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1
p. 79-85
A Roses le 11. Septembre 1712,
Début :
MONSEIGNEUR, J'ai l'honneur de vous informer que les [...]
Mots clefs :
Roses, Barrière de Castiglion, Troupes, Artillerie, Général Wetzel
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texteReconnaissance textuelle : A Roses le 11. Septembre 1712,
A Rofes le 11. Septembre 1712 .
MONSEIGNEUR ,
J'ai l'honneur de vous
informer que les Generaux
Wetzel & Humada font
venus cette nuit à minuit
avec deux mille hommes
de Troupes choifies ou
Giiij
80 MERCURE
Grenadiers , pour furprendre cette Place par le moyen
de deux petards qu'ils prétendoient accrocher à chacune de nos deux portes,
Ces deux mille hommes ,
ont efté partagez également
àportée de cette Place pour
venir chacun aux portes.
Ceux qui eftoient deftinez
pour la porte de la Mer ,
n'ont trouvé qu'un petit
pofte à la barriere de Caftiglion où un Sergent de
Labadie a cfté tué & cinq
foldats de onze qu'ils
cftoient ; en mefme temps
GALANT. 81
que les ennemis rompoient
cette barriere à coups de
hache , ils debarquoient
avec un bateau de l'Efcalle
les deux petards, des écheles,
quantité de crochets atta
chez à de longues perches ;
& tout a efté pofté jufques
dans le Redant qui couvre
la porte. La diligence que
les Troupes des deux Nations ont faite , leur valeur
& l'exemple de Dom Franco , Lieutenant de Roy pour
S. M. C. & de Meffieurs
les Colonels & de tous les
Officiers , ont forcé les en
82 MERCURE
nemis à fe retirer avec perte
d'environ deux cens hommes tant tuez fur la place
que bleffez. Nous avons
pris leurs petards de fonte
bien conditionnez , & tout
l'attirail qu'ils avoient apportépour cette expedition,
que j'ay crû devoir faire
mettre dans les Magafins de
l'Artillerie. Nous avons
perdu feulement huit à dix
foldats du Regiment de
Labadie ; un Capitaine du
Regiment de Charleroy à
efté bleffé au bras. Enfin ,
Monfeigneur, je crois tous
GALANT. 83
les grands deffeins que les
ennemis avoient formé fur
cette place échouez & finis.
J'ofe efperer que cette nouvelle fera tres- agreables
au Roy & à Voftre Grandeur à laquelle je puis certifier qu'il n'y a pas un Of
ficier de cette place qui
n'ait fait fon devoir. Le
fieur de Preftefillier Ingenicur , quoyque
malade
d'une
groffe
fievre
, nous
a efté
d'un
tres
- grand
fecours
, &
quand
meſme
les
petards
cuffent
efté
accrochez
& fait
leur
effet
84 MERCURE
nous prenions par les avis
des mefures à chicaner
long temps , pluſtoſt refolus de perir tous enfemble que de voir prendre
cette Place. Je ne fçaurois ,
Monfeigneur , vous dire
trop de bien de tous less
Officiers & fur tout de Mr
de Labadie Colonel. On
nous affure que le General
Wetzel qui eft bleſſe , eſt
fort piqué , & dans la refolution de prendre fa revanche. S'il y revient , il
faut efperer que nous ferons encore mieux ; j'ai
GALANT. 85
l'honneur d'eftre avec un
profond respect.
MONSEIGNEUR,
Voftre tres - humble &
tres-obeiffant ferviteur
DU REVEST.
MONSEIGNEUR ,
J'ai l'honneur de vous
informer que les Generaux
Wetzel & Humada font
venus cette nuit à minuit
avec deux mille hommes
de Troupes choifies ou
Giiij
80 MERCURE
Grenadiers , pour furprendre cette Place par le moyen
de deux petards qu'ils prétendoient accrocher à chacune de nos deux portes,
Ces deux mille hommes ,
ont efté partagez également
àportée de cette Place pour
venir chacun aux portes.
Ceux qui eftoient deftinez
pour la porte de la Mer ,
n'ont trouvé qu'un petit
pofte à la barriere de Caftiglion où un Sergent de
Labadie a cfté tué & cinq
foldats de onze qu'ils
cftoient ; en mefme temps
GALANT. 81
que les ennemis rompoient
cette barriere à coups de
hache , ils debarquoient
avec un bateau de l'Efcalle
les deux petards, des écheles,
quantité de crochets atta
chez à de longues perches ;
& tout a efté pofté jufques
dans le Redant qui couvre
la porte. La diligence que
les Troupes des deux Nations ont faite , leur valeur
& l'exemple de Dom Franco , Lieutenant de Roy pour
S. M. C. & de Meffieurs
les Colonels & de tous les
Officiers , ont forcé les en
82 MERCURE
nemis à fe retirer avec perte
d'environ deux cens hommes tant tuez fur la place
que bleffez. Nous avons
pris leurs petards de fonte
bien conditionnez , & tout
l'attirail qu'ils avoient apportépour cette expedition,
que j'ay crû devoir faire
mettre dans les Magafins de
l'Artillerie. Nous avons
perdu feulement huit à dix
foldats du Regiment de
Labadie ; un Capitaine du
Regiment de Charleroy à
efté bleffé au bras. Enfin ,
Monfeigneur, je crois tous
GALANT. 83
les grands deffeins que les
ennemis avoient formé fur
cette place échouez & finis.
J'ofe efperer que cette nouvelle fera tres- agreables
au Roy & à Voftre Grandeur à laquelle je puis certifier qu'il n'y a pas un Of
ficier de cette place qui
n'ait fait fon devoir. Le
fieur de Preftefillier Ingenicur , quoyque
malade
d'une
groffe
fievre
, nous
a efté
d'un
tres
- grand
fecours
, &
quand
meſme
les
petards
cuffent
efté
accrochez
& fait
leur
effet
84 MERCURE
nous prenions par les avis
des mefures à chicaner
long temps , pluſtoſt refolus de perir tous enfemble que de voir prendre
cette Place. Je ne fçaurois ,
Monfeigneur , vous dire
trop de bien de tous less
Officiers & fur tout de Mr
de Labadie Colonel. On
nous affure que le General
Wetzel qui eft bleſſe , eſt
fort piqué , & dans la refolution de prendre fa revanche. S'il y revient , il
faut efperer que nous ferons encore mieux ; j'ai
GALANT. 85
l'honneur d'eftre avec un
profond respect.
MONSEIGNEUR,
Voftre tres - humble &
tres-obeiffant ferviteur
DU REVEST.
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Résumé : A Roses le 11. Septembre 1712,
Le 11 septembre 1712, à Rofes, une tentative d'attaque a été menée par les généraux Wetzel et Humada avec deux mille hommes, incluant des grenadiers, visant à surprendre la place forte. Les assaillants prévoyaient d'utiliser deux pétards pour détruire les portes de la forteresse. Les troupes ennemies se sont divisées pour attaquer simultanément les deux portes. À la porte de la Mer, un sergent et cinq soldats ont été tués. Les ennemis ont débarqué des équipements, dont des échelles et des crochets, près de la porte. La résistance des troupes des deux nations, encouragée par des officiers comme Dom Francisco, a repoussé les assaillants, causant environ deux cents pertes parmi eux. Les défenseurs ont capturé les pétards et l'équipement ennemi. Les pertes des défenseurs se limitent à huit à dix soldats du régiment de Labadie et à un capitaine blessé. Le rédacteur exprime sa confiance en la capacité des défenseurs à repousser toute future attaque et loue le courage de tous les officiers, notamment le colonel de Labadie. Le général Wetzel, blessé, est déterminé à prendre sa revanche.
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