→ Vous voyez ici les données brutes du contenu. Basculez vers l'affichage optimisé.
Nom du fichier
1792, 12, n. 64 (28 décembre) (Mercure)
Taille
1.10 Mo
Format
Nombre de pages
8
Source
Année de téléchargement
Texte
ll OU VEL L ES POL I,T I Q.U,ES.
N J c t. • lt ·10 dtambrt. ·•
L·r~DISCTPùNt. ~c l'aTmic du V.ar ·a~it été suivie ~c décour
agcmcl\t • et l'e détonragemt:nt auicnait ;\grand pu la dUor ..
g-... u isation; mais la jHéscncc des trois commissairn de la Couv
c n tibn' natiôn!\c• a"cômtntnté ':i y tétablir •l'ordre. Les volont
aires qui avaient donné leurs démiuious les retirent; et on
..tloit espérer qucïcS.. adrc~ses des ccmmissaireàl à l'armée et
anx habiu.çis de Nice ramencront tous les csprith
On a reçu des noun~lles de l'escadre commandée par le
êoutre~arDiral 0TTu g11êt i cflc"a Séjourne frès d'un mois dans Je
p ort de ' G0cn°cs ', êi 'Ôù ·clic a "remis :\.'la v"oilc pour lqpgcr les
c étc!S de ~'~ta(i< ou: is_norc. IC: VJ'.ai. r~i1~t ~c .s:i.."d~"stination .
. '
Le.t cc::imniiu:iircs de la Cooxcntion ~tion&lc., vcift:is pon
fé1rnir' lc dêpartcme1Ît au M'°oJi't-8JaÎlc ,\ 1a 'R.iJ1Ùblique, Ont éri
:a.cc\H"i llis avec les tC:- moignages de la joie la p lus vive. Lp
}\.ltob1 ngC"~ QQtn:ofn.~c·11tt . .iltpf'~u(.cr qo".iis étaie.nt•di:gDtS a•~tt" C
R C.publicai1u er Frau~ais ; et il s.',est trouvé P'\fYli eux qμcl-
-~qu1i ~. m~coute1u qui re.11;rcaent encore leurs titres et lu si~ncs
11-e leur o~prc~sion et t.le leur servitude, ils ont prià le parti de
:;'doig11cr. · 1 " • .
1
••••• ~ N ': t . [ f I. R.R I, 'H,, 0dlctmbr~.
: Et~{ !'~1.ûtl " ~ês :f?"rds. h~ùa.'ts. a~tlafstÎ .
L'Angleterre a.v:ût 1 :w 10.dc c~ mo..is • en COQ1mi·'9ion-dant
.a-es di'olcr3 pocts: •
~~ea:1x- ~~ ;i~'ll~t;b,;~ :· ::·:: '.· :. :. : : :r,::: :e~ ' ::
f" ((~!l.te'~: : .. .' . .' .. : ......... - . J •• ~-· • • 7.
Ctn~ettct ou " cf.ltttu• : : : : : : . 1
: • J . " ·" •1 .o ;•"12.
ToT.\1 .•. •. •. •. •. ·. •. ·, ;, •• •. ·.-. . J~rr. T. ~
.." ,t •• 0
Vaiuea}J.:t de ti~nc •
----de 5o
F_rCgatcs ••
__ Ton.t ...
Employ és au-dl!hon :
• Vaiueaux de li,gnc •
--- de 5o ..
...Frtgat"CS •..• , .•
Corvettu ·ou cutters
TOTAL •••••
. 7·
1. . ..
• • JO.
[.·
3.
18 .
34.
.. 56.
1 Le nombre des vaissez ax.,tant en commission dans les ports,
qu'au-dehors et en ordi1uirc, ut de:
Vaiueaux de ligne • J 3!1.
---de 5o. 16.
Fri-gates . . 133.
Corvettes . . 75.
Brulo ts. . • 7·
B'\Jubardes . · 5 .
ToTA.r.;.
r 1:5 niuu.nx tcrvent d'hôpital • de prison , etc.
gO sont en conslruction .
. 366.
Il n'est pas indilrérent de donner aussi l'élat de cc qu'étai1
la m:rrine d'Angleterre en 1757 , l'un.c des plus brillantes
c!Jloqucs de sa gloire. Elle avoit :
Vaisseaux de IOO canom •... . •.•.•.• 6.
--- de 90 •. . .... . , . . . 1~.
--- de So • . Ill.
----de 70 . . 43.
--- de 60 . . 3S-
--- de 5o.
Frègi. tes de 40 •
__ :_de 20 .
Sloops ou .. cutters
. 40.
. 45.
• 58.
• 85.
T OTAL •• ••• • •• •• ••• •••• 3!6.
voit aussi des bombardes, du batteries Oouantes, etc.
OEEI BIDE! Go gle
.l:1Ao1d Jp ~P !11p:> ' snb~li" s n1d~.?p ~1qmou nu1~~
~n! i r d s oJd :ipue.1~ rn1d ~1 J;ia;iw~,p î u:>Âo tu s:>1 sno1 .1!.tAnO:>?p
( 301 )
1""• ~ .. , ·~ ... ,,., ........ -- ·- ·-r--··1 --, r···--... --r ~ · · ·· ----··-
de la priunte annit.
]"ai l'honneur de mettre sou~ les yeux de la Couvention
n ationale, la situation, pendan t le p1·cmier semestre 1792 •
du commerce extêrieur et maritime de la République dans toutes
les pan ics du globe , et i. é par~ment vers chaque contrée
ou puis:sanc! étrangc re. Les vingt-six tableaux composant les
principales n.mifications de nos transactions commerciales. et
le rapport analytique que je soumets également .\ son examÎ:
TÏ, lui paraitront, sans doute , diisues de toute son attention
: l'importance du sujet est justifiée par les divisions sui. -
van tu de mon rapport. -
Commtrct gênéral.
lmportatioq d'Europe, exportation pour l'Europe , cr eu
particulier avec l'Espagne , la · Sardaigne , Gênes , le Milan et.
et la Toscane, Naples et Sicile, Ici Etats de l'évtque ~e Rome,
la r épublique de Venise , l'Angleterre, la Hollande. les villes
..Anséatiqucs, les Etats hCréditaircs de la. maisan d'Autri.che •
l All emagne et la Pologne , la Suiue , la Prusse • 1 cde ,
le Dancmarck. , la. Russie, le Levant, l'Empire Ottoman et
les nations barbaresques. enfin les Etats~U nis _de l'A.mérique~
Commtru co lonial.
Exportation pour l'AmCriquc et l'Afrique, retours ou ilJlpor-o
1atioui. des mêmes contrées, navigation en Europe , Asie.
Afrique et Amêriquc , cabutag:c à 'un port à l'autre de la république,
pêche de la baleine et de la. morue, en lrla.rtde et à
Terre.Neuve.
Co1uid irt1tion1 géntrnlts sur rétat actutl dt nolrt commtrct u 1ériet1r,,
dJiu us rtipports auec fagrirnlture tt l'indjjtJrie intérieure de la
,.;,p1tbliqut.
Une si vaste carrierc ne peut être parcourue a,.ec fruit 1
tlans toute son l:tenduc , que par les lég is\;neurs, le~ ad:•1iniurateurs
, et tanc d'autres ci1orc 111 studicu:ot et capables
d'apprCcier to utes les ressource~ l'une nation laborieuse et
r enommée p:u son gtnie inventif. Pt.1.cé par la confiafr: .~r'i
rc:pruentans du peuple, comme une sentinelle vi~i' 1
Go ·gle
ptnou1qucn1t:1H , <1 !il. vue uc wutc 1.i. 11<111u; 1t v<tstc 1i1.1>1c.1u oe1
tluctuationsprosrc,)s ivu, stiJio11nairc-s ou rétrogrcdcs de notre
.agri culture et de n otre in dustrie: .
Indiqu..er le but, c:'ut ll~cr le terme que doit atteindre bien tô t
l'activité fran çai se. Le niomcilt oli_. lcs pc\!p1cs ont brûlé .du feu
saçré de la JibcrtC, n'a·t·ÎI _pas touj.Jurs f: té celui des succ~s p o us·
sês même ju~qu'aux proaigcs? ' ·
· Le Bat;i.vc p.omcn:rit glorie usemen t son pavill on sur toutes
les mcr's, en.même-tenu qu'il triomphait de l'odie use domination
de Philippe li ; !'Anglais , tourmcmé cnco re d('s
tonvulsions marchiqucs , jetait dé}i les fondcmcn~ de cette
puissance 11avalc 'qui r~ fait de nos jours le plus intrépide
navigateur, A quelles hautes des tin ées ne peut donc pils parvenir,
d,_n s tous les genre~, le peuple Fran ~ ai .~, si, tenant
d'une main l.i. lance de la . liberté, i l trace de l'autre dei
plans gtnfr.rnx d1amélior:uion sur des ba~~s raisonnées ! Soa
ardente émuliition, concentrée A ce t:e heure dans sa seu le
dHensc, s'alimentera 'Un J'our avidernmcnt de toutes les conceptioni
qu'e nfante l'ctu e des arts et des . scic_nccs. Oui~
j'en jure par l'amour vrai de la patrie, cc sen 1nf mom~cnt
for1uné de la paix assurée au-dchou et au-dedans , que
s'ltcndn par-tout l'exécution de ces vastes entreprises d'util
ité publique , qui , chu les anciens, ont fait la gloire de
leurs sie~ l cs, et ob t iennent encore aujourd'hui l'admiratioa. de
la pdllltité· la p~us reculée.
COMMUN~ p AR I S.
2! déctmbre. L'ex-capuçi;i. Mathieu, actuellement juge de
paix de la section des Piques, et mar ié, se présenta au buTeau
dμ conseil-général-de la commune, avec un enfant nouveau-
né. Cet enfant es t nne fi. lie, et Mathieu demande qu'elle
p orte , à l'e xemple de la mere des ~ racques .' le nom d~ Cornélie,
qui, après quelqu es obs.ervauo11~, hu est accorde.
On doline lecture d'1.111c:. adresse Ji.es ci:oyeus de (ùlimpcr,
aux 48 sections de Paris, rel;uivcmcut ;i. la fore~ armlc qu'ils
envoient dans la capitale. Cette adresse occasionuc divc r.;.es
mdcions, sur les informations à pr..:.dre atr suj et acs gardes
n ationales qui vien n ent des dC]J atlem cns~
Les commissaires clu Tcmnlc informent le con·se\ l ·~~nér;d,
que Louis, ~êni: p:ir la lougucur de sa b"arbe , insiste pou r
'lu'on lui re0<!c s<'S rasoir~ - Ea femme , sa sornr et sa fille
~;.maudCjlt aussi des ci~eaux peur se couper les ongles.
·\~ '1 runi~i;:aEté n'ü:uit res pcn5able que de l'évasion de
lP1r1 '.bi! t' Go gle
-z;no • :lj!A!=> :oiJJ:IU~ :iun Hl!:>x:> 1n:>A S!Ell!nfui:, ; lO!JmÎJ..'
'( Oil )
CONVENT ! 0:-1 NAT I ONA L E. '
p Il É S 1 D l: N C 1: D i; ' f L 1: hl 0 N T.,
Suite de la séance du mercredi 26 dfccmhe.
M•nuel est monté à la tribune si·t8l que Lou i~ XVI et son
conseil ont üé panis; il a dcrnand~ que la Ji-rense de Louis et
son discours fussent dCpos(s sur le burc::rn, irr.primC.s , envoyés
anx 84 départerncns , et que la diseuss~t>n s11r cette
;i.ft.drc ne eommc:nçkt qut:: troi' j ours ap·ès c1uc !'!. dC.fcmc aur~it
~te distribuée aux membres de l'asseinblte. ·
Uu autre rncm!:>:c en appup1nt la nrotio:-i cle :\Ianucl a de7
mandé que Loui.s et sou cons.:il signassrnt le di)c:our.i prqnoneé
par Deseu.
Duhem vo11; loit ciue prol]lpte jmtÎçe fût foi te de Lo. XVI;
toutes les formes, disait-il, ont it vb.;crvces; .;.ini.i,je deni• dc
q ue de suite qn a:Ue aux voix. par ;ippd n ;•11i.:,1.l; il est tems
que Loui! expie la peine due.\ ses gra:i d~ 1:.iiL:~s . .
( Les tribun çs applaudissent. J
Un autre mcmh-:-e veut que louis si:;nc Lt 1·L'·frnse lue pu
son conseil, et <J~1 'it soit reconduit au 1 emp!•·.
Il eu dCcrt'.:tC quë le discours lle Louis XV[ et ci:=lui h par
Dcseze seron t sii;nés d'eux, d éposés sur le bureau, et imp1imü
.
.Eaz:re et Duhem veulent que Louis 'oit jugi: .uns dèsem~
puer.
la;ijuinais regarde certe mot ion comme atroce; le= temps des
ho:nrr.cs"fe roccs, dit-il, est passC ; vous lc ·fc ~·e i. rc\·e:tir, d vous
prcn~ z san:o di scu s) ion une di.li!>Cration de la p!cs haute iinport:
mC'e.. ÛJ1 a c.erit des volu:i::.cs sur la c- au~e de Loui.s, et
')U'ont-;ts appds ? eu Louis sera ju~ -! , ou vous pr('ndrc:t i ~on
t'.:gard lrne mesure de iiiuctè ~éuha!e; <lem.wder s' il sera jugé
c'est dcmandrr )i on appli qn<: ra la loi avec les formes co1uer-
~ vatfÏt:';J de la .s1~1r L tc des c.itcycr.s. Bien de~ pet:;Qnnes vous
' di rcmt"'\]n1ii ne fout ~s que Louis soit juRC par les coushi
ratcur.~ de l 'imrry_Qrtel~i;.lournée du 10 zoût. (li .:;"elève de g. Tl' :f"U'
rumeurs d\'.' toiilwOp~ : on ci i.e â l'ox_dre ;,) ·~o~''!?'L
011 insiste pour que L anjuina is ne soit point en tendu~
Bourdon, Dubois de Crancé , Legendre, etc. demandent
q11';l .soit envoyé à l'Abbayc.
Mazuyer : Laissez expliquer Lanjuin ais; qui peut être choqué
,1··~,. 11ppe llé le conspirateur de la journée sub lime du to
lOÛ~?
Lanju~nais : O ui , oui, vous avez saisi ma pensée-; je n'ai fait
r ie répéter l'expression rJ.onton s'estSOUventservi ;\. ce ttt: tribune.
1'ai employé le mot cotnpirateur, parce que Brutus , <lout
l' image est ici , a étC consiprateur dans ce sens-U. ( Ou applaodit.
) Je dis ciue vous ne pouvet rester juges applicateur&
cle la lui et accusateurs. La plupart de nous ayant ouvert des
avis féroces, no us ne pouvons être juré de jugement, et je
vous le déclare , nous sommes beaucoup qui aimerions mioux
mour,ir que de conc:Umner à mon. avc:~ la vio lation de toutes
les formes , le plus abom inable des tyrans,
( Carra, le salut du peuple.
Lanjuinais : On me parle du salut du ..,penple, mais 1a
politique veut-elle que la C0nvention soit injus1e, qu'e lle se
déshonore ? Louis est j ugeable; mai s si vous ~e jugt::r; vousmême,
vous compromettez le salut public. 1• .
Je demande que vous rapportiez le dCcrct par lequel ,.ous
net -dédarC que vous le jugerici, et que vous dCcréticz aujad!-
d'hui qu e~ d eux j ours apres que sa dCfcnse vous aura é-tC
distribut:e , vous prendrez i son égard une mesure de sûreté
génêrale .
-1\m~r soutient que ce se rait renve rser toutes les idées q.ue
de diffCrer le j ugement de Louis; il demande qu'on aille aux
voix.
St.-André fait observer à la Convention que ces mots :
l~t peuple Vo!tlu t la libtrlt, lt ri>Î la foi doua, p r0noucé par de
Seu, ont C1C effac és dans le mémoire.
Barrere demande que ces mots soient r fi abl".s, et qu'il mit
fait mention que c'est par un dCcre t qu'i ls on t été r établis.
Décri:té.
Garran - Coulon instru it la Convention que les d i fensenn
de Louis XVL viennent de lni .!c rire que le discours pionnncC
par de Sete, n'ayant pas été mis au oct, êt:int rempli de
ratures, ils demandent à, en re voir l e .~ ftpre uves.
Thur iot conver ti t en motion l:i. demande des dHensenrs de
Louis XVI , et elle est dürecée.
Dubem renouvelle la. propo~ition qu'il avait f~tc de juget
o·i. '' Ca~ct ~ans désemparer.
fûi .~~~ûi Go gle
j uo~J uu:n-r..'P ~Pti" Y.tte 11puod.) .1 1:-1·!! • a i H#J-'!1 us .1~d ~ ~:no-1:
·uo ~ 1 u .~<J.~ l : P tq =ip ;up.io.1 ~ rn:i: .1r.q~ 1~ , p · ;h odo .td ;in:>u !nO
\ ~11 J
Le prcuacnt mcraux. vu1x 1 •Jvu•uc:1-Uc-u•·
li 11 se fait une grande agitation dans l'e x:trémité du côté
droi t. Un gra nd nombre de me!Jlbrcs de cette t:x1n:mi1é
descendent dan.' la salle , et vont au bureau pour demander
J l'appel nominal sur la proposition mise aux voix par le pn·- ! 8idcnt. ( Les tribunes applaudissent.) Le tumulte cootintlc.
Après qudqucs instam le calme se rétablit.
Le prC~ident. J e demande qÛc vous 111 'cntcudiez auui tran
·quillcmcnt que j'ili été le spectateur du spectacle affli geant ...•
'. {Ou interrumpt par des murmures. ) Julien demande la par
ole co:1tre le pri-s ldent. Il lui r eproche d'avoi r moutTé de la
.partiafoé • d'avoiT eu des entretiens clandestins avec les défenseurs
de Louis XVI. Vous n' êtes pas digue de notre ccntiance,
dit Ju icn au président. ( Le ~ trjbunes applaudisse nt.)
Je demande que l'on arrache la sonnette des mains du pr< t.
idcnt. qu'il descende de sa plaa , et qu'il aille se cad1e.r
dans un coin de la salle ; le plus obscur sera le plas digne
de lui. ·
Le président répond ~u ' il s'est conformé an rfglement eh
'Illettant d'abord aux voix: l'ajournement, qui a toujours la
préférence sur la motion priu ci pale. Q..uand aux ~ntretien•
qu'on me r eproche d'avoir eu avec les défrnseurs de Louis
C apet , voici ce qui en est.
Oc matin, T ronchet et Malesherbes sont venus chez mcij
J
me demander comment ils pourraient entrer à l'Assembli-e.
·~ lis avaien t fait les mêmes observations:\ la nrunicipalité. ~Ile
a passé ;\ l'ordre du jour. J'ai U!é du droi t qu'a VOtre président,
de faire entrer dans l'Auemblée , en donnant un
b illet si gnC de sa main. Ce sont les seules communications
que j'ai eues a\'ec le conseil de Louis XVI.
Thuriot. Nous voulons tous remplir notre devoir. Je demande
que vous décrétiez que vous ser c:i: permanei:u jusqu''ce
que vous ayes terminé l'affaire de Louis Capet.
R éal s'oppose à la proposition de Thuriot.
P hel ippeau x:. Je dis que. nous d evons nous hâtu de pro ..
noncer sur le sort de Louis. Dans une des séances du par ..
lemcnt d'Angleterre on délib érait si oo n'enverra it pas une
députation solennelle a fa Conv ention pour inJluenccr ICI
dél.i.b Crations sur le jugement de Louis.
Ducos veut que la Convention ie d étermine à cuvmi
nonccr par d'etrcs 1111 otifs que ceux allégués par J,.
pinaut. 0 2. e ..u::uoew:
1ntcut11" t o n.1 -1 r .. :c Gll i : c ~pa c , c ~
est coureb\c' de. 'l"' il peine llo it- il être pnui .
Coutl:o:1 prçposc Je •:, r ·r qnc h Co:1•1cnt:ou s'occurcn,
toute a ;lai1l' co•a:llc, du j u,; •a nt de Lo ui• jusqu'.i. cc qu'elle
::1it pro n o nct" . '
Ap1 C, quelques dCbats la moti .'ln de Coud1on est dicrd~C
soou t r i- J :a t;o.1 .
P Ction cbnandc h ~a roi ~ , il s'~ lc v c d.:: ~randcs rumeurs.
. Lt prch'. tlcnt ébnsultc l'a.ss cmbl ... c, u11 décret accorde la pa·
r olc a Pt1inn.
· I.' cxtr i mité dn c.' t · droir- s'o;-•p osc fJr de~ cris à ce ·que
Fét iCon ,oi t c J1t '"•1du , clic reste d ..: bN:t , et n crsi stc ;\ l 'intcrrornp1c
ro ute-. le~ fo:, <j u'il Jl°u • i arlcr. ln !=~ . 'îa majoritt: immense
t!e l' :iilscmbll~ ~c lt:"c toute c1 t r:t ~Jv uf lui en impo,,cr. Quelque~
m ~ mbru du côté gau(hc s'avan ce \'CU le côtC droit à
grands pas.
Le" mmnltc augmente, le prés id ent se couvre.
.. Peu i peu chaque membre rept~ nd n. place et le calme se
r établ it.
Le président rappelle l'.mcmb!Cc à la dign. tC qu'eUè: doi.I
conserver. , ..
P étion se plaint d:c .ce qn'on 1c1ninmnc des soupcons Ier
od:cu:< la phr) -;irt J e~ 111t nihrc' qni pauiucnt -;Î la trib:tnt • de
cc qu'on s ~ ~ rf'ctc lc nr~ Εitentiou!l , <:te. Tl vent c;u on. i.iÏ.\!C W
lihcllr l:i l' la ;!I il!imiti c :\tous scs.npin.-..nL H tenn:nc en ap
·pupt:1tb r .. cl: ~t.i au c.\u dccret.. p roro~C, pnr Goutou, q,uc uou1
.a\·ons donnl dans notre oumü o d'qic r.
La séance cn1evh .\ c~nq hcnr ~9.
Qualité de la reconnaissance optique de caractères
Soumis par lechott le