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Résultats : 3 texte(s)
1
p. 358-359
AUTRE ENIGME.
Début :
I'ignore absolument où j'ay pris la naissance, [...]
Mots clefs :
Chien de Bologne
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE ENIGME.
AUTRE ENIGME.
Ignore abfolument où j'ay
rid pris la naiſſance, sås luð ÁSTI
Te nefçais qui jefuis, &ne
aadio trot lepuisfcasvoirs THA
Ie n'aypoint de raiſon, expendantje
fais voir
Quejefuis raisonnable en quelque
circonftance. ae ab reg
Selon les objets queje vois, dreatta
Te les reçois de bonne oude mauvaiſe
મુ માં grace
Ie ne fear ce que a eft de faire
grimace,
3
Te lafais pourtant quelquefois.
En quelque lieu que l'on me voxe
Toujours mefme panchantm'occupe -
jour& muito bem subh id Hor
Qui veut m'en arracher, mefaitfaire
du bruit,
GALANT. 359
Carjefais leplaifir de ce quifait ma
For ATUA
Dans un attachement fidoux,
Je m'abandonne à ma tendreſſe.
Tel qui de mon bonheur estbien fou
tuent julbags a
Vaut moins que moy de'sfon espece.
Lourfeavoirqui jefuis, quandje
vous vois refver,
Vous me voyezpeut- eftre, & je vous
voyde mesme.
Cherchez - moy, cher Lecteur, avec un
safoin extrémes 7 23
L'affligerois bien ce quej'aime,
Sil'on nepouvoit me trouver.
Ignore abfolument où j'ay
rid pris la naiſſance, sås luð ÁSTI
Te nefçais qui jefuis, &ne
aadio trot lepuisfcasvoirs THA
Ie n'aypoint de raiſon, expendantje
fais voir
Quejefuis raisonnable en quelque
circonftance. ae ab reg
Selon les objets queje vois, dreatta
Te les reçois de bonne oude mauvaiſe
મુ માં grace
Ie ne fear ce que a eft de faire
grimace,
3
Te lafais pourtant quelquefois.
En quelque lieu que l'on me voxe
Toujours mefme panchantm'occupe -
jour& muito bem subh id Hor
Qui veut m'en arracher, mefaitfaire
du bruit,
GALANT. 359
Carjefais leplaifir de ce quifait ma
For ATUA
Dans un attachement fidoux,
Je m'abandonne à ma tendreſſe.
Tel qui de mon bonheur estbien fou
tuent julbags a
Vaut moins que moy de'sfon espece.
Lourfeavoirqui jefuis, quandje
vous vois refver,
Vous me voyezpeut- eftre, & je vous
voyde mesme.
Cherchez - moy, cher Lecteur, avec un
safoin extrémes 7 23
L'affligerois bien ce quej'aime,
Sil'on nepouvoit me trouver.
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2
p. 118-120
Copie d'une Lettre écrite de Chamberry le 8. Septembre.
Début :
Toute la Cavalerie qui estoit à Montmelian pour consommer les [...]
Mots clefs :
Chambéry, Montmélian
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texteReconnaissance textuelle : Copie d'une Lettre écrite de Chamberry le 8. Septembre.
Copie d'une Lettre écrite de
Chamberry le 8. Septembre.
Toute la Cavalerie qui
eftoit à Montmelian pour
confommer les fourrages
a eu ordre de marcher à
Modanne. On a envoyé
des Couriers icy pour faire
partir inceffamment les
Officiers qui y eſtoient ;
toute l'Infanterie eft en
mouvement dans les montagnes du Mont Geneve.
Son Alteffe Royale a fait
retirer toute l'artillerie qui
n'eftoit pas dans les places
GALANT. 119
fortes pour
les ramparts d'Alexandrie ,
de Valence , de Cony &
de Turin.
la mettre fur
Il paffe icy tous les jours
des Courriers qui vont &
viennent d'Utrech, Le dernier qui a paffé , a affeuré
qu'il en arriveroit dans
deux ou trois jours un autre qui apporteroit de bonnes nouvelles.
Les Lettres de Grenoble
du 12. Septembre portent
que le Marefchal de Berwick avoit marché par la
Vallée de Queyras vers
Piemont avec trente fix
le
*120 MERCURE
lea
Bataillons & vingt Efcadrons , que le Marquis de
Cadrieux qui commandoit
l'avant-garde , eftoit arrivé
9. à faint Pierre , apres
avoir pris un pofte gardé
par cinquante hommes ,
dont plufieurs furent faits
prifonniers , & que le ro . it
s'eftoit emparé de Venafco
à deux lieues de Saluces.
D'autres Lettres portent
que le Marefchal de Berwick eftoit le 11. à la Chana
au delà des Alpes à une
Heuë & demiede ChasteauDauphin , où fon arrieregarde le devoit joindre.
Chamberry le 8. Septembre.
Toute la Cavalerie qui
eftoit à Montmelian pour
confommer les fourrages
a eu ordre de marcher à
Modanne. On a envoyé
des Couriers icy pour faire
partir inceffamment les
Officiers qui y eſtoient ;
toute l'Infanterie eft en
mouvement dans les montagnes du Mont Geneve.
Son Alteffe Royale a fait
retirer toute l'artillerie qui
n'eftoit pas dans les places
GALANT. 119
fortes pour
les ramparts d'Alexandrie ,
de Valence , de Cony &
de Turin.
la mettre fur
Il paffe icy tous les jours
des Courriers qui vont &
viennent d'Utrech, Le dernier qui a paffé , a affeuré
qu'il en arriveroit dans
deux ou trois jours un autre qui apporteroit de bonnes nouvelles.
Les Lettres de Grenoble
du 12. Septembre portent
que le Marefchal de Berwick avoit marché par la
Vallée de Queyras vers
Piemont avec trente fix
le
*120 MERCURE
lea
Bataillons & vingt Efcadrons , que le Marquis de
Cadrieux qui commandoit
l'avant-garde , eftoit arrivé
9. à faint Pierre , apres
avoir pris un pofte gardé
par cinquante hommes ,
dont plufieurs furent faits
prifonniers , & que le ro . it
s'eftoit emparé de Venafco
à deux lieues de Saluces.
D'autres Lettres portent
que le Marefchal de Berwick eftoit le 11. à la Chana
au delà des Alpes à une
Heuë & demiede ChasteauDauphin , où fon arrieregarde le devoit joindre.
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Résumé : Copie d'une Lettre écrite de Chamberry le 8. Septembre.
Le 8 septembre, des mouvements militaires significatifs sont rapportés à Chamberry. La cavalerie de Montmelian a été ordonnée de se déplacer à Modane, et des courriers ont été envoyés pour faire partir immédiatement les officiers présents à Chamberry. L'infanterie se déplace dans les montagnes du Mont Genevo. Son Altesse Royale a ordonné le retrait de l'artillerie non utilisée dans les places fortes pour renforcer les fortifications d'Alexandrie, Valence, Coni et Turin. Des courriers transitent quotidiennement entre Chamberry et Utrecht. Le 12 septembre, des lettres de Grenoble indiquent que le maréchal de Berwick a avancé vers le Piémont avec trente-six bataillons et vingt escadrons. L'avant-garde, commandée par le marquis de Cadrieux, a atteint Saint-Pierre après avoir pris un poste gardé par cinquante hommes, dont plusieurs ont été faits prisonniers. Les forces royales se sont emparées de Venasco, à deux lieues de Saluces. D'autres lettres signalent que le maréchal de Berwick était le 11 septembre à La Chana, au-delà des Alpes, à une heure et demie de Château-Dauphin, où son arrière-garde devait le rejoindre.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 942-944
LETTRE écrite de Chambery, à l'Auteur du Mercure de France, le 26. Mars 1730.
Début :
Si vous continuez, Monsieur, à donner des Logogryphes pareils à celui qu'on lit dans votre [...]
Mots clefs :
Logogriphe, France, Interprète de logogriphe, Famille
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE écrite de Chambery, à l'Auteur du Mercure de France, le 26. Mars 1730.
LETTRE écrite de Chambery , à l'Auteur
du Mercure de France , le 26.
Mars 1730.
I vous continuez , Monfieur , à donner des
Logogryphes pareils à celui qu'on lit dans votre
Mercure de Fevrier , il faudra que je renonce
au plaifir de le faire venir , ou que je deſerte ma
maifon auffi-tôt qu'il y paroîtra. Je n'avois pas
encore éprouvé ce que peut une femme qui s'érige
en interprete de Logogryphe ; mais la mienne
vient de m'en faire faire une trifte experience,
malheureuſement pour moi , je n'ai pû par la fuite
éviter fa premiere impétuofité , étant retenu dans
mon fauteuil par la goute. Ma fille brochant fur
le tout , & raffinant fur les impertinences de fa
mere , foutenoit qu'il étoit ridicule que l'Auteur
du Logogryphe fe fût avifé d'en latinifer le mot
à fon 31 Vers , comme s'il vouloit le mettre par
ce moyen hors de la portée des Dames ; elles font
cependant , difoit ma fille , les juges naturels de
ces fortes d'Ouvrages ; & leur imagination plus
vive que celle des hommes , femble leur donner
un privilege exclufif pour dévoiler ces myſteres.
Ces raifonnemens m'alloient faire perdre patience
, lorfqu'un de mes amis eft furvenu , qui en
nous découvrant le mot cherché , a fini heureufment
la querelle ; il eft vrai que le3 1 Vers dont
je viens de parler , & qui femble n'avoir été mis
que pour troubler la paix de mon ménage , occafionna
encore mille fots difcours. Mon âne de
fils , qui eft en cinquiéme , ne s'avifa - t- il pas de
remarquer , je ne fçai comment , que le mot latin
Ancer , s'écrivant par une S , on ne pouvoit lui
C
appliquer
MAY. 1730.
943
appliquer ce Vers ; ma fille charmée de l'objection
, l'adopta de tout fon coeur , & mon ami eut
bien de la peine à la faire taire , en l'affurant que
c'étoit une licence permife.
Je vous ennuyerois , Monfieur , fi je vous dé~
taillois tout ce qui s'eft paffé chez moi à ce fujet,
mais je veux vous faire part d'une chofé qui vous
paroîtra finguliere ; toutes les differentes faces
que vous faites prendre au mot France ,
font appliquables
avec jufteſſe à ma famille , c'eſt ce qui
a donné lieu à l'Ouvrage que vous allez lire ; je
lui donne ce nom , faute de lui en fçavoir d'autre,
peut- être pourroit- on l'appeller des Bouts - donnez,
ils ont occafionné ces Vers fans rime , je conviens
que l'efpece eft profcrite depuis long-temps, & réfervée
au feul Pierrot de la Comédie Italienne ; je
doute donc fort que ceci foit du reffort de votre
Mercure ; ma femme foutient qu'il n'y a pas plus
de raifon que de rime , & que jamais vous ne vous
aviferez d'en faire part au Public , l'interêt qu'elle
y prend , la fait, fans doute, parler ainfi , mais je
ne ferois pas fâché qu'elle en eût le démenti , efperant
que ce feroit un moyen de l'indifpofer
contre les Logogryphes , de façon à ne fe plus
mêler de les e quer; il n'y auroit pas un grand
mal que je fuffele feul de ma maifon qui voulût
profiter de votre Livre ; cependant quelqu'ufage
que vous faffiez de ce que je vous envoye , je ferai
toûjours content , pourvû que vous foyez per-
Luadé que l'application que je fais de votre Logogryphe
à ma famille eft très -veritable , & que je
fuis , &c.
Jean fe croit plus heureux qu'aucun homme de
France ;
Vivant content du fort , l'efprit guai , le coeur
Franc.
E ij J'ai
944 MERCURE DE FRANCE
J'ai fept fils , une fille ayant teint de lard Rance,
Mon fecond fils eft fot comme un panier fans Ance
Le fixiéme eft un petit
Dont les doigts font toûjours teints d'
Le Cadet toûjours faute & s'appelle fan
Mon aîné fait fon Droit à
Le cinquiéme eft Moine à
Ane ,
Ancre ,
Fare .
Can
Fecan.
Le troifiéme eft allé voir fa tante à Nerac.
Le quatriéme ne peut rien fourer fous fon Cráne,
Et n'eft bon qu'à tirer de l'
Arc .
Ma femme eft d'une humeur revêche , mordante,
Sous fa protection elle a pris le mot
Acre ;
Car,
Elle doit au bon vin fa rubiconde
Face ;
Il eft vrai qu'elle peint prefque auffi-bien queRanc,
C'eft une veritable Farce ,
Que de voir ma fille d' Ancer ,
Ayant les pieds d'Oifon & fouple comme Fer.
Cerf,
Mon fils Fanfare , étourdi comme un
Vient de caffer Tabatiere de
Mais je l'ai régalé d'un bon coup de ma
Dont on dit qu'il tire le
Nacre ;
Cane,
Nerf.
A vingt ans je fus prêt à me noyer dans l'Arne .
Je me caffai la tête un jour contre une
Carne,
Je reviens à ma femme , elle me ruine en Nafre ;
On peut dire qu'elle eft auffi propre qu'un Cafre,
Affis auprès du feu , les pieds frottez de Canfre
J'écris ceci fur mon E
Cran
du Mercure de France , le 26.
Mars 1730.
I vous continuez , Monfieur , à donner des
Logogryphes pareils à celui qu'on lit dans votre
Mercure de Fevrier , il faudra que je renonce
au plaifir de le faire venir , ou que je deſerte ma
maifon auffi-tôt qu'il y paroîtra. Je n'avois pas
encore éprouvé ce que peut une femme qui s'érige
en interprete de Logogryphe ; mais la mienne
vient de m'en faire faire une trifte experience,
malheureuſement pour moi , je n'ai pû par la fuite
éviter fa premiere impétuofité , étant retenu dans
mon fauteuil par la goute. Ma fille brochant fur
le tout , & raffinant fur les impertinences de fa
mere , foutenoit qu'il étoit ridicule que l'Auteur
du Logogryphe fe fût avifé d'en latinifer le mot
à fon 31 Vers , comme s'il vouloit le mettre par
ce moyen hors de la portée des Dames ; elles font
cependant , difoit ma fille , les juges naturels de
ces fortes d'Ouvrages ; & leur imagination plus
vive que celle des hommes , femble leur donner
un privilege exclufif pour dévoiler ces myſteres.
Ces raifonnemens m'alloient faire perdre patience
, lorfqu'un de mes amis eft furvenu , qui en
nous découvrant le mot cherché , a fini heureufment
la querelle ; il eft vrai que le3 1 Vers dont
je viens de parler , & qui femble n'avoir été mis
que pour troubler la paix de mon ménage , occafionna
encore mille fots difcours. Mon âne de
fils , qui eft en cinquiéme , ne s'avifa - t- il pas de
remarquer , je ne fçai comment , que le mot latin
Ancer , s'écrivant par une S , on ne pouvoit lui
C
appliquer
MAY. 1730.
943
appliquer ce Vers ; ma fille charmée de l'objection
, l'adopta de tout fon coeur , & mon ami eut
bien de la peine à la faire taire , en l'affurant que
c'étoit une licence permife.
Je vous ennuyerois , Monfieur , fi je vous dé~
taillois tout ce qui s'eft paffé chez moi à ce fujet,
mais je veux vous faire part d'une chofé qui vous
paroîtra finguliere ; toutes les differentes faces
que vous faites prendre au mot France ,
font appliquables
avec jufteſſe à ma famille , c'eſt ce qui
a donné lieu à l'Ouvrage que vous allez lire ; je
lui donne ce nom , faute de lui en fçavoir d'autre,
peut- être pourroit- on l'appeller des Bouts - donnez,
ils ont occafionné ces Vers fans rime , je conviens
que l'efpece eft profcrite depuis long-temps, & réfervée
au feul Pierrot de la Comédie Italienne ; je
doute donc fort que ceci foit du reffort de votre
Mercure ; ma femme foutient qu'il n'y a pas plus
de raifon que de rime , & que jamais vous ne vous
aviferez d'en faire part au Public , l'interêt qu'elle
y prend , la fait, fans doute, parler ainfi , mais je
ne ferois pas fâché qu'elle en eût le démenti , efperant
que ce feroit un moyen de l'indifpofer
contre les Logogryphes , de façon à ne fe plus
mêler de les e quer; il n'y auroit pas un grand
mal que je fuffele feul de ma maifon qui voulût
profiter de votre Livre ; cependant quelqu'ufage
que vous faffiez de ce que je vous envoye , je ferai
toûjours content , pourvû que vous foyez per-
Luadé que l'application que je fais de votre Logogryphe
à ma famille eft très -veritable , & que je
fuis , &c.
Jean fe croit plus heureux qu'aucun homme de
France ;
Vivant content du fort , l'efprit guai , le coeur
Franc.
E ij J'ai
944 MERCURE DE FRANCE
J'ai fept fils , une fille ayant teint de lard Rance,
Mon fecond fils eft fot comme un panier fans Ance
Le fixiéme eft un petit
Dont les doigts font toûjours teints d'
Le Cadet toûjours faute & s'appelle fan
Mon aîné fait fon Droit à
Le cinquiéme eft Moine à
Ane ,
Ancre ,
Fare .
Can
Fecan.
Le troifiéme eft allé voir fa tante à Nerac.
Le quatriéme ne peut rien fourer fous fon Cráne,
Et n'eft bon qu'à tirer de l'
Arc .
Ma femme eft d'une humeur revêche , mordante,
Sous fa protection elle a pris le mot
Acre ;
Car,
Elle doit au bon vin fa rubiconde
Face ;
Il eft vrai qu'elle peint prefque auffi-bien queRanc,
C'eft une veritable Farce ,
Que de voir ma fille d' Ancer ,
Ayant les pieds d'Oifon & fouple comme Fer.
Cerf,
Mon fils Fanfare , étourdi comme un
Vient de caffer Tabatiere de
Mais je l'ai régalé d'un bon coup de ma
Dont on dit qu'il tire le
Nacre ;
Cane,
Nerf.
A vingt ans je fus prêt à me noyer dans l'Arne .
Je me caffai la tête un jour contre une
Carne,
Je reviens à ma femme , elle me ruine en Nafre ;
On peut dire qu'elle eft auffi propre qu'un Cafre,
Affis auprès du feu , les pieds frottez de Canfre
J'écris ceci fur mon E
Cran
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Résumé : LETTRE écrite de Chambery, à l'Auteur du Mercure de France, le 26. Mars 1730.
La lettre, datée du 26 mars 1730, est adressée à l'auteur du Mercure de France. L'auteur exprime son mécontentement face aux logogryphes publiés dans le Mercure de février, car ils provoquent des disputes au sein de sa famille. Sa femme et sa fille interprètent ces logogryphes, ce qui entraîne des discussions animées. Un ami révèle finalement le mot cherché, mettant fin à la querelle. La famille discute ensuite des vers latins et des licences poétiques. L'auteur mentionne que les différentes interprétations du mot 'France' dans les logogryphes s'appliquent à sa famille. Il envoie un ouvrage intitulé 'Les Bouts-donnés', composé de vers sans rime, qu'il doute de voir publié dans le Mercure. Sa femme est sceptique quant à la publication de cet ouvrage. L'auteur espère que la publication de cet ouvrage dissuadera sa famille de s'intéresser aux logogryphes. La lettre se conclut par une description humoristique de chaque membre de la famille, utilisant des jeux de mots et des allitérations. Par exemple, il décrit ses fils et sa fille avec des traits physiques ou des comportements spécifiques, et mentionne des incidents personnels, comme un accident où il s'est cogné la tête contre une 'Carne'.
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