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p. 46-53
CONSOLATION A Mr DE MONTAL, Sur la Levée du Siege de Charleroy.
Début :
On ne peut pas dire qu'ils n'ayent point réüssy / Je croy que mon devoir m'oblige [...]
Mots clefs :
Charleroi, Consolation, Perte, Armée, Luxembourg, Siège, Flandre
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texteReconnaissance textuelle : CONSOLATION A Mr DE MONTAL, Sur la Levée du Siege de Charleroy.
Onnepeutpas direqu'ilsn'a- yentpoint réüſſy dans leurs en- trepriſes , ſi en venant affieger Charleroy , ils n'ont eu deſſein que de chagriner Me de Mon- ral , quicommeje vous ay deja dit, euſt eſté bien- aiſe qu'ils luy cuſſent laiſſe l'occaſion de les
viſiter. Voicyune Lettrede con- folationque luy en a écrite une Perſonne fort ſpirituelle. Elle merite bien que vous la voyiez..
GALANT. 31
ل
CONSOLATION
AM DE MONTAL ,
Sur la Levée du Siege de Charleroy:
Ecroyque mon devoir m'oblige JDen'attendrepaspluslong-temps
A vous faire sçavoir l'interest que je
prens
Alapertequi vous afflige.
Je viens d'aprendre avec douleur Quedes conféderezla premiere chaleur S'est bientoft convertie en glace ,
Etque vous peſtezfort contrevostre malheur,
Deles voirdécamper d'autour devostre
Place.
Laperte est grande afſſurément ,
Etplus grande qu'on ne peut croire,
Puis qu'enfin vous perdezdans ce dé
campement L'occaſiond'augmenter vostre gloire.
Sans examiner les motifs
(
Biiij
32 LE MERCVRE
Que l'on eutpour ofer un tel Siege en treprendre ,
Vit- on jamaisplus belle Armée en Flan- dre,
Etdeplus grandspréparatifs ?
Quelle noble Cavalerie ! ۲
Cent cinquante Escadrons , vingt mille Pionniers ,
Cinquante Bataillons aumoins d'Infan terie,
Trois Lignes quipar tout couvroient tous les Quartiers ,
Cent gros Canons &vingt Mortiers Tous prests àmettre en baterie ;
Tout celapromettoit matiere ploits,
avosExEtflatoit Vostre Seigneurie ,
Que c'estoit tout de bon , & non par raillerie 4
Ainsi que la premiere fois.
L'ayfçeu quefans pouſſer trop avant les affaires,
Ilsse tenoient fort loin , craignant les vilains tours 4
Qui voussont affez ordinaires ,
Etces diables de Mousquetaires
GALAN T. 33 .
Quifrapentplus fort que desfourds;
Quedés le premierjour ils manquoient deFarine ;
Quevoyant déjala Famine ,
Qui d'une grande Armée est le plus granddes maux ,
Quoy que mal àleur aise, ils faisoient bonnemine,
Et continuoient leurs Travaux ;
Mais qu'auſſitostqu'ils aperçeurent Le brave Luxembourgmarcherle long
desBois
Lesplus hardis d'entre euxſeteurent.
Etbienplus encor,quand ilsſceurent Nos Soldats animez par l'Illustre Louvois.
Alors leurs Generauxs'entr'envoyant la Plote,
(Aumoins, àcequ'on dit car on peut bienpenser Quece Secours les dût embaraſſer )
Hermosadit auPrince , &viſte , qu'on
Se bote
Leslaiſſerez- vous avancer ?
Pourmoy, je cours occuper cette mote
De peur que l'Ennemy ne s'y vienne
placer
:
Bv
34. LE MERGVRE L'honneur,luyditlePrince,apartient àl'Eglife,
Que Monsieur d'Osnabruk entame
l'action.
Si jyvay ,répond-il , que l'on medé
baptife,
Dois-je aller le premieràla Proceſſion?? Cherchezdegrace une autre dupe.. Pendant leur contestation
Le Vaillant Luxembourg occupe Quelques Postes avantageux.
Ainsi vuider le Camp ,repaſſer la Ri
viere ,
Fut lemeilleurparty pour eux Quine laiſſerent rien derriere.
Ocomme en jurant fermealors Vous avanciez de vos Dehors
Pourdennerſurl'Arrieregarde !! Jem'enraporte bien àvous,
Sans un Ruiſſeauqui vous retarde Ils euffent comme il faut fenty vostre?
couroux,
Vin de leurs Officierspayapourtous les
autres ,
Etde cequede loin onſetira de coups,, Vn Chien , dit-on , y demeura dess
Nostres..
GALAN T. 35 Sivous m'en demandezla raiſon au- jourd'huy ,
LesChienssefont la guerre entre toutes
lesBestes ,
DelaTriple Union le Cerbere à trois testes
Déchargesafureurfur un Chien comme luy.
C'est pour ce digne Exploit qu'il ve- noient fi grande erre ,
Pauvres Flamans, gardez- vous bien Deleurplus reprocher qu'ilsfont payez
pourrien.
CesTronpes quifaisoient trembler toute laTerre ,
Tout ce grand apareil de guerre ,
Etمجھے vostre argent enfin on fait mourir unChien.
Comme on doit des Heros conferver la
memoire,
Ce Chienmerite affez qu'on luy dreſſe unTombeau,
Et qu'un bel Epitaphe éternise sa gloire.
Voyez si celuy - cy vous paroist affez beau.
Bvj
viſiter. Voicyune Lettrede con- folationque luy en a écrite une Perſonne fort ſpirituelle. Elle merite bien que vous la voyiez..
GALANT. 31
ل
CONSOLATION
AM DE MONTAL ,
Sur la Levée du Siege de Charleroy:
Ecroyque mon devoir m'oblige JDen'attendrepaspluslong-temps
A vous faire sçavoir l'interest que je
prens
Alapertequi vous afflige.
Je viens d'aprendre avec douleur Quedes conféderezla premiere chaleur S'est bientoft convertie en glace ,
Etque vous peſtezfort contrevostre malheur,
Deles voirdécamper d'autour devostre
Place.
Laperte est grande afſſurément ,
Etplus grande qu'on ne peut croire,
Puis qu'enfin vous perdezdans ce dé
campement L'occaſiond'augmenter vostre gloire.
Sans examiner les motifs
(
Biiij
32 LE MERCVRE
Que l'on eutpour ofer un tel Siege en treprendre ,
Vit- on jamaisplus belle Armée en Flan- dre,
Etdeplus grandspréparatifs ?
Quelle noble Cavalerie ! ۲
Cent cinquante Escadrons , vingt mille Pionniers ,
Cinquante Bataillons aumoins d'Infan terie,
Trois Lignes quipar tout couvroient tous les Quartiers ,
Cent gros Canons &vingt Mortiers Tous prests àmettre en baterie ;
Tout celapromettoit matiere ploits,
avosExEtflatoit Vostre Seigneurie ,
Que c'estoit tout de bon , & non par raillerie 4
Ainsi que la premiere fois.
L'ayfçeu quefans pouſſer trop avant les affaires,
Ilsse tenoient fort loin , craignant les vilains tours 4
Qui voussont affez ordinaires ,
Etces diables de Mousquetaires
GALAN T. 33 .
Quifrapentplus fort que desfourds;
Quedés le premierjour ils manquoient deFarine ;
Quevoyant déjala Famine ,
Qui d'une grande Armée est le plus granddes maux ,
Quoy que mal àleur aise, ils faisoient bonnemine,
Et continuoient leurs Travaux ;
Mais qu'auſſitostqu'ils aperçeurent Le brave Luxembourgmarcherle long
desBois
Lesplus hardis d'entre euxſeteurent.
Etbienplus encor,quand ilsſceurent Nos Soldats animez par l'Illustre Louvois.
Alors leurs Generauxs'entr'envoyant la Plote,
(Aumoins, àcequ'on dit car on peut bienpenser Quece Secours les dût embaraſſer )
Hermosadit auPrince , &viſte , qu'on
Se bote
Leslaiſſerez- vous avancer ?
Pourmoy, je cours occuper cette mote
De peur que l'Ennemy ne s'y vienne
placer
:
Bv
34. LE MERGVRE L'honneur,luyditlePrince,apartient àl'Eglife,
Que Monsieur d'Osnabruk entame
l'action.
Si jyvay ,répond-il , que l'on medé
baptife,
Dois-je aller le premieràla Proceſſion?? Cherchezdegrace une autre dupe.. Pendant leur contestation
Le Vaillant Luxembourg occupe Quelques Postes avantageux.
Ainsi vuider le Camp ,repaſſer la Ri
viere ,
Fut lemeilleurparty pour eux Quine laiſſerent rien derriere.
Ocomme en jurant fermealors Vous avanciez de vos Dehors
Pourdennerſurl'Arrieregarde !! Jem'enraporte bien àvous,
Sans un Ruiſſeauqui vous retarde Ils euffent comme il faut fenty vostre?
couroux,
Vin de leurs Officierspayapourtous les
autres ,
Etde cequede loin onſetira de coups,, Vn Chien , dit-on , y demeura dess
Nostres..
GALAN T. 35 Sivous m'en demandezla raiſon au- jourd'huy ,
LesChienssefont la guerre entre toutes
lesBestes ,
DelaTriple Union le Cerbere à trois testes
Déchargesafureurfur un Chien comme luy.
C'est pour ce digne Exploit qu'il ve- noient fi grande erre ,
Pauvres Flamans, gardez- vous bien Deleurplus reprocher qu'ilsfont payez
pourrien.
CesTronpes quifaisoient trembler toute laTerre ,
Tout ce grand apareil de guerre ,
Etمجھے vostre argent enfin on fait mourir unChien.
Comme on doit des Heros conferver la
memoire,
Ce Chienmerite affez qu'on luy dreſſe unTombeau,
Et qu'un bel Epitaphe éternise sa gloire.
Voyez si celuy - cy vous paroist affez beau.
Bvj
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Résumé : CONSOLATION A Mr DE MONTAL, Sur la Levée du Siege de Charleroy.
Le texte décrit l'échec d'une tentative de siège de Charleroy par des confédérés. La levée du siège est vue comme une occasion manquée pour Monsieur de Montal de gagner en gloire. Une lettre de consolation mentionne les préparatifs impressionnants des confédérés, incluant une cavalerie noble, des pionniers, de l'infanterie et des canons. Cependant, les assaillants ont manqué de farine dès le premier jour et ont craint les tactiques des Mousquetaires. L'arrivée du duc de Luxembourg et des soldats, encouragés par Louvois, a poussé les confédérés à se retirer. Les généraux adverses ont discuté de leur stratégie, permettant à Luxembourg d'occuper des positions avantageuses. Les confédérés ont quitté le camp sans laisser de traces. La lettre relate également la mort d'un chien, soulignant l'absurdité de la guerre, et propose humoristiquement d'élever un tombeau au chien.
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