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1784, 11, n. 47 (20 novembre) (journal politique)
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t·arm~e de Bulgarie , forte de 9600•
hommes , va rentrer dans fes ancieris quartiers
, & J:iOtre flotte dans le port; le premier
vent favorable deva11t nous ramener Je
Capit<in Bach'!- qui a déja p<1-!fé Scio,
DANEMARCK.
J)E COPEN]:l .AG UE, le 27" Oélobrtt.
I
On a forrp.é le projer_de réupir les Com
·pagnie~ des Indes Occidentales & de la
Baltique : l~ College de commerce a itivl!é
'les Aél:ionnaires à délibérer fur cet obj~t; &:
la plurali~é des voix décidera pour ou contre
cette affociation.
Le 18 de ce mois s'ell: fair l'ouv1murc du
canal de H9ltl-ein. Plufteurs bâtimens y ont
pa!Îé c~ jour là, & d~puis ce tems -il·en
pa!fe journellement. On y trànfporte ·beau-
. çoup de b0is pour la Baltique.
N,ous n'avons point eu d'ét~ dans ce pays, écritpn
de Drontheim en Norwege ; prefque tons 14!1
jours le vent étoit au nord, & nous avions de la
pluie. Li\ récolte des foins s'ell fdite très-di~cilerncnt,
& il y a beaucoup de foin gâté. Dans la
puit du T $ au 16, une forte gelée a conlidérablement
endommagé les bleds, dont ki plupart n'~toit
pas encore mûre. Nous craignons beaucoup
que nous n'éprouvions ici bien-: qt une difettc générale
de vivres,
La gratification promife aux fujets du
~oi qui .fèront la pêche de la baleine, e-1\ qa
1 ~ ~ixd~lers piir hdl:, J..f-1. Cçmpagnie qo
' Go g.e
.. r
( 99 ) .
Groenlande les aidera dans les équippemeM
& recevra le paiement en huile & en lard de
baleine & de veau marin. · '
P 0 L 0 G NE.
DE. V .A B. s o v r B , le 2. 7 Oélobre.
· Jufqu'ici, la Diete affernblée à Grodno!
été très-paifible : cette tranquillité a rappelle
les fcenes qui euren·r lieu en 17 5 1 , année
de la derniere dicte tenue en Li:huanie :
Cafimir Morsky, Nonce de Sochacren, prctel~
a contre les délibérations, & par l\~fàge
'du liberum voto, arrêta l'aélivité Cles Comices
nationales,
Après les affaires de forme & de cérémonie •·
on a procédé à l'éleélion des membru du Confeil
permanent; en(ui1e, après la leéture des Pa~•
co11venca, M. Clireptowiiz., Chancelier de Lithua·
,nie, donna connoiffance à la Diete des propolitions
de la Couronne.
Le public s'attendoit, & l'on avoit annoncé
.qu'elles porteroienL fur les points füivans, 1°.Réglcr
les droif& des diffidens ; l. 0
• fixer les d~penfes
du Royaume; ; 0
• régler les limites avec
' les nois puiffances q11i les ont reculées en 1771 ;
4°. examiner le projet d'un nouveau Code; 1°.
:fixer le pouvoir du Confcil permanent; 6°, fiipu- '
1er les droits du commerce, tant pour le royaume
que pour la ville de Danti.ick; 7°. décider
du fort des Juifs , & régler les alliances avec les
v~ilina. ·
• · Pas· un feul de ces objets importan5 n'a
été propofé. Il n:a été quefüon que .de pe-: ,
e~
( 100 )
tirs rég1emens particuliers d'admihiftration;
& de deux aél:es de com.\efcendance p_out
l'impératrice Je Ruffie, aél:es qu'on -eft1tabirué
depuis quelque rem.s à retrouver dans
toutes les Dictes. Voici eri abrégé les propo-
.fitions du trône. -
1°. Le, comptes des deux commiffions du :fr~'
1r, de celled'Mucation., & du dépattèrnent d~ la
guerre , quoiqu'apprGuvés par les examiJUltt!Wtl
comitiaux de 1782., n'ont pas été <1uittancés parü
rép. t1. efi donc néccffaire qu'ils le foient aujo.ur ..
d.'hui, & que les comptes de ces dkafieres, depP.Ï.
la derniere diéte, fi, comme on le doit efpérer, ifs
ftlnnrouvés fxaéts,foient pareillemènc qûitia~.
2°. S. M. l'Imp éracrice ayanc dans le <:oi:ùtdes
deuK dernieres- années d.ioné à notre rép. diverlèt
preuves 'd.e fes intentions amicales envers elle.'pariiculierement
en maciere de commerce~ il el juftè
~u'en retour, nous donnions notre fantUon amica1o
le, à ce , dont le Duc de Co11rlande efi convenu te-Io
lativ.emem au commerce de Riga aveë 'c~te au~
gufiê 5ouv~raine. . • . , •
3°. Le meme m·ot1f ile reconnodfance envers
l'impératrice, joint à l'intérêt de nos propres con-t.
cito).ens, porte lè Roi à repréîenter aux EtafscoM•
bien il ferait convenable de baiffer dHns nosPronnces
les plus méridionales le taux des perceprion1 .
aux douanes qui y fubfüfient, telles qu'elles o!UétE
établies encore fous le regne dn Roi Jean Sobien,î.
En baiffant ce raux , nous obligerons notre graa•e
voifine-& amie, & nous encouragerons & étenaroti$
\ltilement notre propre commrrce. "
4°. Le Roi a tant qe fois expofé aux diétes an
t-écéâentes, combi·en il cfl nécelTaire d'augmenter
la penlion <JUe les uéfors font aux maréchau~ ref•
pcétifs de ~eurs 1riQun~ux~co11;\bien il imported'aC:.
Go gle
'( J Ot )
f'igner un tond pour les penlions des jugts déput~!l
cembien il devient de plus en phu iiidifpcnfable
de fermer des fonds fufliî.ms à l'catrctiendt! gardes
des archives, des prifons & des prifonniera aux.
dilfércns gr~& • & fur-tout de ceux don' le~ revenus
fol)t de beaucoup diminués, ou même tot~
Je ment anéantis, que S. M. fans répéter les déta ili
fur ces objets 1 ne fait que les rappeller aux Etats.
5°. L'utilité affez. généralement reconm.ie d11
projet relaüfaux décrets d'exécution, qui a été
env~é aux diétines de la couronne, doit faire et:.
pérer qu'il fera converti en Joi. 1 ~
6°. Comme ,H 1'éleve de divers eadroiw'dct
pl,aint~, ll".qli~nnées pades enrblemees pour k1
trol!pcs il,c la; d11. , le Roi m:omm~nde aux Etats
d'avi!er aux moyeus de concilitr ces cnr6lemens,
indi(penfables pour1mainienir le complet des troupes,
avec ce qui conviendra à cet égard le mieux
aux citoyens.~ M. fe flatte en même-temps, que
l 'augmentation du fond des lnvilidts ne rencoarr~
Ill aucune difficulté.
7°. L'lndigénac à donner aux Princes fl'AnJûlt
~ de Najf au. , • '
8°. Le$ Co1,1.rs étrangeres ayant divedès foispor~
t~ plainte, comme li la forme de notre gouvernement
ne Jeur fournilfoit pas de moyens de juilice
airez prompts dans de certains cas,où elles croyoieni:
vqir le droit des Nation5 Jé(é, le Roi recommande
aux Ews de pourvoir aux moyens 'd'éloigner mtiereme11t
des plainces pueilles.
9°. L'expérience ,yant fait voir la nkcllit9
d'augmenter le nombre des Sénateurs en Lithllrznie,
fur-tout depuis l'infütution du Confeil-pcrmancnt,
le Roi compte que les Etatl coiif~tironc
à cette augm.cntation.
. '
( 102.
ALLEMAGNE.
.D E Y1 EN NE, le 6 Novembre. '
Quelques !o'.dats .qui avoient cgmplotté
, cle déferter du fort de Pie.if, après avoir
tué leur Lieutenant, ont été condamnés a
la roue par -le Confeil de guerre. S. M. a
commué la peine fans l'adoucir; elle a ordonné
qu' 011 lieroit ces infortunés, cou~·
bles d'un !impie projet , fur un banc où
300 hommes leur appliqueroient chacun .io
coups de fabre; 'qu'enfuite, ils paiferoient
deux jours confécutifs p11r les bagμettes, &
en cas qLùls furvéçu.ffent, qu'on les condui·
toit pour 2 5 ans aux travaux des fortifications.
Les deux dernieres peines paroii1èi:it
,forérogacoires.; car _il efl: difficilè de .comprendre
comment aucun être vivant réfif.
tcù:>it) 1 6000 toups-de fabre.
Comme nous l'avons annoncé dans. le
clernier N°. , les Juifs font aétuellement
Ghargés des Donanes. On fe promet bcjlUwup
de leur· afüvicé ; ils 011t déja é~enté
-.une contrebande ~e 40,000 florins .. L;ur
nation a rern r ordre de fe choifir un Rabbin,
& de ' bâtir. une Synagogue, à l'if!flar
de c~lle d'Amfterdam : c'eil: une dépenié de
I 00,0 0 .::i flmins.
· On fe rappelle combien J'Emperèut, .du·
ram fou féfour à Paris , donna d'intérêt,
d'éloges & d'encourageri1e11t à l'lnfütutiQn
du vertueux Abbé de l'Epé,, Rien ne
Go gle
( J 0-3 )
fralJpa plus vivement ce Prince , que èec
~tabli{femem facré, fomlé avec tant de nobleife,
fourenu avec tan~ de courage, &rigé
avec tant de génie. Trois maifons vienm:
nt d'être choiiies à UoJWlfladt, pour y .
recevoir trente fourds & rnue.ts que S. M. l. ·
fuit in!truire : la premiere fervira à leur loge·
ment; la feconde à leur éducation, la troifieme,
où fe trouve un jardin, à leurs heures
de récréation. Au frontifpice de la premiere,
on lit cette infcription, Swdoruin
mutorumque injlitutioni &· vic1ui : Jojéph.
Aug . .J784. Le 29 du mois dernier, ces Ele-
. ves, difgraciés de la nature , ont tendu un
compte très-farisfaitam dans l'affemblée pu:blique
, de leurs progrès pendant le collr~
de l'année. • ·
L'on annonce une nouvelle Ordonnanèe
qui privera totit Chanoine de la jouiffanc~
de fa Prébende , s'il n'a fait preuve d'un
exercice de dix ans dans le Sacerdoce.
Les Etats de Hongrie ayant offert d'envoyer
chaque quartier leur contingent de
recrnes pour le fervice militaire, & de fournir
8000 hommes au delà du nombre demandé,
l'on afü1re que la confcription commencée
dans ce royaume , ne s'achevera
poinr.
27,000 o!-fvriers ont été employés cette
année aux torts de Pleff & de :-fhérélienfr
tadr, qu'on regarde.comme deux des places
de guerre les mieux con!truites qu'il y
ait en Europe. Jufqu'ici cette entreprife a
abforbé 20 à 2 5 millions. c 4
c • è
r
r-, o.., >
Comme la poudre à poudrer elt: très in11-
t'i-le-, & très -cbere ici, puifquelle y cof1tc
x· flor. _ 1 5 creutzers, on en a interdit l'ufage
aux Militaites , excepté depuis le Porte-.
Enfeigne jufqu'à l'O,.fficier du grade le plas
élevé, M,ême réform~ pour les OffiGicrs c;iyils.
L'uuifo!me d~ ces derniers ell: aq.iout·
tl'hui..dérerminé. · ·
· Le Con(eil AuliCNe. _de g11erre Ile tol.ls les dcf.
P:~rtemens de Corne!fort , .porteroot habit , velle
."1l culotte blanche, coUet & puemet)J .rovg.oa.
Tous les membre~ de la jullice & tout ce qui e11
dépe11d , l'adminiQratidn ~ès mo'1!10Ïes-, de_. ba
panqu~, des mines , ~c. auronc habit, ~h-fC
cglotte r,011geJ ~parement noir. Le dép;arte .. f'lll.
de la police porteta un uniforme gris f®c;éi Be
pareq:icnt noir. Tou_s les Copfeill~rs de chaqutf
dép~rtement ,porteront un ,bord d'or fur la Yltil$
.& les paremens; les Secrétaires n'auront de..-..
Jon que fur la velle; les Copilles, &.c. garderoac
h yefie unie : les Mé<lccins& Avocats fer@t hat>
illés de noir.
. Ces jours derniers , le bafard a fait trou~
er chez un Bouquinif\:e fa Correfpondance
originq_le manufcrite de fEmpereur· FerâiJJand
avec fon Envoyé an Concile ck Tience.
Le Prince df< Kauniçz l'a achetée pQJJt 14
compte de la Cour , à l'inA:ant où un Mar·
chand de fromage allait s'en emparer.
. Depuis !'Ordonnance commerciale de' Sa
Maie!l:é, il fe ~réfente journellement des Ma:
nufaél:urîers etrangers , qui offrent à !'Empereur
d'établir des fabriques dans fes .Etats.
· li y a quelqwes jQ.urs > un Italien fit allJ\oncer à
Go gle
- ( 105 )
Tèrnc(war un concert de chau, qui cha11teroienc
difoit-il, auffi bien que des muuciens. C'ell lur
le théâtre de la ville que le concert devoit avoir
lieu; l'auditoire fut nombreux : on leva la toile
& on apperçut fur le théâtre 17 chats diverfe·
ment habill~. Le Direfüur mit devant eux de
la mufi:iue, & l'opéra bouffon commença ; on
fent bien qu'on ne put long-temps entendre une
pareille mulique. Une partie des auditeurs s'élan<
fa fur le théâtre, & on découvrit que plu·
fieurs petits garçons tenailloient la queue de,
chats. Le public demanda fatisfaétion tl'avoir été
pris pour dupe, & lt Direéteur du îpeétacle foc
condamné à recevoir so coups de bâton; mais il
avoit pris la Cage précaution de fc fauver avec
l'am?le recette qu'il avoit faire. Un Charlatan
donna le même îpeétaclc à Paris, il y a nombre
o'années; & quoique fes chats muliciens ne fuffent
pas plus bal.iles que ceux de Temefwar, le
public PariÎten s'amufa de cette idée grorc(que,
& ne follicita point de coups de bâton pour l'en·
rrepreneur. Il paroit qu'à Tem~fwar le public
n'ell,pas de .li bonne éompoÎttion.
· Une lettre de Hongrie rapporte un traie
a!fez plaifant de préfencc d' cf prie; mais qu'on
adéja conté, fi je ncmc trompe, d'unOffi.ciet
français, au milieu de jeunes gens ivres.
L'économe de la maifon des fous à Waldheim
dans le crrcle de :Meiîz.ner 1 fe trouu, il y a
quelques jours, feul dans la chambre d'un fou,
qui ayant pris un cout~au &"l'appuyant affez rudement
fur la poitrine de l'économe, le menaça
de le lui enfoncer, s'il ne fe d~cidoit 3 fautec
avec lui par la fen~tre. Vivement pre!lè par cet
in!enfé, lt ne (e rentant pas le plus fort, l'~co·
nome lui dit : Tu veux fore ~ne chofe furpre~
e S
' ( I OÙ )
nante : c'eG fort bien ; j'aime les gens d'efprit";
mais je fais un expédient encore plus glorieux
"&plus diffici le : car il n'y a rien d'étonnant à tàu•
ter à cravers une fenêtre. Defcendons & Clnuons
"de là rue da-ns la chambre ; voiH quj ièta plus
merv e ~lleu x ! --L. vous avez raifoR 1 répondit le
fou ; faut ons de la rue dans la chambre, Ainû
échappé du danger, .l'éco®me appella des gens
pour être (p eétateur; ; il fit lier le fou~ & on le
reconduiftt dans (a chambre , où · on ne laiffera
plus de couteau a fa di(pofition. • .
Depl,l is Je retout de S. M. I. ,-il n'eG: quef~
ion· ici que de préparatifs de ·guerre,. de
déparrs de Régimens_, & d'autres mèfures
nécelfaires dans la circonftance. L'Empereur
étoit à Bucte , à l'arrivée chi. Courierrde
Bruxelles, qui lui apprit la faifie de fes vaif-
· .feaLJX fo us pavillon Impérial, & S. M. ne
put di/Tim tJ ler l'imprelllon que lui fit cette
·nouvelle. Elle vient d'cnvoy-er une lettre
·circulaire à fes Minifires dans les Cours
étrangéres, dè la teneur fui vante:
· Vous n'ip-norez. pas l'origine & là fuite des Différends
qui fe font. élevés- en dernier lieu , enrre
l'Empereur & h République de§ Pro1JÏ,11ces-Unitr1
les griefs & les prétentions les plus fondés, que depuis
bien loQg-rems Ce trouve avoir S. ,M. ~·à la
charge des Etats-Généraux, l'offre que-malgré çela
S, M. leor a faite, de les arranger.à l'amiable a.vec
eux ; les conférences qui bnt é(é établies en con·
{équence pour cet effet à Bruxelles, & enfin l'I.llri·
matum, que dans la vue d'abrrger la Négociation..
)'Empereur a bien voulu faire remettre aux Etats-
• G énéraux. I'ar l'inexécution & les violations des
.Traités <]. ue les . Ijvllan1oi.r Ce font permi(es d.i?s
.....
Go gk
( 107 )
t~Utes les occalions qui leur, ont paru favor Jh! es;
h. clôcμre de l'Efca"t e!ld~venue depuis long -rem u '
1.1ne rervicude non obligaîciire pour les Pays-BasAutrichienJ
, & la face des affaires géhéralcs de
l'Europe eft même d'a i)ieurs li différente aujovrd'hui,
de ce qu'el!e éroît lors de la conclμlioh du
f',aitéde Munjler, qu'il ellïnanifel1e que la fiipu~
l')fion de ce Traité 9ui regarde l''Ejèaur, el1 réelleme~
t-fans objet dans ce mornent-ti. L'Enipereur,.
ce·nonobfiant, a été di("pdfé ~ ~·a cèommod ~r amiablement
avec la République, même au facrifice
des _préten tions les plus légitimes & les plus im.
portantes; mais plu~ S. M. a tf.tllo igné de facilités
pour cet effet' moins il ên a trouvé de lai part de la
Répl;blique! On a tâché au contraire de meure:
toutes fortes d'entr<rves ·au füccès de la Ntgociation,
1Et à cette fin on a perfülé l vouloir foute:
riir & fe- conferver une prérentisin , à laquelle,
moyennant tant de contr.avemions aux Tr•ités •·
on favoit fort bien ne plus avoir au'cun droit iégirime.
-Pour prévenir le pr~judice que les Etats•
Gênéraux avoient en, vtie d'établir par.là contre
les droits incontefiables de S. M.I. & pour ne laiffer
aucun doute fur fa réfolution inalté~able, de
s'en tenir aux propofitions contenues dan~ l'Ultimatuni,
S. M. n'a pas pû s'empêcher de !é détermi·
pcr ~ faire fortir d'Anvers pour la mer, un Bâtiment
foû's fon Pavillon , après avoir déclaré a!fez.
long-terns auparavant , comment il envifageroit
toute pppofitiOD violente , qu'o.n oièroit fain; au
libre pa!fage de ce Bâtiment. La Relation ci-jointe
en Copie, contient le détûl de la façon de laquelle
les Hollarrdois [e font pe.rmi~ d'infülter au
l'avi1lon Impérial ,•au-lieu !ile fe borner à mettre
en tout cas leur prètendu droit à couvert, par desi
'protefiations en forme, S. M. I. ne peut do!li:
e ,' '
Go gle
( ro8
envifager ce fait 1 que comme une· déclaration de
guerre effeaive de la part de la République. En
conféquence, elle a déja rappellé M. le Baron de
iB.eijrl1<1ch, qui a été jurqu'ici fon Minillre à laHaye,
avec ordre de quitter.la Holl:znde fans prendre
congé des Etats-Généraux ; & toutei les di{•
pofitions nécefüires ont également déja été faifes.
pour qu'il fe raffemble fans délai dans les P'!J'SB.
11 une armée de 80 mille hommj!s de Troupes
Impéri~les que S. M. fe propore d'augmenter•
feldn les circonflances. L'Empereur fe fi.lue q•e
ces rneîures feront envifagées par toute la p;1rtie
de l'Europe impartiale , comme des foires PJaturelJes
d'une hollilité auffi manifelle, & d'un fait par
lequel fa dignité a ét~ fi grievement blelfée. Vous
Toudrez bien, M., vous expliquer à l'occaJion e11
conféquence de tout ce que dcffus.
Un Négociant, écrit-on d:.i Bannat, a fait
venir de la Macédoine de la femence de Safran•
pour en effayer la culture dans le Rannat. Si fen
·e!Iairéuffit, comme on a lic\I de l'erpérer •°"te
propore d'en cultiver beaucoup , puifque l'irnJ>
Ortation du Safran de la Turquie forme par an
un objet de cinq cens mille 6orins.
D.!! FR.J!llCFORT, le 9 Novemhre.
Une lettre authentique de Vienne parlct
~n -ces termes de la fenfation produite par
i.es nouvelles des Pays· Bas.
« En conféquence des dépêches que le MiniC-
. tere avoit envoyées à !'Empereur par un Cou~ier
extraordinaire, S. M. r. ell revenue fur fes pas, ac
'IBfi arrivée auj-0urd'Fiui 13, vers les deux hcurcf
aprè!rmidi en cette réfidcn ce. La guerre a auffi-tAc
~té réfoluc contre les Ho!lan:fois • fans difficulté,
ou délibérations ultérieures. Le Ptiocc· A tbert de
~axe·Tefchencommanderaen chef une bcl!earmée
Go gle
J' •• •
'
·ae_ . . { I 09 ' • r. • t;o l 6) mille hommes, dont une parue iera u~
'rée de l'Autriche antérieure, fupérieure & inférieure.
Le Régiment· de Preiff, en garni Con id,
fera du nombre de ceux qui font en mouvement
pour fe rendre dans les Pays Bas. Tous les Génénux
&- Maréchaux refierônt ici, & S. A. R. le
Prince Alllf:rt aura fous Ces ordres les Génét!aux qui
fe trouvent fur les lieux: Au !J!.Omenr où celle-ci
vous parviendra, vous aurez fans doute déja appris
le rappel de M. de Reifchach, auquel on v~ent d'ex·
pédier un Courier .extraordinaire. L'Arn15alfaderir
Holland:ois diCpofe tout pour {on départ, &c. "•.
Des lettres de Naples port~nt que le Roi, ayant
vo11lu connbître l'état du commerce de Ces Etats,
poùr favoir fi le commerce.Y étoit plus afüf que
palli(, a fait faire un bilan géneral des revenus
des . douanes pendage l'eCpace de dix ans, & que
le réfultat de ce travail a été que l'importation
excédait de beaucoup l'exportation pour tous
les article> de commerce , J'huile exceptée , qui
feule forme par an un ob;et d'exportation de 14
millions .de ducats. Chaque fchifpfund d'huile paie
61 Cartini de droits de forcie.
L'on apprend de Weimar,-que le ..i7' u~
- incendie terrible, occaGonné par. une négligence,
a détruit le village de Hammerffadt
en moins de z. heures. Il n'en rdl:e plus que
_ 4 maifons, quelques granges , & ta nef de
l'Eglife. Les paavres habitans, qui manquoient
d'eau pour arrêter les progr'ès d11
felt, n'ont ri.en pu fauver: _
. L'Eleéteur Palatin a voit fait venir, en 1768 ,
deux, boucs & cinq chevres d'Angola, pour ri
"bergerie de Doffcnheiln. Ses animaux s'y fo_nt
:multipliées, de manier& qu'on en compte aétuellemcnc
plus de Bo. Leur poil eil f"1perbe , & }?il!.
Go gle , ,
,· (110) -
roh n'avoir ritn pedu de fa 1qualité-par Ieut tran(.. .
~ la ntacio n dans un auve climat. Cepoil efi co~nu
. fous le nqm' depoil de chevre, &fert auxfabtique9
de camelots.
. On a publié à Berlin , fous ambrité, one
lettre éèr ire par le Rbi à l'Infpeél:eur génfta\
de la SÜéfie, où S. Iyi. témoigne 'foμ méconrentement
de l'état çle piuGeurs Régi·
mens dans cette· Province. C efre lettre "é::Lirieufe
eil: concue en ces termes :
Je vous ai déjà dit d,e vive \'.OÏ-x 1 &~}e "veux
vous répéter par écrit, que jamais m0il armée
de Si lé iie n'a ·été ep plus .uwuvai 1':t:tV lSi j1~i1
conv·eni des Cordoimiérs & a~s T ailleurs en
G é~éraux. les Rég i mens ne Cèro ië'n C:pas plus mal
t enus. Le R égiment de Tudden .Ile 'rclfemble ·pas
au pwi11clre ba rllillon ' d' t1n l!, armée Pruffienne.
N orjcireh. ,& ~eh;.v:i;z. ne V<f}ent pas aufii' gra ~
chpfe. Z aremba ell: daps un tel cféfordre_, que Je
vais envoyer un Offic.ier de mon· Régiment pour
I'êxercer. Erla,ch reffemble plus à une -rroupe de
Contrebandiers qu'à un Corps militaire. Keller
a l'air d'une bande de payfans mal élevés. H.iger
à ùn pauv1e Commandant, & -votre Régiment
. til: fort médiocre. Je ne pn1s être content que
du Comce · d' Anh11lt , de Vendpffen 6c du Mirgrave
Henri, &c. &c. '
G R AN D E-B R E TA G N E;
DE Lo ND RE s, le !fJ Novëmbre. ·
Les dépêch~s de lord Tarrjngtan, n~rre
Minill:re à Bruxelles , opt occupé le Gouvei:- ,
ne ment ces jours derniers. Quq)ql\y leur contenu
ne foit pas abfolument pub lic, il pa{fe .
p~ux avéré qu'elles renferment entr 'a~tres une
, Go gle
( IJ I )
offre de S. M. L de donner dés ,Lettres- 'de
marque à cous les Anglois qui e~i. demande.rom.
Il efi: difficile de penfer que nos Minif'.tres
a\1torifent ces armeJllents. On ne s'dl:
point encore expliqué for ce iùjet ; mais en
attendant ' rlus de' deux mille matelots fans
emploi fe préparept à s'engager au fe rvioe
aL\trichien, ~è~ qu~ les. l 1ettres de marque
(ernnt délivr~es.
P lus .de quarante Armare11rs, à ce qu'on écrie
d'Ollend11, mouillent aétuelJement dafl9 ce porc ,
& font e:n état de: meitre e11 1,mer au pre~ier ligna!.
l'ref9ue tous ees vaiffeau-1' , fon,t montes par des
matelots angloi{. 1 · •
Plufteurs Officiers de la Marine' Royale
. qt'.li ont' peu d'efpérance d'être employés ,e~
Anglete'rre pendant la paix , ont demande a
l'Amirauté la permiffion d'entrer au fervièe
de !'Empereur. , '
Le GéoéràlHoward, Commandant en chef
des forces de terre, & le Chevalier Young,
Sec;retaire de;: la Guerre, ont eu le 3 de ce
mois ,,une longue conférence avec S, M.
Le IIJ.ême jour, le CbehHef Harris a enfin
pris congé poqrfe rendre à la Haie. Cet Amba{
fadeur, comme l'on fait, a déja été employé
dans la mhne qualité auprès des Cours
. âe Danemarck & de Ruffie.
:r. La ch:i-r~e de Grand Ecuyer de la Reine,
~· vacante·parla mort clu Comte de TValdegrav-e
•~ a été donnée à fon fils, qui en a fair fes reilè
merd entents à S. M.
~c Depuis quel<sUes i.our~ il eil fortement quefüen
Go gle
( r 11 l
de la rentrée du Comte de Shè/hurne dan·s Te mi·
ni!lere. ~e ,Chancelier de !'Echiquier lui a •
c!it-on , expédié un courier pour lui_ annoncer
celte nouvelle & prelfer Cori retour. On croit
l'expériencè de ce Seigneur dans le département
de la politique , néceffaire au jeune Pilote chargé
d'un gouvernail crès-pefant dans des circonllancer
auffi délicates. Cependant, malgré le bruit public,
Lord Shell.iurfie, .de retour ici ., & après une Ion•
gue Audience particuliere du'RS>i, n'etl 'point t'"'
core nommé à aμcurle place. 1 .
On lit le paragraphe fuiva1,1t dans 1,tne gazette
ç!u parti de l'Oppolition.· , , . . :
«Dans le cas où la France., avec indifférence i
laHferoit les Hollandois vuidtr lt!urs querelles
avec l'Enipereur, la faine pplidque permet·efle
que nous. fuivions l'exemple de cette Puiffance r
Pouvons-nous voir avec tranquillité !'Empereur
approcher de li près de nos côtes, & fonger à devenir
notte rival dans l'Inde·/ Enfin, quoique
nous ayons beaucoup à nous plaindre de l'ingratitude
des Holl!lndois, devons~r1ous facrifier notre
sûreté à notre re{fentimeat ,, l - ·
La plupart_ de nos p.apiers publics tiennèn.t
un langage,très-oppofé, & .l'on a rerμarqué
qu'à Liverpool, dans un dîné de cérémonie,
donné au.Lord Uond Piiî le C9rps mui1icipal,
qui luia fait préfent de la Bou.rgeoifte de cette
ville, on a bu des· fantés à l'Emp.ereur, &-à
une amitié éternelle. entre ce Monarque & la
Grande-Bretagne, Les Comtes N adefii&.de
Stharemberg a!li!l:oiem à cette fête. ·
· On fait aétuellement à Woolwich des travaux
con!idérables. Un très - grand ballin pour les
macs, deux nouvelles formes pour des vaiffeaux
de lif?ne & des magalins pou!.' l' Artillerie. Véten•
Go gle
"• t
{ 113 ~ ) .
-dl!e du terrain ~e l'en a pris pou~ toutes ces
conftruétions à prss de trois milles de circonfé- ·
rence. On a ajouté, au nombre des Ouvriers du
Chantier , deux déracltemens de tio Charpentiers.
Le .. Préfident de la Compagnie des ~ndes a
donné avis à la Cour des D'ireéteurs du t>_rojet
de (ret<;~ un nombre1.additionel de vajffea~x
pou_r être ef?.voyés en Chine .cette faifQn, &
la chofe doit être décidée inceffamment. En
tout ily aura vingt-huit -voiles defünées pour
la Chine feulement; ce qui juéqu 'ici eil fam
~ exemple. Cette augmentatiulli emploiera
deux. mille . matelots de plus.
. Voici un ~ta.t eit~ des. fq(ces navale$ 4~ l'An-.
gleterre ,_d'après les der.Qicrs .-apports faits à l'A·
mirauté. , ·
- Yai.ffe,zwt de ligne , , vaiffeau3: de fO J
. Défarmés ~ . 1 11 , ~ -r, ·
frégates ,jloopr, ToTAux.
_ i4, H• :z.s1~
En co~miffion pour les mers de laGran:le.
Bretagne, u, .a., Il, 59 • !14•
En commillien
Au -dehors 4, f• :t,, 4J• H~
Enconllrudion,;1, z, z.S, 4, 66.
TOTAUX. 169. ;z.. 146. 149. 487.
Le total des forces navales de l'Angleterre eOE
donc atîuellement de 169 vai!fea11x dè ligne, 1~
vai!I:eaux de so, 146" frégatès, & 149 fioqps.
, Très-certainement il a été préfenté au minifi:
ere un projet pour former une Colonie
dans la Nouvelle Hollande, & le Cabinet.
s'en occupe àthtellemenr.
Il ell étonnant , dit une lettre d'Edimbourg ;
.Go gle
( "r4 )
a'cc quelle rapidité les nouveaux bâtiments. té
multiplient dans cette Capitale del' Ecoffe, furtouc
dans la ville neuve. On a fini deux nouveauic
chemins a l'ouell qui viennent abouti!"~ pribcipales
rues; lorfque le canal du For th fera a~é •
cette Cité fera une des plus agréables~ des plus
favorifées qu'il y ait en Eiuope. On fongeauffi
à conllruire un édifice"pou'r n'citre~-u ni~éiîitf, 6
célebre par le mérite & le choix de fes-' Profef{
eurs : ils foht 1 aujoutd'hui fi mal rogésl' & Je
11ombre d',Etudians cf! fi prodigieux. , \qu'urr -des
Profeffeurs fut obligé l'année der11iere, dg dire
fon cours dans une des falles or-OinaiJ~s, f.a1ue
de place po ir rec voir Ces audüeurs. '
La femainé,derniere,. le Marg~is d~ ·Graham •
Chanc~1Per d~ 1'0 niverGté de G)"scdw, lui a·fJit
prétent !fbn'e magtHfique- colleélion des<iuvresde
Jearl-~apritle ' 8t deA François Piranefi, ainli que
d'autres Ârtilles c'éfebres. Cet~e colleétion cli
à'environ ,vingt volumes in-folio , contenant
. plus de ,nilie __gravures du plus grand prix, où
tous les refles de l'anderîne Rome fotit .reprffentés
d'une mJniere fupérieure.
Un grand nombre d'Agens font occupés
aél:uellement à débaucher des Horlogers pou_x
l' Amériqtie : fix d' entr"eu'x s' embarquerent
l'autre jour'. La péine' qu'in_flige la loi aux
(éduél:eurs d'ouvriers dans ce Royaume e!l:
une a1vende de 5Go liv. fr. & une année
d'emprifonnement. Un François détenu-po_ur
ce Çélit dans la Nouvelle prifon, s'eft ooupé
la gorgè ces jours derniers. ·
Selon ks l~ttres d'Hanovre, le Prince WiliiamHenri,
pendant l'abfence de !'Evêque d'Ofna,
brugh, a réûdé à .fferenhaufen, o\~ il s'eJl aua1;hé
( I I j. ) .
à l'étude desLogarithmes appliqués à !'Hydrographie.
On affure qu'il y a fait des progrès très-rapides.
Cette corrnoiffance acheve fon cours d(! tactique
navale pourle prércmt, d'après les in rentions
du Roi Ion pere. On ne parle point du retour de c;c
.Prince en Angleterre; l'on dh au corttralre qu'il
paffera l'hiverà Hanovre,& qu'au princems il voyazera
dans les Co.urs de l'Europe, alliées de la Fa.-
millç ·Royale. , .
" La femaine derniere, ileft mett à Wilton,
_:rrès .d' Yqrck, un riche F ermiernommé Whip1 .
a l'~ge de 1 r·5 ans.
Il n'y i aucune dlfptite entre l~i M"9ijlres d'Anglet~
rre & ceu~ de Fran1>e, rela,~iv'emenc ~nos poCfeffions
fur la coce d'Afric1uê, où 1'on doit. éleve~
un fort pour Ja'prdieélion de notre commerce, mais
fur la reprérentâ1ion é!~ nps Négocians dans cettè
.partie du monde , le grand maître de l'artillerie a
donné orpre qu'il fut conll:ruicfur un~ plus grande
échelle que celle qui avait d'~bord étt! déterminée.
. Veici le précis de ce qui s'efl:palfé à l'aifemblée
des Délégués au Congrès d(! Dublin le
2. 5 Oél:obre.
\ Le Gouvernement avoit faiJ toutes les difeolitions
néceffaires• p9tk ~aintenir la 'paix, & des
·ordres particul'iers avoient été "lionn~ 'pour que
·Ia Garni.Con re tint prête à marcher en cas de be!
foin. Les Magifü:us avoient fait de leur cdté cout
ce qu'il fallait pour empêcher tout tumulte. Les
boutiques furent -0uvertes beaucoup plut.ile qu'à
l,..ordinaire , & ~ 8 heures du matin , les rue1s
étaient pleines de monde. Dublin· reffembloit ,
.dit~on , exaélemen~ à une \rille qui s'attend~ un
-affaut, le défordre ,Je tumulte, la confufton'ré-l
gnerent par-tout , mais au grand étonnement ges
Go gle
( J 16 )
hahitahs , il ne vine- à l'affemblée qae 40 dite§.;
gués qui ne rcpréfentoiont que huit Comtts. E•
confé'luence , l'affemblée prit quelqhca faines
réfolutions fur la; néceflité d'une réformCl padomenrMre,
& s'ajourna au 25 Janvier 17Bf.
Voilà donc ce Congrès affernblé au ODnt
du peuple, fur les grùfi du ptuple, fe-pr~va ..
lant des dtoits du peuple, compofe de~ Délé•
f?Llés de huit Comtés fur trente·fept dbnr
l lrlandé eft compotée. Ain6 ce voeu géiiéta.1
'& tette nnanhnite (e i:éduifeut att fufr~
partiel dn quart à peine de la Nation. On O:en
dita, on iùfo frnprimera pas moins que le
Congrès de Dublin agit pçur le peupk, &t
lui fert d'organe. L'02pofüio.n, il dl:. Tcai,
crie à la défeétion 9cc~onnée par les intti•
gues du Gouvernemen,t; mais à fon tour 1t
Gouvernement criera contre les artifices 8c
l'influence des 0ppofans. A quj croiront les
étrangers? Il ell: une regle ~tfez sûr~ de jug<~
ment en cas pareil. Lorfqu un peuple eft OP""
primé, _10.rfque les loix ont été violées-, lor~ .
que la confervation de la liberté exi&e des
efforts fre!fans, ils font univerfels : c eft la
plurafüe qui fouffre • & c' e!l: elle qui fe plaittt.
Applique~ ce principe à l'Irlande, & rirez la
conféquence.
FRANCE. l
DB YER.S.AILLES , le 1 o Noi1embre.
Le Roi, fur la demande que lui en a faite
le Duc d'Orléans, ayant accordé la char~
Go gle
:i
·•
'( ' I't7 )
de fon premier Ecuyet en forvivanee <la
Comte de Thiard, a11 Vicomt€ de Valence,
iL a eu , le 21 ·du mois dethier, l'ho_nneur
d'être préfenté' en cette qualité, à s. lvl. pax:
ce Prince.
Le 3 l, les Plans cfo la navigation )nté1
rieure de . Bret~gne, ~~~~s~ ~:_ip~ès 15s q1é~
moires.dû Cdmte ..1de' f1fe ~ · pog~ J-Ol[l~re> 1.a
Villaine1 ·âia' Mayehnej ~.à 1a Ranc~, ont
ét~;}'~.éfentés au Roi tial:' 1~s bépurés·Comm1~
a1r!s d<!s Etat~ de ,By t~gn«, ;f,?a iMa,iCM
a •b1eri voti1li ie:s agre·er & en 1tell101gner fél
fai:isfaetiol\. Les Dép.thés' étoiei~', "po1.1r l~
Clergé, l'Ab'bé "C!e 'Gioyon: Ghypoine .de
!'Eglife & Vi2aiflf 'gk')'i.~r9l c!~J'E~êché d,
Rennes; pour la NoBleffe, le Çomtede.la
Tremblaye ; & 'pour le Tiers; Etat, le fieur
Robinet , Avocat au Parlement, Echevin
de ·.Ja Communauté ae la ville de Rennes.
Le Comte de Piré & le Chevalien:lu Dezerr
feùl, Capitaine au Corps· du G~nie, Confeil
de la Commiilion, étaient joints à la Députation.
· .
La Comrelîe de Féz.enfac a eu , le f de cc:
mois , J'honMUt d'être prffentée au Roi & â la
Reine· par Madame Adelaïde d~ France , en
qualité de Dame pour accompagner cette Prin~
ceffe.
Le Margrave d' Anfpach , fous le nom de Comte
de Sayn, a été préfenté à Leurs Majeltés & à
la FJmille Royale, étant conduit par le Jieui To-
1inan, introdu.êteur des Amba!fadeun. 1 Le 7 , le Comte Louis de Rochechouard a
. ~rêté ferment entre les mains du Roi, en qualité
~e Gouverneur & Liewenant·Général de l'Orléa~
Go gle
'1
( r18 ) _
nois. Le même jour, Leurs Majelléso& la Fanu"He
Royale ont donné leur agréμient aii màriage du
Baron dp Monteil , Lieutenant - Général des~"!
,nées navales, avec DemoiCelle de Sabtl\tl• i
Cc jour , le fi eur J ea urat, Membre de l' Aca~
Mmie royale des Scie nces , ancien Profc:lfeur
royal de Mathérn lltiques , & Pentionnaire de l"E'":
cole rb jlaltt 'm!li:<ifre ; cliàrgé par l'Académie'-Ife
de calcuter chaqlie annéll la'Cofinolffa~ce dés !I'ifi!~
ou la Connbiffance du MoriJleme'flf del '/tjlfér ;rpi:süi'
l'ufage des A!lronomes & des Navigateurs·, rit
/ l'honneu r de pcéfenter au Roi fo'l dernier-evolumc;
pour l'ah1lée' 1 :181. C'ell 1e ~d 6ùl.1erne qU-tir dônnp,
depuis r77'{;' qu'if' a é ~é' th a r'11é dchet immen,fe
travaiL Le Getlr Mellhain , •égaÏbuent ~t tî\êaClé·
mie royale des .SCiênè'és", do'it lJ ec>(oifttnu'e\l", ite
premier' \'lolume qU<: l'Académîe ~publié, l'•~C6
en 16119. • ;. " «- 1~f·' S," •,
· D 1ii P .1( R. I s, le I 7 No'UemltJe.., ··
' M. le Comte d'Oëls, rcvenû dè"' Saint.;
:AOEfe , mardi 9 du èourant , cil: parti fe
, même fo ir de cette Capitale, où il ne laHfe
que des admirateurs. Ce Prince empo!tC: cfos
regrets univerfe1s, qui ne s'accordendjàmtis
à la dignité fé:.ile. Les agrémens de îon ef..
prit , la politeife de fes manieres/les'égards
qu'il a témoignés pour rous c~ux .qui )'ont
approché, lui ont captivé les coeurs : fes
grancles qualités de ce Prince, guerrier &
f> hilo[G>phe, lui avoierrt déjà affuré les fuffia-
- ges de l'Europe entiere. On fe plait à répé-
· ter, & il efi piquant· de cortforver quelqties
unes des réparties de M. le Comte d'Oëls~
qui marquent la délicateife & la vivacité dé
Go' gle
·-
{ I J 9 )
fon ef prit. En prenant congé de M. le Duc
de N., il lui a dit: j'avois pajfi la plus grande
partie rie ma. vie à dejirer de voir Paris, j'en
vais paffer le r~Jle li ' le regrettet. On affure
qu'étant für lè cham;p"de b~taille ' cPJvry,
:flue Bergere apofté~ lu!_ avait pré(èmé. une
branche de laurtet, qu il eut la rnodefüe de
dépoter' fur le ·pfétl' e.fl:a1 de là Pyramide,
érigée el,1 mémoire de la. viè1oirt1 de Henri-le-
Grand. ' • " } u.
L'Aibbé At1be~t.;a~.aqr (lônné fa derniliiqn
· dè la Cl!aire d~ 0 l:me~ature françoife au
College roy~l, le Roi a bjen voulu lui accor~
er des. lettres~ de vétérance; & Sa Ma•
jefl:é a m'lmmé à tette Chaire, l'Abb6 de
Co~rnand, Chanoine de Saint-Fargeau.
- C' efl: d'aprèsunenotice quinousaétéadreffée
de Beauvais, qu'en parlant du tranfport
.cle la Statue équellre de Louis XIV, nous
avons dit dans le N°. du 6 de ce mois, que·
· çe~ Monarque ayant donné cet'te Statua au
Maréchal de Boufflers, par 1'aél:e même de
.donation elle devoii: être transfétée dans le
ftége du BaUliage royal le plus voifin, en
cas qlle la ligne du Maréchal vînt à s'éteirl•
<lre. Ce récit n'étant point exa6t , M. le
, ·comte. de Crillon nous a,,.priés de le re6Hfier,
en nous apprenant ce qui fuit;
Cette /latue ; ouvrage de Girardon , devoit
'. originairement être érigée dans la place Vend&
me. On jugea enfuite qu'elle avoit des proportions
un peu trop petites pour cette detlination ,
& GU-ardon eut ordre de travail.fer à une feçonde.
Go gle
. ( 110 )
l.e !\bréchal de Bou~ers olttint l'agrémçp_~,.
Lours XfV , pollr faire 1ransféret1 cettst~
dans fa terre de Bouffiers ; Be la m ériger~~
emplacement qu'il avait c;hoiû pour y ~
Chateau magnifique. Ce projet dt rellé t~
cut!on; tette terre appartient ujourd'hlUA.
Comte de Crillon. Ayaru trO v.~ ••Ùlll !"-i!l~
monument étoit déplaci dans un '~~~de
fon Parc, il a cru ne pouvoir mieux re~,.,.~
·int~tions du Maréchal de BcnHBcrs, tJi'A
mandan_t . qu~ cette ftatu~ ·frit 1~a~ff~
l3eauva1s" , 81: ~ portée d'etre 'acbiiirbi
plus grand ..17ombrc de }7rançoi.s. C'ct\ . -~1':1+-_l~
licitation , que M. l'Jntendant de Ja: GC "
~arjs a .obtenu du .Roi la pcrmüliqll
transfërcr cette fiatue ,du Yan;. de Bo~
jourd'hui de Criflon, .à Beauvais. ·
P'ar an AHêt du Confeil du Roi~· -du
O&obre dernier. , S. M. a accgrdé la ~
cipation a~ commerce des Col~nics .~
fes de I' Amériqu~ , à to1,1s les portS ea èJij
de recevoir des .navire-; , & . de faire def!
mem~ns pour ces Colonies. Le difpoÎOOi
fecond artide de cet Arrêt porte :
P.érrnet S •. m:. aux Armateurs & Négoci
fon Roy11urné de faire les armemens des :Najiiil
defHnés pour les ffies & Colonies frani;oircs • ~
tou~ les Pôrrs qui pourrônt recevoir i ll}O~&Ï
marée's des" Na<\'irés de' la continel'ICC de Cent .
quante .telfneaulé :' veui en conféquellce., .8a
jc:llé.~ .qa-'ils jouiffent; pour les armemeii1 ~·
fcr:om dans' ces -Port~ da: bmffic~de-l'àidi~
8ç des •aumr privileges:8t-c,xetnpti0t1s-poni!
~l\t~rei patente~ du' mots <f,A~ril 1/;17.' a~~1"inn
JOU1!I'ent &.. doivent en JOmr le~ : Negc~lldS ...
Ports admis à cc commcrce->' a.(lx cond"i1ioassiiit;
, . t . ~ , confodr·
Go gle
( 11 l ,
'Conformer aux difpolitions dcfdites Lettre; pari"!1-.,
tes & autres Reglcmcns pofiérieurs ; & encore à
la charge i;ue les Négocians des Pous, qui n'ont
pas encore fait le commerce dts Colonies, & qui
voudront profiter du bénéfice àu pri Cent Arr~t ,
feront tenus d'avenir, rrois mois d'avaJ'lce, l'Adjujicataire
des Fermes géMrales, de l'intemion
oil ils font de Ce prévaloir de la f.ic\lhé qui leur :Jl
accord~e.
Difpcn(c Sa Majc!lé les Armateurs & Négo•
cians de Son Royaume , de l'obligation qui leur 41'
été impo(ée par l'article Il des Lettres patentes
du mois d' AvrilJ 717 , de faire dans le port de leur
armement, le retour des Na\•Ïres qu'ils auront ex·
pédiés aux Hles Be Colonies fr.n~oifcs; à la ch<.rg~
11éanmoins- que le retour dcfdits Na vires ftra fai(
cbns un des Ports du Royaun;ie , ouverls au com~
111erce deCàites Colonieio
Une autre Déclaration de S. M., dit1:éo
également par l'intérêt du·commerce, exclut
de la concurrence dans les faillites lc9
fujets du canton de Schaffoufl , ainfi que
ceux de tous les Etars dLt Corps helvétique,
& de fcs Co-alliés, où les François ne font
admis au paiement, gu'après que les Nationnaux
ont été fatisfaits. Cette exclufion
pour les fujets du Corps helvétique & de fes
Co-alliés , cft cependant modifiée par lei;
arr. 3 & 4 que nous allons rapporrer. '
Les citoyens, bourgeois & fujeu des autres
Eca!s Helvétiques, & de leurs co - Alliés qui
feront incére[és dans quelque faillite arriv~e dans
notre royaume , ne pourro1u plus venir .i CO!li> .
triburion , ni être colloqués au rang de leurs
crda'ICCS par concurrence avec nos fojeu, qu'en
N°. '47, 20 Novembre 171..._. f
Co g1e
.·
Go gle
"
Go gle /
'
Go gle
(
Go 3le
I
Go gle
_\
Go gle
Go gle
r
Go gle
( lf? )
~ifY'ement oltérjeun , ,JJe! l'a~t recfui.:•
:IMi; par cette raifon je fuit en dPO;f .de ~Oflll~
lute ~ ltur lilcmce t qu'elles t>1Q11' $~1 ft'Qltvf
4an; ma cond\litt q{1~ métue. l«u.r ·dé(••·
tion, Je n\n,-Om mo!kroiJ p;.s enci~" · ~. , H.!P.
ft l'on1 ~ r:~andoit d!;p~is que}q110 OlinPt ~
j'écri1•is une lettre fecr•io i 14-~ J4 V~Pl
.çoftlte de Byla11d ~ en lpi otd()JJn'1JJ:r4e:iDI pa
f'ùe voili; pm1r~.Brt11t t:Jon-oW<tftt ·Wr9Mfta
fon~nus dans fa tétoJution, ptife. :4 ~ •f'M>'PI~
·;V:. H,•F. le 3 oa~ore i~h. ~111J;iL1JelPm4111it
cette leim: a\lx_ Seign~uts'Co~itt•llt: \-).fi.
f!,, ,Pl'.l\Jr l'eX;amMJ9e cr..tte ,llfaY: 11 JO'! ll·nS:
Auffi Jong-t'pm11s tp1'on s'§ll ·1';4tft~rMwslMM
Cès ac~ufatio1is ;;~né~al(.s~ .d;ins 9es in. lin,~tio~
J1aîard f' , Je les ~ i ~eda1~é av'éo t~ùt}e··~~2r1s
~q\ili;lles mèritent"~uoiqu elt~s hl~ 'un) étYUt
fenfih1e; tn'ais J' prHfot -qu'ob l~s 'J"lblit. Hec
affiirance , fans. t\i!Iimu1at '.on , & qu'on me
chargec e.nÇo.re ~'un. fiait -, \ op'po.fü_ au!lr .. t'Efo~iénç
\te V-0PH.atff~s· Pu1lfatices , '}~t ~ru '11tm~lrt
_que l'atrocité ù\uhe Il malicieufeL acevflath
foit c<lrlaue de ]a, nation .entiere , füt1i. ifiôbc
·p11ifqu'on les divulg11e da11s dt-s Piipiers...ncurttitii.,
diftribues'fous aùtorit.t pubiique. A cet effet, . ~alai
1m mè di(penfèr pfus long-temps tle l11s- potttt·
fous les yeu~ pe1V. H!. F. ~\'te férieu(è priere,
que ra:c ies itrtput111io'n.s détailiée ê'i-deffoe les
- Seigneurs Corni~s de V. tH. P. poufltti. ·r11t8it
~xamen 1 lôient requis lie Mander~ Vi.:'ff ... ~ û ·
une lett re, de maniere ci·deffus mentionnH ~
:annoncée dans les papiers publics, comme u•
fait 6u q11elqu~ cllofe de cette natu~ leut.i ~~
tevélée ou produite par le Vite-A.mitai C..e d~
JJyland, ou quelque autre ; a6n qoe LL.· HH ..
PP• (ce qui doit fe faire aff'urément ) étant ~on•
Yaincu~s par le rapport deCdits SeignellfS ~
Go gle
.: _.._ • ( " t H )
..m1W5' ; lfteuillè!I'! bkn prendre"te1Tes -mefu!'"e' i
• que ~la ltarîon emivré foit alfuree <le · là fauifelé'
de cette- indigne itJctif.!tion, d:bnt t>n lm~11 chtlt'g é~~
n,~te r~~t d'autres, itlé''mes êffbfts p6ur le Liiett
ôe la pat'Pîe ne foien(·plu! atraqU'és d' une ma.
lliecerJiufTi odielffe, &'. ~ qu'on •ne 'les rert~e l_rlus
• fufpe& Ob tnfr~ilfux ;i, •, ,, , ~ t 1
,;q Sar ~ubi l!}>a t • d~lbérê) Lt.fHH.! Ffl,. ,ont
re~er-eiê s .. !Ar lie tladite,~oïl'?lîtion if& il al écé,
ctôU (il1~;n &' arrité qui!' tÏ}pit> ÛHh!~ ' ~rb@ofi'
tl-011'.ftlfa tttn1fe entr.e les main$ des Députés dl:'
Lfa rf':IH, «PP. , Comitéa pour les lâ1faÎt-41 de
;; Jlrdl, pe>ur faire par9'ènir.1eurs ihformlttions &
~blairéiifememMl LL. 'HH. PP. _ 1 J
~CJJ~~~1J 8~~i 1 Î~ é'~i\l~s ~μj ~dltr~p;~~qin·
; " pot~, l fülll~, et% ~~~-:BJls ~ ~qÛ~lfW?F en.
7 ~.<; fJ 9Jiomme,s ,qtr~aifs'1 dom voicHed1,1tail:
ll!fenrerie. ,
. tes Régi!flenS' de~~ 1 Kiz~Rir{ ,.1 Clairfrzyt ;
'V1èrfet , .Murr.qy, B'enâer • -Preyfl , Làtttrman •
T~rcbmeijlen, Migani & Tillier; de j>lus, deu~
l>ataillons de , Croates, avec 2.86 ch.iffeurs, ~ 3:.
•• 11,rrilleurs 6 .. bat<tillo~ dé milices, le\.lé,s fut le~_
• J,i~ti~es ~ 300 t>halîeûrs- du Tyrol , un, Corps de
~Qo àutfatds-, & un ;iutre de . ~P Hoùllons.
, , , r 1 C~alerie & Drqgons. l ,1
. Les, Régimens d:t Cobourg, ne Toftapne, , &
éf ifr~g, .avec quitre d.ififia(IS BE leurs èfçadron.t
~, de ~.u·ervé; ,let l\égiment de iyur<nfir ~V<;~ cinrt
di.vifi11ns. '
AttiÙtrie~ ' ,
Un Corps d'e mineurs , ull de fape~s & urr
~c pontonierh un detaeheme.n~ d1ingi!niturs, l!t
~ comp$gnies d'anilléurs, av et det cal)on<; de fiege.
GénétauJI! de ladite Armle.
MM. les Gé'néraux-Majots d' ~Iron, li~ Stade-8c
Go gle
Go gle
' ( 135 ' .!tf.~ nullement foupc;onnés d'une ~ggrep!:~n llo(..
tiJe, qui !"Il.Ur •oit 1r1t d'aut._ant IllOl'ns>artribu~e,
~u'ils fe ti~mwm ~}ltiçr,~mèn> lrrftfpçm(l.\ple des
fHifes 't1tç les, ~éo~jlrches.<le. S{ .\Y[ 1Jiqp. 11.our~ont
, . oi~ p'1r1la 1:1J'l-O~ere dont.ll u1 a pl _qe coplidé·
rcr' cerce" affia1
1're _' , " 101 1 ~ FJI I·I
M 111. p" , . d .lu ,., '
°'[j t, Ta. ou ICUC .Je~tOlll . e DO'llVOJr erre c. ), r, .i; 01.1. 1, 1 ~\ n >b~ ,, ,~ . r..t~ )..,
tenue comme P. a. me ag1u~ ive: "perftll:e iou1ours
a<,'1.fHsr "·~ · d1•_.f;~' ~1",1t.1,~, ns fp!a 'c"l fi q'rîte ·sr; rp:.u.s ' fi ' 1-1;.r. • 1 c.es ;-i'P •
titi,drl~ h'oi1r ·)1ialheureufe1nenHù1cuae rnfülence
fü'-t l'er'prif de Sa 1\taj. lmp., qu<>i<JUC les Erata
.n'eht pardent poitlb en.aort J'efpoir1, Elle J"e trou·
vera obligél! , à régrec .. .dt! fa~re ufage des
.-mpyen~ auxguèls.,elle t:ll a1,1to,fj(~~iP~ le1droir de
Ja nalllre .& iles ~!litions; C_fpétallt g;ie )a p'l'Nei.>tioq
di viné & l'approbation de~ l"uilîance~ · ne1\·
tr~s fouriendron't la JétJrireHÇghi.nlb de fes âroits
incontedabh:s, » ·
Fait ~ ,Brl.ixelles le ~ Ottobre 1784·
Les 5 o mille hommes qui no:Js anivenr;,
om ùn gros train d'artiUuie t ils font tirés
dé 1aJBohême t de la Moravie r de la Ha11te
& fJ!Hfe·-Alltrlthe; quelques batà!llons de la
·~. a; rnJfon. d'eV. le!)rte en fçn'\( _a~. Oîpatci_r_,&
itJroijic re01p.lacé~ par d~s/fo. ùpl!s de'tà ttonM~
~ d;: r.Autriche wr~ri~e : qn 'fia ariffi
lever iles corps francs, A,yçc JC$- leîtr~s de
'I'àppel-,MfleBatondoR-éifolM a,reçH l~ .ppnvoir
d' éxpêdiér des Lettres de ma~que ~ pour
fhrre l::o'l!rir für !es vàiffea~n~ · Hùlktndois.
n ,~/.1S. lij i:J;in~e\"é')t~ f otitlcn qÙ .te" troU·
~ent cl~iJx Etats conz i g~s, avec d.es troupes
Lttès-voifmoo les untl$ .des at!ttes , chaque
jtiur paur: idonner ·!ieu à,_des incidens allar-
Go gle. - -llrtmans.
'·D e ce gentr e1 e1A6: c)e l lÛ qu,e· ~, ~
uné lettre d'Anvers du 9 de ce ~oi. : ·jf' 1 elt dlt : i . 1
j r -
.Npus -:tton~ relu :\Tl! gue l~~ ~;nif-0~ ~
Forts Lillo , Fréwi'd!enrï & ~rulsKTiw ~
f.tit dans la nuit du 6 au 7 'une invdl'i81l . rt'CY6f"efllrie
terrirnlfo de Sa .Maj. lmp!, ·~ ~~ ~
enruite rot'nptl !e-s dlgàes dé~ Mder~~effW
rons poirr Il'! înond r; 'pt:-nd~tst oe lehi5t!"4mi
l'obfcurité de lit nuit les canom dclr;~FQr'tll~
tiré , ainli gue les va~fte;n1x dt ~Fl!h'rr#l ~
s.afiingen. Les .a\fant·gardës des troupes~:.:
r1ales fe foM tt,ufd fous l$ ar~es !t ftSm.
nues à tr~cr eette:.ibvafiort. V1.'lik ~Jl1*>4raèod
-été appo,rcb<à, ,M,_le }>1"iQcè'd!:.!LigJJtct ~'9itf#llt
nietcllt' en m'\r<:l;i.~ une i.w·5ie d,~ la1gatnifPq 11 ~ve Viile, ; ce P1ince patiil: vej:'s iμ)nultj, 1
donna (es ordres aux po'lfes a~ancés 1ur~v
Zandvliet, & Viwc-Lillo; lep, f!oltand1ois ?~
r~trograde 4ans l~urs Forts a Eres quelques ~9ü~
ur~s ?e pa,.tt 1&
1 d aufrf '·~les rrô.upys ,; a!n~;1J,.t.ili
le Prince' font reritres ICI 1b ·7; 11 n''f a -~ ~l.
fo,n,ne de tu'é ni bleffé; _mais' (ajoute ]a ~nt~ 1~~
tre) nouvelle lumiere acquife fur les ag{reifr'o_'i,!\I
holliles de la part.de la République •. A liefkenthoc'<
r, les Hôllàndois' ont ' auffi mis lei enviro4-
f~us ~ Péhu. J "'u ( 1 1 ,vr: 1 ...
D'am)es avis ?.lut ê0~rr~i~~ f~riE1tfpe;i~ 1wt
lemen,t)'ino1;1fi5tt).QP.:P li4lfHl1trti.,e ct'e~.PS!@P;v
une éténdtte co11Gdériil<>~ qç; ÇCj • c;~nUJP, ej
déja fous' l'eau: tous fes. habitans ont éoe
forc~s de l'abandonner.)' .
l
Cet événement occa'Gonna,-l\t\e, a~mW•
extraordinaire de LL. HH. PP., Dil,l'l&Jlabs
Go gle
( I 3J )
au (crir 7 dù <:ourant ! M. de Hardenbrock,
Gouverneur de Berg-op-Zoom, rn~n·da que
le inême jour, à 3 heures du matin, un
E~près envoyé par le Cap. Volbergen, de la
fr'égàre lâ. Polttt .x:, fiatl6nnée fur l'Efcaut,
. raY-RNilio~1\1é q~p 1~ garhlfqh qe Lillo aV'6Ï~
tif~ e1J pgpal hù1t cocps de canon? le -6 .~
h~~t heures~ 4,u ' (ojr ; .q_uc; depui~ ~ jufqu a
lmfiant de fan acrivée a Berg ôp·loom , .il
a voit Mtc:mdu. le canon du méme forr-,. &
vtt les feux de fes fignaux.
-L' a chçollfi!tl1çe ~onne \ln grand in:érêt
au Tenou.vellemdnt. de l'anaion T rai.té de
iubGde ,,,entre 1\:s Provinces-Unies.& fElect~
ltt· dé_ (%logl'l'é, ccmimeLE\rêque de J\'1\tnfter.
Ce' Traité efr !u'tjo!.ttd'hui fl~1ié ~conçu
ep ce~ tem\es : 11
•
"Toujours 1p1i4és pqr les mêmes principes for
Jè'(~ue!s font 1on1t~ hs traités antériéul's , &
n'a)'ant en vue '1ue ceae atnirié fi intime & li nat~
rdle qui fobfüle0 déi~ depuis li long-temps entre
les de.üx Etats i LL. HH PP., le> Ecat-Génét;iux ~
d~s P(P.\'Ïrices Un\es, 2intf q't1e S. A. S". ~ Eleéto·
p:,1c Cie Co1ognt, Prince Evrquc de Munf!er ,
pour s'en do11J11er muruellemcnt cle nottvel les prl'uves
,'-~,nrnihc?,.nres, & !'Our en agir en bon; vo,fins
& â.J1r~, fbnt ct>rwehus que S. 1\. S., E!l'l'iorale
de C:<llogne, aux1tritme's condirions ihférécs dans
le rtai'te de li!bflde d>} 29 Avril r7Si, d~puis le
Jlremi~r juf-qu~s· &incluli,..tmelc le li'xiemc Artïcle,
cntrc1iendr2 encore deu" Régimcns d'Infanrerie,
dans fes p~ys de Cologne& de MunAer, aux
ardres de la lt~pub!ique, avec cette condition cep~
ndam que, fàns le confente:tnent de S. A. S.
Elcétoralt 1 Leut'$ Hautes Puiffances nt pourront
Go gle
Go gle
• \(139)
. ~~çtl de nos ~auts $i1,1yer•Îllfi, ~v,QÏ1~ Elr~«~ 8-' Ggné ,ii&rtF.1p1;ffence convention, eny ~ppofande.caàhec
_ ~è1 no~ armes. ,1
;, , 1
Fàit :1 BonneJe •wO&obre 1?1J+ ( L. S. )J. de
'Jigsübeflge• (li S.) N.B. de G)flimcli. o · · J
~H J J" , "l. i . o"
) s, L%rHl:i. !.'R'. 0nt":urm, lei~ de-cé' tno1s,
1-ai'Wot~ 'fùi\raP1ta · envdyêe«~ roM l~s l\~i.
nittte-S èle ldRêpub1lque ctàns Ies'leoâ srécran-
~éf ?q J.• ( J 1 ~ • '
• <:>~i lQ éf } ' • .J •' ''\ r dé A L.t. , ~ ~ïa 1 .t~ egf~u.,.u 8l a~~e~e, qu 1 1rt;;l pccJIC
-~~~ .· t·nnp, ~·'1cp~s l~~ MH1JGres de ot.~ li'.tar-eode
e~re ~ Otff ,,f.UX. CS4:lr~ refp«éljV'(~ ~~ \§tt:r lWf;l.en~
, ~(}~ a. .vv~ ~,.,~.~1~ 1:/n~~i~ .8t4è~1?n~:,pg.(lib!.Qi '·que
~1;_1,p )fl, .PP~, 11ru;· \J9fi Çcue~f& Pli :qv~.ieJ!1un,gt·
, an~, ini. ~on~ly... A l%11;1nLl11~.J!H~J~t1Vtet J C.11-8 •
avec ù;' fyl,,fihillepezy, Roi cl'f:r11agn~, vn tt'aité
cl,1:.~;ii..'S: par py elle (9q11déqlar.;~$ Eitlft libres &JoJvi;.
·aû11 i .Pr• v~fr; & Pays fur ltfiJtl~s Lui Seign~
ur Roi ne pri~ceruL:rito.., ni.your k p1t{erzt. ?Ji pollr
1'an-pir, fP\llj 14Î ou fes Sumj/tlU's (,. Ve{aendans,
8ç i:ntr'autr,es , par Je quatori.icm~a.ri.iele •u mênie.
Triji~é, efi exprellèm.ent ilip1i lé, que r E.[caus
\ Jer+icenμfermé du côté de LL. Hfl.>PP., ainft que
ladite riviere a été 1 ;\ cet e(f~t , tenue ferm,ée depuis
ce temP-$,. fans Îl)tetfupii9n, ,par deux fQrts
nRmmés LjUo & I.,iefkenis/iufk ~ .ayec )'alfûlancc
d'un o.u de..pJuii~llrs .Yai§eoemdc Garde.
' Qtfe 1dans cet'foterv~lle 'tL. HH. PP. 011t ae.I
cédê 11an 1701 à i'a11iàlke' ?'ai a ~té cànclue le 6
Septembre I 1-' ;•entre S. M. I. A. f:.!opoil Premi•r
& le Roi de la Grande~ret~ghe, & cela principa· -
lément dans la vue , comme Il e!l faj t expreffément
meniîon pat ladité Alliance, d'obtenir par-là une
. Birriere convenable pO!:!r cet Etat 'dans les Pays-
Bays Efpagnols, aior's ai~Ît nommés.
Go gle '
--~----------------------
Co~
:~
tj
If ,
"L'i
1n
:J
Go gle
'
( 14.1 )
incell"amment des Commiffaires qui s~a/ürnlJ~
roient à Anvers dans le terme ae deux ~o'iS', :l
compter du jour de la fignamre du préfent Traité;
pour convenir cnîemble fur tout ce qui r~gâr<lè
l'entie're exécution du Traité de la Barriere,dtii1 _
N overnbte 1 '7 If' & de la conventi9n ultérielire a.. .
l.l. Décembre 1718, & part1tuliérerriea(CJJëf?ti ·
pour y conclure un nouveau Trl!ité fnr le- CQnt•
merce & fur les Droits , quant h:e qui regaidd~ ·
Pays Bas Autrichi'elis, felonrl'Hprtt1de- l'Amdc:c •
:z.6 dufufditTraité de-1~ BarriéV~.· ~01 :0 .2~m~1
"" ta. Firi au NtlmMi procli.am. -~ ih 51;t
GAZM'TE ABRÉGÉE ~ES TR'l,B'UN'.A!ti~· J~ h
F'aflenlént J -d~ 1B1mieau:io~v_.:;,;;, Ch~ihbfe "'d ~-: '
> , •qni '11.' 1~arntio1t!?b 'm. 5' '~1 .c ~nr.
' Cétre C.tl~ml>ré a leh'i1thé. fêls'l fean2'éfp'2i:"iite',
affaire, dans hqhenè 11 h:e s':\8:HfoH ~tte~ Phiief-i; l
diéiion d!l"?. Notaire~; cjlri dt1nli~fd:iieifl:~a ê1re"ré.t -
levés; mais Ml le Pro~ur~ur· Gbtlral , M,. Duaon [e ·
fils, qui a rem'pli à l'audiencè les 'foriétions du Mi~
nifiere public, a donné à cette Caule une célébrltéi
à laquelle elle ne fembloit pas être defiinée; 'rdi(ce·
il efl: vrai de dire qu'il n'r:fl: point de lujets. asr'f-r
les pour qui fçait les tr;iitcr. -- ' ·
Non fumum ex fulgore ,fed ex fumo dare lucem,
CoRitat. Hor. Art P"oet. ' ' ;,.
. Un ·cuté -dti Dibcèfe àvoit, r~nd1-1 pfainf~ 1èft ·'
clitfamation c;ofitre un <le 'fel(.a ~RS'f,1i1lr~,IÜ --
port-0it potlP' pret1ve -un ad:!!~ . d:flfsl11 -e1 ·tfe '
femrhes i lu1 déclaroient avoir'eru e~~ê' J!I .. r
ce mê~ p»tûculler, à pr~pa1er CQ .ftê ft1 1 «
incl.llpatioia ' grà~éli..,l}\Îi· aurbit" fdutrli ' nl~::l''
une plainte poi'~1le ·an,t. MM,' les Vtc;ii'rês'~-"
néraux. La Chà:mbre aè la Tournelle èh ·p'fbQ."
JJonçant contre lê Ctü-é & fes- 'Pardiffi'etis ,1, ~· d\:'. •e
creré le Notaire qui ùOE pr"ê~é a faire }etêtjft'.e
Jan• fon étude, p~nda1u·'fon abfenèe, 'ùgl·â&t:
Go gle.
{ 14~ }
diff~mrtotf~· Le mêl!l~ Arrët a décreté celui qui .
a rédi~1;;iélt; 11our Con Canfrere abrfnt 1 (ous Je
prhefe,qu'il en .a y oit été prié .Pa;~ le me . .e Qua.11d
» l~~.pa{{Ïon,>, qui l!gitc;nt )e çommun 4~ bi:irn·
:n {l'i~ 3 QDt pén~tré dau Je Saq(t\l'lirg~ dit !'0-
» ar~~I:r elli:s y ;icquierent, à la. j1ome dei~ rdi,.,
ifo9 t,JJil ~!llpjre prqp,çnionpé à l'é1endue &
~, ~iW~4'tet~ clç; Pflp<jiJ;i.çs donf elles ont s:riom-
,, l:.. '/, r;;-' . Dulpif entre Çn(ait.e i:\ans J'H-
. po cft'f:11ts ;f}il~f91àliJ .çpnd11i1e dfl~ .dc:uic Nota1Tes.
Ôn a remar41J,é en. c;ct enùroic uni; rapidité
de narra~iç" ~.μi a fa\1Vé tc>ute la fétherelfe
d'une dif~llffi,o_p-1~9 preo~urei. A.prèt J,s 'IVoi'c
fucce(livcws:i;t cités p.u !1'Ï~ du ';rriqunal.., il haJance
la gravité du dé~~ qu.i t\oit étre imputé à
chaliW1;~l<; il fai\ rr;Jfort.fr ;iv~mage'l.1fe.Rlen t
l'atr.O<;ifé de celui quj ~ <i~l.Jfant ~e, J'<tfcc1'ilant
que tre11te a1'$ d'Herci.c~ doivent lul1t1? nJlft wr
fun Confr~re 1 icun~ f!l !Ms el{péritnc~ • l'CJt·
traîne à prérarct le faux .;ipquel il (e ré(~cvoit
de weme Je complément. Rappeilant cnfuite
ce qpe l'un & l'autre de ce~ deux Notaires pou.
voie.,nt pré(enier de conliqéra1iQns partic11lieres,
capab!rs d'intérerr'er Je P~blic, & de flé-chi.r !~
févérit~ des Ma.gillr<U$: 11 dü « qve ceuic qui
~· pourroicnt êm: émus par çl.e~ cpnfidéc.ttions
~' éJ.ranp~r~, jettent avcc.nounrn c up d'oeil
., tijJ:' l'1mpomll,(;e desfo~on~ du Notii'tCi {su.
~la. ~lation î~édiate de leur miniüerc •vec
»le. repas~ la (aci4~ tou~ç entiere1 -~ .Liet ia
~>familles entr' e\fe' . {\21,' )e ]Joeud ~ pl11t iJnpcr.
,., ta11t de Lâ (ti;r~é civile; "tff~rçr ~inG l'ét;a.t & la
~ forjune des Ciioyens ; con~i;vcr ~x uns la
,, pr~ri~té ~es 1-..iens q~1'iJs_ ont ~lli.s, auJÇ au.
'" tr;es le pnx ,du patr1111oine dont ils font M.
~· po.uülés ;, .être le di pofitair~ des voJontrs de
~, l'~I1U11e ~ur4nt, & , en les trauGnernint
Co gle
-
( IH )
•> aux générations forures, leur dott~ dds loffl1
"' telles font MM. les fondions du Noraire. p.,.
,, le feul fceau de fon miniRere , imprimer là'
o. tous les aéhs une authenticité irréfragab1d, ~
"' commander, pour ainli dire, à la loi pour ter
,,. défen:ire ,, : telle cil leur importance. -
L'Oratei.r gémit cnfuire de la difr:reace tfU'OIF
fait vulgairement des Notaires qui habitent J~
Vil!.es, d'avec ceux qui exercent d.ins J~~ C•llPpagnes.
« Eli-ce que la Loi, dit-il, Nt affC
,,, plus d' indifférence le champ d11 p&ll\'tt a ..
,., cabane du Laboureur, que l'opelenre ~
,., Buité des Habirans des Villes ? E& ~e ~ br
:>> Juftice ne prend pas une bien plus lf,lt..,,_,....
':D lîcirude en faveur de cel~i qui a Io.~.'
,,, moyens de (e défendre ? ,, -11 terlbiié ea.i
:fin fon Difcours par ces expreflions ~·
énergiques, mais qui peignent bien le. 11-rrtrat
pénétré des grandes vues cle l'intér~ p~
blic. cc Meffieurs , qu'il nous foie permis de
,,, vous le dire; s'il n'exitloit des Notaire11 ·p
':D fclon le voeu de la Loi; s'ils ne s'égaroiect
,., jamais par défaut de lumicre ou par peiYcP
"" lité de coeur, ils nous {embleroient affis a..-
,,. delfus de vous-même. ·~ J,J efl plus im'POI•
"'tant au bonheur de la focié~é '4e pf'évett!r let
,, différends que de les juger: le rniniatte ~al -
,;, vous ell confié , Meffieurs , cha!fe & ~
,,. l'11furpateur; le Notaire éleve le mur qu.-
:;, rantit l'hfritag'e ! Difons mieux, M~
!>>leur main fonde le rempart,.& vous-~ ~ -
"' que le défendre.,, - L'Arrêt du 11 $:eptembre
1784 , a été cpnfoune .:.11ix u~
de M. Dudon. Le plus jtune des denx N~tt. en demeuré int~rdit de fes fonétion! pett'~ li
mois ; le plus coupable pendant trois ans ' a
aumêné de t!ois liv.rcs au pain des Piifonnisnt
hommes , va rentrer dans fes ancieris quartiers
, & J:iOtre flotte dans le port; le premier
vent favorable deva11t nous ramener Je
Capit<in Bach'!- qui a déja p<1-!fé Scio,
DANEMARCK.
J)E COPEN]:l .AG UE, le 27" Oélobrtt.
I
On a forrp.é le projer_de réupir les Com
·pagnie~ des Indes Occidentales & de la
Baltique : l~ College de commerce a itivl!é
'les Aél:ionnaires à délibérer fur cet obj~t; &:
la plurali~é des voix décidera pour ou contre
cette affociation.
Le 18 de ce mois s'ell: fair l'ouv1murc du
canal de H9ltl-ein. Plufteurs bâtimens y ont
pa!Îé c~ jour là, & d~puis ce tems -il·en
pa!fe journellement. On y trànfporte ·beau-
. çoup de b0is pour la Baltique.
N,ous n'avons point eu d'ét~ dans ce pays, écritpn
de Drontheim en Norwege ; prefque tons 14!1
jours le vent étoit au nord, & nous avions de la
pluie. Li\ récolte des foins s'ell fdite très-di~cilerncnt,
& il y a beaucoup de foin gâté. Dans la
puit du T $ au 16, une forte gelée a conlidérablement
endommagé les bleds, dont ki plupart n'~toit
pas encore mûre. Nous craignons beaucoup
que nous n'éprouvions ici bien-: qt une difettc générale
de vivres,
La gratification promife aux fujets du
~oi qui .fèront la pêche de la baleine, e-1\ qa
1 ~ ~ixd~lers piir hdl:, J..f-1. Cçmpagnie qo
' Go g.e
.. r
( 99 ) .
Groenlande les aidera dans les équippemeM
& recevra le paiement en huile & en lard de
baleine & de veau marin. · '
P 0 L 0 G NE.
DE. V .A B. s o v r B , le 2. 7 Oélobre.
· Jufqu'ici, la Diete affernblée à Grodno!
été très-paifible : cette tranquillité a rappelle
les fcenes qui euren·r lieu en 17 5 1 , année
de la derniere dicte tenue en Li:huanie :
Cafimir Morsky, Nonce de Sochacren, prctel~
a contre les délibérations, & par l\~fàge
'du liberum voto, arrêta l'aélivité Cles Comices
nationales,
Après les affaires de forme & de cérémonie •·
on a procédé à l'éleélion des membru du Confeil
permanent; en(ui1e, après la leéture des Pa~•
co11venca, M. Clireptowiiz., Chancelier de Lithua·
,nie, donna connoiffance à la Diete des propolitions
de la Couronne.
Le public s'attendoit, & l'on avoit annoncé
.qu'elles porteroienL fur les points füivans, 1°.Réglcr
les droif& des diffidens ; l. 0
• fixer les d~penfes
du Royaume; ; 0
• régler les limites avec
' les nois puiffances q11i les ont reculées en 1771 ;
4°. examiner le projet d'un nouveau Code; 1°.
:fixer le pouvoir du Confcil permanent; 6°, fiipu- '
1er les droits du commerce, tant pour le royaume
que pour la ville de Danti.ick; 7°. décider
du fort des Juifs , & régler les alliances avec les
v~ilina. ·
• · Pas· un feul de ces objets importan5 n'a
été propofé. Il n:a été quefüon que .de pe-: ,
e~
( 100 )
tirs rég1emens particuliers d'admihiftration;
& de deux aél:es de com.\efcendance p_out
l'impératrice Je Ruffie, aél:es qu'on -eft1tabirué
depuis quelque rem.s à retrouver dans
toutes les Dictes. Voici eri abrégé les propo-
.fitions du trône. -
1°. Le, comptes des deux commiffions du :fr~'
1r, de celled'Mucation., & du dépattèrnent d~ la
guerre , quoiqu'apprGuvés par les examiJUltt!Wtl
comitiaux de 1782., n'ont pas été <1uittancés parü
rép. t1. efi donc néccffaire qu'ils le foient aujo.ur ..
d.'hui, & que les comptes de ces dkafieres, depP.Ï.
la derniere diéte, fi, comme on le doit efpérer, ifs
ftlnnrouvés fxaéts,foient pareillemènc qûitia~.
2°. S. M. l'Imp éracrice ayanc dans le <:oi:ùtdes
deuK dernieres- années d.ioné à notre rép. diverlèt
preuves 'd.e fes intentions amicales envers elle.'pariiculierement
en maciere de commerce~ il el juftè
~u'en retour, nous donnions notre fantUon amica1o
le, à ce , dont le Duc de Co11rlande efi convenu te-Io
lativ.emem au commerce de Riga aveë 'c~te au~
gufiê 5ouv~raine. . • . , •
3°. Le meme m·ot1f ile reconnodfance envers
l'impératrice, joint à l'intérêt de nos propres con-t.
cito).ens, porte lè Roi à repréîenter aux EtafscoM•
bien il ferait convenable de baiffer dHns nosPronnces
les plus méridionales le taux des perceprion1 .
aux douanes qui y fubfüfient, telles qu'elles o!UétE
établies encore fous le regne dn Roi Jean Sobien,î.
En baiffant ce raux , nous obligerons notre graa•e
voifine-& amie, & nous encouragerons & étenaroti$
\ltilement notre propre commrrce. "
4°. Le Roi a tant qe fois expofé aux diétes an
t-écéâentes, combi·en il cfl nécelTaire d'augmenter
la penlion <JUe les uéfors font aux maréchau~ ref•
pcétifs de ~eurs 1riQun~ux~co11;\bien il imported'aC:.
Go gle
'( J Ot )
f'igner un tond pour les penlions des jugts déput~!l
cembien il devient de plus en phu iiidifpcnfable
de fermer des fonds fufliî.ms à l'catrctiendt! gardes
des archives, des prifons & des prifonniera aux.
dilfércns gr~& • & fur-tout de ceux don' le~ revenus
fol)t de beaucoup diminués, ou même tot~
Je ment anéantis, que S. M. fans répéter les déta ili
fur ces objets 1 ne fait que les rappeller aux Etats.
5°. L'utilité affez. généralement reconm.ie d11
projet relaüfaux décrets d'exécution, qui a été
env~é aux diétines de la couronne, doit faire et:.
pérer qu'il fera converti en Joi. 1 ~
6°. Comme ,H 1'éleve de divers eadroiw'dct
pl,aint~, ll".qli~nnées pades enrblemees pour k1
trol!pcs il,c la; d11. , le Roi m:omm~nde aux Etats
d'avi!er aux moyeus de concilitr ces cnr6lemens,
indi(penfables pour1mainienir le complet des troupes,
avec ce qui conviendra à cet égard le mieux
aux citoyens.~ M. fe flatte en même-temps, que
l 'augmentation du fond des lnvilidts ne rencoarr~
Ill aucune difficulté.
7°. L'lndigénac à donner aux Princes fl'AnJûlt
~ de Najf au. , • '
8°. Le$ Co1,1.rs étrangeres ayant divedès foispor~
t~ plainte, comme li la forme de notre gouvernement
ne Jeur fournilfoit pas de moyens de juilice
airez prompts dans de certains cas,où elles croyoieni:
vqir le droit des Nation5 Jé(é, le Roi recommande
aux Ews de pourvoir aux moyens 'd'éloigner mtiereme11t
des plainces pueilles.
9°. L'expérience ,yant fait voir la nkcllit9
d'augmenter le nombre des Sénateurs en Lithllrznie,
fur-tout depuis l'infütution du Confeil-pcrmancnt,
le Roi compte que les Etatl coiif~tironc
à cette augm.cntation.
. '
( 102.
ALLEMAGNE.
.D E Y1 EN NE, le 6 Novembre. '
Quelques !o'.dats .qui avoient cgmplotté
, cle déferter du fort de Pie.if, après avoir
tué leur Lieutenant, ont été condamnés a
la roue par -le Confeil de guerre. S. M. a
commué la peine fans l'adoucir; elle a ordonné
qu' 011 lieroit ces infortunés, cou~·
bles d'un !impie projet , fur un banc où
300 hommes leur appliqueroient chacun .io
coups de fabre; 'qu'enfuite, ils paiferoient
deux jours confécutifs p11r les bagμettes, &
en cas qLùls furvéçu.ffent, qu'on les condui·
toit pour 2 5 ans aux travaux des fortifications.
Les deux dernieres peines paroii1èi:it
,forérogacoires.; car _il efl: difficilè de .comprendre
comment aucun être vivant réfif.
tcù:>it) 1 6000 toups-de fabre.
Comme nous l'avons annoncé dans. le
clernier N°. , les Juifs font aétuellement
Ghargés des Donanes. On fe promet bcjlUwup
de leur· afüvicé ; ils 011t déja é~enté
-.une contrebande ~e 40,000 florins .. L;ur
nation a rern r ordre de fe choifir un Rabbin,
& de ' bâtir. une Synagogue, à l'if!flar
de c~lle d'Amfterdam : c'eil: une dépenié de
I 00,0 0 .::i flmins.
· On fe rappelle combien J'Emperèut, .du·
ram fou féfour à Paris , donna d'intérêt,
d'éloges & d'encourageri1e11t à l'lnfütutiQn
du vertueux Abbé de l'Epé,, Rien ne
Go gle
( J 0-3 )
fralJpa plus vivement ce Prince , que èec
~tabli{femem facré, fomlé avec tant de nobleife,
fourenu avec tan~ de courage, &rigé
avec tant de génie. Trois maifons vienm:
nt d'être choiiies à UoJWlfladt, pour y .
recevoir trente fourds & rnue.ts que S. M. l. ·
fuit in!truire : la premiere fervira à leur loge·
ment; la feconde à leur éducation, la troifieme,
où fe trouve un jardin, à leurs heures
de récréation. Au frontifpice de la premiere,
on lit cette infcription, Swdoruin
mutorumque injlitutioni &· vic1ui : Jojéph.
Aug . .J784. Le 29 du mois dernier, ces Ele-
. ves, difgraciés de la nature , ont tendu un
compte très-farisfaitam dans l'affemblée pu:blique
, de leurs progrès pendant le collr~
de l'année. • ·
L'on annonce une nouvelle Ordonnanèe
qui privera totit Chanoine de la jouiffanc~
de fa Prébende , s'il n'a fait preuve d'un
exercice de dix ans dans le Sacerdoce.
Les Etats de Hongrie ayant offert d'envoyer
chaque quartier leur contingent de
recrnes pour le fervice militaire, & de fournir
8000 hommes au delà du nombre demandé,
l'on afü1re que la confcription commencée
dans ce royaume , ne s'achevera
poinr.
27,000 o!-fvriers ont été employés cette
année aux torts de Pleff & de :-fhérélienfr
tadr, qu'on regarde.comme deux des places
de guerre les mieux con!truites qu'il y
ait en Europe. Jufqu'ici cette entreprife a
abforbé 20 à 2 5 millions. c 4
c • è
r
r-, o.., >
Comme la poudre à poudrer elt: très in11-
t'i-le-, & très -cbere ici, puifquelle y cof1tc
x· flor. _ 1 5 creutzers, on en a interdit l'ufage
aux Militaites , excepté depuis le Porte-.
Enfeigne jufqu'à l'O,.fficier du grade le plas
élevé, M,ême réform~ pour les OffiGicrs c;iyils.
L'uuifo!me d~ ces derniers ell: aq.iout·
tl'hui..dérerminé. · ·
· Le Con(eil AuliCNe. _de g11erre Ile tol.ls les dcf.
P:~rtemens de Corne!fort , .porteroot habit , velle
."1l culotte blanche, coUet & puemet)J .rovg.oa.
Tous les membre~ de la jullice & tout ce qui e11
dépe11d , l'adminiQratidn ~ès mo'1!10Ïes-, de_. ba
panqu~, des mines , ~c. auronc habit, ~h-fC
cglotte r,011geJ ~parement noir. Le dép;arte .. f'lll.
de la police porteta un uniforme gris f®c;éi Be
pareq:icnt noir. Tou_s les Copfeill~rs de chaqutf
dép~rtement ,porteront un ,bord d'or fur la Yltil$
.& les paremens; les Secrétaires n'auront de..-..
Jon que fur la velle; les Copilles, &.c. garderoac
h yefie unie : les Mé<lccins& Avocats fer@t hat>
illés de noir.
. Ces jours derniers , le bafard a fait trou~
er chez un Bouquinif\:e fa Correfpondance
originq_le manufcrite de fEmpereur· FerâiJJand
avec fon Envoyé an Concile ck Tience.
Le Prince df< Kauniçz l'a achetée pQJJt 14
compte de la Cour , à l'inA:ant où un Mar·
chand de fromage allait s'en emparer.
. Depuis !'Ordonnance commerciale de' Sa
Maie!l:é, il fe ~réfente journellement des Ma:
nufaél:urîers etrangers , qui offrent à !'Empereur
d'établir des fabriques dans fes .Etats.
· li y a quelqwes jQ.urs > un Italien fit allJ\oncer à
Go gle
- ( 105 )
Tèrnc(war un concert de chau, qui cha11teroienc
difoit-il, auffi bien que des muuciens. C'ell lur
le théâtre de la ville que le concert devoit avoir
lieu; l'auditoire fut nombreux : on leva la toile
& on apperçut fur le théâtre 17 chats diverfe·
ment habill~. Le Direfüur mit devant eux de
la mufi:iue, & l'opéra bouffon commença ; on
fent bien qu'on ne put long-temps entendre une
pareille mulique. Une partie des auditeurs s'élan<
fa fur le théâtre, & on découvrit que plu·
fieurs petits garçons tenailloient la queue de,
chats. Le public demanda fatisfaétion tl'avoir été
pris pour dupe, & lt Direéteur du îpeétacle foc
condamné à recevoir so coups de bâton; mais il
avoit pris la Cage précaution de fc fauver avec
l'am?le recette qu'il avoit faire. Un Charlatan
donna le même îpeétaclc à Paris, il y a nombre
o'années; & quoique fes chats muliciens ne fuffent
pas plus bal.iles que ceux de Temefwar, le
public PariÎten s'amufa de cette idée grorc(que,
& ne follicita point de coups de bâton pour l'en·
rrepreneur. Il paroit qu'à Tem~fwar le public
n'ell,pas de .li bonne éompoÎttion.
· Une lettre de Hongrie rapporte un traie
a!fez plaifant de préfencc d' cf prie; mais qu'on
adéja conté, fi je ncmc trompe, d'unOffi.ciet
français, au milieu de jeunes gens ivres.
L'économe de la maifon des fous à Waldheim
dans le crrcle de :Meiîz.ner 1 fe trouu, il y a
quelques jours, feul dans la chambre d'un fou,
qui ayant pris un cout~au &"l'appuyant affez rudement
fur la poitrine de l'économe, le menaça
de le lui enfoncer, s'il ne fe d~cidoit 3 fautec
avec lui par la fen~tre. Vivement pre!lè par cet
in!enfé, lt ne (e rentant pas le plus fort, l'~co·
nome lui dit : Tu veux fore ~ne chofe furpre~
e S
' ( I OÙ )
nante : c'eG fort bien ; j'aime les gens d'efprit";
mais je fais un expédient encore plus glorieux
"&plus diffici le : car il n'y a rien d'étonnant à tàu•
ter à cravers une fenêtre. Defcendons & Clnuons
"de là rue da-ns la chambre ; voiH quj ièta plus
merv e ~lleu x ! --L. vous avez raifoR 1 répondit le
fou ; faut ons de la rue dans la chambre, Ainû
échappé du danger, .l'éco®me appella des gens
pour être (p eétateur; ; il fit lier le fou~ & on le
reconduiftt dans (a chambre , où · on ne laiffera
plus de couteau a fa di(pofition. • .
Depl,l is Je retout de S. M. I. ,-il n'eG: quef~
ion· ici que de préparatifs de ·guerre,. de
déparrs de Régimens_, & d'autres mèfures
nécelfaires dans la circonftance. L'Empereur
étoit à Bucte , à l'arrivée chi. Courierrde
Bruxelles, qui lui apprit la faifie de fes vaif-
· .feaLJX fo us pavillon Impérial, & S. M. ne
put di/Tim tJ ler l'imprelllon que lui fit cette
·nouvelle. Elle vient d'cnvoy-er une lettre
·circulaire à fes Minifires dans les Cours
étrangéres, dè la teneur fui vante:
· Vous n'ip-norez. pas l'origine & là fuite des Différends
qui fe font. élevés- en dernier lieu , enrre
l'Empereur & h République de§ Pro1JÏ,11ces-Unitr1
les griefs & les prétentions les plus fondés, que depuis
bien loQg-rems Ce trouve avoir S. ,M. ~·à la
charge des Etats-Généraux, l'offre que-malgré çela
S, M. leor a faite, de les arranger.à l'amiable a.vec
eux ; les conférences qui bnt é(é établies en con·
{équence pour cet effet à Bruxelles, & enfin l'I.llri·
matum, que dans la vue d'abrrger la Négociation..
)'Empereur a bien voulu faire remettre aux Etats-
• G énéraux. I'ar l'inexécution & les violations des
.Traités <]. ue les . Ijvllan1oi.r Ce font permi(es d.i?s
.....
Go gk
( 107 )
t~Utes les occalions qui leur, ont paru favor Jh! es;
h. clôcμre de l'Efca"t e!ld~venue depuis long -rem u '
1.1ne rervicude non obligaîciire pour les Pays-BasAutrichienJ
, & la face des affaires géhéralcs de
l'Europe eft même d'a i)ieurs li différente aujovrd'hui,
de ce qu'el!e éroît lors de la conclμlioh du
f',aitéde Munjler, qu'il ellïnanifel1e que la fiipu~
l')fion de ce Traité 9ui regarde l''Ejèaur, el1 réelleme~
t-fans objet dans ce mornent-ti. L'Enipereur,.
ce·nonobfiant, a été di("pdfé ~ ~·a cèommod ~r amiablement
avec la République, même au facrifice
des _préten tions les plus légitimes & les plus im.
portantes; mais plu~ S. M. a tf.tllo igné de facilités
pour cet effet' moins il ên a trouvé de lai part de la
Répl;blique! On a tâché au contraire de meure:
toutes fortes d'entr<rves ·au füccès de la Ntgociation,
1Et à cette fin on a perfülé l vouloir foute:
riir & fe- conferver une prérentisin , à laquelle,
moyennant tant de contr.avemions aux Tr•ités •·
on favoit fort bien ne plus avoir au'cun droit iégirime.
-Pour prévenir le pr~judice que les Etats•
Gênéraux avoient en, vtie d'établir par.là contre
les droits incontefiables de S. M.I. & pour ne laiffer
aucun doute fur fa réfolution inalté~able, de
s'en tenir aux propofitions contenues dan~ l'Ultimatuni,
S. M. n'a pas pû s'empêcher de !é détermi·
pcr ~ faire fortir d'Anvers pour la mer, un Bâtiment
foû's fon Pavillon , après avoir déclaré a!fez.
long-terns auparavant , comment il envifageroit
toute pppofitiOD violente , qu'o.n oièroit fain; au
libre pa!fage de ce Bâtiment. La Relation ci-jointe
en Copie, contient le détûl de la façon de laquelle
les Hollarrdois [e font pe.rmi~ d'infülter au
l'avi1lon Impérial ,•au-lieu !ile fe borner à mettre
en tout cas leur prètendu droit à couvert, par desi
'protefiations en forme, S. M. I. ne peut do!li:
e ,' '
Go gle
( ro8
envifager ce fait 1 que comme une· déclaration de
guerre effeaive de la part de la République. En
conféquence, elle a déja rappellé M. le Baron de
iB.eijrl1<1ch, qui a été jurqu'ici fon Minillre à laHaye,
avec ordre de quitter.la Holl:znde fans prendre
congé des Etats-Généraux ; & toutei les di{•
pofitions nécefüires ont également déja été faifes.
pour qu'il fe raffemble fans délai dans les P'!J'SB.
11 une armée de 80 mille hommj!s de Troupes
Impéri~les que S. M. fe propore d'augmenter•
feldn les circonflances. L'Empereur fe fi.lue q•e
ces rneîures feront envifagées par toute la p;1rtie
de l'Europe impartiale , comme des foires PJaturelJes
d'une hollilité auffi manifelle, & d'un fait par
lequel fa dignité a ét~ fi grievement blelfée. Vous
Toudrez bien, M., vous expliquer à l'occaJion e11
conféquence de tout ce que dcffus.
Un Négociant, écrit-on d:.i Bannat, a fait
venir de la Macédoine de la femence de Safran•
pour en effayer la culture dans le Rannat. Si fen
·e!Iairéuffit, comme on a lic\I de l'erpérer •°"te
propore d'en cultiver beaucoup , puifque l'irnJ>
Ortation du Safran de la Turquie forme par an
un objet de cinq cens mille 6orins.
D.!! FR.J!llCFORT, le 9 Novemhre.
Une lettre authentique de Vienne parlct
~n -ces termes de la fenfation produite par
i.es nouvelles des Pays· Bas.
« En conféquence des dépêches que le MiniC-
. tere avoit envoyées à !'Empereur par un Cou~ier
extraordinaire, S. M. r. ell revenue fur fes pas, ac
'IBfi arrivée auj-0urd'Fiui 13, vers les deux hcurcf
aprè!rmidi en cette réfidcn ce. La guerre a auffi-tAc
~té réfoluc contre les Ho!lan:fois • fans difficulté,
ou délibérations ultérieures. Le Ptiocc· A tbert de
~axe·Tefchencommanderaen chef une bcl!earmée
Go gle
J' •• •
'
·ae_ . . { I 09 ' • r. • t;o l 6) mille hommes, dont une parue iera u~
'rée de l'Autriche antérieure, fupérieure & inférieure.
Le Régiment· de Preiff, en garni Con id,
fera du nombre de ceux qui font en mouvement
pour fe rendre dans les Pays Bas. Tous les Génénux
&- Maréchaux refierônt ici, & S. A. R. le
Prince Alllf:rt aura fous Ces ordres les Génét!aux qui
fe trouvent fur les lieux: Au !J!.Omenr où celle-ci
vous parviendra, vous aurez fans doute déja appris
le rappel de M. de Reifchach, auquel on v~ent d'ex·
pédier un Courier .extraordinaire. L'Arn15alfaderir
Holland:ois diCpofe tout pour {on départ, &c. "•.
Des lettres de Naples port~nt que le Roi, ayant
vo11lu connbître l'état du commerce de Ces Etats,
poùr favoir fi le commerce.Y étoit plus afüf que
palli(, a fait faire un bilan géneral des revenus
des . douanes pendage l'eCpace de dix ans, & que
le réfultat de ce travail a été que l'importation
excédait de beaucoup l'exportation pour tous
les article> de commerce , J'huile exceptée , qui
feule forme par an un ob;et d'exportation de 14
millions .de ducats. Chaque fchifpfund d'huile paie
61 Cartini de droits de forcie.
L'on apprend de Weimar,-que le ..i7' u~
- incendie terrible, occaGonné par. une négligence,
a détruit le village de Hammerffadt
en moins de z. heures. Il n'en rdl:e plus que
_ 4 maifons, quelques granges , & ta nef de
l'Eglife. Les paavres habitans, qui manquoient
d'eau pour arrêter les progr'ès d11
felt, n'ont ri.en pu fauver: _
. L'Eleéteur Palatin a voit fait venir, en 1768 ,
deux, boucs & cinq chevres d'Angola, pour ri
"bergerie de Doffcnheiln. Ses animaux s'y fo_nt
:multipliées, de manier& qu'on en compte aétuellemcnc
plus de Bo. Leur poil eil f"1perbe , & }?il!.
Go gle , ,
,· (110) -
roh n'avoir ritn pedu de fa 1qualité-par Ieut tran(.. .
~ la ntacio n dans un auve climat. Cepoil efi co~nu
. fous le nqm' depoil de chevre, &fert auxfabtique9
de camelots.
. On a publié à Berlin , fous ambrité, one
lettre éèr ire par le Rbi à l'Infpeél:eur génfta\
de la SÜéfie, où S. Iyi. témoigne 'foμ méconrentement
de l'état çle piuGeurs Régi·
mens dans cette· Province. C efre lettre "é::Lirieufe
eil: concue en ces termes :
Je vous ai déjà dit d,e vive \'.OÏ-x 1 &~}e "veux
vous répéter par écrit, que jamais m0il armée
de Si lé iie n'a ·été ep plus .uwuvai 1':t:tV lSi j1~i1
conv·eni des Cordoimiérs & a~s T ailleurs en
G é~éraux. les Rég i mens ne Cèro ië'n C:pas plus mal
t enus. Le R égiment de Tudden .Ile 'rclfemble ·pas
au pwi11clre ba rllillon ' d' t1n l!, armée Pruffienne.
N orjcireh. ,& ~eh;.v:i;z. ne V<f}ent pas aufii' gra ~
chpfe. Z aremba ell: daps un tel cféfordre_, que Je
vais envoyer un Offic.ier de mon· Régiment pour
I'êxercer. Erla,ch reffemble plus à une -rroupe de
Contrebandiers qu'à un Corps militaire. Keller
a l'air d'une bande de payfans mal élevés. H.iger
à ùn pauv1e Commandant, & -votre Régiment
. til: fort médiocre. Je ne pn1s être content que
du Comce · d' Anh11lt , de Vendpffen 6c du Mirgrave
Henri, &c. &c. '
G R AN D E-B R E TA G N E;
DE Lo ND RE s, le !fJ Novëmbre. ·
Les dépêch~s de lord Tarrjngtan, n~rre
Minill:re à Bruxelles , opt occupé le Gouvei:- ,
ne ment ces jours derniers. Quq)ql\y leur contenu
ne foit pas abfolument pub lic, il pa{fe .
p~ux avéré qu'elles renferment entr 'a~tres une
, Go gle
( IJ I )
offre de S. M. L de donner dés ,Lettres- 'de
marque à cous les Anglois qui e~i. demande.rom.
Il efi: difficile de penfer que nos Minif'.tres
a\1torifent ces armeJllents. On ne s'dl:
point encore expliqué for ce iùjet ; mais en
attendant ' rlus de' deux mille matelots fans
emploi fe préparept à s'engager au fe rvioe
aL\trichien, ~è~ qu~ les. l 1ettres de marque
(ernnt délivr~es.
P lus .de quarante Armare11rs, à ce qu'on écrie
d'Ollend11, mouillent aétuelJement dafl9 ce porc ,
& font e:n état de: meitre e11 1,mer au pre~ier ligna!.
l'ref9ue tous ees vaiffeau-1' , fon,t montes par des
matelots angloi{. 1 · •
Plufteurs Officiers de la Marine' Royale
. qt'.li ont' peu d'efpérance d'être employés ,e~
Anglete'rre pendant la paix , ont demande a
l'Amirauté la permiffion d'entrer au fervièe
de !'Empereur. , '
Le GéoéràlHoward, Commandant en chef
des forces de terre, & le Chevalier Young,
Sec;retaire de;: la Guerre, ont eu le 3 de ce
mois ,,une longue conférence avec S, M.
Le IIJ.ême jour, le CbehHef Harris a enfin
pris congé poqrfe rendre à la Haie. Cet Amba{
fadeur, comme l'on fait, a déja été employé
dans la mhne qualité auprès des Cours
. âe Danemarck & de Ruffie.
:r. La ch:i-r~e de Grand Ecuyer de la Reine,
~· vacante·parla mort clu Comte de TValdegrav-e
•~ a été donnée à fon fils, qui en a fair fes reilè
merd entents à S. M.
~c Depuis quel<sUes i.our~ il eil fortement quefüen
Go gle
( r 11 l
de la rentrée du Comte de Shè/hurne dan·s Te mi·
ni!lere. ~e ,Chancelier de !'Echiquier lui a •
c!it-on , expédié un courier pour lui_ annoncer
celte nouvelle & prelfer Cori retour. On croit
l'expériencè de ce Seigneur dans le département
de la politique , néceffaire au jeune Pilote chargé
d'un gouvernail crès-pefant dans des circonllancer
auffi délicates. Cependant, malgré le bruit public,
Lord Shell.iurfie, .de retour ici ., & après une Ion•
gue Audience particuliere du'RS>i, n'etl 'point t'"'
core nommé à aμcurle place. 1 .
On lit le paragraphe fuiva1,1t dans 1,tne gazette
ç!u parti de l'Oppolition.· , , . . :
«Dans le cas où la France., avec indifférence i
laHferoit les Hollandois vuidtr lt!urs querelles
avec l'Enipereur, la faine pplidque permet·efle
que nous. fuivions l'exemple de cette Puiffance r
Pouvons-nous voir avec tranquillité !'Empereur
approcher de li près de nos côtes, & fonger à devenir
notte rival dans l'Inde·/ Enfin, quoique
nous ayons beaucoup à nous plaindre de l'ingratitude
des Holl!lndois, devons~r1ous facrifier notre
sûreté à notre re{fentimeat ,, l - ·
La plupart_ de nos p.apiers publics tiennèn.t
un langage,très-oppofé, & .l'on a rerμarqué
qu'à Liverpool, dans un dîné de cérémonie,
donné au.Lord Uond Piiî le C9rps mui1icipal,
qui luia fait préfent de la Bou.rgeoifte de cette
ville, on a bu des· fantés à l'Emp.ereur, &-à
une amitié éternelle. entre ce Monarque & la
Grande-Bretagne, Les Comtes N adefii&.de
Stharemberg a!li!l:oiem à cette fête. ·
· On fait aétuellement à Woolwich des travaux
con!idérables. Un très - grand ballin pour les
macs, deux nouvelles formes pour des vaiffeaux
de lif?ne & des magalins pou!.' l' Artillerie. Véten•
Go gle
"• t
{ 113 ~ ) .
-dl!e du terrain ~e l'en a pris pou~ toutes ces
conftruétions à prss de trois milles de circonfé- ·
rence. On a ajouté, au nombre des Ouvriers du
Chantier , deux déracltemens de tio Charpentiers.
Le .. Préfident de la Compagnie des ~ndes a
donné avis à la Cour des D'ireéteurs du t>_rojet
de (ret<;~ un nombre1.additionel de vajffea~x
pou_r être ef?.voyés en Chine .cette faifQn, &
la chofe doit être décidée inceffamment. En
tout ily aura vingt-huit -voiles defünées pour
la Chine feulement; ce qui juéqu 'ici eil fam
~ exemple. Cette augmentatiulli emploiera
deux. mille . matelots de plus.
. Voici un ~ta.t eit~ des. fq(ces navale$ 4~ l'An-.
gleterre ,_d'après les der.Qicrs .-apports faits à l'A·
mirauté. , ·
- Yai.ffe,zwt de ligne , , vaiffeau3: de fO J
. Défarmés ~ . 1 11 , ~ -r, ·
frégates ,jloopr, ToTAux.
_ i4, H• :z.s1~
En co~miffion pour les mers de laGran:le.
Bretagne, u, .a., Il, 59 • !14•
En commillien
Au -dehors 4, f• :t,, 4J• H~
Enconllrudion,;1, z, z.S, 4, 66.
TOTAUX. 169. ;z.. 146. 149. 487.
Le total des forces navales de l'Angleterre eOE
donc atîuellement de 169 vai!fea11x dè ligne, 1~
vai!I:eaux de so, 146" frégatès, & 149 fioqps.
, Très-certainement il a été préfenté au minifi:
ere un projet pour former une Colonie
dans la Nouvelle Hollande, & le Cabinet.
s'en occupe àthtellemenr.
Il ell étonnant , dit une lettre d'Edimbourg ;
.Go gle
( "r4 )
a'cc quelle rapidité les nouveaux bâtiments. té
multiplient dans cette Capitale del' Ecoffe, furtouc
dans la ville neuve. On a fini deux nouveauic
chemins a l'ouell qui viennent abouti!"~ pribcipales
rues; lorfque le canal du For th fera a~é •
cette Cité fera une des plus agréables~ des plus
favorifées qu'il y ait en Eiuope. On fongeauffi
à conllruire un édifice"pou'r n'citre~-u ni~éiîitf, 6
célebre par le mérite & le choix de fes-' Profef{
eurs : ils foht 1 aujoutd'hui fi mal rogésl' & Je
11ombre d',Etudians cf! fi prodigieux. , \qu'urr -des
Profeffeurs fut obligé l'année der11iere, dg dire
fon cours dans une des falles or-OinaiJ~s, f.a1ue
de place po ir rec voir Ces audüeurs. '
La femainé,derniere,. le Marg~is d~ ·Graham •
Chanc~1Per d~ 1'0 niverGté de G)"scdw, lui a·fJit
prétent !fbn'e magtHfique- colleélion des<iuvresde
Jearl-~apritle ' 8t deA François Piranefi, ainli que
d'autres Ârtilles c'éfebres. Cet~e colleétion cli
à'environ ,vingt volumes in-folio , contenant
. plus de ,nilie __gravures du plus grand prix, où
tous les refles de l'anderîne Rome fotit .reprffentés
d'une mJniere fupérieure.
Un grand nombre d'Agens font occupés
aél:uellement à débaucher des Horlogers pou_x
l' Amériqtie : fix d' entr"eu'x s' embarquerent
l'autre jour'. La péine' qu'in_flige la loi aux
(éduél:eurs d'ouvriers dans ce Royaume e!l:
une a1vende de 5Go liv. fr. & une année
d'emprifonnement. Un François détenu-po_ur
ce Çélit dans la Nouvelle prifon, s'eft ooupé
la gorgè ces jours derniers. ·
Selon ks l~ttres d'Hanovre, le Prince WiliiamHenri,
pendant l'abfence de !'Evêque d'Ofna,
brugh, a réûdé à .fferenhaufen, o\~ il s'eJl aua1;hé
( I I j. ) .
à l'étude desLogarithmes appliqués à !'Hydrographie.
On affure qu'il y a fait des progrès très-rapides.
Cette corrnoiffance acheve fon cours d(! tactique
navale pourle prércmt, d'après les in rentions
du Roi Ion pere. On ne parle point du retour de c;c
.Prince en Angleterre; l'on dh au corttralre qu'il
paffera l'hiverà Hanovre,& qu'au princems il voyazera
dans les Co.urs de l'Europe, alliées de la Fa.-
millç ·Royale. , .
" La femaine derniere, ileft mett à Wilton,
_:rrès .d' Yqrck, un riche F ermiernommé Whip1 .
a l'~ge de 1 r·5 ans.
Il n'y i aucune dlfptite entre l~i M"9ijlres d'Anglet~
rre & ceu~ de Fran1>e, rela,~iv'emenc ~nos poCfeffions
fur la coce d'Afric1uê, où 1'on doit. éleve~
un fort pour Ja'prdieélion de notre commerce, mais
fur la reprérentâ1ion é!~ nps Négocians dans cettè
.partie du monde , le grand maître de l'artillerie a
donné orpre qu'il fut conll:ruicfur un~ plus grande
échelle que celle qui avait d'~bord étt! déterminée.
. Veici le précis de ce qui s'efl:palfé à l'aifemblée
des Délégués au Congrès d(! Dublin le
2. 5 Oél:obre.
\ Le Gouvernement avoit faiJ toutes les difeolitions
néceffaires• p9tk ~aintenir la 'paix, & des
·ordres particul'iers avoient été "lionn~ 'pour que
·Ia Garni.Con re tint prête à marcher en cas de be!
foin. Les Magifü:us avoient fait de leur cdté cout
ce qu'il fallait pour empêcher tout tumulte. Les
boutiques furent -0uvertes beaucoup plut.ile qu'à
l,..ordinaire , & ~ 8 heures du matin , les rue1s
étaient pleines de monde. Dublin· reffembloit ,
.dit~on , exaélemen~ à une \rille qui s'attend~ un
-affaut, le défordre ,Je tumulte, la confufton'ré-l
gnerent par-tout , mais au grand étonnement ges
Go gle
( J 16 )
hahitahs , il ne vine- à l'affemblée qae 40 dite§.;
gués qui ne rcpréfentoiont que huit Comtts. E•
confé'luence , l'affemblée prit quelqhca faines
réfolutions fur la; néceflité d'une réformCl padomenrMre,
& s'ajourna au 25 Janvier 17Bf.
Voilà donc ce Congrès affernblé au ODnt
du peuple, fur les grùfi du ptuple, fe-pr~va ..
lant des dtoits du peuple, compofe de~ Délé•
f?Llés de huit Comtés fur trente·fept dbnr
l lrlandé eft compotée. Ain6 ce voeu géiiéta.1
'& tette nnanhnite (e i:éduifeut att fufr~
partiel dn quart à peine de la Nation. On O:en
dita, on iùfo frnprimera pas moins que le
Congrès de Dublin agit pçur le peupk, &t
lui fert d'organe. L'02pofüio.n, il dl:. Tcai,
crie à la défeétion 9cc~onnée par les intti•
gues du Gouvernemen,t; mais à fon tour 1t
Gouvernement criera contre les artifices 8c
l'influence des 0ppofans. A quj croiront les
étrangers? Il ell: une regle ~tfez sûr~ de jug<~
ment en cas pareil. Lorfqu un peuple eft OP""
primé, _10.rfque les loix ont été violées-, lor~ .
que la confervation de la liberté exi&e des
efforts fre!fans, ils font univerfels : c eft la
plurafüe qui fouffre • & c' e!l: elle qui fe plaittt.
Applique~ ce principe à l'Irlande, & rirez la
conféquence.
FRANCE. l
DB YER.S.AILLES , le 1 o Noi1embre.
Le Roi, fur la demande que lui en a faite
le Duc d'Orléans, ayant accordé la char~
Go gle
:i
·•
'( ' I't7 )
de fon premier Ecuyet en forvivanee <la
Comte de Thiard, a11 Vicomt€ de Valence,
iL a eu , le 21 ·du mois dethier, l'ho_nneur
d'être préfenté' en cette qualité, à s. lvl. pax:
ce Prince.
Le 3 l, les Plans cfo la navigation )nté1
rieure de . Bret~gne, ~~~~s~ ~:_ip~ès 15s q1é~
moires.dû Cdmte ..1de' f1fe ~ · pog~ J-Ol[l~re> 1.a
Villaine1 ·âia' Mayehnej ~.à 1a Ranc~, ont
ét~;}'~.éfentés au Roi tial:' 1~s bépurés·Comm1~
a1r!s d<!s Etat~ de ,By t~gn«, ;f,?a iMa,iCM
a •b1eri voti1li ie:s agre·er & en 1tell101gner fél
fai:isfaetiol\. Les Dép.thés' étoiei~', "po1.1r l~
Clergé, l'Ab'bé "C!e 'Gioyon: Ghypoine .de
!'Eglife & Vi2aiflf 'gk')'i.~r9l c!~J'E~êché d,
Rennes; pour la NoBleffe, le Çomtede.la
Tremblaye ; & 'pour le Tiers; Etat, le fieur
Robinet , Avocat au Parlement, Echevin
de ·.Ja Communauté ae la ville de Rennes.
Le Comte de Piré & le Chevalien:lu Dezerr
feùl, Capitaine au Corps· du G~nie, Confeil
de la Commiilion, étaient joints à la Députation.
· .
La Comrelîe de Féz.enfac a eu , le f de cc:
mois , J'honMUt d'être prffentée au Roi & â la
Reine· par Madame Adelaïde d~ France , en
qualité de Dame pour accompagner cette Prin~
ceffe.
Le Margrave d' Anfpach , fous le nom de Comte
de Sayn, a été préfenté à Leurs Majeltés & à
la FJmille Royale, étant conduit par le Jieui To-
1inan, introdu.êteur des Amba!fadeun. 1 Le 7 , le Comte Louis de Rochechouard a
. ~rêté ferment entre les mains du Roi, en qualité
~e Gouverneur & Liewenant·Général de l'Orléa~
Go gle
'1
( r18 ) _
nois. Le même jour, Leurs Majelléso& la Fanu"He
Royale ont donné leur agréμient aii màriage du
Baron dp Monteil , Lieutenant - Général des~"!
,nées navales, avec DemoiCelle de Sabtl\tl• i
Cc jour , le fi eur J ea urat, Membre de l' Aca~
Mmie royale des Scie nces , ancien Profc:lfeur
royal de Mathérn lltiques , & Pentionnaire de l"E'":
cole rb jlaltt 'm!li:<ifre ; cliàrgé par l'Académie'-Ife
de calcuter chaqlie annéll la'Cofinolffa~ce dés !I'ifi!~
ou la Connbiffance du MoriJleme'flf del '/tjlfér ;rpi:süi'
l'ufage des A!lronomes & des Navigateurs·, rit
/ l'honneu r de pcéfenter au Roi fo'l dernier-evolumc;
pour l'ah1lée' 1 :181. C'ell 1e ~d 6ùl.1erne qU-tir dônnp,
depuis r77'{;' qu'if' a é ~é' th a r'11é dchet immen,fe
travaiL Le Getlr Mellhain , •égaÏbuent ~t tî\êaClé·
mie royale des .SCiênè'és", do'it lJ ec>(oifttnu'e\l", ite
premier' \'lolume qU<: l'Académîe ~publié, l'•~C6
en 16119. • ;. " «- 1~f·' S," •,
· D 1ii P .1( R. I s, le I 7 No'UemltJe.., ··
' M. le Comte d'Oëls, rcvenû dè"' Saint.;
:AOEfe , mardi 9 du èourant , cil: parti fe
, même fo ir de cette Capitale, où il ne laHfe
que des admirateurs. Ce Prince empo!tC: cfos
regrets univerfe1s, qui ne s'accordendjàmtis
à la dignité fé:.ile. Les agrémens de îon ef..
prit , la politeife de fes manieres/les'égards
qu'il a témoignés pour rous c~ux .qui )'ont
approché, lui ont captivé les coeurs : fes
grancles qualités de ce Prince, guerrier &
f> hilo[G>phe, lui avoierrt déjà affuré les fuffia-
- ges de l'Europe entiere. On fe plait à répé-
· ter, & il efi piquant· de cortforver quelqties
unes des réparties de M. le Comte d'Oëls~
qui marquent la délicateife & la vivacité dé
Go' gle
·-
{ I J 9 )
fon ef prit. En prenant congé de M. le Duc
de N., il lui a dit: j'avois pajfi la plus grande
partie rie ma. vie à dejirer de voir Paris, j'en
vais paffer le r~Jle li ' le regrettet. On affure
qu'étant für lè cham;p"de b~taille ' cPJvry,
:flue Bergere apofté~ lu!_ avait pré(èmé. une
branche de laurtet, qu il eut la rnodefüe de
dépoter' fur le ·pfétl' e.fl:a1 de là Pyramide,
érigée el,1 mémoire de la. viè1oirt1 de Henri-le-
Grand. ' • " } u.
L'Aibbé At1be~t.;a~.aqr (lônné fa derniliiqn
· dè la Cl!aire d~ 0 l:me~ature françoife au
College roy~l, le Roi a bjen voulu lui accor~
er des. lettres~ de vétérance; & Sa Ma•
jefl:é a m'lmmé à tette Chaire, l'Abb6 de
Co~rnand, Chanoine de Saint-Fargeau.
- C' efl: d'aprèsunenotice quinousaétéadreffée
de Beauvais, qu'en parlant du tranfport
.cle la Statue équellre de Louis XIV, nous
avons dit dans le N°. du 6 de ce mois, que·
· çe~ Monarque ayant donné cet'te Statua au
Maréchal de Boufflers, par 1'aél:e même de
.donation elle devoii: être transfétée dans le
ftége du BaUliage royal le plus voifin, en
cas qlle la ligne du Maréchal vînt à s'éteirl•
<lre. Ce récit n'étant point exa6t , M. le
, ·comte. de Crillon nous a,,.priés de le re6Hfier,
en nous apprenant ce qui fuit;
Cette /latue ; ouvrage de Girardon , devoit
'. originairement être érigée dans la place Vend&
me. On jugea enfuite qu'elle avoit des proportions
un peu trop petites pour cette detlination ,
& GU-ardon eut ordre de travail.fer à une feçonde.
Go gle
. ( 110 )
l.e !\bréchal de Bou~ers olttint l'agrémçp_~,.
Lours XfV , pollr faire 1ransféret1 cettst~
dans fa terre de Bouffiers ; Be la m ériger~~
emplacement qu'il avait c;hoiû pour y ~
Chateau magnifique. Ce projet dt rellé t~
cut!on; tette terre appartient ujourd'hlUA.
Comte de Crillon. Ayaru trO v.~ ••Ùlll !"-i!l~
monument étoit déplaci dans un '~~~de
fon Parc, il a cru ne pouvoir mieux re~,.,.~
·int~tions du Maréchal de BcnHBcrs, tJi'A
mandan_t . qu~ cette ftatu~ ·frit 1~a~ff~
l3eauva1s" , 81: ~ portée d'etre 'acbiiirbi
plus grand ..17ombrc de }7rançoi.s. C'ct\ . -~1':1+-_l~
licitation , que M. l'Jntendant de Ja: GC "
~arjs a .obtenu du .Roi la pcrmüliqll
transfërcr cette fiatue ,du Yan;. de Bo~
jourd'hui de Criflon, .à Beauvais. ·
P'ar an AHêt du Confeil du Roi~· -du
O&obre dernier. , S. M. a accgrdé la ~
cipation a~ commerce des Col~nics .~
fes de I' Amériqu~ , à to1,1s les portS ea èJij
de recevoir des .navire-; , & . de faire def!
mem~ns pour ces Colonies. Le difpoÎOOi
fecond artide de cet Arrêt porte :
P.érrnet S •. m:. aux Armateurs & Négoci
fon Roy11urné de faire les armemens des :Najiiil
defHnés pour les ffies & Colonies frani;oircs • ~
tou~ les Pôrrs qui pourrônt recevoir i ll}O~&Ï
marée's des" Na<\'irés de' la continel'ICC de Cent .
quante .telfneaulé :' veui en conféquellce., .8a
jc:llé.~ .qa-'ils jouiffent; pour les armemeii1 ~·
fcr:om dans' ces -Port~ da: bmffic~de-l'àidi~
8ç des •aumr privileges:8t-c,xetnpti0t1s-poni!
~l\t~rei patente~ du' mots <f,A~ril 1/;17.' a~~1"inn
JOU1!I'ent &.. doivent en JOmr le~ : Negc~lldS ...
Ports admis à cc commcrce->' a.(lx cond"i1ioassiiit;
, . t . ~ , confodr·
Go gle
( 11 l ,
'Conformer aux difpolitions dcfdites Lettre; pari"!1-.,
tes & autres Reglcmcns pofiérieurs ; & encore à
la charge i;ue les Négocians des Pous, qui n'ont
pas encore fait le commerce dts Colonies, & qui
voudront profiter du bénéfice àu pri Cent Arr~t ,
feront tenus d'avenir, rrois mois d'avaJ'lce, l'Adjujicataire
des Fermes géMrales, de l'intemion
oil ils font de Ce prévaloir de la f.ic\lhé qui leur :Jl
accord~e.
Difpcn(c Sa Majc!lé les Armateurs & Négo•
cians de Son Royaume , de l'obligation qui leur 41'
été impo(ée par l'article Il des Lettres patentes
du mois d' AvrilJ 717 , de faire dans le port de leur
armement, le retour des Na\•Ïres qu'ils auront ex·
pédiés aux Hles Be Colonies fr.n~oifcs; à la ch<.rg~
11éanmoins- que le retour dcfdits Na vires ftra fai(
cbns un des Ports du Royaun;ie , ouverls au com~
111erce deCàites Colonieio
Une autre Déclaration de S. M., dit1:éo
également par l'intérêt du·commerce, exclut
de la concurrence dans les faillites lc9
fujets du canton de Schaffoufl , ainfi que
ceux de tous les Etars dLt Corps helvétique,
& de fcs Co-alliés, où les François ne font
admis au paiement, gu'après que les Nationnaux
ont été fatisfaits. Cette exclufion
pour les fujets du Corps helvétique & de fes
Co-alliés , cft cependant modifiée par lei;
arr. 3 & 4 que nous allons rapporrer. '
Les citoyens, bourgeois & fujeu des autres
Eca!s Helvétiques, & de leurs co - Alliés qui
feront incére[és dans quelque faillite arriv~e dans
notre royaume , ne pourro1u plus venir .i CO!li> .
triburion , ni être colloqués au rang de leurs
crda'ICCS par concurrence avec nos fojeu, qu'en
N°. '47, 20 Novembre 171..._. f
Co g1e
.·
Go gle
"
Go gle /
'
Go gle
(
Go 3le
I
Go gle
_\
Go gle
Go gle
r
Go gle
( lf? )
~ifY'ement oltérjeun , ,JJe! l'a~t recfui.:•
:IMi; par cette raifon je fuit en dPO;f .de ~Oflll~
lute ~ ltur lilcmce t qu'elles t>1Q11' $~1 ft'Qltvf
4an; ma cond\litt q{1~ métue. l«u.r ·dé(••·
tion, Je n\n,-Om mo!kroiJ p;.s enci~" · ~. , H.!P.
ft l'on1 ~ r:~andoit d!;p~is que}q110 OlinPt ~
j'écri1•is une lettre fecr•io i 14-~ J4 V~Pl
.çoftlte de Byla11d ~ en lpi otd()JJn'1JJ:r4e:iDI pa
f'ùe voili; pm1r~.Brt11t t:Jon-oW<tftt ·Wr9Mfta
fon~nus dans fa tétoJution, ptife. :4 ~ •f'M>'PI~
·;V:. H,•F. le 3 oa~ore i~h. ~111J;iL1JelPm4111it
cette leim: a\lx_ Seign~uts'Co~itt•llt: \-).fi.
f!,, ,Pl'.l\Jr l'eX;amMJ9e cr..tte ,llfaY: 11 JO'! ll·nS:
Auffi Jong-t'pm11s tp1'on s'§ll ·1';4tft~rMwslMM
Cès ac~ufatio1is ;;~né~al(.s~ .d;ins 9es in. lin,~tio~
J1aîard f' , Je les ~ i ~eda1~é av'éo t~ùt}e··~~2r1s
~q\ili;lles mèritent"~uoiqu elt~s hl~ 'un) étYUt
fenfih1e; tn'ais J' prHfot -qu'ob l~s 'J"lblit. Hec
affiirance , fans. t\i!Iimu1at '.on , & qu'on me
chargec e.nÇo.re ~'un. fiait -, \ op'po.fü_ au!lr .. t'Efo~iénç
\te V-0PH.atff~s· Pu1lfatices , '}~t ~ru '11tm~lrt
_que l'atrocité ù\uhe Il malicieufeL acevflath
foit c<lrlaue de ]a, nation .entiere , füt1i. ifiôbc
·p11ifqu'on les divulg11e da11s dt-s Piipiers...ncurttitii.,
diftribues'fous aùtorit.t pubiique. A cet effet, . ~alai
1m mè di(penfèr pfus long-temps tle l11s- potttt·
fous les yeu~ pe1V. H!. F. ~\'te férieu(è priere,
que ra:c ies itrtput111io'n.s détailiée ê'i-deffoe les
- Seigneurs Corni~s de V. tH. P. poufltti. ·r11t8it
~xamen 1 lôient requis lie Mander~ Vi.:'ff ... ~ û ·
une lett re, de maniere ci·deffus mentionnH ~
:annoncée dans les papiers publics, comme u•
fait 6u q11elqu~ cllofe de cette natu~ leut.i ~~
tevélée ou produite par le Vite-A.mitai C..e d~
JJyland, ou quelque autre ; a6n qoe LL.· HH ..
PP• (ce qui doit fe faire aff'urément ) étant ~on•
Yaincu~s par le rapport deCdits SeignellfS ~
Go gle
.: _.._ • ( " t H )
..m1W5' ; lfteuillè!I'! bkn prendre"te1Tes -mefu!'"e' i
• que ~la ltarîon emivré foit alfuree <le · là fauifelé'
de cette- indigne itJctif.!tion, d:bnt t>n lm~11 chtlt'g é~~
n,~te r~~t d'autres, itlé''mes êffbfts p6ur le Liiett
ôe la pat'Pîe ne foien(·plu! atraqU'és d' une ma.
lliecerJiufTi odielffe, &'. ~ qu'on •ne 'les rert~e l_rlus
• fufpe& Ob tnfr~ilfux ;i, •, ,, , ~ t 1
,;q Sar ~ubi l!}>a t • d~lbérê) Lt.fHH.! Ffl,. ,ont
re~er-eiê s .. !Ar lie tladite,~oïl'?lîtion if& il al écé,
ctôU (il1~;n &' arrité qui!' tÏ}pit> ÛHh!~ ' ~rb@ofi'
tl-011'.ftlfa tttn1fe entr.e les main$ des Députés dl:'
Lfa rf':IH, «PP. , Comitéa pour les lâ1faÎt-41 de
;; Jlrdl, pe>ur faire par9'ènir.1eurs ihformlttions &
~blairéiifememMl LL. 'HH. PP. _ 1 J
~CJJ~~~1J 8~~i 1 Î~ é'~i\l~s ~μj ~dltr~p;~~qin·
; " pot~, l fülll~, et% ~~~-:BJls ~ ~qÛ~lfW?F en.
7 ~.<; fJ 9Jiomme,s ,qtr~aifs'1 dom voicHed1,1tail:
ll!fenrerie. ,
. tes Régi!flenS' de~~ 1 Kiz~Rir{ ,.1 Clairfrzyt ;
'V1èrfet , .Murr.qy, B'enâer • -Preyfl , Làtttrman •
T~rcbmeijlen, Migani & Tillier; de j>lus, deu~
l>ataillons de , Croates, avec 2.86 ch.iffeurs, ~ 3:.
•• 11,rrilleurs 6 .. bat<tillo~ dé milices, le\.lé,s fut le~_
• J,i~ti~es ~ 300 t>halîeûrs- du Tyrol , un, Corps de
~Qo àutfatds-, & un ;iutre de . ~P Hoùllons.
, , , r 1 C~alerie & Drqgons. l ,1
. Les, Régimens d:t Cobourg, ne Toftapne, , &
éf ifr~g, .avec quitre d.ififia(IS BE leurs èfçadron.t
~, de ~.u·ervé; ,let l\égiment de iyur<nfir ~V<;~ cinrt
di.vifi11ns. '
AttiÙtrie~ ' ,
Un Corps d'e mineurs , ull de fape~s & urr
~c pontonierh un detaeheme.n~ d1ingi!niturs, l!t
~ comp$gnies d'anilléurs, av et det cal)on<; de fiege.
GénétauJI! de ladite Armle.
MM. les Gé'néraux-Majots d' ~Iron, li~ Stade-8c
Go gle
Go gle
' ( 135 ' .!tf.~ nullement foupc;onnés d'une ~ggrep!:~n llo(..
tiJe, qui !"Il.Ur •oit 1r1t d'aut._ant IllOl'ns>artribu~e,
~u'ils fe ti~mwm ~}ltiçr,~mèn> lrrftfpçm(l.\ple des
fHifes 't1tç les, ~éo~jlrches.<le. S{ .\Y[ 1Jiqp. 11.our~ont
, . oi~ p'1r1la 1:1J'l-O~ere dont.ll u1 a pl _qe coplidé·
rcr' cerce" affia1
1're _' , " 101 1 ~ FJI I·I
M 111. p" , . d .lu ,., '
°'[j t, Ta. ou ICUC .Je~tOlll . e DO'llVOJr erre c. ), r, .i; 01.1. 1, 1 ~\ n >b~ ,, ,~ . r..t~ )..,
tenue comme P. a. me ag1u~ ive: "perftll:e iou1ours
a<,'1.fHsr "·~ · d1•_.f;~' ~1",1t.1,~, ns fp!a 'c"l fi q'rîte ·sr; rp:.u.s ' fi ' 1-1;.r. • 1 c.es ;-i'P •
titi,drl~ h'oi1r ·)1ialheureufe1nenHù1cuae rnfülence
fü'-t l'er'prif de Sa 1\taj. lmp., qu<>i<JUC les Erata
.n'eht pardent poitlb en.aort J'efpoir1, Elle J"e trou·
vera obligél! , à régrec .. .dt! fa~re ufage des
.-mpyen~ auxguèls.,elle t:ll a1,1to,fj(~~iP~ le1droir de
Ja nalllre .& iles ~!litions; C_fpétallt g;ie )a p'l'Nei.>tioq
di viné & l'approbation de~ l"uilîance~ · ne1\·
tr~s fouriendron't la JétJrireHÇghi.nlb de fes âroits
incontedabh:s, » ·
Fait ~ ,Brl.ixelles le ~ Ottobre 1784·
Les 5 o mille hommes qui no:Js anivenr;,
om ùn gros train d'artiUuie t ils font tirés
dé 1aJBohême t de la Moravie r de la Ha11te
& fJ!Hfe·-Alltrlthe; quelques batà!llons de la
·~. a; rnJfon. d'eV. le!)rte en fçn'\( _a~. Oîpatci_r_,&
itJroijic re01p.lacé~ par d~s/fo. ùpl!s de'tà ttonM~
~ d;: r.Autriche wr~ri~e : qn 'fia ariffi
lever iles corps francs, A,yçc JC$- leîtr~s de
'I'àppel-,MfleBatondoR-éifolM a,reçH l~ .ppnvoir
d' éxpêdiér des Lettres de ma~que ~ pour
fhrre l::o'l!rir für !es vàiffea~n~ · Hùlktndois.
n ,~/.1S. lij i:J;in~e\"é')t~ f otitlcn qÙ .te" troU·
~ent cl~iJx Etats conz i g~s, avec d.es troupes
Lttès-voifmoo les untl$ .des at!ttes , chaque
jtiur paur: idonner ·!ieu à,_des incidens allar-
Go gle. - -llrtmans.
'·D e ce gentr e1 e1A6: c)e l lÛ qu,e· ~, ~
uné lettre d'Anvers du 9 de ce ~oi. : ·jf' 1 elt dlt : i . 1
j r -
.Npus -:tton~ relu :\Tl! gue l~~ ~;nif-0~ ~
Forts Lillo , Fréwi'd!enrï & ~rulsKTiw ~
f.tit dans la nuit du 6 au 7 'une invdl'i81l . rt'CY6f"efllrie
terrirnlfo de Sa .Maj. lmp!, ·~ ~~ ~
enruite rot'nptl !e-s dlgàes dé~ Mder~~effW
rons poirr Il'! înond r; 'pt:-nd~tst oe lehi5t!"4mi
l'obfcurité de lit nuit les canom dclr;~FQr'tll~
tiré , ainli gue les va~fte;n1x dt ~Fl!h'rr#l ~
s.afiingen. Les .a\fant·gardës des troupes~:.:
r1ales fe foM tt,ufd fous l$ ar~es !t ftSm.
nues à tr~cr eette:.ibvafiort. V1.'lik ~Jl1*>4raèod
-été appo,rcb<à, ,M,_le }>1"iQcè'd!:.!LigJJtct ~'9itf#llt
nietcllt' en m'\r<:l;i.~ une i.w·5ie d,~ la1gatnifPq 11 ~ve Viile, ; ce P1ince patiil: vej:'s iμ)nultj, 1
donna (es ordres aux po'lfes a~ancés 1ur~v
Zandvliet, & Viwc-Lillo; lep, f!oltand1ois ?~
r~trograde 4ans l~urs Forts a Eres quelques ~9ü~
ur~s ?e pa,.tt 1&
1 d aufrf '·~les rrô.upys ,; a!n~;1J,.t.ili
le Prince' font reritres ICI 1b ·7; 11 n''f a -~ ~l.
fo,n,ne de tu'é ni bleffé; _mais' (ajoute ]a ~nt~ 1~~
tre) nouvelle lumiere acquife fur les ag{reifr'o_'i,!\I
holliles de la part.de la République •. A liefkenthoc'<
r, les Hôllàndois' ont ' auffi mis lei enviro4-
f~us ~ Péhu. J "'u ( 1 1 ,vr: 1 ...
D'am)es avis ?.lut ê0~rr~i~~ f~riE1tfpe;i~ 1wt
lemen,t)'ino1;1fi5tt).QP.:P li4lfHl1trti.,e ct'e~.PS!@P;v
une éténdtte co11Gdériil<>~ qç; ÇCj • c;~nUJP, ej
déja fous' l'eau: tous fes. habitans ont éoe
forc~s de l'abandonner.)' .
l
Cet événement occa'Gonna,-l\t\e, a~mW•
extraordinaire de LL. HH. PP., Dil,l'l&Jlabs
Go gle
( I 3J )
au (crir 7 dù <:ourant ! M. de Hardenbrock,
Gouverneur de Berg-op-Zoom, rn~n·da que
le inême jour, à 3 heures du matin, un
E~près envoyé par le Cap. Volbergen, de la
fr'égàre lâ. Polttt .x:, fiatl6nnée fur l'Efcaut,
. raY-RNilio~1\1é q~p 1~ garhlfqh qe Lillo aV'6Ï~
tif~ e1J pgpal hù1t cocps de canon? le -6 .~
h~~t heures~ 4,u ' (ojr ; .q_uc; depui~ ~ jufqu a
lmfiant de fan acrivée a Berg ôp·loom , .il
a voit Mtc:mdu. le canon du méme forr-,. &
vtt les feux de fes fignaux.
-L' a chçollfi!tl1çe ~onne \ln grand in:érêt
au Tenou.vellemdnt. de l'anaion T rai.té de
iubGde ,,,entre 1\:s Provinces-Unies.& fElect~
ltt· dé_ (%logl'l'é, ccmimeLE\rêque de J\'1\tnfter.
Ce' Traité efr !u'tjo!.ttd'hui fl~1ié ~conçu
ep ce~ tem\es : 11
•
"Toujours 1p1i4és pqr les mêmes principes for
Jè'(~ue!s font 1on1t~ hs traités antériéul's , &
n'a)'ant en vue '1ue ceae atnirié fi intime & li nat~
rdle qui fobfüle0 déi~ depuis li long-temps entre
les de.üx Etats i LL. HH PP., le> Ecat-Génét;iux ~
d~s P(P.\'Ïrices Un\es, 2intf q't1e S. A. S". ~ Eleéto·
p:,1c Cie Co1ognt, Prince Evrquc de Munf!er ,
pour s'en do11J11er muruellemcnt cle nottvel les prl'uves
,'-~,nrnihc?,.nres, & !'Our en agir en bon; vo,fins
& â.J1r~, fbnt ct>rwehus que S. 1\. S., E!l'l'iorale
de C:<llogne, aux1tritme's condirions ihférécs dans
le rtai'te de li!bflde d>} 29 Avril r7Si, d~puis le
Jlremi~r juf-qu~s· &incluli,..tmelc le li'xiemc Artïcle,
cntrc1iendr2 encore deu" Régimcns d'Infanrerie,
dans fes p~ys de Cologne& de MunAer, aux
ardres de la lt~pub!ique, avec cette condition cep~
ndam que, fàns le confente:tnent de S. A. S.
Elcétoralt 1 Leut'$ Hautes Puiffances nt pourront
Go gle
Go gle
• \(139)
. ~~çtl de nos ~auts $i1,1yer•Îllfi, ~v,QÏ1~ Elr~«~ 8-' Ggné ,ii&rtF.1p1;ffence convention, eny ~ppofande.caàhec
_ ~è1 no~ armes. ,1
;, , 1
Fàit :1 BonneJe •wO&obre 1?1J+ ( L. S. )J. de
'Jigsübeflge• (li S.) N.B. de G)flimcli. o · · J
~H J J" , "l. i . o"
) s, L%rHl:i. !.'R'. 0nt":urm, lei~ de-cé' tno1s,
1-ai'Wot~ 'fùi\raP1ta · envdyêe«~ roM l~s l\~i.
nittte-S èle ldRêpub1lque ctàns Ies'leoâ srécran-
~éf ?q J.• ( J 1 ~ • '
• <:>~i lQ éf } ' • .J •' ''\ r dé A L.t. , ~ ~ïa 1 .t~ egf~u.,.u 8l a~~e~e, qu 1 1rt;;l pccJIC
-~~~ .· t·nnp, ~·'1cp~s l~~ MH1JGres de ot.~ li'.tar-eode
e~re ~ Otff ,,f.UX. CS4:lr~ refp«éljV'(~ ~~ \§tt:r lWf;l.en~
, ~(}~ a. .vv~ ~,.,~.~1~ 1:/n~~i~ .8t4è~1?n~:,pg.(lib!.Qi '·que
~1;_1,p )fl, .PP~, 11ru;· \J9fi Çcue~f& Pli :qv~.ieJ!1un,gt·
, an~, ini. ~on~ly... A l%11;1nLl11~.J!H~J~t1Vtet J C.11-8 •
avec ù;' fyl,,fihillepezy, Roi cl'f:r11agn~, vn tt'aité
cl,1:.~;ii..'S: par py elle (9q11déqlar.;~$ Eitlft libres &JoJvi;.
·aû11 i .Pr• v~fr; & Pays fur ltfiJtl~s Lui Seign~
ur Roi ne pri~ceruL:rito.., ni.your k p1t{erzt. ?Ji pollr
1'an-pir, fP\llj 14Î ou fes Sumj/tlU's (,. Ve{aendans,
8ç i:ntr'autr,es , par Je quatori.icm~a.ri.iele •u mênie.
Triji~é, efi exprellèm.ent ilip1i lé, que r E.[caus
\ Jer+icenμfermé du côté de LL. Hfl.>PP., ainft que
ladite riviere a été 1 ;\ cet e(f~t , tenue ferm,ée depuis
ce temP-$,. fans Îl)tetfupii9n, ,par deux fQrts
nRmmés LjUo & I.,iefkenis/iufk ~ .ayec )'alfûlancc
d'un o.u de..pJuii~llrs .Yai§eoemdc Garde.
' Qtfe 1dans cet'foterv~lle 'tL. HH. PP. 011t ae.I
cédê 11an 1701 à i'a11iàlke' ?'ai a ~té cànclue le 6
Septembre I 1-' ;•entre S. M. I. A. f:.!opoil Premi•r
& le Roi de la Grande~ret~ghe, & cela principa· -
lément dans la vue , comme Il e!l faj t expreffément
meniîon pat ladité Alliance, d'obtenir par-là une
. Birriere convenable pO!:!r cet Etat 'dans les Pays-
Bays Efpagnols, aior's ai~Ît nommés.
Go gle '
--~----------------------
Co~
:~
tj
If ,
"L'i
1n
:J
Go gle
'
( 14.1 )
incell"amment des Commiffaires qui s~a/ürnlJ~
roient à Anvers dans le terme ae deux ~o'iS', :l
compter du jour de la fignamre du préfent Traité;
pour convenir cnîemble fur tout ce qui r~gâr<lè
l'entie're exécution du Traité de la Barriere,dtii1 _
N overnbte 1 '7 If' & de la conventi9n ultérielire a.. .
l.l. Décembre 1718, & part1tuliérerriea(CJJëf?ti ·
pour y conclure un nouveau Trl!ité fnr le- CQnt•
merce & fur les Droits , quant h:e qui regaidd~ ·
Pays Bas Autrichi'elis, felonrl'Hprtt1de- l'Amdc:c •
:z.6 dufufditTraité de-1~ BarriéV~.· ~01 :0 .2~m~1
"" ta. Firi au NtlmMi procli.am. -~ ih 51;t
GAZM'TE ABRÉGÉE ~ES TR'l,B'UN'.A!ti~· J~ h
F'aflenlént J -d~ 1B1mieau:io~v_.:;,;;, Ch~ihbfe "'d ~-: '
> , •qni '11.' 1~arntio1t!?b 'm. 5' '~1 .c ~nr.
' Cétre C.tl~ml>ré a leh'i1thé. fêls'l fean2'éfp'2i:"iite',
affaire, dans hqhenè 11 h:e s':\8:HfoH ~tte~ Phiief-i; l
diéiion d!l"?. Notaire~; cjlri dt1nli~fd:iieifl:~a ê1re"ré.t -
levés; mais Ml le Pro~ur~ur· Gbtlral , M,. Duaon [e ·
fils, qui a rem'pli à l'audiencè les 'foriétions du Mi~
nifiere public, a donné à cette Caule une célébrltéi
à laquelle elle ne fembloit pas être defiinée; 'rdi(ce·
il efl: vrai de dire qu'il n'r:fl: point de lujets. asr'f-r
les pour qui fçait les tr;iitcr. -- ' ·
Non fumum ex fulgore ,fed ex fumo dare lucem,
CoRitat. Hor. Art P"oet. ' ' ;,.
. Un ·cuté -dti Dibcèfe àvoit, r~nd1-1 pfainf~ 1èft ·'
clitfamation c;ofitre un <le 'fel(.a ~RS'f,1i1lr~,IÜ --
port-0it potlP' pret1ve -un ad:!!~ . d:flfsl11 -e1 ·tfe '
femrhes i lu1 déclaroient avoir'eru e~~ê' J!I .. r
ce mê~ p»tûculler, à pr~pa1er CQ .ftê ft1 1 «
incl.llpatioia ' grà~éli..,l}\Îi· aurbit" fdutrli ' nl~::l''
une plainte poi'~1le ·an,t. MM,' les Vtc;ii'rês'~-"
néraux. La Chà:mbre aè la Tournelle èh ·p'fbQ."
JJonçant contre lê Ctü-é & fes- 'Pardiffi'etis ,1, ~· d\:'. •e
creré le Notaire qui ùOE pr"ê~é a faire }etêtjft'.e
Jan• fon étude, p~nda1u·'fon abfenèe, 'ùgl·â&t:
Go gle.
{ 14~ }
diff~mrtotf~· Le mêl!l~ Arrët a décreté celui qui .
a rédi~1;;iélt; 11our Con Canfrere abrfnt 1 (ous Je
prhefe,qu'il en .a y oit été prié .Pa;~ le me . .e Qua.11d
» l~~.pa{{Ïon,>, qui l!gitc;nt )e çommun 4~ bi:irn·
:n {l'i~ 3 QDt pén~tré dau Je Saq(t\l'lirg~ dit !'0-
» ar~~I:r elli:s y ;icquierent, à la. j1ome dei~ rdi,.,
ifo9 t,JJil ~!llpjre prqp,çnionpé à l'é1endue &
~, ~iW~4'tet~ clç; Pflp<jiJ;i.çs donf elles ont s:riom-
,, l:.. '/, r;;-' . Dulpif entre Çn(ait.e i:\ans J'H-
. po cft'f:11ts ;f}il~f91àliJ .çpnd11i1e dfl~ .dc:uic Nota1Tes.
Ôn a remar41J,é en. c;ct enùroic uni; rapidité
de narra~iç" ~.μi a fa\1Vé tc>ute la fétherelfe
d'une dif~llffi,o_p-1~9 preo~urei. A.prèt J,s 'IVoi'c
fucce(livcws:i;t cités p.u !1'Ï~ du ';rriqunal.., il haJance
la gravité du dé~~ qu.i t\oit étre imputé à
chaliW1;~l<; il fai\ rr;Jfort.fr ;iv~mage'l.1fe.Rlen t
l'atr.O<;ifé de celui quj ~ <i~l.Jfant ~e, J'<tfcc1'ilant
que tre11te a1'$ d'Herci.c~ doivent lul1t1? nJlft wr
fun Confr~re 1 icun~ f!l !Ms el{péritnc~ • l'CJt·
traîne à prérarct le faux .;ipquel il (e ré(~cvoit
de weme Je complément. Rappeilant cnfuite
ce qpe l'un & l'autre de ce~ deux Notaires pou.
voie.,nt pré(enier de conliqéra1iQns partic11lieres,
capab!rs d'intérerr'er Je P~blic, & de flé-chi.r !~
févérit~ des Ma.gillr<U$: 11 dü « qve ceuic qui
~· pourroicnt êm: émus par çl.e~ cpnfidéc.ttions
~' éJ.ranp~r~, jettent avcc.nounrn c up d'oeil
., tijJ:' l'1mpomll,(;e desfo~on~ du Notii'tCi {su.
~la. ~lation î~édiate de leur miniüerc •vec
»le. repas~ la (aci4~ tou~ç entiere1 -~ .Liet ia
~>familles entr' e\fe' . {\21,' )e ]Joeud ~ pl11t iJnpcr.
,., ta11t de Lâ (ti;r~é civile; "tff~rçr ~inG l'ét;a.t & la
~ forjune des Ciioyens ; con~i;vcr ~x uns la
,, pr~ri~té ~es 1-..iens q~1'iJs_ ont ~lli.s, auJÇ au.
'" tr;es le pnx ,du patr1111oine dont ils font M.
~· po.uülés ;, .être le di pofitair~ des voJontrs de
~, l'~I1U11e ~ur4nt, & , en les trauGnernint
Co gle
-
( IH )
•> aux générations forures, leur dott~ dds loffl1
"' telles font MM. les fondions du Noraire. p.,.
,, le feul fceau de fon miniRere , imprimer là'
o. tous les aéhs une authenticité irréfragab1d, ~
"' commander, pour ainli dire, à la loi pour ter
,,. défen:ire ,, : telle cil leur importance. -
L'Oratei.r gémit cnfuire de la difr:reace tfU'OIF
fait vulgairement des Notaires qui habitent J~
Vil!.es, d'avec ceux qui exercent d.ins J~~ C•llPpagnes.
« Eli-ce que la Loi, dit-il, Nt affC
,,, plus d' indifférence le champ d11 p&ll\'tt a ..
,., cabane du Laboureur, que l'opelenre ~
,., Buité des Habirans des Villes ? E& ~e ~ br
:>> Juftice ne prend pas une bien plus lf,lt..,,_,....
':D lîcirude en faveur de cel~i qui a Io.~.'
,,, moyens de (e défendre ? ,, -11 terlbiié ea.i
:fin fon Difcours par ces expreflions ~·
énergiques, mais qui peignent bien le. 11-rrtrat
pénétré des grandes vues cle l'intér~ p~
blic. cc Meffieurs , qu'il nous foie permis de
,,, vous le dire; s'il n'exitloit des Notaire11 ·p
':D fclon le voeu de la Loi; s'ils ne s'égaroiect
,., jamais par défaut de lumicre ou par peiYcP
"" lité de coeur, ils nous {embleroient affis a..-
,,. delfus de vous-même. ·~ J,J efl plus im'POI•
"'tant au bonheur de la focié~é '4e pf'évett!r let
,, différends que de les juger: le rniniatte ~al -
,;, vous ell confié , Meffieurs , cha!fe & ~
,,. l'11furpateur; le Notaire éleve le mur qu.-
:;, rantit l'hfritag'e ! Difons mieux, M~
!>>leur main fonde le rempart,.& vous-~ ~ -
"' que le défendre.,, - L'Arrêt du 11 $:eptembre
1784 , a été cpnfoune .:.11ix u~
de M. Dudon. Le plus jtune des denx N~tt. en demeuré int~rdit de fes fonétion! pett'~ li
mois ; le plus coupable pendant trois ans ' a
aumêné de t!ois liv.rcs au pain des Piifonnisnt
Qualité de la reconnaissance optique de caractères