Titre et contenu
Titre:Extrait d'une Lettre du Camp de Calaf du 18 Novembre.
Premiers mots: Mr le Comte de Muret, Lieutenant General ayant esté détaché [...] Domaines: Sciences de la guerreMots clefs: Troupes, Calaf, EnnemisForme et genre
Langue: FrançaisForme: ProseType d'écrit journalistique: Relation / Nouvelle politique
Auteur et provenance du texte
Lieu indiqué: Camp de CalafDate de rédaction ou d'envoi du texte:Résumé
Le 14 novembre, le Comte de Muret, lieutenant général, arriva à Cardone avec trois mille hommes pour attaquer la ville. Les ennemis avaient fortifié la ville, le château et une caserne, où ils avaient placé soixante-dix hommes. La garnison comprenait des troupes du Régiment de Taf, deux bataillons, le Régiment de Grisons, le Régiment Jef, une députation de Catalogne et trois cents hommes d'autres troupes. L'artillerie française détruisit les défenses de deux tours, permettant au Comte de Muret de préparer l'attaque d'un retranchement entre la caserne et la ville. Il divisa quatorze cents hommes en trois corps : le centre commandé par le Marquis d'Arpajon, la droite par le Comte d'Hercel et la gauche par le Comte de Melun. Le 17 novembre, à l'aube, les troupes françaises attaquèrent et prirent le retranchement après trois assauts. Les ennemis se retirèrent derrière la rivière de Cardonner. La ville était vide d'habitants. Le Comte de Muret somma ensuite le commandant de la caserne, qui se rendit avec sept autres officiers et cent douze soldats. Parmi les blessés français figuraient Mr de Courtieres, un capitaine des grenadiers et un aide-major des troupes wallonnes. Les pertes françaises s'élevèrent à vingt-neuf hommes tués ou blessés, tandis que les ennemis perdirent environ sept cents hommes, y compris les soixante-dix de la caserne. Beaucoup de vivres furent trouvés dans la ville. Le lendemain, le Comte de Muret fit dresser des batteries contre le château.
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