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1
p. 135-144
Tout ce qui s'est passé au Parlement le jour que Mr le Maréchal de Villars y a esté reçû Pair de France. [titre d'après la table]
Début :
Je passe à une Matiere bien differente, & qui regarde la [...]
Mots clefs :
Maréchal de Villars, Parlement, Pair de France, Grand-chambre, Premier président
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texteReconnaissance textuelle : Tout ce qui s'est passé au Parlement le jour que Mr le Maréchal de Villars y a esté reçû Pair de France. [titre d'après la table]
Je paffe à une Matiere bien
differente , & qui regarde la
gloire d'un de vos Heros.
Vous attendez fans doute
que je vous parle de la reception de Mr le Maréchal de
Villars au Parlement, en qualité de Pair de France. Cette Ceremonie qui cft curieuſe par
elle- même, le doit eftre encore davantage lors qu'elle regarde un homme auſſi diſtingué & auffi aimé du Public
que ce Maréchal ; mais c'eſt
136 MERCURE
cet amour , & cette diftinction
quim'empêcheront de vous en
entretenir auffi au long que je
fouhaiterois, puifque l'affluence du monde eftoit telle ce
jour là à la Grand- Chambre ,
qu'il a efté tres - difficile de bien
voir & de bien entendre tout
ce qui s'y paffa. Ainfi j'ay licu
de croire que les rapports que
l'on m'en a faits peuvent n'eftre
pas tout à fait fidelles ; mais
comme il ne peut s'agir que de
quelques mots pour d'autres ,
je crois pouvoir rifquer à vous
envoyer l'Article que vous at
tendez. Je commence par les
GALANY 137
noms des perfonnes diftinguées qui fe trouverent ce jourlà à la Grand-Chambre. Monfieur le Duc ; Monfieur le Duc
du Maine ; Monfieur le Comte
de Toulouze ; Mr l'Evêque de
Langres;Mr l'Evêque de Laon;
& M les Ducs de Sully , de
Chevreufe , de Villeroy , de
Noailles , d'Aumont , & de
Charoft. Outre ces Princes &
ces Ducs qui prirent ce jour - là
Seance au Parlement , le nombre de ceux que la curiofité y
attira , ainfi que je vous l'ay
déja marqué, y fut fi grand dés
le matin , qu'il y a long- temps
Avril 1710. M
138 MERCURE
que l'on n'avoit vû un nombre fi prodigieux de perfonnes
dans un lieu fi peu ſpacieux.
Mr de Villars y vint dés ſept
heures du matin pour faluër
M's du Parlement à la manicre accoûtumée. Me la Prin .
ceffe Leon ; Me la Ducheſſe de
Villars , & plufieurs autres Dames eftoient dans la Lanterne,
Avant l'ouverture de l'Audiance , le premier Huiffier ,
qui tenoit la porte de la GrandChambre, appella Mr de Villars par fon nom ,
nom , & luy demanda s'il ne vouloit pas bien
remettre fon épée entre les
GALANT 139
mains de la Juftice ? A quoy
Mr de Villars répondit , qu'il
ne l'avoit jamais renduë à per
fonne ; mais qu'aprés tous les
pas qu'il avoit faits pour arri
ver aux honneurs dont le Roy
l'honoroit , une formalité d'ufage ne l'empêcheroit pas d'avancer , & à l'inftant fon Capitaine des Gardes donna l'épée
à l'Huiffier que fuivit ce Duc,
fe foutenant fur deux bequilles.
Dés que Mr de Villars fut
entré dans le Parquet , où il
eut de la peine à arriver , à caule
de l'affluence du monde , Mr
M ij
140 MERCURE
le Premier Prefident luy fit
prefter les fermens ordinaires,
aprés quoy on luy rendit fon
épée ; & fi toft qu'il eût pris
Seance , il luy adreſſa la parole, & luy dit:
MONSIEUR ,
Quelque peine que la Cour
fouffre de vous voir affifter àfon
Audiance incommodé comme vous
eftes , elle nepeut neanmoins s'empêcher de vous en feliciter, puifque chaque pas que vous faites
renouvelle en vostre memoire les
fignalez Services que vous avez
rendusau Roy& à l'Etat.
GALANT 141
Mrde Villars ayant falué Mr
le Premier Prefident , & tous
´M"
répondit.
MESSIEURS,
Je n'ay jamais mieux reffenty
qu'en ce jour , combien je fuis redevable aux bontez du Roy , qui
non content de m'avoir élevépar
degrez auxpremieres dignitez de
l'épée , vient enfin de mettre le
comble à ma gloire , en m'aſſociant
au premier Senat de l'Univers.
De fi grands biens-faits de l'a
part de Sa Majefté, aufquels mon
foible merite ne mepermettoit pas
142 MERCURE
de prétendre , demanderoient de la
mienne des remerciemens propor
tionnez ; mais ne trouvant point
de termes affez vifs , pour dignement exprimer l'excés de ma reconnoiſſance , je me renferme à
protefter icy dans le lieu de verité,
qu'avecjoyej'employeray les reftes
de ma vie , à rendre au Roy &
l'Etat les plus fidelles Services,
queje chercheray avec empreffement les occafions de marquer à
cette augufte Compagnie les fentimens de veneration & d'eftime ,
que je luy dois en general, & à
chacun de Meffieurs en particulier.
GALANT 143
Comme je n'ay pas prétendu vous envoyer un Article
entier & parfait de cette Ceremonie , je ne vous ay rien dit
de la lecture qui fut faite de
fes Lettres de Duc & Pair, &
je ne vous ay pas nommé le
Confeiller qui en fut le Rapporteur ; mais je dois vous dire
qu'aprés cette lecture , la Cour
ayant cfté aux opinions , Mr
de Villars fut reçû tout d'une
voix Pair de France.
On plaida enfuite quelques
Caufes de differentes natures ,
fuivant qu'il fe pratique ordinairement en de pareilles oc-
144 MERCURE
#
cafions , & ce nouveau Duc &
Pair de France , alla aux opinions avec la Cour..
differente , & qui regarde la
gloire d'un de vos Heros.
Vous attendez fans doute
que je vous parle de la reception de Mr le Maréchal de
Villars au Parlement, en qualité de Pair de France. Cette Ceremonie qui cft curieuſe par
elle- même, le doit eftre encore davantage lors qu'elle regarde un homme auſſi diſtingué & auffi aimé du Public
que ce Maréchal ; mais c'eſt
136 MERCURE
cet amour , & cette diftinction
quim'empêcheront de vous en
entretenir auffi au long que je
fouhaiterois, puifque l'affluence du monde eftoit telle ce
jour là à la Grand- Chambre ,
qu'il a efté tres - difficile de bien
voir & de bien entendre tout
ce qui s'y paffa. Ainfi j'ay licu
de croire que les rapports que
l'on m'en a faits peuvent n'eftre
pas tout à fait fidelles ; mais
comme il ne peut s'agir que de
quelques mots pour d'autres ,
je crois pouvoir rifquer à vous
envoyer l'Article que vous at
tendez. Je commence par les
GALANY 137
noms des perfonnes diftinguées qui fe trouverent ce jourlà à la Grand-Chambre. Monfieur le Duc ; Monfieur le Duc
du Maine ; Monfieur le Comte
de Toulouze ; Mr l'Evêque de
Langres;Mr l'Evêque de Laon;
& M les Ducs de Sully , de
Chevreufe , de Villeroy , de
Noailles , d'Aumont , & de
Charoft. Outre ces Princes &
ces Ducs qui prirent ce jour - là
Seance au Parlement , le nombre de ceux que la curiofité y
attira , ainfi que je vous l'ay
déja marqué, y fut fi grand dés
le matin , qu'il y a long- temps
Avril 1710. M
138 MERCURE
que l'on n'avoit vû un nombre fi prodigieux de perfonnes
dans un lieu fi peu ſpacieux.
Mr de Villars y vint dés ſept
heures du matin pour faluër
M's du Parlement à la manicre accoûtumée. Me la Prin .
ceffe Leon ; Me la Ducheſſe de
Villars , & plufieurs autres Dames eftoient dans la Lanterne,
Avant l'ouverture de l'Audiance , le premier Huiffier ,
qui tenoit la porte de la GrandChambre, appella Mr de Villars par fon nom ,
nom , & luy demanda s'il ne vouloit pas bien
remettre fon épée entre les
GALANT 139
mains de la Juftice ? A quoy
Mr de Villars répondit , qu'il
ne l'avoit jamais renduë à per
fonne ; mais qu'aprés tous les
pas qu'il avoit faits pour arri
ver aux honneurs dont le Roy
l'honoroit , une formalité d'ufage ne l'empêcheroit pas d'avancer , & à l'inftant fon Capitaine des Gardes donna l'épée
à l'Huiffier que fuivit ce Duc,
fe foutenant fur deux bequilles.
Dés que Mr de Villars fut
entré dans le Parquet , où il
eut de la peine à arriver , à caule
de l'affluence du monde , Mr
M ij
140 MERCURE
le Premier Prefident luy fit
prefter les fermens ordinaires,
aprés quoy on luy rendit fon
épée ; & fi toft qu'il eût pris
Seance , il luy adreſſa la parole, & luy dit:
MONSIEUR ,
Quelque peine que la Cour
fouffre de vous voir affifter àfon
Audiance incommodé comme vous
eftes , elle nepeut neanmoins s'empêcher de vous en feliciter, puifque chaque pas que vous faites
renouvelle en vostre memoire les
fignalez Services que vous avez
rendusau Roy& à l'Etat.
GALANT 141
Mrde Villars ayant falué Mr
le Premier Prefident , & tous
´M"
répondit.
MESSIEURS,
Je n'ay jamais mieux reffenty
qu'en ce jour , combien je fuis redevable aux bontez du Roy , qui
non content de m'avoir élevépar
degrez auxpremieres dignitez de
l'épée , vient enfin de mettre le
comble à ma gloire , en m'aſſociant
au premier Senat de l'Univers.
De fi grands biens-faits de l'a
part de Sa Majefté, aufquels mon
foible merite ne mepermettoit pas
142 MERCURE
de prétendre , demanderoient de la
mienne des remerciemens propor
tionnez ; mais ne trouvant point
de termes affez vifs , pour dignement exprimer l'excés de ma reconnoiſſance , je me renferme à
protefter icy dans le lieu de verité,
qu'avecjoyej'employeray les reftes
de ma vie , à rendre au Roy &
l'Etat les plus fidelles Services,
queje chercheray avec empreffement les occafions de marquer à
cette augufte Compagnie les fentimens de veneration & d'eftime ,
que je luy dois en general, & à
chacun de Meffieurs en particulier.
GALANT 143
Comme je n'ay pas prétendu vous envoyer un Article
entier & parfait de cette Ceremonie , je ne vous ay rien dit
de la lecture qui fut faite de
fes Lettres de Duc & Pair, &
je ne vous ay pas nommé le
Confeiller qui en fut le Rapporteur ; mais je dois vous dire
qu'aprés cette lecture , la Cour
ayant cfté aux opinions , Mr
de Villars fut reçû tout d'une
voix Pair de France.
On plaida enfuite quelques
Caufes de differentes natures ,
fuivant qu'il fe pratique ordinairement en de pareilles oc-
144 MERCURE
#
cafions , & ce nouveau Duc &
Pair de France , alla aux opinions avec la Cour..
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Résumé : Tout ce qui s'est passé au Parlement le jour que Mr le Maréchal de Villars y a esté reçû Pair de France. [titre d'après la table]
Le texte décrit la réception du maréchal de Villars au Parlement en tant que Pair de France. La cérémonie, bien que notable, est brièvement relatée en raison de l'affluence massive qui a rendu difficile l'observation et l'audition des événements. Plusieurs personnalités importantes étaient présentes, notamment des ducs et des évêques. Villars est arrivé tôt pour saluer les membres du Parlement. Lors de l'ouverture de l'audience, il a remis son épée à la justice, conformément à la tradition, avant de prendre sa place. Le Premier Président l'a félicité pour ses services rendus au roi et à l'État. Villars a répondu en exprimant sa gratitude envers le roi et en promettant de continuer à servir fidèlement. La Cour a ensuite unanimement accepté Villars comme Pair de France. Quelques affaires judiciaires ont été traitées après cette cérémonie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 239-246
RECEPTION DE Mr. LE LIEUTENANT CIVIL.
Début :
Le Samedy 4. Octobre, Mr d'Argouges de Rannes fut [...]
Mots clefs :
Lieutenant civil, Godard, Grand-chambre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RECEPTION DE Mr. LE LIEUTENANT CIVIL.
RECEPTION
D E
Mr.LE LIEUTENANT CIVIL.
Le Samedy 4. Octobre,
Mr d'Argouges de Rannes
fut instalé dans la Charge
de Lieutenant Civilpar*Mr
Godard Conseiller de la
Grand'-Chambre.
Mr Godard le conduifit
d'abord au Parc Civil
où présidoit pour lors Mr
Pasquier Lieutenant Particulier
avec plusieurs Confeillers.
Là MrGodard prir
la place du Président, &
mitMr le Lieurenant Civil
à sa droite, ou l'Avocat du
Roy luy fit un Discours.
EnsuiteMr Godard, que
Mr le Lieutenant Civil
avoit prié de bonne foy de
ne luy point composer d'Eloge
, ne luy dit que quelques
mots sans préparation
sur le choix du Roy. Ce
choix
,
dit il
,
d'un Roysi
juste & siéclairé,estun gage
àses puples des lumieres &
de l'équitéduJuge qu'il leur
donné.
Il
Il luy propola ensuite
pour modelle dans saFamillemesme
,
Mrs le Pelletier
,
qui remplirent si
dignernent les premieres
places de l'Etat & qui
joignent, continua-t'il
,
à
tant de vertus, celle qui les
releve toutes;cess cette modeflie
,vertusi rare dans l'élévation
, &surtout avec les qualitez
brillantes quevous poJJedez
; mais cette modestie que je
louë en vous m'imposeJtlence.
Mr Godard prononça enfuite
les mots essentiels au
Cérémonial de l'instalation
; c'est icy
,
dit-il, que
mous rendrezjustice aux Sujets
du Roy.
La mesme modestie
qui fait craindre les
éloges à Mr le Lieutenant
Civil, luy fit prononcer
sa réponse si
bas, que peu de gens
l'entendirent. Comme
j'estois assez prés pour
entendre,je hazarday à
la faveur du sens que
j'ay retenu de faire tort
au tour & aux exprcfsions
qui peuvent m'estre
échapées.
Persuadé quejesquis
3
Mon.
fleur
:J
de l'importance de mes
devoirs
,
je ressens combien il
m'est difficile de les remplir.
L'illustre Magistrat auquel je
succede
,
est un de ceux dont
l'exempleeg toujours ref^efiabley
& toujours redoutable à
ses successeurs. Ce Tribunal
est encore tout plein desgrandes
idées de juflice qui estoient le
principe & la réglé de ses
jugements. Son image estgravée
dans vos coeur, dit-ilaux
Conseillers
, je ne viens
point l'effacer.Heureuxsije
puis la retracer soiblement.
Vous my aiderez ,Mersieurs,
& en entrant icy je
compte sur les lumieres etune
Compagniesiaccoustumée à
connoistre la juflice
, .& à la
rendre.
1
, Lejour qu'on instale un
Lieutenant CIvIl, on plaide
une Cause devant le
Conseiller de la Grand'- Chambre dont le prononce
est un Arrestquoyqu'au
Chastelet
,
parcequ'ilrepresente
là leP-arleillent,
Cette Audiance finie,
le Conseillerc'est-à. dire,
le Parlement, va instaler
le Lieutenant Civil à la
Chambre Civile, & de là
àla Chambre du Conseil,
où sont le Lieutenant Criminel&
le Lieutenant Particulierqui
vont au devant
du Parlement jusqu'à la
porte, & c'etf à la Chambre
du Conseil que le Lieutenant
Civil commence Ces
fondions.
Feu Mr le Camus a esté
Lieutenant Civil prés de
quarante ans. il fut nomme
pour remplir cette placeau
mois de Juillet i6-jia*
D E
Mr.LE LIEUTENANT CIVIL.
Le Samedy 4. Octobre,
Mr d'Argouges de Rannes
fut instalé dans la Charge
de Lieutenant Civilpar*Mr
Godard Conseiller de la
Grand'-Chambre.
Mr Godard le conduifit
d'abord au Parc Civil
où présidoit pour lors Mr
Pasquier Lieutenant Particulier
avec plusieurs Confeillers.
Là MrGodard prir
la place du Président, &
mitMr le Lieurenant Civil
à sa droite, ou l'Avocat du
Roy luy fit un Discours.
EnsuiteMr Godard, que
Mr le Lieutenant Civil
avoit prié de bonne foy de
ne luy point composer d'Eloge
, ne luy dit que quelques
mots sans préparation
sur le choix du Roy. Ce
choix
,
dit il
,
d'un Roysi
juste & siéclairé,estun gage
àses puples des lumieres &
de l'équitéduJuge qu'il leur
donné.
Il
Il luy propola ensuite
pour modelle dans saFamillemesme
,
Mrs le Pelletier
,
qui remplirent si
dignernent les premieres
places de l'Etat & qui
joignent, continua-t'il
,
à
tant de vertus, celle qui les
releve toutes;cess cette modeflie
,vertusi rare dans l'élévation
, &surtout avec les qualitez
brillantes quevous poJJedez
; mais cette modestie que je
louë en vous m'imposeJtlence.
Mr Godard prononça enfuite
les mots essentiels au
Cérémonial de l'instalation
; c'est icy
,
dit-il, que
mous rendrezjustice aux Sujets
du Roy.
La mesme modestie
qui fait craindre les
éloges à Mr le Lieutenant
Civil, luy fit prononcer
sa réponse si
bas, que peu de gens
l'entendirent. Comme
j'estois assez prés pour
entendre,je hazarday à
la faveur du sens que
j'ay retenu de faire tort
au tour & aux exprcfsions
qui peuvent m'estre
échapées.
Persuadé quejesquis
3
Mon.
fleur
:J
de l'importance de mes
devoirs
,
je ressens combien il
m'est difficile de les remplir.
L'illustre Magistrat auquel je
succede
,
est un de ceux dont
l'exempleeg toujours ref^efiabley
& toujours redoutable à
ses successeurs. Ce Tribunal
est encore tout plein desgrandes
idées de juflice qui estoient le
principe & la réglé de ses
jugements. Son image estgravée
dans vos coeur, dit-ilaux
Conseillers
, je ne viens
point l'effacer.Heureuxsije
puis la retracer soiblement.
Vous my aiderez ,Mersieurs,
& en entrant icy je
compte sur les lumieres etune
Compagniesiaccoustumée à
connoistre la juflice
, .& à la
rendre.
1
, Lejour qu'on instale un
Lieutenant CIvIl, on plaide
une Cause devant le
Conseiller de la Grand'- Chambre dont le prononce
est un Arrestquoyqu'au
Chastelet
,
parcequ'ilrepresente
là leP-arleillent,
Cette Audiance finie,
le Conseillerc'est-à. dire,
le Parlement, va instaler
le Lieutenant Civil à la
Chambre Civile, & de là
àla Chambre du Conseil,
où sont le Lieutenant Criminel&
le Lieutenant Particulierqui
vont au devant
du Parlement jusqu'à la
porte, & c'etf à la Chambre
du Conseil que le Lieutenant
Civil commence Ces
fondions.
Feu Mr le Camus a esté
Lieutenant Civil prés de
quarante ans. il fut nomme
pour remplir cette placeau
mois de Juillet i6-jia*
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Résumé : RECEPTION DE Mr. LE LIEUTENANT CIVIL.
Le 4 octobre, Monsieur d'Argouges de Rannes fut installé dans la charge de Lieutenant Civil par Monsieur Godard, Conseiller de la Grand'-Chambre. La cérémonie débuta au Parc Civil sous la présidence de Monsieur Pasquier, Lieutenant Particulier, en présence de plusieurs conseillers. Monsieur Godard installa Monsieur d'Argouges à sa droite, où l'Avocat du Roy prononça un discours. Monsieur Godard, malgré la demande de ne pas composer d'éloge, parla du choix du Roi, soulignant sa justice et sa clarté, et proposa Monsieur le Pelletier comme modèle de vertu et de modestie. Il rappela ensuite au Lieutenant Civil son devoir de rendre justice aux sujets du Roi. Monsieur d'Argouges, par modestie, exprima la difficulté de remplir ses devoirs et l'exemple laissé par son prédécesseur, soulignant l'importance de maintenir les grandes idées de justice du tribunal et comptant sur le soutien des conseillers. Lors de cette installation, une cause est plaidée devant le Conseiller de la Grand'-Chambre, dont le prononcé est un arrêt rendu au Châtelet. Après cette audience, le Parlement installa le Lieutenant Civil à la Chambre Civile, puis à la Chambre du Conseil, où le Lieutenant Criminel et le Lieutenant Particulier l'attendaient pour commencer ses fonctions. Monsieur Camus avait occupé la charge de Lieutenant Civil pendant près de quarante ans, étant nommé en juillet 1614.
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