Titre et contenu

Titre:

DECOUVERTE SINGULIERE faite à l'ouverture d'un Corps humain, par M. Pot Dargent, Chevalier du saint Sepulcre, & Maître Chirurgien de la Nation Françoise, à Seyde en Palestine. Extrait de son Procès Verbal Original, du 29. Septembre 1729.

Titre d'après la table:

Découverte singulere faite à l'ouverture d'un Cadavre, dans la Palestine, &c.

Premiers mots: Le jour de Saint Louis, 25. d'Août de l'année 1729. un Marchand de Marseille, nommé [...] Domaines: Médecine, chirurgie, pharmacieMots clefs: Maladie, Liqueur, Grosseur, Chirurgien, Corps, Humeur, Cellules, Pierres, Gravier

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Est rédigé par: M. Pot Dargent Activité de l'auteur: Maître chirurgienTitre de noblesse: Chevalier du Saint SepulcreGenre de l'auteur: Homme

Résumé

Le 25 août 1729, à Seyde en Palestine, Louis Reyre, un marchand de Marseille âgé de 28 ans, décéda d'une maladie caractérisée par des douleurs abdominales et des difficultés à uriner. Ces symptômes, apparus dès l'enfance, le rendaient incapable de marcher ou de se tenir debout. Malgré divers traitements, son état s'aggrava avec des douleurs intenses et des urinations fréquentes mais en petites quantités. M. Pot Dargent, chevalier du Saint-Sépulcre et maître chirurgien, obtint la permission de pratiquer une autopsie. L'examen révéla plusieurs anomalies : un foie tacheté et hypertrophié, une vésicule biliaire anormalement grosse, une rate atrophiée, et des reins remplis de pierres solides et de sable. Les reins étaient entourés d'une matière gluante et les uretères étaient obstrués par une humeur purulente mélangée à des graviers. La vessie, de la taille d'une bouteille, contenait une humeur grise et malodorante. Les poumons étaient gros et noircis, tandis que le cœur était extrêmement petit et extenué. L'autopsie confirma que la cause principale de la maladie résidait dans les reins, remplis de pierres et de sable, et dans les obstructions des voies urinaires. Louis Reyre avait une alimentation pauvre et consommait beaucoup d'alcool et de viandes épicées. Sa mère avait noté ses douleurs abdominales dès la petite enfance, suggérant une origine congénitale de la maladie. M. Pot Dargent conclut que Reyre avait probablement apporté en naissant les germes de cette maladie, confirmée par l'absence de parties du corps bien formées et par les multiples anomalies observées lors de l'autopsie. Les observations notables incluaient des pierres de tailles variées dans les reins, des uretères remplis d'un limon épais et puant, ainsi que de calculs solides. La vessie présentait une membrane épaissie et une seconde membrane spongieuse remplie de graviers et de pus. Le patient urinait très peu, et les urines étaient coagulées. L'administration de diurétiques provoquait l'expulsion de grumeaux noirs avec des graviers et des calculs, accompagnés de douleurs intenses. Les poumons étaient altérés en raison des souffrances constantes du patient. Malgré ses maux, le patient a conservé un pouls régulier jusqu'à trois heures avant sa mort, sans agonie, conservant la connaissance et la parole jusqu'au dernier souffle. Le rapport a été certifié par le consul de France à Seyde, confirmant que l'autopsie a été réalisée par Jean-François Pot-Dargent, maître chirurgien.

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