La Philosophie endormie. [Portrait d'Anne-Gabrielle Babuty, femme de Greuze, en pied, assise, endormie, avec un carlin sur ses genoux] : [estampe] (1777)

Données de base

Type de notice et de document: Monographie : ImageTitre et date: La Philosophie endormie. [Portrait d'Anne-Gabrielle Babuty, femme de Greuze, en pied, assise, endormie, avec un carlin sur ses genoux] : [estampe] (1777) Mention de responsabilité: Greuze delin. / Aliamet direxit.Édition, état: [Épreuve terminée au burin, avec le corsage de la femme en partie déboutonné (État décrit dans l'Inventaire du fonds français, XVIIIe s., 4.e de Bocher (Moreau le Jeune, n° 251), 5.e de Delignières)]Adresse: A Paris, chez Aliamet, Graveur du Roi, et de // L.L. M.M. Imp.les et Roy.les rue des Mathurins.Description matérielle: 1 est. ; eau-forte, burin ; 40,9 x 31,1 cm.Bibliothèque nationale de France: Notice no 44527458, https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44527458dSource: Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France

Relations

Remarques et validité

Remarque du Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France:
Date : [1777]. / En marge : "Dédiée à Madame Greuze, // Par son Serviteur et Ami, // Aliamet." / Le catalogue de la vente du "Cabinet Paignon-Dijonval" (n° 9276) en signale une contre-épreuve retouchée au crayon / Cette gravure fut annoncée dans le "Mercure" de janvier 1777 (tome I, p. 200)" / D'après les "Archives de l'Art français" (tome III, 1852-1853, note des p. 156-158), ce serait "le quatrième portrait de Madame Greuze... qui figure dans l'œuvre gravée de Greuze, d'abord à l'état d'eau-forte anonyme, très brillante, très libre et très délicate à la fois, et que l'on retrouve ailleurs à l'état de gravure terminée, plus lourde, plus arrondie, moins attrayante, avec cette lettre : "La Philosophie endormie..." Le dessin de Greuze devait être charmant, et fut sans doute exécuté dans les premiers temps du mariage, car le modèle ne porte pas encore ses trente ans. Comme arrangement cela rappelle beaucoup le portrait de 1765. La "Babuty" est assise dans un fauteuil, le dos soutenu par un oreiller ; elle est coiffée d'une cornette de nuit et sommeille, comme ferait une convalescente. Sur ses genoux est son carlin qui veille, et auprès d'elle est une table chargée de livres de philosophie ; la lecture de ce fonds de magasin de son père a endormi la jeune femme, car sa main droite repose sur l'un de ces grands livres ouverts. Elle ne montre point sa gorge cette fois ; sa taille, son cou, la pose de sa tête, rien de plus élégant, rien de plus provoquant. Cette eau-forte explique à merveille toutes les folies de Diderot, et celles plus grandes de Greuze, et pourtant il y a dans cette bouche trop fine, dans ce nez un peu pointu quelque chose qui explique la suite des sept tranquilles premières années [du mariage]. Les belles joues, les formes arrondies des figures de Greuze, ses nez un peu courts, la grâce insouciante de ses coiffures, tout est là ; c'est la vision de son propre idéal, qui arrêta Greuze dans ce malheureux jour de la rue Saint-Jacques [où il aperçut pour la première fois M.lle Babuty à son comptoir.]" / La première pensée de "la Philosophie endormie" se trouve au Musée de l'Ermitage à Leningrad. Une tête, sanguine de grandeur naturelle, est au Musée de Tournus [Information 1930] / Notice chargée sans modification à partir de l'Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle.


Mentions dans d'autres contenus

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