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Titre

EPITAPHE Du Chien de Madame D...

Fait partie d'une livraison
Fait partie d'une section
Page de début
15
Page de début dans la numérisation
241
Page de fin
18
Page de fin dans la numérisation
244
Incipit

PASSANS pleurez mon triste sort,

Texte
EPITAPHE
DPu Chien de Madame D. ASSANS pleurez
montristefort,
Il fut toûjours digne
d'envie,
Tant que je fus prés
de Silvie,
Mais sa rigueur causa
ma mort,
Amour voyant que la
cruelle
Bravoit ses coups, suyoitsesloix,
Voulut punir ce coeur
rebelle,
Il prend son arc &son
carquois,
Et dans son courroux
il fit choix
De sa fleche la plus
mortelle;
J'estois alors prés de la :
belle,
Je joiiois sans songer à
mal Amour
Amour tira, le trait
fatal,
Pàrt,vole, & m'atteint
au lieu d'elle,
Un feu prompt & séditicux
S'alluma dés-lors dans
mes veines,
Apres mille secrettes
peines,
La mort vint me fermer
les yeux,
Ainsi je garantis Sylvie
Du plus cruel de tous
les maux;
Elle joüit d'un plein repos,
Mais il m'en a cousté
la vie.
Genre
Collectivité
Faux
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Résumé
L'épitaphe raconte la mort de Montristefort, chien de Madame D. Assans. Proche de Sylvie, il fut tué par Amour pour punir Sylvie. Une flèche mortelle atteignit le chien, le tuant après mille souffrances. Il sauva ainsi Sylvie, lui permettant de reposer en paix.
Est rédigé par une personne
Remarque

Ce texte est attribué à Jean-Baptiste Rousseau par François Moureau dans son ouvrage Le Mercure galant de Dufresny (1710-1714) ou le journalisme à la mode, Oxford, The Voltaire Foundation, 1982, p. 102.

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