Titre
SONNET, Sur la mort de M. Duché.
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Fait partie d'une section
Page de début
4
Page de début dans la numérisation
230
Page de fin
6
Page de fin dans la numérisation
232
Incipit
Celui que nous plaignons, & qu'un sort glorieux
Texte
SONNET,
1.
SUT la mort de M. Duché.
: "',l'!, « CELUI que nous
plaignons, &
qu un sort glorieux
Place au rang des Elûs,
dans la Citéceleste,
Brilla par ses talens ,
fut doux, simple,
1% modeste,
Fidele à ses amis, discret,
officieux.
Des charmes dont la
monde avoit flatté
ses yeux;
Dieu dissipabien-tost
l'illusion funeste,
Et de ses jeunes ans il
consacra le reste
A chater les grandeurs
du Monarque des
Cieux.
Il n'est plus, & j'ai vu
: passer la derniere
heure,
Mais en pleurant sa
mort, c'est moi seul
que je pleure,
Mon aveugle fureur
n'accuse point son fort.
IL jouit des seuls biens,
qui faisoient son envie,
Et ne pouvoit trouver
qmu'enoparssta,ntparla
Le port tranquille &
fur- de l'éternelle vie.
1.
SUT la mort de M. Duché.
: "',l'!, « CELUI que nous
plaignons, &
qu un sort glorieux
Place au rang des Elûs,
dans la Citéceleste,
Brilla par ses talens ,
fut doux, simple,
1% modeste,
Fidele à ses amis, discret,
officieux.
Des charmes dont la
monde avoit flatté
ses yeux;
Dieu dissipabien-tost
l'illusion funeste,
Et de ses jeunes ans il
consacra le reste
A chater les grandeurs
du Monarque des
Cieux.
Il n'est plus, & j'ai vu
: passer la derniere
heure,
Mais en pleurant sa
mort, c'est moi seul
que je pleure,
Mon aveugle fureur
n'accuse point son fort.
IL jouit des seuls biens,
qui faisoient son envie,
Et ne pouvoit trouver
qmu'enoparssta,ntparla
Le port tranquille &
fur- de l'éternelle vie.
Langue
Vers et prose
Type d'écrit journalistique
Courrier des lecteurs
Faux
Genre littéraire
Mots clefs
Résumé
Le sonnet rend hommage à M. Duché, homme distingué par ses talents et ses qualités morales. Doux, simple, modeste et fidèle, il se détourna des illusions du monde pour louer les grandeurs divines. Sa mort est perçue comme une ascension vers la Cité céleste. Le poète exprime sa tristesse mais reconnaît que M. Duché jouit désormais de la vie éternelle.
Est rédigé par une personne
Remarque
Ce sonnet est attribué à Jean-Baptiste Rousseau par François Moureau dans son ouvrage Le Mercure galant de Dufresny (1710-1714) ou le journalisme à la mode, Oxford, The Voltaire Foundation, 1982, p. 103.