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1692, 06 (supplément, Siège de Namur)
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Texte
' . .
I y '
..
. · hez M 1 c H :E L B -R u , Ga1erie-ne.uve du Pa! is
au Dauphin >
·i~~~---------------~~~~~~·:
Jv1. D C. X C I 1 •
. AYEC f~Il/JLEG _ y·
•
I
· uand on orme le de
__,) . etn de déd ·er 1tn Liror :>on
'a ordin'1irement l' ide.e
-
EPI S T It E- ·
e·mplie que des mot s qu
portent a atre hrzUer l
gloire de celuy a qui on
i' adre e. Les uns le ont
pa1" e ime pure, les autrej
par reconnoi ance. D'au
tres cherchent de la aveur,
€§ d'autres ont de 'Veuë
tntere ée s , F.5 lors qu'il-.-._
ont entierement re olus di
aire uneEpttre dédica ozn
ilscorlJjne11centa chercher~
la matiere pour y tra'Vail
Ier ,· mt'tir comme ouven
eUe n' e . ny beUe, ny econde,
~ls ont des portraits pe
..,.,, p 1 .
•
n·ent, les oblige quelque oi1
d'habiller en· Heros ceux
. ' - . . . qut n ont 1amats att u~
pas vers la ~eritablégloire
Le contraire, M O E IG
E V R , m ' arrt. ve au..,
. ·ou d' huy. · en~ avois point·
re olu de cheréher de Pro-tel1et1r
pour cette Relatiott,
ny de mettre de grand nom·
1 a la te e !> per uadé> que le
ujet dont elle traite la era
recevoir par tout agréable-
• ment , mais en repn ant
• • a IJ
'
· T RJE · ..
.
d in piratton. . e mou'Vè
m nt 1ii,a , porté a dédier
cet Ourvrage ÀV. A. . f$
ce qtti 111' a a. ermy dan
/ .,
.cette pensee ~ ce que 1e
ne .f ourv'ois 1~e t ier a l' em.-
_, 3 pre eme·nt que Javots ae
.,.pa ~ter de vos (l/orieu es
~/ aitions, qtJoy qt-te 1·e u e
ohligé de le m·o.derer par: I?
,ne ce ffité où je 11'Je 1rouvo1
d'attendre a un autre ruolu . '
~ m:e ~ celuy-cy ne contenant
· que ce qui J
1 e pa é a la
, l au-trê ne devttnt ren
•
•
p
· ermerque.le Siege duChà
eau, qui ayan e é beau
coup plus long, 'VOUJ a our ;
n plus longtemps les occa-
1ons de 'Vom di tnguer·
.Atn t tous les deux Vo_;_
• u1nes en er~nt remplis,
~a:' comme je les puis ra
·ma er dans cette Epi re,
;e prepareray par la le Le .
lteur" ce que j'en diray de
plus étendu dans le ourna
du Sie e t/u ha au pen-·
dant lequel, pa un a a
aruan ageux pour/a ~ n
ce, il ne s'e pas t ourv(M
.._, p T
Jour perilleux, ou V . A
11" t t eu le bonheur de com mander.
~·e dis le bonheur
f f'Ce que l rs q ve f on e
ent_ u11 courage d u . _
., ang oujot4r · ru ·ao ·eu
e.§qu'ilne a . ue u,fe ·
occca to, s de ai1 e para ·· rre
·ce qu'on e r, on s' e ~i · e heu
reux q1r1and la ortun
. prend ôin de les oi~rnir
Ce rt3 a pas e é e len1ent
, tJ,U Siege du Cha ·eau qtte
V ... 4. S. s'e diHtnguée
t~uoy que celuy de la Ville
, n.' ait pas e é de durée, el~ -
a ï ·
-
EPIS T R E; ._J j ei ait connoiflre totl;t
ce qu' n devoit attendre_
a Elle.
lldaü pouvoit-Ellf man-·
qu ?1• d'y, ire b1~i-ller la plu.r
injigne ·aleitr:J puis qu, Elle
. ' . ~ , s y (; _t t antr~ ee , non
eulement par le plu --g ne
reux ang du Jn ;1de, mais
encore par l' e~en2ple de
on e tff nP "'"r le P ince -~
aui s e e xpo é aux pertls
es plus évidens, tant que
le J iege a ditré. L 'e~"Cemple
d un Prince du Sang :1 d'un
Frt ice Fils du . rand Con
a -
1 'T R •·
tlé, F5 le rvo re , Mo ~
EU R , e Xliterent telle-'
>nient tou les Soldats qui
vous rvirent /'un f5 /'autre
expo e z., atJ , eu comme eux,
que_p ur1Ae.ndre la durée du
peril plus cou·rte , ils redou-
- lerent leurs orts auffz ...
bien q·ue leurs ()_ ciers,
pour 5' e1nparer plûto des
Ouv 4a c"C.J q1;te {t ·ur 'Valeur
-$' e oit de'ja prom· s d'e1ni?_
o1~ter. Cette exp(Jd tton ttt
.iJ1ento uivie de la pri e
.de la Ville ,. F5 comme V:
A.'J S. ·commandoit ce jour.
•
. PIS T R. E·
la A la Yanchee, ·,lie tiit
/' a'lJantag e de aire aire la
Capttul.ation, e5 les Enne~
mts ne pouv·ant e 4i pen er
.de e rendre, eurent atll
moins la dtis a.Ilion .de
s) voir orce parle Petit
Fils d'un Prince; dont tom
les Siec/es admirc:r1Jnt .le
prodiges de rvaleur~. Aprlt
a'Voir ait éclater la q;o re
dans ceS deux occa tons où
'VO re conduite s' e ff ' ai .
IJ
~utant remarquer que rvo~,
Jre courage, ils' en pre entt;t
#ne troi iéme, Olf le dan_ge~
...
•
ltevoit e .· re beaucoup pl
g1·and. Il . u que ion da ._
taquer un retranchement 1
orti é de pltà de q!tatre
cerJs toi es dt long, appel!~
la · edoute de l'Her1nita~
.ge; r5 .comme tl e oit dé-. ·
. endu par un nombre de
Troupes a e~ grand pou
outenir un S iege dans un
Place reguliere , on peu ·
juger du peri! que Jevoten
·courir.les À à.il/ans. Ceu ·
• Il' ..
qut urent nomme~pourcet '. .
.JI • te attaque en te11Jo1gnerent
•
EPISTRE)1
P. A. S. de'Voit c mmitn:
·der ce jour la. Vous mar-
.châte 'MONSEIÇ EU'. 'J
la te ïe d s dét clemens qui .
' utenoient les Grenadiers,
- A
f..5 'Vous ruous exposates
aup;. en que Mon_feigneur
-~ôtrePere,qui e mit â la tC.
te des défachemens,aux me ..
mes dangers que cesTroupes,
penda~nt tout le temps
. qu'il dlut pour . aire de.s
loge mens ApreS tant d' a-,
· étions d'un i haut ·eclat, il
. er11bloit que les autre
_Lieutenans Gener1tux du -.
,.
_PI ·T _ •
ent pa1tager a leur tou
lès occa(ions avorables de
e tg na Ier ·mais comme tous
les per ls 'VOUj e oient ree
rr; -' , vous decvie avoir
plus de part qu'eux a la
glotre que ce tege promettoit.
V. S. commandoit
encore laTranchée le ;our de
l'attaque du Chemtn coul'lJert
du -ort neu .Vousmar ·
châfes' Mo EIGNEVR'
une Cconde ois a la te e
des détachemens, e5 entrâtes
dans les pali ades a'Vec
le.s Gentilshommes de 'VÔtre
•
E Jl . T E.
' ai on. -e ne dis point C
que 'VOUS y es, l' Hi · oire
ne s'en taira ptU. Les En-
• • nem1s qt~t e votent encore au
nombre de p!tM de quinz,e
rens, 'Vous demanderent
pour capituler 1 F5 co1nme
·1s rvous avoient remarqué
'Jans toutes les plus chaudes
occa tons , ils rent connoire
dans le pour - parle1·
qu'on eùt avec eux , qu'ils
• croyozent qué ~ou_s commandiez.,
toutes/es oisqu' il
• • y avott une attaque a atre.
Vous leur rtes ruoir
....... PI T E~
ut4nt d' honne iLete· en let1r
parlant que 'Vous leur a-·
'Ute~- mon~ré de courage en
. ..
e · attaquant, mats cependant
, MO ~ E I G EV ,
'V us leur parlaffes en.
Pr ·nce ~ f5 d'un atr qui
malgré· voffre honne ffeté
ne lai a pas d_e les intimi-der.
En .. n rooffre 'Valeur
ruous a att admt1 er des
• Tro.upes, c5 'VO re lihera ...
lité ruous en a ait aimer.
Toute la France parle de
cette t'()altur avec éloge; nos ·
Ennemis me mes ne peU--
EPI ST R·E~
q;ent s'.empCcher de la van~
ter. Ain t j' ay cru qu il
?n' e oit permis de rrJé Ier ma
'lJOix aux accldmations de ·
toute l'Europe, e1 de prendre
ce temps de euous a.!J u, ..
. ' rer que Je u-ts aruec un
pro ond re peél,
. '
'
MONSEIGNEVR'
De P. A. Sereni 1me.
Le tres-I1umble tr ..
obcilfant Serviteur ,
D li V 1 Z B'. -
'
•
•
DE
Ill
•
_ OUTE· l'Et rop.
a voit les ·y x 0117
- · · L,..ç,M . ver~t-s ft1r e q t i fc;
pafferoi~ ·cett~ a·n11ée e~
'Flandre. Le Roy s' étoi .
. . . . . . A .
..
· endu maitre· il y au·
e la ville e Mons, u
· lés En-nemi eroyoi nt i -
J>renable. 11 s'eftoit 111 ·s
en c m=pagne <le bonne
heure , aprés avoir pris
toutes les p écautions-q e
.. '
)a pEudcnce, & lapa fait
e meft1er de la uerre ,
atmandoicen t d~ ·u y ·. . e
forte qt1e (es -Mag ~ins
ournircnt a fcs Troupe ,.
~uoy que no.mbreu(es, cc
que la terre ne leur po ~ .
. .•
l MUR.
~f oît ~~encote donner .. L
Prince d'Orange· e:floi
lors. a Ia. Ha~e , &. corn
me tous f!\!S Ali ·ez s'y tro·~Yoient
en perfomne pou
. é11b.erer ·, ainfi qt·t'ils l
-publ~oien~t, d_e moyens
· e'rtains . ·d·accab-1er 1
.Erance ,. il · le 1r . efloi
facile de prund.vc de p ~-~
_.ptes, éfoluti ns pllur fai
rr~ niarcher·leurs Troupes.
·Aïnfi les longueurs qt1i fe
~ rencontrerat dans les ne-
_gociatÎQQS faites en di ver-:
. A ij
I E a· E .
fes Cour ,.Ou il faut. fa ·rc
plufieuts v.oyages av.ant
que d.e rien conclurt.e ,~
~ie trouvant. e' p.argne' cs ,
·les Alliez pouvaient aifé ...
ment fe in.ettre e·n can1pa,..:
gne en p<eu ~de temps .. Ils ne
rnanquér.ent pas de le fai,...:
r~, mais quoy que le Roy
n . leur opp.ofat que de
détache1n.ens· .de l'armée
qu'il av.oit arnenée ·pour
faire le Siege de Mons, il
··n' ofér.ent tent~r . le co·m- ,.
bat po·u·r venir . e11fuicefe~.
DE NAMUR~
· ourir la Place,. & co111111
s1ils· J:)e ft1!fe11t v nt1s qu~
·potir citre {peét. t~ · .. s_ · JE
Ia g oire d~· ce Monc q ,
d e I a v·a l eu r es F ~a 11 •
ç0is , i I s ~ re i 1 ~ea r ,
' . ~ a pres avoir v 1 enr o•"ter
la pJus i111porra.n te , · c .
des P·aïs.., Ba:s. P 0L1r1 ~s c -· · .
{oler d-e ce n1alhet1r , ·
·Prince d'Ora.nge le c ffL
ra qt1'il p~rendroi t fi b'ie11
fes n1~f ures à l 1a venir, t} 1é
. ce feroit la derniére· con·
· . t1efte q~ue le Roy de Fra .. :·.~
. A iij ·
,
If
I
e feroi t dans les Pais-Bas~
Il leur .ptom.it n1efm·e·qu'i
tCn feroit qtielq_t1'une a·
vant que la Campa6n-e fi~
in il, .1)arce que fe:s TrotP.-
,pes efl:oiem t fraiiChes :'
11ombret1(es , .& e.n bon
·efiat , & qtz.e celles de
France eftoient extrétne-,
inent fatigt1ées &. affoi~ . ·
blies p.ar le Siege ·qu'ils .
. a v·oien c fait dllns une fai
f on , où le n1arique d
beaux · jours a de coûtu
· d.e fa.ire ,perir bea~·~
• •
0 E A 1 . - R.
coup de Soldats. Il leu
~ in t parole, & a prés a oi
I .
: ot1rn a 1 tot1r d.~ Dinan •
:pendan tOll te la (~;a' 1 a
:g ne , j 1 ( e r e 1 · i r ·n1 i !t r"'
.de Bea tnon t, ce q~1i 'in
. ~ ,de1nn1fa pas les ElpagnoI-
~: e la pet tt de Mons~o .Mai .
· . ·n~n pot1r reine tre 1 ~ ,
.efprit.s des Alli~·z , d.o~ . t I ·
.. plt fpaft {ongeoient à fe
reti_rer de la Ligu.e, .il Iei1r
fit "-oir :J par dies preuve.
·. u'ils trouvérent con
· .. ai. cant.es l ~ non - fet11. : .·
A iiij
•
,.
-S 1 E GE · ..
ment ·qu'il e1npef che·roi
que le oy ne fift davantage
dt Conquefies ;mais
rne{in ° qu'il penetrerojt
jt1f ques al c t1r de la
Franee. SCs· rai(o·ns Ieur
partirent p1at1{ibles, & il
uroi t. ptl réUOEr , s'il y ·
aVoi t quelque Pui!fance
fur la têrre qui p lft l 'e1n-
-porter fur celle du Roy~ ·
Il leur dit qu'efiant 1naiftr
e ~bf olu de l'Irlande,&·.
n'ayant plus bef oin e·
.Troup~s ny d'argent pot r
J
co fie de ceP ys l ,'
fi o·t aOE .r ar nt
1 e A gloi e Fland e.
1 ftat d le ai
• ' • •
l 1 e 0111n1es q c
o in r e ne fa · t c o 1 le .
a r-iré des f on11nes j m-
·~enfes du Pâ.rlem nr
d' ·ngleterre t1i Iuy a acrdé
une taxe par efte.
Loin q·u e cela ai é 1npef-~
ché le oy d:e · forn1er de
gran·ds d"eif eins a foi or
· naife:, ce Monarques e .
•
Sl E GE . ~ , )
cft _ imaginé encore d~e
plus gra.nds,& pour mon-~
rcr .qt1'il ne craignoit
. oi.n t 1 e-s 11ou vel les fore
es de {es Ennemis, il n'~a
poin.t v.oulu agir .cette a.nnée
a va·n t I.e temps qu.e
l s .Armé.es .ont accouftun1é
de Ce 1nettr.e -en cam-.
pa gne_,afin q t1e .ne .pre·na.n.t
~ucu.n av.antage iùr fes ·
Ennenlis , ils .putTen t e.ftr.e
.autfi-to'fl que luy er1 eftat
d~agir. 11 ·n·a pas mefrne
. ché le .jour de fon d_~~·
..
-
DE NAM U
: art. 0n · l'a (çet1 Ion b-·
temps a.va ,n t qu·e .Sa Maj
a I [e re-ndifl: en Fla.ndre,
. . il a mefme e.fié differé·
ce qtti a don.né a la Ligt1e -
toit le temps ql:1'elle pouvoit
fouhaiter, .pour met
tt . obftacle à fes entre
prif es. On a vù par le
pr.e·paratifs qqi ·ne fe peu
·ve·nt ca-che·r , .qt1' elle
· ~ p0t1v0ienc eftre ·.qu
·gra d.es ,·il a e.fté iiri·poffl~
· le de dev·iner de -quel cô
.'té l~orage dcvo · t tonib r-À·
I
,
~~ SIEG.E
"
On regardoit'bien Namt1r·
com1u·e une Place tres.,i111 ...
_portance pour le Roy, ~
do-i1 t Ja pr1f e e1nba .. aff e-roi
t fort les Al lem ans s·' ils
a v~ien r ln jour· d·effein de
palfer en France,- o·u pl fi,.
toft s'ils pot1voient ja·l11ai ·
fe n1 ttre· en efia ·del' o(er
tenteF·o· Ü·n eftoit · aufli
perfuadé qu -·le oy ' _·an t
Maiftrc: de a111 4
, il (e~
roit impofiib e aux Lie ...
geoi~· , de prendre· ln au~.' -
·re par y ·que celuy ~-
•
1·ance ~ · moins que de
vouloir travailler eux- .
mefrneg à leur ruine.· Ou-
, te o scesa an agesqu
1 'on voyoir eurs par la
- ~ ;pri(e d.e .Namur , on n.e -
dou.to1 t p.01nt u' elle
~ . . . n'ençra1nafr 1a p-erte .de
Charl.eroy, & qu',en dé--
co11yrant.une partie de la
Hollande. , elle· ne ~dufr
faire trembler Louvai
. &. Bruxelles ,, .&· donner
. ,u·ne fi · gr~ncle eftenduë
P U ' I ~ ~. e ays au J;)..o_y, q~ apre~
. .,
..•
tette pr1f ç ,. Ja plus grande
partie de fes Troupes vivroient
aux dépen -d (es
E nem-is. Ces avantagês, ~
ne pouvoient cfire plu~
~rand , & po -r peu q· ·
'on y fift de réfléxiion,
an1ur f o " 1nis paroiff o · t
impor,t ant po, ur la. Fran- ; ce , qt;t on n auro1t p s
mi~ en:· doute que le o
n'eufl: affiegé cette Plac ,
ii on ·euft pû.ne point bal~
ncer lesdifficultez qu'il
y avoit de éutiir da c t~ ·
DE AM R. 1 .
· ,e- entreprife ; elles ~in~
· . blo-icnt encore plus gran-·
des que les avantages. Dn
· cQ nfi dero1 t premi eremen t .
~ qulil fallo·it quatrè Armées-
po·ur cette expedï-,
. ~ h 1~n , un-e pour empec er
· le feco.urs, c~ eff à· dire>
-pot1r s'oppofer fet1lement
· à p·rés· de cent mille hom-
! nies,; qu'il paro-iffoit qUe·
. f .es ·Al liez p·ouvoien t af-
- femb1t:r, & iI en falloit· •
rôis~utres. po·ur le Siege
, ~ de la PJac.e, ·à ca ufe des ri .
..
.. .; vietes qui rcndoient 1 ·
grandeAr1née pour em êcher
le fccours,abfolu111Ct
néceffaire , parce- qu'en
tombant fur un quartier
féparé par des Riviere.s ., il
eft~oit im.poOEble qu'il.full
f ecouru. La difficulté d'.a-
• ·voir .aînfi quatre Armées ·
dans ll:n feul pays, pe·n-.
· .dant que le Roy en avoit
befoin, en ormaadie,
en Allemagne e~ Italie.,
en C·atalogne & fur l'une
& fur l'autre Mer , n'é .. . .
•
AMUR. ...
• 1
· QÏ t -pas la f et1le qt1i [e
· p·refentafi. Il y avo.it det1~·
Sieges de fuite à f.aire, c -~
luy de· la Ville,& celt1y d.ul
Chafi:eau , & on ne peu
. 'oit ven.ir a.. bout de l'u ;
& d 1,. - ' r ) . e- · au·rre, qu e.n y ·e1n-·
ployan-t tin ter,1ps fort
· c~0llfidéra&!.e.Le Chail:eat ·I
-· pa-roilf 0it }nacce-ilib.1e, ~ ·
ca.u {e çle fa~ ha·-ureur ,, &. dt -
· g-ra.11d. no·n1br.e d-e, po-.ft·e·
, fortifiez qu'il falloit pre i"
dre av,arrt que d<!' \ 1enir a· -·
~0rp.s tle la. J.> lace., q
• app· e Viéux Cha eau~.
Ces Sieges devoi~nt e . .
longs , parce que rien n.e ~
manquoi c dan , ne, ~
dans l'autre Place, pou
foutenirde longues .atta
qt1es a Les Garnif ons en
eftoient fi grolfes , qu~i
y a voit plutoft · trop d.e
Troupe~ que trèp peu.C .
Pla\..;es-d'ailleurs efioien ·
munies de out ce que l'on·
pouvoir {Ouhaiter · pou -
·1eur deffenfe , pu·~ ~
toutes les provifio s u
le Fri.nce d'Orange y
•
.
avo.it fait venir 1 'annéc .
dernier.~ po·ur .le Si~ge de
Dinant qii'il avoit r~fol~. ·
_y1 eftG>1en t d~emeuré~es. Ou
-tre tan~ de c.h.ofcs . gui fern~
. :-bloienc ne . pas ·,pCr1n. t.ti:
·~uoe l'@n Jafliegeâr . Namur,
· y en a voit u.n~e :qu.i d.e .·
voit p.aroiftre _i nfu r1:,mon-
tab·le~ C' ~!toit :·l~e. n10; en . 1 .
. d:e fàire .fubfi tler .:q u,~ t(e-
~~4 / d - 'l' d ,.'.Q. rn1ees , om t : · -n-e e -- - . .. ~voir eftre cl :~en~ir-0~ .. c:e . .
tm.ille ho1nm~es~ p ... )dan:. · 1
'.~iege ,-9ue .routcS. le rai-.
D •J3 ~. ,j .
/ . 1 1'iP :
..
-
- S I E G: E .
0
fons. que JC viens de vous
marquer, devoient rendre
lon.g,&c' efl: ce qu' ontrouvoi
t impoffible, de forte
que quoy q·u~ o:n penf aft
que la prife de Namur feroi
t extrernement glorieu-·
f~ &d'·u~e grande utilité a.
la· Francé, & porterait t1n·
coup mor.tel à la Ligue·,.
l<s Ennèmis efioient biell .
' loignez de-croire que le
Roy puft l 'a.ffieger. Ce..,
pendant ce P~ince. , tOÛ-. ·
jo.-urs. Maifti:e de [on. fe ~
... .. •
•
DE •
· ret , marcl1oit pour
rendre à la te e de fe ·
. Ïf rot1 pe ... , n1a1s . ui peu ·
rifn c (îviner qt1and leRoy .
pre.n·d des~, précat1tio11s,
pour einpefcher que l'on·
n p·e.i1etre d~ns ce qu'il a
:uéf olu : d~ ta: ire , qu'il ~a_git
l·u y~ n1ef 111e , & .don\11e {e
•
0rdres en perfonne.. e,
in ne111 · s: a tten ti;fs à· /}· ·
d~ff e · ns le voyen t verni.r ;.
· V& obferVent tot1s fes, mou~
· . cnJens. ·Cc: Pr ·"n ce fair fes •
".·.:-veJë . ,- t.ou.t. Ce. pr·epa:re
.
•
..
'
. · .I E ·G:
:pou l'entreprif e qu_· Cft
·li le po ··nt d'éclore; o t
• • . g1 t pour y parvenir ,
ne fait pas une arche",
:pa un pas , pas n mo:u~
Ve ment qui ne tende ver
le iege qu~on doit·fair ,
& c~pendant p.erfonnè ·
.le devine. ·
. Avant ,que d~cntite·
:da.n.s Un .. dét il qui . n
:po·urra plus .{outfr-· r d'. ·-
.t.crruption , : ·1 faut -vou·
,dire Ce que· les Hilloric:n
.. ont r~ porté de ·
-
•
:DE •
C:~e.fi la Ville ~pi~ale du
Con1té ,du· .in:efine . nom.,
qui e~ft :l 'u.ne d s dix [~pt
Provinces. Ce Co1nt.é qu ·
· n .'. a ·.envi. ron- q.ue d ouz.e·
· Jiet1ës de lo~gueur & u·ni· ·
p~tl moins de ·largeur, ~il
fi ru.é en tre·1 e -·Hainat1 t, le
· Brabanr,:Ie:Pa·ys d:e Li~ge,.
&·le ·Lu.. xen1bou_rg. Ou rr~·
[es 'Villes · _<!lofes ·, ~qtt.-Ï
aprés ~Natnu~, font ~B·oUrines
, Cl1aile·moht , ·va·I'-
courr, Til le ~cbafiea·u ~:&
Gharler~y ., :il a qt1atre~
• •
4 . I E' . ~ E·
ingt B.ourgs & Villages~
& granci nomb,re de bel·
les & ricl1~s Abba:ies·. 0
- y tro~v de mines e fe
& de pl0rnb, & des· car~~
rieres-de d·i verfes fortes d
- marbres. La Ville de a-~
niur ea fi ruéC· e w tre deux
Mon cagnes, fur le· rivagcr
de la Meufc ou' elle reço~
la S·a1nb-re· , à huit Iieuës~
de Louvain .. & à di~ ou~
environ· de .. B uxelJey &-
de .Liege. Son Ch·aft'ea ·.
cfl2 ex ~rc.me1nen· . t ra ·.. ,.
· · eftant
t>E NAMUR.·
•
•
fans lignée en r+is. le
· Comté de N.arriur revint
aux Comtes de Flandre,
~ Philippe le Bon III.
du non1. ,- Duc de Bou~-~
·gogne,~01nt.e deFlan.d~e,
ayant recueilly cette fuc-·
effion 'elle paffa erifin a
· lvlarie de Bourgogne, q·ui
en épo~fant l'E.mpereur
Maxin1ilicn I. du nom,
. dont elle eut· ·Philippe
d' Auftriche , porta les
Pays-Bas à cette Maif on.
D61nJ ean d' Aufl:riche _en· -
,
I
'
r
~
aya t eu le Gouvernement
en 1577. & fe défian-t
'des Etats Gcncraux qui
l'obligerent de faire retirer
les Efpagnols juf-
. · . ues at1x Fron tieres , fe
aifit du Chafieau ·d Na
mur où il fe fortifia. Le
Etats Generaux a· gris par ·
cette aétio :1, le déclare~· ·
rent Ennemy des Pays.~
Bas,. & leveren t une Ar-
111 'e co11fidérable qt1'il .
d 'fi.t prés de Ge111blours.
l s'e.11 flra V en.fuite d ·
c ij
SIEG ....
bcauéoup de Places , &
une autre Ar~ée ayan·t
cfté rnife fur pi~d contre
luy, fous la conduite du
Comte de Boff u , il fut
dé ait entierement prO.:
che. de Maline, ce qui luy
cauf a un fi -grand chagrin
tju il fe retira dans fon
. Camp prés de Namur, ou
il mourut de la pefte ..
I
Je palf e a cotis les mouvemens
qui ont efté faits
pour le .Siege de cette importan
tc J?.lace. Le Roy
. . , . I yant atlcmble fes Arme
eritre les ivier.es de
Troüille & de I-Iaine i,
•
.da11s les P'aines de B1nches
& de Mons, depui
· le · is. ju{q1 es au ~o. dt1
n~ois de May, en1ploya la
J.O Urne' e d. u 21. tot1 te a\ el).
faire ·la reveuë. Cèpen
dant Sa MajeftéavToit fai
· · irer fix mille Chariot-1 .•
_ d.es Pays conquis, & les
ordres qt1"' il d.on·na pot1r
, .les, tàire charger à Mon·~
~d .. c munitions de guerr.
·· ~ iij ' .:
....
1
•
& de bouc~e , s'executC ., .
rent avec tant de prompti~
tude , qu'on marcha le 2-S ·
· du me{lne 1nois. ~
· M. le Marét:hal de Lu-
•
xembourg qui com111ande
l' Armée de Can1pag11e, &
qui eftoit campé aux Eft.ines,
paffa une beùré àv·àrit
e j0ur la rivïcre de Haî ..
ne , ·entre Marim_ont . &
Mourage,&fe rendit à Felt1y
& à Arquen·nes, pré$
de Nivelle . .
· Le Roy av·ec l'Armée
qu'il ·avoit réfolu ~'ç~-:
loyer au Siege ., d.on t I
<leiTein efroi t jt1f que- la
cn1eu ré {ccr.et, tra v rf:
les Pla· nes de Bincl1es, . ,
ayant pafl1~ la Hai11e e 1 r
. 1'Iarin1011t & Ande1 fia, il
alla ca111per a CapelI
Ae 1=1ar1aimo11t, le long~
& en deca du Pieton. L )
~onvoy d~s !ix m.ill .
Chariots a rec t1ne .ef c.or-
~te con ve11.ab 1 e, \lin t paff er
la Sa111bre à la B.uifiere
pour continuer de là fa
· ~ouce _vers Philippevill
.c iii j
,
..
. ··41! ••
& en( ui te devant Na mur~
Le lendemain ~1. de
Luxen1bourgalla camper
entre !'Abbaye de V:illers
à M arbay ,& le Roy dans
la Plaine de S. Arnand
entre Ligny .& Flet1rt s.
Sur le .minuit de ce n1efme
jour , Sa Maj efté . fit
partir Mon .ieur le .Prince .
avec fix à fept mille chevaux
ou dragons & dix-
·fe pt cens bon1mes de pied
c.hoifis avec ordre d'invef..
tir an1ur entre le ruilf eau
,,
I>E AMUR.
de VVerdrin, ·&la ·Baffe ..
- c_ iê , [ur le Mont d
. J Bouge, & apres Monfieur
e P i 1 e E 11 e en 1 o y a lvI .
•
--~e Q oa avec là B igade
· . e Ca 1al ri pot1r inveftir
la Place, vis-a-vis d ·
· ouar' ay & c.e la Maifon
o ge. . leMarquisde
Boutiers qt1i éroic dans· Je
~ondros ·avec f on Armée,
invcftit e-n 1n·efme-temps
par ordre de S. · M. du
cofté du , Faubourg de
~ an1be , & de l' Abbaye;
. ILG·E .
f
de Guirou[art , 4 c ' eft-'a. .
dire , entre la haute &
haffe .. Meufe ., & M. de
Ximenes, Gouverneur de
Maubeuge,qui a.voit palfé
la Sambre ala BuOEere avec
11n corps de Troupes, fot1s
pretex_te d' ef corter leCon~
voy , invefti t en~re San1· ~
bre .& Meu(e, du cofté d~ ·
la Foreft .& d.e Marlai- • j
. gn.e, ainfi la Place fe trou~
va en mefme-t.emp~ fer-
, d ~ μiee e tous cotez , cc
sui {urprit .for.t le go~~
•
DE NAM
l
#~... . .. • • erncur qui ne croyo t
point qt1'on d'euft l'ailiege
·r.- L s raifons qu'il~ n
a rait eJloient' 11on (eule-
1 z ent la grand-e,réputatio.
· de ià Pl a ce , & 1 a no 1 ~ ·
.bret1(e Gar:ni!On qui s'y
• • trouvait ., ,ma ·s encor.c
l '.Ar 11ée formidable des
A liez qui s'a-tfen1bloient
alors à Anderleck , fo-us
Eruxelles. Le mef me jour
qt1'-0·n eut invefty, M ·
de ·, Luxembourg alla
cam·per dans la Plaine
de Çie1~~lours , du cô.-1
,
J
SIEGE ..
té de l' Aurenault, & le
Roy dans la laine de
Mazi & de Golzenve. Sa
Majefl:é fit donner ordre
-c11 me(me ~ te ps· à M. ,Je
ri ' ' Luxetnbo· rg, d en · oyer
M . d.e Moncal avec q a-rem
· le -chevaux pour lè
pofter a Longcl1amp &
a Gennevou , & M. de
Coygni avec un pareil
<léc.achemen t, au Chafte-,
- let , prés de Char leroy ;
le premier, pour ernpef-1
~her qu'au.c:un Corps de
,
•
Troupes ne puft venir du
cafté de Brabant, trou-,
·bier ceux qui invefiif{
oicnt la f lace , & batr .
un. quartier , & l'autre
. · pour favorifer les Con,l
voi qui vien . cnt de
Maubeuge , de ~b1lippe ,
ville & de Dinant à l Ar-~
rneI e ~ &· pour teni•r en b·. r1•~
de la Garnif on de Chat-- -
leroy & les C<?rps des
Troupes que les Ennetnis
auro-ient pû envoyer dan
cette Place~
.
...
.
· S EG·-
Je ne, puis ~.ntrer dan·
aucun détail du Siege,
fans vous dire auparavant
en qt1ôy confiftoient les _
Troupes dont la ·garnif on
efl:oit con1pofée , quand
Sa Majefté a- fait invefl:ir
· Na1nur. En 'loicy · l'é·~
ta-t.
CAVALERIE .
.. -
o·u Regilnént de Vaud.~
· mont. ,, 200.
Gompagnie· franche de ·
Feria,Dragons. 100.~ .
...... _ . ... • #
'J NF.ANTE RIE . •
Du Prince Char les, deu ·
Bataillons. iioo.
e Brand ·bo rg , & ...... .
ranço1 S>oo.
· n Bataillo11 du i>rinc
:Philippe de Bran e-'
bour·g. · · · / soo :
Du Regi~en t d,Ho ftein
deuxBatail1 ons-. 1200
Un Bataillon d'Efpaen de
B·randeb·ourg·.. soo " ~
Un Bataillon du Regi~
...
-
,
· o SIEGE
ment de Lunebourg.
soo.
Un Bataillon d_c Cohef~
• r - ne. joo.·
Un Bataillon de Til,. 600.
Un Bataillon de. Mori~
trayant Ef pagno'l. 400.
Un Bataillon de Cafouil ..
le, Ef pagnol. 300.
Un Ba-ta1llon de J umia.
. 2so .
. Un Bataillon de Mofu4
.
. ron, VValo11. 400.
Un Bataillon du Comte
dcThian,VValon. :zoo.
'
,.
A
l · n ]ataillon de f .uJqucs.
300
:Et un de gros Bindouc .
· ne Cot~pag.nic de Ca
nonniers ~>\nglois. so
:82~80
Con1me la plufp.art d
ces Nor11s me lO·nt -incon ..
nu-s, _loi--n de vou-s.répon
4 clre ·qu '.iJS ~foi en t JUfte .. ,
, je po·ur1~ois :pr;e~. ue vo 1s
-affeurer qt1'il ~ e fe p ut
su'il n'y en ai 4e niai
\
J
{
copiez. ·La p uf part- ·deS
Liftes f e raporten~ raie-.
ment à l'égard des Noms;
inais d_an~ _cette oçcafion,:
je -croy qU'il f ufit qu'~elles
{oient toutes femblable.s ·
.t~uchant le .non1bre de-s
·.Troupes.
'L' exaéti tu de ·que j7 ap~
porte à f uivre les date-s e·n
vous apprenant ·tout ce
qu·i f e pa[c de confide-.
ab'le , n:i'oblige à ·mar..:·
qu~r ~cy ;une action q·tii_
ne do.ic pas eftre ou:bliée ..
... ~e J eudy 2?t. de May, u;n
· AM U · •
~ .arty de Ch.arles- Ro
s' eftan t _gliff é dans le ..
J3oj donna_ft1r des Che . ,
vaux de Gardes d Ll Cor
& d,,O.fficier~ que des Va
Jets avoien_t menez à .la
:p.afture à u.ne grande lie .· ~
& demie dt1 .camp à Ja rive
d'un Bois. Le R~y e .
ayant efié aver.ty, envoya
~ordre .à lY.Ir. le Corn.te
d' Auv.ergne d:e ~faire ce
c u'i l jugeroi c "à tpropos
_ ans· 1·' o_ccafton qui (e pre
.. 11 o.i t ~C.eComte _prit a11f
D i .. · • •
. '
-'
'
· · 4 S 1 E-G ~
.
fi- Ôt fa Garde avec.luy,&
alla fair.e mo.nter à cheval
- tout le piquet. On appelle
piquet f ept -homme·s
par Compagriic de Cavalerie
qui demeurent toute
la journée bottez, & dont
les chev.aux font toue
prcfts à nlonter C·n r ~as d'a •.
larm.es;J} alla ,a prés lesEn ..
neinis jufqt1' à la Sambre;
mai~ ils eftoic:n·t déj.a paff
ez. Le jour précédent, on
<n avoit fa-it autant à
1' Armée de M. de Luxem ..
t
I
'
-: E NAM UR.
bQurg; Ce mcfmc j ·22-
M. le C.omte de V cr y nt
.avec lt1y huit C , alie s,
app·er:çu r da.ns un ch.amp,
.un homm.e qui eftoit au~
pré·s d'un:c charuë , & qui
n'~ettoit point ;habillé en
payfan. Il .al la ~à luy., &
l ',a y a:n t j o i 11.t , i 1 1 u y de
m .. anda qui il ·e~ft:oit. Cet
.h omn1c1: u y re' ~po11 d·. i t qt1 '.I
cf.loi t du p·roc~hain Vi IJa.·
·ge -; mais ~l. le C.omre d.e
Ver ne .:fe contenta-r1 t p·as
,d:c c.e _ qti'îl luy difoit, le
SIEG.E · -
n-1c11a le p11 ol t fut l.a
gorge , à .c· . Village ou .
les Payfans dîre!lt qu'ils
ne le connoiffoient pas~ .
Il .avoüa dans .l'inftant
que c'cfroit luy qui avoit
.enlevé les chevaux, & die
-quç fi on vouloir luy [au.
ver la vie, .il décla·rero-it
l 'cndroi t .o · efioit · fon ..
party. O.n ] uy promit ce
.qu'il dcn1andoi.t , .& eu
mefmc .. temps ·il inena M.
Je Comte de V.er dans un;e
.. ma.iion oUi il y av.oit 25
A
hommes. Ce Comt · .cria
a fli-toft. A 1-toy, Ca'Va.:
tiers , D agons, pied a ter-:
1,e? Soldats , qu'on mett
le . ·eu -a cette mai on. Ces
1. alhcl1reu fe royan
perdus , prierent qu' o
L r fift q11art1er , &. .fu ·.
• .. I nt 1e·n tonnez -quan .
j ·s ·{ e virent lie.z & .con~
""
__ llÎ ·s par bt1Ï c·bommes.o
Je viens a 11 d 'tail eu ~ .
riet1x qui ·V-6 IS fiera .ycoir.
avec quels .f o.itls , - ~t1e1le
appl ic·a tion, ciuelle c~on
- ..
·· . · E C 6
0 e q e · e . r dence,
q 4 i. , t r cp i · té , I e
. oy agit d ns .s affaires
·aufli im rtante que le
· Siege d-e · ·amur .. Ce Prit?--
·Ce efrant p.arty de lVIafy
.à trois heure du m,a tin,.,
arriva a fi.x devant Namur,,
& alla reconnoi:llre la
Place,d'.ou l~on tirà beau-
-coup lors qu'on. vit un
gros -qui s':en approc·hoi t.
Le feu du Cano-n .fu.t
g ·r.and, c-e !qui obI·i gea le
lloy d.c dir.e qu".i/ ,prloi.t les
gen.
~
DE NA R. ·
gens de condition , ( c
{o. t f es mef mes tern1 s )
de ne le point Ui'Vre , f5
de le lat er approche.r de la
P face , & q.ue ,fi p.a1· httz.,,
ard d'autre J le ui'Vo :ent,
on executer es 01 .. dres
"' la rigueur.. Sa Majeilé
s'cftant avancée , on l t y
tira quelques v·ol ées ·de
Canon , dont u11 ·bot le
tomba prés de fa Pe.~1,..on
I • Î: I I n·e~ Apres avoir con11 Pr ~
q elque-temps la Pla ~e,
Elle en fit le tou1 a · c ...
I
I E. GE
Mor1ficur le Comte d' Att
vergne , apres quoy Elle
vifita les endroits. ou
Elle vouloit faire établit· .
{es quartiCrs, & examina
les liet1x q u'Elle jugea les
plus proptes po .ir faire
conftruirc des ponts de
bateaux fur la Samb·re &.
fur la fy1euf e, afin que par
ce moyen, il pt1it y· avoir
com1nunication d ~ un
qt1art1.c r a\ l'a utre. sa Ma- .
jefté 1nonra enfui te fur
es hautcurg , 011 (ui van t.
e a e
• c ns e
dont f. idée ftoi tou e
r p 1e, Ell a i c '(olu
de faire tracer lés lia
es de contreva1ationD
Enfin . l e don . a des or ..
dres pour le ca1npement
.~e Troupesat1,. environ
de la Place, ce qu'Elle fit
avec une intelligence fi
par aite , une préfence
d' {prit fi grande , & en
fi eu de temps , que .tous
cet1x qui ont qi el t1e
• •
IJ
'
DE NAMUR.
VARTIER DV ROY .
de ltt Sarnbre a;t &eijfeau 4e Yederin~
Ojficters
Generau~.
e R:oy.
Grenadiers du ~ oy. 1 Efc~d-
. ataes Fra 1~oiles. 3 B;ica·
Noaill s. 1' '
Gardes F ran~o ·[es. 1
n~. --as l-
Mon (( i'gneur.
Monficur. ard es Fran~oi[es. t
Luxc1n b~u rg •.
. le Com e Gardes F ran~oifcs.
d•AuYerg1 e. Lorge. .
M. cl'e Congis
Maréchal de
Cain p.
<!l ardrs Suilfes.
Gendar111es.
G1:frdes Sniff es.
C hcvau x Legers.
Gart es Suiffes •.
M. Je Maré- R. oyal Fié.mont .•
ch al d' Hu1nie- Le Roy;.
~
~l
.z.
1
2'
4
'?.,
Ei1 1t
li 0 n
de,rr
s.. Ro)'al Piêmonc •. 11er,c
~oadt.
·i1.de Soubifé.. !.es V a· ffeanx.
~ Eilfy
Gi-
~_'Jade.
Villequier.
M. de Mon·- Les Vaiffeaux 0
.
chevreUïl Ma· Thoulouft
'J. 'c al de C a.p Biffy
2-
2.t
~
4
• • • 11-
r r
di11 ,
Crava-
'te ,s 1
•
YI de
· er.
I
Polier.
Roquep1n •
Polie1·.
Roquepine.
- 1
R_VA RT l ER DE MONS/EV..,
le Prince~ du Ru~ffeaiJ de Yederi1'
à l tJ, iJ.1 e ufé.
t uppa.
M le Pri.n ce~ Carabitlicrs
I111cco rt. .it-
~. le Duc Fug11ion. 1
Carabi11ier
· Pngniqn. 3
M. de Mon ... Naifau.
evel , ·Maré- Carabinierso 1
chal deCamp. Nice. I
M. de Berfé !clinvilliers. ,.
Marêcl1al de La Sare. I
Camp. E.clinv.illicrs. ~
M .. l Dnc de La Pleyne. -1
illeroy. Cou rland'on.. J.
La R.eyne. 2.1
ourlandpn
--
E A •
Humiercs. .1 · Artillerte.
La alleri . l- ·
Dauphin. I
Roy, 1 A le111 11 # 'l.
D~~tbin.
oyJl lkmar ,.
-. l
4
-4
4
llZ
li r .
'Bo1nba ·
..
l r -.
VAR TI ER DE M:ONSIE ,
. le 1v1:1rqu1s
de Bo 1fL.rs,
~1. d1e la V3ll1ett
> Ma réc
hal de Cain l'-·
M. e <1t1if<
J.uart, Mar' -
chal de Catnp.
...
M. de Gaffé,
Marechal de
, a 1ip~
de Bo1rjler .
Cruffol
Ct1iraJl1erS
Anjou.
Ct1 iraffiers.
Anjou.
La Boifliere.
Artois.
Beauvoifis,
Du Pleffis.
Lo rra i11e.
BoL1flers.
Bùuflers~. Infa11t • -
La Ferre.
Marivaur
c; 11aftillon
I
3
I
.+
l
l
4 Pot11 coll~
.l vrir le
4 Villa ve
1 d'E.1pin
1 3. R.eg1
"1- 111e11s d
4 Dragon
E 1 · ..
S 1 E G· .,.._.
T 11iange. i.
. de Ruban- Carabiniers. i.
la Couronne. :i.
A uverg....1. e ~ 1.
.Bretonielle.. 4
Clans "le
haJes ..
Colonel
eneral. 4-'
F irtna- ·
CQ11. _41
. Fre-
- 1011t. 4'
!(!J.-1Rl!ER DE M. DE XIMENE:
de la Meufe à ta Sambre.
Officiers
Generaux · 1
P1émo11r.
Le ]tf arquis de
Gramo1 t. 4
M. de Xime- ·Piémont.
ne > Ma,réchal Vexin. 1
e Ca! po R annes. 4
~el us 4
L"'nguedoc. 4
Auxnïs.. I
Arleu. 4
4R oy al la Marine 1
(
1
l ne [et· va .u' 1
il lage ou e oy a.uroi
pû 'tabli r f on q·L1artier o -
S a.j fi' q · i n vo l ut
oi 1 s'y lo . , ]. · d ftina
po 1 ~ es vi j & com111e
.F~ l e ~ o i l t r c an- r ,. E 11 e
d ffen i a x G ne ·at1x
de lo,ber dans a ctifl
_ lvlaiion. Ce P 4 inc ,. qu · .
.de t ·ou e la j-ou née
de{ce dit ·e cheval · e
.ur man~ ge·r ,
4 ne haute r fo
.~..,,,e la Place, d' ou il
ça
I
examina la fituation, c
es Fortifications. Sa l\!Ia-
• 'i jefté 1arqua les endroit
q~1E1 ~ j b alespluspropre,
ot1r les attaques, &
a y a11 c fait 1 archer le
Grena i e s de f es Gardes,
Elle fi chaa'er en fa pre-.
{en ce les Ennemis qui é~
toicnt d-ans t1ne Abbaye,1
& dans les Mot1lins voi--
fins. Le Roy donna des
ordres p·endant tot1~
le refie de
6
la journée
& envoya des Troupe
o r
lt . fi s t
. r
1
• I r n
•
•
S· m
d
• e 1 r
Il' '
- s 1
S I E .G E·
gard pour elles, den1ande~
rent un· Trompette à M. le
Prince de . a. ~ baçon,Gouverneur
de N an1t1r, pour
aI er au CJ.n1p ft1pp11er le
General q i commandoit
at1 Siege i· car elles ignoroie1-
1t . 11 ( ore l'arrivée du
lloy devaDc la Place , de·
vou J oi .bien i ei r <ermet•
tre de iè retirer .. Le Roy'
répondit que ce n'êtoit
pas l' ufage de lai er· ortir
per onne d' un·e· ]/ ille a Jfze-. .
gêe. Nonobfiant cette ré~' ·
por1fe , les Da1nes con~ .
AM . - · ·a1. n. ue. de nne1J1l ete, ,
& de la bon é d Roy,
ne la.iff ere1 . t . as '.a an-cer
v.er le · ar ier de Sa
ajefié , & de uy ai-J
re di e qu'elles aimoient
mieux e · e Pri onnieres de
guerre , que de demeurer
dans une V il le a ffiegée par·
un Prince t redoutable
Le Roy e·n ·fa if an t rentre
ce Dame dans la/Place
en pouvoit tirer un grand
avantage , puifque leurs
Peres,& leur.sMarisdevanc
tout c!aindrc pour clic
.
~~-- ~ S I );: E ·
.
pouvoi nt. fe· f.eDdte .p U··
tofi .. CepGndan,t _Sa Ma-.
' ' . . jefte palfant par d~lf us
c s con li der ions , . {e .
lailfa flechir , & fa bon·
té genere·ufe l'emportant
fur {es in erefis, il accord.
a aux Da111es cc qu'elles
fouhait oient de luy .. Il
nt mef n1e pl us en coré. Il .
1 eur envoya un de f es:
Maiftre ,d'Jiofl:el .potzr
leur fa.ire prepa.rer à foi1-..
per dans un lieu proche
de .I~ Yille, ou elles paf~ .
•
f ete la nu· ar î n o
dre, & le lende1 ai l a
tin, ce Prince leur en oya
faire co1npliment par Mr
e Duc ' 4 be f, q ii I
dev ·r menèr avec uneef
carte a l'Ab aye d Ma~
logne. Elles furent con~
duites dans les Caroffes
de M. le Cardinal, & de
M~ le.Duc de Boüillon, le
Roy ayant . i c qu'il ne
dou .oit point qu'eftant
des plus civils de (a Cour,
ils ne voulutfent bien
:r+ SIEGE
r pr ... fter leurs Caroff es. Sa
Maj ft ' dit en méme temps
qu'on devoir écrire ce qui
ne e trouvait dans .aucune
Hi oire .: [~avoir, que .des.
Femmes ·orties d'une Ville .
affiegée, aruec leurs Pier-.·
reries , f5 tout ce qu'elles
avoient de plus precieux,
e ant tombées entre les "' mains de SfJ/d:ats ($ de
Maraudeur ansO ciers;
avaient non eulemertt e é
- a (ouvert de toutes in ul· •
• • les , . ans a~~tr rten per~
u
au ' . mai-s encore que ce
S olda·ts leur a'Voient 'aidé
à porter leurs en ans
leurs ha7:de s. En effet, ce
:. ames n·e pt1rent affez·
a inirer la di(cjpline d
·'A mée du Roy, dont 1,
retent,ë leur p --u to 1 t a
fait extraordjnai- da
. tte· rencontre.
L6 Roy ·pouffa coi
p t1s 1 in. fa ge-ner ',
& -a prés l'avoir fa: t éc a· ~
er po11r les am·
J
•
~6 ·. SIEGE ..
voulut e~n donner dès
marques a la Ville, en
ord onnan t qu ' on n ' y t1.- -
raft point . de B·ombes. ·
Le 27. Sa Majefté alla
vifiter Je.quartier de Mon·
lieur le Prince, & s'appliqtia
au parfait établilferne
·nt d·es parcs d'Artille-
1ie, & des m~nirio.ns de
gu.erre. Les Ennen1is fi"""
,en t affez d.e feu. ;Un Gre- •
· adier .eu.t la cuilfe emportée
:J -~& t1n. Capitaine
d.c Pi én1 o.n .t la .te.fie , a t1 OE-
I
,- . '
i.e n q ' un , r in ett
ui dormoi t d ns fa cen
. On fit qt1elques ef car
ouc es ce joi r-la, dan
equel le Roy s'avança
. vec M d Vauba 1 , fur
e hat1te r fort roc e
___ e la Place, is à- ·s des
· ortesdefer,&de '• . I
colas , & aprCs e·n avoir ·
éxa1"NÎ né l ~sF.0-rtifica t · o·ns~ . .
:1 donna [es :çrdres ~ · r
]a cor1dui te , .& fr r lad·{;
oficion des atta·ques. Le
· e{rn·e J.OUr , o·n a·-l1ev ·.
• •
les -.Po11ts de a ea X ur
les deux riv1eres, & 'on
éta lie les commun·iGa-:
ions des -qua·rtiers. A .
dix het1res du f-0ir , les
Ennemis firent un grand
fe·u du Chafteau. Ils app
·erçuren t a la· lueur de·
ce· feu, en.viron foixante
. · oldats qui eftoient dari-s
un Cin1etiere atTez· p~o~
che j & vinre11 t pou·r les
11 chaffer; in.ais nos Sol-: ·
ars les poufferent vigotI·
~ · t1fement jufCJÙes au
•
, ·eal . n a r1• q
le 1 .ce d' , 110 ya11
b
[. u . fi 0 . ·t~·
· · fty , n a vo · t paru·
C eftonn ~ · r av .It dit·
·---..._ut> il ne .;).attendott pas a
S zege la , f5.qt1' 'il 'Voyoit
bien au'tl alloit mettre le 1
l t ut pour te tot~t ., pour · .
courir la P Luce. .Le 28. e · .
. . . 11 i dreffer~nt dés 1
• •
1 at1 u .·e atter1econtre·
l 4 q u a·r t i u Roy , & fi ·
r .. n·t un.feu tierribJ. e.. Plu.
Ji -ur. b, l .~s de Ca110 ·
..
•
7" SIEGE
- ,.
paff er.e-nt par - deif us C-e
quartier. Un v.alet , &
·deux chevaux ft1rent tueL
dans c.eltiy des Gen- ·
darn1es. Le· lloy apré~
avoir éxaminé la Place du
cofté du_ Faubourg de
Jan1b-e , où les Ennemis .
s'eftoient retranchez au.
bo·ut de leur Po.i1t, trouva
a propos d'effablir de·s
:batteries fur ]a. hauteur ·
q.ui re·gne le lo)ng. de la
Meuf e-, a-fin de ba-ttre a
:!:;. vers t iOU5 les 0UVra.ge.s.
__-1 1 c 1 q 'on -t ~
q roi . Ce jo r 1' . le
i an ,il , iri Can1p
aucot1p de c 1no , &
a t i r ' d 1' u n · i n · d
uuerr · , & de hot1che
Ces Convois vinrent d
Phi ipp vil e ar terre
& de - Jna.nr p r la Meu
fe, & les fo ,1r' n.
,ac:hevez d-e b ~ t · r u .,.i
1 g d.e Flavin , prés d
la San1h·re, ·o·n c-omme -
ça a y cuire du pain pour
1 '. r1n / du ll<),y, .& pou
,... ...... • S 1 E GE ,,
•
' ctlle de ~I. de Lt1x·ë·m~
1 bourg. Vingt mille pion-;
niers eftant arrivez des
Païs Conquis , où ils avoient
efté commandez;
travaillerent aux lignes
1
decirconvalation,& à ab-.
1 battre des bois, ainfi qu'à 1
l'élargiffement & aux réparatiofls
des chemins '
dans tous les •
quartier~ .
'
1 Le Roy ayant depuis le \ .
l 26. à fep·t heures du matin •
1
1 qu'ilarrivaau Camp· juf- 1 •
qucs au :z.9. donné tout
{on.
~
. "'.
•
em s pour ourvo1•
a la uret 1 d , d ors , er -
p o a o t le 2.9. . c q ·
ega oi l'attaq _e. I fi
r es gabions, le
s & to s le l
r·a e · e{faires po r o -
v ir· I tr n h 'e
al ez lîre u11 Ol .. a
exaél: e la {ui te, pui~
c' eft le me i q · i a fi ,,.
e 1v~oy ~' a Mon feigne · ,.
e o ~ de Bourg·oa e
b ~ a quel je ne cl1ange rie •
, o s y t ·o i verez 1 es p .. ·.. ,
G
74 S 1 E CS E
jetii pour les tranchées;~
avant que d'apprendre ce
qui s'y eft fair. Cela eft .
tres-curieux, & ne s'eft
jamais vû dans aucune ·
Relation. _ Voicy par où
ce J ourn.al commence. ·
.
Àu Camp devant N 11mu~
.le 28. L41~ .
.
le Roy a fait aujo.ur- .
d'huy vifi ter le quartier
-de M. de ximene entre
Sa111bre & Meu{e, & celuy
de M. de Bouftcrs de
•
DE AMU ~
a Meu e à la Me fe dq
ofi ' de Con ro . e
pre1nier efi out rempJ
de bois i1 praticabl s. Le
f econd eft a peu pr 's d
e r e, a lare~ rve d'une
e[pece de roü 'e , qt1e
vingt {cadrons en batai
I 1 peuvent oc uper.
II y a {l r la droite de cett
troü 'e un fore bon
Chafieau qu'on pourroic
garnir d 'IntJn e -je n ca
d be{oin , & e ant le
terrain ouvert, · 1 ' <l u_
,_.
LI lJ
...
..,,.
t ront tf ... fi - / ar I es a1~ c tte 1• 1• -
re. a tr ifi e
a - 0
- s -- • e s - e ·--.1 1
,. u:: les o
. ' ~. n n 111 s q o_n . , 4 -
b.. . IJa 111anie e fe .e
n~ ill de a ur
l po e { r les a tes ,
on era elq e int Il·--:
....._ ...
11)
' SIEG
gence de c qui efl: icy
n1atq1 é. On ouvrira de
fort prés la tranchée , à
cau{e des ch mins creux .
dont on fe .pet1t fervir, &
parce que Je front de la
P1ace fi don1iné par une ·
- hau reur q i efi tres-voifin
e, & g 'a la troifiéme
attaque -11 y a a1 OE un·e
hauteur qt i ndra le revers
be ~ ucot1p pl 1s incommode
a x Ennemis.
Le 29. May. . ·
On a eu nouvelle ·
.,.. .
E
q 1 a dn - le AtI. le P in.
ce d'Orange a 01tma ché
à un lieu no1nmé Diaon
ent·e Bruxelles & Lo -
• vain.
Depuis qt1e nous avon .·
. fçûq 1.,il a- · ~oit trente n1il
Je hornt11 s en{emble, je
n'ay rien appris de précis
,fur la fo.rce de Con Armé.ea
Il eft vray{emblable qu
· chaque jour elle [e fof ti
·6. de qu.e1que f o.rte, par
l'arrivée desTroupcs qu'il
fait fortir de leurs quar-.
!Ï.er·s~ -G iiij
o SIEG!·
Projet del' ouverture. de "
Tranchée p ur les atta-i
ques de ce j ·u" 29. May
t;.
illlli l I y a _. Aa· trois a 7 . . ! eU,1
. \ ça o r ne - a
' a -
,
ue.
Gardes de Ti anchées.
Cinq Bataillons, {ça~
•
o ~r - ~..:. x o r · le
. . e ouflr ,u o
·- l I
11
o , . e e :
......,, o · e s , fi _ - Fa ~ . o · .. ~,
a 'eft pa g •
r s i 11 ' ft . n' n fa u . ~a
oi t . o t · on plu
q e pour les autrçs ta
ues
•
'
IE · .....
.... e rendez- , us de là
ga de des Tra c~ées era -
po11r ·elle de M. de ~ ouflers
a · a qu uè du Ravin, ·
qui du dèrriere de ces
Caznps to1nbe le plus prés
de la Pace, ou il faud a
.. prendre gar den point
emba ~afi~er 1 s paffages.
C'eft a . de la de ce a-:
vin q e le Gardes de Ca.
va ·e{Crangeront, aif~
a · t toûjours les· pa:lfage·s
· ib es. ~
Pour celle de la Meuf e~
. u
a I, embou hure 1 u · av1
ou l'on fait un ch 1n · ___
devant le Camp des de x
Baftions du Da.uphin, &
celle des hauteurs derrie· J
re le Camp es Fuzeliers.
TRAV A ILL V _RS .
..
~arre c,ens p0ur l'at-.
aque de M. de Boufl .s
levez par au tan . d '.au
rc · le lendemain a fi~
heures du matin.
Le rend z · ous de ceux .
. y a Ia queuë de la Garde
. des Tranchées, obferVa1:1 .
I G
e fair prcndr a chacu _
.une e le u11e pioche &
deu ~ r {cincs. · •
. Q , re c n s tres Tra ·
va.lleurs · o ir 'ar aq e
de a .... e ~ , & fix c ns
o r c 11 aute r
· s areild
n pic .
hoy ~ , ' n e & de·
deux afcine 5 la mefm
· hofe pou .. e bens arn1ez
~ I'ég rd des f {cines.
Le rendez - vot1s l ..
r. .ueuë de~ ~ar~es, ou o._.~
-
•
-
.. a en rc pou e
1 oy~r. To ce ra~.
a Ile rs relevez pa au~
ai t de jours a x l1et e
mati . Aue 1 '
n'entre a dan la ranch
/ e q e ceux d u t
. 'en f oien . {orti~ , & qu'
.. ~ - .
i s n y oie_ t 11ez par
I . un n gen .e de J l 1
i aura f oill de 1 s p · Ji
cerg -
\ .
Outre les faf c1nes por.;
t.ées par es Tra vai le , s ,
1 Ca aleric en voiture ..
-
~ - ~ S 1 EGE
.
huit mille, f çavoir dcuX·
mille a l'attaque de Bou~.
fJers,deux mille à la qu.euë
rdc !,attaque de la Meufe, .
1& .quatre -mille derricre
- celle des hauteurs , & .
pour cet c:ffe-t le Maréchal
des logis de la Cavalerie,
viendra apprendre de M . .
<le Vauban les endroits
où il faudra les m·cttre. -
Les Commandans, tant .
-des Troupe~ que du travail,
fe renL-lront dés les
deux heures chez Iuy pour
recon · fire eurs · o es.
lngenieurs.
La Brigade de Richeran
oonte a l'attaque de
... ,,,.,,o fiers , & aura foi
d'en ·riger e trava x,.
& de n'en pa quitter l ·
conduite qu'il n'en (oit
re eyé par elle de gran .
Comte . •
Celle de o -upuy Vau-·
ban fe partagera en deux
pot1r la conduite des deux
autres at-aqucs, qu'elle
ne q iittera point qu'ell
IEG
ne ·roit r.elevéc par Ccll .
e Difl:ot.
On commandera trois
· ens Gab1on pour la feconde
Garde de la T an- .
hée , de deux. pieds &
derny de haut !Ur autant
de large , fermez de fix
a fept piquets , chacun
crayonnez de brins de
bois de · I~ grofleur du
~oigt, bien ferrez _& bri-.
dez haut & bas , les piquets
débordant d,elf us
& dalf ous de deux à trois
pouceso
,
•
'
-
ers era t"'
'
, •
\
IEGB
les .deux autres a l' atta~ ... :que de Bouge .
Deu·x Ba taillon·s d.e Pié.;
1nont ·, a I~attaqu,e dq
.quartier de ·Bou.flers.
Plan des attaques."
·On a fait cette n&i·t
41s. toj{cs de travail à la
·tranchée d.e l'attaque de
M. de Bouflers rnarq.uée
· B. La te fie d,e ce .rra vail
commence .a' y,01. r ·a' revers
•
. e Chemin couvert qui c·fl: . ·
"\ris-à-vis de ] 'attaque de
a M.eu.fc.. . . u.and le boyatt
.
-
DE · AMU ·•
e -a pouffé p us loin , il
ve a la de y-lt1ne mar
·qu 'c F. & -e Baftio.n mar .
é G. a 1Ii à rcv rs.
Sur la haute r mar- ' - · uce A. l. 'o · fera des Bat-
'" cries q i verra.nt .auili ·
ever _tous ces ou rages
~ l n'y a eu qu,u.n ~Solda
.de bleff é a cet e a ttaqu
.pendant la nie, .-.& ce 111atin
fix Grenadicr.s de Pié.
ont , -& un :Se.rg.ent y
·one ellé emportez d C .
. @a.
• .° '
J
S IEG.E
A l'égard de I'atraqt1è
'de la baffe-1\1 {c , on· a
pouffé la tranchée , C.
· j fqu'a 150. pas du g1a·cis
qui efi dev.ant une efpe€e ·
de themi11 couvert pa,]
iffadé, d'une figure fort
· fingt1licre.
Sur la hauteur· D. il
y aura des batteri s. L~
Chevalier du· Mo lin ,
Enfeigne a.ux Gardes , a
eu cette nt1it Ja ct1iffe caf ..
ife' c a' cette a taque 11 n ' y
a ei1 qu'un Sergent· &
\
...
z,
I
r .. .s
' .,
z t
•
'
c l
.
in ~ o . e1 a o .a -~ · ou p le·
En.nem.is qui ,.. o ve--
ron t .ainfi exp · tz · n tre ·
trois ·te · x d fl~ .. e.nts, &
'.tous f o t p 1 .e.
CJeft à ce ~ ·1 -(: ge; ·
-qti'on veut fai .c des atta ..
ques B. & E. car la feule
cotcée C . .. e.ft la vraye, &
·;condL1ira a la den1y·Lun.e
F. 1 aq ucl 1 e .J1 ':eft .point re ..
·vreftuë , & au Ba·ilion G°'
·.qui efl: reveft u.
N oftre ·cano·n 11c fe14·a
fas en.core demain .e·
A
fta · e e , ais prés
.demain a ma ·n, ·.i y au .
ra tren .e-cinq pi ce &
. o ize Mor-tiers n bat
• ter1e.
~lr le Comte ·de Tou .
ou-Cc al la l1ier , c~o11 me
Aid.e de Can1p du Roy
.al'ouv.e t 1re de :_a Tran-
.chée. Le Roy ne luy per
mit d'y demeurer qu'un
heure , .apr,é~s laq elle il
v ·nt rendre compte à Sa
Ma j.eft.é de la dif pofi rio .
.. des Travailleur .. lvl o l
- I E G ~
..
. 97
• a _ ~ JO .
I 'a1 ri /
e _ s T o
{on ~ ,· t i e l r s a
•
a .ge,
ie , ) M.
1
' •
•
l
.,. . . '
'.:i
'\
"
•
·f) s, SIE.GE
{ccours de Namur ; &
nJarcher du cofté du
Peri,iys & de la grande
·:Chauffée. S'ils le font,'
de la maniere dont M. de
Luxem·bourg e·ft pofté ~
avec i' A.rrnée qu'il com3
·mande , qu'ori peut en-:
core fortifier Jj on le juge
neceifaire, fans une cfpe.
ce d.e miracle ils nef çau~
·~oient qu'avoir d.lJ. dcfa~
.va-n ta ge_.
~- d~ Luxembourg a
----
E . - - •
es .Ennemis avoient n1ar ·
ché de Digon & ·eftoient
venus .campe.r a u.pr.é de
~-ou vain , 1 eur dr ·.·te à
\Vof ca·p.el ., leur .gauche à
.T crbanke, le ·quartier ge ..
nera.l a .Bcthlie i. ; que le
·Ge . cral .Cercla avec 'les
~ ro.t pes d Lie·ge ., eil i t
arrivé vers la Vill de c
nom~ & ·que les Trou. :e;
de Brand-ebourg n,a-
,
Meur~.
oo· .
•
Di po 1Jion pou'r . la Tran--~·
chée, du ;o. au;~ . May~
Ga1·des .de Tranchée. ~
Cinq B~taillon·s, f ç.a :
voir deu~ pour ç~lire de
M. de Bouflers, un Ro al
-de la Marine , & un, de
P.iémon ; un pou · ell
de la .Met1fè des ~ar es
Suiffes ; -deux pt>tlr celle
..
des ha tet1rs de Bot1ge
des Gard s lllitfcts·. - _,
TRA.V AJLLE~R .
400. pour l'attaque de
M. de Bouflers .
,
•
A
r 1
, ~
c
/ 2_,
- .
e
4000. a' c at1
t ·'"' o e
0 zciers Gtnei!"aux.
lvl. le Duc de Vil ·oy
,.,..,.,_i~t tenant General a i
. ~eu~ attaques de la Met .
• • •
11
...
~_.... 1 oz
fc & des hauteurS de Bou-.
ge.
M. de I.a Val] et te, i'vla~·
réchal de Çamp, a I,at~
.taque de M. de BouflerS.
M·. de RaynQI, Briga'
dier, a celle des 1iautct1r
.. <! Bouge ..
M. le Duc d'E1beuf,
'Aide de ·Carnp dt1 Roy
2 de jour.
Le 31. May.
La nuit derniere o·n a:
fort peu a v.a·ncé le travaj
l'attaqt1e d~ Ja. Baif~ -'
.·- .... . -
•
, au rement dit~.
l'attaqt1e Royale. Aufli
- a-t-011 a.y'a1ll"' qu'a la.
d e i1 y -{a _ . I 1 r e . . e en. -
ore ce , c pas jufq.u au
G: 1en1"11 co ~ 1 , ~rt. M.· d
· a · an a mandé au Ro}r
qu'e11rre-cy & demain au~
·-oir il a·rriveroi t à ]a pa-~
1
• ifadc.
A l'attaque-des :1a.Ll;
· .eurs de Bot1ge· on s' ft:
on cen·té de perfeétio.n--·
1--er le travail. A celle d.e
,.....,~~OL!fl~rs le b·oyau a eft'
I i1i .
,.....-
104 · SIEGE
\ . fo ·t pro ongé , & a prefen
t on oi à reve s a . s
a de11y-Lune F. 0 le
B ~ on G.
I--1 i e ~,. c · ( o · , 1 e R o y
, o, 1 o · t q t "f e : <~an on
n - co1 , ce101' t · 1. re
11 ~ i n Di 111a11 ch e.
~epen 1
ll t 1 s 0 flici rs
d'Ar.._ille -ie 011t fait t1ne
fi çr_'. nde dilig· nce q 1e c~
1 ·a ri 11 deux ba te ries, de
ci11q pieccs chact1ne, ont
tir' à l'attaque de M_ de
Boufters~ Elles f onr pla~
I
• •
t-
•
• • I . • /
S 1 0 t L -Ja JCtt
1 s bo111bes a ec
a _ z de ft1ccés dans · e
a.ges des Enne111is
--......elq es pieces de leut
---- n o·nt efté dén1on ~
es
\
.~ -; E-GJ · .. _
Dftnain ·1 y aura deu~
11-euvel les t eries , de
q.ua tre pie ces chacune. Je
ne fçay pas en-core préci :
f~111en t O·l:l el les {eron t
placées .. Une de celles qu·i
[.ont à 1'a ttaq11e de Bou=fJers
·, ba.c une Dame qu ·i
retient _l'eau de l'efpece
d'avant t ffé , qui palfe
d.evant le· ch~-n1in· couvettt
• ~u cofté de l'attaque ..
L' A-rmée -e M. de Ltril·
J - embou · décampe de~
.roe~in ~ & f poJ1:~ra. d . ·
__...... E' 1't A t1 · ~ ,
'autre· cafté du ruiff e u
de G mb 011rs.- Il y a de
paffages fort ot1verts en
re les bois du grand Le~
& le pet· t Lez , ce qu ·.
111ettra M. de. Luxem-bot1rg
( fi le m~ouve111entdes
Ennc1nis l'y· oblig·e )
en efta-t d€ porter à {a
droite avec plus dG faci~
li té qt1'ii n'auroi t pû fai
re·en· 4emeuran·t au Ca1np
d.'om il partira{.
0 -n ~lient d'âvoi<r no l ·
·. :·elle ' que· le ~t >rince~ -.d'O~·- .. - ---" "
/
108 1 E G E
1Aange n,_a point inarcl1é
qu'il eft ·encore a pt "s
de Lou ain. Six n1i le
on1111es des Troup s de
. · --an de oUrg ont p~ifé la
Meufi ' Vilet po 1r allei;
"ojndre le Gen ral Fla-
111ing avec le rcile qui(~
va joindre ar.x Trot1peé ·
de Neubourg qui vien-.
nenr d~ cofté de Ni1ys
C'eft la n1archede M. de
J oyet1f e qui les oblige à
cot1vrir Je Païs de J ul-:
Ji.ers & celuy de Cologne,
..
E A U . o
........ e 0 r baaabe. ~ M. e
._..._..ux . ur oit al .
ernain fous ina t. . ..
nt ûlé
· . n ·e 1 .
bletfé ·aux Tr:availlcnrs
,Un boulet d.e Canon des
Enne·mi-s a donné da.ns
.u·n p.etit Magazin à _pou~
ëre .7.qui e.ftoj t Jcrriere .la
ltranché.e, & I:a fai.t fa.u:
cr. Il y av.oit lix: à f ept
'milliers de poudre. Deux
<>ll . oîs homm~s en ont
tfté br.ûlez. ·
· .IJ; po 11ion .de IA Trancht~
du ) .Idt . , -~y au L · . uin.
G• tles Je Tranc1'ée.
Trois Bataillpnsp
Peux aataillon1 d' - ~ l • _ ,. • • - , -·· . -.. -- ~ --- ---- .. _.._ -~ _.,.... ·~
...
. .,..
. . . .. 1111'!'~•
, . ~. , . .
· n. AM
..- erg·ne a l'attaque de oq~
Jiers ·
·,un des Gardes à ce1I~·
de la Meu{e,ditc l'attaqut;
_ lloyale :& deux des Gar~,
des · . · ttaquc de Bouge.1
TRA.VAILLEVRS. , - I - ~
'~.· · -'!I. à_ !~'attaque d .
oufle· ..
Joo. a Cclf e de Meuf e~
4 . o. a ccf Je des hau~
·;. eur d .Bot ge. ·
. ~ --·AS C J· · Es~
2000.. -~ .l'~~_taq·u~ . 4 ~
:.7.0 · flçr ~· ,
~ -. ~ -. ·-- - - ~ _..
;;;t • J' .. ~ , • • ' . .... .. _ \ .. ·. . ~~ :. ' .. ',"'I. :...... • • • • ..,.,. . . .. .. ~., 1 • • · -;~ ' . • ~ .1 .. . ·.. • • "",", .• .,. f ..,. • ' .... .;.tl...·.:_. ·, • -~ .
200·0. à -~ cell~ de la • Meufe. ,
4000 à celle des hau.:. --
.. eurs de Boug :.. .
0-fficieYs Generaux.
· M -de So · bife a l'atta-
. ie e la Met [e & a ceII~ .
Aes h~utenrs de Bouge~
M. de Creil à l'attaque
e Bo g.e... .
~-de Congis à celle de
Bouflers. ~- ·
M. de ~urenne, Aide
: ·. e Ça1np du Roy.
lvl. de Coig11y · cl~
~onf eigneur.
M u . ' . IJ
,deMonfie, ir
(j~
. ittn.
La n i t err1iere a 'a
aque de la Baffe Me fe
11 a pou.a le travail j . fqu'aup1
·é·s d la Paliffa -
du premier ·C en1in couver
. On a at1ffi t1r: -i .e
ig-ne paralelle au e
n · n cot vert. C.ette iL rés
a1née on s'y fr log) a\ Cc
pet de e e. L __ 1e a
· r d · e. · ~ co1~ r , L · _
e. n i _ t~ r· · ~ , n 1. s d LU
eg1 .e
'
•
S .IEG .E ..
1II4
••
-
. eu le bras ca!f é. Ce logè.:.
n1ent 1net en étllt de rom-·
pre quand on voudra la
Dame qui fou tient l'eau
de l'avant-fofl'é, laquelle
s'efiend & fait une flaque
vis-à-vis de l'attaque ;
maïs on ne {e pre!f era
point jufqu'à ce que nous
{oyons b.ien établis en cet
<:n.droit là , parce qt1e fi
] tavant-foifé eftoit defer-·
té, les EnHe1nis auroient
la mef me facilité de venir
a' .nous, que nous aur1. ons
.d 'aller à eux. Cette Dame
•
__.. ._ · M. ~ 11j
· ft la mef me fur Jaquell
on tiro1t hi 1· d 'u·n·e de
batteries· qt1i -font à 1·'at
taqt1e de Bouflers-. .A l'·a t ·
aq11c: de · hau~r~et1r
Bouge ·on -a· fa:i~t u·ne roi
fieme batter~e; de q·u,,atr -
ieces de Canon ; e]le e.. .
ft1r la dro·i te des deu·x au-
. · res .. 0 n a· trouv ' ·moyen
de comrnt1n·iqu~er p·ar un
b,oyar1 cette ·attaque &
elle de la Baffe -Meufe ·
·e qu·'on avoi-t crû d, ·_
,bo ~d --ui. -ne ·fçroi-t pa -· r.-. ·~
K ij ·
•
116 .. S· 1 E vG E - ---
, ... \1 i ... ' -
~iquable. Sur le pan chant
des hauteurs on a fait
quelques logemens . pour
y tnettre des Moufquetai- . . \ res qui voyent a 1·evers de
fort prés les Ouvrages des .
Enne1nis , cc qui les in"".
CC?111111odera beaucott p.
Du co fl:é de M. de Bot1-
·fters , l'on a fait ve1·s le
n1ilieu de la Ti--anchée
u11e batterie baiTe de qt1atre
pieces de Canon , qui
Îire con,tre la face dt1 de-·
n1y Baftion qui eft le long
• •
\
•
,.
•
1
• v1ere, a a Oite
. G
. l
r ·· ) M
t w • a
1 • as
_au
e il ~
\
•
'('!" .... e
• • e ce
,. . . ~ le ,..... . l l ~ 11 ra
,----uc pas ti.1 é p ndant fà
nui c; aulli n· a vo·i t on et1
c.iu'un· Solaat de tué &
dc:ux · de ~,Jeffez , q.uoy
!u' O·n1 eu fi travail lé a dé;.·
.couvert, & tres-pr.éso.
L' A.r111ée: de M.. dê
Luxem·bourg: qlui devoic
{;han ger d·c Camp a:u j·ourd
d'huy , 1ie le ferà .qtre de ...
main. S-es gtos ba_ga,ges~
vien11en·t a.u q.uarticr de
M. le Pr1Înce , cl' o·ù le~
Roy les fera patfer o)u: il:
ju:gera .. à propos .. , 11 fi'.cft
j
a - feur q-ue c ·{oit a D
• nan·t ,- ·Con1me on v·oi- .
d1 t d'abord.
Le l?rince d '0rang
· Jloi tencore auj:ourd'hu _
atlpré ~e Lo va·i-n·. Tro · s
R~ndtis · Ang· ois ont d · t
qt1'il a\roit envi ·on qua
rante-cinq mille hommes
& q-ttc ·t. de VValdec·~-ne
l'a pas jo·n , quo:
q_ u:t on riotls~ e 1, · a!f t1r
/
• c ntr.a1re
SIEGE ~
- ' •
Di po ttion pour la Tran::
chee du J. au 2. uin . •
Gardes de 1ranchée.
Cinq Bataillons , {ça-·
voir deux pour ce11e de
M. de Bouflcrs, do11t l'u·n
efl: de Crt1!fol, & l'ai1tre
de I.Jo1--1 aine. ·
La ttoifiéme des Gardes
Suiffes, · pot1r celle de l~
·Met. {e. .
Dcr1x du viet1x Stoupe
po111M celle des hauteurs de
TRA-~
.
.E AMU •
TRA T1 Al LLEV . S
300. pou~ l'attaque de
M cle Bouflers ·
' ;oo. pour ce le éle la
Meufe- .
300. pour ce11e d~s llauê
. eurs de Bouge. · _
· F'.A SC IN:ES. -
8000. outre celles ae êt
Travailleurs.
2~00. ~l'attaque Cie M.
de BOLI flers. _
· 1000. à celle de laMeufe ..
4 ooo. à ce1le des- bau.
teurs de Bouge. _
L
i.t~, ~ S l.~ 1! G E , .ft
._ ,"!'~- -• ' .... .
0 ciers Generaux.. ·
.. M. de Tilladet, Lieure.:·
n;int General ) à. l'attaqu~
de la Meu{ e. zç
M; · de · MoncheVreuïl ;
' \ Maréchal de Camp, a cel:
le de Bouflers. ,
M. de S. 'Laurent; 'Bri~
gadier à celle des hauteurs
de Bouge.
M. de Roncerolles, Aidè
de Câmp du Roy.
M. de la Chenaye , de
Mon{eig.neur. · ,
,.
t;
G
c:
,
E AMU . - -
~ • .. "" 'If
~i .&f · .! ~ . S f E·G 'E ~
trémité de la fa·ce de la de.;,
mJ'-Lune qui regarde la
Meufe. Il n'y a eu que 2.Ô. ·
- hommes tle tués ou bleffez · , ~
e11 cette occafion. Les En-..
nemis n'ont pas tiré un
coup du demy·Bafiion q11i
efl: le lohg de Ia Meufe;
ny de la derny-Lune.Ils ne
peuvent· s ' y teni.r pen-.
dant le jour à caufe des
• • ,Batteries qui voyeht cet
ouvrage de tous les côtez.
On pourroi t, fi l'on
vouloi t, tenter dés-à-pre-
•
..
1
•
, > ii ~ . · S I ·E o·E - .
•
!Enne1nis. A l'attaque de
M. de Bouflers on a con ti:
·nt1é le boyau le long de
·Ja Meu{e en raprochant
·du Faux bourg de J ar11be'.
Les deux b<t tteries des
hauteurs ,fubfifi:e.nt toûjours.
Outr·e celles-là il
·y en a une' de quatre pieces
à la qt1et1~ de la Tran ..
chée, une ai:ttre d'au~arit
vers le tnilieu~ > & i1nd de
Mortiers ver~ la tcfte du •
travailqi1el'ona faite-et-:
(C- nu~it.:. '~ '.. J- 0 r- • '· • ~· •
• • -..
i !t
~
•
-
'' bE NAMU .· 11~
·M. le Prince d'Orange·
. ·n ' a poi. nt encore avanc '
aujourd'ht1y. M. de Luna
pa cha.ngc de Camp,
·.& je cro,y q 1' on a p'" is le
party de le laiff r comme
il eft. jufq11'a ce qu'on ait
_avis que Ce P.rince aie .fait
qt1elque rnouvcmen_t en
avant. Cepen~ant on a
_rc:conni1 aujourd'huy un
Cam·p beaucoup meilleu.r
-qt1c celuy qu'on avoit
~. 1atqu~ en dèça du llt1if.. .
L iiij
~·1~ , S I E G E ~
• . -
, [eau de Gemblours. AU
. .. l-ieu du Bataillon de Cruf..
_fol & de celuy de Lorrcli-·
) . ,
. ne qu on avo1t marque
devoir n1onter hier à l'at·.
' taque de M. de Bou.Bers; ·
ce furent les deux d'Auvergne
.
. Dtjf ojition pour la Tran~
chée, du 2.. au 3. 11in.
Gardes de la Tranchée .
. Deux dl;l Regiment d' Anjow
pour celle de M. de
Bouflers. ,
Deux du Roy pour
•
•
' •
Celle de la Meufe .
. Deux dt1 R.~y po11r ce -:
e 4es hauteurs de Bouge.
TRAVAIL LEV~RS.
Neuf cens; fça,,..oirp·o11r
chaque attaqt1c troi
cens.
FASCINES.
Deux p r cl1aque Tra
vailleur.
isoo. par la Cavale·rie
4-ooo. a l'attaque d .
Bouflers.
6000. à l'attaque del ·
Mcufe ~
•
i. j- i ~ SIEGE
~ 3000. à celle dës hau~
·,teurs de Bouge.
0 ciers Generaux.
· lVl. le Marquis de Boutiers
, Lieutenant General
, à l'attaqt1c de la
Meu(e.
lvl. de Gaifé, Maréchal
.<le Camp, à celle de M ...
'1e .Bouflers. ·
M. Davejan , Briga .. ·
dier, à celle des hauteurs
~ de Bouge.
, M. de Gaffé, Aide d~
·~amp du Roy. · ,
• 13 .
....
M. e Gh·afteau-·V ilain,·
~cl Mon{t:i g e r. ·
Le 3. uin.
• M. de· Vauban a fai
fai e c.ecçe n iit Je paffag
d Fofféde ad my lunee
J
Enft1ite on l'a occupée
cri~ ~ el g·orge & la poin-
·te. - ~es n·nemis ne l'on
~-ei t deffendue , & o
fi parfaite1n·ent éta~
. b 1 y. . . . .
: Un batterîe quî eil ·au
or·d. de la Meufe, -dt1 cô .
~C ·de 'attaque de M. d .
- lEGE · ~ ,z . ,
Bouflers a l;>attU; en bre ...
che toute la journée la
face· du den1y Ba{lïon qui
rega~de ]~ Riviere. 11 eft
fort éboulé , & un Capitaine
du R.e·giment du
. . .. ' lloy qu1 eilo1ten gard~ a
l'attaque de Ia Ba(fe-Meu-
{e y a monté , en paff ant
{ur la Darne qui f oûticnr
l'eau ~u Foifé. Il nsy a
trouvé que trois Soldats
des· E:n.nemis, ·q 1i d'abord
ont pris la fui te, m.ais q·ui.
fon.t . .v:ev-e · us., _àccom _ ..,'.
· . E. · · iA, M · R·.
gnez.de quelqt1es autres,
ayant reconnu que ce Capitaine
efi:oit f eul; mai
n ' ayant pas J. uge' a propos
de les a tteildre, il eft def--
endu de delfus la Dame
& de-la dans un âe nos
logeme~s. Au · lieu éle
rompre cet té Dame, f elo .
J 0 defsein qt1~ en il-Voit M.
___ e Va ban ;je cr _ y qu'il
tâchera de s'en fervir pour
fe couvr1 du flanc du
Baftion G. & ceuler pai:
- un petit terrain qu'on <lit
ij4. ( .: S I· E G E . . :
' . -
qui refte entre la Met1fe
& la face du den1y Bafiion ·
où l'on fajt breche. Si
cela peut réuffir,les affaires
feront· bie11 avancées,
car il y a une tour des an~
cienoes murailles qui_
j·oint à ce derny- Baftion.
On a vû toute la journée
les Ennemis voiturer à
force, de la Ville au Château.
M. de Luxembourg dé..;
can1pe de1nain rres-feurement.
Sa droite fera à un ,
•
..
i~
\
c
n
1
~
# · illage,nommé Mehagne,:
fort voifin de la Riviere
de ce n1ef me no1n ,. & fa
gauche au M:azy.
De ce pofte il p~tit a1-.
fCment fe porte~ ou · il.
vo dra. So11 front eft
couvert d'u11 Ruifseau &
de de ix Chafteaux.
•
On croit que les Enne-~
mis marcheront demain~ . .. Nous f çaurons apparem-,
ment demain au foir, li
leur defsein cft de s:J ap~
procher de la Meufc. ~~"
1
•
13~~ . ;. S Î È G É
'
de la gralide chau[sée.
J)j po ttion pour la Tran.
chée du 3. au 4; uin.
Gardes de la Tranchée. '
Cinq Bataillons, f çavoir
deux de la Couronne
pour M. de Bouflers ; Un
clu Roy pour l'attaque de
la Meufe,& deux de Tou·
loufe pour celle des hauteurs
de Bouge. _ "..
TRAVAIL LEV RS.
~ r
300. a chaqt1e attaque,
iuÇquelS l'on , fera prendte
chacun deux fa{cincS. ... . -
-
•
...
,
1
138 ·-"-- : S l E,\G ;n :~-- t.:
à cCIJ~· ·aês haUteur~ de
I Bouge. ·.·_. . L ! ~'"'· ~ ·-
Aide de Camp du Rcty,'
, Aide de-Camp.de Moh~
'feigneur. . ~i111 ..J , ~
Le ·+· uin ·à J/J. heures · du
• oi·t. , ! < ·;
@na fai:t---1e pairage du
Foifé à l'endroit ,que j'ay
marqué 7. &on a attaché
l.e ~1inet1r·â~Ja face du de. -- my Ba.ft'îün,3: -qui regarde
Ja dcm-y-Lu:ne. On a con~
tinué de battre en breche • l.'au_~r~ fa<fè q-lii;eft lç long
•
A U . i3
"
1 e la iv1er & j'apprcn
dans ce mo1ne11t qu'à Ia
cur de ·, a Dame inar
que' e s. on v1.e _nt d' monter
& de ~ . le>gcr :ft1r le
haut. Je crains q c . l 'o
ne pui{fe f- {er v · r · i:fémen
t de·. a our 5 •· porir
' • I s ouvrir une entree da ·
la 'Vi1le ; mais celle qu
e~ ·auprés & que J'ay ma
qt1êe 6t a fau·té cette apr'
-&lnée, le feu ayant pris ·à
âes poudres qui y 6co1c;n .
. l · ea au11i tombé qt1eltj 'e
• •
1:140 : :.. 5 ~·E·G 1! . .1 .
rpan de ·muraille, ~nfortè
ciue les Ennemis s'e.xpofe-~
_ ront à faire emporter la
Ville d ,aifaut,s'ils 1ailfent
, faire le paffage de 1 'e{pece
de petit Foffé ciuï_ {epare
_]'ancienne enceinte d'a,
. vec le Ba1l:ion 4. & le de"'.
ruy-Bafti on 3 ..
~
A moir1s que: le loge.
ment qu·i vient d'efire f'aic
ne change 1a ·;réfolution
, ciu'on a voit prife , on
doit faire cètte nuit le
~ . palfage du Fo11é, & acta~
•
•
,.... ·... E . AM ~ .. a
ber un 1\rfin~ur a la ac ··
du Baftion. 4., qt1i regar :
______ e la de111y - Lune. L
,ilanc d~ c.e B-aftio11 qi ·~
- effCndoi-t la pointe· du·
-.-emy-Ba fti o-n 3. cil llor ·
·d' é·tat q·ue· les En.nc=1ni ·
s'en· puii(ent terv·r ..
. La b·at:rerie· de· deux :pie ·
ces, n1a·rq-t1 'e R. q· ii .€ft a:
Ia teile de la Trarichée de~
lott~ers· , a eflé faite .Pour~
rompre· le Po-nt. Nous·
f on1me-s m·aiftres de tot1 te'S·
· .es ~ rn a if o-n s. d'u F.a u - j~ ~
•
- f --i4'- .
~ "bourg; mais les Ennemis
·cnt l'efpece de de1ny-Lu~
ne ma.rq 1Je/ e Z . .
. ·On a changé quelques
·batteries depuis cc que
j'en avois marqué les
jours pr-éc-edents. le Roy
vient· d'envoyer .battre
·un·e ·chamade pour mena-
·€cr les Bourgeois de f~ire
piller la Ville, li on differe
à capituler. Cet aver-
·tiffemen t n 7ira pas jufqu'à
·eux, pour peu qt1e 'le Gou.
vcr-neur ait e·nvie de teni.r
1
1
-· - --.....ii
\ - • StE GE;
pa1·ty ce inat1rn a j ·. heures
d'auprés de _ce Camp, &
n'a veuauc11neapparencc
que les 'Ennemis ~d.utfent
Jnarch.er;. ·
· Le Roy .pour. ·ne ·rien.
·Otnettre a con1mandé M.
·:i.e Comte d'A.uvergne &
M. le Duc de Vi11erov _,
4vec fix Bataillons &
douze _ · Ef cadr0ns. ·· .dU •
Camp de M. de Bouflers,
<>Ù les· Troupes a·uOE-bien
.tftoient trop ferrées, pour
aller
• 1
1
t
· E A ·. · ~
· 11er joind e l' Ari ·' d
M. de L xe · . ourg .
.-...e 26. E( cadro
cfi oient den1eurez aux , · -
0 nes, {ont a ffi arr ·vez ;
'A ·1née de · . de Lu-' e-~
bourg
Di po ttion pour la 1 an-1
chée, du 4, au 5. ui1i,16 9'L._
Gardes de Tranch /e.
Cinq Bataillons, C!> a ..
· u p r _ce]] e
o flers, n 'Ari
& Ll n u V x · n , t1 n
po ~r cel · ~e la Me ·fe.
N
•
,,
r'
•
SI·EGE _,.
•
•
Le ·1. du Regiment Dau..:
phin ;. deux du Regi~
ment Dauphin pour celle
des hauteurs de Bo11ge.
TRA VA.! LLEVRS':.
300. pour l'attaque da
M. de 'Bouflcrs.
300. pour l'attaq11e de
la Meufe .
. 200. pour celle deshau·
teurs de Bouge.
Fa cines izooo. outre celles
des Travailleurs.
4000. a' l'a ttaque de
M. deBouflers.
'
•
0
b
E A ~I 'Cr • 1_,
ooo. a l'at aq.ue de la ·
Meufe.
2000. à celle des hauteurs
de Bouge.
0 - ciers Generaux. · .
Monfieur le Duc, Lieu
~tenant General , à l'atta · · ·
que de la Meu{c.
M. de Roquel~urcrMa-
. réchal de Camp, à celle de ·
M. de Bouflers . .
M. de Boiffelot, Briteurs
de Bot1ge.
M. le Comte de Fief .. l
..
N ij
•
x4~ 1S ~ E G E ·
que., Aide de Camp d~
lloy. ·
M. de Coigny , d~
Mon{eigneur.
M. de Cabre de Mon~
fiet1r·. , . ,
Le 5. uin." à 7. heures - ~
du oir.
La Capitulation de lai .
Ville vient d'eftre iignée.
Pn remet dés-à-pre{ent
une des portes aux Troupes
du Roy. Demain au
{oir, tous les Poftes de la
,Ville feront évacuez par
• •
•
•
f
•
•
..
.M
e _i, a1 ·d
la poi te du jour 1
i rafin·e,& 01reco ..
c _Aa a ire_.. de t
La es vo . 1 .
- e in q 1'01 le · .. ~ ,
d 1 ten1ps p
ave1 ir le rince d'
ne. Le Roy l'a e '1. L'',
• • es a con g iez 5 111a1s ·
e f o t relâchez de cette·
retention, & font reve-,
• _ , s po 1r terminer.
T outç la. Garnif 011 · ·
•••
11
•
-
( · ~ 5 o f S I E G E- •
re t î re au Chafteau , &. .
s'oblige de ne point tirer
<lu coftéde la Ville,en cas
qu'on n'attaque point de
ceco"t e/- 1a \ . ·
Le grand Majet1r a r~mercié
le Roy au nom de
laBot1rgeoîiie,de la bonté
quïl a voit euë de confcrver
la Ville & d'ordonn·er
qu'on n'y jetta_ft point de
bornbes. Il a alf uré Sa
lviajefté , Que ce traitement
di po oit tout le Peuple
Je Namur à Iuy e re_ 1 •
1
l , )
•
d l' ~1venir ait/fi delle
qu' tl J' avoit e é au Roy
Catholique , ·tant qt"' ils
traient demeure~ ous t/i
dotnination.
Ce fera Sa1ne ·1y 011 D·1-ma11cl1e
at1 pl us tard q11e
la Tranchée s'ot1vrira au
Chafteat1. Ur1 Rendu de
]'Armée Ennen1ie a rapporté,
qu'elle devoir ma~her
au jourd'huy . prn1r
0 ., venir cam·per· a Houaar- . b
de entre Tillemo·nt &Ju-
'doigne , que le gros ba .
N iii j -
1 1
•
•
~•.5~ A s 1 ·.E o~ E·
gage avoi t efté envoyé à
Louvain, & qu'ils corn~
ptoient de donner bataille.
Si cela efi vray,Ia reddition
de la \'ille change
·bien toutes leurs mef u-
1-es.
le 6. Juin .
La Garnif on Ennemie
.a voulu faireaujourd'huy
quelque incident fur l'e.
xccution de la Capitula
·tion , prétendant que Ia
partie de la Ville qui eft
:a t1·declà de la Sambre, &
•
•
1
• e
t
t1 p · ed du Chafteau, ne
devOi t pas eftre occupé
r les Tro pes Roy
El e s' eft efi 'e , & o
· . · e en po 110 coin-.
refte.
y de IX arch d ·
ont e pierre ft
Ce , q . i on eft'
ro1npuës. Les Enn .1ni
_ voi nt 1 Jiné qu.elqt1e .
Piles de maçonneri
pot1r le faire fauter. 0
en a efté averty aff ez a
tem . s pour retir.er le {au ~
• ,,+ • S l E GE •
f
· cilfon qui efroit déja fort
court. •
•
~ Den1ain le Roy va cam•
perdu cofté du Chafreau
•
~ntre Sa1nbre & Meu[e.
l
1
Il fait partir à la pointe
·du jour s. Efcadrons des 1
Gardes du Corps, I2. de
Dragons , & la Brigade
de Bo11e de Cavalerie,
pour aller joindre M . . de j Luxembourg. On ·a eu
avis; que la nuit palfée le J ...
Prince d"Orange • r avo1t
t
•
,campé prés de M.eldent i,
~
jG ~ E G E.
-Le delfein de M. de Lu~
XemQourg efiant de s' é~ '
tendr~ le long de la Me ...
bagne , il a fait marcher ·
dés ce {oir ion aile gauche
vers l'Abbaye de Bon~
neffe, ce qui le l11ettra e
efia t , en faîfan t dernaï .
1naicher fa droite, d 'efir~.
pofié en· bataille plus di~
ligemment. Ses uaîf-~
f oμs vienne-nt demai .
,, c nous joindre. .
Si les Ennemis veulen ·~ .
'approcher de 1uy , o __
J
•
roit qt1e ce fera
· oft: ' de Palais.
La gaye é eft nrand .
-ar1ny nos T ro pes .
.Au Camp deruant le Châ
te au de Namur,
le 7. uin 1692 .
. de Luxembourg eit _
a 111 _ ! I e I n g de I a Me a -
011e. a roi te eft prés Fa
·Jais, (a gauche versBon-
1 ·eff e. e .Prince d'Oran..,
..
· e avo · t ce matin fa droi..,
e à Orp le Grand & Orp
le · t, Hannuye deva t
...
Jjt s .I E G. !
luy, & fa gauche s'éten~
doit du cofté de Ber trais.
Sa Cavalerie a paru prefte
\ . ' a marcher a ceux de nos
gens qui {e foJ1t avancez
pour apprendre des nouvelles.
L1Infanterie eftoit
en bataille; mais un Cou*
rier qui a paff é depuis
dans noftre Armée, a prés
avoir traverfé la leur , a ·
dit qu'elle ne .tnarchoit
pas , & qu'on avoit déchargé
les ~ bagages. On
n'a pas ajoûté grande foy
# -
• -
•
c
F
,.,,.,,-, E .· A M U R 1 1j ·
~ . .
a cet avis. Cependant jufqu
·'a pr fent nous ne f ça·
vons encore rien de cer
· ain la-deff us.
- En arrivant icy , plu.;
fleurs de nos Bataillons
vcc d.es Gtcnadiers dé~
. a chez à leur tcfte , ont
marché pour fe {aifir d'ue
hauteur qui comman-·
de de fort prés 1 'ouvrage
à corne & la dc1ny-Lune;
cotcée dans le plan de l\;I ;
· Pelletier 65. 66: & 67·· Ils
en ont chalfé l.es Gardes
- •
a vancGcs des Ennemis ,
inais par chaleur & par
émulation , nos gens
ayant pouffé trop loin,
no-us avons eu plufiet1rs
Officiers tuez, & douze
ou qui11ze de bleffez ·, dU: ·
, feu qu'ils ont e!Tuyé du
.premier chemin couvert.
C' eft le Regi111en t du Roy
qui à le plus perdu. M.
de Soubize effOit à cette •
...
altion, & M. de Vauba
auffi. C.e dernier prétend
que ce pofte occupé a van .
'
A
. era de uelques JOUr
ri{e de la Place.
On fait a t1 jot1rd' h ·y .. .
. ·répara tifs pot1r l~ouve .~
ur d.e la T ran.ch 'e qu 0
fera demain a fOir . .
fait une batterie · e f eiz ,...
pieces que je cro · n1e{1
_ ch eV' e, qui ba ra r ·
vers les _ouvrages 6 5. 66
~r 67. _J c ne f çay pas juft.e
. 'endroit ou elle efl:, n1ais
· l ivant ce q 1e l'on 1 :i'en
. · di , e1 I e.d o i t eit r e 0 -
·, éd la de111y-Lunc e ~Jl
. . .
i.61 S I E G E
.Ville , cortée 29. ayant
]a Sa1nbre dcrriere & les
Tours 26. &27. au.ffi.
Avant · que d'entrer
·dans le J ot1rnal du Siege
du Chafteau, il fera bon
de vous rapporter encore
quelques circonilances
toue han t les chofes qt1i
{~ font pa!fécs , pendant
. & avant celuy <.-le la
.Vil 1 e. Dans les q 1atre
j_ot1rs de marcl1e que le
Roy fit pour arriver do-
• ·
1a 1 t ·Na1 ·1ur , ce Prince
- ~D E~ N A M lJ R, 163
prit uy-mcf me l , C· ·
avec Monfeigneur leDat1
phin , & Monfieur , d
faire 1narcher f on Ar1 1 ' ,
fur .deux colo1nnes, & les
bagages dans le milie11.
Quand Sa Majefté alla
econnoiftre la Place, Elle
avança jt1fques à la port,
ée dt1 Mot1fquet, & ces·
· deux Pri11ces ne la quit-
. ·t · ren t point. · · ~oy CJU 'El- ·
le e·uft demeuré ce jot1rlà
à c·heval pendant pl is·
tle d,lx heure , ~ lJ c n .
0 1J
...
•
'
I 6 'f , r . ~ :S I· E Ç E: - ;
laiffa pas d'y remonte1~
aprés fon fouper, pour
aller faire faire des Ponts
fur la Sambre. Les Enne~ . . \ .
in1s t1rerent quatre a c1nq
cens cot1ps de Canon.,
pendant qu'on préparoît:
toutes ch of es pour I' ou- .
verture de la Tranchée, .
. & qu'on fai(oit avancer
1 'Arti11erie, .pour 1aque1- p
le les Païfans ont fo11rnv F
fi cinq n1ille chariots. Outre
cela il eil a fallu tous ~
.les jours trois cens po11r ~
,
'
'
I .· . pain de n1unit ·on, ·
a monté par jour a de . r
ens cinquante-111il le ra
tians. _.Joignez a cel l
i 01 e de Travail e r
-----.one o a.e 1 b~foin, fan
c:o111pt r celuy d.es Trou-
.· es q i · corn of e11 e ·
I rm s ' Ol s CO 1 .
iendrez, q 'j} nef 1101
pas {e le _ · n t , oy d
F ~a ce po 1r aOEeg.er . a-
. ~ · m · · , . a -1 s tt n . o y te
Lo~1is le GA
•
11
i~(; SIEGE ......
conduite pour gouverner
(es finances, que de fagef{
e pour gouverner fes
Sujets, & de valeur pour
réduire f es Ennemis à {ou~·
haitter la fin d't1ne guerre
qu'ils ont allumée injuf- _
tement. Auili les Troupes
,,..-combatent-e11es avec tant .
d'ardeur, qu'on a beaucoup
de peine1à les modérer.
Elles 011 vrirent la:
Tranchée . à découvert
devant Namur , & les,
Enfans perd11s avec leurs
'
•
. (
l
1
~
DE NAMU J •
1.-,:
• 0
pelles & leurs pioche ;
mire11t let1rs jufte - au _
corps bas a la ve·uë· des
Enne1nis , & travaillé·rent.
ave·c une in·rrépiditê
qui f urprit les Afiicgeans,
& les eI11pefcha pre·fq·ù·e
de tirer. Ell s poqtferent
leur ouvr·age· plus lo·i
· q i'.on ne·s'eOEoit attendu,.
& ~I. le-Co111te d' Auv·ergne,
L~eute·nan t-GeneraI
de jo1..1r·, l'.ayan·t fait f çavo1r
.au Roy , s·a Ma jeftë
l cur do·n·na des 111a·rques.
f. c;S... ·S ~1 .E ·G E
de fa libéralité ordinai ..
re. Un valc~ de M. le
-,Comte de Cruffol ayant
arrefié un Officier· qui fe
vouloit jetter dans la Place,
le Roy luy donna quarante
louis. ,M. Je Comte
de Crulfol qui fut commandé
a'rec fix Compagnies
de Grenadiers, pot1.t
chaff er les Ennen1is des
maifon·s voifines du Pont
· · de pierre,fitparo1tre beaucoup
de valeur & de pru
·d.ence en cette occaiion,
.. 1 &
-
•
•
t
C.
e.
4
c
c
a
1
la
d
~c
algr'I · r
Enn is ui eno ·en '
ous oft z ,, & i re i
p i if oie n a r · · q · .' i 1 s o c
poien , il xec
• r ~. s q I
e11 /
l ·l onn z .
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' l
~ar -~ . I
es Gre ·. . · e s, c
J r . a l ~ 1
. . / y. 1 e Je .. a c, OE . 1
a T a 1c
/
~ les .. ~ na ,
er 1 j e1 t à 1 e ir T · ·
b o · q 'il e remenafi _,
'
SIEGE ~ -....
i70
• •
parce qu'ils avoicnt de-.
quoy s'occuper. Un Soldat
ayânt po[é un Gabion,
que le Canon des · ·
Enne111is emporta , il en .
pof a un f econd , & un ·
troiliéme, qui furent em- ~:
portez de me( me, ce qui ::
luy fit prendre le party "i
de ne pluss'obftiner àen :
porter en cet endroit-là .
.L'Ingenieur & ! 'Officier •01
luy comrnanderent d'y n1•
retourner, & il répondit, S
•
,. f
• 1 I
1
7
~ . / en porto1t un quatrteme
il eroit tuê :J mais qu'il al~
loit obéir , puis qu'on /'or
âonnoit. Il eut le bras caf~'
en le pofant. On le lt y
co pa aulfi-tôt, & il f ot1f
fric l'opération avec fern1eté
, d iànt , qu'il n'a ..
r.uoit potnt de plits _ g1·and
chagrin que ce/~ de ne ,
pou,voir plus e14vir le RoY,
mais qu' if_ e oit a uré que
Stt M"ije é- fuy donneroit
dequay rvivre le re . e de es
jours. Enfin l'a 4 de~r de
p ij
•
SIEGE
nos Troupes s'efl: mon~
trée fi grande , qu'on a
cfté plus occupé à les re~
tenir qu'à lesexciter. On ·
11e peut trouver plus de
valet1r,& d'intrepidité,&
plus de fageffe & de con-:
duite enièmble qu'en ont 1
•
fait paroiflre Mon:Get1r E1 le Prince, & Monfieur le
Duc, & l'on ne peut ani- •;
mer les Troupes davanta4
ra lité. \
'
• -
·I
L sE n injs ont .va··,
prés leur apitulatio11,
1'ilsavoie1 t p .. dt1 det1 ..
1 Ji 11 e ho 111 m · , p n I. ·
le Siege. S-Ion 1-s éc s
qt i ont efté fai s,not s n ·
vons e 1 qt1'environ d.e x
e11s hom111es tt1ez ' . r il
n'y en a pas eu plt1s de
ent cinquante à i·aôp.~-
al, dont il n'y a voit pl us
.que cent f~eize , lo ·fqt1e
la Ville a capitt1lé. Le.
· o.y en a donné le GouC9 \ vernement a M. le Comt~ ~
•••
. 1 J
•
1
'
•
; 7;;. . s I E GE
· 'de Guifcar, fils de M. ~Je
Ja Bot1rlie, & comman":
dant les Troupes dans ·
Dir1ant. Il a tenu cette ·
Place en li bon état pen<
l a11 t l 'ab{ence de {on
Got1 verneur qui fervoit (·
•
J
l'année derniere en Ira~
. lie , que le choix de Sa r
• •
Majefté n'a fait que pré ..
venir les voeux de ceux .
qui luy f ouhaittoient Je
Gouvernement de Na .. T\ r
mur . .. d
Com1ne il eftoi t de Ja· e
.
-
r
.. • •
•
1 e e importance pou.r
la gloire, & les in tereft
de la Ligue, d'ernpefc 1er
la prii~e de cette Plac , oe
qu'il y avoit appare11c
qu'elle rif qt eroit to l
po r ne la point Iai{f r
• 1 ton1 er at1 pouvo1 c1 1
Roy, on ne douta point
tte les Alliez n'affe1n
bla!fent affez de Troupes
pour donner ~ac.aille, &
dans la réfolution où l'on
eftoi t de la recevoir , & \
.n- 1efm.e de faire les démar .
~ iiij
•
::iï6 S IEG l
ches neceffaires pour j
attirer les Enne1nis, nos
Troupes ne refpirant au-;
tre cl-.:o[e, le Roy env·oya
{es ordres pour le Comha
t, en cas que le Pri11ce
d,Orang,e y fLrfl effcétive-
:Jn en t ré i o 1 t1 •
M. de Choi{eul & M.
t-le -Villeroy furent nom-
111cz pot1r eftre à la tcfte
<le la. grande Iig11e, qtti
cc 1111nençoit au prés de la
Ti11e, M. de Mon cal pot1r
cftrc au centre , & M. le.
..
•
~· E AM
~O l e d' A vergne ,
. Ro. e, pot r co1111 an .
__ er la g c e q t i ' 't . n .
. o i j ' · fle. I 1
evoi tt a ,o. 4 ladroit
des E 11 n · 1 · s . I . ·de V and
of 1n e devoi t efi --e a la
t fr de la iêconde ligne,1
& M 1 fi t r le Duc de
Char res devoir comman
der le Corps de referv ·-
avec M. le Marquis de
C eq y. Ot1tre ce Regle-
. ment, 011 enyoy.a encore
ce q i u·t à M. de Lùxe
J.1bourg .
•
~7& SIE GE
_ lcrie , pour un jour
d' occajion.
Les Officiers feront
di[po{ez , com111e il fera
dit cy-aprés. Le Comrnan.
dant de chaque Efcadron
fera dans Je centre, ayant
la croupe de {on cheval
jufqu'au flanc dans le
premier rang. Chaque
Capitaine fera à la tefl:e
de fa Compagnie, plus
reculé que le Comman~
,dant , ayant feuJemcn~
•
•
• ..
1
'enco ure f on heva
ors du ranb. Les Lieu-.
enans & Cor11ett s [e-· .
ront dans les ra gs de
Cava iers de leur Corn
pa ies , a di anc·e égale
C0111rn ~ il .~.'y a que deu ·
Etendars ar Efcadron ,-
on les placera en re ~
huit & neuviéme Cava J
· 1: cr ·de la droite & de Ja·
gauche. Le dernier Lieu~
t · nant de chaque Efca~
' ron fe!a mis a la queue
.. · vec l·es Mar6chaux de - .
•
logis. On mettra un Lieu~
tenant ou un Maréchal
des logis fur chaque aile.
Les Carabiniers de cha-,
que Compagnie feront
le mou{queton haut dans
les rangs à droit & à gauche
du Comn1andant
de la Compagnie , qui
les fera tirer quand il le
jugera à propos. JI. y aura
quinze Mai.fires com1nan ..
<lez par un Lieutenant à.
chaque aile des E{ca1
·drons :i dont le Comn1an ... ~ .
1
•
•
11 t fe po rra ~ rv · . , or
'il le croira eceiÎ' 1 ,
{Oi pour les faire tirer d'a
bord fur esEnnernis,pr1 <d
i palem-- t fur lesOfficiers,,
foit pour leur faire pouffer
· prés t1ne charge le_
Ennetn1s qui feront ro11 ...
us, (oit our l s fai ,e
harger en flar1c. e g on
de l'Ef cadron demeurer
oûjot1rs en[em le , fan
def or re ni confufion ,
.reft· charger les Ent en
is, s'ils fe rallient,ou s'jl
·vient une feconde ligne
1
'
18.z· SIEGE
pour f oûtenir ceux qui
feront poulfez & battus,
& pour e1npefcher les Cavaliers
des Ef cadrons de
fe débander au pillage. •
Ce qui tombera entre les
mains des 30. Cavaliers .
con1mandez, fera partagé
entre tout 1 'Efcadron de
ces mefmes Cavaliers~
Ceux du premier rang & .
du {econd autant le Mou{#
qucton haut,& du troilié~ ·
me l'épée à la main. Ceux
dt1 I. tireront d'abord,
& ceux du {econd quand
•
•
'
JO
AM •• l
sEnnemis~ rôt rompus~
L on ne fo .. 1nera poin ·es
ra gs a l ~é,oalité des hommes
ny de chevaux, n1ais
on choifi a les meilleurs
po r p e ier. Les Bri~
gadiers des Co1npagnies
fero t à la droite & à la
gau he de~ E~ a rons. Si
le ?v1ajor con1mande un
Efcadron , l'A1 . e- Major
demeurera auprés du Mef..
tre de Camp, dans Je rang
es Officier~; & fi le Ma
, jOr prend fa place , il fe
SIEGE
mettra au {econd Ef cadron.
Les Dragons n
combatront qt1'à pi d.
Ils {ero11t diipoC z par
cinquan ta· nes,e11 tr ·i ll x
El,. adrons de Cavalerie,
& il en refl:era f eulemenc
cinquante de chaque Re ..
giment_ pour garder les
chevaux, à la refcrve de
]a Brigade de Dragons,
du Marq·uis d'Alaigre qui
fera mi[e en bataille à la
gauche de la Brigade de
Bolh Cavalerie , qt1i fera
..
.
ac' , aya11r det1 _ Ji .. '
n.e d'l n ter1e dan 1
entre, erv · · d' l .
e on corp 9e r C rve
~e Corps de .. eferve,co11-
. an é par 11 on fi · J
:D 1c d Chartres , ~~r
placé d rierc le c.e. t . -..-...
. 'Ar1née
La nuit du ·7. au ~ · . ui
• · arty de I>Armée de M
.de Luxembourg barri
·un Par y que le Got1ve1· .
. : 1é r de c ·harleroy en
yoyoit, pour f~avoir d~ :..
rs' SIE. G
•
nouvelles de la batai
que le f rihcc d'Orange
devoir donner>&leCom~
mandant fut tué. Les
deux Armées eftoient en ...
pref ence , & l'on ne àou~
toit point dans celle de
France, qu'on n'en duft
venir a une aétion gene·
rale.Le-Ro-y avoit envoyé
à M. le Duc de Luxen1 .;
bot1rg ti dix Bataillon
d·aug1nen·tation, f çavoir
la Reine , trois d'Humie-:
res, deux de la C,ouro.nne,1
deu .· · e Thiange, & dcu
•
..
"
.
• - I ..
r ·C Bouflers avec la Briga
de d' Aligre, de forte ue
ce Duc avoit alors s2 .
Bataillons & 2-66. Ef ca .
drons. Il y a voit a la premiere
ligne , les Garde
d.u Corps , la Ge.ndar1nerie
., douze El.cadrons de / .
Carabiniers , fans c.01n-'
pter les autres Regiinens.
Tout ce~a faifoit,
41000 .. chevaux
6 5 6 oo. fan ta1Iin.s
Le tout,
· .1 · :·60-0 . hommes .. ·
•
11 SIEGE .
La n iit du s on fu.
occt1pé à reconnoiftre ce
que faifoient les Enne-
.•" m1s.
On a voit pofté des Gar·
'des le long de la Mehagne,
mais les Ennemis ne
chercherent point à la paf.. .
·fer; & {~ contenterent de
. faire conftruire une vingtaine
de Ponts; on n'y 111it
aucune oppofition, parce
que l'on fouhaitoit qu'ils
fuifent déja paifez pour
es combattre. Le n1atin ~ -
A
u o · t d jo . , i~ t ,
ti ent 1 __., nerale,
r n gere t to {"\ et b a l
le. Ils nvo e nt de l'In
f n erie fe fa1li d' pof
e , ma ~s le,, Dra go s d
lly q . l'o-n com1na
da , I s en d 'buf queren
ans le 1non1e t , & l'on
y pe dit un Corne te avec
7 . o 8. p ra g -n s ; i l y e t
auili tn Cornet e 1 f é.
On les voyoit à poït~e d
Mo 1~~ ~ t dans u11 ou· ·
veme11 t _perpétt1el. Il
~ 1 EGE ·~ ...!#• I
rent filer des Ef cadron -
de êofté & d'autre, & ti ..
rerent quelqu.es coups de·
Canon. Cependant ils ·
n'oic~ent · palfer , quoy
qu'on leur facilitaft le
paffage auta:nt que l'on
put , parce qu',on .auroit
efté ravy de les avoir en
dcça de. la Riviere. On /
fit décan-,per la gauche
qui eftoit oppofée .à leur
droite , & filer d-ev nt
c11x Je~ ·bagages, mais ils
ne vou,ur.en t pas n-ous
oire. T o te noftre gat ~
chc dem.eura en batail j
le pendant l'aprés-midy .
& [ur le foiron la fit ca1n -
.per à Forville,. pour leur
do~nner · e moyen de· paf
fer , ina · s ils de·n1eurcrCn t ..
1\ • ..
OUJOUrs ca111pez ..
Le. 11. M. le CoJnt
d'Auvergne fut com1na1 1-
dé po r. 11n fo·t1rrage,
du cofté de Huy. Il man- J
qua d'y prendre le-:· Baro
de Cercla,s, d.ans un Con~·
t. de Reli ·ieufes . d'
.·
--·
fj~ ·s IEG E
il n'y avoir pas une.heur.ê·
qu'il efl:oit forty. Le 12. :
M. de Vel, Lieutenant-: .
· Colonel dans Maignac ,. ·
prit un Lieutenant des a
Ennemis , avec fept ou ~
huit Cavaliers. On les \;
mena à M. de Luxem- .. ~
de l'efprit a ce Lieure- :
nant, commanda à M. de ~
Vel de -le conduire dans 1
toutes nos lignes & a prés oe
luy avoir fait voir toutes )G
.nos Troupes , il luy fit l1
rendre
i-... E N A M U . . t91·
· cn·dre {on épée & fe
p ilolecs, & luy dit, qu'il
alla rendre compte au
Prince d'Orange de ce qu'il
• . a.'7.Jott veu.
•
NI. le Co111te de Ia·
Chapelle , Colonel drt
RegiI.1ent de Bou 4bon , 1
ou1ant e(carn1oi1cl1er,
reçut Ùn coup de Niot1f'q
et da11s les -rei~s , qui·
lt1y fortoit par le ventre,
· & il en efl 111ort. Le i11ê11 · .
jour , un Parti(an eila t
.e111buf(11é p --o h · leCan.p
R·
i,f 5 I "E G I!
-
des Ennemis , apperçt1t
un Officier Ef pagnol avec
quatorze Soldats qt1i fai- ·
foient la patroiiille. Il '
1 dif pofa (es gens de manie- )
re, qu'ils vi11rent donner Ill
au n1ilieu d'eux , & [e r,
. trouverent entourez. Il t
•
re11t , & les fept autres
demeurerent prifonniers.
L'Officier fit beaucoup de '
pci11e à prendre , il ·ne ~
vouloir point de quar- 1
tier, & f ouhaitoic mc{me
-
-
•
""1u' n le ~uafi. ndan
le ef d Party oronna
· qu'on prift oi1
de ·'épargner, & a la fi -·
'en efl~n faifi , 0n 1 e mec
na a M. e .Euxe111bourg,
q 1iappre1Jant qu'il s'étoi ·
_ort bien_ battu, 11y dit,
Vous autres EjJagnols ,
·e çay que vous. aites l
guerre en h()nn~· 'es .gens,
€5 je ve·ux la ~it"-re a~ec
rv@us Je me rne. Enft1i t
_il le fit diner avec 1 y:J
pUis il ] u.y fit voir t0t1" c
R ij
••
•
1
.,~.- ~~ . S ~I ÉG·~ E~~ ~
{on Armée; en com·më11~
çant· par la droite de la
trois grandes lieuës d~
1 lo11gt1eur. Aprés cela il
vint à la gauche de la {e- u ,
çonde, & le fit remonter
[ur la droite. J amajs on ·
n'a tan·t entendu dire , 0 '
Dios ! 0 Dios ! Cet Offi- 1
cier fut bien l1t1it heu1·cs
à voir les deux lignes' & r
lors qu'il crut avoir fin y,. ·
on luv dit, qu'il y avait
ef •
- .
•
13000 JÛ
s de refe
' . • •
. l
on
• voir
1 l y a'· t
•
!QJ • ' T 0 . 'e
fai ; . f. c e r x - 1
econbe . .; ; _1 l y · -
l nt , All-z., 11~citt er le
Prtnce d' . 1·anué !~';/;
re-ndez.., . compte de ce qit:
•
r; ous a'Ve ~ 'Vett.
....
· On a fçu at1jfi qt1 't1n
.e .nos . Soldats s' eft_an.t
R jj
..
· ! EG .
ail' .r . dre a x Ennemis,
e P ·ince d'Ora ge lt1y
·------e 1a 1 , pourq l oy i 1
.v o · t 1 i tt ' l 'A ·111 é · e
. L z e i1 ·b o r g. C' e
que l'on y met1rt de aim,
iy répon i 1 S ldat,
e rç cha fur quoy exufe
fon inconfl: nce ,
mais avec cela ne pa e
_pas la Riviero , car a u A
riment vou~ e'Kie battu )
M. de Vel , l?artifan
& Capitai e de C r i-
• • •
....- .·... lCt , r \(1 t U 1 -
·--
-
AM
I • ec tro1 c evat . · 1c
D·agons. Ile oit al '
· 'e11b fq1erpr~s c 1
. l,e 1is , J voya q. ) i 1 ne
d . ~ fr' pa1101 t p- rion11 ~ L-l co .
0 ~ 1 il efio·r , il jug a a
F q p os- de s 'a 11 r 111 e t r e
.da s un a l tre enc roi.t.1
qt1i cftoit affez perille11 ',
derriere la rnaif a du
Prince ·de v ·at1demont .
Il y vi c paroifl:re tro_is
Troupes.. c ·'eftoient des
ardes qui s'all.oient pof~
·r _aupré.s d'tzn boiSa l
R ii1 ,·
•
avoit fait avancer un:
Lieutenant avec dix Ca-· J
rabiniers , qt1i ayant efié ~
apperçus par une des trois .
Trot1pes Enne1nies, cette
i11e(111e ·Troupe vint. à eux
en fort bonne contenan- • • • ce. Le Lieutenant de Ca- .
rabiniers, au lieu de re- r:
culer , n1archa au grand
pas aux E,nnemis , qui
étonnez de .c.ette intrépidité
, firent derny-tour à
droit , & baiffereht .Ja
main à leurs chevélux. Le c
• •
c
c ,
• J
1n: f me Lieutenant a an
1
CO1 rert qt1elques ra· ~
· gons, l~s cot1pa, de (or -
· ··1e lo s 'ils vot l 1rent
' te fai.1ver, ils do eren
au mi li et d·e ·fan Party,·
qu'il a voit féparé en trois
T ·ou pes , & ils furen .c
ris ainG a la :v.eu~ë de-leurs
·ardes. Cela n'e1npe.fcha
pas qu'en f e .retiram·t, no·
Carabin-ier)s n'allalfent
ncore prendre quatr·e
chevaux qui eftoient a te .·
.. ~z à un chario·t. {ur I! u~
\
-<
~oi SIEGE
droi.te. Ce Party fut con~
train t de s'en revenir par. .
Je hat1t de la [ource de la
Mehagne , parce qu'il -
voyoi t de tous caftez de
gros Ef cadrons qui le ,
coupaient. On eut avis r. 1
ce jour-là que les Enne~ .
mis a voient rompu. les TI
Ponts qu'ils avaient faitsi
On apprit auili que le
marcher la droite de (on.
(
Armée, & que M. de Lu~
'Xe!'lllbourg fai[oiç ma.r-'
•
•
0
q r i , le 1 i1 an t t o t c·
joLJ.r. On on na '01·dre
' l'or· ·aaire, & la nt1ir 1
environ à 1ne ·het1re, l .
· . oy envoya un Ca,1alict;
à M. le CoiMte d' Auver ~ '
gne , pour .l'.avertiv ·qu .
le .l?rince d'Oi!a ge dé.;
çarnpoit de nuit, & qu'il
o loitnous.déroloe u1:i -
. J
Il'~ ·rche. M~ le Cotnt
~ -.i- -- - .
t
.1 04' ·. S I: E . G E
d'Auvergne fe leva au.OE-·
toft, & écrivit t1n billet ,
à M. de Luxembourg, par
lequel il luy apprenoit
ce que le Roy luy avoit 1
mandé. Nl. de Luxem~ ·
bourg en fçavoit déja ,
quelque chof e, & chan~
gea l'ordre dans le mo-:
ment. Il fit avertir les
Majors de faire f onner le 1
boute· [elle à la pointe d11 .
jour , ce qui ft1t exect1té ,1
& .. l'on· décampa _le 17. à
iix. heures du matin. · Oa ,_.._. ... - -~·
•
.
çut,q -e '. rince , 'O~
• ange inarc oit vers r .•
blours, ce · i fit reveni
. de L lX · mbour 7, {on
premier Camp e Lo.ngc
arnp. Ce jo r-la 7. on
pr·t eux Offic·e s ol.-
landois, dont l' n .eftoi t
de B eda , & 'aut de
- Bergue , tous de . x L1et1
-tenans. M. du P é , Ca=pi
ain·e Carabi 1ier d'Orlea'ns,
prit fur le f 01r n
IJ e re·nant de Cava erje.,
~r fe · Ca a lie ·s , q i n
·~o<i S I E G E -
[e deffendirent point;
·quoy que bien armez. · ,
: Le 1s. un Party de la 2
mefme Armée rencontra ,
·proche de Long-chan1p tr •
. qt1elque Infanterie en ne- :.
mie. Il fit fept ou huit ...
:Soldats prif onniers :1 & · ~~
deux Lie·utenans Hollan- ,.
dois, qu'on mit chez M.
le Comte d'Auvergne
fur leur parole. Un at1tte
Capitaine de Carabiniers ·
fit monter un hon1n1e fur c~
n arbre , qui apper.çt1t (
- •
ENA .... .
• 10
Une peci re T 1 o 1 pe peu de
te111ps ap és. 1 èn donna
avis, & le Parci{an ayant
· féparé {es cinquante Ca--
rabinie s, entoura fi bien
ceux qui co1npof oient la
Trot1pe Ennemie , q_u'il
n'en échapa aucun . . Le
Lieutenan·t qui les con
. duif oic, fut pris av·ec eux
On efcar1noucha pluiieur
01s dans la gauche _en·
· d.ant qu'on marchoir,
-ar entre noil:re Armé &
celle des Ennemis , il n'
l
1
•
•
J
io·S ~ S I E G E
a voit qu'une baye où ils
a voient poilé ·de l'Infan- .
terie. On y diftingL1a le
Prince d'Orange. Ils ;
avoient plufieurs E[ca- ~
drons qui alloient & ve- tr
noient ) & l'on croyoit t
qu'il .y aurait quelque r
affaire ; cependant ils {e c
l'etirerent infenfiblen1e11t.
lls ne pouvoien.t venir à
M. de Luxembourg que r.
par leurdroite,en [ecou- ,
lant entre A(cl1 & Refais, 0
& les bois de Grand L t~z,
'
r
aur.oit fallu q 'il~ uffen
OEuy' plus de vi11gt dé .
char bes de fon Artillerie :
Il arriva le 19. apre
~ · idy , environ 1 s. Defer-
-curs d'un ande. On
es amena d' bord a M
e Comte d'Auvergne
ui les. envova a M. d
J I Luxen1bourg , apres 1~
voir interrogez. Le
Enneinis firent .qt1elque
nouvernens le mefn1
-· o ir. Il y .eut p1ufieur
,
....-.. cadrons qt1i [e prame-~
erent, ce-qui d·onna li _u
a quelques Ef pions , e
venir rapporter a M.
Luxe1nboui;g, qt1e les ...., ..._ -
. einis d~ca11poip11t
.don11a ordre a uffl- o d. - ~
:.tenir fout pre.fl po
. ir , afin d'occuper .to; ' -
·j 0 urs les pot1.es e ~ ,Qn .{o 1
~ a le boute- fe le , a 1e
~ordre de i1e poi.n t détendre
qu'on ne I e di ft , .& d.
·re11ir les ~ c-hcvau t
, c.11 ez , .~ , f ur 1e s l . . . . -·
•
i1z -SIEGE t .
l1eures ·-du f oir , on eut
ordre de dem.eurer , l.es
Ennemis n:ayant pas mar~
ché. ·
Le 20. ~jufqu'à fix heures
du foir, tGut demeura
dans un grand calme, & 1
dans le 111oment, il vi,nt
un ordre de détencire, &
d' efire . preft à partir ince!
fa1nment. Le Prince :
d'Orange devoit marcher
la nuit,& s'éte11dre du c6-
té des Plaines de Fle~1rus.
_9n .fL1t fort long-te1nps
'
'
-
~ E N · M. . ?ir ·
ans onner d 0 dre ,
l ~en tr6e -e la nuit on fi- •
--~--é tendre. I l s' ' l c va t1 ~
_.,... r · ge -prodi-gi ux ·, q~1i
dura toute la n·u-i r. Toit
s le TroL pes d 111eurér
e 11 t au B i o li ac j tl q t 'a tl
p int du -jo r , q ' le
1
· 1er. On p it di l
'efl: un m nd q 1 ce
· . 111 ' e 1 à . I 1 { e a OE t o I
· 1 .s j ou ~- des a ff air s à ] a
~' 01 te , o·n la a i · h (_.. f Çc · t rien 5 il -e - - ;ft de
'
1
~14 . r . .S f f: ~ 9 ij ~·
PJefme pour la droite, 'de
ce.qui fe fait fouvent à la,
gauche.
Le 22. au matin !YI.de Ro~
. fel, Colonel de Cavale-
.
rie)eftan t commandé avec
200. Maiftres , alla du
cofté des Enne1nis , pour
reconnaître leurs mouve.
mens. Il fut rencontré par
q11atre ou cinq .Efcadrons,
& fit des chofes il1rprenantes,
en pouffant neu.f
,ou dix fois les Ennen1is;
.& paffan t tout le jour. à
-
l . -·
l
d
..
'
,~.~E AN1 R
e battre, fans qu'il
ent l'oblig. r d.e .fe e i ~
. er . 'ou il e11oit ,_
, Le mef1n.é jo · , l Ro
ecu des Lettres d. M )
e Lu en1 .o irg. Elle
1arqt1oi nt q le les Enn -
....__ i s 111 a .. c oie n u c o fi '
.
e Pe .. tiys, d 1s e eff e ·n,
• ce ·. u'il cro-' oit, de s'ap.
rocher t;e . a Sa111b e.
a· tlC 1t faire at .ffi-to
. es Po ts 'c~tTair s pot1
. e ... , {f;
0
.e de M ~ d . 1
re 1bot1i:a ' .& ~or . n -· a
•
•
que M. de Bou.Bers mar~
cheroi t la nuit en de ça •
de la Sarubre avec de l'In~ •
fanreric , des Dragons,· ..
de la . Cavalerie , & du c
Canon, ·pour e111pef cher \;
qt1'ils ne paffaffent la le
Sa1nbre, prés de Na1nur. 1
- M. de Luxembourg déta~ i
cha la inef me nt1i t M. de OEe
Cogny,qtii paifa la Sa111- ri:
bre pour co11vrir un Con- ~·I
voy de mille chariots qt1:i b,
devoir partir eette nuit~ a
.là de Beau1non t , pour fa
· .Pl1ili pE
AMU .
. '
1 1 pev i .
d n c onvoy
I a s d'a oi • e ze
rn i J · d _ fa .. · n s .
d 1 t le ri1 ce d'O ~ ge
vint ca ~ r la d oi a
om A f la ga Ll _ a à
la t te r de o l en r
le R iiffe d oi 11 ont'
.derrier 1 y, & ce. y de
·J: i11blou_ s de ant. La
d oite de NI, de LuAre1nbo
cr qti avo1t mar h'
a ili, efio ·ta Ve .. drin, &
fa gat~c e ~ Mcl1nont. Le·
T
SIEGE
•
manege du Prince d'O-
' t range parut a ceux qu1
entendent le métier de
la guerre , d'un homme ·
qui efroit pouffé à bout,
& qui marchoit fans bien
fça voir ,ni ce qu'il faif oit,
ny ce qu'il vouloir. Cependant
la gauche de M.
de LuXembourg n'efroit
pas éloignée d'une lieûë
de fa droite , & noftre
droite joignoit prefqt1e '
-1' Armée qui eftoit devant1
·Namur, ce qui nous cftoit ,
•
•
s-avantaa
/ . prev,01 · ...
. 0
0 t r
. ' '-
re ans _ . e s - .
' · · s co ps ~1 T o ~
·:i _ c 11 s p o L r r e .. 4 e c -_. e :.
in , e . · ~ · Je · 11 e a ·
Ca 11
1
i · e L ~x ~-- -
U.L
0
, . te& '01
t in e s a t · s . e la . a_._
..
·ron de Cl1a le oy .
.-. ..e 24. au f0ir, le i -·
· e d'Ora. ge envoya t
T ompette à }\il. de ..-.....
1nbourg , mais c 1
· 1 eftoi r indifpof!', · 1
•
'}.
•
no SIEG i
renvoya cl1ez .M. le Corn ..
te d'Auvergne. Ce Trom-
. / . \ pet te veno1 r tei1101g11er a
:l\.l . de Lt1xe1nbourg, de
]a pa1~t cJ~ L~ p~ in cc d'Q1~ange,
le cl};i; .. i11 qu ~il. a voit
de ce qt1'un luy avoit rué
u.n c:e [es Gardes, & lt1y . ,
demancier la {atisfa étion
qu'il .en {ouhaitroit, avec .
ordre de 1 uy dire , qu' t! ·
luy envoieroit s'il vouloit
celu_y qui l' avoit tué, ou
q i;,' il luy en. croit la j u ice,
telle que bon Luy eni6leroit.,
A i
(me jo r, .
el [ rprit les Enn · i
n pa ,e u i ·
f ire mettre · e
ar1c a c11a · c e
• •
e11 , q i
es Fran~ois , il
me t e es f e ·.1 --s .. e
• •
. · i~ n1 ttent · r . r .
· . en t l s En e,ni ~
a ainfi au nili - 'e
-& q and 11. v1t 'o-c . fio ·
fa·vo · lé , i , cria , tue· ·.
ttë, ~vive France, & e111-~-
. fl. 4 . . 0 .
.. . .
..
~
.2iz . 1 E ·G E
cheva x. La droite du
Ca1np déca111pa , la gau-.
che 11e fit .aucun 1not1ve-,
ment .
Je \tous envoye 1- inC-
1 e état des 1norts, des
leff ez qui a efié dreffé
pour le Roy. Ainfi vot1s
- ·ugez bi n , qu'il doit
efrre av·ec la derr1iere exacti
rude. J a111ais on n'a rie11
déguiC' en Frai ce la-de([
us. CJ1aque Corps done
les noms dé {es morts • •
de fi s blelfez , & l'on
\
A U . : 2.1.
fa· t 11 e a t e ot1s en
. e l.q - 0 i e 1 v o y '
' , . L era
tio 1 , s Ecri yaj s E n
.
n' vo. t p l al . r p l ~
, -1 · a l '~ga cl e c
i, . , i I s 'ont o · tt ' ,
•
1
Io ·
& · to t ' B ~ e es,
l 0 . . t a~ rez :
• ro1 t
•
01. s 0
1 P..,. e . . a CO l "'O ...
·pes p . {' 01 î . . •
oy a . l i11 Pl ·
att? de la Ville
z.4 IEG B
feuleme~t, & vous prie e
meftne- te1nps de n'avoir
non plus d'artentio 1
po ir le C afteau dans ce
lan, que 'il n'y eftoit
pas, arce q 'il y manq e
quel ues ot1vrag s; mais
Je puis vous ~ ift1rer q 1e
da11s 1 Journal qt e j
vous envoiray de la pri(e·
. lt Chafteau , vo s y re-
1narq 1 rez diftinét m 11t,
to s I s ouvrages q i ont
efté faits f éparémen t po_
c1a ue attaq1e. 1 n'.
·a e
.ce Vo
• ' •
I
s'
.....
es 0 c1 rs , , , e ge ~ . ~1
ol _a . t ez bl ffiz a
gc · ur ~
Tue~ & ble e:\:.
2,. M y.
Gardes Françoi es.·
· n Serg~nt blelféa
· n Solda tué
,
...
~-- .... ~
J
u~ SIEGE.
Deux blcifez. .. 30.May.
Gardes Sui e$ Françoi es.
M. d Mou in , E feigne dcS
G enadiers , bl [é. I
--- uatre Soldats bl lfez.. ~ ...
Gafdes ut es.
·Cinq Soldats blelfez. _ J
Fu 1litrs •.
',j •
Un Sol at tué. t ~
7'ofier.
Trois Soldats bl lfcz.
. , . May.
e.Auverg·n .
Deux Soldat blclfez.·
LeJ Vttif!eaux.
ID·cux Soldats b lfcz.
...
.._..... E NA U · ~ i17
1 .
cz.
· toppa.
c· . q olda s bleifez~
'J'olier .
n ol at ué . 1
D . x Sol at~ letfcz~ .
- J. ,
•
1 J i 1
Gttrdes Franfoi es.
era co rt , L ·eu te·
nt es Grenad ·ers~ blcf..
)JO fé. I
M de V 1llars, l.i _ utena t des
Grc a _ icrs , b Cfé. 1
M. de P ·fi ormand, En cigne
bleffé. · 1
.Un Sergen tué. 1
,
:i1 S 1 E GE
narre Soldats tuez. 4
Vingt- rois bleffez. .z3
Garde Sui 1S.
M. de Wifig J Lie ·tenant
. des Gr ,nad1ers, ué. 1
M. de Saafivre, Aide M jor
blefl,.'. I
U Sergent blcffé. l
Cinq Soldats , tuez. J ·
Vingt- trois Soldats bleCfez. lij
Au~ery:,ne.
U 1 Sergen bleffé. 1
H ic Soldats bl !fez. S
· 11ze S ldats bleffez. 15
~ Les V1:ii eaux.
Deux Soldats blc[ez. 1.
Fu zli~rs.
' •
......,.. E NAMU ,
Fufiliers.
~. du Royrct , Offic · e d·e
Sappcurs, bleffé.
Trois Soldats tuez.
uatrc Soldats blclfcz
Stoppa.
-Un Soldat bl lfé.
Polier.
ÏroisSoldats bl~ifez . •
~.Juin.
.Auve1gne.
uatre Soldats tuc .. z.
"'f rois Soldats blcffc.z .
•
Fufiliers.
Un Ser-gent tué.
Cinq Sold~-~~ ·bletfez
.V . /
•
StoppA.
M. de Tellung , Capitain-C;
blelfé. i
M de Wits, Lieutenant, bief:
fé. l
M. de Baillif, Sous-Lieure..:
; nant , bletfé. ·
~. de Boucctout, Enfeigncri1
blelfé. · r
D~ux Sergens blelfcz. ~
'Vingt-deux ·Soldats tuez. 2.i
oixantc & un Soldat bleffé
61 Il
·pofier.
M. Roth , . Sous-Licutenanr ,
tue' . ~
Un Sergent blclfé •
•
· rois oldat tuez. 3
ix Soldats· blcffez. 6 . ---'
3 _'J i11.
. . Gardes Françoi" es.
n Soldat ·tué. ·1
rUn Soldat blclfé. -11
. Le 1\oy.
'Deux Sold·ats tuez. -2.
·Dix-f~pt Soldats blclfcz. ~7
Fujiliers..
U11 Sergent cu-é. I
un woldac. tué.. -1
~ Poli·er ..
Six SàlOats blclfcz. ' •
M. d·c ·Melct , .Aide .. Major,
blclfé. .1
· Un Sergent· lJle[é. . l
Deux Soldats ·tuez. .z, -
..
~,~ 1 E G
-Quatre Soldats blctfc~ ·
4 Juin.
Dauphin.
M. de Bois de Perche, Cap -
tainc, Aide- Major blclré. r
M. de Sin tin ville, Ca pi tain~
Aide-Major, blclfé. . 1
M. de la Moréc,-Licutcnant,
blclfe. 1
M. d Cermezc, Lieutcilant
d ~ Grenadiers blelfé. 1
M. de la Ruë, L1cuteeant d
·Grenadiers, blcffé. 1
M. e Bcll1 ga.rde Sous- Lieu _
tenant des Grenad-icrs, bl ,f.
·Six -S·ctgcns ·blcffi z.
:Neuf oldacs tuez.
-· -
,
ENA U •
rente Soldats blcLfez.
Politr.
· eux Soldats blcffez
Toulouz.e.
·. · uatrc Soldats bletfez. 4-
M. lè Fcv · e , Sous ~ L. eutc~
nanc , Commandant aux
-~renad ·ers, blcffé. ~
' TotAl des morts pAr joμrs
.ZJatte, Officiers Sergens. SDldat
2-9· May. o o
30. May. o o
31 May. 3
. Juin. i 20
1 Juin. 1 29
3. Juin. o • I 5
4. Jui11. o 0 9 '
Total des morts. i, ; 6 ~
X
*
E
T-Otal dt3 ble e~ ·par jour.
D41 e. ofjicitrJ. Scrgens. Soldttt1
19. May. ,. ·0 1 2
30 May. I 0 11
31. May. 0 0 3
1. Juin. ~ 3 . 74
2.. Jr in. 4 1 75
-3 . Juin. I I 18
14· Juin. 7 6 36
~ot•l dis Plejfe~ l 13 .2.4
Qualité de la reconnaissance optique de caractères
Remarque
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