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p. 241-252
Nouvelle Demonstration de l'existence de Dieu.
Début :
Puisque nostre esprit conçoit tres clairement que l'indépendance, l'existence [...]
Mots clefs :
Abbé, Dieu, Parfait, Existence réelle, Néant, Triangle, Possibilité
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelle Demonstration de l'existence de Dieu.
Nouvelle Demonstration de
L'existence deDieu. pUsque notre esprit
conçoit rrcs clairement
tue l'independence,l'exisence
necessaire, la toutepuissance,
la justice, la routes
cience, &c. sont des pro-^
~nictez& des perfectionsque
loir indispenlablementavoir
un être souverainement parfait;&
que Jî dépende nce, la
caducité,l'inipuiflance,riû«
justice, l'ignorance, &c. qui
fonr des impcrfc£tions opposées,
ne sçauroient en aucune
manière luyappartenir
Il estévident qu'ilacertainement
l'idée d'un être fou.,
versement parfait,puisqu'il
fait distinguer les proprierez
essentielles d'un tel,
être, & qu'il doit indifpen..;J
sablement avoir decelles qui
ne sçauroienten aucune manierc
luy appartenir, & qu'il
cxcl ut necessairement, corn.J
me contraires à son essence,*;
& absolument incompatibles
avec elle.
Tâchons maintenant de
prouverd'une manière évidente
& précise, & en même
temps invincible, & qui ne
permette point de replique,
( ce qui n'a point encore esié:
fait lu l'existence
réele & actuele de cet être
souvrainement parfait, dont
nous avons l'idée, & par
consequent celle d'un Deu,
qu'il faut entendre par un
être souvrainement par fait.
Il cil évident à l'esprit,
& il conçoit très-par faitement,
qu'il n'y a que le
néant,l'impossible, & le pur
possible, àqui l existence
réele & aûnde, puisse être
refu sée, ou que ce qui n'a,
point une existence réele &
actuele, ne peut être que le
néant, l'impodible,&cequi
est purement possible, &
par consequent que si un
êtresouverainement parfait
ri'est pas le néint ny
unechoseimpossible, ny
purement possible, il doiclI:
in~failliblement avoir une
existence réele & a&'Je!eg;
puisqu'ilest aussi évident,
que ce qui n'est rien de tout
ce. quin'existe point^ciilie^j
que ce qui n tltiicn,de tout
ce qui existe, n'existe point.
Or il est premierement
évident,qu'unêtre souverainement
parfait,n'est pas le
néant, ou le TicR., puisque
lerien,n'a aucune proillicté.
& que l'entendement, ne
luyen sçauroit attribuer aucune&
qu'un être souverainement
par fait, au contraire
renferme necessairement des
propnetez & des per fcdfrons
infinies, qtllcl'ciplit ne
sçauroit se dispenser, de
concevoir & de luy attribuer
comme essentielles à un tel
être, lorsqu'il se le.(t'pre.
fente ou qu'il pensera àuy.
Il esten second lieu pareillement
évident, qu'un eftrc
suverainement parfait,n'est
pas une chose impossible,
puisquel'impossible,comme
impossible exclut évidemment
la realité, & que l'entendement,
la lui refuse necessairement,
& qu'un être
souverainement parfait , la renferme indispensablement,
comme essentielle à
lasouveraine perfection, &
que l'entendement ou la
pensée la luy attribue pareillement,
cetant absolument
impossible de concevoir, ou
de se representer unêtre
fouverainemenr parfait, que
comme quelque chose de
réel & d'indépendant de la
penséc,&de souverainement
indépendent, au lieu qu'il
est absolument impossible,
de concevoir de cette manière
aucun impossible, &
puisqu'unechose n'est reputéeimpossible
que par
ropposition&lacontrariété
quelle a avec sa véritable
idée, qui la represente, naturellement
à l'esprit
#
comme une Montagne (ans*
Vallée, par exemple, qui
exclue ce que l'idée d'une
Montagne renferme neeek
sairement à sçivoir une vallée,
ou comme un Triangle
quarré, qui renferme quatre
collez, que l'idée d'un Triangle
exclut, &que qui die
aucontraire un estre fouveramemenc
parfaitdit ne.
ceffurement une chose, entièrement
ôc parfaitement
conforme à l'idée qui reprefente
un teléstre, & qui
renferme & exclut, tout ce
que cetre mesme idée ren.,-
ferme & exclut elle-même
necessairement,de même que
qui dIt un Quarté, un Triangle
& un Cercle, &c. dit
necessairement des figures
conformes aux idées d'un
Q,iar¡ré d'unTriangle&d'un
Cercle,&c.
1
Trosémement ilestencore
de la derniere évidence~
qu'unestre souverainement
parfait, n'est pas une chose
purement possible, ou qui-,
puisseavoir simplement U<
possibilité
,
sans avoir l'existence
réele & aétude, &.:
qu'ilsuffit, par consequence
de connoistre & d cltrc certain,
qu'un tel estre, est
possible pour estre certain
qu'il existe, puisqu'un estre
souverainement parfait, ne
sçauroitestrecapable d'estre,
& de n'estre pas, & que la
pure possibilité renfermenecessairement,
la capacité
d'estre& de ne pasestre,
qui est incompatible avec la
souveraine ~peis£hon,& que
toutes les choses cap ables
d'estre purement possibles,
ou qui ont simplementla
possibilité, sansavoir l'existence
iiducle , sont non (eulement
imparfaites comme
estant penfiJbles & capables
de n'estre pas, mais encore
dependentes, & incapables
d'exister par elles-mêmes,
sans un principe, qui a luimême
une existence réele &
actuele, & enfin puisqu'il
paroist par-là, évidemment,
qu'un estre indépendent &
souveramement par fait, serior
impossible,comme incapable,
d'avoir par lui même
une semblable, existence, s'il
n'existoit pas aductement.
Donc il est évident, qu'un
cfire fouvcraincmenc parfait
& par consequent un Dieu
existe puisqu'il n'y a que le
néant,l'impossible, & ce
qui est imparfait & purement
possible qui n'existentpoint,
&que parun Dieu,l'onn'entend
précisément qu'un etère
souverainementparfait.
Par l'Abbé Gérard
L'existence deDieu. pUsque notre esprit
conçoit rrcs clairement
tue l'independence,l'exisence
necessaire, la toutepuissance,
la justice, la routes
cience, &c. sont des pro-^
~nictez& des perfectionsque
loir indispenlablementavoir
un être souverainement parfait;&
que Jî dépende nce, la
caducité,l'inipuiflance,riû«
justice, l'ignorance, &c. qui
fonr des impcrfc£tions opposées,
ne sçauroient en aucune
manière luyappartenir
Il estévident qu'ilacertainement
l'idée d'un être fou.,
versement parfait,puisqu'il
fait distinguer les proprierez
essentielles d'un tel,
être, & qu'il doit indifpen..;J
sablement avoir decelles qui
ne sçauroienten aucune manierc
luy appartenir, & qu'il
cxcl ut necessairement, corn.J
me contraires à son essence,*;
& absolument incompatibles
avec elle.
Tâchons maintenant de
prouverd'une manière évidente
& précise, & en même
temps invincible, & qui ne
permette point de replique,
( ce qui n'a point encore esié:
fait lu l'existence
réele & actuele de cet être
souvrainement parfait, dont
nous avons l'idée, & par
consequent celle d'un Deu,
qu'il faut entendre par un
être souvrainement par fait.
Il cil évident à l'esprit,
& il conçoit très-par faitement,
qu'il n'y a que le
néant,l'impossible, & le pur
possible, àqui l existence
réele & aûnde, puisse être
refu sée, ou que ce qui n'a,
point une existence réele &
actuele, ne peut être que le
néant, l'impodible,&cequi
est purement possible, &
par consequent que si un
êtresouverainement parfait
ri'est pas le néint ny
unechoseimpossible, ny
purement possible, il doiclI:
in~failliblement avoir une
existence réele & a&'Je!eg;
puisqu'ilest aussi évident,
que ce qui n'est rien de tout
ce. quin'existe point^ciilie^j
que ce qui n tltiicn,de tout
ce qui existe, n'existe point.
Or il est premierement
évident,qu'unêtre souverainement
parfait,n'est pas le
néant, ou le TicR., puisque
lerien,n'a aucune proillicté.
& que l'entendement, ne
luyen sçauroit attribuer aucune&
qu'un être souverainement
par fait, au contraire
renferme necessairement des
propnetez & des per fcdfrons
infinies, qtllcl'ciplit ne
sçauroit se dispenser, de
concevoir & de luy attribuer
comme essentielles à un tel
être, lorsqu'il se le.(t'pre.
fente ou qu'il pensera àuy.
Il esten second lieu pareillement
évident, qu'un eftrc
suverainement parfait,n'est
pas une chose impossible,
puisquel'impossible,comme
impossible exclut évidemment
la realité, & que l'entendement,
la lui refuse necessairement,
& qu'un être
souverainement parfait , la renferme indispensablement,
comme essentielle à
lasouveraine perfection, &
que l'entendement ou la
pensée la luy attribue pareillement,
cetant absolument
impossible de concevoir, ou
de se representer unêtre
fouverainemenr parfait, que
comme quelque chose de
réel & d'indépendant de la
penséc,&de souverainement
indépendent, au lieu qu'il
est absolument impossible,
de concevoir de cette manière
aucun impossible, &
puisqu'unechose n'est reputéeimpossible
que par
ropposition&lacontrariété
quelle a avec sa véritable
idée, qui la represente, naturellement
à l'esprit
#
comme une Montagne (ans*
Vallée, par exemple, qui
exclue ce que l'idée d'une
Montagne renferme neeek
sairement à sçivoir une vallée,
ou comme un Triangle
quarré, qui renferme quatre
collez, que l'idée d'un Triangle
exclut, &que qui die
aucontraire un estre fouveramemenc
parfaitdit ne.
ceffurement une chose, entièrement
ôc parfaitement
conforme à l'idée qui reprefente
un teléstre, & qui
renferme & exclut, tout ce
que cetre mesme idée ren.,-
ferme & exclut elle-même
necessairement,de même que
qui dIt un Quarté, un Triangle
& un Cercle, &c. dit
necessairement des figures
conformes aux idées d'un
Q,iar¡ré d'unTriangle&d'un
Cercle,&c.
1
Trosémement ilestencore
de la derniere évidence~
qu'unestre souverainement
parfait, n'est pas une chose
purement possible, ou qui-,
puisseavoir simplement U<
possibilité
,
sans avoir l'existence
réele & aétude, &.:
qu'ilsuffit, par consequence
de connoistre & d cltrc certain,
qu'un tel estre, est
possible pour estre certain
qu'il existe, puisqu'un estre
souverainement parfait, ne
sçauroitestrecapable d'estre,
& de n'estre pas, & que la
pure possibilité renfermenecessairement,
la capacité
d'estre& de ne pasestre,
qui est incompatible avec la
souveraine ~peis£hon,& que
toutes les choses cap ables
d'estre purement possibles,
ou qui ont simplementla
possibilité, sansavoir l'existence
iiducle , sont non (eulement
imparfaites comme
estant penfiJbles & capables
de n'estre pas, mais encore
dependentes, & incapables
d'exister par elles-mêmes,
sans un principe, qui a luimême
une existence réele &
actuele, & enfin puisqu'il
paroist par-là, évidemment,
qu'un estre indépendent &
souveramement par fait, serior
impossible,comme incapable,
d'avoir par lui même
une semblable, existence, s'il
n'existoit pas aductement.
Donc il est évident, qu'un
cfire fouvcraincmenc parfait
& par consequent un Dieu
existe puisqu'il n'y a que le
néant,l'impossible, & ce
qui est imparfait & purement
possible qui n'existentpoint,
&que parun Dieu,l'onn'entend
précisément qu'un etère
souverainementparfait.
Par l'Abbé Gérard
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Résumé : Nouvelle Demonstration de l'existence de Dieu.
Le texte expose une démonstration de l'existence de Dieu en se fondant sur les notions de perfections et d'imperfections. L'esprit humain reconnaît des qualités telles que l'indépendance, l'existence nécessaire, la toute-puissance, la justice et l'omniscience comme des perfections essentielles à un être souverainement parfait. À l'inverse, des qualités comme la caducité, l'impuissance, l'injustice et l'ignorance sont considérées comme des imperfections incompatibles avec un tel être. L'auteur soutient qu'il est évident que l'idée d'un être souverainement parfait exclut nécessairement les imperfections. Il cherche ensuite à prouver l'existence réelle et actuelle de cet être parfait. Selon lui, seul le néant, l'impossible et le pur possible peuvent être privés d'existence réelle. Un être souverainement parfait ne peut être ni le néant, ni une chose impossible, ni purement possible. Il doit donc avoir une existence réelle et actuelle. L'auteur explique que l'entendement attribue nécessairement des propriétés infinies à un être souverainement parfait. Un tel être ne peut être conçu comme impossible ou purement possible, car cela contredirait sa perfection. Il conclut que, puisque l'être souverainement parfait ne peut être ni néant, ni impossible, ni purement possible, il doit exister réellement. Ainsi, l'existence de Dieu, en tant qu'être souverainement parfait, est démontrée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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