AUTRE.
E fuis commun ; mais précieux ,
Quelquefois agréable & toujours néceffaire;
Pluſieurs de mes enfans jadis étoient des Dieux
Qui vegetoient dans le ſein de leur pere.
Sept lettres compoſent mon nom .
2 , & 7, A tout je ſuis bon ,
7, 2, & 3, Je ſuis mauvaiſe compagnie.
1 , 6, & 3, Mon frere auffi vilain que moi,
Quoique plus tapagiſte inſpire moins d'effroi.
5, 2 , & 3, Je ſuis un Peuple fans génie
Qui pourtant à l'Europe ai ſcu donner la loi.
1 , 4 , 5 , 6 , Au mal mon nom ſeul m'authoriſe,
L'obéiſſanee eſt mon emploi
Et la malice ma deviſe.
1,2 , & 3 , Je ſuis un vaſe fort commun
De tous métaux , à tout uſage:
On voit autour de moi ſouvent tourner le Sage;
Quoiqu'un ſot & moi foient tout an.
4,5,6 , Me nommerieſt offenſer les femmes.
5,2 , & 4 , Je ſuis une cité
Où l'on brûloit pour le ſalut des ames.
4,3,7,6, Je ſuis peu d'uſage en été
Et je vis au milieu des flåmes ;
On trouve encore en moi deux alimens ;
Dont l'un en maladie eſt toujours falutaire ,
JANVIER .. 1752 . 105
Et l'autre , en fanté même , àl'eftomach contraire .
UnFleuve que l'on peut placer au premier rang
Un mal qui tient de la furie
Et le tırande la vieille Feerie.
ParM. GOUBERT , Curé de Rosieres ,Dio
cised'Orleans.