Provenance du texte (5)
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Détail
Liste
Résultats : 5 texte(s)
1
p. 318-319
VII.
Début :
Amy, je prends le Mousquet, [...]
Mots clefs :
Grammaire, Soufflet, I, V
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texteReconnaissance textuelle : VII.
VII.
AMy
y
je prends le Moufquety
Et renonce a la Grmmllire,
Dire un mot pour men diftrllire.
C'eftme donner un Sounct;
JQuel abus, quellechimere!
De glosersur £I*surl'V,
-Et de chercher du mifiere
Dans le ba be bi bo hu.!
Le petit Colin de Pethiviers
en Gaftinois.
AMy
y
je prends le Moufquety
Et renonce a la Grmmllire,
Dire un mot pour men diftrllire.
C'eftme donner un Sounct;
JQuel abus, quellechimere!
De glosersur £I*surl'V,
-Et de chercher du mifiere
Dans le ba be bi bo hu.!
Le petit Colin de Pethiviers
en Gaftinois.
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3
p. 48-49
ÉNIGMES.
Début :
Je suis un agrément dans la société [...]
Mots clefs :
Clavecin
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texteReconnaissance textuelle : ÉNIGMES.
ENIGMES.
JE fuis un agrément dans la fociété
Pour celui qui de moi fait faire un bon ufage ;
Pour me connoître à fond , il faut, dès le jeune âge,
Apprendre à m'employer avec utilité.
Je
NOVEMBRE 1766. 49
Je me trouve fouvent en grande compagnie
Où des fayans viennent me confulter ;
S'il eft entre eux difcorde ou brouillerie ,
En un inftant je fais les accorder ;
Je fuis enfant de l'art & ne fuis pas fort rare ;
On ne peut définir ma forme , elle eſt bifarre.
Je fuis long , large , étroit , mais ni tond ni
quarré ;
A mes pareils je me vois préféré
Quand je porte avec moi des titres de vieille ſe ;
Je caufe quelquefois des maux à la jeuneſſe :
Aux Princes , aux Bourgeois je fers d'amusement,
Et tel qui , né fans biens, vivroit dans l'indigence ,
Acquiert par mon fecours un nom & de l'argent ,
Et fouvent dans Paris affiche l'opulence .
Par une Dame de Pithiviers
JE fuis un agrément dans la fociété
Pour celui qui de moi fait faire un bon ufage ;
Pour me connoître à fond , il faut, dès le jeune âge,
Apprendre à m'employer avec utilité.
Je
NOVEMBRE 1766. 49
Je me trouve fouvent en grande compagnie
Où des fayans viennent me confulter ;
S'il eft entre eux difcorde ou brouillerie ,
En un inftant je fais les accorder ;
Je fuis enfant de l'art & ne fuis pas fort rare ;
On ne peut définir ma forme , elle eſt bifarre.
Je fuis long , large , étroit , mais ni tond ni
quarré ;
A mes pareils je me vois préféré
Quand je porte avec moi des titres de vieille ſe ;
Je caufe quelquefois des maux à la jeuneſſe :
Aux Princes , aux Bourgeois je fers d'amusement,
Et tel qui , né fans biens, vivroit dans l'indigence ,
Acquiert par mon fecours un nom & de l'argent ,
Et fouvent dans Paris affiche l'opulence .
Par une Dame de Pithiviers
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4
p. 52-54
AUTRE.
Début :
Lecteur, je n'offre point aux yeux [...]
Mots clefs :
Châtillon
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE..
LICTEUR ,
BCTEUR , je n'offre point aux yeux
De ces maifons que l'on connoît à peine :
Parcours les mers , viens aux bords de la Seine ,
Tout retentit de mon nom glorieux.
Mille fameux exploits m'ont placé dans l'hiſtoire ;
Sur les pas de nos Rois j'ai cueilli des lauriers ;
Mon fang coula pour eux , & fix fiècles entiers
Onttranfmis à mes fils ma grandeur & ma gloire !
A ces traits je ne puis échapper à tes yeux ;
Mais en lifant ceci , tu m'accufes peut - être
De vouloir t'éblouir par un détail pompeux ?
Pour te défabufer , emploie , à me connoître ,
Tous les refforts de ton efprit ;
NOVEMBRE 1766. 53
Tu verras que fur tout ce qui tient à mon être
Je fuis bien éloigné d'en avoir affez dit.
Pour rendre ton travail facile ,
De mes dix pieds fais la combinaiſon ;
Tu trouveras une femence utile ,
Dont le produit fert en toute faiſon ;
Je t'offre encore une très- grande ville
Où l'ouvrier ingénieux
Affortit , d'une main habile ,
Des couleurs dont l'éclat enchante tous les yeux ;
Du corps humain la dernière partie ;
Ce qui marque notre âge ; un Roi de Theſſalie ;
Un vêtement utile aux hommes feulement ;
Une bru d'Ifaac ; le premier aliment.
Ce n'eft pas tout , pourfuis ; en exerçant ta tête ,
Tu trouveras un meuble ; une farouche bête ;
Celle qui dans les flots expia fa fureur :
Raſſemble bien mon tout , & tu verras enfuite
Ce que fait un moulin lorfque l'onde l'agite ;
Une douce voiture ; une favante foeur ;
Un Romain que l'on vante ; un Prince magnanime,
Des ayeux de Louis augufte defcendant.
Sur ce détail réfléchis un inſtant ,
Tu verras que mon nom fublime
S'unit plus d'une fois à l'Empire des lys.
Donne des pleurs au dernier de mes fils ,
Dont la brillante deftinée
Au printemps de fes jours vient d'être moiffonnées
C iij
54
MERCURE DE FRANCE .
Réſerve tous tes voeux pour fon illuſtre ſoeur ,
Des grâces , des vertus le plus brillant modèle ;
Dreffe- lui chaque jour des autels dans ton coeur :
Que jamais ton encens ne brûle que pour elle .
Par une Dame de Pithiviers.
LICTEUR ,
BCTEUR , je n'offre point aux yeux
De ces maifons que l'on connoît à peine :
Parcours les mers , viens aux bords de la Seine ,
Tout retentit de mon nom glorieux.
Mille fameux exploits m'ont placé dans l'hiſtoire ;
Sur les pas de nos Rois j'ai cueilli des lauriers ;
Mon fang coula pour eux , & fix fiècles entiers
Onttranfmis à mes fils ma grandeur & ma gloire !
A ces traits je ne puis échapper à tes yeux ;
Mais en lifant ceci , tu m'accufes peut - être
De vouloir t'éblouir par un détail pompeux ?
Pour te défabufer , emploie , à me connoître ,
Tous les refforts de ton efprit ;
NOVEMBRE 1766. 53
Tu verras que fur tout ce qui tient à mon être
Je fuis bien éloigné d'en avoir affez dit.
Pour rendre ton travail facile ,
De mes dix pieds fais la combinaiſon ;
Tu trouveras une femence utile ,
Dont le produit fert en toute faiſon ;
Je t'offre encore une très- grande ville
Où l'ouvrier ingénieux
Affortit , d'une main habile ,
Des couleurs dont l'éclat enchante tous les yeux ;
Du corps humain la dernière partie ;
Ce qui marque notre âge ; un Roi de Theſſalie ;
Un vêtement utile aux hommes feulement ;
Une bru d'Ifaac ; le premier aliment.
Ce n'eft pas tout , pourfuis ; en exerçant ta tête ,
Tu trouveras un meuble ; une farouche bête ;
Celle qui dans les flots expia fa fureur :
Raſſemble bien mon tout , & tu verras enfuite
Ce que fait un moulin lorfque l'onde l'agite ;
Une douce voiture ; une favante foeur ;
Un Romain que l'on vante ; un Prince magnanime,
Des ayeux de Louis augufte defcendant.
Sur ce détail réfléchis un inſtant ,
Tu verras que mon nom fublime
S'unit plus d'une fois à l'Empire des lys.
Donne des pleurs au dernier de mes fils ,
Dont la brillante deftinée
Au printemps de fes jours vient d'être moiffonnées
C iij
54
MERCURE DE FRANCE .
Réſerve tous tes voeux pour fon illuſtre ſoeur ,
Des grâces , des vertus le plus brillant modèle ;
Dreffe- lui chaque jour des autels dans ton coeur :
Que jamais ton encens ne brûle que pour elle .
Par une Dame de Pithiviers.
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