Provenance du texte (3)
[empty]
[empty]
[empty]
Détail
Liste
Résultats : 3 texte(s)
1
p. 75-76
LOGOGRYPHE.
Début :
Dix lettres, cher Lecteur, composent ma structure, [...]
Mots clefs :
Psaltérion
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGO GRYPH E.
DIXIx lettres , cher Lecteur , compofent ma
ftru &ture ,
D'un triangle tronqué je porte la figure.
Dij
76 MERCURE DE FRANCE.
En me décomposant tu trouveras en moi
De tous les animaux le plus fort & le Roi ;
Sur les bords de la Seine une fuperbe Ville ;
Un métal dangereux qui rend tout très - facile ;
Deux fleurs formant le teint de l'aimable Cloris ;
Deux notes de muſique , un décret de Thémis ;
La fille d'Inachus & de la belle Ifmene ;
La Ville qu'embrafa le fol amour d'Helene ,
Avec l'endroit du corps , où le fils de Thétis ,
Reçut le coup mortel de la main de Pâris :
Un Poëte fameux qu'a produit l'Italie ;*
L'affemblée où Céfar vit terminer fa vie ;
Un Philofophe Grec dont les fçavans écrits
Font l'admiration de tous les beaux efprits :
Un don du Ciel qui met l'homme au deſſus des
bêtes ;
Un fleuve de l'Egypte , un des petits Prophetes ;
Un oiſeau décoré des plus riches couleurs ;
Un bien plus eftimé que toutes les grandeurs ;
Une piece au échecs ; le contraire de Cime ;
D'un Couvent de Nonains le parfait ſynonime.
Par Mademoiselle de Sauret , cadette de
Sarlat Penfionnaire aux Dames de la
Foi. A Sainte- Foi , en Agenois.
DIXIx lettres , cher Lecteur , compofent ma
ftru &ture ,
D'un triangle tronqué je porte la figure.
Dij
76 MERCURE DE FRANCE.
En me décomposant tu trouveras en moi
De tous les animaux le plus fort & le Roi ;
Sur les bords de la Seine une fuperbe Ville ;
Un métal dangereux qui rend tout très - facile ;
Deux fleurs formant le teint de l'aimable Cloris ;
Deux notes de muſique , un décret de Thémis ;
La fille d'Inachus & de la belle Ifmene ;
La Ville qu'embrafa le fol amour d'Helene ,
Avec l'endroit du corps , où le fils de Thétis ,
Reçut le coup mortel de la main de Pâris :
Un Poëte fameux qu'a produit l'Italie ;*
L'affemblée où Céfar vit terminer fa vie ;
Un Philofophe Grec dont les fçavans écrits
Font l'admiration de tous les beaux efprits :
Un don du Ciel qui met l'homme au deſſus des
bêtes ;
Un fleuve de l'Egypte , un des petits Prophetes ;
Un oiſeau décoré des plus riches couleurs ;
Un bien plus eftimé que toutes les grandeurs ;
Une piece au échecs ; le contraire de Cime ;
D'un Couvent de Nonains le parfait ſynonime.
Par Mademoiselle de Sauret , cadette de
Sarlat Penfionnaire aux Dames de la
Foi. A Sainte- Foi , en Agenois.
Fermer
2
p. 66-67
LOGOGRYPHE.
Début :
A l'Auteur du Chipolata [...]
Mots clefs :
Incompréhensibilité
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPHE.
A l'Auteur du Chipolata
Salut , honneur , & cætera :
Vous m'avez échauffé la bile.
Votre ragoût n'eft pas connu ;
Car (1 ) Soeur Louiſe très- habile ,
N'en a pas fait , n'en a pas vu.
Ah ! que je ferai fatisfaite ,
Si par un mot vieux ou nouveau ,
Je puis du fond de ma retraite ,
Aller troubler votre cerveau.
Dix-neuf pieds , cher Lecteur , forment mon exiftence
:
En me décompofant , tu peux avec aifance
Voir un fleuve fameux par fes débordemens ;
Ce qu'on tâche au trictrac de conferver longtemps
;
Celui qui croit à l'Evangile ;
Le Héros que chanta Virgile ;
Un célebre comique , un fruit délicieux ;
Ce que l'homme redoute en out temps en tous
lieux :
Un Général Romain , conquérant de l'Espagne;
Deux Empires d'Afie , une fainte montagne ;
(1 ) Chefde Cuifine du Couvent.
D
NOVEMBRE. 1756. €67
Un outil emmanché , néceffaire aux fapeurs ;
! Ce qu'engendre un procès entre des chicanears ;
Une Ville en Touraine , une belle fourrure ;
Le plus précieux don que faffe la nature ;
Un monftre fabuleux , un oiſeau babillard ;
Celle qui verfe aux Dieux le précieux Nectar ;
Un fils de Jupiter , un des Héros d'Homere ;
Du célefte féjour la prompte Meffagere ;
Un Juge des Enfers , un terme de Blazon ;
Le Roi des animaux , un excellent poiffon ;
Les deux noms que procure un fécond Hymenée ;
Ce qu'il faut douze fois pour former une année
Un mortel fur le trône , un faint Légiflateur ;
Du Paradis perdu l'incomparable Auteur ;
Le Sage conducteur du jeune fils d'Uliffe ,
Et l'imprudent époux de la tendre Euridice .
Par Mlle DE SAURET , cadette , Penfionnaire
aux Dames de Sainte Foy. En Agenois.
A l'Auteur du Chipolata
Salut , honneur , & cætera :
Vous m'avez échauffé la bile.
Votre ragoût n'eft pas connu ;
Car (1 ) Soeur Louiſe très- habile ,
N'en a pas fait , n'en a pas vu.
Ah ! que je ferai fatisfaite ,
Si par un mot vieux ou nouveau ,
Je puis du fond de ma retraite ,
Aller troubler votre cerveau.
Dix-neuf pieds , cher Lecteur , forment mon exiftence
:
En me décompofant , tu peux avec aifance
Voir un fleuve fameux par fes débordemens ;
Ce qu'on tâche au trictrac de conferver longtemps
;
Celui qui croit à l'Evangile ;
Le Héros que chanta Virgile ;
Un célebre comique , un fruit délicieux ;
Ce que l'homme redoute en out temps en tous
lieux :
Un Général Romain , conquérant de l'Espagne;
Deux Empires d'Afie , une fainte montagne ;
(1 ) Chefde Cuifine du Couvent.
D
NOVEMBRE. 1756. €67
Un outil emmanché , néceffaire aux fapeurs ;
! Ce qu'engendre un procès entre des chicanears ;
Une Ville en Touraine , une belle fourrure ;
Le plus précieux don que faffe la nature ;
Un monftre fabuleux , un oiſeau babillard ;
Celle qui verfe aux Dieux le précieux Nectar ;
Un fils de Jupiter , un des Héros d'Homere ;
Du célefte féjour la prompte Meffagere ;
Un Juge des Enfers , un terme de Blazon ;
Le Roi des animaux , un excellent poiffon ;
Les deux noms que procure un fécond Hymenée ;
Ce qu'il faut douze fois pour former une année
Un mortel fur le trône , un faint Légiflateur ;
Du Paradis perdu l'incomparable Auteur ;
Le Sage conducteur du jeune fils d'Uliffe ,
Et l'imprudent époux de la tendre Euridice .
Par Mlle DE SAURET , cadette , Penfionnaire
aux Dames de Sainte Foy. En Agenois.
Fermer
3
p. 78-79
LOGOGRYPHE.
Début :
Je porte en treize pieds le métail précieux, [...]
Mots clefs :
Subordination
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPH Ε.
JE
porte en treize pieds le métail précieux ,
Dont l'avare repaît , & fon coeur & ſes yeux ;
Le caſque d'un Viſir ; cette liqueur vermeille ,
Que le Dieu des côteaux fait couler de la treille ;
Cequi fait l'ornement&leprix d'un chapeau ;
Le bruit que le Berger fait rendre à ſon pipeau ;
L'Amant de Talaïre; un terme de phyſique ;
Un mets dont ſe nourrit le peuple Aſiatiques
Ce qui fait d'ordinaire un acte d'un repas ;
Un ſage qui de l'or ne faiſoit aucun cas ;
Cequi charme un ſoldat au fort de la défaite ;
L'objet , l'unique objet des defirs d'un athlete ;
Un meuble néceſſaire au pieux voyageur ,
Dont Rome ou Compoſtelle admirent la ferveur :
UneDivinité dans Memphis adorée ;
Ce Prince infortuné ſi cher à Cythérée :
Une injure groſſiere , un boyau plein de ſang :
Tout homme bourſoufié des honneurs de fon
rang:
Cemot que ſur un ton fidoux pour une Actrice ,
Au théâtre prodigue un parterre propice ;
Un oiſeau ſur le Nil redoutable aux ferpens ;
Une fille en amour fidelle à ſes dépens :
JANVIER. 1757. 79
T
Cette charmante ſoeur dont l'humeur trop volage
Dans les murs de Sichem fit porter le ravage:
Lamere des épics , la force d'un château ,
La montagne où Pâris conduiſoit ſon troupeau;
Ce qui chez la Maubois fit entrer la fortune:
Une Nymphe qui dut ſon bonheur à Neptune ;
Lamouche de Junon , les Pages de l'Amour ;
Ce qui fait qu'un vieillard à Vulcain fait ſa cour;
Ce que , même au Couvent , nos jeunes Demoifelles
Rangent avec tant d'art , pour paroître plus belles.
Pour tout dire , en un mot ,je ſuis ce que l'Auteur
Sera toujours en droit d'exiger de ſa ſoeur.
ParMademoiselle DE SAURET , l'aînée» ,
Penſionnaire chez les Dames de la Foi.
ASainte-Foi , en Agenois.
JE
porte en treize pieds le métail précieux ,
Dont l'avare repaît , & fon coeur & ſes yeux ;
Le caſque d'un Viſir ; cette liqueur vermeille ,
Que le Dieu des côteaux fait couler de la treille ;
Cequi fait l'ornement&leprix d'un chapeau ;
Le bruit que le Berger fait rendre à ſon pipeau ;
L'Amant de Talaïre; un terme de phyſique ;
Un mets dont ſe nourrit le peuple Aſiatiques
Ce qui fait d'ordinaire un acte d'un repas ;
Un ſage qui de l'or ne faiſoit aucun cas ;
Cequi charme un ſoldat au fort de la défaite ;
L'objet , l'unique objet des defirs d'un athlete ;
Un meuble néceſſaire au pieux voyageur ,
Dont Rome ou Compoſtelle admirent la ferveur :
UneDivinité dans Memphis adorée ;
Ce Prince infortuné ſi cher à Cythérée :
Une injure groſſiere , un boyau plein de ſang :
Tout homme bourſoufié des honneurs de fon
rang:
Cemot que ſur un ton fidoux pour une Actrice ,
Au théâtre prodigue un parterre propice ;
Un oiſeau ſur le Nil redoutable aux ferpens ;
Une fille en amour fidelle à ſes dépens :
JANVIER. 1757. 79
T
Cette charmante ſoeur dont l'humeur trop volage
Dans les murs de Sichem fit porter le ravage:
Lamere des épics , la force d'un château ,
La montagne où Pâris conduiſoit ſon troupeau;
Ce qui chez la Maubois fit entrer la fortune:
Une Nymphe qui dut ſon bonheur à Neptune ;
Lamouche de Junon , les Pages de l'Amour ;
Ce qui fait qu'un vieillard à Vulcain fait ſa cour;
Ce que , même au Couvent , nos jeunes Demoifelles
Rangent avec tant d'art , pour paroître plus belles.
Pour tout dire , en un mot ,je ſuis ce que l'Auteur
Sera toujours en droit d'exiger de ſa ſoeur.
ParMademoiselle DE SAURET , l'aînée» ,
Penſionnaire chez les Dames de la Foi.
ASainte-Foi , en Agenois.
Fermer
Pas de résultat.