Provenance du texte (3)
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Détail
Liste
Résultats : 3 texte(s)
1
p. 203-204
III.
Début :
DEpuis que l'on s'est avisé [...]
Mots clefs :
Ombre
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texteReconnaissance textuelle : III.
III.
l'on s'eft avisé
De cacher fi bien sa pensée,
Ой ,
Qu'encor qu'elle foit proposée
De la developer il ne foit pas aisés .
Où, pour m'expliquer en deux rimes,
·Depuis que l'on fait des Enigmes
Soit en peinture ou par écrit ,
Iamais on n'occupa l'esprit
204
Extoaordinaire
Sur un moindre ſujet que celuy dont
Mercure
En ce mois nous fait la peinture.
C'est un pur eftre privatif ,
Il n'a rien qni foit pofitif,
Il tient d'autruy jusqu'à son existence,
On a peine à l'appercevoir ,
Parce qu'il fuit fans ceffe la prefence
De l'Aftre qui nous fait tout voir ;
Auffi dans l'Univers il n'est rien de
plus fombre,
Puifque ce n'eft qu'une Ombre.
RousTAN , de Toulon .
l'on s'eft avisé
De cacher fi bien sa pensée,
Ой ,
Qu'encor qu'elle foit proposée
De la developer il ne foit pas aisés .
Où, pour m'expliquer en deux rimes,
·Depuis que l'on fait des Enigmes
Soit en peinture ou par écrit ,
Iamais on n'occupa l'esprit
204
Extoaordinaire
Sur un moindre ſujet que celuy dont
Mercure
En ce mois nous fait la peinture.
C'est un pur eftre privatif ,
Il n'a rien qni foit pofitif,
Il tient d'autruy jusqu'à son existence,
On a peine à l'appercevoir ,
Parce qu'il fuit fans ceffe la prefence
De l'Aftre qui nous fait tout voir ;
Auffi dans l'Univers il n'est rien de
plus fombre,
Puifque ce n'eft qu'une Ombre.
RousTAN , de Toulon .
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Résumé : III.
Le texte explore la difficulté de dissimuler ses pensées et la complexité de leur développement. Les énigmes, qu'elles soient visuelles ou écrites, demandent une grande attention. Le poème traite du concept de 'rien', un être privatif sans aspect positif, dépendant des autres pour exister. Il est décrit comme la chose la plus sombre de l'univers, comparable à une ombre. L'auteur est ROUSTAN, de Toulon.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 204
IV.
Début :
JE desesperois de trouver [...]
Mots clefs :
Épi de blé
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texteReconnaissance textuelle : IV.
IV.
E defefperois de trouver
Le fens que l'autre Enigme enferme,
Et j'allois ceffer d'y refuer,
Quand mon efprit confus de ne pas
tenir ferme,
Ayant fes efforts redoublé ,
A veu que le vray mor eftoit l'Epy de-
Blé.. Le mefme.
E defefperois de trouver
Le fens que l'autre Enigme enferme,
Et j'allois ceffer d'y refuer,
Quand mon efprit confus de ne pas
tenir ferme,
Ayant fes efforts redoublé ,
A veu que le vray mor eftoit l'Epy de-
Blé.. Le mefme.
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3
p. 1569-1571
LOGOGRYPHE.
Début :
Je suis Grec d'origine, & le bruit de mon nom [...]
Mots clefs :
Heautontimoroumenos
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texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPHE.
E fuis Grec d'origine , & le bruit de won nom
Exciteroit l'attention
De l'homme le plus flegmatique .
D'un habile Ecrivain l'Ouvrage Dramatique ,
Dès l'abord , cher Lecteur , me préfente à tes yeux.
En vain à me trouver cependant on s'applique ,
Si l'on n'apporte pas un regard curieux .
Des membres de mon corps le nombre épouvantable
Produit une foule innombrable
D'Etres grands & petits , d'objets tous differens ,
E j Qui,
1570 MERCURE DE FRANCE
Qui,tour à tour , courent des premiers rangs
Occuper à l'envi la place.
J'obſerve en commençant la liquide furface ;
Deux des quatre Elémens , de nos corps les appuis.
Par 10. 6. 12. 5. facilement je puis
Du plaintif Bucheron fatisfaire l'envie.
Cette Divinité , qui pour fauver la vie
Des fureurs d'un mari jaloux ,
Avec fon fils fe noya de courroux
Au milieu de l'onde Thébaine ,
Dès l'inftant paroît ſur la Scéne .
Combine encore un peu , tu trouveras foudain
Dans 1. 2. 12. 10. 9. 6. 7. 15. enfin
Celle qui lui donna naiſſance ;
Et retranchant 6. 7. fi tu mets 5. d'abord ,
Tu verras ce Mortel , enfant de l'ignorance ,
Qui fous un Capuchon , & d'un foûmis abord ,
S'en vient des champs nous prôner l'indigence,
Qu'il éprouve en fon trifte fort.
Prens 9. 3. 18. 6. & 7. tu vois paroître
Jadis le Chef & l'intrépide Maître
D'une noble Expédition .
Mais c'est trop m'arrêter , Lecteur, car j'enviſage
De Cain contre Abel l'infâme paffion ,
De la Divinité la reffemblante image ,
Et l'inhumaine trahiſon.
Ce que l'Eglife en certains tems ordonne ;
Ce
JUILLET. 1171 17437
Ce que la charité nous prône ;
Ce que l'homme de bien pourfuit avec raiſon ;
De plus , ce qu'avec foin cherche un vrai Philoſo
phe ;
Un Mont fouvent en feu ; trois nombres ; une étoffes
Un jour anéanti , l'ornement d'un Prélat ;
Deux arbres , & da tems les deux difpenfatrices
Un des Juges d'Enfer ; le Maître d'un Etat ;
Des grands Seigneurs les plus cheres délices
Le Mortel qui d'un Roi s'imagine l'égal ;
Le Conducteur des Juifs ; des Turcs le grand Pro
phéte ;
Un grave Hiftorien , moderne , impartial ;
Un autre , né Latin , de-même qu'un Poëte ,
D'Affuerus l'Epoufe ; un Péché capital ;
La plus vile bête de fomme ;
Un des deux Fondateurs de l'ancienne Rome;
Un Pere de l'Eglife , enfin un animal' ,
Beaucoup amateur du fromage,
Mais ; t'entretenir davantage ,
N'est-ce pas, cher Lecteur , pure indifcrétion
Je borne donc ici le pompeux étalage
Des objets infinis de ma combinaiſon.
Gavory, de Toulon
E fuis Grec d'origine , & le bruit de won nom
Exciteroit l'attention
De l'homme le plus flegmatique .
D'un habile Ecrivain l'Ouvrage Dramatique ,
Dès l'abord , cher Lecteur , me préfente à tes yeux.
En vain à me trouver cependant on s'applique ,
Si l'on n'apporte pas un regard curieux .
Des membres de mon corps le nombre épouvantable
Produit une foule innombrable
D'Etres grands & petits , d'objets tous differens ,
E j Qui,
1570 MERCURE DE FRANCE
Qui,tour à tour , courent des premiers rangs
Occuper à l'envi la place.
J'obſerve en commençant la liquide furface ;
Deux des quatre Elémens , de nos corps les appuis.
Par 10. 6. 12. 5. facilement je puis
Du plaintif Bucheron fatisfaire l'envie.
Cette Divinité , qui pour fauver la vie
Des fureurs d'un mari jaloux ,
Avec fon fils fe noya de courroux
Au milieu de l'onde Thébaine ,
Dès l'inftant paroît ſur la Scéne .
Combine encore un peu , tu trouveras foudain
Dans 1. 2. 12. 10. 9. 6. 7. 15. enfin
Celle qui lui donna naiſſance ;
Et retranchant 6. 7. fi tu mets 5. d'abord ,
Tu verras ce Mortel , enfant de l'ignorance ,
Qui fous un Capuchon , & d'un foûmis abord ,
S'en vient des champs nous prôner l'indigence,
Qu'il éprouve en fon trifte fort.
Prens 9. 3. 18. 6. & 7. tu vois paroître
Jadis le Chef & l'intrépide Maître
D'une noble Expédition .
Mais c'est trop m'arrêter , Lecteur, car j'enviſage
De Cain contre Abel l'infâme paffion ,
De la Divinité la reffemblante image ,
Et l'inhumaine trahiſon.
Ce que l'Eglife en certains tems ordonne ;
Ce
JUILLET. 1171 17437
Ce que la charité nous prône ;
Ce que l'homme de bien pourfuit avec raiſon ;
De plus , ce qu'avec foin cherche un vrai Philoſo
phe ;
Un Mont fouvent en feu ; trois nombres ; une étoffes
Un jour anéanti , l'ornement d'un Prélat ;
Deux arbres , & da tems les deux difpenfatrices
Un des Juges d'Enfer ; le Maître d'un Etat ;
Des grands Seigneurs les plus cheres délices
Le Mortel qui d'un Roi s'imagine l'égal ;
Le Conducteur des Juifs ; des Turcs le grand Pro
phéte ;
Un grave Hiftorien , moderne , impartial ;
Un autre , né Latin , de-même qu'un Poëte ,
D'Affuerus l'Epoufe ; un Péché capital ;
La plus vile bête de fomme ;
Un des deux Fondateurs de l'ancienne Rome;
Un Pere de l'Eglife , enfin un animal' ,
Beaucoup amateur du fromage,
Mais ; t'entretenir davantage ,
N'est-ce pas, cher Lecteur , pure indifcrétion
Je borne donc ici le pompeux étalage
Des objets infinis de ma combinaiſon.
Gavory, de Toulon
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