Provenance du texte (2)
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Détail
Liste
Résultats : 2 texte(s)
1
p. 173-174
II.
Début :
Les Mots, comme certains Oyseaux [...]
Mots clefs :
Oiseaux, Mots, Prose, Vers
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texteReconnaissance textuelle : II.
II.
Es Mots , comme certains Oyfeanx
Qu'on appelle des Etourneaux,
S'entrefuivent, & vont par bandes.
Moins qu'euxpourtant ils femblentfortunez,
Car les Motsfont tous enchainez,
Et contraints de répondre à toutes les de
mandes .
Les Mots en Profe, & les Mots dans les
Vers,
Onttoûjours cours sur terre, & mefme
dans les Airs.
Pourvoir lesMots ilfaut fixer leur eftre,
Leurs tailles & leurs traits font toûjours
fort divers.
C'est par là qu'ils peuvent paroistre,
Carfans cela les yeux les plus perçans
Piij
174
Extraordinaire
Feroient des efforts impuiffans,
S'ils les vouloient connoistre...
Le Roux, Médecin à Vitré.
Es Mots , comme certains Oyfeanx
Qu'on appelle des Etourneaux,
S'entrefuivent, & vont par bandes.
Moins qu'euxpourtant ils femblentfortunez,
Car les Motsfont tous enchainez,
Et contraints de répondre à toutes les de
mandes .
Les Mots en Profe, & les Mots dans les
Vers,
Onttoûjours cours sur terre, & mefme
dans les Airs.
Pourvoir lesMots ilfaut fixer leur eftre,
Leurs tailles & leurs traits font toûjours
fort divers.
C'est par là qu'ils peuvent paroistre,
Carfans cela les yeux les plus perçans
Piij
174
Extraordinaire
Feroient des efforts impuiffans,
S'ils les vouloient connoistre...
Le Roux, Médecin à Vitré.
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Résumé : II.
Le texte compare les mots aux étourneaux, des oiseaux volant en bandes. Contrairement à ces oiseaux, les mots sont enchaînés et contraints de répondre à toutes les demandes. Ils circulent sur terre et dans les airs, en prose ou en vers. Pour les percevoir, il faut fixer leur être, car leurs tailles et traits sont divers. Le texte est attribué à Le Roux, médecin à Vitré.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 174-176
III.
Début :
L'Autre jour dans un Bois où régne le silence, [...]
Mots clefs :
Bois, Charme, Tristesse, Destin, Coeur, Mot
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texteReconnaissance textuelle : III.
III.
' Autre jour dans un Bois où régne le
filence,
Je fongeoisaux rigueurs dont la charmante-
Fris
Depuis prés de deux ansfatigue ma conftance,
Sans vouloir d'unfeul mot adoucir mes
ennuis..
de
Non, difois-je , emporté de rage & do
colere,
Je ne veux plus l'aimer, & deformais fes
yeux
Ne me reverront plus en deffein de luy
plaire,
Mefoumettre à desfers & peſans & honteux
.
Ils ne me verront plus en Amant trop
fidelle,
du Mercure Galant,
175
Prodiguer vainement mes foûpirs & mes
pleurs,
Et peut - eftre qu'un jour je verray la
Cruelle d
Sans appuy, fans Amant, éprouver mes
malheurs.
Je me teus un moment , pour calmer ma
trifteffe,
Quand j'apercens Iris qui venoit àgrands
pas,
En me difant ces Vers dictez par la tendreffe,
Et dont chaque parole eut pour moy mille
appas.
Enfin, moncher Damon , je cède àta conftance;
Et fi jufques icy mon deftin rigoureux
A retenu mon coeur & mon ame en balance,
Apprens que deformais je veux te rendre
beureux.
Enachevant ces Mots , qui me rendoient
la vie,
Elle vint m'embraffer d'un air charmant
& doux.
176
Extraordinaire
Jugez apres cela du bonheur de ma vie,
Et s'il ne me doit pas faire mille jaloux.
Du MONT, ou le Cadet aîné,
de Vitré en Bretagne.
' Autre jour dans un Bois où régne le
filence,
Je fongeoisaux rigueurs dont la charmante-
Fris
Depuis prés de deux ansfatigue ma conftance,
Sans vouloir d'unfeul mot adoucir mes
ennuis..
de
Non, difois-je , emporté de rage & do
colere,
Je ne veux plus l'aimer, & deformais fes
yeux
Ne me reverront plus en deffein de luy
plaire,
Mefoumettre à desfers & peſans & honteux
.
Ils ne me verront plus en Amant trop
fidelle,
du Mercure Galant,
175
Prodiguer vainement mes foûpirs & mes
pleurs,
Et peut - eftre qu'un jour je verray la
Cruelle d
Sans appuy, fans Amant, éprouver mes
malheurs.
Je me teus un moment , pour calmer ma
trifteffe,
Quand j'apercens Iris qui venoit àgrands
pas,
En me difant ces Vers dictez par la tendreffe,
Et dont chaque parole eut pour moy mille
appas.
Enfin, moncher Damon , je cède àta conftance;
Et fi jufques icy mon deftin rigoureux
A retenu mon coeur & mon ame en balance,
Apprens que deformais je veux te rendre
beureux.
Enachevant ces Mots , qui me rendoient
la vie,
Elle vint m'embraffer d'un air charmant
& doux.
176
Extraordinaire
Jugez apres cela du bonheur de ma vie,
Et s'il ne me doit pas faire mille jaloux.
Du MONT, ou le Cadet aîné,
de Vitré en Bretagne.
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Résumé : III.
Dans un bois, le narrateur exprime sa souffrance et sa colère face à un amour non réciproque qu'il endure depuis deux ans. Il décide de ne plus aimer cette personne et de ne plus chercher à lui plaire, refusant des efforts humiliants. Il imagine même la voir souffrir de son absence. Cependant, après un moment de tristesse, il aperçoit Iris, qui lui déclare son amour en récitant des vers tendres. Iris avoue céder à sa confiance et souhaite désormais le rendre heureux. Elle l'embrasse, lui rendant la vie. Le narrateur exprime alors son bonheur extrême et invite à en juger par soi-même. Le texte est signé Du Mont, originaire de Vitré en Bretagne.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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