,
éſent décret .
premier janvier 1794, le miniſtre de
fera tenu de donner connoiffance au
Latif des comptes rendus par les dépariniſtre
Pache a envoyé les comptes de
niſtration . L'Aſſemblée en a ordonné
1 .
voir entendu le rapport de ſon comité
re , la Convention a rapporté le décret
1792 , par lequel le l'eutenant-général
llon avoit été déclaré avoir perdu la
de la Nationa
ce s'eſt terminée par une députation de
ne de Paris , qui eſt venue faire part de
es ſur les ſubſiſtances . Elle a follicité un
= 4 millions , & annoncé , que si l'AC
lui accorde pas la ſomme qu'elle de-
Le conſeil-général de la commune ſe
Hans l'impoſſibilité de pourvoir à l'apement
de Paris. -Renvoyé au comité
es
eudi , 7 février.
turede cette féance a été conſacrée par
bienfaifance & de justice. Chenier au
omité d'inſtruction publique , a inté
H
trie &dont les talens & la vertu ont mérité l'eftime
de 1Europe.
* Goldoni , que Voltaire a nommé leMolierede
l'Italie, fut appelé à Paris en 1762 , par l'ancien
gouvernement. Il jouiſſoit depuis 1768 d'un traitement
annuel de 4000 liv. ; ce traitement qui
faifoir toute ſa fortune, lui étoit payé dans ces
derniers temps ſur les fonds de la lifte civile .
Undécret a réduit ce vieillard , âgé de 86 ans ,
à la mifère. Il ne lui reſte pour toute reſſource
que le bon coeur d'un neveu , qui partage avec
lui le foible produit d'un travail affidu. ce Citoyen
, a dit Chenier , vous tendrez une main
ſecourable à ce qu'il y a de plus ſacré fur la
terre : la vertu , le génie , la vieilleffe & l'infortune;
vous n'invoquerez point l'ajournement ,
car on n'ajourne point la nature,& dans quelques
jours peut - être votre bienfait viendroit trop
tard>>.
citprovenant de la
acharsdegrains & fa
lité pourl'approvifion
deces fubliſtances .
Dubois de Crancé
fur l'organiſation des
fes calculs, il réfulte
régimens deligne&
Tonaux, au premier
fre de 401,992 h
époque ,la guerre
dénuement abfolu,
oat
conſidérablemer
nièreque
doivent comp epour comp
compofer
gn.fprochaine
, il ret
homines.
Unedes
conhite à
national
troupede ligne av
the
fortement com
pai
pluſieurs meu
ffiondes troupes
étoit
dangerufe
fonten
préſence d
relle,cetterivalit
loldats de ligne
tantde nos triom
tique,
coupable
compofentdesar
dela
difcuffion
d
La Convention , heureuſe de ſe trouver en ce
moment le repréſentant de la générosité de la
nation , a adopté ſur-le-champ le décr t ſuivant :
1º. Le traitement annuel de 4000 liv, accordé
à Goldoni en 1768 , lui ſera payé à l'avenir par
la tréſorerie nationale.
2º. Ce qui lui eſt dû fu ce traitement depuis le
mois de juillet dernier , lui ſera payé fur-le-champ
&à ſa équ fition.
D'autres rapports ont enfuite occupé l'Aflemblée.
Réal a fait adopter un décret qui autoriſe la
municip lité de Paris à lever une contribution de
4millions ſur les citoyens dont les revenus excéderoient
neufcent francs , pour faire face au dé-
Décret fur lade
off
Art.
I.
Le
de
destituer
les
venantde la différence entre le prix des
e grains & farines faits par la municipal'approviſionnement
de Paris & la revente
abſiſtances .
is de Crancé a fait un rapport fort étendu
aniſation des troupes Françoiſes . D'après
als, il réſulte que la force effective des
5 de ligne & bataillons de volontaires naau
premier décembre dernier , ſe trouvoit
401,992 hommes ; mais depuis cette
la guerre , la rigueur de la ſaiſon , le
ent abfolu , le defir de revoir le foyer en
dérablement diminué le nombre , de ma--
pour complet er les 502,800hommesqui
compofer a force publique pour la campahaine,
il rette à faire une levée de 300,000
- Une des ues principales du rapporteur
anationalifer l'arm , en amalgamant Ja
e ligne avec les volontaires. Ce projet a
ement combattu par Barrère , & d fondu
leurs membres . Barrère penſoit que la
es troupes de ligne avec les volontaires
ger uſe dans un moment où nos armées
préſence del ennemi; que la rivalité natatte
rivalité de gloire , qui règne entre les
de ligne & les volo taires , étoit le ga-
10s triomphes , & qu'enfin il étoit impolipupable
même de changer les élémens qui
nt des armées victorieuſes. L'ajournement
cuſſion de tout le projet a été décrété,
Car la deßitution & le remplacement des
officiers de la marine.
-. I. Le miniſtre de la marine fera tenu
cuer les officiers de marine employés aux
H3
*
es , qui le font montrés rebelles ala for ,
leſquels ne pourront obtenir leur ren r'e au fervice
, ou des penſions de retraite , que d'après
les conditions exigées par la loi du 30 décembre
dern'er.
II. Le miniſtre de la marine ſera aufli tenude
deftituer tous les officiers de marine qui ſe ſont
abſentés par congé de ſes prédéceſſeurs , oit pour
aller à Malthe ou dans nos colonies , ſoit pour
aller en pays étras ger , ou qui ne font pas rentrés
dans les ports de France aux termes de la loi ,
fur les dangers de la patrie.
III. Le miniftre de 1 marine pourra choifir les
contre-amiraux parmi les capitaines de yaffeaux,
actuellement exiſtans à leurs poftes , ou en activité
de fervice , & nommés capitaines avant le 31
décembre der ier , le droit d'an ienneté de neurant
toujours réservé ſuivat les lo xanciennes .
IV. Le nombre des capitaines de vaiffeaux,
antérieur à la formation du premier janvier 1792 ,
ſe trouvant réduit par la déſertion , à un nombre
de beaucoup inférieur aux beſoins de la république
, le miniſtre de la marine eſt autor ſé à remplacer
en entier la moiti des capitaines de vaifſeaux
à l'ancienneté , & envoye ta déciſion pour
l'autre mitié , & le ſur lus du projet de décret ,
après le rapport des commiflaires envoyés dans les
ports.
V. Le miniſtre de la marine choiſira la mitié
des capitaines indiſtinctement , & de remplacemeat
parmi les lieutenans de vaiſſeaux quelque
ſoir le temps de leur navigation dans ce dernier
grade, & parmi les capitaines de commerce , ayant
cinq années de commandement en curſe ou au
long cours. - Les uns & les autres feront tenus
derapporter des certificats de civiſme , fignés
de
gene aux de la com
VI. Les lieutena
au choix , prendre
cienneté : ces der
ont entre eux. Le
parmi les lieutena
parmi les capita ne
entre eux fuivan
dans l'un ou l'au
VII. Le tem
Vadmiffion au g
fireaci qannée
Foit lur ceux d
candidats devio
navire du com
mandé deux an
deux ans ſur le
gues, offic ers
pour lacampa
VIII. Le li
janvier 1792,
de la totalité
les anciens of
frégates &
rempli dans L
compté par n
IX. Les m
après avoir
rontau fervi
qu'ils auront
X. Le no
pour le gra
14, foit 1
de commerc
vront
avoin
x de la commune de leur domici
Les lieutenas , faits capitaines de vaifleaux
ceux faits à l'an- prendront rang après. ,
é : ces derniers conferveront celui qu'ils
re eux . Les capitaines pris au choix , tant
Les lieutenans de vaiſſeaux de l'étur , que!
es capitaines de commerce,prend ont rang
=ux ſuivant l'ancienneté de leur navigation
in ou l'autre ſervice .
Le temps de navigation néceſſaire pour
fion au grade de lieutenantde va fſeau sera
i q années , foit fur les vaifſeaux de l'état,
r ceux de commerce indiſtinctement. Les
ats devront avoir été reçus capitaines de
du commerce au long cours , avoir com-
- deux ans en cette qualité , ou navigué
ans ſur les vaiſſeaux de l'état comme enfeioffic
ers auxiliaires , entretenus ou brevetés
La campagne , ou comme maîtres pilotes.
II . Le, lieutenans nommés depuis le premier
er 1792 , prendront rang entre eux à raifon
totalité de leur navigation; le ſervice que
ciens officiers auxiliaires ou licutesans de
es & ſous-lieutenans de vaiſſeaux , ont
i dans les ports de la république , leur ſera
té par moitié du temps exigé ,
. Les marins , faifant le ſervice des ports qui ,
avoir été fupprimés , fonte trés ou rentreau
ſervice , compteront pour moitié le temps
s auront paflé en activité dans les ports.
.Le nombre d'années de navigation exigé
le grade d'enſeigne entretenu ,
fera fixé
foit fur les vaifleaux de l'état foit fur
ommerce indiſtinctement , les candidats de-
Lt avoir ſervi ſur les vaiſſeaux de l'état
ceux
H6
ieutenans pendant deux années. Pourront auſſi
Etre admis , ceux des volontaires , élèves ou
afpirans entretenus de la marine de l'état , ayant
ans de navigation , & dès qu'ils auront ſubi
'examen preſe it par les loix précédentes.
XI. Les felougues de Corſe font partie navale
de la république françoiſe. En conféquence , les
officiers attachés juſqu'ici à leur ſervice , ſeront
Encoporrés dans la marine , & prendront rang
Tuivant leur grade , & la durée de leur ſervice.
XII. La Convention nationale décrète, qu'à
compter de la publication du préſent décret , l'uniforme
de la marine militaire de la république ,
fera habit & severs bleu foncé , le paſſe-poil
rouge , par mens rouges & paffe-poil blanc , le
collet banc & poffe-poil rouge , la doublure de
' habit verte , &culotte écar at , deux ancres en
bleu l'attache à retrouffis , des boutons de cuivre
Hoé à l'ance , ſurnonté du bo net avec l'exerque:
Républiq e Françoise. La pathe à pattes ,les
Epaulettes un or , le baudrier noir en fauoir , armé
dub avere de métal doré, letout ju q es & c. mpris
Lescapitaines de viffeaux, rienn tartchangé quant
-préſent , a l'uniforme des officiers-généraux .
XIII . La Convention décrète , que la valeur
cotale des bâtimens marchands , qui feront pis
par le vaiſſeaux de la nation, ſera partagée entre
équi age qui aura fait la capture. La Convenion
na jonale renvoye à ſon comité de ma ine
pour fixer le mode de répa tition ..
XIV . Les loix exiſtantes contiu eront à être
exécutées , en tout ce qui ne fera pas contraire an
préſent décret.
Du vendred
Une
difcuffion
s'eſt élevée. Des
venus
réclamer
pourſuite desma
première impre
n'apas dû être fa
Tour de cette
core
toute
enti
fallu
V'écarter p
dérations
politiq
retracterle
décr
tionde cesveng
pasde
nouve
les
teurs égarés des
feroient pas acc
Si,
lorſque e
prudence de le
longs &detu
déciété que l'in
contreles
auteu
Teroit
Tufpendu
fetost
chrgéd
port u la né
clamation
d'ur
Decret qui
volontaires&
tont évé
bielle
dela patr'e.
Art. Ies. L
detroupesdeli
fultantes
dese
hors
d'état d
ſervice, obti
Du vendredi , & février.
e diſcuſſion pénible & délicate à la fois ,
evée. Des fédérés de la République ſont
réclamer contre le décret qui ordonne la
ite des maſſacres des 2 & 3 ſeptembre. La
ere impreſſion qu'a produit cette demande
dû être favorable aux pétitionnaires . L'horcette
grande proſcription exiſtoit enoute
entière dans les eſprits. Mais il a bien
écarter pour ſe livrer à l'examen des confi-
-os politiques qui doivent confirmer ou faire
er le décret. On s'eſt demandé fi la punices
vengeances arbitraires n'en ſo leveroit
nouveles; fi les pourfuices c ntre les au-
Egarés des évènen ens du 2 septembre , ne
pas accompagnées de nouveaux troubles.
ſque e cr.me eſt abattu , il eſt de la
ce de le réduire au déſeſpoir. Après de
&de tu ul eux débat la Conveurion a
que l'inſtruction de la pro édure , intentéę
les auteurs des mallacres du 2 ſeptembre ,
fufpendue & que 1 comité de législation
chargé de lui fare fous trois jours un rapla
néceffité de ſa poursuite , ou la proion
d'une amniftie.
rot qui fixe les pnious de retraite , des.
ires& foldats de trou es de ligne , qui auébleſſés
en combatta t pour la d fenfe
patre.
1
Ier. Les volontai es nationaux & folda's
Desde ligne que des bleſtures graves , rés
es des évènemens de la guerre , auro: t mis
'état de cont uer & de reprendre leur
=, obtiendront des penſions de retraite lui-
T
après.
II. Le volontaire national ou le ſoldat de troupe
de ligne qui aura perdu une jambe ou reçu une
bleſſure tellement grave qu il ne puiſſe plus reprendre
ſon ſervice , recevra pour retraite , une
penſionde 1s ſols par jour, Celui qui aura perdu
un bras ou reçu dans cette partie ou à la main
ure bleſſure qui le mette hors d'état de s'en
fervir , recevra pour retraite , une perſion de
20 fols par jour. Ce'ui aura perdu deux de fes
membres ou reçu des bleſſures tellement graves
qu'il ne puiſſe ſe ſervir nide l'un ni de l'autre ,
obtiendra pour retraite , une penfion de soo liv.
par an.
III. Les ſous-officiers des volontaires ou des
troupes de ligne qui ſe trouveront dans l'un des
cas prévus par l'article précédent , obtiendront
pour retraite la totalité de leurs appointemens,
pourvu toutefois que cette totalité ſoit au moins
égale à la penſion qu'ils auroient obtenue comme
foldats.
IV. Les volontaires ſoldats qui réclameront
des penſions en vertu des articles précédens , ne
pourront en obtenir fans avoir produit le certificat
de chirurgien des armées , viſé par les
chefs de leurs corps reſpectifs , & approuvépar le
général de l'armée , qui conſtate que leursblef-
Tures font de nature àne pas leur permettre de
ſe ſervir utilement du membre affecté , & réfultart
des évèn mens de la guerre.
V. Les volontaires ou foldats qui , à raifon
de leurs bleſſures, feront dans le cas d'obtenir une
penſion, ſuivant les règles déterminées ci deſſus ,
auront la faculté d'opter entre ladite penſion ou
Thô el natio
Vacantes dar
VI. Tout
feront a plic
foit àl'hôtel
trouveront d
VII. La
, q
point feuer
16mai ,
ce quin'ett
VIII. L
de délirer
des brevets
politionsd
ciers volont
de ligne qu
des cas prév
fait aux fo
àlacharge
après à la
natif auque
l'énonciatio
catives àl'ap
Dufa
On a fa
<<Citoy
derniersje
un
étrange
j'étoisloin
troptard,
n'évoit déja
liégeois la t
dontjecroi
fommesrat
el national des invalides , s'il y des places
cantes dans ledir établiſſement.
VI. Toutes les diſpoſitions du préſent décret
ont a plicables à cex des militaites retirés ,
à l'hôtel , foit dans les départemens , qui ſe
uveront dans les cas prefcrits par l'article II.
VII . La Convention nationale déroge en ce
nt feu'ement à ce qui eſt preſcrit par la loi du
mai , qui continuera d'être exécutée en tout
qui n'eſt pas contraire au présent décret .
VIII . Le miniſtre de la guerre eſt autorifé
délivrer , fous fa refpo fabilité pertonnelle ,
brevets de retraites , en conformité des dif
itions da préſent décret , à tous les tous-offi-
Ts volontaires nationaux ou foldats de troupes
ligue qui ſe trouvent actuellement dans l'un
- cas prévus par l'article II . , qui auront fatifaux
formalités preſcrites par l'article IV
acharge parlui de fire paffer immédatement
rès à la Convention nationale , l'état nomiif
auquel il aura délivré leſdits brevers avec
nonciation par lui certifiée des pièces juftifiives
àl'appui de leurs deinandes.
Du samedi , 8 Février.
On a fait lecture de pluſieurs lettres .
1
Citoyens , a dit Chenier , lorſq e ces jours
niers je provoquois votre bienfaifance envers
étranger littérateur illuftre , un octogénaire ,
cois loin de penfer que ma voix ſe f roit entendre
ep tard , & qu'à l'inftant où je parlois , Goldoni
voit déja plus. Si depuis quinze jours que j'afgeois
la tribune , j'avois obtenu plutôt la paro'e
nt je crois n'avoir point abuſé , depuis que nous
mmes ratſemblés , Goldoni , grace à votre juf
Tolation de n'être pas oublié par la nation françoiſe
qu'il avoit adoptée pour mere ,& qu'il aimoit
avec tendteffe. Sa veuve reſte encore , elle eſt âgée
de 76 ans; il ne lui reſte pour tout héritage qu'un
nom célèbre , des vertus & de la pauvreté. Je
viens vous engager à détourner ſur elle une foible
partie des bienfaits dont vous avez voulu combler
ce vertueux écrivain ; vous offrir les occaſions de
faire du bien, c'eſt vous ménager un délaffement
dans vos peines , dans vos tollicitudes patriotiques ,
& la Convention nationale s'honore ele - même
en rundant hommage à la mémoire d'un homme
vertueux ; & en le pourſuivant , pour ainſi dire ,
pardes bienfaitr juſques dans latombe où il vient
dedeſcendre ».
La Convertion nation le décrète ce qui fuit :
Art. Ier. La veuve de Goldoni jouira , durant fa
vie, d'une penfinde 1200 liv. Cette penſion lui
fera payée par la tréfor rie nationale.
II . Ce qui reſtoit aGoldoni pour ſon traitement
actuel de 4000 liv. depuis le mois de juillet dernier
, fra payé tur-le-champ par la t éſorerie nationaleà
la réquifition de ſa veuve ; décrété.
La Convention a renvoyé au comité des finices
, un rapport du comité d'inſtruction publique
, qui avoit pour objet de fas e fufpendre
la vente des biens des congrégations féculières ,
confacrées à l'enſeignement.
Un membre , au nom du comité de ſurveillance
, a fait un rapport ſur la reddition de Verdun.
Il a obtenu le rapport des décrets tendus
contre les malheureux habitans de cette vile;
mais les plus coupables ſeront ivrés à une juſte
punition. L'Aff mblée a pron ncé la destrution
des memb.es du directoire de diftrict & de ceux
L'ordre du je
de
Dubois Crar
Maisceprojet
tribuéauxmer
plus longexam
Cambon a o
le
département
du14novem
adminiftratfs
fans un autor
Réuni aux
populaires , co
vears de diftr
fommede 150
née à
fubveni
d'un
bataillon
àParis , pou
dela
Conven
La
Conve
La
Conve
bataillonsde
nifés pour ve
dés
commele
ferontàla
vifoire.
Charge
comptedes
levées;le
les
rembour
ordre du jour appeloit la diſcuſſion du projet
ubois Crancé , ſur l'organiſation des armées.
ceprojet à peine ſorti de la preffe & difé
aux membres de l'Aſſemblée , exigeoit un
ong examen ; il a été ajourné.
1
mbon a obtenu la parole. Il a annoncé que
partemenr du Var venoit d'enfreindre la loi
4 novembre dernier , qui défend aux corps
niftratifs de diſpoſer des revenus publics ,
an autoriſation ſpéciale du corps legiſlatif.
uni aux autorités conftituées & aux fociétés
aires , ce département a ordonné aux rece-:
de diſtricts de mettre à ſa diſpoſition une
me de 150 mille livres . Cette ſomme eſt deſtiſubvenit
aux frais occaſionnés par la levée
pataillon de soo volontaires qui doit ſe rendre
is , pour y protéger la liberté des membres
Convention nationale .
Convention a rendu le décret ſuivant .
Convention nationale décète que tous les
lons de gardes nationales qui ſe ſont orga
pour venir à Paris , continueront d'être folomme
les autres troupes de la république , &
e.
à la diſpoſition du conſeil exécutif pro-
Large les corps adminiſtratifs de rendre
ce des dépenſes qu'ils auront faites pour les
; le confeil exécutif demeurera autoriſé à,
mbourſer,
)
)
Paris , le 14 Février 1793 .
:
L
Cegrandexe
nale feroitperdu
ne fervoitaredo
rannie, &l'amo
fur lecultedes i
&
laſtabilitéd'u
les rois ſe cou
un fort dont
&employert
&politiques
blique une ha
qu'ils appeller
nous , que la
contretous,
compter ,atte
la
fortune , ce
donné; & p
toire,
immolo
la
diverſitéd'
crifice àla pa
dontnous ne
a ôtres , &
bouchespou
tous les dépa
Laguerre
ici tous les
aiment vérit
ceftleplusg
ganiſation d
activité qu
La nouvelle de la décapitation de Louis
le dernier , loin d'exciter dans les départemens
la moindre commotion , y a étéreçue
comme un évènement auquel on s'attendoit.
Les adreſſes d'adhéſions qui arrivent
de tous les points de la République , an
noncent que l'opinion étoit formée ſur les
crimes de Louis , & fur le ſupplice qu'il
avoit mérité. On s'eſt ſouvenu de ce que la
nation avoit fait pour lui , &de ce qu'il n'a
ceffé de faire contre la nation.On a compté
le nombre de victimes queſes intrigues anticonftitutionnelles
ont fait périr. On a vu
avec effroi l'abîme dans lequel il nous auroit
précipité , ſi la journée du 10 août avoit eu
Je ſuccès que ſon parti s'étoit promis , & fi
les légions des puiſſances coaliſées n'avoient
trouvé dans l'activité & le courage des franfois
une barrière irréſiſtible, ſans laquelle
nous devenions la proie de l'inſolence des
deſpotes & de la plus horrible des confpirations.
On a calculé tous les degrés de
perfidie , de noirceur & de diffimulation
d'une trame liberticide au ſuccès de laquelle
on avoit fait concourir les efforts combinés
du fanatiſme , des diſſentions inteſtines &
de la force des armes , & les françois , dans
grand exemple de l'inflexibilite natioroitperdu
pour l'eſpritrépublicain,s'il
oit àredoublerenlui lahaine de la tye,&
l'amour de l'indépendance fondée
culte des loix, l'établiſſementde l'ordre
bilitéd'une conſtitution libre . Laiſſons
s ſe couvrir dedeuil , s'appitoyer ſur
t dont ils ne ſe croient plus à l'abri ,
ployer toutes les fourberies religieuſes
itiques pour exciter contre la répu-
= une haine aveugle de la part de ceux
appellent encore leurs ſujets. Pour
que la gloire a deſtinés à être ſeuls
tous , combattons les tyrans ſans les
ter , attendons de notre courage&de
tune , ce qu'elle nous a tant de fois
; & pour avant- coureur de la vicimmolons
tout ce que les défiances&
erfité d'opinions peuvent offiir enfaàla
patrie. C'eſt la religion civique
nous ne cefferons d'être les plus zélés
es , & nous voudrions avoir cent
nes pour la faire entendre à la fois dans
es départemens .
guerre eſtdone l'objet donts'occupent
us les eſprits , du moins ceux qui
at véritablement la République , &
e plus grand nombre. Lanouvelle oration
de ce miniſtère promet autant
vité que d'intelligence, & nous en
)
1
mées dans une deſorganilation &un dénuement
tels qu'il faudroit en accufer la
malveillance , fi l'incapacité ne produiſoit
ſouvent des effets plus funeſtes. Il eſt malheureux
que le comité militaire ait ſongé
ſi tard à un ſyſtême de réorganiſation de
l'armée , & il eſt douteux qu'on puiſſe l'effectuer
ſans inconvénient avant le renouvellementdes
hoſtilités. Lezèle des citoyens
s'empreffe de toutes parts à ſuppléer à la
négligence de l'ancienne adminiftration
pour les fournitures &l'équipement de nos
troupes. On ne s'occupe, dans les ſections
deParis , quede la fabricationde capotes ,
chemiſes , bas , fouliers & autres vêtemens ,
&chaque jour voit affluer des dons de ce
genre , de toutes les parties de la République;
heureuſe émulation qui caractériſe
fi bien l'eſprit républicain !
Lertes, quelque
puiſſances del'E
réunirtoutesleur
qui n'a d'autre t
desvéritésincon
peuplelibre ner
politiondontle
dignedes regard
Sinos
vaiſſeal
encore les mers
faires adéja r
Mancheva être
fucces,
comme
de Spire &de
ruléede l'Ang
notre
activité:
qu'après leret
de l'Inde;
perapas àlava
dans foncomp
Grande-
Bretag
Cerneront la
tavirontlesdé
&de
l'Améric
Après ces g
nous
occupero
ties de
ſection
修
Ce ne font pas ſeulement des dons que
réclame la patrie , ce ſont des défenſeurs :
ilnous faut cinq cents mille hommes pour
tenir la campagne avec avantage , & nous
en avonsà peinedeux cents mille d'effectifs ;
mais ſi l'on ſe ſouvient de la création miraculeuſe
de nos légions depuis la priſe de
Verdun , nous nedevons avoir aucune inquiétude.
Ce que l'amour de la liberté a
fu faire alors , il ſaura le faire encore. Il
n'eſt aucun effort , aucun prodige dont ne
ma
trice
qui
s'acha
de
Thionville
*
pluſieurs m
quelque fierté à lutter contre les
nces del'Europe , affez lâches pour
toutes leurs forces contre une nation
a d'autre tort que d'avoir proclamé
rités inconteſtables , & la valeur d'un
libre ne reſtera pas au-deſſous d'une
on dont le péril même le rend plus
des regards de l'hiſtoire.
s vaiſſeaux de lignenecouvrentpoint
les mers , l'intrépidité de nos cora
déja rompu les barrières , & la
ne va être le théâtre ſanglant de nos
comme les plaines de Champagne,
re & de la Belgique. La politique
Le l'Angleterre a été déconcertée de
activité ; elle auroit voulu n'agir
Es le retour de ſes flottes opulentes
de ; mais cette riche proie n'échapas
à la valeur de nos marins , & c'eſt
on commerce qu'il faut attaquer la
-Bretagne; tandis que nos troupes
ont la Hollande , nos corſaires lui
atles dépouilles de l'Afie , de l'Afrique
Amérique.
es ces grands objets d'intérêt , nous
ccuperons peu de quelques tracaſſeſections
, de cette fureur dénonciai
s'acharne à pourſuivre le défenſeur
onville , le vainqueur de Jémappe
ieurs membres de la Convention.
1
:
:
n'avons pas le courage d'en embratſer les
pénibles détails. Si tous ceux qui ſe diſent
patriotes s'élevoient à la hauteur des circonſtances,
ils auroient bientôt oublié toutes
ces querelles qui font la partie honteuſede
la révolution , &dont ne peuvent que s'af-
Aiger les amis fincères de la liberté.
C'eſt par ces raiſons , autant que par
l'abondance des matières , que nous renvoyons
au numéro prochain quelques vérités
que nous nous proposons d'adreffer
dans notre franchiſe à la lociété des Jacobins.
Fin tragique de l'aſſaſſin de MICHEL
LEPELLETIER.
Ant
heare.
vre la grande
duir àForge-le
où les
habitat
exposésaux plu
cette faifon.H
chemin, & ila
qu'il feroit im
Parisarrival
il fe fut loge
auroitfansdo
deces
fanfaron
forte. Le crim
T'homme debi
aurantſeulqu'
Tumprudenced
peteur: ilfe
formede pe
Voulant fans
dont il
devoi
d'une
manière
diſcrets lu éch
de
violens fou
qu'il fut renfe
menoit avec 1
a
genoux, &
droite. Les c
les
attribuèr
le
trouvoit.
Auguſte, &
l'auberge ou
parutrèsfufp
lité,
maisfar
Signalement
ment
danscet
D'après les renſeignemens pris fur les lieux par
les commiffairesde la Convention , il paroît que
Pâris n'eſt ſorti de cette ville que le famedi 26
janvier , c'est- à-dire , le lendemain du jour où
le comitéde fûreté générale avot fait viſiier une
maiſon , rue de la R chefoucault , & de laquelle
il y tout lieu de croire qu'il ſe ſauva au mo-
⚫ment de la perqniſition. Il avoit pris toutes les
meſures néceſſaires pour n'être pas reconnu. Il
voyageoit pid; cet en eini conſtant & acharné
de la révolution & de ſes défenſeurs , étoit revêtu
de l'uniforme de garde nationale , & avoit
eu ſoin de faire couper ſes cheveux en Jacobin.
. Il coucha la nuit dudimanche au lundi à Gifors,
ay. au neu de 101-
a grande route , il prit le chemin qui conà
Forge-les-Eaux , chemin impraticable , &
es habitans même du pays ſont ſouvent
Tés aux plus grands dangers , fur-tout dans
faifon. H falloit que ce ſcélérat connût ce
in , & il avoit bien calculé , en le prenant ,
feroit impoſſible qu'on le ſuivit.
-is arriva leelluunnddii 3311janvier àForges-les-Eaux;
fut loger dans une petite auberge , où il
t fans doute été ignoré , s'il ne ſe fut permis
fanfaronades qui caractériſent les gens de ſa
Le criminel fuit toujours les regards de
me de bien; auſſi Paris chercha-t-il à être
tſeul qu'il lui fur poſſible : il out cepe dant
rudence de faire voir les armes dont il étoit
ur: il ſe ſervit pour ſouper , d'un coutean
rme de poignard , renfermé dans ſa canne.
ant fans doute éloigner de lui les remords
il devoit être affailli , il but à fon repas
manière immodérée ; alors des propos ints
lu échappèrent & donnèrent contre lui
olens foupçons. On remarqua que , lorffut
renfermé dans ſa chambre , il s'y proit
avec l'air égaré&inquiet ; il ſe mettoit
noux , & baifoit à pluſieurs repriſes ſa main
. Les citoyens témoins deſes extravagances,
ttribuèrent à l'état d'ivreſſe dans lequel il
ouvoit. Le lendemain matin , le citoyen
ſte , & qui , la veille , avoit vu Pâris dans
rge où il étoit deſcendu , & auquel il avoit
rès - ſuſpect , vint le dénoncer à la municipamais
fans ſe douter que ce pût être Pâris , fon
ement n'étant pas encoreparvenu officielledans
cette Commune,&n'y étant connu que
२
noncé à ſe rendre au bureau municipal , pour y
donner les renſeignemens qui lui ſeroient demandés.
Les gend. nes entrés dans la chambre
où Paris étoit couché , lui demandèrent d'où il
venoit & où il alloit , s'il avoit un paffe-port
ou un congé. Il répondit qu'il venoit de Dieppe ;
qu'il alloit à Paris ; qu'il n'avoit point de paſſeport
, & que jamais il n'avoit ſervi. Après cette interpellation,
les gendarmes l'invitèrent à ſe rendre
àlamunicipalité. Il dit qu'il afloit y aller ; &, faifant
unmouvement ſur le côté droit , il ſe brûla
auſſi-tôt la cervelle avec un piſtolet à deux coups,
chargé chacun d'un lingot mâché , il expira à
l'inſtant. On trouva ſur lui un porte-feuille dans
lequel étoit renfermée une ſomme de 1,218 1.
en aſſignats , une fleur-de- lys de cuivte argenté.
N'ayant trouvé dans ſon porte-feuille aucunpapier
qui pût donner des renſeignemens ſur ſon compte,
on le déshabilla , & ontrouva ſur ſon estomach
deux papiers que nous ne vous préſenterons pas
en ce moment , parce qu'ils font tein du ſang
dece ſcélérat , &que nous nevoulons pas mettre
fous vos yeux ce ſpectacle dégoûtant , mais en
voici le contenu.
Si
« Qu'on n'inqui
mon
complicedan
Saint-Fargeau.
ma main, je faifo
purgeois la France
parricide
d'Orléans
tousles
François
dis:
Peuple, dontles
Aveccalme& p
Cen'eftque par
Qu'imprima fur
Signé, DE
PARE
parles
François.
NOUVELL
Arme
Nous
avons aff
dela
maiſon
d'Au
Nous
leur
avons
omme
l'unique
terfé
pour
eux
:
Soyons
unis
votre
indépendan
Lans
votre
organ
mélange
imp
Tos
moines,
vos
went
trahis,
vous
Jerez
dans
les
comme
cela
vous
Tous
avez
tenté d
No. 7. 16F
Le premier eſt un extrait des regiſtres de la paroiffe
St. Roch , à Paris , délivré le 28 ſeptembre
dernier , duquel il réſulte que Paris étoit né le 12
novembre 1763. Le ſecond eſt le congé de licenciement
de la garde du ci-devant roi , en date
duter, jui 1792. Au dos de ce brevet eſt écrit de
ſa main ce qui ſuit ;
Mon
'on n'inquiète perſonne. Perſonne n'a éré
mplice dans la mort heureuſe du ſcélérat,
argeau. Si je ne l'eufſe pas rencontré ſous
a, je faifois une plus belle action. Je
la France du régicide , du patricide , du
d'Orléans. Qu'on n'inquière perſonne ,
François ſont des lâches auxquels je
dont les forfaits jettent par-tout l'effroi ,
Ime & plaifar j'abandonne la vie ,
que par la mort qu'on peut fuir l'infamie
ima fur vos fronts le ſang de notre roi.
DE PARIS l'aîné , garde du roi afſaffiné
ançois.
VELLES DES ARMEES.
30
Armée de la Belgique.
0
vons affranchi les Belges de la tyrannie
Ton d'Autriche , qu'ils avoient en horreur.
r avons préſenté la liberté & l'égalité
unique prix du ſang que nous avons
ar eux à Gemmappe. Nous leur avons
ns unis , ſoyons frères, faites uſage de
épendance ,&conſtituez-vous . Mais si
e organisation politique vous conſervez
age impur & hétérogène , vos prêtres,
es , vos nobles , qui vous ont éternelleis
, vous trahiront encore , vous retom
as les ferside la maifon d'Autriche ,
ela vous eſt déjà arrivé chaque fois quq
tenté de les brifer.
7.16 Février 17936
١٠٠
intrigue, divife & ca'omnie. Ils ont préſenté le
décret du is décembre comme un attentat à la
fouveraineté. I's ont cherché àperfuader au peuple
que l'ancienne conſtitution étoit la meilleure
pour lui , parce qu'elle étoit la plus avantageuſe
pour eux , & l'on a vu alternativement , à la
barrede la Convention , des députés parler pour
ou contre ce ſyſtême.
Les ennemis,&
ritable vo , Vo
queles Belges fu
fe font-ils ab
ont émis leur ve
d'égalité?
Ce n'elt pas
Belgesque nou
nôtre, c'eſtnot
que fi la Belgi
denneconftitu
nellementTarif
c'eſt placer à
liablede nos p
feronsunis av
Qu'est-ce qu'u
fentimensfonte
que
l'influence
fi
puillante en
facilitéquand
tirées duBral
cellepourles
avantagepour
n'eft
furemen
K
Que prouvent cette eſpèce d'irréſolution & ces
contradictions apparentes de voeux ? Ren autre
choſe, si ce n'eſt que dans la Belgique , comme
en bien d'autres endroits , le peuple eſt encore la
dupe des fourberies des faux patriotes & des
faux dévots, & que l'expérience du paſſe ne l'a
point corrigé. Qu'est-ce qui a fait échouer dans
le Brabant la révolution de 1789 ? N'est-ce pas
les intrigues desVander-Noot & des Van-Eupen?
Ces ſcélérats vendus à la maiſon d'Autricheprofitèrentde
leur afcendant fur le peuple&de fon
ignorance fuperftitieuſe, pour lui rendre odieux
tous les bons patriotes qui furent infultés , menacés&
obligés de fuir. Le brave Vander-Merche
fut relégué dans une prifon; on en connoît le
réſultat. L'Autriche envoya ſes légions & Bender ,
& le jong pela plus durement for les Belges;
Vander Noor& Van-Eupen allèrent jouir
quillement en Hollande du prix de leurs trabisons.
Est-il de la icyauté françaiſe de livrer les Belges
au même fort ?
tran-
-On dit que c'eſt violer la liberté d'un peuple
que de l'empêcher de s'organiſer à ſa mode. Mais
viole-t-on la liberté du malade , quand on le force
à prendre le remêde qui le ſauve ? Ignore-t-on,
avce qu'elle perfide adreſſe on préſente comme
l'opinion du peuple , ce qui n'eſt que l'opinion
politique.
D'où je co
& pour elle
promptement
vientde le fa
Lettre du ca
C'eſt a
vous
annonc
duquelj'ai ér
ve . Voyez les Liégeois Plus éclairés
Belges fur leursprê:res&fur leurs nobles ,
t-ils abuſés fur leurs intérêts , quand its
mis leur voeu ſur les principes de liberté &
té ?
,
n'eſt pas feulement l'indépendance des
que nous devons avoir en vue , c'eſt la
c'eſt notre propre conſervation. Il eft clair
la Belgique conferve ſes Etats & fon anconſtitution
, c'eſt y établir conftitutionent
l'aristocratie facerdotale & nobitaire
placer à notre porte un ennemi irréconcide
nos principes. On a beau dire que nous
unis avec eux par un traité d'alliance.
-ce qu'un traité , quand les habitans & les
ens font en oppofition ?qu'est- ce qu'un traité
influence de la maison d'Autriche , encore
Tante en ce moment , pourroit brifer avec
quand les troupes Françoiſes ſe ſeront redu
Brabant ? Faudra-t-il nous battre fans
pour les Belges , fans pouvoir en tirer aucun
age pour notre liberté , oi pour la leur. Cela
Turement pas plus juſte en morale qu'en
que.
el e ne
où je conclus que la Belgique eſt perdue ,
ir elle & pour nous , fi ſe réunit
tement à la république Franço ſe , comme
de le faire le pays de Liége .
e du citoyen Cochelet , commiſſaire national
à Liège.
Du 2 février.
C'eſt avec la plus vive fatisfaction que je
annonce que le peuple Liégeois , auprès
el j'ai éré nommé commiſſaice national pour
12
le réunir à la république Françoite , qu'il a artend
plus que le concours de quelques communautés
de la campagne , pour émettre le voeu le
plus unanime. Loin d'avoir trouvé aucun obftable
à l'exécution de ce décret , tous les eſpriss
étoient tellement convaincus de ſajuſtice . que les
autorités conftituées , proviſoirement élues par te
peuple , ſe font empreſſées de coopérer , avec moi ,
pour fon exécution . >>>
ce -Vous verrez , citoyens , par le procès-verbal
ci-joint du conſeil municipal de Liège , que dans
cette ville & banlieue , ſur 9700 votans , 9660
ont été pour la réunion à la France. Il en fera de
même dans toutes les aſſemblées primaires du pays
de Liège ; le peuple , victime de la cupidité des
moines & chanoines , a vu les derniers diſparoître
avec allégreſſe , & congédiera les ſeconds ſansregret.
* Vous verrez par le procès-verbal du conſeil
municipal de Liège , en date du 28 janvier , que
Ie peuple dela cité de Liège eſt digne de faire
portionde la nation Françoife.»
७
AI « La confiance ſe rétablit dans, nos armées.
Les fourages qu'on avoit ceſſe d'y apporter , y
reviennent abondamment , & l'avant-garde de
l'armée de la Belgique , dont les chevaux étoient avant-hier fur le point d'en manquer enareçu
hier. J'ai offert mon crédit perſonnel aux banquiers
Liégeois , mais ils ont eu la générosité d'avancer
des fonds ſur ma ſeule reſponſabilité.
L'infouciance & la cupidité des adm niftrateurs des
fourages avoient tellement dégoûtés les habitans
des campagnes fourniffeurs , enles faiſant languir
ici pendant is jours entiers après leur paiement ,
en-les forçant de les abandonner à moitié de
leur valeurà
le point de m
Cesprocédés
habitans de ce
foides agens
devenus très-i
France. Le F
fournilleurs,
geas m'ont
de l'armée ,
néceffairepo
aLes trou
pasvers les
couper ànos
cependant cet
valeurdu fold
fent qu'il ne
qu'il concour
alelever, àF
ſe
réuniront
fournit les
de leurs ar
Liégeoisfon
importe por
la forme do
exécutifde
tionproviſo
Jans pour 1
ment.
*On dé
l'ex-prince,
laïques, J'ai
ontceffés,x
Copie de
minif
Etant
waleur à des agioteurs , que l'armée étoit fut
int de manquer totalement de fournitures.
procédés avoient changé les diſpoſitions des
ans de ces f ontières qui , voyant lamauvaiſe
es agens du gouvernement François , étoient
aus très-indifférens pour leur réunion là la
ce. Le paiement que j'ai fait avancer aux
iffeurs , a rétabli la confiance ; & ces braves
m'ont dit , qu'ils donneroient aux chevaux
armée , tout ce qui ne ſeroit pas abſolument
Faire pour leurs beftiaux, >>
Les troupes autrichiennes s'avancent àgrands
ers les frontières de ce pays , & veulent
er à nos troupes le chemin de Maestricht ;
adant cette ville fera priſe, car tout cède à la
rdu ſoldat françois. Lepeuple Liégeois , qui
qu'il ne peut conſerver ſa liberté qu'autant
concourra avec nous à la défendre , eſt prêt
ever , à former ſes batail'ons ; 10,000 homines
uniront à nous avant is jours , fi on leur
ait les effets de campement & une partie
eurs armes . Quant à l'habillement
cois font ordinairement bien vêtus ; & peu
rte pour ſe bien battre la couleur ou
rme de l'habit du ſoldat. Je prie le conſeil
atif de mettre à la diſpoſition de l'adminiſtraproviſoire
du pays de Liège , les fonds ſuffipour
l'acquiſition des effets de cet arme-
,
, les
On dévaſtoit à mon arivée , les bois de
prince , des communautés eccléſiaſtiques &
mes. J'ai fait une proclamation &les défordres
ceffés. »
ie de la lettre du général Miranda au
miniſtre de la guerre, le 2 février.
Etant occupé à faire la revue des troupes&
1
parcs d'artillene a Louvam , le 31 du mois der
nier,j'ai trouvé la magnifique clef d'or que l'empereur
Charles III avoit donné aux habitans de
cette ville , & que les magiſtrats avoient foigneaſement
cachée , pour ne pas la remettre aux
généraux françois. Je la crois dans la claſſe des
trophées militaires , & qu'elle doit être remiſe de
même que tous les autres , aux repréſentans de la
république , c'est pourquoi j'ai l'honneur de vous
l'envoyer, 1
Dans une autre lettre du même général au mi
niſte, il lui fait partde deux avantages remportés
par le général Lamorlière , dont les détai's font
contenus dans les deux lettres ſuivantes :
Lettre du général Lamorliere , au général
en chef Miranda , en date de Waffem
berg, le premier février 1793 , &c..
Lettre du gen
Miranda,
Je vous tiens parole , mon général , &je vous
écris de Waffemberg , d'où j'ai chaffé l'ennemi
avant 7 heures du matin: je l'ai trouvé en bataille
auprès de cette ville,& en avant du vil
lage Birgelen. Mes diſpoſitions ont été faites
promptément, & ma troupe brûlant du deûr de
ſe meſurer , j'ai , après une fufillade auffi vive
que braſque , & quelques coups de canens ,
chaſſe l'ennemi de tous lespoſtes : il s'eſt replie
après avoir fait feu un moment , & je n'ai fu
avoir que cinq prifonniers , fans pouvoir vous
dire le nombre des tués. Je commandois une co-
Ionne, & le lieutenant-colonel Richardot commandoit
l'autre. Je ne faurois vous exprimer ,
mon cher général , le plaifir que j'ai eu de
mener mes braves compagnons d'armes àl'ennemi
;sils ont une ardeur qui ne peut s'apprécier que
par leur patriotiſme. Je ſuis parti à minuit de
Ruremonde ; mes ordres ont été donnés à 8
heures du ſoir. Signé , LA MORLIERE.
février179
Général, je
troupe deftinée
nemis. J'ai tr
les corps qui
vilitéEllelt,F
jeme ſuis appi
lem;
l'ennem
Jeux
endroits.
& mon attaqı
ques
minutes,
coupsdecanon
400
hommes
n'ai fait que
affurent qu'ils
desbleſſes. I
Arsbeck& t
Nedermenhte
Lemberg, il
peine ai-je
font
venusl'
& les hulla
une
vigoure
ment à la
taillon du F
Venu
avant
l'ennemi en
Lieutenanteſcadrons
de
dant ce co
sestpréfen
retraite. Le
ont fait , a
des
actions
gais.
L'enne
du général Lamorliere , au générat
canda , en date de Ruremonde , le 2
ier 1793 , &c.
éral , je ſuis parti hier à minuit avec la
deſtinée à la fête que je donnois aux en-
J'ai trouvé dans tous les rendez-vous
ps qui devoient en être : & après avoir
Effelt , Elclm & aurres lieux de voisinage,
uis approché de Waffemberg & de Birger
L'ennemi éroit en batail'e auprès de ces
androits. Mes diſpoſitions ont été promptes,
attaque a été vive & bruſque ; en quel
minutes , avec 400 coups de fufils & 6
de canons , j'ai fait diſparoître à-peu - près
ommes d'infanterie & soo de cavalerie. Je
ait que cinq prifonniers , & les habitans
at qu'ils ont emporté quelques morts &
effés. Dans ce moment même j'ai repris
ck & tous les poftes ſur la gauche juſqu'à
menhten ; mais depuis mon départ de wafrg
, il s'eſt paflé bien des évènemens . A
ai-je quitté les poftes , que les ennemis
venus l'attaquer. Les chaſſeurs de Cailhana
huſſards du troiſième régiment ont fait
igoureuſe réſiſtance , & ont cédé un moà
la multitude ; mais un renfort du badu
Firiſtère étant arrivé , au ſignal conavant
mon départ , nos troupes ont chargé
emi en faiſant des prodiges de valeur. Le
enant-colonel Richardot , à la tête de deux
rons de chaſſeurs à cheval , a contenu pence
combat , le double de cavalerie qui
préſenté dans la plaine pour couper notre
te . Les braves officiers Cailhana & Bastien
fait , ainſi que les troupes à leurs ordres ,
actions dignes des braves Républicains fran-
L'ennemi a perdu beancoup de monde , &
1
nous lui avors fait une douzaine de prifonniers.
LAMORLIERE.
Lettre du Lieutenat- colonel HALLÉ.
Emale , les janvier 1793 .
• Pendant mon ſéjour dans nos cantonnemens,
'ne pouvant nous diffiper à combattre nos ennemis,
nous nous amuſons à chercher des tréforsdans
les villages , pays de Liège. Ily a
grand nombre de carrières dans ce pays ; je
Tuis defcendu avec pluſieurs gendarmes dans une
qui avoit près de 300 toiſes de profondeur .
nous y avons trouvé de beaux lits complets ,
de belles courtepointes brodées en or , des ornemens
d'églife , des pièces de toile; dans une autre,
nous avons trouvé quarante males , coffres
ou caffettes fermées à clef: dans deux ou trois
qui étoient ouvertes , il y avoit des ciboires ,
foleils& quelques ſouvenirs en or, des écus de
6 liv. &de nos ci-devant louis , quantité d'orne
mens d'égliſe , dans lesquels étoient des chemiſes
de femmes, dans d'autres des bonnets ronds
avec des étoles , des tuniques , des lavabo , de
petites pelettes ſur leſquelles étoient brodées des
infcriptions galantes. Ces effets paroiffent provenir
d'un prêtre de l'ancien égime. Tous ces effets
ayant été retirés de la carrière , on en a chargé
douze voitures à quatre chevaux , & tout notre
tréfor a été dépoſe au quartier général de Liège ,
par ordre du général. Nous eſpérons en trouver
davantage.
Signé,HALLÉ, lieutenant-colonel commandant.
Lettre du citoy n Cochelet , commiſſaire nationaldans
lepays de Liège etdépendance,
datéede Liège , le 7 fevrier.
«Le peuple liégeo's , l'armée de la Be'gique ,
ont accueilli ayec tranſport la promulgation que
-avec le roi d
vinces-Unies
ciellement,
Convention
devois profit
leſquellesje
mée, pour r
térieurs &e
en
ſubſtituer
repréfentans
été l'effet. J
bateaux qui
proviſionner
« Je vous
Mettezà la
lesfondsnéc
rages, équip
pement , mu
Maeſtricht
foldatsne re
la
difficulté
hommes de
Jaicru
de
pourvoir
ce
Surlar
confultéles
nos
armées
tióndes for
rations
mu
avoir répon
d'une
armée
&le
battre.
>>J'ai fait
leurs,qui
transférer à
le roi d'Angleterre & le ſtathouder des Pros-
Unies. Je ne l'ai point encore reçu offiement
, mais j'ai cru que le Bulletin de la
vention , ayant un caractère authentique , je
is profiter des diſpoſitions heureuſes , dans
ellesje connoiffois le peuple liégeois & l'arpour
ne pas laiſſer à nos ennemis , & in-
Lirs & extérieurs , le tems & les moyens d'y
bſtituer de contraires. Vous verrez , citoyens
Tentans , par les procès-verbaux , quel en a
effet. J'ai fait à l'inſtant auſſi arrêter tous les
aux qui deſcendoient à Maestricht pour l'apiſionnement
de nos ennemis.
Je vous l'ai promis , & je vous en réponds
cez à la diſpoſition du miniſtre de la guerre ,
onds néceſſaires pour l'achat de vivres , four-
5 , équipages , habillemens , effets de cament
, munitions de guerre indiſpenſables , &
tricht ſera pris avant la fin du mois. Nos
ats ne redoutent ni la rigueur de la ſaiſon , ni
fficulté d'attaquer une place où il y a 7000
mes de garniſon.
J'ai cru devoir prendre ſur ma reſponſabilité,
Durvoir aux beſoins les plus indiſpenſables.
Sur la réquisition des généraux , & après avoir
ulé les ordonnateurs des guerres , le falut de
armées m'a paru bien au deſſus de l'obſervades
formes ordinaires ; & la lenteur des opéns
minitérielles , du tems néceſſaire pour
= réponſe , ne s'accordoit guères avec l'ardeur
armée , qui veut arriver à l'ennemi , le voir
battre.
J'ai fait arrêter un grand nombre de fournif-
5, qui ont fait des friponneries je les fais
férer à Rocroy , pour les faire juger
mois, cepays ſera le quatre-vingt fixième départe-
-ment de la France.
>> J'ai déjà ordonnéproviſoirement que la ration
feroit fournie en même proporion , aux foldats
liégeois & françois .
>> L'ouverture de la campagne approche; fon
ſuccèsdépendrades premiers coups que frapperont
nos armées : nous n'avons à oppoſer à nos ennemis
que l'amour ſacré de la liberté , un courage
imperturbable , un zèle infatigable , & une ardeur
querien ne peut rallentir.
- Legénéral Miranda , qui commande en chef
en l'absence de Dumoulier , réunit au plas por
civiſme les tales militaires les plus diftingués. Sa
prudence égale ſon courage , & rien n'gale fon
activité & fa farveillance. Les généraux fous fes
ordres le ſecondent bien , ainſi que les chefs de
l'état-major ; l'ordonnateur des guerres , Lambert
, joint à une intégrité à toute épreuve , lumières
, expérience , affiduité au travail. Les ſoldats
, malades dans les hôpitaux , m'ont dit :
<< Nous ne defirons guérir que pour aller prendre
Maeftricht , & chaffer les autrichiens & les pruffiens
au-delà du Rhin ».
Armée du Rhin.
Le citoyen général Custine , au président de
la Convention nationale.
Turckein , le 2 février.
>Je pourrois renvoyer au ridicule qu'elles méritent,
&l'abſurd,e dénonciation que les commiffaires
de la Convention , à l'armée du Rhin , vous
ontenvoyée en date du 20 janvier, dontj'ai été
seulement informé par les feuilles publiques , &
du Rhin , ainfi
le citoyen géne
inftruit par une
deschofes, à
la cédulitépro
ſerverl'eſtime
& de nejamais
preffe de récl
qui vous ont
confondre la
l'arrivée des é
l'armée du Rh
de l'arſenal de
pallant , qu'il
plus de quaran
puis vous dire
dans ce libell
quiont le car
dela
confianc
culière. Mo
mainsdumir
quesidées ra
lafécuritéde
fur toutes m
ne peux jar
de macondu
vitéles com
Mayence ,
bureaux, la
ma
correfpo
la
communi
détails
impo
terelle.
J'af
les
destions
in , ainſi que me l'a affirmé hier à Landau
pyen général Deſprez Craffien. Mais trop
at par une longue expérience des hommes &
ofes , à quel point l'invraiſemblance trouve
dulité prompte à l'adopter ; jaloux de con-
- l'eſtime que la nation accorde à ma loyauté,
me jamais démentir mon caractère , je m'emde
réclamer contre la fauffeté des détails
ous ont été offerts , & ne de mande , pour
ndre la calomnie , que le tems néceſſaire à
ée des états que je demande au général de
Ee du Rhin , & au citoyen l'Epine , directeur
rſenal de Strasbourg. Je dois affirmer , en
at , qu'il y a , ſur les remparts de Landau ,
Le quarante pièces de canon en batterie. Je
vous dire, que la ſeule choſe qui m'afflige
ce libelle , c'eſt qu'il foit figné d'hommes
nt le caractère de repréſentans , &jouifiant.
confiance du peuple , ont mon eſtime partie.
Mon plan de campagne , déjà eurre les
5du miniftre & des comités , peut offrir quelidées
raſſurantes . Au reſte , pour completter
urité de la nation entière &de laConvention
outes mes meſures , pour lui prouver que je
eux jamais redouter l'examen le plus lévère
a conduite politique , je dois dire que j'ai in-
Les commiſſaires de la Convention réſidans à
ence , à venir tous les jours prendre , dans mes
aux , la connoiſſance de tous mes ordres&
correſpondance , & ce , indépendamment de
mmunication journalière que je leur fais des
Is importans& dema correſpondance minifle.
J'affirme à mes concitoyens , que jamais
estions , ni même l'intrigue , ne pourront mo
del
mpt.
al.
1s8e5n..
Lyon.
195٠
Letire C.
;
AVIS IMPORTANT AUX SOUSCRIPTEURS.
Un grand nombre de nos Souſcripteurs nous ont
émoigné le defirde recevoir des nouvellesplusfrathes&
plus promptes, endiviſant en deux outroisLipraiſons
le Mercure Hiftorique & Politiquede l'Euope&
de Genève , qui ne paroiſſoit qu unefois la
Femaine. Nous avons fenti combien leur impaience
étoit fondée , dans un moment fur- tout
où la carrière des évènemens va s'aggrandir par
e double intérêt d'une guerre fur terre & fur
mer , & par les grandes diſcuſſions qui vont être
l'ordre du jour dans la Convention. Mais en
même-tems nous avons conſidéré que nous ne pou-
Pions remplir le voeu très-légitime de nos Soufripteurs
, fans une augmentation confidérable de
rais de notre part , dont la modicité du prix de ce
Journal ne nous auroit pas mis à couvert. Nous
nous sommes déterminés à le réunir au Mercure
François , Hiſtorique , Politique & Littéraire.
Ainsi , à compter du premier mars prochain, les
Soufcripteurs recevront , chaque jour , un numéro
Le ce Journal , composé de huit pages in-8 °., caactère
per't romain . Ce service fera d'autant plus
avantageux pour les Souſcripteurs , que le Mercure
François , rédigé dans les mêmes principes , &par
es mêmes auteurs , que celui de Genève , contient
plus de variétés , & au moins le quart de plus de
natière. Nous espérons que nos Souſcripteurs nous
Cauront gré d'une opération , dans laquelle nous
'avons cédé qu'à la ſeule envie de les fatisfaire.
{
Les Soufcripteurs recevront à la fin de ce mois
in numéro qui complétera toutes les séances du
nois de fevrier.
DURS DES EFFETS PUBLICS: Février 1793.
AT.
Lundi4. Mardi5. Merc.6. Jeudi7. Vend.8.
8C2.
ore.
5
ms
ns.
2.
ompt.
1870.725.1875-77 1877.75.1885.82
405.403..405
1214p ... 1413.17. 12.
1111
9.911
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12P
CHANGES dits
Amſt. 29.
HS3aa69mm0...
Lond. 15 154
1880.82. Mad. 29.
Cadix. 28. 15.
406 ..... Gên. 180.
11.15.124 Liv. 190.
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10.98.9P
8.8.8.
452+4
yon.p.
CHANGESdu9.
Amft. 28.
Ham. 360.
Lond. 15
Ma2d9.
Cad1i18x5...
Gên, 185.
Liv. 195.
Lyon.
ien de commun avec l'Abonnement , la diftri
ation , &c. C'est à M. DEUX, seul Dire& eur
u Journal, hotel de Thou , rue des Poitivus,
non à aucun d'eux , qu'ilfaut adreffer icut ce
ui concerne ces objets ; autrement des lettres
auvent importantes pourraient refter au rebut.
Les perfonnes qui enverront à M. DEUX de
Tets fur Paris , pour acquit de leur Abonneent
, voudront bien les faire timbrer; faute de
oi ils ne feraient pas acquittés. Les lettres
SAMEDI
Tan 2 a
MEI
Antenant des Affignats, doivent étre chargées HISTORIC
la Pofte, pour ne pas courir le risque de
Egarer.
Le prix de l'abonnement eſt de vingt-cinq liv.
ne de port. Il faut affranchir le port de l'argent &
la lettre , & joindre à cette demiere le requ
Directeur des Poſtes. On foufcrit hôtel de
ou , rue des Poitevins. On s'adreffera au ſieur
ux , Bisecteur de ce Journal. L'abonnement
peut avoir lieu que pour l'année enticre.
DE
dit
DE
PARU
DE P
Le
prise de l
franc de p
( N°. 8. )
EDI 23 Février 1793 ,
2 de la République.
ERCURE
ORIQUE ET POLITIQUE
E L'EUROΡΕ ,
DE GENÉVE ,
LUNESOCIÉTÉ
E PATRIOTES.
de l'Abonnement est de 25 liv.
c de port par tout le Royaume.
FÉVRIER a 28 jours & la Lune 30. Du au
23 , les jours croiflent , matin & foir , de 45 .
du NOMS DES SAINTS .
PHASE
de de la
MOIS.
nu Mide vrai.
H. M. 8.
8
014
14 14
HIST
POL
sp
L'an 2. de
end. Ignace , Evêque & Mast. 21
am. PURIFICATION.
3 D. Sexagefime.
lundi, Philéas . 24
mardi Ste Agathe , Vierge &M. 25 le , a
22
20
0 14
D.Q. 14 25
14 30
merc. Vaſt , Evêque. 26. 4г пл . 。
jeudi Romuald.
du mat.
27 。14 16
vend.Jean de Matha. 28 0 14 38
Cam. Ste Appolline, Vierge, 19
D. Quinquagefire.
landi. Séverin , Abbé.
nardi Melees , Evêque.
le.0.37
2
netc. Hes Cendres.
b.17 m.
1 cudi . Valentin .
3 du foir
4
end. Les cinq Paies de N. S. 5
team . Ste Julienne , Vierge .
D. Quadragefime.
lundi. Siméon , Evêque .
mardi Moyfe , Prêtre .
toeic. Quatre- Temps.
eudi . Flavien .
vend. Chaire S. Pierre.
fam. Damien.
14DR-minifcere.
undi Mathias , Apôtre.
16mardi Porphyre
merc. Ste Honorine.
6
DP . Q
8 le 17, à 6
9h. 9 m.
014
10 du foir.
014
13
II
013
12
1337
14
115 1025 à 10
0 13
16 h. 46 m. 0 13
17 du foir.
12
22 eudi. Romain Abb. 12 18
ЕРАСТИ XVII
3PN. L.
14 39
14 35
+35
01418
OL 14 36
14 33
14 30
1426
21
014
014111
१
7
ALL
De
Hambour
La
Pologne,
Ne, où
nague
obles
étoient
hommes
n'éto
onstrueuse, qu
,
que
pour e
*
profanant le
donnoit à la
fur un
peuple
qu'il
étoit
ferf
56mot
odieux . La
lubi un
premi
bloit
devoir re
No. 8.
23
433
2
۲۶
26
28
18
44
STORIQUE
ET
OLITIQUES
2º. de la République Françoiſe.
4
LLEMAGNE.
ambourg , le 19 Février 1793 .
ogne , cette prétendue Républinagueres
, quelques milliers de
Coient tout , & pluſieurs millions
es n'étoient rien ; cette aristocratic
uſe, qui n'avoit enchaîné la royaupour
exercer la tyrannie en détail ,
nant le nom ſacré de la liberté, le
à la licence , exerçant ſes caprices
euple aufli vexé qu'avili , puiſit
ſerfdans toute l'étendue de ce
eux. La Pologne , qui , après avoir
premier démembrement ,
oir reprendre un peude conſidé
23 Février 1793. K.
fem-
:
vant d'être achevée , va rentrer ſous lejoug
des trois puiſſances co-partageantes , &
perdre peut être juſqu'à fon nom.
Pologne, & l
Auli la révo
étoit pas une ,
parceque ce n
volution, enfui
des chefs de l'E
leur
éducation
capables d'éta
chofes , ne vor
ce,
qu'ils trav
qu'auroit amer
que
l'etpoir
dence de la R
* leur pays , à
cord en ce mo
Autriche ,
Certes, le fort des peuples de cette vaſte
& fertile contrée , do me une grande leçon
aux nations qui voudront devenir
libres. Il leur apprend que la liberté s'acquiert
, & ne le reçoit pas , que ce premier
desbiens eſt le plus grand des maux,
ou les amène tous , lorſqu'il eſt incomplet
, parce que les peuples qui en fentent
Timperfection , n'y trouvent , ni affez de
bonheur , ni affez de gloire, pour ſe réſoudre
à défendre ce demi affranchiſſement
comme la liberté toute entière veut être
defendue , c'est- à-dire au prix de leur
fang.
,
co - Ainfi les puiſſances
partageantes
,
n'éprouveront probablement pas autant
de réſiſtance aujourd'hui qu'elles en trouvèrent
il y a vingt ans. Si les Polonois
1
lout
ce
pou
quela
endre tout.
de
prendre, &
Voici ce
qu'on
javier.
Avanthie
d'alors n'avoient pas la connoiſſance de oit, M. de Buch
endu
chez
famaje
atoi
fonſouverain
Ilest
connu
de
tion
arrivée
enP
fans la
particip
wifines de la
rép
le
mécontentem
arrie
dela
nation
omede
gouverne
la liberté , du moins avoient-ils le ſentiment
de l'indépendance , qui le fupplénit
enquelque manière , &pouvoit produire
les grandes choses qu'on vit à cette époque.
Mais depuis , le luxe & l'eſprit d'intrigue
, énervant un caractère national
connu par fa fierté , ne l'a que trop fat
çonné à l'eſclavage des cours étrangères ,
e, & l'ont faite.
la révolution du 3 mai , qui n'ên
sune , a t-elle échoué , d'abord
ue ce n'étoit pas une véritable ré-
, enſuite parce que la plupart
s de l'Etat , preſque les ſeuls que
cation& leurs lumières rendiffent
= d'établir un meilleur ordre de
ne voulurent faire aucun facrifiils
traverſerent le peu de bien
tamené la réforme des, abus
'espoir de gouverner ſous l'inde
la Ruſſie , les fit ſe livrer eux
pays , à cette cour perfide , d'ac- 1
ce moment avec la Pruffe &
e, pour achever de s'approprier
que la cupidité dira à l'ambition
re , & elle lui dira peut-être de
out.
و = qu'on mande de Varſovie le 19
vant-hier , mercredi , à huit heures du
de Bucholtz , envoyé de Pruſſe , s'eft
famajeſté; il lui a remis , dela part
uverain , la note ſuivante :
anu de toute l'Europe , que la révo-r
ée enPologne le 3 mai 1791 , à l'inſçu
participation des puiſſances amies &
la république , n'a pas rardé d'exei-,
tentement& l'oppoſition d'une grande
a nation. Les adhérens de l'ancienne
Duvernement ont réclamé l'affiſtance
K 2
ces intiances , ne s'eſt pas refuſée à les appuyer
par un corps de troupes reſpectable , qui
a été réparti dans les provinces , ou leur préfence
paroiffoit effentiellement néceffaire. C'eſt
fous leus aufpices que les membres prépondérans
de la nobleſſe ost for né, une confédération
génnérales dont les travaux actuels font confacrés
à redreffer l'abus des innovations & à remettre
en vigueur la conftitut on fondament le
de leur patrie. Ces grands évènemens ne purent
qu'attirer l'attention de la Pruffe, interellée de
tout temps au fort de la Pologne par les lois du
voiſivage& les relations, qui fubfiftoient entre les
deux empires; mais , dans l'eſpérance que les
troubles ſurvenus s'achemineroient promptement
à une heureuſe fin , le roi n'a pas cru devoir y
intervenir , dans un moment fur-tout où d'autres
foins importans l'occupoient ailleurs.
joner de prof
point que les m
biosy font puitla
deja formé plufieu
une profeffion o
C'eſten parti
eltinfectéede ce
leplusgrand no
tristuifme.Leurs
çois , ne penve
Lojets d'inquétu
Etats, & fui pre
pourvoirpar Les
de pourſuivre !=
puillances coali
leconde campag
concerterpréala
& de
Pétersbo
prendre & le
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refufer à l'
lui
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aux
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riſques de ſe
entrepriſes fo
nouvelle four
C'est pour
de faire entr
blique, &ne
la
Grande-Po
fant,dontle
àfon
généra
Cettemefur
vir les pro
prime. lesm
Il s'en faut cependant de beaucoup que fon
attente ait été remplie. Le parti foi-difant patriotique
, au lieu de ſe rendre aux intentions
falutaires de la cour de Ruffie , n'a pas craint
d'oppoſer aux troupes impériales une réſiſtance
opiniâtre ; & , quoique ſon impuiſſance Kait bientô:
réduit à ſe déſiſterdu projet chimérique d'une
guerre ouvertetil n'en continue pas moins fes
machinations fecretes , qui rendent viſiblement
à-la fubverſion totale du bon ordre & de la trarquillité.
Les érass timitrophies du roi ne s'en
font déjà que trop apperçus , par des excès &
des violations de teritoires réitérées : mais ce
quimérite bien plus encore fon attention ſérienfe
&celle de toutes les puffances voiſines , c'eſt
que l'eſprit du démocratiſme. françois , 8 les
que les manoeuvres des émilaires jaco-
Cont puiſſamment appuyées , & qu'il s'eft
rmépluſieursclubs révolutionnaires qui font
ofeſſion ouverte de leurs fentimens .
It en particulier la Grande-Pologne qui
Ctée de ce poiſon dangereux, & qui récele
- grand nombre des zélateurs du faux paane.
Leurs connexions avec les clubs franne
penvent qu'infpirer aucrci de juſtes
d'inquétude pour la fûreté de ſs propres
,& lui preſcrivent le néceflité abfolus d'y
oir par Ces meſures convenables . Obligée
purfuivre la guerre conjointement avec les
nces coaliſées , & à la veille d'ouvrir une
de campagne , S. M. a donc cru devoir ſe
Erter préalablement avec les cours de Vienne
Pétersbourg , fur le parti qui lui seſtoit à
Are ; & leurs majeſtés Impériales n'ont pu
fufer à l'aveu que politique ne La faine
permettoit point de laiſſer les mains libres
Factieux de la Pologne , & de courir los
es de ſe mettre à dos un ennemi , dont les
-priſes fougueuſes pourroient devenir que
cile fource d'embarras. תינכו
'est pour les prévenir que le roi a réſolu
faire entrer fur le territoire de la Répu
le , & nommément dans pluſieurs diftricts die
Grande-Pologne , un corps de troupes ſuffi
,dont le commandement en chef fera confié
ngénérald'infanterie, le ſieur de Mollendorff.
te meſure de précaution a pour but de coules
provinces limitrophes de S. M.; de réme.
les malveillans , qui fomentent les troubles
K 3
tiendra qua eux de la mériter par une conduite
paiſible& fage , en accueillant&en traitant amicalement
les troupes pruffiennes , & en leur fourniſſant
les fecours & les ſubſiſtances dont elles
auront beſoin. Le général-commandant nemanquera
pas de ſon côté , de faire obſerver une
bonne & exacte diſcipline , de ſovlager & d'aſſiſter
les habitans en tout ce qui dépendra de lui , de
remédier à toutes leurs plaintes ,& de payer fidèlement
les livraiſons qu'ils feront dans le cas de
faire à ſa requifition. Le roi aime à ſe flatter ,
qu'avec des diſpoſitions auſſi pacifiques il pourra
compter ſur la bonne volonté d'une nation , dont
le bien-être ne ſauroit lui être indifférent , & à
laquel'e il defire de donner des preuve réelles de
fon affection & de ſa bienveillance ».
Le corps , ſous les ordres du général Mollendorf,
ſe iner en conféquence enmarche le 24
&fu vant les diſpoſitions dont on eſt en même
emps informé , il occupera les palatinats de
Gneſne , de Poſen , de Kliez , & toute la partie
de la Grande-Pologne juſqu'à la rive droite de la
Warta.
Quelque intellig nee qu'il exiſte entre les cours
de Be din & de Pétersbourg d'un côté , & la
confédération de l'autre, la note de l'envoyé de
Prufſe n'a pas laiffé que d'étonner & d'attrifter un
seulles membres de cette afſemblée. Le roi , à
qui elle fut remiſe le jour même qui devoit ranener
Tanniverſaire de a naiſſance ; contremanda
a fête qui devoit avoir lieu à cette occafion. S. M.
n'a point paru en public , &eſt allée àla campagne
cacher fa douleur.
& elle a ordonné
dant des forces nat
près ceque fon 1
crivent. En vertu
fewsky a chargé(
pretsà marcher &
nos troupes , qui
nitionsdeguerre,
fienné, quoique
que.de. 15000ho
Berlin metd'aille
qu'on ordonne :
ment ce qu'il ne
rendavecimpati
de la
confédérat
celuide l'approc
vancent des fro
foutenir,dit-on
fiennes,
Le 24, à 1
font déja enrré
Portes de la v
que celle deDa
henne
A
Frauenfta
ont
voulu fai
raviféese fuite
faire place au
bras
ouverts. L
ecore;mais o
prochaine d'u
dans le
palatin
a ordonné a M. Byſſewsky , commanforces
nationales , de le comporter d'aque
fon ferment & le devoir lui pel-
En vertu de cette injonction , M. Byfa
chargé différens régimens de ſe tenir
marcher & àlagin. Mais la réſiſtance de
upes , qui manquent d'artillerie & de mude
guerre , fera nulle contre l'armée prufquoique
celle-ci ne ſe trouve compofée
-15000 hommes . L'envoyé de la cour de
nst d'ailleu s tout en oeuvre pour effectuer
ordonne a ce général de fouffrir patieme
qu'il ne peut empêcher. Le public atec
impatience le réfu'tat des délibérations
confédération à cet égard , aufli bien quả
e l'approche de 15000 Autrichiens qui s'at
des frontières dela Buckowine , pour
r , dit -on , les opérations des troupes Pruf-
: هک ی
24 , à la pointe du jour , les Pruſſiens
éja enrés à Thorn , après avoir forcé les
de la villes, dont les habitans penfent
lede
Danezick recevra auffi garnifon Prul-
Frauenſtadt , troupes de la république
bulu faire que que réfiſtance mais s'étant
8
32.1
дотор эл
les
adba
fuite , ells ont quitté le terrein pour
place aux Pruffiens, que l'on y reçut à
iverts. Les ouvelles de Pofna ie manquent
; mais on e révoque plus en doute en rée
aine d'un corps de troupes Autrichiennes
e palatinat de Cracovie, ol
201
Laperte des Pays Bas affecte ſenſiblement
le jeune empereur , dont on avoit fauffement
publié la mort. Auffi fait-il tous fes
efforts pour rentrer dans ces belles poffeffions;
témoin ce fragment demanifefte
qui vient à l'appui de la déclaration cijointe.
91 doa NORD
ر
Convaincus que nos fidèles ſujets des Pays-
Bas ne feront heureux , qu'autant qu'ils jourront
des droits & privilèges , qui leur ont été accordés
par nos ancêtres , & ne voulant régner
fur eux que comme un père tendre fur ſa famille ,
nous déclarons publiquement , que notre intention
eſt qu'ils jouiffent de ces droits & privilèges
dans toute leur étendue , & que nous
employerons toutes nos forces , pour cumpêcher
qu'il y foit fait la moindre atteinte , ainſi que
pour rétablir toutes choſes ſur le pied qu'elles
étoient ſous notre bis-aïeul , Charles VI. Il eſt
-dans notre façon de penſer d'uſer de clémence
&de bonté , même envers les ennemis des provinces
Belgiques & autres . C'eſt pourquoi nous
accordons une amniſtie générale & fans exception,
promettant que tout ce qui s'eft paffé ci-devant
eſt de notre part enſéveli dans le plus profond
oubli , & defirons que ceux qui portent encore
aujourd'huiles armes contre leur patrie , déſignés
fous le nom de Belges , rentrent tranquillement
dans le ſein de leur famille , atrendu
font pas exceptés de lapréſente amniftiegénérale.
Comme il pourroit s'etre gliffé dans la préſente
C qu'ilss ne
dec'aration des m
promettons denou
Bas, pour y traite
Etats réunis deto
opérer lerepos &
&en effectuer le
Donné àVIEN
1. L'empereu
lesVI dans la pu
29.Ilinvire le
ſe joindre à ſes a
avcient
autrefois
3. Ilinvite
pour la conftitut
nant la même
4.
L'ancien
trompé lui & f
jugés; les autre
deplaiſent à la
s .Le gouv
gens agréables
provincenomr
6°.
L'archi !
gouvernement
7°. Mon fr
de la nation ,
gaguer l'amou
8°.Ildeman
deuxà
cinqua
danslesPays-
Tagrément de
C'étoit e
'
Autriche
L
Lon des mots ſujets à conteftation , nous
ons de nous rendre en perfoane aux Paysour
y traiter conjointementavec les Troisunis
de tout ce qui reftera à faire , pour
e repos & la tranquillité de cas provinces
fectuer le bonheur ..
né à VIENNE se 26 Décembre 1792.
( Signé FRANÇOIS )
०१
T
L'empereur promet la conſtitution de Chardans
fa pureté.
dre
invite les officiers qui ont ſervi , de venir
à fes aimes armes avec le même grade qu'ils
= autrefois .
#
Il invite de même ceux qui ſe ſont battus
conftitution , il y adeux ans , ayant mainla
même cauſe à défendre.. こく
L'ancien gouvernement eft caffé pour l'avoir
lui & fon père ; les coupables d'entr'eux
les autres , placés hors du pays , parce qu'ils
font à la nation.
Le gouvernement futur fera compoſé des
agréables à la nation , que les états de chaque
nce nommeront au fouverain.
L'archiducheſſe ſera envoyée à fon ancien
einement de Presbourg.
- Mon frère Charles ayant été bien accueilli
nation , viendra gouverner , & tâchera de
er l'amour de tous les belges.
- Il demande qu'on lève , au plutôt , quaranteà
cinquante-deux trille hommes qui reſteront
lesPays-Bas, & dont on ne ſe ſervira qu'avec
ément de la nation , felon le traité."
étoit en effet une reſſource précieuſe pour
riche que ces. Pays-Bas , dans lesquels il
}
:
Κ
ne lui reſte pour ainſi dire plus d'eſpoir de rentrer.
Aufſi cherche-t-elle à s'en dédommager en
faiſant avec la Pruffe & la Ruffie un nouveau
partage de la Pologne. En attendant ces indemnités
futures , elle ſe ruine pour faire la
guerre à la République Françaiſe , témoin l'emprunt
de 6 millions de florins , rembourſables en
dix ans , qu'elle eſt forcée de faire en Hollande,
malg é que les bons bourgeois de la bonne ville
-deVienne aient prodigué les dons patriotiques ,
qui s'élevoient déjà à la fin du mois dernier à
175000 florins .
Le maréchal prince de Cobourg , génératiffime
de l'armée d'Empire , parti de Vienne le 20
janvier , & qui en prenant congé de l'empereur ,
lui dit que S. M. ne le reverroit pas , ou ne
Je reverroit que victorieux , eſt arrivé ici le 4.
-On établira probablement dans cette ville la
caiſſe pour les opérations militaires. Les délibérations
de la dière de Ratisbonne relatives aux
fonds à faire , ont commencé le 28 janvier. On
croit qu'elle votera 30 mois romains (un de ces
mois fait 83 , 964 florins ) ; la même ſomme
avoit été votée lors de la guerre contre la France
- en 1734-
L'armée de Chai fayt doit être portée au
moins à 40,000 hommes ; une première colonne
de 18,000 le rejoint , ainſi que 6000 hommes, de
l'armée du prince Hohenlohe. Des troupes hanovriennes
couvrent l'évêché d'Osnabruck, On
avoit ajouté que 12,000 hommes d'infanterie
& 8000 de cavalerie de l'électorat d'Hanov c
ſe portoient vers le Brabant , mais cette nouvelle
ne ſe confirme pas .
Il ſera auſſi très-difficile à l'empereur de couvrir
ſuffilament de Brifgaw ; car ce pays eſt dépourvu
de pailles
d'aroines; il eſt do
ifter un raffemblen
cavalerie.
PROVIN
De la Ho
Lord
Aucklan
dinaire de la G
le 25 du mois
Etatsgénéraux
lateneur,&qu
notre
dernier
Teût
permis.
HAUTS ET
Le
fouligne
&
pénipotentiair
peffe, en
cont
roi, de
mettre
fances des
copie
tre
échangées
juſqu'au 20 de
lec
éraire
d'ét t
" Leroi,ha
la
ferme
perfu
principes,
expr
tagne,
font pa
anument
votre
puiftances
font
aux
meſures
( 215 )
= pailles & de fourrages ; ilya pen
5 il eſt donc impoffible d'y faire fubcaffemblement
confid.rable, furtout en
OVINCES - UNIES.
De la Haye , le 14 février.
১
)
Auckland , ambaſſadaur extraorde
la Grande- Bretagne , a remis
u mois dernier , au préſident des
néraux , un mémoire dont voici
, & que nous aurions inférédans
ernier numéro , fi la place nous
ermis .P
UTS ET PUISSANS SEIGNEURS ,
foulligné , ambaffadeur extraordinaire
potentiaire de S. M. Bitannique , s'emen
conféquence des ordres exprès du
mettre ſous les yeux de vos hautes puifdes
copies de toutes les pièces qui ont
angées depuis le 27 décembre dernier
20 de ce mois , entre lord Grenville ,
e d'at de S. M. & M. Chauvelin.>>>
- roi , hau's & puiſlans ſeigreurs , eſt dans
me perfuafion que les ſentimens & les
es , exprimés au nom de la Grande-Brefont
parfaitement conformes à ceux qui
t votre République , & que vos haures
ces font difpofées à concourir pleinement
fures que la criſe actuelle exige , & qui
K 6
font une ſuite néceſſaire de ces ſentimens & de co
ec
aslina oh av
principes.>>
Les circonstances qui nous ont menés à cette crife, font trop recentes , & la conduite
du roi eſt trop connue , pour que le fouffigné
ſoit dans le cas d'entrer dans de longs détails.>>
ont
évèes
Il n'y a pas encore quatre ans , que quelques
malheureux, ſe qualifiant du nom de philoſophes,
ont eu la préſomption de ſe croire
capables d'établir un nouveau ſyſtême de ſociété civile. Afin de réaliſer ce rêve de la vanité ,
il leur a fallu bouleverſer & détruire toutes notions
reçues de fubordinations, de moeurs c de religion , qui ont fait juſqu'ici la sûreté, le
bonheur & la confolation du genre humain.
Leurs projets de deftruction n'ont que tropréulli; mais les effets du nouveau, fyftême fy qu'ils
voulu introduire, n'ont ſervi qu'à démontrer l'ineptie
& la ſcélérateſſe de ſes auteurs. Les
nemens qui ſe ſont ſi rapidement fuccédés depuis
lors , furpaffent en atrocité tout ce qui ajamais
fouillé la page de l'hiſtoire. Les propriétés , la liberté
, la vie même , ont été les jouets de la rage
effrénée des paffions , de l'eſprit de rapine , la haine , de l'ambition la plus cruelle & la plus dénaturée. Les annales du genre humaid ne préfentent
pas d'époque où , dansitin fi court efpace
de temps , on ait commis tant de crimes , caufé tant de malheurs, fait veffer tant de larmes; enfin , dans ce moment même, ces horreurs
paroiffent être parvenues à leur comble. Pen- dant tout ce temps , le roi , environné de fon
peuple , qui jouiffoit , par la protection divine , d'uneeproſpérité ſans exemple ,n'a pu voir les
malheurs d'autrui qu'avec un ſentiment profond
de pitié & d'indignation ; mais fidèle à fes pria-
5003 303 A sup omelete 1576
*
১৯
ede
cipes, S. M.
mifcer dans les
étrangère. Elle
deneutralitéqu
Cettecondu
obſervée égale
dont toutel'Eu
qui auroit dûê
n'a pas réuffi à
République, à
gereules & les
Depuis quel
&
d'agrandiffe
&la fûreté de
quement avou
dans l'intérieu
des
maximes
l'on n'a pas
déteftables t
tionnaire. D
antis parle
& les territo
S.Mi ade
des
préparat
conftances.
les
mesures
dre ont ét
unanime d'
Tirreligion,
titution.
Tels fon
motifs d'ur
ont
affez
Votre
coop
S.M. da
ment
vei'l
, S. M. ne s'eſt jamais permiſe de s'imer
dans les affaires intérieures d'une nation
gère . Elle ne s'est jamais écartée du ſyſteme
utralité qu'elle avoit adopté.
ette conduite , que le roi a vu avec plaifir
vée également par vos hautes puiffances ,
toutel'Europe a reconnu la bonne foi , &
auroit dû être reſpectée à tant d'autres titres ,
as réuffi à mettre S. M., ſes peuples & cette
blique , à l'abri des trames les plus danafes
& les plus criminelles.
epuis quelques mois , des projets d'ambition
agrandiffemens alarmans pour la tranquilité
(ûreté de l'Europe entière , ont été pubiment
avoués . On s'eſt efforcé de répandre
l'intérieur de l'Angleterre & de ce pays ,
maximes fubverſives de tout ordre ſocial , &
n'a pas même en honte de donner à ces
ſtables tentatives le nom de pouvoir révolunaire.
Des traités arciens & folemnels , gais
par le roi , ont été enfreints , & les droits
es territoires de la République ont été violés .
. M: a donc cru dans fa fageſſe devoir faire
préparatifs proportionnés à la nature des cirtances.
Le roi a confulté ſon parlement , &
meſures que SS..Mavoitdeuvé bỏn de pren-
.ont été accueilies par Taffentiment vif &
nime d'un peuple qui abhorre Fanarchie &
eligion , qui aime fon roi & qui veur ſa conftion.
Tels font , hauts & puiffans ſeigneurs , les
tifs d'une conduite dont la ſageſſe & l'équité
affez prouvé juſqu'ici au roi votre concert &
re coopération.ου, τον
6. M. dans tout ce qu'elle a fait , la conſtamnt
veillé au maintien des droits & de la sû
the
218 )
reté des Provinces-Unies. La déclaration que le
ſouſſigné a cull'honneur de remettre à vos hautespuiſſances
, le 13 novembre derier , & l'arrivée
d'une petite eſcadre , deſtinée à protéger les parages
de la République , pendant que les propres
forces ſe ratſembloient, en fourniffent la preuve.
Vos hautes-puiflances ont reconnu ces diſpoſitions
du roidans tout ce que S. M. a déjà fait.
Elles ne les trouveront pas moins dans les meſu es
qui ſe préparent ; en conféquence , S. M. ſe perfuade
qu'elle continuera à réprouver , de la part
de vos hautes-puiſſances une parfa te conformité
de principes & de conduite. Cette conformité
peut ſeule donner aux efforts réunis des deux
pays l'énergie néceſſaire pour leur commune défenſe
, oppoſer une barrière aux maux dont l'Europe
eſt menacée , & mettre à l'abri de toute
atteinte la fûreté , la frauquillité & l'indépendance
d'un Etat , dont vos hautes puiſſances
affurent le bonheur par la ſageſſe & la fermeté
de leur gouvernement.
Fait à la Haie, le 25 janvier 1793 .
Signé , AUCKLAND.
D'ailleurs il
point le fuffra
Pasparvenu à
& enAnglete
cours des mem
on en a une b
vemens qui ſe
patriotesHolla
que des ſuccès
des
généraux
fuccès
commen
aulieu
d'évacu
dit
fauffement
tres du pays
le
bornent cr
Depuis la préſentation de cette pièce , probablement
demandée par le Stathouder , il y a
cu beaucoup de mouvement dans le cabinet de la
Haye : on a expédié à Londres & à Berlin un
grand nombre de couriers , garni les frontières
& même voulu lâcher quelques écluſes ; mais
les propriétaires & les payfans , s'oppoſent à
cette dernière meſure , qui condamneroit pour
pluſieurs années leur terrein à la ſtérilité ; en
effet ,, pour empêcher la marche du général
Dumourier , il faudroit mettre la province
d'Utrecht à onze pieds ſous l'eau.
la
garnilon a é
de forte
qu'el
sils
s'opiniatr
plusloin
leurs
Les
Pruffier
de
kur
côté
FrédéricdeBr
lons à
Wefen
général
Lamo
Vantage dece
M.
Noel ,
areçu , le 9
a
expédié un
tendent
que
ne
fontpas
continuentpa
qu'elles
explic
ce
dernier f
brun,
min
rendu à la
( 219 )
leurs il eſt évident que cette guerre n'a
fuffrage des Hollandois , & qu'on n'eſt
venu à la nationaliſer comme en Autriche
Angleterre ; onen a la preuve dans ledifes
membres de l'oppofition au parlement ;
a une bien plus forte dans quelques mouqui
ſe font déja ſentir àAmſterdam, oùles
es Hollandois n'attendent pour ſe déclarer
es ſuccès un peu marquans , de la part
néraux de la République françaiſe , & ces
commencent à avoir heu , car les français ,
d'évacuer Ruremonde , comme on l'avoit
Tement , s'avancent de jour en jour : maîpays
de Liège , ils peuvent ſe borner &
ment en effer à bloquer Maſtrecht , dont
lon a été renforcéede troupes Pruffiennes;
e qu'elle les arrêteroit trop long-temps ,
piniatroient à la prendre avant de pouſſer
In leurs operations .
Pruffiens qui craignent pour la Gueldre
côté , marchent faddeéfenſe. Le duc
cde Brunswick n'a laiffé que deux bataik
Weſel : il y a déjà eu entre lui & le
Lamorlière, quelques eſcarmouches àl'ae
de cedernier , à ce que l'on affure,
Noel , chargé d'affaires de latépublique ,
, le 9 , un courrier d'Angleterre , & en
Hié un à Paris . Quelques perſonnes préque
les négociations avec l'Angleterre
at pas entierement rompues , & qu'elles
hent par la voie de la Hollande. C'eſt ainſi
s expliquent ce qu'il y a de fingulier dans
nier fait . M. Obris, neveu de M. Lemimitre
des affaires étrangères , s'eſt auſſi
à la Haye; mais des nouvelles poſtér
rieures , dont nous ne garantifſons pas l'authenticité
, difent que ces meſſieurs ont quitté la
Hollande , & ſont même déjà arrivés à An-
1
vers,
Toute la cour du Stathouder a pris le deuil
pour la mort de Louis XVI. L'ambaſladeur d'Efpagne
a fait célébrer une meſle de requiem à
laquelle un grand nombre d'émigrés ont aſſiſté
le crêpe au bras .
alis aucun ave
d'hoftilités cont
desſujets de fa
gens&dessſtipu f
&qu'elle a enfui
déclaré laguerr
Provinces-Un es
agreffion gratui
apris les mefure
neur de la cour
peuple; elle fe
"
concours ferme
que ſur le zele
& loyal , pour
néceflaire,& p
vidence,
d'oppo
d'un
ſyſtême qu
toutes les
natio
Vertenment cont
de
bonne foi ,
>
Dansune
majelté a tout
fincere des pur
par des
allianc
mun à
prévenir
la
confufion
,
tranquillitéde l
Le ſtathouder vient de faire une promotion
dans la marine. Le vice-amiral Zoutman remplace:
M. Byland, lieutenant- amiral, effectif de
Hollande & de Weſtfriſe , mort depuis peu. Le
-vice-amiral Rielveld ne paffe pas à un grade plus
haut , mais il a , comme les précédens , les appointemens
de fa place.
2- Le vice- ami al Van-Braam a obtenu le traitement
vacant de contre-amiral , & le vice-amiral
Kinsbergen, celui de capitaine commandeur. Ce
dernier est un marin debeaucoup de mérite , & qui
a été fort utile aux Rufſſes dans leur dernière guerre
contre les Turcs .
GRANDEBRETAGNE.
De Londres , le 12 Janvier.
Le lord Grenville a donné hier communication
à la chambre des pairs du meſſage
ſuivant du Roi :
Georges roi
<<Sa majeſté juge à propos d'informer la cham-
Le
même j
mures ,
M. L
preſſéles
minift
traité
qu'on dit
&
l'empereur.
barralle, a fo
icun aver iffement préalable , des actes
tés contre les perfonnes & les propriétés
ts de fa majeſte , au mépris du droit des
des ſtipulations les plus poſitives des traités ,
le a enfuite,ſur les plus frivoles prétextes ,
la guerre contre ſa majesté & contre les
ces -Un'es . Dans les circonstances de cette
ngratuite & no provoquée , ſa majeſté
es meſures néceſſaires pour maintenir l'hone
la couronne & venger les droits de fon
elle ſe repoſe avec confiance fur le
s ferme & efficace de la chambre , ainſi
- te zele & l'énergie d'un peuple brave
al , pour pourſuivre une guerre juſte &
re, & pour tâcher , avec l'aide de la pro-
,d'oppoferune forte barrière aux progrès
tême qui menace la fécurité & la paix de
les nations indépendantes , & fe fuit ou
ent contre tout principe de modération ,
ne foi , d'humanité & de juſtice.
Lans une caufe d'un intérêt fi général , fa
a tout lieu de compter ſur le concours
des puiſſances qui font unies avec elle
- alliances , ou qui ont un intérêt comprévenir
l'extenfion, de l'anarchie & de
Fufion , & à contribuer à la fécurité& à la
lité de l'Europe » .
だい
même jour , dans la chambre des com-
M. Lambton &M. Grey ont vivement
es miniſtres de donner communication du
n'on dit exifter ent e la Grande-Bretagne
pereur. Le ministre Dundas , affez em-
Esa fourni pluſieurs réponſes évafives.
:
aux dépens l'une ou l'autre partie , fuivant qu elles
le jugeront convenable , & ordonner la ſaiſie des
biens , meubles & immeubles de la partie condamnée.
pour en aſſurer le payement ,& lorſqu'il
n'y aura pas fix jours entre le premier jugement
ou ordre du juge de paix , & la tenue deſdites
affiſes , le ſuſdit appel ſera renvoyé à la tenue
fuivante defdites affifes.
Toutes actions & poursuites , en conféquence
dudit acte , commenceront dans l'efpace de trois
mois , après les délits qui pourront ydonner lieu ,
& les perfonnes contre lefquelles elles feront intentéespourront
préſenter !curs moyens de défenſe
&demander unjugement définitif; & fi le rapport
du juré eſt en faveur du défendeur , ou fi le demandeur
ſuſpend on diſcontinue ſon action & fa
pourſuite; ou fi le jugement ordonne un furfis,
ou autrement , le demandeur ſera condamné à
des dépens doubles en faveur du défendeur.
Ledit acte & toutes les ſtipulations &claufes
qu'il contient pourront être altérées , changécs &
révoquées par un ou pluſieurs actes pattes dans
la préſente ſeſſion du parlement .
F
CONVENT
DuDimanch
La féance s'eft
fieurs adreſſes d'a
tomber latêtede
tiennent l'exprefi
qu'a excités l'affa
MichelPelletier .
envoieunecoure
la tombede ce c
Beaumarchais
d'accufation por
de
Lecointre ,
lufis ,
pendant
décret; que les
rontlevés, atten
civique, &qu'i
lejuitifier,
Les habitans d'une paroide , ville ou lieu quelconque,
ſeront admis comme témoins competens,
àdépoſer conte toute infraction des clauſes du
préſent acte , commiſes dans les limites deſdites
paroiffes , ville ou lieu , quoique les amandes qui
feront impoſées en conféquence, foient applicables
aux pauvres de ces mêmes paroiſſes, ville ou
lieu.
Le préfent acte ſera en vigueur juſqu'au rer de
-janvier 1794 , & de ced't jour juſqu''àà la fin de
lafefſſion ſuivantedu parlement &non au-delà .
La
Conven
port de Guito
litiques qui a
Cepays, con
cipauté deBa
entre le com
St.
Hypolite,
Ilne peut pas
la
poſition el
dela
France
:
FRANCE.
VENTION NATIONALE,
Dimanche , 10février.
ince s'eſt ouverte par la lecture de pludreſſes
d'adhéſion au décret qui a fait
la tête de Louis. Ces mêmes adreſſes conl'expreſſion
des ſentimiens douloureux
cités l'aſſaffinat commis ſur la perſonne de
Pelletier. Le département duPas -de-Calais
une couronne civique pour être déposée ſur
-e de ce citoyen .
marchais demande le rapport du décret
ation porté contre lui , & fur la motion
Dintre , la Convention ordonne qu'il fera
pendant deux mois , à l'exécution de ce
que les ſcellés appoſés ſur ſes papiers ſevés,
attendu qu'il ne s'y eſt rien-trouvéd'in-
, & qu'il lui fera libre de venir à Paris pour
fier,
Convention(a enſuite entendu un rap-
Le Guiton Morveaux fur les diſſentions poes
qui agitent les habitans de Porentrui .
ys , connu ci -devant ſous le nom de prin- .
é de Bafle , fief de l'Empire , eſt reſſerré
le comté de Valangin & le diſtrict de
ypolite, Il compte environ 120 communes.
peut pas mettre ſur pied 6000 hommes , &
fition eſt telle , que par les anciens traités
France avec les princes-évêques de Bâle ; il
Dar ſes troupes lorſqu'elle elle étoit menacée dece
côté , même par les Autrichiens.
D'après cela , il étoit aiſé de juger que les habicans
de ce pays ne peuvent jamais former un état
folé & indépendant , & file voeu de la réunion à
a France n'a pas été émis auſſi-tôt qu'ils ont
Formé la réſolution de ſecouer lejougd'une domination
oppreffive , c'eſtque des vuesd'ambition
perſonnelle de la part de ceux même qui travailoient
le plus ardemment à la révolution , ont
Egaré l'intérêt du peuple , & l'ont éloigné de fon
véritable but.
A cela n'a été fait,
l'exécution dudit déc
L'ordredujour
naires à la baire. U
Halles eft venue dé
Panis &Sergent ,
anciens membres d
commune de Paris
mentde rendreleur
qui leurimpoſent co
de cespétitionnair
miniftre des contr
l'exécutiondu décr
derecevoirles con
veillance.
Appaiſer les troubles d'un peuple qui fait le
remier effai de ſa liberté ; affurer la liberté de ſes
élibérations ; écarter les obſtacles que l'on jette
u-devant de lui pour l'empêcher de connoître
es vrais intérêts: tel eſt le but que s'eſt proofé
la Convention en rendant le décret ſui-
1
D'autrespétitio
marquécelled'un
qui, manquant
mens, ne parle
ant:
Art.Iet. Trois commiſſaires , pris dans le ſein
e la Convention , ſe rendront inceſſamment à
Porentru & autres lieuxdépendans de la ci-devant
rincipauté de ce nom , pour y prendre toutes les
formations & reaſeignemens concernant les faits
mentionnés , tant dans leſdites pétitions , que dans
es procès-verbaux & autres pièces préſentées au
om de l'aſſemblée générale des députés des cent
ingt communesde laRauracie, pour en faire leur
apport à la Convention nationale.
La ſectiondu
tiond'un arrêté
f:ction
engagent
II. Les mêmes commiſſaires rempliront dans.
efdits pays , les fonctions attribuées par l'article
I du décretduis décembre dernier aux commiftionferoitimpr
Du lundi
La
Conventi
comité de
légif
fleurs
citoyens
la
Sarthe, pou
Ilaété
reconn
trompés&féd
thèque desaffign
,
&
a été fait , des commiffaires cha gés de
n dudit décret du 15 décembre.
e du jour étoit l'admiſſion des pétitiona
barre. Une députation de la ſection des
t venue dénoncer les ciroyens Tallien
Sergent , députés à la Conventin ,
membres du comité de ſurveillance de la
e de Paris , leſquels refuſent conftamrendre
leurs comptes , malgré les décrets
mpoſent cette obligation. Sur la demande
Pétitionnaires , l'Aſſemblée a ordonné au
des contributions de rendre compte de
on du décret du 26 janvier qui le charge
oir les comptes de l'ancien comité de fure.
respétitions ont été préſentées . On a recelle
d'un des batail ons du Pas-de-Calais ,
anquant entièrement d'habits & d'équipe--
ne parle que de marcher à l'ernemi.
Aion du Finistère afait part à la Convenn
arrêté par lequel les citoyens de cette
Engagent toutes leurs propriérés à l'hypodes
affignats . Il a été décrété que cettepéroit
imprimée.
lundi , II janvier.
Convention a entendu un rapport de fon
de législation , ſur la détention de plucitoyens
arrêtés dans le département de
the , pour faits relatifs à la taxe des leds .
reconnu que la plupart de ces citoyens ,
Es & féduits par des agitatenis, avoient cru
La diſcuſſion s'eſt ouverte ſur l'organisation
de l'armée. Garnier a parlé le premier en faveur
du projet de comité. Ce projet, a dit l'orateur ,
conſacre de grands principes. Il établit l'unité de
forces, l'unité de régime & l'unité de récompenſes.
Il fai de la profeffion des armes , la profeffion
la plus honorable ; il raproche tous les
ſoldats , par le lien de l'égalité; il les unit entr'eux
par le ſentiment de la fraternité , & les
attache à la patrie par le bienfait de la pro-
On a demandé une amnistie en leur faveur , &
la Convention , après quelques débats , en a
généraliſé le décret , en ces termes :
« La Convention nationale éteint & abolit
toutes procédures criminelles , déterminées par
les délits commis dans les infurrections qui ont eu
lieu relativement aux ſubſiſtances juſqu'au 21
janvier dernier. Ordonne que les détenus &prévenus
deſdits délits , feront mis fans délai , en
liberté».
<<Ne font pas compris dans la préſente amniſtic
, ceux qui ſont coupables de meurtre,
d'affaffinat & d'incendie. >>
leurétoit avantag
le projet du comite
de faire des amend
Saint-Just a été
Tunitéde la Répub
mée , &bien loin
deceprojet, il a
de l'opérer , exc
trop pres del'enne
Buzot aréclamé
plan du comité. Il
des régimens de
volontaires , n'alt
nation&dela dif
&
rigoureuſement
plusbeauxjours
leaté encore Ic
comme une confe
nation des chef
comme
hafardée
6
changer les qu
feroient
accordée
priété.
Après avoir développé les avantages , Garnier
s'eſt attaché à démontrer les dangers d'opérer
dans ce moment , cette réorganiſation. Il a
demaudé que la Convention décrétât le principe,
maisque l'exécution en fut renvoyée à la fin de
«
Battons-nou
battusles
vainqu
nousaurons le l
a
ſyſtême.»
la campagne.
Lacombe Saint-Michel a repréſenté la fuſion
de l'armée étoit une opération facile , même
ente que
dans
Dans le
cours
millaires des fe
paroîtreàla bar
fur les
ſubſiſtanc
que nous défen
à moins que no
tret
prononcé e
8. 23
praire aux foldats de ligne , panquene
avantageuſe. Il adonc demandé que
du comité fût adopté , en ſe réſervant
es amendemens à quelques articles.
uft a été du même avis. Il a pensé que
la Répub ique exige l'unité dans l'arien
loin de vouloir différer l'exécution
et, il a cru que le moment étoit venu
r , exceptant cependant les armées
de l'ennemi .
a réclamé avec force l'ajournement du
omité . Il a fait craindre que la fufion
mens de ligne , avec les bataillons de
es , n'altéra la ſévérité de la fubordide
la difcipline , dont les règles étoient
cuſement obſervées à Rome , dans, les
ex jours de cette République ; il a précore
le relâchement de la difcipline ,
he conféquence naturelle de la nomies
chefs par les foldats. Il a regardé
nafardée la promeſſe faite aux foldats
er les quittances des penſions qui leur
accordées , contre des biens nationnaux.
cons-nous à préfent , comme ſe font
svainqueurs de Jemmappe , a dit Βυζοις
ons le loiſir d'entendre à la paix les gens
e. »
le cours de cette diſcuſſion , des comdes
ſections de Paris , ont demandé a
àla barre , pour préſenter une pétition
abſiſtances . Il est impoffible , diſoie t-ils,
as défemparions ſans avoir été admis .
que nousne ſoyons éloignés par un dénoncé
en préſence des parifiens & des fé
8. 23 Février 1793. L
être entendue a fon comitéd'agriculture, lorſque
fur la demande d'un membre du comité des finan
ces , elle a décrété que les députés des ſections de
Paris ſeroient a mis le lendemain àdix heures.
Di mardi , 12 février.
On a préſenté la rédaction du décret rendu biet ,
portant amniſtie relativement à toutes Is infor
rections qui ont eu lieu pour les fubfiftonces & fur
1 motion deDahem , cette amnistie a éré étendue
àcelles qui ont réſulté des droits féodaux , & à
tous les troubles occafionnés dans les armées &
dans les plates de guerre , pour cauſe de trahfon
de généraux.
que
hique ont fuivi dep
Rep blique. Il coit
que témoigna Vergr
manque de pain ,
Temple.
Craignez q
pra tombée, onne dif
lacaufe en est à la C
sant , a demandé q
petitionnai es furles
préfenterleur pétit
dale mandatairedes
Après de longs dé
monnaiesayant ét
Tenge fections ſeule
pouvoirs, & men
Javoientémisleur
La
Convention
a
froientpointad
kqu'ils
donncroie
cantu e.
Les commiffaires des quarante - huit fctions
fontadmis à la barre en exécution du décret rendu
hier. Ils demandent que la Convention établiſſe
un prix unifor ne pour les bleds dans tous les départemens
; qu'elle faſſe des loix cont e les accar
paremens , & prononce des peines conueles agri
culteursqui refuſeroient de vendre , ou qui vens
droient les bleds au-deſſus du prix qu'on au oit
fixé.
A peine l'orateur a-t-il terminé la lecture,de
cette étrange adreſſe , qu'un autre péctionnie
prend la parole. Il s'annonce comme membre du
comitédes finances , & parlant au nom de tous les
départemens.
furla
Auſſi-tôt l'aſſemblée entière ſe ſoulève , on
s'indigne ; mais l'indignation redouble , quand ,
réquiktion faite au pétitionnaire , d'exhiber
ſes pouvoirs , celui-ci répond qu'il n'en a paint.
Marat demande que les pétitionnaires foient
pourſuivis comme perturbateurs du repos public.
Le
ſecond
pétiti
L'etre point
l'organ
defenfeurs des 85
lignée,la
Conver
troitmis en
état d
comité de
fûreté g
On a
repris la
Barmée.
Dabois
sions; la
priorité
comité,&
après
vention a
décrété
μπ:
« Adaterde 1
lon que les ennemis dela
ſuivi depuis le commencement de la
. Il c oit voir ſe réaliſer les craintes
Ena Vergniaux , en diſant : fi le peuple:
pain , on diz que la cause en est au
raignez que , lorſque la tête du tyran
onnedife:filesfubfiftinces manquent ,
eftàla Convention. Buzot , en termi-..
emandé que le préſident interpellât les
es ſur les motifs qui les avoient portés
leur pétition , & que celui qui s'étoit
Lataire des 85 départemens fût arrêté.
longs débats , & les pouvoirs des pé-
5 ayant été vérifiés , il a été conftaté que
ions ſeulement leur avoient donné des
& même que la plupart d'entr'elles:
mis leur vecu qu'indirectement,
vention a décrété que ces pétitionnaires
= point admis aux hoancurs de la féance ,
onncroient à l'inſtant leurs noms & leur
and pétitionnaire ayant été convaincu de
at l'organe avoué d'une ſociété , dire des
- des 85 départemens , qu'il avoit déa
Convention a décrété que ce citoyen
en état d'a reſtation , & interrogé parde
fûreté générale.
repris la diſcuſſion ſur l'organiſation de
Dabois Crancé a réfumé toutes les opi
- priorité a été accordée au projet du
& après de très longs débats , la Cona
décrété le premier article , ainſi qu'il
Later de la publicationdu préſent décret
L2
Nota . Dans le cours de cette ſéance , la Convention
a reçu une lettre du miniſtre de la marinc
, qui lui envoie ſa démiſſion .
Du mercredi , 13 février.
Une lettre des commiſſaires de la Convention ,
datée de Mayerce , l'avertit de ſe défier des
hommes , ſe difant repréſentans du peuple Belge ,
qui ont demandé à la barre de la Convention ,
le rapport du décret du 15 décembre. Ces hommes
,diſent les commiſſaires, ſont des émiſſaires
des prêtres , des nobles , & des privilégiés .
Le lieutenant-colonel du corps de gendarmerie,
qui ſe trouve à Liège , annonce que a déſertion,
indifcipline & le libertinage de ce corps , font
à leur comble. La Convention a décrété qu'il
feroit fait inceſſament un rapport ſur la gendarmerie.
verbaux du départ
tatent l'arreſtation
ont été lues , &
millaire étoit mur
MARAT & autres
de faire des réqu
Paris tous les
parer de tous leu
diſpoſition de la c
On avu , dar
Royou, qu'il s'ér
Guader,Vergnial
de Danton,Ma
cuſoit Camusde
faciliter le vo!,
Gardemeuble.
avoitchangé de
deQuimp
tous les corps a
les
départemens
On a
deman
lajournement d
aété
décrérée.
Thuriot réck
du
détenu. Ap
la
Convention
demièrepropof
Le
miniftre
venu
préſenter
dffiper les ala
Paris àfuit na
miniſtre de l'i
cia'ement d'a
grandnombre
Les commiſſaires au département du Var ,
écrivent que malgré la che té des grains & de
toutes les dearées de premiere néceflité , l'ordre
&la paix regnent dans ce pays. Ilis ſe plaignent
fur-tout du mauvais état des routes . --- Renvoyé
au comité des Ponts & Chauffées.
à
Duhem , organe du comité de ſurveillance ,
a fait un rapport ſur l'arreſtation & l'emprifonnement
de Royou , commmiſſaire chargé ,
l'époque du mois de ſeptembre 1792 , par le
confeil & par la municipalité de Paris , de faire
des recherches d'armes &de munitions de guerre
dans le département du Finiftere. Le rapporteur
a conclu à l'élargiſſement du détenu & à la tradition
à la barre des adminiſtrateurs qui ont
ordonné ſon arreſtation.
mine
u département du Finiftere qui consreſtation
du commiſſaire. Les pièces
es , & on y a découvert que le comtoit
muri de pouvoirs , Signés PANIS ,
& autres , per leſquels i' étoit chargé
des réquisitions pour fafir & amener
ous les chevaux des émigrés ; de s'emtous
leurs mobiliers pour être mis à la
n de la commune de Paris .
vu , dans des dépoſitions faites contre
qu'il s'étoit efforcé de dénigrer Briffot ,
Vergniaud & Roland , & de fa re l'éloge
on , Marat & Robespierre ; qu'il acamus
de n'avoir pas voulu ſe prêter à
le vo!, qui , diſoit il , a dû ſe faire au
meuble. On a vu que ce commiffaire
angé de nom pour en impofer à la com-
- Quimper , qu'il provoquoit au meurtre
corps adminiſtratifs , & qu'il medaçoit
rtemens de la colère de la capitale .
demandé l'impreſſion de ces pièces &
ement de cette affaire. Cette propofition
crétée.
iot réclamoit proviſoirement la liberté
nu. Après de longs & violens débats
vention a paffé à l'ordre du jour ſur ceste
propofition .
miniftre de l'intérieur , par interim , eſt
réſenter à la Convention des moyens de
les alarmes que l'approviſionnement de
fait naître. Il a obſervé d'abord que le
e de l'intérieur n'eſt point chargé ſpé-
Ent d'approvifionner Paris , comme un
nombre de citoyens paroitient le croire.
L3
feconde. Il a préſenté enfuite comme un remède
à tous les maux , la liberté illimitée du commerce
des grains , & il a fi i par propoſer à la
Convention ; 1º. de fournir au comitédes ſubſiſtances
de la commune les moyens d'aflu er
auxboulangers les indemnités ordinaire s. 2º. D'autoriſer
le miniſtre de l'intérieur à préſenter au
comité des finances un mode de perception des
fois additionnels , plus égal que ce'ui qu'on a
décrété ; 3 °. & enfin de permettre aux boulangers
de vendre le pain au prix naturel où il doit être
porté d'après celui des b'eds & des farines :
moyen le plus für d'entretenir l'abonda.ce dans
Paris.
Ces diverſes propofitions ont été renvoyées aux
comités réunis des finances , de commerce &
d'agriculture pour en faire le rapport fous trois
jours.
On a pris enſuite la diſcuſſion ſur le projet
du comité de la guerre. Elle s'eft engagée pour
la feconde fois fur la queſtion de la réunion.
Après quelques débats , le principe de la réunion
ou amalgame des troupes de ligne avec les volontaires
, a été décréré , & l'exécution ajournée jufqu'à
ce qu'il en ſoit autre nent ordonné. D'autres
articles ont été d'ſcutés & décrétés. Nous donnerons
le décret en entier lorſque la rédaction définitive
aura été adoptée.
Dujeudi , 14 février .
Pluſieurs décrets importans ont été rendus
dans le cours de cette séance. Le comité de marine
a fait décréter le mode de vente des vaiſſeaux
pris ſur les ennemis. Les tribunaux des différens
lieux où les priſes auront été faites , feront compérens
des difficultés qui s'éléveront à ce ſujet.
fection de tous
de1792 .
Par un autre d
autorifée à mett
l'intérieur , une 1
diftribuée provif
parle décret du
nirésdes domma
nanis.
Barrère a pr
conftitution, un
de la marine ,
rendupour l'org
Un miniftre,
comité de mar
correfpondant
vaux de la m
tofix claffes.
cuffion.
Fouché, au
blique, afait
ment aux colle
ART. ICT.
des congréga
aux étab iffer
penda s de ce
ces établiſſem
conformémen
conſtituante.
II. La rec
tenans aux
foir qu'elies
des congrég
de tous les décomptes de la campagne
-
autre décret , la tréforerie nationale eft
e à mettre entre les mains du mi iſtre de
ar , une fomme des millios , pour être
Ee proviſoirement ſuivant le mode preferit
écret du 22 décembre dernier , en indems
dommages caufés par l'invaſion des enère
a préſenté , au nom du comité de
ation , un plan d'organiſation du miniſtère
marine , exactement calqué fur le décret
our l'organiſationdu miniſtère de laguerre.
iniftre , fix adjoints ; & fix ſections du
de marine de la Convention nationale
pondant avec les fix bureaux. Les trade
la marine font par conséquent diviſés
claffes . Ce projet a été adopté ſans dif-
1.
ché , au nom du comité d'inſtruction pu-
, a fait rendre le décret ſuivant , relativeaux
collèges :
T. Ir. La loi concernant la ſuppreffion
congrégations ſéculières ne s'étendant pas
rabiſſemens d'instruction publique , indés
de ces fondations , la vente des biens de
Stabliſſemens continuera à être ſuſpendue
prmément aux décrets rondus par l'Affemblée
Cituante.
.La recette & la gestion des biens apparms
aux établiſſemens d'inſtruction publique ,
qu'elies aient été confiées précédemment à
congrégations féculières , ou à des laïques ,
L4
des domaines nationaux puiſſe s'en mêler.
III . Les receveurs de la régie ſeront tenus,
dans la huitaine de la publication du préſent décret
, de comprer de c'erc-à-maître , par-devant
les corps adminiſtatifs cu mu.ipaux , reſpectivement
chargés de l'adminiſtration des colléges,
de tous deniers par eux perçus comme appartenans
ces établiſſemens , & ferort contraints
d'en verſer imm diatement le montant en deniers
ou quittances , entre les mains des receveurs qui
précédemment en étaient chargés , ou de ceux
qui leor feront défignés par les adminiſtrations .
IV. Les corps administratifs font autoriſés ,
juſqu'à ce qu'il en ait été autrement ordonné , à
fixer le traitement des profeſſeurs actuellement
en exercice , ainſi qu'il fuit : dans les villes audeſſus
de trente mille ames , il ne pourra être
moindre de mille livres ; & dans les villes au
deſſus de cette population , de quinze cents liv..
fans néanmoins que le maximum , pour les premières
villes fuiſſe s'élever au-delà de quinze
cents livres; & pour les ſecondes , au- delà de deux
mille livres , dérogeant, pour cet effet , à l'att. I
du tit. IV de la lei du 18 août 1792 .
Séance extraordinaire du jeudi ſoir.
Une députation du ſecond bataillon du département
de l'Aude , employé dans l'armée du
Var , vient dénoncer le général Anfelme comme
l'auteur ou la cauſe des dilapidations & des
déſordres arrivés à Nice. Ce te dénonciation eft
confirmée par le rapport de Collo:-d'Herbois ,
l'un des commiffaires à l'armée du Var ; & fur
au
trère qu'Anfelm
nateur, feront m
Après avoir er
diplomatique , l
accepte le voeu de
emis pax la princ
liage de Chamb
Du vendredi
Cette féance a
ion du projet d
Françoile... Con
& a préparé l'A
conftitutionnel pa
quiontdirigé le
Nous n'entrep
lesdétailsd'unele
nous en ſommes
fution avec laqu
dansles départe
Du fanedi
On a
réclame
daprèslerappo
verfes
confidera
fuſpendre les tr
fervélequatrièr
finances&d'int
veauprojet.
La
Convent
minitrede la
rationdesfortf
Genfonné,a
a
continué la
1
nde du rapporteur , la Convention dé-
Anfelme & Ferus , commitfaire-ordon-
Feront mis en état d'arreſtation .
avoir entendu le rapport de ſon comité
ique , la Convention à déclaré qu'elle
e voeu de réunion à la Franer , librement
la principauté de Monaco & par le bail-
Chambourg.
vendredi , 15 février.
,
féance avoit été fixée pour la préſentaprojet
de conſtitution de la république
Ce ... Condorcet eſt monté à la tribune
éparé l'Affemblée à la lecture de l'acte
tionnel par un diſcours expofitif des motifs
dirigé le travail du comité.
n'entreprendrons point de donner ici
Isd'une lecture qui aduré plaſieurs heures ;
■ ſommes diſpenſés d'ailleurs par la proavec
laquelle ce travail va être répandu
s départemens.
u famedi , 16 février.
a réclamé contre le décret rendu avant-hier
le rapportde Fouché, ſur les collèges. Di-
Confidérations ont engagé l'Affemblée à en
Are les trois premiers articles . Elle a con-
=quatrième , & elle achargé lescomités des
s & d'inſtruction , de lui préſenter un nourojet.
Convention a mis entre les mains du
ce de la guerre , 27 millions pour la répades
fortifications des vi les de guerre .
Sonné, au nom du comité de conſtitution
tinué la lecture de l'acte conſtitutionnel.
L
,
Après que cette 1 Cture a été terminée , l'Affemblée
a ordonné l'impreſſion du diſcours de Condorcet
& du projet de confitution , & ſon envoi
aux départemens , aux diſtricts , aux municipalités,
aux ſociétés populaires & aux armées. Elle
aprononcé en même temps , & en exécution d'un
décret précédemment rendu, la ſuppreſſion du
comité de conftitution.
On est paffé enfuite à la diſcuſſion du projet de
décret ſur l'organiſation de l'armée. Pluſieurs articles
ont été adoptés.
Du Dimanche , 17 février.
Les commiffaires à l'armée duRhin , écrivent
qu'ils ont deſtitué de ſes fonctions le commiffaire-
ordonnateur , Cochelet , prévenu d'une négligence
coupable. D'après un rapport fait au
nom des comités réunis de la guerre , des finances
& de l'examen des marchés , la Convention a
décrété qu'il n'y a pas lieu à accufation contre
le citoyen d'Eſpagnac , & qu'il fera mis en
liberté .
Le comité diplomatique a propoſé , par l'organede
Guiton-Morveau , d'accorder le titre de
Citoyen Français à Joël Barlow , habitant des
Etats-Unis , qui s'eſt pluſieurs fois rendu l'interprête
des fent mens de ſes compatriotes en faveur
de la révolution françaiſe , dont les études n'ont
cu pour but que le perfectionnement de la morale
des gouvernemens , & qui , pour prix de
fes honorables travaux , demandoit à jouir du
titre & des droits de Citoyen Français.
décret a porté Joël Barlow
Français.
Ua
au rang deCitoyen
Les commiffaires de la Convention écrivent
concevoir les m
font prêtes à
ont été prifes
défenſe .
Diverſes off
&la Corvent
d'un facrifice
La ſection
où le trouven
fuadée que qu
jourd'hui àrép
tion des fourr
pont des fab
auffi grand &
preffant; cet
François qui
République,
Dationales, d'
d'armes qui c
Apeine la
rette vue, qu
étoient appon
fon exemple
dans les autre
ملسم Far
Le proj
vient enfu
quatre an
d'anarchie
pérer que
oir les meilleures efpérances. Deux frégates
têtes à mettre à la voile. Diverſes mefures
é priſes pour mettre la ville en état de
e.
erfes offrandes ont été faites à la patrie ,
Convention en a reçu l'hommage. L'idée
facrifice eft cufſi-tôt réaliſée que conçue.
ſection du Marais , frappée du dénûment
= trouvent nos braves défenseurs , & pere
que quelque activité que 'on mette auhui
à réparer les négligences de l'adminiſtrades
furnitures des armées , on n'obtiendra
des fabriques & des ouvriers un ſecours
grand & auffi prompt que le besoin eft
ant ; cette ſection a imaginé d'inviter les
is qui compofent la garde intérieure de la
blique , & qui ont des habits aux couleurs
onales , d'envoyer ces vêtemens à leurs frères
nes qui combattent ſur la frontière.
peine la ſection du Marais avoit proclamé
vue , que dès le même ſoir , quinze habits
ent apportés au dépôt qu'elle a formé ; à
exemple , le même dévoûment s'eſt déclaré
5 les autres ſections .
Faris , le 21 février 1793 .
Le projet de la nouvelle Conſtitution
ent enfin de paroître. Après plus de
atre ans de fecouſſes , d'agitations &
anarchie politiques , il eſt permis d'ef
Frer que nous aurons bientôt un got
L6
.
obfervations que
leur
fuggérer; ca
top
déplorable ,
celſe ſes loix&
jamais
pouvoir jo
efpère.
Celui que nou
préſent , c'eſt
peut fervir de ral
En
s'occuppant d'
oubliera peut être
Theres,& ces di
malheureuſement
grands
objets
bertoutes nos pe
plusdanscetou
tude, qui ne la
appui
foliste à e
chain
fortifiera
&elles
fauront
leprixdeleus
Le plan de C
venu
Tobjetdes
Jacobins.
On I
tentedansſesbal
veloppemens , d
réglement de p
dungrand pen
tiléles
richesd
landis qued'au
ciété,
trouvent
anière folide toutes les parties de ce
ſte empire , qui tomberoit inceſſament
en diffolution , ſi ce longinterrègne
s loix étoit plus longtemps prolongé . <
uelque difficile qu'il foit de faire rener
dans les voies de l'ordre focial , & de
ppeiler à l'obéiſſance des loix , une naon
travaillée par une révolution qui a
traîné dans ſes mouvemens , tous les
ébris de l'ancien ſyſtême , & a néceſſaiment
relâché tous les liens de l'organition
civile & politique , il faut du moins.
préparer à cette indiſpenſable régéné
ation , en commençant à méditer fur le
an que le comité vient de nous offrir.
Nous aurions deſiré donner dans toute
on étendue le diſcours de Condorcet , dans
equel il a developpé les principes & les
notifs , fur lesquels le comité afondé fon
avail important ; mais les bornes de ce
Durmal ne nous le permettent pas. Ce
ſcours d'ailleurs va être répandu parla
Convention , avec une profuſion telle
u'il n'eſt aucune partie de la République
ù il puiffe refter inconnu. Tout ce que
ous pouvons promettre à nos lecteurs ,
Peft de mettre inceſſanimet ſous leurs
eux le plan de Conſtitution , ſur lequel
outes les attentions doivent ſe fixer' ,
puiſque le fort des individus & dela République
y eſt attaché. Nous invitons tous
)
ns à le méditer & à y faire les
ns que l'intérêt public pourra
érer; car ce ſeroit une deſtinée
orable , que de retravailler ſans
loix & fon gouvernement , fans
uvoir jouir des avantages qu'on
que nous pouvons recueillir dès-
- c'eſt que du moins ce prejet
ir de ralliement à tous les eſprits.
ppant d'un intérêt auſſi grave , on
peut être ces querelles particuces
diſſentions qui nous ont
uſement trop détournés des ſeuls
objets qui auroient dû abfors
nos pensées. Nous ne vivrons
ce tou- ment pénible de l'incertii
ne laiſſoit à l'eſpérance aucun
lide à embraſſer. Cet avenir prortifiera
l'eſprit de nos armées ,
Tauront déformais quel doit être
de leurs victoires .
an de Conſtitution eſt déjà de-
Djet des débats de la ſociété des
•On lui reproche d'être incohéas
ſes bafes , obfcure dans ſes démens
, de reſſembler plutôt à un
nt de police qu'à la coaſtitution
and peuple , & d'avoir trop favo
riches dans le mode des élections ,
que d'autres , étrangers à cette forouvent
que les formes en font
trop populaires; qu'i's y cherchent un
pouvoir exécutif&qu'ils n'y apperçoivent
qu'un conſeil ſans energie & fans force ,
puiſque le corps légiflatif pourra mettre
en jugement les miniſtres , genre d'in
fluence qui les tiendra toujours dans un
état de dépendance & de foibleffe qui
nuira à l'activité du gouvernement , ouvrira
une carrière trop vaſte à l'ambition
& à l'intrigue , & favorifera la tendance
du corps légiflatif à s'emparer de l'autorité
exécutrice, ce qui ſeroit la confufion
des pouvoirs.
Un membre a critiqué la déclaration
des droits qu'il confidère ſous trois rapports
: droits de l'homme en état de nature
; droits de l'homme ſocial; droits du
peuple à l'égard d'un autre peuple. Il a
Invité la ſociété à mettre à l'ordre du
jour la diſcuſſion ſur cet objet , ce qui a
été adopté.
tion. Il est do
à ces difcuffior
pouvons prenc
quedans l'état
Cet apperçu
difpoſe à appic
conftitutionne
peut
tourner
elleeft dirig
droites&utile
tentéde criric
allé juſqu'à fo
ceux qui l'on
croit pas qu'e
comité de laC
centaines de
vant lui , s'y
par une capi
ennemispour
jet
auroit éte
enigmatique
ne
leroit pas
àcette
capitu
àla
faveurd
quiffentpr.1
ſe
ménager
veau, foit
politique ,
aucuneplac
Le
grand
ouvertfur
d'avoirvou
on
Les droits de l'homme en état de nature,
n'ont pas beſoin d'être définis ; ils ne
confiftent que dans ſa confervation, & la
nature a pris foin de lui en procurer les
moyens. Cet état de nature auquel
voudroit remonter , n'eſt qu'un état d'abftraction
, qui , s'il a jamais exifté , ne
fauroit fervir de baſe aux droits de l'homme
en ſociété , car les peuplades de fauvages,
éparſes dans pluſieurs continens ,
font déja un commencement de civilifa
2'
( 243 )
1 eſt donc fort inutile de ſe livrer
difcuffions conjecturales. Nous ne
ns prendre les droits de l'homme
ns l'état où il ſe trouve.
fi
apperçu prouve du moins qu'on ſe
e à approfondir toutes les queſtions
utionnelles , & cette diſpoſition ne
Durner qu'à l'avantage commun ,
at dirigée fur- tout dans des vues
5& utiles . Mais on ne s'eſt pas conde
cririquer la conſtitution , on eft
ſqu'à ſoupçonner les intentions de
qui l'ont faite. Fabre d'Eglantine ne
pas qu'elle ait été fabriquée dans le
é dela Convention , mals à quelques
nes de lieues. Les intrigans , fuilui
, s'y font propofés detriompher
ne capitulation , dans le cas où les
his pourroient nous y forcer. Ce prouroit
été conçu d'une manière fort
matique , afin que , dans le cas où il
coit pas poſſible de plier les français
e capitulation; ces mêmes intrigans ,
aveur des abſtractions de leur plan ,
nt prolonger les difcuffions , foit pour
énager le temps d'intriguer de nou-
, foit pour prolonger leur exiſtence
ique , dans la crainte de n'être élus à
me place après la Conſtitution .
- grand livre des dénonciations s'eſt
rt fur Beurnonville ; on lui reproche
Dir voula reftreindre par des condi-
2
tions , le droit qu'a le foldat de faire
-
entendre ſes plaintes ; comme ſi pour le
ſuccès même de ces plaintes , & la confervationde
la difcipline , il ne falloit pas
les aſſujetir à des formes. De vouloir
rappeller les commiſſaires des guerres ;
comme ſi les commiſſaires de la Convention
& les armées n'avoient pas déja fait
entendre leurs plaintes contre la plupart.-
De s'être environné de fix adjoints , peu
propres à inſpirer la confiance ; comme
ſi l'on pouvoit les juger avant qu'ils aient
agi .-D'avoir montré de la répugnance à
être tutoyé ; comme ſi , pour être bon
miniſtre de la guerre , it falloit être Quaker,
& avoir les habits troués au coude.
Enfin , d'avoir dit que peu lui importe
que les foldats fuffent patriotes ou non ,
pourvu qu'ils ſe battiſſent bien; comme
ſi lavaleur dans les armées n'étoit pas le
premier gage de leur fuccès , & fi pour fe
bienbattre , il falloit calculer le plus on le
moins de nuance dans les opinions politiques.-
Un membre a ajouté que fi ce
miniſtre a été nommé par la Montagne ,
il faut que la Montagne ait le courage de
demander ſonexclufion.
des dé,a
Mefant, parce q
foiblir nos
moye
eſpérances de nes
queles
diffentime
puiffet céder aife
L'émigration &
vrésdes
nobles
ratedans la rép
les
fentimens, &
quedela
furveil'a
allurer que les di
veulentla
liberté
républicaine. Cen
Ik nomde
Mécon
longationdes défo
prit
déſorganiſate
Witslad
folution
l'affermiſſement d
périté
nationale,
perſonne oude le
dela
république;
ordrede
cholesque
propriété ,ſonexi
ts
individus , ni
mination
d'une
neux,
d'hommes
Las
principes , q
Pour
retenirune
Jansles
moyens
emploientpourla
Voilàceque
veut
vous
faire
des
traîtres, des
-
Quelques vérités à la ſociété des Jacobins
de Paris.
Vous êtes les premiers nés entre les enfans de
la Liberté. Craindrez-vous d'entendre l'auſtère
9
es dé, artomens . Il faut la faire cefler .
- parce que toute diviſion ne peut qu'afs
moyens de défenſe & fortifier les
s de nes ennemis. Il le faut , parce
iffentimens ne font pas tels qu'ils ne
éder aifément à l'intérêt commur .
ration & la déportation nous ort dénobles
& des prêtres. Ce qu'il en
s la république est contraint de cacher
nens, & il n'eſt beſoin pour ceux- ci
furveillance de la loi. Je ne crains pas
que les dix-neuf vingtièmes des citoyens
a liberté , l'égalité ,& une conftitution
ne. Ceux- mêmes que l'on déſigne fous
eMécontens , ne le font que de la prodes
défordres , de l'anarchie & de l'efrganiſateur
qui s'avance chaque jour
Tolution du corps focial . Tous defirent
-ement de la paix intérieure , la proftionale
, & brûlent de concourir de leur
ou de leurs biens au ſuccès des armes
ablique ; tous fou, irent après un nouvel
chofes qui affure à chacun ſa liberté, ſa
, ſon existence , & qui ne laiſſe plus ni
dus , ni la fortune publique ſous la dod'une
poignée d'intrigans d'ambihommes
fans talens , fans moralité
cipes , qui ſe tourmentent en tout fens
enir une autorité qu'ils perdroient bientôt
noyens astucieur ou tyranniques qu'ils
t pour la conferver.
,
,
ce que vous ont dit les ſociétés qu'on
as faire regarder comme de faux frères ,
es , des ennemis publics. Voilà ce que
yous
le but , vaut-il la peine de ſe hair , de ſe perfécurer
durant la route qui y conduit. Le mal
'eſt venu de l'exagération des deux partis . Vous
n'avez vu dans la république que l'efprit de votre
fociété ; vos adverfaires n'ont vu dans votre
ſociété qu'un eſprit dangereux à la république .
Eh bien ! les torts ſont réciproques ,
vous trompiez tous. L'eſprit de votre fociété eft
bon , car vous ne pouvez vou'oir que ce qui eſt
utile à tous. Les intentions de ceux qui vous
ont expoſé leurs griefs , ſont pures , & elles n'exprimoient
qu'un intérêt commun à tous. Mais
d'amour-propre immodéré des chefs , cette funeſte
ambition de jouer le premier rôle , & de vouloir
foumettre toutes les opinions , toutes les vo-
Jontés à la fienne , a porté dans ces débats un efpriz
d'aigreur &d'animoſité qui a bientôt dégénéré
en défiance , en accufations réciproques & en fureurdeparti.
dontnous
devionsno
tempsque nous établ
les
défendre
contre L
nouslesravir.
Autors-nous
une
preffenejouit de la
plusilimitée , a quele
de faire
prévaloir 1
dintrigue, de
terreu
sobſtine
toujoursà fu
ne fautjuger que 1
d'opinions eft
préf
trimepublic& uneco
fl'onne
veut
fouf
derxclaffes
d'individu
A chaque club fe c
iggrégation
d'indivi
Auronsnous
unb
nous
meure en
ave
Couverrant &
rul
Mes loixne
font
theories,fi les
agens
tamment
traverſés
refforts de la
machin
loupe
inneuſe& tu
nifte fi
périlleux &
bien ne
puiffent ,
iane
multitude
loucht,
agiffent ,
devant eux,
adm
forment
autantde
nement?
Dumomentque vousavez vuque l'on ſubſtituoit
les perſonnes aux choſes , vous avez dû facrifier to
tes les querelles particulières à la grande affaire du
falat commun. Ce que vous n'avez pas fait alors,
vous devez le faire aujourd'hui. N'est-il pas étrange
qu'au milieu des grands intérêts qui nous environnent
, quand il s'agit de faire une conftitution
au-dedans & de repouffer les ennemis au-dehors ,
il ne foit queſtion depuis quatre mois que de Rolandistes
, de Girondistes, de Maratistes , &de
toutes ces dénominations qui font diſparoître la
république devant quelques individus ?
Que l'ons'épuiſe tantquon voudra , endiſputes ,
en ſoupçons, en invectives , à quoi ſe réduirost
en dernière analyſe les baſes de la conſtitution ? à
ces quatre mots : liberté , égalité , sûreté , pro-
Pourronsnous
liberté
des
effores
Anous
fomnes
1
ccuper :
nous établiſſons ces droits ſacrés , de
re contre les oppreffeurs qui veulent
avir.
-nous une bonne conſtitution , fi la
jouit de la liberté la plus entière & la
ée , fi quelques individus fe font promis
prévaloir leurs idéés par des moyens
, de terreur ou de violence , i l'on
oujours à fufpecter les intentions , quand
juger que les chofes, ſi le diffentiment
5 eft préſenté ſans ceffe comme un
lic&une conſpiration contre 1, liberté ,
vent fouffrir dans la république que
es d'individus , les Meneurs& lesMenés,
club fe croit le ſouverain , & chaque
on d'individus la nation entière ?
-nous un bon gouvernement , pourrons-
Le en avoir un , fi chacun veut être
nt & rul ne veuille être gouverné
ne font que de belles , mais de vaines
fi les agens de l'adminiſtration ſont conftraverſés
par des obstacles étrangers aux
Ir machine politique , fi une inquiétude
ufe & turbulente rend le poſte de mipérilleux
& fi rebutant, que les gens de
uiffent , ni le defirer , ni s'y maintenir ,
multitude de corps particuliers , blâment ,
giffent , diſpoſent , proſcrivent , citent
x , adminiftrateurs & adminiſtrés , &
autant de gouvernemens dans le gouverons-
nous faire triompher la cauſe de la
Es effores de toutes les puiſſances réunies ,
Commes nous-mêmes divifés ,fi les ci
1
mir fripon , couvert du maſque du patriotilme
pour enlever à un miniſtre & àun général la confiance
publique ?
que vous avez tant
Je vous le dis
républicain étrange
Yous ne
mettez u
effrayante , nous n
berce , ou nous
conftitution que vou
mes; c'eſt à vous
Après cela, fi vou
&durable, il ne v
Yous
rendre
wale
tutior,
recevrala fa
autoritédoit
diſpar
Citoyens , vous le ſavez , les deſpotes coaliſés
, déſ ſpérant de nous vaincre à force ouverte
, nous font depuis 4 ans une guerre plus
terrible , celle de l'intrigue & de la corruption;
ils entretiennent au milieu de nous une armée
de ſtipendiaires , qui , à la faveur d'un républicaniſme
hypocrite , ſe gliffent partout &repandent
parmi les patriotes les défiances , les inimit és &
les diffenfions , toujours prêts à égarer la multitude
& à la pouſſer à tous les excès . Croyezvous
qu'ils n'aient pas pénétré dans votre enceinte
, & établi le foyer de leurs manoeuvres
au ſein des plus zélés défenſeurs de la liberté
& de l'egalité . Voulez-vous déjoner leur complot
? n'ayez tous qu'un même eſprit & un bon
efprit ; abjurez tous les reffentimens ; ne traitez
plus en ennemis ni les citoyens , ni les ſociétés
qui vous ont dit des vérités ſévères ; gardez dans
vos diſcuſſions la dignité qui convient àdes h mmes
libres , ne repouſſez plus de la tribune
ceux qui ne parleront pasdans le ſens de telleou
de telle opinion ; partout où il y a un refpect
ſuperſtitieux pour des individus , fuffent-ils des
Phocions & des Aristides , il n'y a plus de liberté
& d'égalité ; car fi ces individus veulent
gouverner votre ſociété , fi votre ſociété veut
exe cer ſon influence , & fur la Convention ,
& fur le conſeil exécutif , & fur les généraux ,
& ſur toutes les autres ſociétés de la République ,
ne voyez-vous pas qu'en dernière analyſe , toute
l'autorité nationale feroit concentrée dans un
Leprojet con
d'hypothéquer
propriétés
indi
on , de baſe a
préſenter
Chabe
inconvéniens fi
devoir en
prév
ſervations ſuiv
Sur
l'arrété de
L'arrêtéde la
tousles
citoyens
leurs
propriétés
doutla
commun
tion ,
mérite fa
mais
l'enthousia
l'inſpiren'a pas
car
accompag
avez tant de raiſons de hair .
as le dis avec toute la franchiſe d'un
In étranger à tout eſprit de parti , ſa
mettez un terme à cette domination
, nous n'aurons ni conſtitution ni liu
nous n'aurons que la liberté & la
on que voud ont un petit nombre d'homſt
à vous d'en ſentir les conféquences.
la , ſi voulez acquérir une gloire folide
e , il ne vous reſte plus qu'à travailler à
Indie wales ; car le jour où la conſticevra
la fanction univerſelle , toute autre
doit diſparaître .
cojet conçu par une ſection de Paris
chéquer les affignats ſur toutes les
tés individuelles, & qui fert , ditebaſe
au plan de finance que doit
er Chabot , nous paroît avoir des
éniens ſi graves , que nous croyons
en prévenir les citoyens par les obons
ſuivantes : 7
rrêté de la ſection de Paris dite du
Finistère.
Eté de la ſection du Finistère, par lequel
citoyens qui la compoſent engagent toutes
opriétés à l'hypothèque des aſſignats , &
communication a été faite à la Convenmérite
ſans doute les plus grands éloges ;
nthouſiaſme généreux & patriotique , qui
n'a pas prévu tous les dangers qui peucompagner
cette réſolution; on n'a pas
2
pusique, card era que
Thypothèqu ſolide ſur lequel ils font affis , a
beſoin d'une nouvelle caution , la défiance &
la crainte prendront la place du crédit dont ils
jouiffent. Que penſeroit-on de banquier le plus
riche & le plus ſolide , fi tout- à- coup des citoyens,
s'offroient deux-mêmes pour le cautionner
? La premièrcidée des créanciers ne feroitelle
pas d'élever des doutes ſur la folvabilité de
leur d bit ur?
on se propof
de larépublique a i
ment ne s'eft-on pa
atnelaypothèquefo
n'estpasuncitoyer
manufacturier, pa
diant qui n'ait d
des hypothèques
tions de famille ,
mifesde
fondsond
jugedansqueltrou
sa
plongeroit tou
dus, fiTonfrapp
hypothèque génér
forure publique
ignalde la ruine
antes contrats int
dujouroù cette
decir
renoncer à
Aationaux, car 1
que pourconferv
elt
contraint de
détruiroitdone
Lource,& pour t
enla
ruineroitd
Ajoutonsà ce
thèque,fi incon
thionfme aveug
guerreentreceu
sède t. Les prer
partie du figne
ventions, qui fo
Ies autres à au
Les idées grandes & généreuſes ſéduiſent au
premier abord; mais telle est la nature de la confiance
qu'elle s'affoi lit par l'excès des précautions .
Les affignats ont pour gage la plus grande partie
des biens du ci -devant clergé , qui ne font point
encore vendus; les maiſons ci-devant royales &
leurs dépe dances , les palais épiſcopaux , les
forêrs nationales, les bie's des émigrés & toutes
les propriétés qui font devenues nationales par
la réunion de la Savoie , du pays de Nice , & par
celle trè -prochaine de la Belgique & du pays de
Liège. Cette maiſe d'hypothèque ne pourroit
perdre de ſa valeur qu'autant que le territoire de
la république auroit été envahi par les puiſſances ,
&que la contre-révolution ſe ſeroit effectuée; ce
qui feroit la deſtruction entière de la liberté , &
dans ce cas , que nous fommes loin de prévoit &
de craindre , qu'ajoureroit de plus l'hypothèque
des biens des individus qui ſeroient également la
proie du vainqueur ?
Hors de cette chance , qui feroit commune à
tous les genres de propriétés , le crédit des affignats
n'a rien à craindre. La meſure que propoſe
la ſection du Finistère ne feroit dons pas plus
Joient
avoirbe
7
propote d'engager
blique à imiter celle du Fin ſtère , com-
'eft- on pas apperçu que , foit quoique,
thèque foit folidaire cu individuelle , il
en citoyen , pas un propriétaire , pas un.
urier , pas un capitaliſte, pas un négon'ait
des engagemens particuliers &
thèques réſultant de toutes les tranſacfamille
, de négoce , d'induſtrie , de
andsou d'avances en agriculture. Qu'on,
quel trouble , dans quel cahos effroyable,
eroit toutes les familles & tous les indion
frappoit la fortune particulière d'une
que générale ou ſpécia'e au profit de la
publique. Cette alarme deviendroit le,
la ruine du commerce & de tous les
entrats intéreſlés . Il y a plus , c'eſt que
où cette meſure ſeroit adoptée , il faunoncer
à la vente de tous les domaines
x , car nul ne veut ni ne peut acquérir
conſerver , & nul ne peut conſerver s'il
aint de ſupporter une hypothèque. On
tdone le crédit des affignats dans ſa
* pour trop affermir la fortune publique ,
ineroit dans celles des individus.
cons à ces confidérations que cette hypo-
- fi inconſidérérment follicitée par un pas
e aveugle , deviendroit le ſignal d'une
Entre ceux qui n'ont rien & ceux qui pof
Les premiers, ayant dans leurs mains une
du figne & du prix de toutes les cons,
qui font les aſſignats , voudroient forcer
res à augmenter la su cré dont ils croiavoir
besoin,,&& s'ils ſe refuſoient à sette
pareille opinion , ſi onla faifoit paſſer dans l'eſprit
dupeuple.
Nous ſommes perfuadés que la ſection du Finiſtère
n'a pas conſidéré ton arrêté ſous les rapports
d'action &de réaction qu'il pourroit produire
; mais il eſt du devoir de tout écrivain
d'en faifir les conféquences. Il l'eſt auſſi de la
Convention de les peſer dans ſa ſageſſe , &
nous croyons que quand elle a ordonné l'impreſſion
& l'infertion de cet arrêté dans ſon bulletin,
elle n'a voulu que récompenſer le zèle
& les bonnes intentions de ceux qui ont conçu
cette idée , en réſervant d'en apprécier tous les
dangers.
Les citoyens Noël , Thinville & Maulde ,
qui avoientété chargés d'une miſſion, auprès
desProvinces-Unies, ſontde retour à Paris ,
depuis le 17 ; ils ont été grièvement inſultés
àlaHaye , & ce ne fera pas le ſeul outrage
que la République françaiſe aura à
venger.
Le conſeil exécutif avoit confié à
Grimoard le commandement de nos principales
forces dans la Manche , mais il
vient de donner ſa démiſſion.
MU
14février. On
pour l'électiondu
Pache, ex-minift
voix; celui quien
Ræderer; il en a
okral ávoté un er
pourvoir plus prom
15 février. Sur
de la
commure ,
feil
généralarrête
1 Queuetous 1
cirepour la conft
mensde mer.
1.Queles for
volontaires , fero
cifierdela com
paniculier , à l'ef
été
remis.
Ondit qu'un courier extraordinaire , arrivé
deMadrid en neuf jours , vient d'apporter
la nouvelle de la déclaration de
guerre du roi d'Eſpagne.
COMMUNE
Que les 4
wirdausleur
com
outousles
citoye
veulentoffrir àla
féesdanslesſecti
dela
commune ,
4.
Qu'il fera
oùles
membresd
offres.
Cet
arrêté
éto
au
fecrétariat
de
an
confeil.
L'un
tous,
une
ſomm
N°. 8. 23
MMUNE DE PARIS.
jer. On a proc'amé le réſultat du ſcrutin
ction du ma're. Sur 15,191 votans ,
x-minifte de la guerre , a réuni 11,881
ii qui en à réuni le plus après lui eft
il en a eu 1,118 .- Le conſeil géoté
un emprunt de trois millions , pour
plus promptement aux fubfinances .
Fier. Sur le requifitoire du procureur
mure , converti en motion , le conal
arrête :
e tous les citoyens font invités à foufla
conſtruction d'un ou pluſieurs bâti-
Mer.
de les fonds provenans de ces offrandes
es , ferort déposés entre les mains du
e la commune , qui ouvrira un regiſtre
.
, à l'effet de conſtater ce qui lui auta
que les 48 ſections ſeront invitées à ouleurcomité
un regiftre de ſouſcription ,
Les citoyens infcriront les ſommes qu'ils
frir à la patrie ; & que les ſommes ver
les ſections , feront remiſes au caiffier
mmune , fur fon récepiſſsé.
' il fera ouvert à l'inſtant un, regiſtre
embres du conſeil préſent inferiront leurs
au nom
Trêté étoit àpeine pris , que les employés
ariat de la commure ſe ſont préſentés
al . L'un d'entr'eux a déposé de
e ſomme de 120 liv. pour cet objet,
8. 23 Février 1723. M
{
Toffrande& I'mlertion au procès-verbal.
Bientôt cet exemple a eu des imitateurs. Le
procureur de la commune a fouferit pour 1001. ,
Scipion Duroure pour 3,000 liv. ; Dommangé,
100 liv. ; le ſecrétaire greffier , 100 liv.; Pache,
nouveau maire , 2,000 , &c, &c. &c.
16 Février. La commiſſion du Temple a envoyé
au conſeil général un paquet de papiers &
lettres adreſſés à Marie Antoinette qui avoient
éré remis à l'adjoint du concierge. Il paroît que
ces lettres font éctices par une marchande de
cire d'Eſpagne , qui qualifie encore Marie Antoinette
de reine; elle implore ſa protection
pour un procès. Cette correſpondance auroit
paru fort peu digne d'attention , s'il ne s'était
trouvé des lignes en chiffre arabe qu'on a efſayé
vainement d'expliquer. Ces pièces ont été renvoyées
au comité de police qui les communi
quera , s'il le juge à propos , à celui de fûreté
générale de la Convention.
NOUVELLES DES ARMEES.
Armée de la Belgique.
B
MES BRAVES CO
Nous avons , pen
battu partout les fa
arons tendu à la
qui avoitfaic, avant
mpuilkans pour ſe
lestyransAutrichie
des avantages d'un
fous nos aufpices
blique, s'ils en é
breux bataillons
liberté & de l'ég
troupes républicai
tontreles féroces
nous attendent.
baté, gémiſſans
defpore fubaltern
dePruffiens, ne
ces farouches fa
fanglantes de L
appellent ; un
fervent de gui
avec impatienc
nombreux bate
ront à
franchin
qui ne peat to
victoricuſe, m
des Prufliens
de la liberté,
nous ne fere
faifons,ni p
Le général Dumouriez vient d'adreſſer au
peuple Belge , au peuple Liégeois , aux armées
de la Belgique & aux Bataves pluſieurs proclamations
, dont nous croyons devoir rappporter
les deux plus importantes.
BRAVES COMPAGNONS D'ARMES ,
vons , pendant la campagne dernière ,
out les fatellites du deſpotiſme , nous
ndu à la liberté la Nation Belgique ,
fair , avant notre révolution , des efforts
s pour ſe ſouſtraire à la domination de
Autrichiens. Bientôt les Belges jouiront
tages d'un gouvernement libre , fondé
auſpices , ou de la réunion à la Répus'ils
en émettent le voeu; déjà de nomataillons
de ces nouveaux enfans de la
- de l'égalité vienment ſe réunir à nos
épublicaines pour défendre leurs foyers
es féroces Allemands. De nouveaux alliés
cendent. Lcs Bataves , mûrs pour la ligémiſſans
ſous la longue oppreffion d'un
fubalterne , vexés en 1787 par un corps
Tiens , ne refpirent que la vengeance contre
ouches fatellites , qui ont laiflé des traces
tes de leur paffage. Ces Bataves nous
nt ; un grand nombre d'entr'eux nous
de guides , les autres nous attendent
mpatience ; leurs armes ſont prêtes , leurs
eux bateaux & leurs vaiſſeaux nous fervifranchir
les inondatio.s, frivole défenſe ,
peut tout au plus que retarder notre marche
cuſe, mais qui n'arrêtera pas les vainqueurs
uffiens & des Autrichiens. Animés du génie
liberté , chargés de fon fublime apoftolat,
ne ferons arrêtés ni par l'intempérie des
s, ni par des places fortes, dont une partie
M 2
Prutbens & la haine des vrais Hollandais ?
oppoſera la fuite ; il a déjà peut- être prévenu
notre entrée . Que nous oppoferont les factueux
da parti d'Orange ? La terreur d'hommes fans
chef , & la diviſion. N'attendons pas que les
Praffiens & les Anglais viennent au fecours de
es facticus . D fipos-les en pré enart nos ennemis.
Entrons en Hollande en frères , en amis
que notre géné oſité , notre difcipline , nous
gignent les coeurs des Bataves marchens fié es
nent à une victoire aff rée , & commençons
Cette campagne par nous faire un allié de plus .
Mes braves camarades , vos généraux feront
coujours dignes de votre confiance; leur patrioilne
, aufli éprouvé que leurs talens & leur
courage , ne fait que redoubler à proportion de
L'augmentation de nos ennemis : penſez que de
rais républicains font invincibles , qu'ils favent
mourir & ne foient jamais.
Et vous, foldats de la République , que vos
Effaires ou le defir d'aller vous repofer dans te
ein de vos familles , d'aller leur monttér vos
-icatrices lear raconter vos exploits , a fait
entrer en France , accourez à la voix de Du
mourier ; venez rejoindre vs drapeaux & vos
rères ; rapportez les armes que la patrie vous
- confiées , & dont vous avez fait un ff glorieux
fage ; nul Français ne peut refter en a rière ;
os pares eux-mêmes , vos concitoyes vous
courageront , hâteront votre départ ; venez
ous réunir avec nous , & volons enſemble à la
ictoire.
PEULLE
>>Le ſtathou
républicains , ne
général, qui ne
bonheur , le p
subordonnéner
devotre républ
& dans l'eſclav
Vous con
vous avez eff
for l'ambitieu
avez eu reco
comme elle g
tifme d'use
jouet des vils
laFrance.
«Une poi
cemêmeduc
puis de la C
mettre fous
étéla victin
quantité d'av
&depuis Do
pour vous
étonnante
vers, foute
Yous ait
fans , gén
efforts por
Peu
Bataves.
ULLE BATAVE !
ſtathouder , qui d'après les principes
Lins , ne devroit être que votre capitainequi
ne devroit exercer que pour votre
, le pouvoir dont vous l'avez revêtu ,
nnément aux volonrés & aux déciſions
e république , vous tient dans l'oppreffion
l'eſclavage.
ous connoiſſez parfaitement vos droits ;
vez effayé en 1787 , de les reconquérir
anbitieuſe maiſon d'Orange ; alors vous
eu recours à la nation françaiſe ; mais
e elle gémiſſoit elle-même ſous le diſpod'une
cour perfide , vous avez été le
des vils intrigans qui gouvernoient alors
nce.
Une poignée de Pruſſiens , comman lée par
Emeduc de Brunswick , que j'ai chaffé de
de la Champagne , a ſuffi pour vous ree
ſous le joug. Quantité d'entre vous ont
a victime de la vengeance de votre deſpote ;
tité d'autres font venus ſe refugier en France,
epuis lors , tout eſpoir de liberté a été perdu
-vous , juſqu'à ce que la révolution la plus
anante que puiffe préſenter l'histoire de l'uni-
=, foutenue par les ſuccès les plus glorieux ,
s ait donné dans les français des alliés puifs
, généreux & libres , qui ſeconderont vos
Forts pour la liberté , ou qui périront avecvous.
«PeupleBatave , ce n'eſt point àvous , que
M3
als , peuple in
peuple
berté , vient de ſe laiſler égarer par l'or &
ne fonges de fon roi, dont il ſe laſſera bien-
Plus nous avons d'ennemis, plus aufli uos
ncipes ſe propageront; la perfuafion & la vice
ſoutiendront les droits impreſcriptibles de
mme , & les nations fe lafferontd'épuiſer leur
& leurs tréſors pour un petit nombre d'indius
, qui ne font qu'entretenir la difcorde pour
amper les peuples& les aflervır .
vous voulez ſecouer
Pruffiens eft:chaque
drapeaux de vos bra
lange craint avec ra
ksdomine. Une
pas long-temps fer
troupesHolland
de
Doggerbanck jo
hapeaux & vos flo
sirontfous l'étendare
Tulement
l'affurance
favice deia Répub
ur dépens des escla
■
J'entre chez v
martyrs de la révol
Vérance& leurs fa
hance & la
menne.
Saggrandira en nor
e dans le
premie
thon;& tous les me
bionque d'être le
entrerontdans les
local, dès que vot
affemblée...
= Nous entrons en Hollande comme amis des
aves , & comme ennernis irreconciliables de.
maifon d'Orange Son joug vous paroît trop
portable , pour que votre hoix foit douteux ;
voyez- vous pas que ce demi deſpote qui vous
annife , ſacifie à ſon intérêt perſonnel , des:
Erêts les plus ſolides de votre république ? Ne
as a-t-il pas engagés en 1782 , à rompre , avec
= perfidie de honorante , le traité d'alliance
e vous aviez conclu avec nous ? Depuis lors ,.
-t- il pas toujours favorisé le commerce Anglois
- dépens du vôtre ? Ne livre-t- il pas co ce
ment vos établiſſemens les plus importans ,
Cap de Bonne-Espérance , l'île de Ceylan , &
tvotre commerce des Indes à la ſeule nation
t vous avez à craindre l'inceffante rivalité ?-
oyez-vous que les Anglois , infatiables de
flances & d'or , vous rendent jamais ces places
portantes , qui achèvent de leur affurer 'Eme
de l'Inde ? non , Bataves , vous ne reprenz
votre rang parmi les premières nations ma
nes , que lorsque vous ferez libres. Renvoyez
Allemagne cette maiſon ainbitieuſe qui, depuis
tans , vous facrific à fon orgueil. Renvoyez
1
«
J'entre
chez v
çois
libres&
victori
Belgique , & fe
trouvedela
réſiſtan
es
aggreffeurs;le
Long -temps une gu
la
Haye
qu'ont
contre
notre
liber
Hayeles
auteurs
akre&de
venge
Eroces Pruffiens , routes les fois que
ſecouer vos chaînes . Cet appel des
chaque fois une infulte pour les i
vos braves troupes. La maiſon Oavec
raiſon , que l'eſprit de libertév
e. Une armée républicaine ne, peut
mps ſervir la tyrannie. --- Bientôt
Hollandoiſes , bientôt les vainqueurshi
anck joindront aux François leurs
vos flottes. Les premiers qui se réu
étendard de la liberté , recevront non
ſſurance des places qu'ils occupent au
- République , mais de l'avancement
Les esclaves de la Maiſond'Orange.
chez vous , entouré des généreux ,
la révolution de 1787. Leur perfé
leurs facrifices méritent votre con-
En enne. --- Ils forment un comité qui
en nombre. Ce comité ſera très-
= premier moment de votre révoluſes
membres , qui n'ont d'autre am-1
'être les libérateurs de leur patries
ans les différentes claſſes de l'ordres
que votre Convention nationale ſera
chez vous à la tête de 60 mille Fran
victorieux ; 60 mille autres défendent
,& font prêts à me ſuivre , ſi je
réſiſtance . --- Nous ne ſommes point
ars ; le parti d'Orange nous fait depuis
une guerre perfide & cachée. C'eſt .
qu'ont été ourdies toutes les trames
liberté ; nous allons chercher à la
teurs de nos maux, nous n'avons de
vengeance , que contre eux. ---Nous
frères; vous verrez quelle est la différence des
procédés entre des hommes libres qui vous
cendent la main , & des tyrans qui inondent &
dévaſtent vos campagnes. Je promets aux cultivateurs
paiſibles , dont les moiſions font facrifiées
àla frayeur du tyran , de les indemnifer par la
vente des biens de ceux qui auront ordonné ces
inutiles inondations. Je promets auſſi de livrer
dans leurs mains & à leur juſte vengeance , les
perſonnes des lâches adminiſtrateurs , magiſtrats
ou commandans militaires , qui auront ordonné
ces inondations, »
dots de
Stervenwe
dela
Meufe. Il a
kenresdu
matin, &
général
Champme
the expédi ion.
La
poffeffion d
randeutilité, par
aus allure la
navig
Innſport faciledes in
«Cependant,pour éviter tous lesdégats qu'elles
occafionnent , j'exhorte les habitans des campa
gnes, pour peu qu'ils aient en eux lefentiment
de liberté, à s'y oppofer , & je ſuivrai d'affez
près maproclamation,pourfoutenir les braves &
punir les lâches.
- Peuple Batave , prenez confiance enunhomme
, dont le nom vous eſt connu , qui n'a jamais
manqué à ce qu'il a promis , & qui conduit
au combat des hommes libres , devant leſquels
ont fui & fuiront les Pruffiens , fatellites de vos
zyrans.
Le
généralMir
mut
momentla
nou
Vanio,
confié égal
de
Champmorin.
Les Belges m'appellent leur libérateur ,
j'eſpère être bientôt le vôtre.
Lettre du ministre de la guerre , datée de
Paris, le 14 février.
« Je m'empreſſe de faire part à la Conven
Lettredu
ministr
Paris,le
Je
reçoisen ce n
fort
hollandois d
bre
gauche de la
morin
Paré
fans
e
chargéde
réſiſtance
ce
fo
Soldats
holkindoisq
La
prilede
realwerdqu je
vou
communication
fur
mentla
fuitede
no
:
Ar
Par
une
lettrede
préſidentde
la
tion nationale , d'une lettre que je reçois du bordduvaiſſear
General Miranda , commandant en chefles ar- fort, le13janyj
mées de la Belgique , datée de Liège ic 18
e. Il a été pris par fupriſe à fix
matin , & fans effufion de fang. C'eft?
Champmorin , qui a été chargé de
i ion . รว
ffeffion de ce poſte eſt de la plus
té, par rapport à ſa ſituation , qui
la navigation de la Meufe , pour le
cile des munitions, >>
néral Miranda , ajoute qu'il attendà
at la nouvelle de l'attaque du fort de
fié également aux talens militaires
zorin.
miniſtre de la guerre , datée de
aris , le 17 février 1793 .
is en ce moment la nouvelle de la priſe
andois de Saint-Michel, ſitué fur la
,
de la Meuſe. Le général Champergé
de cette expédition , s'en eſt em->
fiftance , & a fit prifonniers quelques
ndois qui étoientdans le fort.
de ce fort , & celle de celui de Steje
vous ai annoncée , affurent une
cion furla Menfe , & facilitent infinie
de nos opérations. >>
Armécs navales .
ر د
Lettre du citoyen Bourdon Grammont ,
de la Convention nationale , écrite
vaiſſeau le Léopard , en rade de Car
3 janvier 1793 , on apprend la prife
«Au moment où je finiſſois ma lettre , dit le
commandant, le contre-amiral Truguet eſt arrivé
dans cette rade. Il exige que ce ſoit moi-même
qui vous rendecompte de ma conduite ; les éloges
qu'il a bien voulu me donner , me font eſpérer
que je ferai digne des vôtres & de ceux de laConvention
nationale ».
ARMEMENS EN COURSE.
Lettre du miniſtre de la marinc , datée de Paris ,
le 14fév.ier.
« J'ai l'honneur de vous envoyer une adreſſe
que le conſeil-général du département du nord
m'a chargé de foumettre à la Convention nationale.
<<Cette adreſſe exprime le feu du patriotilme
qui embraſe toutes les ſections de la République,
&qui offre des reſſouices encore plus grandes
que ſesdangers.
ec e. Les adminiſtrateurs de ce département ,
viennent d'ouvrir une ſouſcription , pour l'ar
mement d'un vaiſſeau de so à60 canons. Ils demandent
que le nomde ce vaiſſeau ſoit leDépar
rement du Nord , & defirent que l'équipage qui
le monter a, jure de le faire fauter plutôt que de
ſe rendre à l'ennemi .
«Je me félicited'être encore à portée de vous
tranſmettre cette offrande. »
On arme les corfaires avec laplus grande activitedanstous
les ports de la République. La ville
Pattie, arme troi
L'un ſe nomme la
Dumourier , & le
Calotie. La
Société
ont été propoſées le
phes, afaitprécipi
auxvoûtesde la ſal
La ville duHa
vigueur. Cette vi
s'eftacquis parla
Cinq corfaires,de
derentreràcaufe
àrepartir. On ar
goëlertede 54cau
Afrique,de2.2
LAimable Jeane
300
tonneaux,le
&le
corfaire la
Nos
priſes, fu
multiplienttous
time400liv. ft
dage, ont été pr
loop,
chargé d
nier, ont été
Les
corfairesde
hauteurde
Do
glois,
eſtimés
mouth , & de
charge,
ont
afure
qu'un r
&
dontla car
tombéeanpo
de
Grounis.
mme la Liberté ; un autre , le Général
, & le troiſième eſt baptisé le Sans-
La ſociété des amis de la Liberté , or
opoſées les trois ſouſcriptions déjà remit
précipiter le pavillon anglois , attache
sde la ſalle.
edu Havre n'arme pas avec moins de
Cette ville ſoutiendra l'honneur qu'elle
is par la courſe dans la dernière guerre.
Caires , déjà fortis du port, ont été forcés
- à cauſe du gros tems. Maisils ſont prêts
-. On arme en ce moment le Tarquin ,
de 54 canons ; le ſloop l'Europe , de 155
,de 22 ; l'Asie & le Prend-tout , de 30.
le Jeane d'Honfleur , l'Inabordable de
neaux , le Cuftine de 6 canons & 6 pierriers ,
faire la Palme , fortiront inceſſamment.
riſes , ſur lesanglois&les hollandois , ſe
ent tous les jours. Le Orifc-Lapéare, efliv.
fterl . , & pluſieurs bateaux de pafnt
été pris parnos chaloupes armées. Un
hargé de bled , & un bâtiment charbonnt
été la proie d'un lougre françois.
faires de Dunkerque ſe ſont emparés , à la
de Doger-Banek, de deux bâtimens aneſtimés
400 mille liv. La frégate la Ply-
- & deux vaiſſeaux hollandois en pleine
, ont été conduits dans nos ports. On
qu'un navire , de la compagnie angloiſe ,
tla cargaiſon eſt eſtimée 4 millions, eft
cau pouvoir des francois , auprès de l'Iſle
udis.
Un grandnombre de nos Soufcripteurs nous ont
témoigné le desirde recevoir des nouvelles pl..sfrat
ches&plus promptes , endiviſant en deux ou trois Livraiſons
le Mercure Hiftorique & Politique de l'Europe&
de Genève , qui ne paroiſſoit qu'unefois la
Semaine. Nous avons fenti combien leur impatience
étoit fondée , dans un moment fur- tout
où la carrière des évènemens va s'aggrandir par
Le double intérés d'une guerre fur terre & fur
mer,3 par les grandes diſcuſſions qui vont être
à l'ordre du jour dans la Convention. Mais en
ménéstems nous avons conſidéré que nous ne pouvions
remplir le voeu très-légitime de nos Souf.
cripteurs ,fans une augmentation considérable de
frais de notre part , dont la modicite du prix de se
Journal ne nous auroit pas mis à couvert. Nous
nous fommes déterminés à le réunir au Mercure
François , Hiſtorique , Politique & Littéraire .
Ainfi , à compter du premier mars prochaiv, les
Soufcripteurs recevront , chaque jour , un numéro
de ce Journal , composé de huit pages in-8°., caractère
petit romain. Ce service fera d'autant plus
avantageux pour les Soufcripteurs , que leMercure
François , rédigé dans les mêmes principes, & par
les mêmes auteurs , que celui de Genève , contient
plus de variétés , & au moins le quart de plus de
matière. Nous ef érons que nos Soufcripteurs nous
fauront gré d'une opération , dans laquelle nous
n'avons cédé qu'à la ſeule envie de les fatisfaire.
Les Soufcripteurs recevront à lafin de cemois
un numéro qui complétera toutes les séances du
mois de fevrier,
ons.
P
.49
CA
47
Cadix. 28. 27.
Mad. 28. 27.
Lond. 15
Liv.
Gên 180.
190.
LyoPn-.
JRS DES EFFETS PUBLICS. Février 1793
T.
A..
82.
re.
ms-
Lundi 11. Mardi12 Merc. 13. Jeudi 14. Vend. 15. Sam. 16.
1910.20.. 1940.42.1950.60... 1975.72 1970.65
406 ...... 409.12 ... 411 410 ......
9.11... 10.9.8.10.9.87.. 10.9 .....9..
6-2
1131
1311 6
48
6
8182
6040
4P ... 4P..
192P
77.6.66.
ons.
...4.
9P.
me
CHANGESdu12.
Amit. 29.
Ham. 360.
Lond. 151.
Mad. 18.15. Cadix. 28.10.
Gên. 184. 82.
Liv. 194. 92.
Lyon. P.
CHANGESdu16.
Amit. 304.
Ham. 350. 48.
Lond. 154.
Mad. 28.27.
Cadix. 28. 27.
Een de commun avec l'Abonnement , la defirr
ution , &c . Ceft à M. DEUX , feul Direcier
Journal , hôtel de Thou , rue des Poitevins ,
non à aucun d'eux , qu'il faut adreffer tout ce
ui concerne ces objets ; autrement des lettres
Euvent importantes pourraient refier au rebus
LIDERT
0
( N°.
JAUDI
l'an 2
Lespersonnes qui enverront àM. DEUX des
fets fur Paris , pour acquit de leur Abonne
ment , voudront bien les faire timbrer; faute de
uci ils ne feraient pas acquittés. Les leteres MB
ontenant des Affignats , doivent être chargées
la Pofte , pour ne pas courir le risque de
'égarer.
Le prix de l'abonnement eft de vingt-cinqliv.
ranc de port. Il faut affranchir le port del'argent &
He la lettre , & joindre à cettederniere le reçu
Bu Directeur des Poftes . On ſouſcrit hôtel de
Theu , rue des Poitevins . On s'adreſſera an fieur
DEUX , Directeur de ce Journal. L'abonnement
ae peut avoir lieu que pour l'année entiere.
HISTORE
DE
dit D
PAR
DE
Le prix
franc
N°. 9 & dernier. )
UD 1 28 Février 1793 ,
En 2 de la République.
ERCURE
TORIQUE ET POLITIQUE
DE L'EUROPE ,
t+ DE GENEVE ,
RUNE SOCIETE
DE PATRIOTES.
prix de l'Abonnement eft de 25 liv,
franc de port par tout leRoyaume.
CALENDRIER
POUR L'ANNÉE 1793 .
MARS & 31 jours & la Lune 19. Du rat
, ics jours croiffent , matin & foir , de 54'.
BURS
du NOMS DES SAINTS.
vend. Aubin , Evêque.
fam. Simplice.
3 D. Oculi.
lundi . Casimir , Roi .
mardi Draufin , Evêque.
merc. Godegrand.
jeudi . Ste Perpétue
vend. Jean de Dieu.
fam . Ste Françoiſe.
4D Latare.
lundi. Quarante Martyrs.
mardi l'ol , Evêque.
merc. Ste Euphrafic.
cudi. Lubin , Evêque.
mardi Jofeph., Patr. PRINT.
vend. Zacharie.
fam . Abraham."
D. Paffion.
lundi Alexandre.
merc. Joachim.
eudi. Benoît , Abbé.
Cam, Victorien.
6D. Rameaux.
mardi Ludger , Evêque.
merc. Rupert.
eudi. Contran , Roi.
J. PUADES
de dela
LUN .
21
22
23
24 CD. Q
25
26 le4. à 3
h. 47 m.
27 du mat
28
29
30
ON.L.
le 10, à 7
h57m.
du fuir.
8117,46
a.
Temps moyen
eu vidi vrai ,
H. M. S.
•
。
。
14 8
14 14
14 20
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014 30
14 33
0 14 36
14 38 0
0 14 39
014 34
0 14 39
14 38
14 36
0
0 14 33
014 32.
0426
。
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1
21
15
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2
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P. Q. 14
• 14
9.m. 14
40 du foir. 014
015
55
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P. L.
13337
。13 28
0 13 18
m.
3 7
17 du foir. 12
56
12
44
vend,la Compaffion..
undi Ste Catherine de Sienne 15 le210
14
HISTO
POLI
L'an 2. de la
३
ALL
De
Francfort-f
0
end . Vendredi Saint.
Cam . Rieule, Evêque.
DAPASQUES.
mande de
ift
accouchée
d'u
lances
auxquelles
lieudans
toutaut
lafliction où
Tor
LunoncéeparM.
La
coura
fait
catoire,
adreffe ar
&de
l'empire , a
François, ou l
fousdes
peinest
feroient àcet ore
tivement
affuré
ausavril ,
tout
No.
28fe
STORIQUE
ET
OLITIQUE
2. de la République Françoiſe.
ALLEMAGNE.
Refort-fur-le-Mein ,le 22. Février.
:
11000.A
mande de Vienne que l'impératrice
chée d'un garçon; mais les réjouilxquelles
cert évènement auroit donné
tout aute tems , ne ſe fe ont pas , vu
a où l'on eſt mort de Louis XVI, de la
par M. de Richelieu .
ur a fait publier un mandat impérial avoadreff
aux vaffaux &ſujets del'empereur
Empire , attachés actuellement au ſervice
ouk font rappelés à leurs drapeaux ,
peines très-graves pour ceux qui ſerefuà
cet ordre. Au refte , l'empereur a poſiaffuré
le prince de Cobouig , que d'ici
tout ce qui fera néceſſaire àl'armée
28février 1793. M
il ,
dernier transport de l'arullerie de nége le nombre
des canons, employés dans cette guerre , eft beaucoup
plus conſidérable que dans la dernière contre
lesTurc. Ilfaut de grands moyens ; car on paroît
ſepropoſer de grandes choſes .On parle en fecret,
àVienne , d'un plan dont on apprendra le développement
dans deux mois. Il n'a , pour objet ,
rien moins qu'un changement total deellaabbaallaance
de l'Europe.TTIJO
L'ambafladeur deVeniſe a notifié officiellement ,
dans certe capitale , que ſa République avoit reconnu
laRépublique Françoiſe; mais ila , dit-on,
ajouté qu'elle ne l'avoit fait qu'en termes géné
raux. Ce commentaire , s'il eſt vrai , eſt du noble
vénitien , & non de l'homme revêtu d'un caractère
public : il pourroit le compromettre.
ont
On
Les états de Hongrie , dont l'empereur vicat
d'organiſer la Dierte en deux chambres ,
fourni un ſubſide de 4,000,000 de florins. ---
tire de la Bohême 80,000 pièces de toiles écrues,
& 800,000 quintaux de farine pour le ſervice de
L'armée,
1
Celle de Sardaigne fera renforcée de cinq bataillons
, partis de Gratz & deClagenfurt, pour
aller au ſecours de cece tiop
cur
trop foible alllliiéé ddeel'empe-
Quelques perſonnes prétendent que la campagne
s'ouvrira par lee fiége de NeNeufb : ifack , qu 'entreprendra
le général de Wurmfer , à la tête de
37,000 hommes.
Le roidePrufle a faitFun mandat , oouu refcrit
avocatoire , à l'instar de celuuii ddee l'empereur. Ce
prince continue d'infifter pour que nous lui pretions
l'atillerie de notre ville , qu, en qualite de
cantaire qui lui a éte
laDièrede
Ratisbon
Le baren de Ro
aptesdu roi dePru
pearen qualité derég
peadant la
minorité
Artois en celle de
moins de notifier off
acres.
IT
LeroideNap
lique
Françoife
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cour, aquilego
fait
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au reſte, quels
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Jauroit
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Le
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duparti
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pallé qu'a
Quant
aux
dem la
maj
1º, de
reconnoît
de
permettre le p
de
laiſer
ach
comptedes
Frang
a
répondu
d'abor
Ratisbonne . 11
de Roll , ambaſſadeur des émigrés
1 de Pruffe , a fait reconnoître Monté
de rééggeenntt du royaume de France ,
minorité de ſon neveus & le comte
eelle de lieutenant- général , ou du
tifier officiellement qu'ils ont pris ces
ITALIE.
ન્યુ છે? છ?
4
de Naples a déjà reconnu laRépuançoife
, grace à lafermetéde fon
&peut être à la foibleſſe de cette
uile goût des plaiſirs &du repos,
dre la guerre. Mais peu importe ,
quels aient été ſes motifs. Vet
de ſuivre cet exemple. Ce n'a
pas été ſans peine ; & l'on a
u pendant quelque temps qu'il
une rupture. ל
ier conſeil a duré cinq jours & cinq
déſemparer. Il n'y a été queſtion que
u'on prendroit ; celui de la neutralité n'a
la majorité de trois voix ſeulement.
x demandes du miniſtère François ,
connoître la république Françoiſe ; 2°.
tre le paſſage de la mer Adriatique ;
ffer acheter des grains ; 4º de rendre
es François qui ont diſparu à Venife, on
- d'abord qu'on reconnoîtroit la répu-
M2
1 auroient fit. La leconde & toteme demande
font reſtées ſans réponſe , & les membres du
confcil ont déclaré poſitivement qu'ils ne ſe mê-
Joient pas plus deess François àVenile que le
gouvernement de Fiance ne ſe mêloit des Vénitiens
à Paris.
Cependant , le citoyen Henin , chargé d'affaires
de la république Françoiſe, a éé formele
ment reconnu dans la féance de Prégadi , tenue
le 26 janvier , malg é l'oppofition de pluſieurs
des principaux membres du gouvernement. Voici
la réponſe du fénat , qui accepte ſes lettres de
créance:
>> Le chargé des affaires de France a donné un
mémoire au fénat , le 22 du courant , par quel
1
ESP
De Madr
L'eſpagnen'eſtpa
tousles préparati
puisquelques
prés que font
metre ſon enj
en
Rois de l'E
ait la fageffe de
temps,elle
ne que les autr
informé de fa nouvelle qualité de chargé ,, l'avis de
d'affaires de la République
Françoife , alaquelle
mieres n'auront
il vou faite amitié & de notre bonne intelli- perient à lui
il voudra bien faire connoître les fentimens de patio que dan
il l'a
Agence,
Le ſénat qui connoît , par une longue expérience
, les qualités précieuſes de ce chargé
d'affarmoire , eft perfuadé qu'il ne continuera d'affaits , femible aux expreffions amicales de
Femeie de fon miniftere, que pour ſeconder
les bonnes difpofitions én ncées dans ſes lettres
de créane , & qu'il emploîra les moyens les
plus efficaces pour maintenir Pamiris & la
tale.
L'Eſpagne
marine. La
brav
plée bien en p
peut faire néan
aloit une gre
pourla défens
pas pour
l'atta
bombe ventes
intelligence , qui , depuis fi long-temps , fubfiftent
heureusement entre les deux nations. Aufli
le chargé d'affaires de France doit ê re convaincuu
qu'il ſera traité avec les égards qu'il
& que le ſénat ſaiſira vec empreffeque
blenient
dans
contrela
Répu
De
profiteroit
lecas
contrai
meriteresles occasions de lui manifefter de suremes quz
plus enplus uneconfidération
particulière.33
Mais quand
e Madrid le 2 Févriers
n'eſt pas encore déclarée,malgré
éparatifs difpendieux qu'elle fait
eiques mois : elle ſemble héfiter
fon enjeu dans la partie déſeſ
= font aujourd'hui preſque tous
de l'Europe. Pour peu qu'elle
geffe de tarder encore quelque
le en ſera quitte à meilleur marles
autres puiſſances. C'eſt , dits
de M. d'Aranda dont les luauront
jamais été fi utiles à fa
de dans cette conjoncture , s'il
à lui épargner cette faute capi-
-ſpagne ne compte que par ſa
La bravoure de ſes troupes ſupen
partie au nombre , mais ne
enéanmoins qu'une petite armée
ane grande; fuffifante peut - être
défenſe , cette armée ne le ſeroît
r l'attaque. Il réſulte de ces deux
que l'Espagne n'influeroit que foidans
les fuccès de la coalition
aRépublique Françoiſe , dont elle
teroit pas du tout, & que dans
contraire , elle court des dangers
s que fes alliés ne pourroient prémand
ils le voudroient , comme ils
M
vrais républicains réhaufferont ce fobre
quet injurieux qui n'avilit dans le temps
que ceux qui l'avoient donné à leurs an
cêtres , comme il n'y a d'humiliée au
jourd'hui que la dédaigneuſe aristocratie
fi fière de ſes riches vêtemens , & dont
l'impudent orgueil ſe complaifoit à reprocher
leur honorable pauvreté aux
shommes qui devoient ſauver la patrie, fi
mal défendue , ſi elle ne l'eût été que par
de foibles mains incapables de manier le
fer , & accoutumées ſeulement à riſquer
de l'or fur une carte.
Lemn de ce mois les Etats-généraux tinrent
une affemblée extraordinaire , dans laque le il fut
queſtion d'embraffer la cauſe duStathouder comme
nationale, & promulguer une eſpèce de manife le
les alliés de l'An
avoient des raffe
témoin la garnife
moitié est compo
mifive eft en qu
proclamation du
qui n'a pas été
dans l'articledes
GRAND
DeLo
Les
miniſtres
leur projet de
guerre contrela
coupde réclama
del'avoir entre
tions
néceffaires
propre à rechauffer la tiédeur de l'eſprit public, dont il comme
dont on ſe plaint beaucoup ici. Les Etats s'eftimeroient
même fort heureux que ce ne fût que de
la tiédeur. Il y a dans pluſieurs villes , & notam-
-ment àAmſterdam , un parti bien prononcécontre
de Stathouder. On affure que ce prince , aina
que ſes adhérens , fait paſſerune quantité confidérable
d'effets précieux en Angleterre , par la
Brille&Helværſluis ; ce qui prouve qu'il compre
*foiblement for le ſecours de 12 mille hanovriens
*qu'on envoie à ſa défenfe.
Caftreux.
Com
eftvrai, com
moment
26,70
duMonde ,
ragepar
mille
11 eft
vraic
pendamment
timens
Franç
de la
Grande
pédierdes Ic
maisfurtqu
probabilité,
ſeulementde
Les Etats-géné aux avoient adreſſé la veille
devour affemblée extraordinaire une miſſive aux
Etats des Provinces particulières : ils s'y platf
gnoient amèrement de la République françaife ,
de l'Anglet fre , & qu'on favoit qu'ils
es raſſemblemens d'émigrés en armes ,
a garnison de Maestricht , dont plus de
compofée de français . Au feſte , terte
t en quelque manière une réponſe à la
tion du général Dumosrieraux Bataves ,
as été fans effet , comme on le verra
Cicle des nouvelles de nos armées .
ANDE-BRETAGNE.
De Londres , le 20 février.
miniſtres n'ont pas tellement réuffi dans
jet de nationalifer , poussainſi dire, la
contre la France , qu'ils n'éprouvent beauréclamations.
Le commerce leur reproche
bir entrepriſe ſans avoir pris les précauceffaitespour
lui fauver tos pertes immenfes
commienice breffentir déjarles effets dé-
. Combien de riſques nel court-il pas , s'il
i, comme on l'affure qu'il ait en ce
t 26,700 navires épars fur toutes les mers
nde , qui peuvent être attaqués avec avanr
mille à douzescens corfaires François .
vrai qu'on leur en oppofera , & qu'indémment
de T'embargo déjà in s ſur les bât
François qui fe trouvent dans les ports
GrandeBretagne, on a donné ordre d'exdes
lettres de matque,& de repréſailles,
Curb quoiden tombara keffery & y a-t- il
bilité , nom pas de couvrir ſes pertes , mais
ment de s'en dédommager un peu ?
Kayano bozirda a 30 M 6 .
les proteſtations.
Proteſtation dans la chambre des Lords
contre l'adreſſe au Roi , du vendredi premier
février , qui approuve les mesures du
gouvernement,tendantes à nous entraîner
dans une guerre avec la République Françoife.
NOUS PROTESTONS ,
1º. Parce que la tendance immédiate de cette
adreſſe eſtdeplonger la nation dans une guerre ;
2º.Parceque nous conſidérons laguerre comme
un tel fléan , que rien ne peut la justifier qu'une
néceffité vraiment abfolue ;
3. Parce que nous n'avons connoiſſance d'aucundanger
pource pays quinéceſſite cette guerre ;
4°. Parce que l'obſervation de la bonne foi à
l'égard denos alliés , n'exige pas que nous nousy
engagions; les miniftres de S. M. ayant reconnu
que laHollande n'avoit point demandé notre intervention
, & étant d'ailleurs de notoriété publique
que la Pruſſe a commencé les hoſtilités ;..
5º. Parce que , quoique nous fyons pénétrés de
la plus profonde horreur pour facte atroce de
cruauté & d'injuftice mentionné dans l'adreſſe ,
nous ne croyons pas qu'une injustice , que'que
criante qu'elle Toit , lorſqu'elle est commiſedans
un état étranger , & qu'elle n'a point de rapport
avec les autres , offre un juſte motifpour faire la
guerre;
6°. Parce que nous obtiendrons vraiſemblecipes
nous autor
Ciation que par
pour rompre av
provocations rép
cemoment , de
au lieu qu'en en
tour au hatard;
ladurée eit inc
faire qu'a des v
des françois agis
furtoure lafurf
7°. Parce qu
nous ne pouve
cepaysdanscet
la fuppo e: l'e
nous a affez a
fitions étrange
danslafecond
étar indépend
autres beauco
faifoit partie
Patce
pays d'entre
main& ſpéc
9.Parce
regarder con
la
magnanir
l'abaillemen
dy parveni
diffenfions is
une
aggrell
&
decur f
10.Pare
n't par lap
ségocie ,
ue par la guerre; l'averſion de la France
mpre avec ce pays , malgré les d rmières
ious répétées , nous mettant à portée , en
ent , de donner la paix à toute l'Europe ,
qu'en entamant la guerre , nous livrons
hafard ; nous entrons dans une ligus dont
eit incertine ; notre marine n'aura afades
vaiffeaux arnés , tandis que celle
Fois agira contre un commerce qui s'étend
la furface du globe.
Parce que , fous aucune vue de politique ,
e pouvons dé ouvrir aucun avantage pour
dans cette guerre , quelque heu eute qu'on
TA
e : l'expérience de nos deux dernières ,
affez appris le peu de valeur des acquiétrangères
; car ayant perdu l'Amérique
ſeconde, nousjouiſſons avec elle,comme
dépendant , de roports commerciaux &
Deaucoup plus avantageux que quand elle
partie des domaines Britanniques
Parce que nous croyons de l'intérêt de ce
L'entrevenir la paix avec tout le genre hy-
*ſpécialement avec la France :
Parce que , quand même nous pourrions
er comme comparbles avec l'honneur &
granimité de cette nation, de chercher
lement de la France , le meilleur moyen
uvenir feroit de leiter des habitans à leurs
ions inteftines , au lieu de les réunir pår
ggreflion hoftile dans une cauſe commute
cur faire déployer toute leur énergie :
Parce que toute guerre devant le termiar
la paix , i faut bien , tôt ou tard , qu'on
cie , & qu'en dernière analyſe , nous ferous
avec le projet de partager , de conquérir ou
d'exterminer :
la
11 °. Parce que les meſures qu'on va prendre
dérangeront extrêmement totre ſyſtême de finances
, nos reffources pour la guerre ayant été
appliquées à faire face à la dépenſe de notre
-établiſſement,de paix ; en conféquence de quoi
notre dette non fondée , qui monoi: au commencement
de guerre de l'Amérique à
3.100,000 livres sterling , s à plus de
dix millions, fans compter lleess obligations de la
compagnie de Indes , & qu'en outre perfonne ne
peut prévoir l'effet que peut avoir fur notre crédit
public en cas de guerre , la predigieufe extenfion
des caifles particulières , dont lemontant eft
inconnu :
,
s'eſt élevée à
129. Parce que nous craignons la furcharge de
ces fardeaux publics qui peſent déja fi cruellement
fur la partie la plus pauvre de la fociérés:
&parce que nous ſomines convaincus que rien
ne lauroit compromettre votre heureuſe conſtitution,
finon ine interruption des bénédictions
qu'elle nous procure , due aux calamités d'une
guerre inutile.
70
C
Proteſtons,
LAUSDOWN. LANDERDALE
Pour la première , deuxième , toiſième rat
fon & pour cette partie de la quatrième , qui
commence par le mot (intervention ).
Pour toute la cinquième & la douzième.
DERBY
*************** ???????? ? ?-? immab as ????? ????????????
Proteftatio
Je m'op
1º. parce
contre natu
treux dans
point néce
que tout
monde pou
pacifique
nation fag
20. Par
du peuple
Bretagne
culière, e
avec l'au
3º. Par
en génér
de refferr
la bonn
fifté jufe
tilme er
urie for
ahurés
dupeup
tagne,
conftan
niſtres
hoftiles
&lere
Vernen
e au Stanhope, contre la guerre
avec la France.
Londres , le 14 février.
m'oppoſe à la guerre contre la France ,
parce que la girerne eſt un état tellement
re nature , fibarbare en lui même , fi déſafdans
ſes effets , fi immoral lorſqu'il n'eſt
t néceſſaire, & fi atroce lorſqu'il eſt injuſte ,
tout ami de l'humanité doit faire tout au
nde pour l'éviter. L'établiſſement d'un ſyſtême
fique doit être la première politique d'une
on fage & éclairée. 1
°. Parce que la paix eſt toujours de l'intérêt
peuple dans tous les pays , & que la Grandetague
& la France , par leur fituation partiière
, en ont un évident à refter en paix l'une
ecil'autre .
3 °. Parce qu'il est notoire que les Français ,
général,defi ent infiniment de maintenir &
refferrer , entre les deux pays , les liensde
bonne intelligence & de l'amitié qui ont fubté
juſqu'ici , & que depuis la chûte dudeſpome
en France , les communes de ce pays ont
me force fi irréſiſtible que nous pouvons être
furés que , comme c'eſt le deffein et l'intérêt
u peuple de vivre en paix avec la Grande-Brégne
, la paix auroit été néceſſairement l'objet
onſtant du gouvernement français , ſi nos miniftres
n'euflent provoqué la guerre par des actes
noſtiles , tels que le renvoi da miniſtre de France ,
&le refus exprès de reconnoître le nouveau gouvernementy
J
4°. Parce que l'ancien gouvernement defpocinces
, la peridie & fon infatigable ambtion , a
été l'unique cauſe de la plupart des guerres qui
ont eu lieu depuis pluſieurs ſiècles : conſequemment
route afſiſtance donnée par notre gouvernement à
aucunes des puiſſances qui s'efforcent de le rétablir
, eſt injurieuſe aux intérêts eſſentiels de ce
Days , & que d'ailleurs les François ont autant de
droit que nous àjouir de la liberté civile.
Cour, jufte &
guerre, du car
On dit pofiri
faite par les Fr
partdeplufieor
levent à trois m
7
so. Parce qu'une guerre avec la France dans ce
noment est très-impolitique , extrêmement dangereuſe
pour les Hollandois nos alliés , auffi rifquable
pour la paix intérieure que pour la puilance
extérieure de ce pays , & doit être immanquablement
fort nuiſible à notre commerce ,
ource unique de nos richeſſes , de nos forces
navales &de notre proſpérités parce que la moindre
nterruption dans le commerce , les manufactures
* l'industrie de ce pays peut, dans les circonfances
préſentes , avoir les fuites les plus faneſtes;
alors cette guerre ne ſeroit qu'une guerre contre
notre commerce , nos manufactures , nos capitaaftes,
notre papier-monnoie , & enfin contre toute
eſpèce de propriété.
6°. Parce que tout homme ſenſible doitgémir
les taxes fans nombre & des impôts accablans
lont le peuple de ce pays eſt déja ſu chargé , ainfi
que du prix exceffifde la plupart des articles néeffaires
à la vie , & que fi l'on fuit un ſyſteme
Le politique inſenſé, ces charges doivent inévitalement
s'accroître , & mettre infailliblement ces
rticles hors de la portée de la partie la plus pauvre
la plus labo ieuſe de la ſociété.
7°. Pa ce qu'enfin nous devons d'autant plus
Ficher de détourner des malheurs , qu'il paroît
l'o
n
nois, & que
penjuſqu'as
Les ordres p
auquel il a bien
de
l'Amirauté
dans la nuit de
produir que 20
établit une cha
côteAngloiſe
ducde
Richem
lemet à la têt
& de 4,000ho
la comté deKe
croiſent déjà
de
Calais &d
La
conventi
PEſpagnepour
lignéecesjours
rend à fes no
mais ellepaie
d'indemnité
.
L'érat des
l'opinion , n'e
il ya
quelqu
bataillesperde
ilsfonttomb
fte & pacifique , aux horreurs de la
Tu carnage et de 'a dévaſtation .
pofiriv ment que foit le mal réel déjà
les François , Toit meuvaiſe foi de la
lufieurs négocians , les ba queroutes s'écois
milions ſterling ou 72 millious tour-
The l'on craintbien qu'elles n'aillent avant
'às millions.
dres pour la preſſe , ce moyen vio'ent
abien fallu en venir , ont été expédiés
rauté dans tous les ports du royaume
nuit du 8 de ce mois. La preſſe n'a
que 200 hommes à Portsmouth -On
ie chaîne de fignaux tout le long de la
gloiſe oppoſée a celle de France.-Le
Richemond , grand-maître de l'artillerie ,
- la tête de 12,000 hommes d'infanterie
Doo hommes de cavalerie ſur les côtesde
de Kent.-Pluſieurs frégates Angloiſes
déjà devant les ports de Dunkerque ,
is & de Boulogne .
onvention entre la Grande-Bretagne &
e pour l'affare de Nootka-Sound , a éré
es jours dernie s; no ſeulementl'Eſpagne
ſes nouveaux alliés les bâtimens pris ,
e paie encore deux cens dix mille dollars
nité.
des fonds publics , ce thermomètre de
n, n'eſtpas fatisfa ſants ils avoient hauffe ,
quelques jours, fur la fauſſe nouvelle de
perdues par Cuftines & Dumourier , mais
tombés depuis:
1
Victory , 110 ; Britannia 110 ; Queen 98 ;
Boyne , 98 ; Windforcaftle , 98 ; Princeffe-
Royale , 98 ; Sandwich , 98 ; Union , 90}
Royal-William , 84 ; Cambridge , 80 ; Alcide,
74; Powerfull , 74; Monarque , 74; Culloden ,
74 Terrible , 74 ; Ganges , 74 ; Audacions
74 ; Egmont , 74: Suffolk 174; Illuftrious ,
74; Barwick , 74 , Leviathan , 74 ; Courageux ,
74; Saint Albans , 64 ; Centurion , soi
Léopard , o Méduſe , so Ulyffc , 44;
Expériment 44 Romulus , 445 Aigle, 405
Phaeton , 38; Latone , 38 Crefcent , 36;
Thalia , 36 ; Nymphe , 36 ; Orphée , 32; Her
mione , 32 ; Boſton , 32 ; Loweſtoff, 32;
Allarme , 325 Iris , 32 ; Héroïne , 32 ; Met
maid 32 ; Active , 32 ; Cléopâtre , 32 ; Brillant
, 28 ; Alligator , 28 ; Lizard, 28 ; Mirmidon,
24 ; Ariadne , 24 ; Nautilus, 16 ; Vultur , 14
Pluto, bratovo svenn ?
3
Т20от
Vaiſſeaux de ligne ,
Dezo
Frégates ,
Corvettes,
Brûlots ,
Total
G
Queen Charlotte
London , 98 ;
Minotaure , 74 ;
Fortitude, 743 C
Ramilies , 74;
Sceptre, 64 ;
Intrepide , 64
nable , 745
Expériment
chefter , 44 ;
Léda, 36; Vé
dente, 36 ; Co
32;Success , 3
Tartar, 18 ; C
brûlor;Alecto
Vesuvius,bor
$
Vaiffeaux
Frégates,
Britlots,
Bombarde
247
P
3
35
Total,
:
•
Poildar of d
557
2.N. B. Les 10 vaiſſeaux de garde , joints aux
24 vaiſſeauxde ligne ci-deſſus , portent à 34 le
nombre des vaifeaux de ligne en commiffion au
1
LONV
7 février,
Du lu
Un cour
, 98 ; Prince , 90 ; Gibraltar ,480
are , 74 ; Robufte , 74 ; Monarque , 743
Le , 74 ; Captain , 74; Tremendous , 74
es , 74; Alexander , 74 ; Stately , 645
, 64 ; Dindeme , 64 ; Ardent , 64 ;
de , 64 ; Agamemnon , 64 ; Raifon-
74; Gladiator , 44; Régulus , 44
ment , 44 ; Woolwich , 443. Chi
, 44; Mélampe , 38 ; Thétis , 38
36 ; Vénus , 36 ; Inconſtant , 365 Pru
36; Concorde , 36 ; Aimable , 32 ; Fox ,
access , 32 ; Cérès , 32 ; Terpsichore, 323
28; Coftragration , brûlot ; Vulcano
;Alecto , brûlot ; Incendiary , brûlot ;
us , bombarde..
TOTAL.
aiſſeaux de ligne ,
égates ,...
lots ,.
ombarde ,.
otaf,
زم
•
07
1
هن
:
22.
18.
L
4.
I.
45 is
FRANCE.
ONVENTION ΝΑΤΙΟONALE.
Du lundi , 18 février
い
n courrier extraordinai e a apporté au pris
2
verbaux ont été renvoyés ſans être lus , au comité
de sûreté générale , qui en fera le rapport i cef
Camment. Les dépêches indiquent qu'il s'est élevé
un différend entre le maire & le conſeil-général
de la commune.
D'après la propoſition de ſes comités de fis
mances & de commerce réunis , la Convention
accorde à cette commune , un ſecours de 300
mille liv. pour fournir du travail aux ouvriers
des manuf tures , & l'autoriſe à percevoir pour
la même deſtination , & pour le rembourſement
de ce fecours , une contribution additionnelle d'un
million 500 mille liv. , tariféc progreſſivement aux
Fortunes , à partir d'un revenu préſumé de
oo liv.
Elledécrète que la vi le de Paris ſera compriſe
pour 300 mille liv. dans la répartition des 6 mil
ions mis à la diſpoſition du miniſtre de l'intérieur
pour les travaux publics ; que le furplus ſera
réparti à raiſon du nombre des députés de
chaque département à l'Aſſemblée nationale ;
que le département du Mont-Blanc ſera partagé
raiſon de dix députés , & celui des A pes Maricimes
à raiſon de trois.....
Un dépuré de la république de Nuremberg eſt
venu folliciter la Convention de reconnoître une
rieille dette contractée envers elle par le gouvernement
François ſous le règne de LouisXV,
*d'en afſu er le paiement après la guerre. Cette
éclamation a été renvoyée au comité de liqui-
Lation.
La diſcuſſion ſur le mode de recrutement de
arme: étoit à l'ordre du jour. Le rapporteur du
omité militaire a préſenté un projet de décret
fon , lon cont
préſente:oir pas
debonne volonte
infuitediversmo
n'estpas tans un
PAffemblée a en
offenfans pour la
dela foibleffe
ment même où
timent profond
fes victoires q
fesgénéreux
queles
moyens
être
employés
&nondesmil
rejettéla voie
delui
préſente
LaLéance s
pour l'électio
Monge a été
fur469.
de
Mardi,
Surla
mo
nouveaux
ob
des
émigrés
laloidespa
dela
Répub
Des
dépu
venus ſep
mandantge
hier,
Barr
malgréles
lu
Montag
pas
volonté. D'autres membres ont propoſé
livers modes derecement forcé. Mais ce
Stans une improbatiou bien marquée, que
blée a entendu propoſer des moyens aufli
as pour la nation , en qui ils ſuppoſcroient
bibleffe ou de la tiédeur , dans le monême
où elle ne tire ſa force que du ſen,
profond de la liberté , & où elle ne doit
toires qu'au dévouement volentaire de
éreux déf.: ſeurs. La Convention a penſé
= moyens d'encouragement devoient feuls
mployés ; qu'il nous falloit des guerriers
des miliciens timides & tremblans. Elle a
la voie du fort , & a chargé le comité
préſenter un nouveau projet.
féance s'eſt terminéc par un appel nominal
l'élection du miniſtre de la marine , &
- a été réélu à la majorité de 366 voix
69
Mardi , 19 février.
la motion de Thuriot , & pour oppofer de
caux obſtacle à la rentrée & aux manoeuvres
migrés , la Convention a remis en vigueur
les pafle-ports pour voyager dans l'intérieur
République.
es députés, de la ſection de Bonconfcil , font
as ſe plaindre de la municipa ité & du comdant
général , à l'occafion des troubles arrivés
- Barrere a demandé la parole , & l'a obtenue
gré les réclamations de pluſieurs membres de
Montagne. Le défordre , a-t-il dit , a comFaut
favoir ce que le comité de ſûreté générale a
Fait & va faire pour découvrir les moteurs de ces
roubles ; il faut entendre le maire & le procureur
de la commune ſur les moyens de répreſſion qu'ils
ont dû employer ; il faut enfin que le miniſtre de
ajuſtice foit chargé de pourſuivre los agitateurs...
Jedénonce, a ajoutéSalle , undeces agitateurs;
c'eſt Marat , & je demande contre lui le décret
d'accuſation . Voici ce que , dans ſon numéro
'hier , de l'Ami du Peuple , Marat écrivoit :
- « Dans tout pays , cù les droits du peuple ne
Cont pas de vains titres conſignés faſtueuſement
dans une ſimple déclaration , le pillage de quelques
nagaſins à la porte deſquels on pendroit les acca-
Dareurs , mettroit fin aux malverſations ».
On demande de toutes parts le décret d'accufas
cion contre Marat . Celus-ci demande au contraire
que l'on envoie aux Petires-Maiſons ceux qui
Darlent de le mettre en accufation . Il trouve tout
naturel que le peuple ſe ſaiſiffe , dans le filence des
oix , du ſeul moyen qui puiſſe le ſauver.
Carra trouve que les expreffions dont Marat
s'eſt ſervi , ſont inexcuſables ; qu'il faut des me-
Cures hardies , telles que le récenſement des forcunes
qu'il a propoſées dans ſon difcours d'hier ,
mais que l'on doit bien ſe garder de donner au
peuple des conſeils poſitifs de pillage. Je n'attrioue
point , dit- il , à Marat , l'intention formelle
T'avoir voulu faire le mal ; mais il eſt crédule , &
par ſes emportemens il fait tort à ſes amis ; il
ette de la défaveurfur la Montagne , où je connois
d'excellens patriotes.
Un membre demande que la Convention ſe
porne à déclarer à la France entière que , hier,
Une foule de
vention finit på
mires la dénon
de Marat , & el
ice derendre co
despourfuites c
& des pillages q
On revient en
ellesfont adopte
1.
Dumercre
Une des gra
l'organiſation d
peut être livrée
promptes pour
loix, elt de tro
ban moyen d'a
lion qui ne foi
facilement élud
dela loi
furen
titution ; celui
frages fut plac
tionnel préfent
mité crut devo
fant.
imprimer
projet, trois
loi , qui lui a
bat, & qui a
préférence dor
Aujourd'hui
conftitution,de
commeayant
dansle corps
init par renvoyer aux tribunaux ordidénonciation
qui a été faite d'un écrit
= , & elle ordoane au miniſtre de la juf-
Endre compte tous les huit jours de l'état
Cuites contre les inſtigateurs des troubles
lages qui ont eu lieu à Paris.
vient enfuite aux propofitions de Barrere;
adoptées ,
mercredi , 20 février.
▼
des grandes difficultés à vaincre dans
ation d'u e affemblée unique , & qui
e livrée facilement à des impulfions trop
s pour la ſtabilité & la perfection des
de trouver dans l'Affemblée même un
yen d'arrêt , un bon moyen de difcuf
ne foit qu'utile , & jamais illuſoire , ou
nt éludé . Pluſieurs modes de formation
i furent difcutés dans le comité de conf-
; celui qui obtint la majorité des fuffut
placé dans le projet d'acte conſtitu
préſenté à la Convention ; mais le coat
devoir ſervir l'opinion publique en faiprimer
dans les variantes à la ſuite du
trois autres modes de formation de la
i lui avoient paru concourir au même
= qui avoient balancé quelque temps la
ace donnée au premier.
urd'hui on a fait un crime au comité de
ation de cette addition . Amar l'a dénoncé
ayant eu le projet d'étab'ir deux chambres
corps légiflatif , & ce délit , il l'a trouvé
• Amara été appuyé par p'uſicur, membres , &
ils demandoient que le comité fut déclaré avoir
trahi la confiance de la Convention nationale.
On a répondu qu'on ne les croyoit pas afle.z
ignorans four confond e les deux cha bres avec
la diviſion du corps législatif en deux ſections;
que c'étoit une manière Tez étrange , fans être
nouvelle , de chercher à fléchir à fa naiſſance
un projet qui devoit être ſumis àla raiſon publique;
que loin de la co rompre , c'étoit l'éclairer
que de lui ſoumettre pluſieurs vues fur un objet
auffi important ; que fa le comité voit pu créer
trois projets de conſtitution dans lesquelsles droits
dupeuple auroient été également conſacrés ,&les
principes de la liberté publique & civile, également
affermis , il eût bien mérité de la Convention
nationale ; & qu'enfin , il étoit des hommes
qui voudroient que le comité demandât pardon
d'avoirtrouvélemmooyyendeconfacrer les droit de la
Louverainetéde pupie&les droits de la liberté civile,
de décruire àjamais les intrigues , de donner
moins de chances aux partis , aux ftions, d'établir
la cenfure du peuple fur les actes de ſes repréfentans
, & fui affuser les moyens légaux de ré-.
fifier à toutes forte d'oppreffions ...
F
Du jeudi ,
La
Conventio
ſes
commiſſaires
des citoyens de
France. Les hab
meilleu es difpof
des
délibérations
fera le même qu
commiſſaires ajo
état
d'arreſtation
tunoît chez luid
tramoient des con
Le
comité de
port ſur lalituat
livréLongwy. L
pable,& cepend
plaies , gémit er
quelques débats
laville où ſe to
de
prifonjuſqu
la
redditionde L
deplus que le fo
levé, ainſi que L
Cambon à dé
du Var pour a
des
contributio
&les
avoir en
tement
.
Cambo
de
fédéraliſme
ſyndicſoit mar
de la
conduite
é
Pour mettre fin à ces débats qui s'échauffoient ,
la Convention a décrété , ſur la propofitio de
Barrère , que l'addition feroit confervée pour la
diftribution du projet aux membres de l'Affemblée,
& qu'el e feroit retranchée pour l'envoi aux
départ, mens.
La difcuffion s'eſt enſuite engagée
A
fur le re.
crutement N.9.28 f
eudi , 21 février.
nvention apprend , par une lettre de
ſſaires dans la Belgique , que le vecu
ns de Mons eſt pour la réunion à la
es habitans de ce pays font dans les
difpofitions , & il paroît que le réſultar
rations des affemblées des campagnes
Eme que celui de la ville de Mons . Les
res ajoutent qu'i's ont fait mettre en
ſtationle ci devant baron de Triest , qui
ez lui des aſſemblées clandestines où ſe
des complots contre la liberté .
mité de sûreté générale a fait un ropafituation
de Lavergne , accufé d'avoir
gwy. Le jury ne l'a point trouvé cou
cependant ce citoyen , tout couvert de
émit encore au fond d'un cachot. Après
débats , la Convention a décrété que
ù ſe trouve ce commandant lui ſervira
juſqu'à ce que le rapport général fur
ondeLongwy ait été fait. Elle aordonné
ue le ſéqueſtre mis ſur ſes biens ſeroit
i que leſcelléappofé fur fes papiers.
n a dénoncé le directoire du département
pour avoir retenu des fonds provenans
ibutions , & deſtinés au tréſor public ,
-oir employés aux beſoins de ſon dépar
Cambon voit dans cette conduite un acte
aliſme , & il demande que le procureurbit
mandé à la barre pour rendre compte
aduite de ſon département.
28 février 1793 . N
)
/
que l'armement qui ſe fait en ce moment à
Toulon y raſſemble un grand nombre de confominateurs
; que les habitans de ce département
ont, dans tous les temps , bien mérité de la
patric, & qu'enfin ſi ces circonstances nejuſtifient
pas l'adminiſtration du Var , elles doivent
du moins lui ſervir d'excuſe .
Les débats ſe ſont prolongés. Marat inſiſtoit
pour le mandat proposé par Cambon , mais dans
d'autres vues que les ſiennes. Il étoit sûr que Roland
avoit formé le projet d'affamer les départemens
, & il vouloit que le procureur-généralſyndic
fût entendu à la barre ſur la conduite de
Rolandà l'égarddu département du Var. La Convention
apaffé à l'ordre du jour ſur la propoſition
de Cambon. Elle a caſſé l'arrêté du département
du Var , & ordonné aux receveurs de diſtricas
de faire paſſer ſans délai les fonds provenans de
leurs recettes ; elle a chargé le miniſtre de l'inté
rieur de faire paſſer dans ce département des ſecours
qui peuvent y être néceſſaires pour achats
deſubſiſtances.
traits, a dit Fe
frère; voila fon
Pouvrage. Il a
s'occuperoit de
permis d'en fair
vention a
décré
Levelletier fero
decelui de Braz
avique qui lui
Dubois de
La ſéance s'eſt terminée par la lecture de la
rédaction du décret ſur les ſecours à accorder
aux militaires , & fur l'organiſat on de l'armée.
De nouveaux débats ſe ſont élevés ſur le mode
d'avancement & fur le projet de l'élection aux
places. Mais la rédaction de la loi a été maintenuc
felle qu'elle avoit été propoſéc.
Dujeudi , féance du foir.
Félix Lepelletier eſt venu offrir à la Conven-
• Du
vendre
Un curé du
ſe
plaindre des
cafiondefon r
ſuites
d'uneinf
chet.
Cet
évêc
marier , & int
bénédiction
On ne
voit
des
maîtreſſes
prendre
une
commode
de
ſansen
ſuppo
aller
juſqu'a
mandant
que
à
4000 liv.M
de
renvoyer1
gillation
pour
tructionspaſt
Le
ministre
ſembléeduve
pour
leurréu
qun
dit Félix en montrant le buſte de ſon
bila fon ame , a- t- il ajouté en préſentant
=. Il a demandé qu'à Tépoque où l'oni
Toit de l'inſtruction publique , il lui fùt
Ten faire la lecture ( accordé ). La Cona
décrété en outre que le buſte de Michel
er feroit placé derrière le préſident à côté
de Brutus , le front ceint de la couronne
qui lui a été décernée..
is de Crancé a été élu préſident.
- vendredi , 22 février.
uré du département du Calvados vient
Are des perfécutions qu'il éprouve à l'oce
fon mariage. Ces perſécutions font les
une inſtruction paftorale de l'évêque Fauet
évêque défend à tous les curés de ſe
& interdit ceux qui leur donneroient la
tion ruptiale.
ne voit pas trop pourquoi Fauchet , qui a
treſſes , voudroit empêcher les autres de
une femme. Peut-être trouve-t- il plus
de de goûter les douceurs du mariage
ſupporter les liens. Un membre vouloit
ſqu'à la ſourcede ces préférences , en deat
que le traitement des évêques fût réduit
liv. Mais la Convention s'eſt contentée
oyer la pétition du curé au comité de lépour
faire un rapport ſur toutes les infas
paſtorales des évêques de France.
miniſtre des affaires étrangères inſtruit l'Af-
= du voeu des habitans de la ville de Brugesur
réunion à la France.
N2
crété que tous les dons de cette eſpèce feront
mis en dépôt dans les chefs- ieux de diſtrict pour
ſervir àl'habillement & l'équipement des citoyens
qui ſe préparent à marcher aux f öntières .
Des députés de la ſection de la Réunion font
admis à la barre. Ils annoncent qu'auſſi- tôt que
la fection aeu connoiſſance de laquosité d'hommes
qu'elle devoit fournir. Elle a ouvert un regiſtre ,
&dèsle len demain 228 citoyens ſe ſont faitinfcrire.
Ce nombre furpaſſede 28 celui qui doit être
fou. Di par chaque fection de Paris. Ils nedemandent
d'autre faveur à la Convention que de permettre à
ces jeunes volontaires de défiler en ſa pé ence ....
LaConvention décrète que la ſection de la Réunion
a bien mérité de la patrie.
La difcuffion s'eſt continuée ſur le recrutement
de l'armée.
:
5
Du samedi , 23 février.
marine & des
eſpèce de pr
caine, et fav
citoyens pour
couragement.
quence qu'il
mande des ar
Un memba
ferendront an
pour dettes F
tionacrurend
en
rejettant à
Le
commin
feille eft ve
l'autorifer à
Barbaroux '
et
commitfai
une
dénoncia
Barbaroux
a
plainte; que
crime étoit
où il croy
dit au com
que lui &
voient ente
que tout co
cédure fût
tion,
parce
trigue , & c
de longs de
été
renvoy
le
rapport.
Des citoyens amenés de lieux éloignés pour
être jugés par le tribunal criminel du département
de Paris&acq ittés par cę tribunal , doivent
ils être indemnifés des frais de voyage ? c'eſt ce
qui a été décidé négativement à l' ccafion des
réclamations des cit yens Roboam & Méricamp ,
ex-députés à la législature , & conduus à Paris
fur un mandat de la commiſſion des 21 , qui,
trop légèrement , les avoit jugés coupables.
On ſe rappelle que des pétitionnaires étoient
venus annoncer à la Convention qu'ils feroient
une ſouſcription de vingt millions pour armer
en courſe deux vaiſſeaux & pluſieurs frégates.
Ils avoient demandé que les actions de ce armement
fuffent exemptes du droit d'enregistrement.
И
On a rep
armées. I
de privilège bl ſſeroit l'ég lité républiet
favoriferoit l'agiotage ; mais que ces
s pourro ent prétendre à une prime d'enement.
L'Alemblée a décrété en conféqu'il
n'y a pas lieu à délibérer fur la dedes
armateurs .
membre a demandé que les citoyens qui
ront aux armées ne puiffent être pour ſuivis
ettes pendant la campagne . La Convenru
rendre juſtice aux défenſeurs de la patrie
tant à l'unanimité cette propoſition ... /
ommiſſaige de police de la ſection de Mareſt
venu demander à la Convention de
fer à décerner un mandat d'amener contre
roux l'un de ſes membres , impliqué , diſoit
mitfaire , dans une procédure inſtruire fur
enonciation du comité de sûreté générale.
roux a dit qu'il étoit déjà inftruit de cette
; que l'objet dont on vouloir lui faire un
étoit aflez connu ; que dans un temps
croyoit la patrie en péril , il avoit
-commandant de bataillou de Marfeille
ai & les citoyens qu'd commandoit de:
- entourer la Convention & la défendret ;
out ce qu'il demandoit c'étoit que la profût
miſe ſous les yeux de la Convenparce
qu'elle de oiteroit une grande in-
,& couvri/oit de toute les intrigans . Après
ags débats , la demande du commiffaire a
nvoyée au comité de législation pour en faire
Poit. r 3 ?????? ! ce
a repris la diſcuſſion ſur l'organiſation des
s . Inard a fait adopter quelques articles
N3
cher fans délai à la défenſe de la liberté. Ifnard
a fait fur-le-champ lecture de cele qu'il avoit
préparée,& elle a obtenu la fanction & les applaudiſſemens
de l'Affemblée .
DuDimanche , 23 février.
Al'ouverturede la ſéance , un membre du comité
des pétitions a préſenté le tableau des fentimens
exprimés dans les différentes adreſſes envoyées
à la Convention par les corps adminiftrat
fs , les ſociétés populaires , & les citoyens
de divers lieux de la République. Ony trouve
l'adhésion de toute la France au décret qui a
condamné Louis.
Il s'étoit manifeſté dès le matin , dans Paris ,
des allarmes ſur les ſubſiſtances. Le public ſe
portoit tumultueuſement chez les boulangers. On
parloit de la taxation des denrées. Lefage a voulu
faire part de ces faits à la Convention , & demander
que le maire et le procureur de la commune
vinſſent à l'inſtanttendre compte de l'état
desſubſiſtancesdans Paris. Mais Thuriot& Tallien
ſe font oppoſés à ce que Leſage fût entendu. Le
premier diſoit que tous ces bruits étoient une
manoeuvre des malveillans ; un moyen qu'employoient
tous les amis du roi , pour faire une
commotion , &écraſer le peuple ; « mais nous le
>>>ſauverons , a ajouté Thuriot ». A ce mot ,
toute l'Affemblée s'eſt levée : « oui , oui , nous
le fauverons, s'eſt elle écriée. >>Eh bien a
repris Thuriot , puiſque vous voulez le ſauver ,
avancez une fomme à Paris ; ſi vous nele faites,
(.
an
tous ces atrou
que par des ar
étoitperfuadé
qu'on en vou
lu , on n'avo
que c'étoit enf
le
ministère ,
comme on d
mes
preuves ,
uneféance du
cru
pendant 1
que Pache ne
avant
d'avoir
eftlié avec cen
les
ennemis de
Après cesd
les
comitésdes
merce, fe con
rieur,le
maire
mane , fur le
ſubſiſtances ne
La
barre s'
tationdes bla
plaindre de la
la peinede m
teurs.
Renvo
mcree&
d'ag
Députation
fociétéfrater
cobins.
F
les
fubfiſtanc
d'enfairedir
n afſuroit qu'il avoit des preuves que
atroupemens n'étoient diligés & animés
les aristocrates ; que le maire lui-même
Cuadé qu'on préparoit un mouvement ,
- vouloit un ; que depuis qu'il avoit été
n'avoit ceflé de l'abreuver de dég ûs ;
Dit enfin ceux qui lui avoient fa't quitter
ère , qui le pourſuivoient er.core. Et
on demandoit à Tallien des preuves :
aves , a-t-il répondu , les voici : dans
ce du confeil général,un homme que j'ai
dast long-temps patriote , fit la motion
he ne peut occuper la place de maire
avoir rendu fes comptes , & cet homme
ec ceux qui ſe ſont conftamment montré
anis de Pache.
dans
ces débats la Convention a décrété que
rés des finances , d'agriculture & de comfe
concerteront avec le miniſtre de l'intémaire
de Paris & le procureur de la comfur
les meſures à prendre pour que les
ces ne manquent pas.
arre s'ouvre aux pétitionnaires. Une dépues
blauchiffeuſes de Paris viennent ſe
de la cherté du ſavon . Elles demandeut
de mort contre les accapareurs & les agio-
Renvoyé au comité des finances , de comd'agriculture
, maintenant réunis.
tation des citoyennes de Paris , réunies en
Fraternelle dans le local des ci - devant Ja-
--- Elles témoignent leurs inquiétudes ſur
tances , & propoſent comme un moyen
re diminuer le prix , le rapport de la loi
N4
Pal
nom des trois comités ſur l'objet de leur réunion .
Il en réſulte que , d'après les renſeignemens donnés
par le mitiſtre de l'intérieur & par la municipalité
de Paris , les inquiétudes du peuple fur les
fubfiftances, font ſans fondement;que cette ville
eft approvifionnée pour un mois , & qu'enfin le
feul moyen detranquillifer le peuple, eſt d'accorder
à la municipalité des fonds pour allurer tes
des loix , & fa
Robespierre a
la première fun
ont parlé cont
fubfiftances juſqu'après la récolte. :
révolutionnair
foient ils , qu
fermé la difcu
qu'elle caffe
du district d
qui yout con
néraux des co
Du lunti , 25 février. pour viſiter
ſuſpectés de
des prêtres,
Bazire, a
nérale, eſt v
Tallien , au nom du comité de fûreté générale
, a paru à la tribune , pour faire un rapport
fur les troubles arrivés à Lyon. Il a repréſenté
cette ville comme livrée au pouvoir des
aristocrates; & ſur ſes conclufions , laConvention
à décrété que des commifaires pris dans ſon
fein partiront dans le jour même , & que le confeil
exécutify fera paffer le nombre de trouses
Tuffifant pour y rétablir l'ordre. Les commiſſaires
font Bazire , Legendre & Rovere.
L'adminiftration du département de la Somme
a dénoncé le tribunal criminel d'Amiens , pour
*avoir rendu la liberté à un prêtre émigré , qui
'avoit été mis en état d'arreſtation à la fuite des
viſites domiciliaires qui ſe ſont faites dans cette
ville. Cette dénonciation a donné lieu à des débats
très- vifs . Garran a lu un arrêté du dépar
tement de la Haute-Garonne , ayant pour objet
de faire des viſites domiciliatres , afin de découvoir
les émigrés & les prêtres infermentés ,
régnoit enc
qu'elle pou
torifer la m
fures qu'ell
ſement de
générale.-
par interim
la falle, a
les
vérifica
à l'état de
gers étoien
jours au m
ces avec
que fi la
difpofition
acheter d
ſubſiſtanc
LaCo
Fre a demandé une foi plus lévère que
ere ſur les émigrés. Lanjuinais & Petion
E contre ce qu'on appelloit des meſures
nnaires , c'eſt la loi à la main , di-
- , qu'il faut marcher au but. On a
difcuffion , & la Convention a décrété
caffe & annulle le jugement du tribunal
iet d'Amiens ; mande à la barre ceux
t contribué ; & autoriſe les conſeils gédes
communes à nommer des commiſſaires
fiter les maiſons des citoyens qui font
és de réceler, chez eux des émigrés &
Etres , mis par la loi au rang des déportés .
Fre , au nom du comité de sûreté géeſt
venu tendre compte de l'agitation qui
encore à Paris , & raffurer fur les ſuites
pouvoir faire craindre. Il a propoſé d'aula
municipalité à prendre toutes les mequ'elle
croira néceſſaires pour le rétabliſde
l'ordre , & même à faire battre la
le. Décrété. Le miniſtre de l'intérieur ,
terim , qui ſe trouvoit à cet inſtant dans
e, a pris la parole , & affirmé que d'après
Erifications qu'il avoit faites relativement
at des ſubſiſtances dans Paris , les boulanz
toient pourvus de farine pour dix ou dounau
moins ; qu'il eft réſulté de ſes conférenvec
le comité des ſubſiſtances de la vi lle,
a la Convention conſentoit à mettre à la
fition de la municipalité ſept millions pour
er des grains , il feroit poſſible d'aſſurer la
tance de Paris juſqu'après les récoltes .
a Convention a décrété que la tréſoreriena-
N
1
dés à titre d'avance , par le décret du 7 février ,
pour les ſubſiſtances ; & de plus , quatre millions
à titre de nouvelle avance ſur une contribution
de pareille ſomme , qui fera impoſée ca
ſous additione's aux rôles de 1793 ,
Barbaroux a demandé & obtenu pour Marſeille
un ſecours de 2,200,000 liv. applicable
pareillement aux ſubſiſtances.
La ſéance s'eſt terminée par un très-long difcours
de Carra , où il a propoſé de décréter l'étabiſſement
d'une commiſſion qui ſeroit la recherche
de toutes les fortunes de financiers , intendans
, tréſoriers receveurs , banquiers , &c. à
compter de 1740 .
,
Du mardı , 19 février.
Un étranger peut-il être puni en France pour
des crimes commis hors du territoire de la République.
Telle eſt la queſtion qui s'eſt préſentée
aujourd'hui a la déciſion de l'Aſſemblée. Un étranger
, domicilié depuis dix-huit mois en France ,
a été accuſé devant le tribunal criminel de ſon
domicile , d'avoir commis un vol en pays étranger.
Le tribunal n'a pas cru que la loi l'auroriſât àjuger
ce délit ; il a confulté la Convention .
- Le comité de légiflation, ſaiſi du rapport de
cette affaire, propoſoit de déclarer que les délits,
contre le droit général des nations , commis dans
le territoire d'une fouveraineté étrangère , ſoit par
un étranger , foit par un françois , qui ſe font rendus
en France , doivent être pourluivis devant les
tribunaux françois. Mais cette propofition , con
traire au rincipe du droit fondamental de punir ,
ne peut pas être
LaConvention a
lieu à délibérer
Brunel ( c'eſt le
liberté.
Boyer-Fonfre
afait un rappor
vires des étatsnos
colonies. I
des déſaſtres de
1756; l'expéric
la guerre de 17
desnavires neu
laifaen proiea
en1780 ,juf
avec les vaiſſea
llesdoiventave
c'eſt le voeu d
avec eux par u
denosconvena
beſoinsfollici
mens au-delà
Aprèsavo
enfaveurdes
convenances
«Il
importe
défendues f
Partout,
contrelesroi
de
couleur I
a
valuà la
Mais
pour
kaiffez-lesd
as être puni par les loix de cette fociéré.
ntion a donc décrété qu'il n'y avoit pas
bérer fur le projet du comité , & que
Teſt le nom du coupable ) ſcra remis en
Fonfrede , au nom du comité colonial ,
rapport ſur la néceſſité d'ouvrir aux naétats-
unis de l'Amérique , les ports de
nies. Il a rappellé le ſouvenir falutaire
tros des guerres maritimes de 1744 &
expérience des deux premières années de
= de 1778 , pendant leſquelics l'admiffion
es neutres prohibée dans les colonies , les
proie à la famine. Les ports furent ouverts
,juſques à la paix , & l'abondance reparut
vaiſſeaux de la nouvelle Angleterre. Nos
ent avoir des rapports avec les Etats-Unis ,
voeu de la nature : nous devons être liés
x par un traité de commerce , c'eſt le ven
onvenances & de nos principes. Les mêmes
follicitent la même loi pour nos établiſſe-
1-delà du Cap de Bonne-Efpérance .
es avoir fait parler lajuſtice & l'humanité
eur des colons , le rapporteur a invoqué les
ances de l'intérêt & celles de la politique .
porte , a- t- il dit , que les colonies foient
ues par les cultivateurs qui les habitent.
but , c'eſt avec le peuple qu'il faut lutter
lesrois. Le décrer, qui a reſtitué aux citoyens
leur leurs droits trop long-tems méconnus ,
à la liberté trente mille bras invincibles.
pour rendre ces colons vraiment citoyens,
--les doncjouir de tous les droits accordés a
N6
des colonies , qui dit : qu elles ne manqueront jamais
de capituler devant des vaiſſeaux qui leur apporteront
des barils de farine , au lieu de leur envoyer
des boulets de canon.
1
En terinioant ſon rapport , Boyer-Fonfrede a
offert la brillante perſpective de l'afranchiffement
de toutes les co'onies européannes , effet inévitable
des ſuccès qui nous attendent. Il a montré
en Afie les indiens impatiens du joug & des tributs
qui leur font impoſés par d'avides commerçans;
au Pérou, des mines preſque épuiſées , un peuple
qui bénit la mémoire de Lafcafas , & qui accufe
Encore celle du féroce Piſarre ; à la Louifiante
des colons , impatiens du joug eſpagnol , quin'ont
point oublié qu'ils ont été françois , & qui brûlent
du defir de le redevenir. Ils eſpèrent que la France
ouvrira un jour les bouches du Miffiffipi , comme
elle a ouvert celles de l'Eſcaut.
Ce rapport plein d'intérêt & de vérité , étoit
fuivi d'un projet de décret que la Convention a
adopté dans les termes ſuivans :
Art . Ier . La Convention nationale décrète que
tous les ports des colonies françaiſes ſont ouverts
aux Etats-Unis d'Amérique.
,
II. Toutes les denrées exportées ou importées
par les vaiffeaux Américains ne paieront à leur
fortie ou à leur entrée dans les colonies ou en
France , que les mêmes drots perçus ſut celles
que portent les bâtimens Français.
commerçan
à celle qui
commerçans
de
bienveill
Un mem
les ports de
ſeaux franç
avec
raifon
à rentrer da
Toulon , fi
pourroient
parer. La C
de la guer
les
retours
L'ordre
projetdu co
compenfes
d'accorder
60
livres a
III. Le conſeil exécutif eft autoriſé à prendre
toutes les mesures convenables pour que let
Etats avec lesquels la République eft en guerre ,
ne puiffent profiter des avantages accordés à
une puiflance amie,
pourdeux
Pour
quatre
bleaux vo
dernière&
premierav
Dubois
jetdedéc
fions
milit
que le con
la
approu
des
biens
derapas
mée
n'ex
coûtot
, pom
,
erçans une réduction des droits ſemblables,
e qui eft accordée par la préſente loi aux
erçans Américains, & pout refferrer les liens
enveillance qui uniſſent les deux nations.
membre a enfuite propoſé d'ouvrir tous
its de France pendant la guerre , aux vaiffrançais
venant de l'Inde. Il a obſervé
raifon , que ſi ces vaiſſeaux étoient aſſujettis
crer dans les deux ports de l'Orient & de
on , fixés par une loi de 1790 , les ennemis
Dient croiſer ſur leur route , & s'en em- .
La Convention a ſuſpendu , pour le tems
guerre , la loi des ports déterminés pour
cours de l'Inde .
rdre du jour appelloit la diſcuſſion ſur le
du comité de la guerre , relatif aux réenfes
militaires . Le rapporteur a propoſé
Erder à titre d'indemnité, aux volontaires ,
vres après la première campagne ; 150 liv.
deux ; 300 liv. pour trois ; & soo livres
quatre campagnes. Cet article ſera applicaax
volontaires qui ont ſervi la campagne
ere & qui rejoindront le is drapeaux avant le
Fer avril . Décrété.
bois de Crancé a repréſenté l'article du prodécret
qui autoriſe la converfion des penmilitaires
en biens nationnaux. Il a dit
comité après en avor de nouveau délibéré
prouvé à l'unanimité . En effet , la valeur
iens à employer à cette converfion n'excépas
400 millions. Mais , à la paix , l'arn'excédera
pas 100 mille hommes. Elle
Dit 130 millons , elle n'en coûtera que 60 .
ン
fait un fond de quatorze cent millions ; on peut
donc , fans affoiblir l'hypothèque des affignats ,
afligner 400 millions à P'uſage que le comité propote.
Nous donnerons ce décret lorſqu'il aura été
rédigé.
Une lettre des commiffaires dans la Belgique ,
à la Convention nationale , lui annonce qu'ils ont
ms en état de requifition permanenté les gardes
nationales des départemens de l'Aifne , des Ardennes
, duNord& du Pas-de- Calais , afin qu'ils
puiffent ſe porter fans retard dans la Belgique ,
s'il s'y élevoit des troubles pendant l'abſence de
l'armée qui entre en Hollande.
LaConve tion a approuvé l'arrêté de ſes commiffaires
& elle a décrété que toutes les troupes
foldées & fédérées qui ſe trouvent dans Paris &
aux environs , ſont à la difpofition du conſeil
exécutif.
munes de Lille
fert plus particu
Ona fait lec
blées
primaires
citoyensaétéun
&
l'émiffion de
univerſelle.
nérale & diplom
Le
miniſtre
compte de l'éta
préſenté à la
qui , à ſes côt
taille de
Jemap
fauver un gra
Beurnonville
point le
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rablesqu'ilpor
avec
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de fonpays.
foldat, &l'A
&en
aplaudi
ſeule
récomp
dignede fon
On ſe
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Convention
fi
fimple&
ſavoir lire ,
eu la
parole
planſe
réduit
vérité, de lic
de la
payer
ſe
porte, fe
l'actif de la
tion
générale
La féance s'en terminée par la diſcuſſion &
l'adoption d'un nouveau projet de décrét fur le
mode de recrutement.
Du mercredi , 27 février.
La Convention s'eſt occupée dans cette féance,
des ſecours à accorder aux citoyens qui ont ſouffert,
& à ceux qui pourroient fouffrir encore
de linvaſion des ennemis; elle a déterminé les
formalités à obſerver pour l'évaluation des dommages.
Les cinq milions mis en dernier lieu à
la diſpoſition du miniſtre de l'intérieur , feront
ſpécialement deſtinés aux fermiers cultivateuts &
aux citoyens les plus indigens qui ont éprouvé
des pertes. Il ſera fait un fonds de cinq mil
de Lille , Vircey , & autres qui ont fouf
s particulièrement.
fait lecturedes procès-verbaux des aſſem
rimaires de Bruxelles . Le voeu de tous les
s a été unanime pour la réunion à la France,
ifſſion de ce voeu a été le ſignal d'une joie
elle.- Renvoyé au comité de défenſe gé-
*diplomatique.
miniſtre de la guerre eſt venu rendre
de l'état du ſiège de Maeſtricht. Il a
é à la Convention le brave Labreteche ,
ſes côtés , a reçu 41 bleſſures à la bae
Jemappe , où il a eu le bonheur de
un grand nombre de ſes frères , &
nville lui-même. Labreteche ne regrette
e ſang qu'il a verſé ; les marques honou'il
portera toute ſa vie ,lui rappelleront
gueil qu'il ne fut pas inutile à la liberté
pays. Telles ont été les expreſſions de ce
& l'Aſſemblée en recevant dans ſon ſein
aplaudifiant à ſa valeur , lui a décerné la
écompenſe qu'il ambitionnat & la ſeule
de fon grand coeur.
Te rappelle que Chabot avoit annoncé à la
ntion un projet de reſtauration des finances,
le & fi clair, diſoit-il , qu'il ſuffiroit de
lire , pour le concevoir. Aujourd'hui il a
arole pour le ſoumettre à l'Aflemblée. Son
réduit a la propofftion , très-ſimple à la
de liquider la totalité de la dette , &
payer en quittances de finances . Cette dette
te , ſelen ſes calculs , à 8 milliards , &
de la nation à neuf milliards . La liquidaénérale
affranchiroit la France de 340 mil
(
les intérêts de nos dettes. A ce projet , Chabot
ajoint celui de refondre toute la monnoie. La
Convention en a ordonné l'impreſſion.
:
Du Jeudi , 28 février.
Parmi les divers dons patriotiques , dont la
Convention a reçu l'hommage , à l'ouverture de
cette féance , on doir diftinguer celui des ouvriers
tailleurs de pierre , employés à la conftruction
de la nouvelle falle. Ils font venus offrit
pour les frais de la guerre, la gratification qu'ils
avoient reçue des commiſſaires inſpecteurs.
On fait lecture d'une lettre du miniftre de la
guerre , fur la priſe de Breda.
Des députés de la commune de Verſailles ont
annoncé à la Convention qu'ils ont trouvé ,
dans un cabinet des appartemens ſecrets du roi,
trois nouveaux livres rouges. La nation apprendra,
ont-ils dit , ce que coûtoient & les courtifannes
des princes , & les confidens , & les minifires
de leurs débauches ; elle ſaura combien
de millons ont été pris dans ſes coffres & verſés
dans ceux de l'Autriche..... La Convention a
décrété que les livres ſeroient apportés au bureau ,
cottés & paraphés par les ſecrétaires , & envoyés
aux archives , pour être de ſuite livrés à l'impreffion.
>
1. Un membre a propoſé deux articles additionnels
à la loi fur les paſſeports dont voici les difpoſitions
principales :
La Convention nationale décrète que tous les
citoyens abſens de leur domicile , non munis de
palle-ports poſtérieurs au mois d'août dernier ,
des
tribunaux ,
foit à la munici
dulieu où ils
dre leurs figna
ages, profeflie
tion feraemi
tiendra lieu , p
furance pour
La féance
complément d
longs débats ,
!
Par
Depuis que
Vement : or
ſubſiſtances
langers ont
fuffire ; mai
renſeigneme
rances
ne n
ter es.
Lun
riffement du
delle,ont
fontrépand
seux où il
• elles ont b
font porté
leurcapri
épuiſéles
des
propr
verrales
■ municipalité , ſoit au comité de la ſection
où ils se trouveront , pour y faire prenrs
fignalemens & y déclarer leurs noms ,
profeſſions & demeures. Cette céclaraa
remiſe par extrait au déclarant , & lui
lieu , pour cette fois , de paſſeport & d'afpour
ſa liberté individuelle.
Téance s'eſt terminée par la lecture du
ément de la loi ſur les émigrés . Après de
débats , un ſeul article a été décrété.
Paris , le 27 février 1793. :
puis quelques jours tout annonçoit un mout
: on eft enfin parvenu à l'exciter. Les
tances ont été le premier prétexte. Les bours
ont été aflaillis; ils ont eu peine à y
; mais enfin , comme , d'après tous les
igremens & tous les rapports , les fubfif-
Es ne manquoient pas , on a changé de bat-
5. Lundi , 25 , les accaparemens , le renchément
du ſucre, du café , du ſavon, de la chan-
=, ont été le mot d'ordre . Des femmes ſe
répandues dans tous les quatiers , fur-tout dans
= où il y a le plus de magaſins d'épiceries ;
= ont bientôt formé des attroupemens qui ſe
- portés chez les épiciers , & ont taxé ſelon
caprice toutes les marchandiſes , & en ont
iſé les magaſins. Ce pillage & cette violation
propriétés ont duré juſqu'au foir. On en
ra les principales ciconſtances dans les opé
& du procureur de la Commune , en ordonne
l'affiche , l'impreffion & l'envoi aux 48 sections .
Pluſieurs fectious font venues témoigner leu s
iuquiétudes fur les ſubſiſtances . Sur la dénonciation
faite que l'on avoit va fortir de Paris,
pendant la nuit der ière , une voiture chargée de
pans ; le conſeil a arrêté que les ſections feroient
invitées a nommer des commiffaites pour, dès
cet intant , s'affu er de la quantité de farinesqui
ſe trouvent chez les boulangers de leurs arrondisiemens
reſpectifs , furveiller la dittribution du pain,
qus ne pourra ſe faire avant le jour , & empêcher
qu'il n'en ſoit chargé de voitures pour fortit de
Paris.
Ordre du Commandant général.
2
Le commandant général obſerve que tous les
mauvais citoyens , protégés par Lafayette , font
actuellement à Paris en congé , il y a lieu de
craindre qu'ils n'excitent quelques mouvemens.
Ces meſſieurs n'aiment point la tranquillité dont
nousjouiffons: ils ſontaccoutumés de faire croire
aux factions & aux émeutes. Malheureuſement ,
en ce moment , les chemins retardent l'arrivée
des ſubſiſtances , ce qui prête à troubler l'ordre;
mais la furveillance ordinaire des bons citoyens ,
déjouera ces ma vveeiillllaannss , en invitant ceux de
nos concitoyens qui ſouffrent , à prendre un peu
de patience , la claſſe infortunée des hommes
étant celle dont la Convention s'occupe , &va
s'occuper encore plus particulièrement.
Hier on a arrêté . rue du Jour , dans l'hôtel
↓
nale,payée par
factions , faifoit
les princes , &
toyens; cet hom
une fous- lieuter
ils'eft fait pat i
major- général à
en forteque les
quiles ſervoit.
& écrivain pour
facrésde laBaf
Louis , puis ge
puis dépoſant d
capitaine par L
nombre d'autre
avis , afin qu
garde, ces h
Paris. SANTER
Les troubl
dansParis ,
feil
général
deux
heures
Le
comm
mune
vient
fins des épi
des
mefures
conſeilfait
général l'or
force arme
difperfer &
Par Lafayette , falloit croire aux
,
faifoit au nom du peuple , demander
5 , & calomnioit les plus chauds ciet
homme , abbé , a eu pour récompenſo
lieutenance accordée par Lajard , puis
patriote ; il a été nommé à l'armée
néral à Bruxelles , & chargé des plans ,
que les Autrichiens avoient là un homme
Ervoit. Le ſcélerat Lareynie , aufli abbé
n pour Lafayette, ayant volé les vaſes
laBaſtille , puis fait chevalier de Saintpuis
gouverneur du Louvre par lareine ,
ofant dans l'affaire du 20 juin , puis fait
par Lajard , eſt auſſi à Paris , & un
d'autres ſemblables. Je dois donner cet
in que les bons citoyens ſoient ſur leur
ces hommes-là étant de la trempe de
ANTERRE .
Du 25 février.
roubles qui s'étoient manifeſtés le matin
ris , ont provoqué la convocation du connéral
de la commune. Il s'eſt réuni vers .
zures après midi.
ommandant de garde à la maifon comvient
annoncer qu'on le porte aux magas'
épiciers , & invite le conſeil à prendre
fures pour le maintien des propriétés . Le
- fait fur-le-champ paffer au commandant
I l'ordre de faire marcher à l'inſtant la
armée vers les raſſemblemens , pour les
er & rappeller aux bons citoyens le ferLe
maire ſe rend au conſeil , & lui rend
compte de la conduite qu'il a tenue pendant la
journée. Les mouvemens qui ſe ſont manifeſtés ,
a-t-il dit , étoient évidemment dirigés par les
inftigations contre - révolutionnaires.
'Il donne lecture du décret par lequel la Conventionnationale
autoriſe la municipalité à prendre
toutes les meſures néceſſaires pour rétablir l'ordre ,
même à faire battre la générale. Le commandant
annonce que le rappel qui ſe bat depuis quelque
tems fait déjà beaucoup d'effet ;en conféquencel'on
furſeoit à l'ordre de battre la générale.
Un adjudant de la ſection des Droits de
l'homme vient déclaret que le rappel à été battu
inutilement , & que les citoyens ne ſe rendentpas
à leurs poſtes. Il demande de la force pour maintenir
la fûreté des perſonnes & des propriétés ..
Quatre officiers municipaux partent à la tête de
deux fortes patrouilles.
Vingt quatre commiſſaires font nommés pour
ſe rendre dans les 48 Sections , & fe concerter
avec les aſſemblées générales ſur les moyens de
ramener l'ordre & la tranquillité.
Les adminiſtrateurs au département de police
écriventau conſeil qu'ils ont donné ordre d'éclairer
les maiſons pendant la nuit , pour que le trouble,
ne s'accroiffe pas à la faveur de l'obſcurité.
Le conſeil arrêtequ'il reſtera en ſéance permanente
juſqu'à ce que la tranquillité ſoit rétablic.
On forme la liſte de ceux qui ſe ſont rendus à
leur poſte,
Le citoyen Baffet , graveur , députéde laSec-
د
Un commit
annonce ,que
leurs facture
plusde moitié
Le préſiden
inftruit ces de
confcil pour re
Un officier
répandus dans
peuple ,& l'e
les
chande'ien
chez tous les r
L'on
amer
arrêtées. Le c
police ,& arr
enverront à
arrêtés.
Garin, ad
ce le
décret
accorde
une
lepainne m
faitla
difett
pluſieurs fen
de
famille ,
livresde pa
livres. Ilinv
fans
leſque
que les ful
les
boulang
l'ordinaire
que dela
mmitfaire de la Section du Contrat ſocial
que les épiciers de fon quartier , d'après
tures , font forcés de délivrer le ſucre à
noitié perte. ( Les tribunes : Tant mieux.)
fident rappelle les tr bunes a l'ordre , &
ces députations des meſures prifes par le
our rétablir l'ordre.
ficier de paix annonce que des agitateurs ,
- dans diversqua tier de Paris , excitent le
& l'engagent à aller chez les épiciers &
de'iers . Ils ſe propoſent d'aller demain
s les marchands fans diſtinction .
amene pluſieurs perſonnes qui ont été
Le conſeilles renvoie au département de
& arrête que les commiſſaires de police
at à ce département tous ceux qui ſe oient
■, adminiſtrateurdes ſubſiſt ances , annon-
Ecret , par lequel la Convention nationale
une avance de y millions. Il affure que
ne manquera pas ; que c'eſt la crainte qui
liſette ; qu'il a vu , en parcourant Paris
5 femmes qui ne font ni mariées , ni meres
Ile , qui peuvent à peine conſommer deux
pain , chargées de fix pains de quatre
I invite les citoyens à l'ordre & à la paix ,
quels il n'y a point d'abondance . Il jure
ſubſiſtances ne manqueront pas ; que
angers ont cuit deux tiers de plus qu'à
ire ; que cette augmentation ne provient
la crainte de manquer de pain , crainte
Cuvillier , l'un des commiſſaires envoyés dans
les ſections , ed compte de ſa miſſion , & annonce
que dans la Section des Gravilliers , il a vu
Jacques Roux , prêtre , & imembre du conſeil ,
occupé àjuſtifier la conduite de ceux qui s'étoient
attroupes pour ſe faire délivrer les marchandiſes
qu'ils avoient arbitrairement taxées.
gation de
négligence & de
tancesqu'ilsaura
les mêmemembr
vention
national
qu'ont
reſſentie
de
Bonconfeil,
jour,
l'inviter
rigoureuſes pou
a
compromis I'
tandis qu'ils a
autorité à fair
propriécés. >>
Des
députés
préſentés auCo
la
négligence
lordte public ,
heures du foir ,
Paris
ſavaient
lans
devaient
,
fur & vio'er lespro
Jacques Roux qui venoit d'arriver au conſeil ,
monte à la tribune , & dit qu'il a toujours
profeſſe les vrais principes , & que , dût-il être
appelé le Marat du conseilgénéral , il n'en départirajamais.
Un membre demande que Jacques Roux ſoit
tenude ſigner la déclaration qu'il vientde faire.
Un autre l'interpelle de déclarer fourquoi il
n'était pas à ſon poſte dans les momens de danger,
( Il s'élevedu tumulte. ) Les circonstances ne
permettant pas s'occuper de perſonnalités ,
le confeil général a padé à l'ordre du jour
tout ce qui concernoit Jacques Roux.
de
La plupart des commiſſaires envoyés dans les
Sections , de retour au conſeil , rendent compte
de eur miffion .
* Partout les réſultats font les mêmes , partout
ondemande une loi févere contre les accapareurs .
Une députation de la Section de Bonconfeil ,
communique un arrêté de l'aſſemblée de cette
Section conçu en cstermes :
Le
Confeil
actions
comm
pour
rétablirle
ter de ſa
follic
wa
quillité
put
Surla
prop
joint
qautrede
La
fectiou
par
l'organe d
qu'éprouvent
mensde
cette
homme
une d
la
Conventio
diminutiondu
Ν
..
« L'affemblée , pénétrée de la plus vive douleur
des événemens qui ont eu lieu dans la journée ,
arrête à l'unanimité que des membres choiſis dans
ſonteinſe retireront pardevers la municipalité &
le
2
ce & de leur apathie dans des circonf-
'ils auraient dû prévoir & prévenir ; que
membres ſe retireront pardevers la Con
nationale , pour l'info mer de la douleur
effentie tous les citoyens de la Section
onfeil , des malheureux événemens de ce
nviter à prendre les meſures les plus
Ces pour punir ceux dont la négligence
omis l'honneur des citoyens de Paris
u'ils auroient dû employer toute leur
à faire reſpecter les perſonnes & les
éputés de la ſection des Piques ſe ſont
5 au Confeil , pour demander compte de
gence qu'il a apportée au maintien de
public , en n'envoyant un ordre qu'à 7
u foir , tandis que tous les habitans de
vaient , dès hier foir que les malvei!-
aient , ce matin , troubler la tranquillité
les propriétés.
,
onſeil général donne aux députés de ces
communication des arrêtés qu'il a pris
ablir le calme , & les invite à ne pas dou-
Ca follicitude pour le rétabliſſement de la
Hité publique.
a propoſition du maire , le conſeil a adautre
de ſes menbres au comité de police .
ectiou des Droits de l'Homme tém igne ,
gane de fes commiſſaiſaires , la douleur
vent tous les bons citoyens des événe-
= cette journée, &demande que le conſeil
une députation pour ſe rendre demain à
vention nationale , pour lui demander la
cion des denrées de premiere néceſſité , &
28 Février. Ο
bleamiede laLiberté &de l'Egalité.
Le conſeil répond qu'il s'empreſſera de ſe réunir
aux ſections , affi- ôt que le veru de la majorité
lui ſera conuu.
Leconſeilgénéral a arrêté la proclamation fur
Vante :
CITOYENS ,
ز
Votre calme a déjoué tous les projets des malveillans
; votre conduite précédente a confondu
toutes les calomnies que les agitateurs ont répandues
dans les départemens. Par quelle fatalité
cédez-vous maintenant à des inſtigations perfiles?
Ne croyez- vous pas que les royalistes , défcfpérés
de la fiere attitude que vous gardicz , ont
cú affez d'adreſſe pour vous la faire perdr
n'en doutez pas , Citoyens , ce font vos plus
mortels ennemis qui vous égarent aujourd'hui
ils vous alarment ſur vos fubfifances , quand
vous avez la cestitude de n'en point manquer.
Pour faire ceſſer la cherté des objets de votre
consommation , ils vous conſeillent des actes
arbitraires ; ils ſavent , les perfides , que leplus
sûr meyen d'amener la difette , eſt d'empêcher
la libertédu commerce & la libre circulation des
denrées. Se peut-il , Citoyens , que vous soyez
tombés dans un piège auſſi groflier ? Réfléchiffez
aux circonstances oùnous ſommes ; c'eſt à l'approche
d'une campagne, orſque toutes les frontières
de la République font menacées d'une
nouvelle invaſion , lorſque tous les amis de la
liberté ne devroient avoir qu'une ſcule détermination
, celle de voler à l'ennemi ; c'eſt lorſqu'il
s'agit du ſalut de la République , que vous
rallicz vous pou
propriétés ; fo
Patris; ne les
ches inconfide
frais d'une rév
facrifices , &
ne
détruiſez p
Aminuit ,
repaire , inform
confidérable n
rue Saint-Jacq
Léc.
Renvoye
Une
demidepuis
8heure
alé pour org
hit
annoncer
Sur la fec
particuliers
de deuxpaire
fous danisfa
Environ
lesquelles fe
devent
titré
tocrates ,
diſt:
ibuoit
Lecalm
Léance pere
wés ; fongez au danger qui menace la
ne les argmentez pas par des démarconfidérées
, qui vous feroient perdie le
Pune révolution qui vous a coûté tant de
es , & qui fera votre bonheur , ſi vous
ruiſez pas vous-mêmes votre ouvrage.
minuit , le comité de la fction de Beau-
= , informe le conſeil qu'un rafiemblement
Frable menace la boutique d'un épicier ,
aint-Jacques ; il demande de la force ar-
Renvoyé au commandant général.
edemi-heure, après , Santerre , de retour
= 8 heures du ſoir de Verſailles , où il étoit
our organiser un efcadion de cavalerie ,
nnoncer que cet attroupement eſt difſipé.
= la ſection de Marseille on a faifi pluſieurs
uliers fans carte , un entre autres , chargé
ux pains de ſucre , & qui n'avoit que 20
dans fa poche.
vion 40 perſonnes ont été arrêtées , parmi
elles ſe trouvent , dit - on , des hommes ciat
titrés , des abbés , des domeſt ques d'ariftes
, une jadis comteffe déguiſée , qui
buoit des affignats , &c.
= calme étant rétabli , le conſeil ſuſpend fa
e permanente.
2
*
Armée de la Belgique et de la Hollante..
Lettre dugénéral Miranda au ministre de la guerre.
3.
Au quartier-général d'Hoctin , le 25 février.
L'inveſtiſſement de Maeſtrich étant fait,
felon les ordres que j'ai reçus , par un corps de
troupes de 12,000 hommes fur larive gauche ,
& de 6,000 hommes fur la rive droite , nous
avons procédé à la formation des ouvrages &
batteries néceſſaires pour le bombardement. Tout
a été heureuſement terminé le 23 , fur la hauteur
de Kouwemberg , à 400 toiſes de chemin
couvert de la place ,, & feulement avec la pe te
de trois hommes tués , malgré le feu conftant
de la place fur nos travaux .
dont
ce Nos batteries étant pêtes pour commencer
le feu hier à midi , j'envoyai les ſommations cijointes
au commandant-général & aux membres
de la magiftrature de Maeſtricht . La réponſe du
prince de H He , gouverneur de la place ,
copie ci -jointe , fat un refus , me faiſant dire
verbalement par le colonel Ornandin , qu'l trouvoit
étrange lad te fommation, puiſqu'il ne favoit
pas que la nation holandoiſe eût déclaré la
guerre à la France , & que fi je lui permettois ,
il enverroit un cou ier àleurs hautes-puiffances ,
pour demander des inſtructions à cet égard.
<<Notre feu commença dans lanuit, ſecondé par
une autre batterie de mortiers , conſtruite devant
Wick ; & bientôt après l'incendi: ſe manifeſta
dansja ville. Les ennemis parvinrent à l'éteindres
ment,
L'ennem
forties d'euv
du côté de
Pierre, Nos
avec perte
aucun homr
Je m'en
Pour exécur
je fuis char
f'ai eu tho
nos dépêch
Lettre de
dans l
Conver
le 26 f
Lege
del'impor
point dan
vous en i
Difcour
dent
fevrie
Je vi
la nouve
Bréda.
gurele
du fuce
Tennemi a fait pendant l'inveſtiſſementdeur
d'euviron 1200 hommes chacune , l'une
é de Wick , l'autre par la porte de Saint-
Nos troupes les ontrepouſſés facilement ,
deleur nous n'avons eu
part,
28
perte
homme de rué .
Je m'emprefle de terminer cette opération
exécuter les autres p'us eſſentielles , dont
s chargé par le général Dumourier , comme
u l'honneur de vous le communiquer pat
dépêches antérieures. >>
« Signé , MIRANDA.
re des commiſſaires de la Convention
ans la Belgique , au préfident de la
Convention nationale, datée de Bruxelles
26 février.
Le général Dumourier nous annonce lapriſe
importante villede Bréda. Nous n'entrerons
at dans les détails. La dépêche du général
sen inſtruira plus amplement. >>>
cours du ministre de la guerre au prépdent
de la Convention nationale , le 28
fevrier.
Je viens annon era la Convention nationale
nouvelle & ke detai's de la priſe importante de
Eda . Cette conquête qui eſt pour nous l'aure
le plus heureux & le garant le plus certain
ſuccès de nos armes , eit due aux ſavantes
Ο 3
!
mourier,& à la valeur incroyabledes troupes qu'il
commande , que ſon génie enflamme , & qu'une
confiance entière en lui rend invincibles.
« L'expédition faite par l'aîle droite del'armée
de Dumourier , a été conduite par le général
d'Arçon. Il a déployé dans l'attaque & le
fiegede cette place; ſes connoiſſances ſupérieures ,
cette activité infatigable qui l'auroit jadis conduit
à l'immortalité, ſi à ce te époque , ſon génie
n'eût été arrêté par la jaloufic des chefs sous
leſquels il commandoit Gibraltar. Aujourd'hui ,
que, libre de ces entraves honteuſes , & qu'il
ſert à la fois la cauſe de la liberté & ſon amour
pour la gloie , il va développer ſes grands ta-
Iens. Il ſera un des plus fermes ſoutiens de
Dumourier , dans l'entrepriſe mémorableque ſon
audace lui faittenter.
<<Bréda eſt ſoumis ; une garniſon françaiſe
yeſt établic. Le comité des Bataves libres y eſt
formé , & c'eſt de cette ville que vont fortir les
premiers principes de la liberté hollandaife.
Kalunderth & Williamſtart , dans lequel il exiſte
à- peu prèt 200 pièces de canons , étoient en
fen , & font. fas doute pris en ce moment.
A
eft
*Berg- op-Zom , Tholem , Steebergem ſont
inveſtis &boqués hermétiquement. Gertuydemberg
Cattaqué: le commodore Moulton a ordre
d'allerbrû er l'eſcadre hollandoife , ſous le fort
deBatz. Enfin , tous les points de la Flandre
hollandoife , pressés& envahis de toutes part ,
vont bientôt nous livrer paffage vers les plus
Leparti orangifte
conſterne, tremble. Le parti patriote s'éleve
chaque jour & nous appelle. J'aurai fans doute ,
Lous peu dejours , à vous informer de tant de
pand par-tout. L
Saincre tous les ob
peuvent lui oppofe
porte,alimentent n
noyabledénument
•Nous trouvon
dans le paysque ne
nous afourniplus
qui apportera de
kberré.
Je
m'empreff
les
defleis
brillan
porte dans les effo
it
beſoins de les
qui me
bûloit
Mesregrets de n
plus partager fes
perent que par l'
enloldat
orſque
pour
prendre relu
tends pour réo
libe té
d'aller e
«Je
voudrois
la
Convention n
fone
diltingués
meſure qu'ils vi
Jiquic
colonel
Woſte
Devaux , du
lieutenont colo
bile
capitaine
qui
m'aient éte
«La
capitul
Cetteplace a
général
Mara
-tout. La bravoure du foldat Il fait
s les obſtacles que la nature ou l'art
- oppofer , & les victoires qu'il rementent
notre armée & fuppléent à l'in
nument dans lequel elle ſe trouve.
trouvons les plus grandes reſſources
sque n
nos armes foumettent ; déja on
arni plus de 100 milles florins , & c'eſt
Itera de l'argent aux défenſeurs de la
S
empreſſe de mon côté pour ſeconder
5 brillans du général Dumousier. J'aples
efforts que je fais pour ſubvenir
es de les troupes , labûlante activ té
ûloit à la tête de ma famille armée.
es de n'être plus auprès-d'elle , de ne
ger ſes dangers & fa gloine , ne ſe tem-
= par l'eſpoir de la fervir ici. J'ai obéi
Forſque j'ai quitté le oſte où j'étois
Ere celui où vous m'avez placé. Je d'atr
récompenſe de mes travaux , que la
lerde reprendre bientôt.
pudrois pouvoir mett e ſous les yeux de
ation natio ale les noms de ceux qui ſe
agués ; & je remplirai ce devoir , à
'ils viendront a ma conno ffence .
uic , caux du général d'Arçon , du
V ſte man , de l'aide de camp Polippe
du colonel d'artillerie laBayette , du
t colonel de la Mart niere , du très-haaine
de génie Sénarmons , ſont les ſeuls
Ent été tranfmis.
capitulation de Breda a été ſignée le 24.
de a été annexée au command ment da
Maraflé ; & le citoyen Cuſter y a été
ب
fon de deux batillons.
Al'inſtant , je reçois la nouvelleque d'Harville
a dépoſté les troupes de Beaulieu du poſte
delaRoche , après une fufillade terrible.
Biton me mande , qu'il apprend indirecte
ment la priſe de Cagliary en Sardaigne. Cependant
cette nouvelle , me dit-il , mérite confirmation,
»
te du miniftre de la
le20
CITOYEN PRE
Parunelettredu ge
Wrencele 14 de ce mo
Lettre du général de divifion Alexis laial, qui defiroir
tre du gerdatée du quartier général de
:
Merehem devantMaestricht, le 24février.
Me Depois une partie de l'armée ee à-peu- près huit jours que
duR
eim, atrouvé le n
ane
expédition. Ell
onqueles
ennemisy j'ai paffe la occupentGinsheim
pour inve ſtis la partie de Maestricht qui eft à la
droite de cette rivière , je me ſuis occupé de
Mis
Padreſſe & la fup
onniers
l'ont
b'entor
cu
pouvoit devoir
publiques
fat
ment hollandois les différentes
caifles publiques , qui s'étoient
du très-petit pays de Fanquemont que j'occupe, Leatredégarnie & I
pourles impofitions perçues juſques a notre arrirdesredoutes vis
vée ſur ce territoire , époque à laquelle elles doi
vent y ceffer aux termes du décret de la Cou
ventiondu 15 décembre. Je compte que cela ira
à plus de 60,000 livres , que j'espère fous huit
jours faire rentier en entier. J'en ai déjà fait
payer pour 14,000 en numéraire , qui ont
conferver le
débo
Detteile
maſquoit e
Das
plufieurscan
Ton
, nos
troupe
cet
événeme été antage
;
dès aujourd'hui ces tributs de la fervitude fer- veríées dans la caifle du payeur de l'armee ,&
fupérioritéde
vent à payer la contribution des retranchem.ns &
des batteries , à l'aide deſquels nous allons fou
droyer les defpotes de Ma ftricht.
pour
être
communi
Nos
redoutes , ain
Tembouchuredu
L'abre de la libertéa été plante , ilya
Importantefter
jours , à Fanquemont , & les deux nationsrell Comeexpédition c
nies one crit : vive la République.
nistre de la guerre , datée de Paris
le 20 février.
YEN PRÉSIDENT,
lettre du général Cuſtines , datée de
14 de ce mois , je ſuis informé que
qui défiroit depuis long-teins poul'ie
du Rhin qui ſe trouve vis-à- vis
a trouvé le moment favorable de tenpédition
. Elle a réufli malgré l'oppoapportée.
Les Hellois
troubler
enemisyont
at Ginsheim , ont cherché à
Ginshe
urs par un feu de canon affez ſuivi.
Te & la ſupériorité ordinaire de nos
T'ont bientôt fait ceſſer ; notre artillement
fait taire le feu des chaffeurs
ai s'étoient poſtés dans un clocher.
dégarnie & le général Cuſtines a fait
redoutes vis-à-vis chaque extrémité ,
Tver le débouché du Schwaltzback ,
maſquoit entierement.
plufieurs canonades qui ont ſuivi cette
nos troupes ont toujours remporté
cet événement qui démontre de nouériorité
de notre artillerie , m'a paru
cre communiqué à la convention natio-
1
edoutes , ainſi qu'un fort élevé pour
abouchure du Neker , ſont finies , & ce
portant eſt entierement bouché.
expédition ne nous a pas coûté de
i
Armée des Alpes Maritimes.
Lettre deBeurnonville, miniſtre de la guerre,
au président de Convention , dutée de
Paris , le 23 février.
des grenadiers
la tête de lur
combat. L'adju
officier du son
eetrès-grande
des textes enne
rmaqués & a
Je m'eſtur
la
Convertic
baves
compag
conluifant mo
kur
courage ;
Partager leur
Venir par mes
i pourvoir à t
«Un courier que je reçois du général Biroa
général de l'armée d'Italie , m'apporte la nouvelle
d'un avantage important que les troupes de
laRépublique ont remporté , le 14 de ce mois ,
fur un corps de troupes aurrichiennes & piemontoiſes
, fort de 2,000 hommes . Elles s'étoient
raſſemblées à Soſpello , & menaçaient les poſtes
avancés de Nice. Les généraux Brunet &Dagobert
, commandans ſous Biron , & n'ayant avec
cux que 8 à 900 hommes , eurent ordre deprevenirles
ennemis , & de les atraquer eux-mêmes
dans Soſpello. Les diſpoſitions de ces deux généraux
furent faites avec le plus grand talent ,
&curent le plus heureux ſuccès. Elles couvrirent
l'i fériorité du nombre , & la valeur françoife
y ſuppléa. L'attaque a été très-courageufe , & la
défenfe opimâtre. Les ennemis ont été reportes,&
ont eu environ so hommes tués ou b'elles . Nous
leuravons fait en outre 300 priſonniers , parmi
leſquels ſe trouve 1: majo Strafoldo , coufi da
général de ce nom , & plufieus officiers. Nos
troupes ont obſervé un ordre & une difcipline
admirables ; l'artillerie a déployé ſa ſupéro ité
ordinaire , & les chefs de corps , Vicos. Lombard
& Perier , ont merveilleuſement ſecondé
ters Rambault & d'Elpinoy qui , 2
Iur brave colonne , ont m's fin au
'adjudant - major Maury &Bugey ,
some. régiment , ont auſſi montré
rande intrépidité , en courant s'emparer
ennemies avec une valeur qui a été
& applaudie par toute l'armée.
eftune heureux d'avoir à t anſmettre
vertion les noms & les ſuccès de ros
ampagnons d'armes. J'ai appris en les
moi-même au combat , ce que pent
ag: ; & je ne me conſole de ne plus
eur gloire , que far l'eſpoir de parmas
efforts & mon infatigable activité ,
à tous leurs beſoins,>>
-. Nacional.
deP..
demi- act..
e d'Eſcompt.
e. Ch.
runt 17om
10.10.9.9۰۰
وت
١٠٠
9.8.1
- Un grand nombre de nos Souſcripteurs nous ont
témoignéle defir de recevoirdes nouvelles plusfratches
&plus promptes, en divifunt en deux ou trois Li
vraiſons leMercure Hiſtorique &Politique de l'Europe
& de Genève , qui ne paroiſſoit quunefois la
- Semaine. Nous avons fenti combien leur impatience
étoit fondée , dans un moment fur-tout
où la carrière des évènemens va s'aggrandir par
le double intérêt d'une guerre fur terre & fur
mer , & par les grandes diſcuſſions qui vont être
à l'ordre du jour dans la Convention. Mais en
même-tems nous avons conſidéré que nous ne pouvions
remplir le voeu très-légitime de nos Souf
cripteurs ,fans une augmentation confidérable de
frais de notre part , dont la modicité du prix de ce
Journal ne nous auroit pas mis à couvert. Nous
nous sommes déterminés à le réunir au Mercure
François , Hiſtorique , Politique & Littéraire.
Ainfi, àcompter du premier mars prochain, les
Soufcripteurs recevront , chaque jour,
de ce Journal , composé de huit pages in-8°., caractère
pet't romain. Ce fervice fera d'autant plus avantageux pour les Soufcripteurs , que leMercure
François , rédigé dans les mêmes principes , & par
les mêmes auteurs , que celui de Genève , contient
plus de variétés , & au moins le quart de plus de
matière. Nous espérons que nos Soufcripteurs nous
Sauront gré d'une opération , dans laquelle nous
n'avons cédé qu'à laſeule envie de lesfatisfaire.
un numéro
LeMercure est du prix de 36 livres , & de
18 livres pour fix mois. S'adreſſer au citoyen
Guth , Directeur du Bureau , rue des Poitevins.
Lyopn..
Рааупепнеи,ея
1L9i0v..
1792,
LettCr.e
COURS DES EFFETS PUBLICS. Février 1793.
ETS NAT.
Lundi 11. Mardi 12. Merc. 13. Jeudi 14. Vend. 15. Sam. 16. Ham 360.
ions .....
25
es.
...
prunt Oft.
écembre82.
d'Avril ...
d'Octobre.
Cunt 1251
millions..
1910.20.. 1940.42. 1950.60.. 1975.72 1970.65.
410 ... 406 ...... 406 409.12 ... 411 ....
19.11.109.8. 10.9.87.. 10.9 ..... 9.0
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Liv 19942..
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Cad2i17x8..
AVIS TRÈS - IMPORTANT.
ON observe que les Rédacieurs n'ont
rien de commun avec l'Abonnement , la difiribution
, &c . Ceft à M. DEUX, feul Dircelet
du Journal , hotel de Thou , race des Poitevs ,
& non à aucun d'eux , qu'ilfaut adreffer tout ce
qui concerne'ces objets ; autrement des lettres
ſouvent importantes pourraient reſter au rebut.
Les perſonnes qui enverront à M. DEUX des
effets fur Paris , pour acquit de leur Abonnement
, voudront bien lesfaire timbrer ; faute de
quoi ils ne feraient pas acquittés. Les lettres,
contenant des Affignats , doivent être chargées
à la Pofte , pour ne pas courir le risque de
segarer.
Le prix de l'abonnement eſt de vingt-cinq liv.
franc de port. Il faut affranchir le port de l'argent &
de la lettre , & joindre à cette derniere le reçu
du Directeur des Poſtes. On ſouſcrit hôtel de
Thou , rue des Poitevins. On s'adreſſera au Geur
DEUX , Directeur de ce Journal . L'abonnemen
ne peut avoir lieu que pour l'année entiere .
Qualité de la reconnaissance optique de caractères